Tag: Football

  • [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    Pour ceux qui ont vécu la coupe du Monde en Espagne, en 1982, le Koweit, c’est l’image d’un cheikh descendant sur la pelouse du stade de Valladolid, à l’occasion d’un France-Koweit, pour faire annuler un but d’Alain Giresse, sous les regards médusés des autres acteurs qui ont vécu la scène.

    Ceux qui ont connu le début des années 1990 se souviennent d’un Koweit sous les bombes, annexé par son voisin irakien. Avec à la clef une guerre dans le Golfe persique qui donnera le coup d’envoi d’un nouveau point de déséquilibre géopolitique dans un Proche-Orient déjà mal en point.

    Mais ce jeudi, le Koweit va être le cadre d’un improbable PSG-OM, délocalisé au nom des intérêts financiers du football, dans une capitale qui a su se reconstruire aux forceps. Koweit city, seule véritable ville du pays, est un concentré de minéralité. Il y les bâtiments, aux couleurs du sable qui l’entoure en plusieurs points. Un sable qui donne même sa couleur au café local, servi très serré et sans sucre. Dont l’amertume et la nuance sont dues à ce que des cerises de café non torréfiées sont mixées avec les classiques. Un café qui est offert en bienvenue et que l’on accompagne d’une date bien mûre. En guise de sucre.

    Le minéral est surtout sous les pieds des Kowetis. Avec un pétrole et ses dérivés qui représentent près de 98% des ressources du pays. Quant à la mer, elle apporte une touche de bleu et un soupçon de fraîcheur toujours bienvenus dans cette immensité désertique.

  • Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    En 1995, au stade Francis Le Blé de Brest, le PSG, déjà, devenait le premier vainqueur d’une toute nouvelle épreuve, grâce à sa victoire, aux tirs au but (2 – 2, 6 – 5), aux dépens de Nantes.

    « L’idée était de créer un rendez-vous opposant le champion au vainqueur de la Coupe de France. Dans un match qui donnait alors le coup d’envoi de la nouvelle saison. Dans l’esprit du Charity shield anglais », se souvient Jean-Marc Michel. Journaliste à France 3 Côte d’Azur, il est alors également vice-président délégué à l’audiovisuel au sein de l’Union syndicale des journalistes sportifs de France, devenue depuis Union des journaliste de sport en France (UJSF). À ses côtés, le Marseillais René Espanat, alors président de l’Union, et Jacques Marchand, son fondateur, vont pousser l’initiative.

    « Nous avions déjà tenté quelque chose, afin de diversifier les ressources de notre union, en organisant la revanche de St-Etienne – Bayern à Geoffroy Guichard [finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1976, Ndlr.] ». « Dans cet esprit, l’USJSF songeait à faire la même chose avec OM – Milan. » Mais finalement, une suggestion d’Arsène Wenger, manager d’Arsenal, et Jean-Marc Guillou, a permis de trouver la bonne affiche. « Une opposition entre le champion et le vainqueur de la Coupe, dans l’esprit du Charity shield anglais. »

    Le rire de Simonet

    Il restait à convaincre la Fédération française de football. Claude Simonet était alors président. « Je l’ai rencontré une première fois. J’ai tout juste pu finir mon exposé, que ce dernier m’a ri au nez ! », se souvient Jean-Marc Michel. Malgré ce premier échec, il n’a pas lâché l’affaire, et après que la France ait obtenu l’organisation de la Coupe du Monde 1998, une nouvelle rencontre « a connu la même issue, nouvel éclat de rire de Simonet ! ». Mais du côté de l’Azuréen, il y a une certaine constance qui va lui permettre d’être récompensé.

    « Jean-François Renaud, lorsqu’il devient président de l’Union, rencontre Noël le Graët, lui-même président de la Ligue. Ce dernier souhaite nous rencontrer. Il est invité aux Micros d’or, que nous organisons chaque année à Tignes pour récompenser les meilleurs reportages audiovisuels. Arsène Wenger est là. Il lui parle de ce trophée des champions. Le Graët est emballé », poursuit le journaliste.

