Tag: Football

  • L’OM à l’heure du réveil

    L’OM à l’heure du réveil

    Troyes-OM, sur le papier, c’est un peu David qui accueille Goliath.

    Mais cette saison, au regard du classement, c’est le barragiste qui accueille le premier relégable. Un choc de bas de tableau dont le perdant s’enfoncera un peu plus dans le marasme. Avec d’un côté des Aubois habitués à gérer la problématique d’une équipe placée dans les relégables potentiels, du fait de leurs antécédents. De l’autre un OM pas forcément rodé à se battre pour garder sa place en Ligue 1.

    Si certains estiment qu’après avoir mangé leur pain noir lors des cinq premières journées, ponctuées de quatre défaites consécutives, Bruno Genesio joue la prudence. « Les équipes comme Troyes ne sont pas des faire-valoir. Il ne faut pas s’attendre à gagner très facilement nos trois prochains matches, à commencer par celui de dimanche. Il faudra être capables de reproduire ce que nous avons fait contre Paris, mais avec plus de continuité sur la durée du match. Être performants et à 100% pour gagner », lance-t-il.

    Côté terrain, Angel Gomes voit dans le match de dimanche « un premier test ». L’international anglais a bien vécu les trois semaines de trêve. « Nous avons pu bien travailler. Progresser sur certains aspects. À Troyes, le moment est venu de rectifier le tir. Montrer de quoi nous sommes capables ! »

    Si Bruno Genesio a apprécié la longue trêve, une première dans le calendrier, « car elle nous a permis de travailler physiquement et tactiquement, de voir d’autres jeunes aussi », il a suivi avec inquiétude les sorties de ses internationaux.

    Deux sont revenus blessés, Pierre-Emile Højbjerg et Derek Cornelius. Deux autres, Amine Gouiri et Himad Abdelli, ont connu des alertes. « Pour eux deux, c’est finalement moins grave que prévu », a-t-il soupiré. Autre alerte, sans conséquence visiblement, du côté de CJ Egan-Riley. En revanche, alors qu’il revenait bien, Bamo Meïté s’est tordu la cheville jeudi et ne saura que samedi s’il est apte.

    Le reste du groupe, en dehors de Timothy Weah suspendu, est donc disponible pour Troyes. Où la carte jeune sera sans doute à nouveau abattue pour pallier certaines absences. Notamment dans le couloir droit de la défense, où Ulisses Garcia et Kelyann Bezahaf sont en balance. Tandis qu’au milieu, Tochukwu Nnadi, rétabli de sa blessure au genou, devrait compenser l’absence de Pierre-Emile Højbjerg.

    À Troyes, l’OM va lancer un nouveau cycle de 5 matches en deux semaines. À l’issue duquel Bruno Genesio saura dans quelle catégorie placer son équipe pour la suite. « J’attends plus de continuité dans nos intentions de jeu », admet-il. Ses joueurs savent donc ce qu’il attend d’eux.

  • Le O’Brady’s passe le cap des 30 ans

    Le O’Brady’s passe le cap des 30 ans

    Le dix octobre est une date historique du côté de Sainte-Anne.

    Il y a trente ans, jour pour jour, Jean-Luc Bardy réalisait son rêve de gosse. « Ce projet est né alors que j’étais sur les bancs du collège du Roy d’Espagne. Je n’arrêtais pas de dire qu’un jour, je serai derrière le comptoir d’un pub irlandais ! » Alors qu’il dit ces mots, dans un coin de son rêve devenu réalité, Lionel Laugier acquiesce. Ami d’enfance de l’intéressé, le président de l’Ovale beach Marseille ne peut que confirmer.

    D’autant plus qu’il y a trouvé un lieu pour préparer les tournois de son équipe. Et y célébrer les titres européens. Car, en trente ans, le O’Brady’s s’est ancré dans le paysage festif et sportif marseillais. Devenant le lieu de rendez-vous des amateurs de rugby, mais aussi de football et d’autres sports. « Tous sont les bienvenus pour partager un moment de convivialité », invite Jean-Luc.

    Dans une vaste salle aux couleurs de l’Irlande, et du Celtic, club mythique de la communauté irlandaise en Ecosse, les meilleurs whiskeys venus de la verte Erin sont à la carte. « Il n’y a que des whiskeys et pas de whiskies, nous sommes amateurs d’Irlande, pas d’Ecosse », précise-t-il. Sans oublier les bières, avec la fameuse Guiness, la meilleure de Marseille d’après les spécialistes, que Michæl Freer, le plus Marseillais des Irlandais, a mis deux ans avant « de trouver le moyen de la tirer comme à Dublin ».

    Balle au pied

    Si le rugby est au cœur de l’univers du O’Brady’s, le ballon rond a aussi sa place. Car, quelques semaines après la création du pub, une équipe de football a suivi. Avec ses maillots cerclés vert et blanc, elle écume les stades de France et de Navarre et y a glané 4 coupes de France FSGT et une Coupe La Marseillaise.

    « Nous avons plusieurs sections, des seniors, des vétérans, mais aussi une équipe à 7 et du walking foot », détaille le président Sylvain Darmagnac. Ses joueurs se retrouvent les lundi et vendredi soir, plus le mardi concernant le walking foot. « Au début, nous avions beaucoup d’étudiants anglo-saxons. Aujourd’hui, c’est plus mélangé. Nous avons près de 150 licenciés, des hommes, des femmes, de 18 à 75 ans » confie-t-il. L’association organise des déplacements pour supporter le Celtic. « Nous avons pu assister à quelques Old Firm, le derby contre les Rangers », indique-t-il. Et la date du 21 janvier, qui verra l’OM se rendre à Glasgow, est soulignée.

    Ce qui fait aussi la renommée du O’Brady’s, c’est sa carte de mets typiquement irlandais. Ainsi que sa cheminée, « elle fonctionne toujours, même si nous avons dû remplacer la tourbe par du bois », confie Jean-Luc Bardy. C’est autour de cet âtre, élément incontournable d’un pub authentique, que chaque lundi a lieu une soirée où un orchestre joue en live, des classiques de la musique gaëlique.

    « C’est chaleureux et convivial. J’étais là dès la première soirée. Avec celui qui est devenu mon mari, nous avons commandé notre première Guiness. C’était le début d’une longue et belle histoire qui continue. Notre table est toujours là, elle nous accueille chaque fois que nous passons par là », confesse Catherine.

    Samedi, ce sera donc la fête. Avec musique irlandaise, bien sûr. Dégustation de plats traditionnels et partage du gâteau des trente ans. Quant à savoir pourquoi le pub s’appelle O’Brady’s ? Certains font le rapprochement avec le nom de son fondateur, Jean-Luc Bardy. « C’est un clin d’œil. Brady, c’est Martin pour les noms de famille irlandais. L’entraîneur du Celtic au moment de l’ouverture s’appelait Liam Brady. J’ai ajouté le O apostrophe pour faire plus irlandais ! »

    378 avenue de Mazargues

    www.obradys.com

  • L’OM toujours dans le dur avant la reprise à Troyes

    L’OM toujours dans le dur avant la reprise à Troyes

    Huit matches attendent les Olympiens jusqu’à la prochaine trêve.

    Du 11 octobre au 8 novembre, ils auront à négocier six rencontres en Ligue 1 et deux en Ligue Europa. Avec pour mise en bouche un déplacement à Troyes. Un duel entre deux équipes engluées dans le bas du classement, mais qui s’annonce d’ores et déjà comme déterminant pour l’orientation de la suite de la saison marseillaise.

    Au soir de la défaite au Vélodrome face au PSG, qui n’était pas encourageante, « car une défaite n’est jamais encourageante », rappelait-il, Bruno Genesio montrait un certain soulagement avec l’arrivée de la pause.

    Il comptait mettre à profit cette longue trêve pour revoir certains fondamentaux. Tester certains jeunes. Et surtout rassurer ses ouailles après une entame catastrophique, qui a vu l’OM passer la parenthèse internationale en position de relégable.

    Gêne et défaite amicale

    Afin de mettre en pratique le travail à la Commanderie, un match amical face à Montpellier a été organisé. Match auquel ont pris part essentiellement des jeunes joueurs, les cadres étant soit avec leur sélection nationale, soit ménagés. À l’exception de Tochukwu Nnadi, qui devait voir où il en était après sa blessure.