    Mais il fallait, encore et toujours, obtenir le feu vers de Claude Simonet. « Lui persiste dans son refus. Alors, Noël le Graët prend le taureau par les cornes et dit “alors ce sera la Ligue et l’USJSF qui seront les organisateurs et la Ligue prend tout en charge pour les coûts !”, le trophée était enfin né. »

    Dans les premières années, ce qui est devenu entre-temps l’UJSF et la Ligue des football professionnel vont travailler ensemble. « Nous étions visibles autour du stade, sur les banderoles d’annonce et une partie de la recette était reversée à l’Union. » Lorsque Noël le Graët a pris la présidence de la FFF, cette dernière a enfin rejoint l’aventure. Mais avec les changements à la tête de la LFP, l’esprit « Charity shield à l’anglaise » s’est estompé.

    La fin d’une idée forte

    « Il y a eu les délocalisations au Canada, en Tunisie, au Maroc. Le match a fini par ne plus donner le coup d’envoi de la saison, se déplaçant en fonction des impératifs de calendrier et des besoins de financement de la LFP qui veut faire du trophée sa vitrine dans des pays susceptibles d’acheter les droits de diffusion de la Ligue 1 », regrette Jean-Marc Michel.

    Comme il regrette « qu’il n’y ait pas eu plus de présidents comme Jean-Michel Aulas, qui en faisait un objectif majeur de ses débuts de saisons avec Lyon ». Ou que l’épreuve « ne soit pas restée dans l’idée anglaise, où le Charity shield finance des actions sociales ».

    Quant à l’UJSF, si elle touche toujours son écot de fondateur, son nom n’apparaît plus. Au grand dam de celui qui est à l’origine de cette compétition.

  • L’OM, un trophée pour écrire sa nouvelle histoire

    L’OM, un trophée pour écrire sa nouvelle histoire

    Ceux qui vont dans le Golfe persique sont généralement en quête d’or noir.

    Mais ce soir, lorsque Thomas Léonard donnera le coup d’envoi d’un classique PSG-OM, c’est tout autre chose que les Marseillais vont tenter de glaner, à deux pas des derricks tant convoités du pétrole et qui ont donné lieu à une guerre aux lourdes conséquences en 1992.

    Néanmoins, le trophée des Champions qui sera l’enjeu de ce duel, sera moins coûteux en vies humaines. Car, lorsque le vainqueur brandira la coupe argentée, seules des larmes couleront à flots. De bonheur pour celui qui aura gagné. De douleur pour le vaincu du jour.

    Et pour cette troisième confrontation entre les deux équipes, l’OM espère bien revivre les sensations de Radès, en 2010. Quand après avoir gagné la Coupe de la Ligue et le titre de champion, la bande à Didier Deschamps avait réussi le triplé gagnant.

    En 2020, dans un stade Félix-Bollaert de Lens vidé par le Covid, c’est dans l’indifférence que le PSG de Mauricio Pochettino avait pris sa revanche. Alors, ce soir, dans un stade Jaber al-Ahmad qui affichera complet, les deux équipes auront à cœur de décrocher le trophée dont le chemin, s’il est le plus court, n’est pas le plus facile. Surtout pour l’OM.

    Un OM qui a beaucoup à se faire pardonner, après sa défaite surprenante contre Nantes au Vélodrome (0-2), pour la reprise de la Ligue 1. Tandis que du côté parisien, disputer ce trophée sera un peu une routine. « Nous voulons lancer l’année 2026 sur une bonne base en le gagnant », confesse Marquinhos, le capitaine d’un PSG qui a presque tout gagné en 2025.

    Les Olympiens ont conscience d’avoir fauté dimanche. « Le moment est venu pour nous de montrer notre personnalité. Et nous voulons ramener le trophée à Marseille pour nos supporters qui n’ont pas pu venir », confie Leo Balerdi. Son entraîneur Roberto De Zerbi voit dans ce match l’occasion « de relever la tête face à l’équipe la plus forte d’Europe. Dans un match historique dans lequel nous devons écrire la nouvelle histoire de Marseille. En donnant sur le terrain le meilleur de nous-mêmes ».

    Les supporters olympiens seront là

    Ils n’arrivent pas de Marseille, ou d’autres régions de France. Mais près de 300 supporters seront au soutien de l’OM ce soir. « Il y a des expatriés, mais aussi des locaux, qui ont la ferveur que l’on vit dans les cafés les soirs de retransmission de match. Surtout lors des OM-OL et OM-PSG », indique Oussama Bihi. À ce contingent, d’environ 200 personnes, va s’agréger celui d’OM Nation Dubai, venu en voisins. « Nous sommes des expatriés au sang bleu et blanc. Certains étaient aux Winners, d’autres aux MTP, ou aux Yankee quand ils étaient à Marseille et nous avons profité de la proximité avec le Koweït pour faire le voyage », témoigne Sébastien.

    Ils seront les porte-drapeau de ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement. « Nous les comprenons. Les billets d’avion sont très chers. Et le voyage est long. Nous assurerons l’ambiance pour nos amis du pays. »

    À noter que plus de 52 000 billets ont déjà été vendus. Le match devrait être à guichets fermés.

    REPERES

    Le Koweït en bref

    Le Koweït est une monarchie constitutionnelle. Le pays est dirigé par un Premier ministre, son Conseil et un Parlement de 50 député élus. Néanmoins, les postes ministériaux les plus importants sont occupés par des membres de la famille royale. Et c’est le Cheik Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah qui prend au final les décisions importantes.

    1961

    C’est l’année de l’indépendance du Koweït. D’abord occupée par les Perses, la région a ensuite été une colonie de l’Empire ottoman, et ne l’a pas doté d’infrastructures importantes. Les Anglais s’en emparent en 1899 pour en faire un protectorat. Malgré les revendications de l’Irak voisin qui y voit son port naturel, le pays obtient son indépendance en 1961.

    1990

    Le 2 août, les armées irakiennes envahissent le Koweït. Sadam Hussein l’annexe dans la foulée et le pays devient la 19e région de l’Irak. En 1991, sous l’égide des Nations unie, une coalition comprenant les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, mais aussi l’Arabie saoudite, rassemble 500 000 hommes et déclenchera, en février 1992, l’opération Tempête du désert.

    98%

    Le pétrole et le gaz représentent l’immense majorité des ressources du Koweït, à hauteur de 98% des recettes publiques du pays. Le reste de ces revenus, autour de la pêche, l’industrie autre que le pétrole et le gaz, les perles, représentent les 2% restants.

    Concernant le tourisme, cette industrie est quasiment inexistante au Koweït.

  • Manuel Amoros et le ballon rond au Koweït

    Manuel Amoros et le ballon rond au Koweït

    Entre Manuel Amoros et le Koweït, l’histoire a commencé en 1982.

    Le 21 juin 1982, avec l’équipe de France de football, il affronte la sélection nationale, qui dispute alors sa première – et seule – phase finale de Coupe du monde. « Ce qui s’est passé ce jour-là est gravé à jamais dans ma mémoire », se souvient celui qui débutait sa carrière d’international (82 sélection au total).

    Alors que les Bleus mène
    3-1, à la 80e minute, Alain Giresse inscrit un quatrième but. Mais en tribunes, le cheikh Fahad Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah ne l’entend pas de cette oreille. « C’était le président de la fédération. Il est descendu sur le terrain pour faire annuler le but ! »

    Avec le recul, Manuel Amoros comprend la colère du cheikh ce jour-là. « Il vivait un rêve et voulait que son pays devienne un vrai pays de football en rivalisant avec les grosses nations comme l’Arabie saoudite ou l’Iran. »

    Échange France-Koweït

    En 1990, quelques mois avant l’invasion irakienne qui donnera le coup d’envoi de la première guerre du Golfe, Manuel Amoros sera de la tournée de l’équipe de France au Koweït. « Le cheikh nous a parlé de ses projets de développement du football. »

    Il ne pourra pas les mettre en pratique, car il sera exécuté par l’armée irakienne le jour de l’invasion du pays, le 2 août 1990. Néanmoins, son projet sera relancé, une fois le calme revenu. Et Manuel Amoros en sera acteur.