    Si l’OM comptait se rassurer face au club de Ligue 2, c’est raté. Car Montpellier s’est imposé (1-0) dans cette confrontation, jouée à huis clos à Martigues. Sportivement, les Olympiens n’ont donc pas été capables de sortir de la morosité. À cela sont venues s’ajouter les mauvaises nouvelles venues des diverses rencontres internationales. Amine Gouiri et Himad Abdelli se sont blessés avec l’Algérie. Même souci avec le Canada pour Derek Cornelius. Les ennuis volant en escadrille cette saison, Pierre-Emile Højbjerg a lui aussi rejoint l’infirmerie marseillaise après sa séquence avec le Danemark.

    Sont venues s’additionner également les blessures durant les entraînements. Celles d’Amine Harit puis de CJ Egan-Riley, l’Anglais étant le dernier en date à intégrer l’infirmerie de la Commanderie. Il se plaint d’une gêne à la cheville, qui l’avait empêché de participer au match amical au stade Francis-Turcan.

    S’il n’est pas encore forfait pour le déplacement à Troyes, cette incertitude n’arrange pas Bruno Genesio. Pour composer sa défense, qui sera aussi privée de Timothy Weah (suspendu), devra tester également Nayef Aguerd après sa participation aux matches avec le Maroc. Et dont l’état physique reste préoccupant.

    Les derniers entraînements seront primordiaux. Bruno Genesio va devoir trancher concernant les titularisations à des postes clefs. Il faut donc s’attendre à voir de nouveaux visages dans le onze de départ, dimanche (20h45), au coup d’envoi du match sur la pelouse du stade de l’Aube. Les Marseillais seront attendus et devront faire en sorte de sortir du marasme.

    Troyes aussi compte ses blessés

    Sans être comparable à ce que vit Bruno Genesio, Stéphane Dumont doit lui aussi faire face à des absences plus que probables dimanche.

    L’entraîneur Troyens devait déjà se passer des services d’Ismaël Boura et Yvann Titi. Les deux défenseurs se sont blessés, le premier à la hanche, le second à la cuisse, durant le mois d’août. Les dates de leur retour ne sont pas encore déterminées.

    À cela est venue s’ajouter une autre blessure, celle d’Anis Ouzenadji. Il a été victime d’un tacle appuyé avec la sélection des U23 algériens et a été touché à la cheville et au genou. C’est également un défenseur qui risque de faire défaut pour la réception de l’OM.

  • [Football] Omar Keddadouche décoré ce jeudi

    [Football] Omar Keddadouche décoré ce jeudi

    Une nouvelle distinction pour un président de club marseillais. Omar Keddadouche, dirigeant de l’ASC Vivaux-Sauvagère (10e), s’apprête à recevoir la médaille d’or de la Jeunesse, des sports et de l’engagement associatif, délivrée par le ministère.

    Une cérémonie se tient ce jeudi à 18h15, à l’Hôtel de région. Son ami Renaud Muselier (Ren), ex-président de la Région Sud et fraîchement élu sénateur, sera présent. 200 personnes sont attendues. « C’est une récompense que j’ai eue il y a trois ans, mais qui ne m’avait pas été remise de manière officielle. Il y aura mes collègues présidents de clubs, des élus locaux et tant d’autres personnes. »

    L’emblématique dirigeant avait déjà reçu par le passé le bronze et l’argent pour six et dix ans de bons et loyaux services auprès du sport local et du milieu associatif. Le principal intéressé souligne : « ça me touche. Je n’ai pas pu faire de grandes études. Je n’ai pas pu rendre fière ma mère à ce niveau-là, mais dans ce que j’aime le plus, le football, le milieu associatif, le social, je suis comme un poisson dans l’eau. »

  • Six-Fours-les-Plages : Le foot jusqu’au Conseil d’État ?

    Six-Fours-les-Plages : Le foot jusqu’au Conseil d’État ?

    Le feuilleton footballistique se poursuit à Six-Fours. Alors que la mairie a été condamnée par le tribunal administratif de Toulon à rétablir l’accès du Six-Fours – le Brusc FC aux stades de la commune (le 1er septembre), et à lui donner des créneaux d’accès exploitables (le 22 septembre), ces décisions, assorties d’une astreinte de 300 euros par jour de retard, n’ont, selon l’avocat du club Me Arnaud Mazille, toujours pas été appliquées. « La mairie maintient les mêmes propositions de créneaux, sur lesquels à peine 12 heures sont exploitables », affirme-t-il.