    Début 2004, avec Michel Hidalgo et l’ancien joueur du FC Martigues, Jean-Marc Martinez, il intègre le staff technique de la fédération koweïtienne de football. « Nous avons senti qu’il y avait une réelle volonté de relancer le football. La tâche n’était pas facile, car les locaux n’étaient pas très fan de la pratique. »

    Néanmoins, le trio va vivre une belle expérience. « Nous avions face à nous des jeunes qui avaient soif d’apprendre. Qui avaient résisté aux sollicitations d’autres activités qui sont très nombreuses. Et je suis heureux d’avoir contribué à faire évoluer le football dans ce petit pays, où ce sport n’est pas forcément dans les habitudes », confie-t-il.

    Quant au fait d’y programmer le Trophée des Champions, « cela peut être un bon vecteur de relance. Le PSG et l’OM sont deux clubs dont la renommée dépasse les frontières françaises et sont très appréciés, y compris au Koweït. Le PSG pour son appartenance au Qatar, pays voisin, et l’OM grâce à son passé. Je pense que le stade sera plein, ne serait-ce que par curiosité. »

  • CAN 2025-2026 : Boulbina en héros, l’Algérie rallie les quarts de justesse

    CAN 2025-2026 : Boulbina en héros, l’Algérie rallie les quarts de justesse

    Le bijou après l’ennui. 118 minutes après le coup d’envoi de ce huitième de finale, les Fennecs ont fait taire les Léopards. Le héros se nomme Adil Boulbina, entré en jeu au bout de la prolongation. Le jeune attaquant a emmené l’Algérie en quarts de finale, par rapport à une République Démocratique du Congo qui a tenu tout ce temps avant de craquer (1-0). À Marseille, klaxons, feux d’artifice vert-blanc-rouge et fumigènes ont rythmé le début de soirée. Le Vieux Port, piétonnisé jusqu’à minuit, a été investi par les fans, ivres de joie.

    Progressivement, les Fennecs ont mis la main sur le début de rencontre en privant la RDC du ballon. En réponse, les Congolais jouaient la carte physique. Ces derniers annihilaient le plus tôt possible les avancées de leurs adversaires, par des interventions assez rugueuses. Les occasions sont venues petit à petit avec une pression régulière sur la surface des bleus ciel, sans succès pour les joueurs du Suisse Vladimir Petkovic. Le premier gros frisson de la partie est même à mettre au crédit de la République Démocratique du Congo. Une erreur défensive a permis à l’ex-Olympien Cédric Bakambu de se présenter face à Luca Zidane. Le fils de Zinédine, présent en tribunes, a détourné en corner et Axel Tuanzebe a manqué le cadre de peu à l’issue de ce coup de pied de coin (25e).

    Finalement, les Léopards n’ont pas eu d’importantes frayeurs et leur portier Lionel Mpasi-Nzau n’a que peu utilisé ses mains durant la première période. Dans un stade Prince Moulay Hassan légèrement clairsemé, aucune des deux équipes n’a pris l’avantage après 45 minutes. Le manque d’imagination offensive était à l’origine de ce score resté nul et vierge.

    Un match assez terne et vide, avec des joueurs donnant l’impression de subir ce huitième de finale éliminatoire. L’ambiance a également baissé d’un cran dans les travées du stade de Rabat et cette partie fonçait sans détour vers la prolongation. Anis Hadj Moussa a bien eu l’une de ses frappes repoussées par le gardien congolais dans les dix dernières minutes, mais c’était tout.

    Une ouverture du score très tardive

    L’Algérie et la RDC se dirigeaient vers la séance de tirs au but quand Adil Boulbani, 22 ans, a surgi. Le joueur d’Al-Duhail, au Qatar, n’avait joué que 13 minutes depuis le début de cette Coupe d’Afrique des Nations. Six minutes après son entrée dans la prolongation, le jeune algérien a décoché une lourde frappe du pied droit qui s’est logée sous la barre de Lionel Mpasi-Nzau (118e). Scène de liesse quelques instants avant la fin du match, les Congolais ne reviendront jamais. Les Fennecs joueront le Nigeria en quarts de finale de cette CAN marocaine, une rencontre XXL face à une nation qui survole ses matches depuis le début de la compétition. Un duel au sommet, déjà très attendu.

    Résultats

    ALGÉRIE 1 (0)

    RD CONGO 0 (0)

    Huitièmes de finale de la CAN

    Stade Prince Moulay Hassan de Rabat

    Arbitre : Mohamed Maarouf (EGY)

    Buts : Boulbina (118e)

    ALGÉRIE : Zidane – Belghali, Mandi, Bensebaini, Ait Nouri – Boudaoui, Bennacer – Chaibi, Mahrez, Maza, Amoura

    Entraîneur : V. Petkovic

    RD CONGO : Mpasi-Nzau – Kayembe, Mbemba, Moutoussamy, Tuanzebe, Wan-Bissaka – Elia, Mukau, Bongonda – Sadiki, Bakambu

    Entraîneur : Sébastien Desabre

  • Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    En Italie, le début du mois de janvier rime avec la Befana.

    Cette sorcière qui est bienveillante avec les enfants sages, leur distribuant des friandises et de cadeaux. Mais elle montre son côté obscur à ceux qui n’ont pas respecté certaines choses. La question est donc, qu’a bien pu faire Roberto De Zerbi, durant la trêve des Confiseurs, pour qu’il subisse la punition de la Befana ?

    L’entraîneur marseillais estimait qu’avec deux entraînements quotidiens, durant la semaine qui a précédé la réception de Nantes, il avait pu bien préparer son match de reprise, dont on pouvait s’attendre à ce qu’il donne le ton d’un mois de janvier capital.

    Face aux Canaris, malgré l’enthousiasme procuré par les retours d’Amine Gouiri et Hamed Traoré, on a pourtant senti que quelque chose ne tournait pas rond dans cet OM- là. « Nous avons mal commencé le match, même à 11 contre 11, nous étions sans énergie, sans ce qu’il faut pour jouer au football », a admis Roberto De Zerbi.

    Cette rencontre, disputée à 15 heures, était synonyme de cauchemar pour l’Italien, avec des joueurs qui l’ont balayé entre Charybde et Scylla. « Le premier rouge a conditionné le match. Parce que nous avons pris le but juste derrière. En seconde période, nous avons essayé de créer quelque chose, sans avoir beaucoup d’occasions. Puis à neuf, cela a été encore plus difficile », a-t-il poursuivi.

    Aucune excuse

    S’il a parfois pris la défense de ses joueurs après une défaite, cette fois, Roberto De Zerbi ne leurs a trouvé aucune excuse. « Nous avons mérité de perdre. Tu ne peux pas penser gagner un match sans y mettre l’énergie nécessaire », a-t-il souligné.

    L’OM avait l’occasion de rester dans le sillage de Lens et du PSG et repousser Lille à trois longueurs. En étant battue par Nantes, elle rentre finalement dans le rang. « Au-delà de Lens et du PSG, nous devons nous regarder nous-mêmes. Si nous on fait ce genre de match, si nous ne mettons pas plus d’envie de gagner, nous n’avons que ce que nous méritons, c’est-à-dire pas mieux que notre troisième place », regrette-t-il.

    L’OM n’aura pas le temps de gamberger sur son humiliation nantaise puisqu’il va enchaîner trois déplacements, au Koweit, jeudi, pour le Trophée des champions, à Caen, le 13 janvier, en Coupe de France face à Bayeux, puis à Angers, le 17, où ils auront à se racheter d’un premier match raté au Vélodrome.

    L’OM va au Koweit en traînant les pieds

    Le Trophée des champions, qui verra l’OM affronter le PSG à Koweit city, jeudi, est en approche.

    La délégation marseillaise s’est envolée pour ce pays du Golfe dans la journée de lundi. Mais, avant de quitter la France, Roberto De Zerbi s’est livré sur son sentiment à propos du choix du lieu de la rencontre.