    Le club appelle au dialogue

    Le maire RN Frédéric Boccaletti martèle, dans un communiqué en date du 5 octobre, que les décisions ont été respectées, et que « la justice n’a jamais imposé la restitution des anciens horaires, l’attribution de 45 heures hebdomadaires ou le choix des créneaux ». Il y a quelques jours, l’édile fustigeait une « ordonnance rendue sans contradictoire » et annonçait qu’il formerait un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État.

    Le club, qui a perdu des dizaines de licenciés et a dû déclarer forfait pour de nombreux matches à domicile, a appelé la mairie au dialogue. Frédéric Boccaletti affirme avoir rencontré les dirigeants à son initiative et être prêt à le faire à nouveau si ces derniers présentent les comptes du club, objet, selon lui, des décisions prises à son encontre par la mairie. « C’est la première fois qu’il propose alors qu’on a demandé à être reçu, et on n’aura aucun problème à produire les comptes », répond Me Mazille à ce sujet.

  • Casse-tête à venir pour Bruno Genesio et son staff

    Casse-tête à venir pour Bruno Genesio et son staff

    Les maux de tête vont se poursuivre pour Bruno Genesio et son staff. Les séances de réflexion s’annoncent intenses, ne serait-ce que pour aligner onze joueurs compétitifs et tenter de mettre un terme à la série de défaites. Les instances du football mondial ont instauré une trêve de trois semaines afin de limiter le nombre de fenêtres internationales durant l’automne. De nombreux joueurs ont ainsi passé les deux dernières semaines avec leur sélection, y compris pour les Marseillais. Ces derniers sont tombés comme des mouches, de l’Afrique à l’Amérique du Nord en passant par la Scandinavie.

    Le dernier en date : Pierre-Emile Højbjerg. Le Danois est sorti blessé après seulement 10 minutes de jeu, dimanche soir, à Cardiff, lors de la rencontre entre le Pays de Galles et le Danemark. Visiblement, le milieu de terrain était touché musculairement à la cuisse. Le corps n’a pas tenu pour celui qui a joué toutes les minutes de tous les matches depuis le début de la saison. Avec sa sélection, il avait également joué l’intégralité des trois premiers matches face à la Norvège, au Portugal et au pays de Galles. Au moment de retrouver les Gallois, l’ancien joueur de Tottenham a mimé un geste de rotation avec ses doigts pour signifier qu’il lui était impossible de poursuivre.

    Une énième tuile pour l’Olympique de Marseille. Pierre-Emile Højbjerg était indéboulonnable au cœur du jeu marseillais, homme de confiance de Bruno Genesio de par sa connaissance du club et son expérience. Il sera difficilement remplaçable puisque les solutions sont limitées. D’autant plus que Himad Abdelli a lui aussi connu la blessure avec l’Algérie. L’ex-Angevin est apparu en béquilles, attelle sur la cheville gauche, la semaine dernière. Amine Gouiri a également écourté son stage avec les Fennecs, suite à une gêne à la cuisse. Son indisponibilité pourrait être la plus courte parmi les récents blessés.

    À l’inverse, Derek Cornelius semble parti pour une absence beaucoup plus conséquente. Le Canadien a subi un gros choc à l’entraînement avec sa sélection. Transporté à l’hôpital, il souffrirait d’une grave blessure à la hanche et pourrait revenir seulement en 2027. Le défenseur central est rentré dans les Bouches-du-Rhône pour effectuer d’autres examens.

    Des alternatives

    loin d’être évidentes

    Quelles solutions face à ces contrariétés ? Le milieu de terrain est de toute évidence décimé, Tochukwu Nnadi est une option, tout comme Angel Gomes, qui peut occuper plusieurs postes, même s’il a été utilisé plus haut depuis le début de la saison. Le coach marseillais pourrait donc se tourner vers la jeunesse. L’alternative Nouhoum Kamissoko, 21 ans, semble la plus logique. Le milieu défensif a été sur quatre feuilles de match avec les pros, sans entrer une seule fois en jeu. Yanis Sellami vient de prolonger son contrat jusqu’en 2029 et, à 19 ans, peut être un candidat, bien que son niveau de jeu réel soit probablement loin de celui de la Ligue 1 actuellement.