    « La Super-coupe de France, ou la Super-coupe d’Italie [qui se joue généralement à l’étranger, Ndlr.], doit se jouer dans le pays en question, devant les supporters des clubs », a-t-il confié l’avant-veille du match OM – Nantes. Avant de préciser : « J’irai au Koweït car c’est mon travail et nous sommes fiers de disputer ce match. Ce n’est pas un problème par rapport au Koweït qui va nous accueillir de la meilleure façon, mais je suis contre cette idée. » L’entraîneur phocéen précisant que c’est « [s]on avis. Ça ne veut pas dire que ce soit le plus juste ».

    De son côté, Facundo Medina songe aux supporters « qui ne pourront pas venir avec nous, ce qui est regrettable ». Lui voit l’enjeu sportif d’un duel face au PSG « tout aussi important que ceux du championnat. Nous ferons le maximum pour ramener ce trophée à nos supporters ». D’autant plus que depuis le non-match de dimanche face à Nantes, les Olympiens ont beaucoup à se faire pardonner.

    Comme l’a regretté Facundo Medina, l’OM sera privé de ses supporters au stade Jaber al-Ahmad. Ces derniers ayant refusé de faire le voyage, que l’OM était prêt à financer.

    Contrairement à leurs homologues parisiens, qui seront bien là.

  • Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Le score parle de lui-même. Une victoire 5-0 aux dépens de la Rhétie, classée sélection numéro 2 mondiale au sein de la CONIFA, association organisatrice des compétitions réservées aux micro-nations, et voilà la sélection du Rouet-Provence, représentant la principauté du Rouet, qualifiée pour la phase finale de l’Euro, qui aura lieu début juin 2026, en Sicile.

    Dans un stade Michel-Hidalgo de Sausset-lès-Pins plein comme un œuf, malgré un mistral glacial, les hommes de Lucien Jaselme n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires venue des Grisons suisses. Moins de dix minutes auront suffi aux joueur au maillot jaune pour prendre la mesure du match. Qu’ils ont finalement gagné sur le score sans appel de 5-0.

    «Je suis fier de l’équipe, du fair-play montré et de ce que nous sommes arrivés à faire en moins de dix mois », confie le capitaine Jérôme Simonis, après avoir reçu le trophée des Calanquais qui était mis en jeu. Alors que la voix de Régine Pascal entonnant « Jésus est né en Provence », l’hymne rouégasque, retentit dans la nuit saussétoise.

  • Hara-kiri olympien

    Hara-kiri olympien

    Une défense aux abois, un milieu sans lien et une attaque amorphe.

    Il n’y a rien à sauver de la prestation de l’OM face à Nantes, dimanche, en clôture de la phase aller du championnat. Un OM qui, comme les deux fois qu’il a eu l’occasion de prendre seul le pouvoir en Ligue 1, a manqué l’opportunité de repousser Lille, quatrième, et de conserver son avantage sur Rennes et Lyon.

    Lorsqu’il est venu commenter la prestation de son équipe, qui pointe désormais à huit longueurs du leader lensois, Roberto De Zerbi n’a pas mâché ses mots : « En dehors du jeu et des expulsions, si nous n’avons pas plus d’énergie et d’envie de remporter le match, c’est ce type de résultat que nous méritons. » Lui-même ne se trouve pas d’excuses : « De l’entraîneur à tous ceux qui sont en dessous, c’est que nous ne méritons pas la troisième place. »

    Des propos qui tranchent avec ceux tenus vendredi, après l’entraînement. À ce moment-là, il estimait que « les joueurs ont fait du bon travail et nous avons pu aussi casser la routine, avec de vraies séances de travail ».

    À la façon dont ils se sont comportés face à une potentielle lanterne rouge, il faut croire que les Olympiens préfèrent travailler dans l’urgence. Lorsqu’ils doivent enchaîner les matches tous les trois jours. « Si j’avais pressenti cela, j’aurais renversé la Commanderie. Je n’ai pas vu de symptômes », soupire Roberto De Zerbi.