    Le déplacement à Troyes, dimanche (20h45), s’annonce incertain, malgré l’obligation de résultat pesant sur les épaules marseillaises.

    Timothy Weah, capitaine à remplacer à Troyes

    En plus des interrogations liées au milieu de terrain, le côté droit de la défense marseillaise sera à combler lors du voyage à Troyes, ce dimanche, à 20h45. En effet, Timothy Weah a été expulsé après deux cartons jaunes reçus lors du revers face au Paris Saint-Germain (1-2). Suspendu une seule rencontre, l’Américain doit tout de même être remplacé.

    Là aussi, les options manquent. Kelyann Bezahaf a disputé quelques minutes contre le PSG, mais prend le plus souvent place sur le banc depuis le mois d’août. Bruno Genesio pourrait réaliser un changement de bord pour Ulisses Garcia. Le Suisse semble avoir été testé à droite, lui qui occupe le couloir gauche habituellement.

    P.G.

  • [Football] Comoriens et Sénégalais ont ensoleillé Marseille

    [Football] Comoriens et Sénégalais ont ensoleillé Marseille

    Soprano qui donne le coup d’envoi fictif. Les mémoires de Pape Diouf et Victor Ciss honorées, les bases d’une communion autour du ballon rond étaient bien là.

    Et si les tribunes du Vélodrome n’étaient pas pleines, voir les supporters des Comores et du Sénégal faire la fête ensemble, transformant les Virages en farandoles colorées, démontrait que le football peut encore redevenir cette osmose amicale, le temps d’un match. Un match qui avait débuté bien avant le coup d’envoi donné par Lawrence Visser, l’arbitre Belge. Et qui s’est prolongé.

    « C’est historique de vivre un tel rendez-vous. Où deux pays amis se retrouvent pour une grande fête de la fraternité et de la solidarité. » Ibrahim M’ze, conseiller municipal (PCF) délégué à la mutuelle de la Ville de Marseille, était heureux comme un minot dans un magasin de jouets.

    « Voir la sélection des Comores revenir ici, à quelques kilomètres de l’endroit où elle a disputé son premier match, c’est fantastique », poursuit-il. C’est en effet à Martigues, en 2014, que sont nés les Cœlacanthes. « Un match contre le Bénin qui a lancé une belle dynamique. Les voir aujourd’hui à Marseille, la cinquième île des Comores, c’est fantastique. »

    Près de 20 000 supporters des deux camps se sont retrouvés boulevard Michelet pour communier autour d’une première confrontation entre les deux sélections. Un duel amical qui venait clore une séquence de qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations.

    Iliman Ndiaye salué

    Le résultat, avec un succès du Sénégal 1-0, n’avait pas d’importance. Pour Hubert Velud, « c’était le point d’orgue d’un rassemblement qui a été positif ». Le sélectionneur comorien a vu une opportunité. « Nous jauger face à une très belle équipe sénégalaise, alors que nous sommes en plein renouvellement de génération. Pour les jeunes, c’était le moyen d’acquérir de l’expérience et de lancer un processus de découverte du haut niveau. »

    Pour Patrick Vieira, qui disputait son troisième match officiel à la tête des Lions de la Teranga, c’était aussi un test. « Il y a des progrès dans notre projet de jeu et j’ai apprécié l’implication des joueurs », a constaté le champion du monde 1998 avec l’équipe de France. Il a noté, « la belle prestation d’Iliman Ndiaye. Il est devenu un joueur phare de la sélection, et même sans être au mieux de sa forme, il a été extraordinaire ». L’ancien de l’OM appréciera.

    Comores 0 (0)

    Sénégal 1 (1)

    Match amical

    Stade Vélodrome, 18 000 spectateurs.

    Arbitre : L. Visser (BEL).

    But : I Ndiaye (5).

    COMORES : Anzimati – Omari (M. Abdallah, 33), Toibibou, A. Abdallah ( c ) – L. Mohamed – Ahmed, B. Hamada, Bourhane – Rivière, Zakouani, Youssouf. Finisseurs : Saindou, Mahamoud, Mmadi, Zaydou, I. Mohamed, Amir, Lutin. Sélectionneur : H. Velud.

    SENEGAL : Diaw – Sy, N. Mendy, Koulibaliy ( c ), M. Sarr – P. Sarr, I Gueye, B . Ndiaye – I. Ndiaye, Soumaré, Mbaye . Finisseurs : Dio, Dia, Diakhon, R. Ndiaye, Ma. Sarr, Fall. Sélectionneur : P. Vieira.

    Coupe d’Afrique des nations : le Sénégal fixé jeudi

    Qui du Maroc ou du Sénégal a gagné la dernière Coupe d’Afrique des nations ?

    C’est à cette question que va devoir répondre le Tribunal arbitral du sport, jeudi. Sur le papier, après plusieurs graves incidents, le Sénégal a gagné le match (1-0). Sur tapis vert, le Maroc a été désigné vainqueur.

    « Il y a eu une faute de l’arbitre. Si l’on se réfère à la jurisprudence, le TAS va deman-der à ce que la finale soit rejouée. Car l’arbitre aurait dû arrêter le match aux premiers incidents qui ont provoqué le départ des Sénégalais du terrain » indique Pape Seck, spécialiste du football africain. Le précédant concerne un match éliminatoire de la Coupe du Monde, entre, déjà, le Sénégal et l’Afrique du Sud en 2017.

    M.Ga.

  • Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    Clubs de sports : le grand coup de pompe des bénévoles

    La scène est immuable. Un dimanche matin, alors que le jour pointe, débute le va-et-vient des voitures sur le parking d’un stade ou d’un gymnase.

    Ces ballets où parents et bénévoles de clubs se rencontrent, pour organiser les déplacements des jeunes aux quatre coins d’un département, voire plus loin, est mis à mal par l’inflation galopante du prix des carburants. « Nous avons un budget qui tourne autour de 90 000 euros, dont le tiers pour les frais de déplacement. Avec un gasoil qui a augmenté de 40%, forcément, cela complique tout. » Loïc Pons voit désormais dans chaque week-end un nouveau sujet d’inquiétude. Car le club de rugby qu’il préside est situé à Briançon. « Pour nous, chaque équipe qui doit jouer hors de la ville signifie des dépenses de plus en plus lourdes à supporter. »

    Même si son club a recours à des minibus pour assurer le transport de ses équipes, « avec pour la sortie la plus proche au moins trois-quart d’heure de voyage », précise le dirigeant, « nos transporteurs subissent eux aussi la hausse des prix du carburant ».

    La situation est la même du côté de Digne-les-Bains. Car, même si le club de rugby local a investi dans sept véhicules, « afin de ne pas solliciter les parents pour nos déplacements », les factures ne cessent de grimper pour Jérémy Teyssier. Le président du club, organisateur de la Coupe du monde de rugby amateur, a déjà convoqué une réunion de crise avec ses dirigeants. « Nous avons comme priorité de ne pas sacrifier les gamins. C’est pourquoi nous faisons le dos rond en maintenant les déplacements coûte que coûte. » Néanmoins, il a conscience que son club risque d’accuser un fort déficit. « Si rien n’évolue, nous organiserons une réunion avec les parents, pour voir dans quelle mesure ils pourraient nous aider. » La décision de la Fédération de football, qui a annoncé ce week-end une aide d’un million d’euros pour les clubs amateurs, sous forme de bons, devrait apporter un peu de répit. Du côté de Briançon, Loïc Pons ne veut pas solliciter les parents. « Il ne faut surtout pas que le chien se morde la queue et éviter de pénaliser les familles. » C’est pourquoi il a proposé à d’autres clubs de la ville « de mutualiser nos déplacements, quand cela est possible ».

    Si le rugby résiste, du côté de l’Olympique rovenain, on commence à tirer sur la corde. « Certains parents ne peuvent plus accompagner leurs enfants », soupire Christophe Rouzault. Le club de football qu’il préside est un des plus dynamique en matière de formation. Ce qui signifie des équipes de jeunes qui se déplacent dans tout le pays. « Nous allons sur Bordeaux, Saint-Etienne, voire en Corse. Nous avons deux minibus, mais chaque voyage, ce sont des pleins qui dépassent désormais les 160 euros par véhicule. Et je dois reconnaître que cela commence à taper dur ! »

    Octobre, un mois crucial

    S’il n’en est pas encore à renoncer à certains déplacements, comme c’est le cas dans certaines régions, il reconnaît que la situation « devient de plus en plus tendue. Et nous aurons à faire des choix à la fin du mois d’octobre si rien ne change ».