    L’OM a donc raté l’occasion d’asseoir sa troisième place et débute la nouvelle année sur une prestation indigne d’un prétendant à un titre. Même si cela ne l’emballe pas, l’Italien a déjà tourné la page et se projette sur le trophée des Champions.

    « Il faut vraiment oublier tout ça. Nous partons au Koweït pour disputer un titre contre la meilleure équipe d’Europe. Nous devons nous préparer au mieux. » C’est pourquoi la délégation marseillaise va se rendre dans le pays du Golfe dès ce lundi. Afin que les joueurs digèrent les six heures de voyages et un décalage horaire de deux heures.

    La valse des cartons rouges plombe l’OM

    Face à des Nantais qui avaient opté pour le jeu, les Olympiens sont passés totalement à côté de leur match.

    Même s’il avait reconduit le schéma qui avait permis à son équipe de battre le PSG, Roberto De Zerbi a pu constater qu’un scénario de football était loin de pouvoir se répéter. Ses joueurs sont restés passifs la majeure partie du temps. Même lorsqu’ils avaient le ballon, ils se montraient incapables de l’utiliser à bon escient.

    Ce qui n’était pas le cas des Canaris. « Je ne pouvais pas leur demander de jouer derrière pendant 95 minutes. Je leur ai dit de croire en eux. Et ils ont eu la récompense », a souligné Ahmed Kantari, l’entraîneur ligérien.

    En fait, l’OM a eu faux sur toute la ligne. Ne tenant pas compte de l’avertissement sans frais d’un premier but nantais refusé, les Marseillais ont multiplié les bourdes. À l’image des deux cartons rouges, distribués à Arthur Vermeeren et Bilal Nadir.

    Ils ont certes changé le cours de la rencontre. Mais avec un peu plus d’application, ces sanctions auraient pu être évitées. Mais il est trop tard pour revenir en arrière.

    OM 0 (0)

    NANTES 2 (1)

    17e journée de Ligue 1.

    Stade Vélodrome (64 780 spectateurs environ)

    Arbitre : M. Bollengier

    Buts : Centonze (30e), Cabella (88e sp).

    Avertissements : Nadir (54e, 56e) à l’OM, Mwanga (34e), Tabibou (51e) à Nantes.

    Exclusions : Vermeeren (26), Nadir (56e) à l’OM.

    OM : Rulli – Pavard, Medina (Murillo, 46e), Egan-Riley (Traoré, 73e) – Weah, Höjbjerg (c), Vermeeren, Emerson – Greenwood (Gouiri, 73e) , Aubameyang (O’Riley, 61e), Paixão (Nadir, 31e)

    Entraîneur : R. De Zerbi

    NANTES : Lopes (c) – Centonze (Doukouré, 46e), Amian , Tati, Cozza, Machado – Coquelin (Leroux, 58e), Mwanga (Lepenant, 64e) – Tabibou (Cabella, 58e), el Arabi (Guirassy, 82e), Abline.

    Entraîneur : A. Kantari.

    Le fait de match

    Entre Noël et le Bout d’an, la famille olympienne a perdu un des siens.

    Jean-Louis Gasset, qui était venu au chevet de l’OM lors de la saison 2023-2024 et avait conduit le club en demi-finale de la Ligue Europa, a tiré sa révérence.

    Le Virage sud lui a rendu un bel hommage avant le coup d’envoi de la rencontre. Repose en Paix, Jean-Louis.

  • Ligue 1 : l’OM se saborde face à Nantes

    Ligue 1 : l’OM se saborde face à Nantes

    Deux cartons rouges, distribués à Arthur Vermeeren et Bilal Nadir. Un penalty accordé à Rémi Cabella en fin de match. La soirée olympienne a virer au cauchemar face à Nantes. Face à un adversaire qui pouvait récolter la lanterne rouge, les hommes de Roberto De Zerbi n’ont jamais été en mesure de prendre le score.

    Après un avertissement sans frais, un but refusé au Nantais Youssef el Arabi (8e), l’OM a petit à petit coulé. Avec des Phocéens qui semblaient faire eux-mêmes des trous dans la coque. Les Ligériens se saisissaient de l’aubaine pour ouvrir le score par Fabien Centonze. Et malgré quelques sauvetages de Geronimo Rulli, l’Argentin de pouvait rien sur le penalty, offert à Rémi Cabella, en fin de match.