    À Aix-en-Provence, le club phare de l’escrime français a déjà enregistré des forfaits. « Si nous pouvons encore financer nos sorties, certains parents ont déjà jeté l’éponge, y compris pour les entraînements », déplore Frédéric Negroni. Le vice-président du club d’Escrime du Pays d’Aix organise des covoiturages, « afin que les familles qui le peuvent encore puissent continuer à accompagner les jeunes. Cela fonctionne sur les petites destinations », note-t-il.

    Le covoiturage, c’est également devenu la norme au Smuc. Le club marseillais incite les familles à cette pratique. « Et nous avons aussi des minibus pour les soulager. » Mais, le président de la section rugby, Stéphane Tollet s’attend « à des lendemains de plus en plus compliqués ». Les dirigeants interrogés ont aussi conscience que leurs clubs sont pris dans un étau infernal, qui écrase tout. « Nos partenaires sont aussi à bout de souffle », explique Loïc Pons. « Certains nous suivent encore, mais jusqu’à quand ? », s’interroge-t-il. « D’autant plus que les aides institutionnelles se réduisent », déplore Christophe Rouzault.

  • Jour de fête en vue à Marseille avec Comores-Sénégal

    Jour de fête en vue à Marseille avec Comores-Sénégal

    Sénégal-Comores, c’est un peu les retrouvailles en famille.

    Entre le pays de la côte ouest africaine, et l’archipel des îles de la Lune, les quelque 7 500 kilomètres séparant les deux nations n’empêchent pas des liens amicaux très forts. Et se retrouver pour une rencontre amicale à Marseille, où les communautés comoriennes et sénégalaises occupent une place de choix, c’est un peu comme si les Cœlacanthes et les Lions de la Terranga jouaient à la maison.

    Ce face-à-face constituera la première confrontation officielle entre les deux nations. Sur le papier, elle s’annonce déséquilibrée, entre un Sénégal habitué des grands rendez-vous, aussi bien en Coupe d’Afrique des Nations, dont ils sauront le 8 octobre si leur victoire face au Maroc est confirmée par le Tribunal arbitral du sport, qu’en Coupe du monde, et des Comores qui ne comptent que deux participations à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations.

    Confirmer la dynamique

    Néanmoins, le temps d’un match, le passé va s’effacer. Ne comptera que le terrain. Et l’envie pour les acteurs de confirmer leur récent succès lors des éliminatoires de la prochaine CAN.

    Depuis leur élimination en seizième de finale de la dernière Coupe du monde par la Belgique (2-3 après prolongation), les Sénégalais ont changé de sélectionneur. Patrick Vieira est venu au chevet des Lions de la Teranga. Pour son premier match, son équipe a ramené un nul du Mozambique (1-1), avant d’aller s’imposer en Éthiopie
    (1-0). C’est donc un Sénégal qui retrouve petit à petit la confiance qui va se présenter sur la pelouse du Vélodrome.

    Côté Comores, les hommes de Hubert Velud restent sur deux victoires et une défaite en trois matches. Le dernier en date les a vus venir à bout de la Namibie (1-0), ce qui leur permet de rester dans la course à la qualification pour une troisième phase finale de Coupe d’Afrique des Nations.

    Pour la petite histoire, le tirage au sort fait que les Comores seront officiellement l’équipe recevante. Un petit symbole quand on sait qu’à Marseille vit la plus importante communauté comorienne hors de l’archipel. Ce sera l’occasion pour ces Marseillais de vivre un moment particulier.

    Côté sénégalais, ce sera l’opportunité pour les ex-Olympiens Pape Gueye, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr de retrouver le stade Vélodrome. Avec sans doute une titularisation pour les trois hommes.

    Match amical

    Dimanche, 15h, stade Vélodrome.

    COMORES : Pandor- Abdallah, Kari, Omari, Youssouf – Mohamed, Youssef, Bourhane – Hadji, Ali, Ahmed.

    Sélectionneur : Hubert Velud.

    SENEGAL: Y. Diouf – Mal. Sarr, Mendy, Mam. Sarr – E.H. Diouf, Camara, Gueye, Mbayé – I. Ndiaye, Diao, I. Sarr.

    Sélectionneur : Patrick Vieira.

  • Bezahaf, latéral pas maladroit

    Bezahaf, latéral pas maladroit

    À seulement 20 ans, Kelyann Bezahaf peut se targuer d’être le plus ancien pensionnaire de l’Olympique de Marseille. Le Martégal compte onze saisons derrière lui au sein de la maison olympienne. « C’est son club de cœur », lance son père Khelifa, immensément fier du parcours du fiston.

    Champion de France U17, vainqueur de la Coupe Gambardella au cœur d’une génération dorée –en compagnie de Keyliane Abdallah, Gaël Lafont, Darryl Bakola et Enzo Sternal entre autres–, puis membre de l’équipe qui a réussi à être qualifié pour les 16es de finale de la Youth League (Ligue des Champions U19), le jeune défenseur a vu ses efforts récompensés en juillet en signant son premier contrat professionnel à l’OM. Dans la foulée, Kelyann Bezahaf a débuté les deux premiers matches amicaux de la préparation face à Nice et Nîmes, délivrant deux passes décisives, avant d’entrer en jeu contre l’Atlético Madrid et l’Athletic Bilbao au stade Vélodrome.

    Selon un membre de son entourage, ces bonnes prestations lui ont permis de « se faire connaître du staff » et de « marquer les esprits ». « Ils lui font énormément confiance. Ils apprécient énormément le profil et veulent vraiment le former pour qu’il soit prêt au plus vite possible », complète Khelifa. Il souligne que son fils est « très content d’évoluer au quotidien avec le groupe professionnel ».

    De buteur à défenseur

    « Travailleur, respectueux et discipliné », selon l’un de ses anciens entraîneurs, le jeune martégal s’est notamment illustré aux entraînements de pré-saison en signant les meilleurs résultats des tests VMA avec Neal Maupay.

    Jérémie Brechet et Dimitri Farbos, adjoints de Bruno Génésio, lui ont ainsi demandé de « se tenir prêt à jouer » en cas d’absence de recrues lors du mercato. « Kelyann avait quelques possibilités pendant l’intersaison, notamment en Ligue 2, mais il ne regrette pas d’avoir continué l’aventure à Marseille », assure un proche.

    Après être resté sur le banc lors de la première journée contre Strasbourg, puis du déplacement européen à Besiktas, l’international algérien a finalement disputé ses premières minutes en Ligue 1 lors du Classique face au Paris Saint-Germain. Un grand moment pour son père. « Ça m’a fait bizarre, parce que j’ai réalisé à quel point il a grandi. C’est un petit qui est discret, mais c’est un super travailleur, tout en restant humble », insiste Khelifa, son premier éducateur au club de Châteauneuf-les-Martigues, où Kelyann évoluait au poste d’attaquant de pointe et enchaînait les buts. « Des clubs professionnels sont rapidement venus taper à la porte », raconte-t-il.

    L’OM lui propose alors de s’entraîner chaque mercredi pendant un an avec sa catégorie d’âge, avant de l’intégrer définitivement. Lors de son entrée en U11, Andoni Zubizarreta, alors directeur sportif de l’OM, le repositionne en défense.

    « Avec les datas, le staff a estimé que Kelyann pouvait énormément apporter dans un couloir. Il est donc redescendu d’un cran. Puis, un jour, Zubizarreta l’a essayé latéral droit à l’entraînement. Il disait avoir déjà connu des profils similaires en Espagne. Très peu d’entraîneurs étaient convaincus, mais ça a été une révélation », lance Khelifa, conscient que son fils a été formé sur six postes différents durant sa formation.

    Convoqué avec les U23 de l’Algérie pour un stage en Afrique du Sud en vue des qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations, le capitaine des Fennecs ne sera pas aligné pour le match amical contre Montpellier ce samedi (à 17h) au stade Turcan à Martigues.

    En revanche, la suspension de Timothy Weah pour le déplacement à Troyes, dimanche prochain, pourrait lui ouvrir les portes d’une première titularisation avec l’OM. « On a l’impression sur le papier que c’est sa chance », espère son père.

    Ce dernier souligne la transformation physique de son fils depuis juillet, avec notamment une prise de masse importante grâce au travail en salle. « Mais c’est pas nous qui décidons. Il faut accepter les choix. On a toujours été patient et on le restera si besoin », conclut Khelifa.