    OM-Nantes : 0-2 (mi-temps 0-1)
    17è journée de Ligue 1.
    Stade Vélodrome (63 000 spectateurs environ)
    Arbitre : M.Bollengier
    Buts : Centonze (30e), Cabella (88e spe).
    Avertissements :Nadir (54e, 56e) à l’OM, Mwanga (34e), Tabibou (51e) à Nantes.
    Exclusions : Vermeeren (26e), Nadir (56e) à l’OM.

    OM : Rulli – Pavard, Medina (Murillo, 46e), Egan-Riley (Traoré, 73e) – Weah, Höjbjerg (c), Vermeeren, Emerson – Greenwood (Gouiri, 73e) , Aubameyang (O’Riley, 61e), Paixão (Nadir, 31e).
    Entraîneur : R. De Zerbi

    NANTES : Lopes (c) – Centonze (Doukouré, 46e), Amian , Tati, Cozza, Machado – Coquelin (Leroux, 58e), Mwanga (Lepenant, 64e) – Tabibou (Cabella, 58e), el Arabi (Guirassy, 82e), Abline.
    Entraîneur : A. Kantari

  • L’OM de retour aux affaires

    L’OM de retour aux affaires

    Janvier va être un mois riche pour l’OM, avec quatre compétitions à son menu.

    Au championnat, qui reprend ses droits ce week-end, va s’ajouter un seizième de finale de Coupe de France, chez le petit Poucet de l’épreuve, Bayeux. Figurent également au programme les deux derniers rendez-vous de Ligue des Champions, qui détermineront l’avenir européen des Marseillais. Et, cerise confite sur le gâteaux des rois, l’OM va disputer le Trophée des Champions, face au PSG. Avec à la clef un voyage au Koweit qui ne fait plaisir à personne.

    Néanmoins, avant de se rendre au pays de Balthazar, l’épiphanie phocéenne débute avec la réception de Nantes. Ce face-à-face va clore la phase aller de la Ligue 1 et sera l’occasion pour les hommes de Roberto De Zerbi de reprendre la compétition maintenant son rythme de croisière. Face à des Bretons qui pourraient être lanterne rouge au coup d’envoi.

    Est-ce l’adversaire idéal pour remettre en route la machine, après une longue trêve des Confiseurs ? « Je ne pense pas qu’il y en ait un dans ce contexte », estime Facundo Medina. Le défenseur Argentin, qui a renoué avec la compétition lors de la qualification marseillaise à Bourg-en-Bresse en Coupe de France, note que « quand il s’agit de jouer contre l’OM, chaque équipe est à 200%. Donc, je sais que ce sera dur et que nous devrons jouer à fond pour prendre trois points dimanche. »

    Dans ce contexte de reprise après une longue trêve, Roberto De Zerbi a pu enfin mettre en place certaines choses à l’entraînement. « Nous avons pu bien travailler. Nous avons pu, avant tout, sortir de la routine avec deux séances de travail par jour. Ce qui n’était pas possible depuis le match de Lorient et jusqu’à celui de Monaco. Nous avons pu travailler sur la durée et proposer des nouveautés lors des exercices. »

    Surtout, cette séquence sans match a permis aux blessés de se rétablir totalement. Ainsi, Facundo Medina, Hamed Traoré et Amine Gouiri ont non seulement réintégré le groupe, mais ils devraient figurer sur la feuille de match contre Nantes, ce dimanche.

    Nantes sera donc l’occasion d’expérimenter ce travail en le concrétisant par trois nouveaux points. L’OM en aura besoin s’il veut rester sur le podium. Avec comme objectif de « bien commencer la nouvelle année au Vélodrome, face à un adversaire qui changé d’entraîneur et de schéma tactique », détaille Roberto De Zerbi. La clef du match pour ses hommes, ce sera d’avoir « une attention élevée en allant presser dès le coup d’envoi. »