Tag: Football

  • Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Qui d’autre, finalement ? Si l’on demande à 100 personnes qui remportera la Ligue 1 en fin de saison, ils sont sans doute 99 à répondre le Paris Saint-Germain. L’évidence est nette, il est difficile d’imaginer une équipe autre que celle de la Capitale soulever le trophée en mai prochain. Lens, Monaco, Lille, Rennes, Marseille et Lyon font tous figure d’outsiders, mais voir l’une de ces formations imiter les Monégasques et Lillois, victorieux en 2017 et 2021, paraît simplement utopique.

    Les hommes de Luis Enrique foncent donc vers un 15e titre national alors que la saison n’a pas encore débuté. Le fait de pouvoir aligner deux équipes de très haut niveau facilite les choses, surtout dans le championnat de France. Finalement, le suiveur lambda de la Ligue 1 ne se demande pas qui gagnera à la fin, mais quels records peut battre ce PSG double vainqueur de la Ligue des Champions. Les Parisiens courent après le record d’invincibilité sur une saison du FC Nantes de Jean-Claude Suaudeau et un autre challenge semble intéressant à réaliser. 16 victoires d’affilée en 2017, l’AS Monaco de Falcao, Mbappé, Bernardo Silva et Fabinho avait frappé fort pour aller subtiliser la première place à Paris.

    Derrière le mastodonte et sa pelletée de stars, la lutte pour le podium sera intense et indécise, comme ce fut le cas en 2025-2026. Même avec une boule de cristal ou autres pouvoirs divins, impossible de prédire avec justesse l’ordre du classement final. Changement de coach, ventes de piliers de l’effectif et pourtant, le RC Lens nous laisse croire que rien n’a changé sur ce début de saison. Vainqueur du Trophée des Champions, dimanche dernier, face au PSG (1-0), les Sang et Or ont posé leurs tripes sur la pelouse de Bollaert, montrant que l’été n’avait pas évaporé leur sens du collectif. La principale inconnue concernant le RCL repose sur l’enchaînement de matches puisque la Ligue des Champions est de retour dans le bassin minier.

    Si les Lensois ont une bonne tête de dauphins des Parisiens, l’incertitude est totale derrière. Monaco est une équipe difficilement lisible à l’instant T, Lyon est encore dans le brouillard sur ses capacités, le Lille de Davide Ancelotti doit encore se découvrir, Rennes paraît emballant, mais les derniers mercatos estivaux ont laissé cette impression sans que les résultats suivent ensuite. Et puis il y a l’OM. Les Marseillais sont sans recrue à présent, inévitablement sans C1 cette saison et ils doivent se serrer la ceinture sans brider leurs ambitions de retrouver la plus grande des compétitions de clubs en fin d’exercice.

    Valse à 12 têtes

    sur les bancs de Ligue 1

    Globalement, les deux tiers de la Ligue 1 plongent dans l’inconnu puisque douze clubs sur dix-huit ont changé leur entraîneur durant l’intersaison. Olivier Pantaloni est passé de Lorient à Nice, Bruno Genesio de Lille à Marseille et des techniciens étrangers vont découvrir le championnat. Dino Toppmöller arrive à Lens alors que le Norvégien Jens Berthel Askou débarque à Toulouse, en provenance de Motherwell (Écosse). N’oublions pas Brest, tout le club étant orphelin d’Eric Roy, parti trop tôt. Son humanité et sa passion du football manqueront, son ancien adjoint, Julien Lachuer, a la lourde tâche de prendre la suite.

    En bas de tableau, la peur flotte au-dessus de certaines têtes. Les promus Troyes et Le Mans sont ambitieux et ont bien l’intention de conserver leur place dans l’élite du football français. Un peloton d’équipes pourrait donc se battre pour ne pas retomber en Ligue 2. Auxerre et Nice l’ont échappé belle l’an passé et sont attendus à un niveau plus élevé, Le Havre et Angers seront sans doute de cette bataille et Brest tentera de ne pas l’être. Peu importe l’ambition, ce nouvel épisode de la ligue des talents s’annonce palpitant de haut en bas.

  • Une nouvelle ère pour l’OM

    Une nouvelle ère pour l’OM

    Nouvelles tenues, nouveau partenaire, la CEPAC, pour le Vélodrome, nouveau staff et nouveau président.

    L’intersaison a été synonyme de changements à presque tous les étages dans la maison OM. Presque, car il y a en un, celui de l’effectif où si des modifications ont été enregistrées, c’est, jusque-là, à sens unique. Et c’est donc avec un groupe sans renfort que Bruno Genesio va vivre son baptême, cette fois « du bon côté du terrain » avait-il plaisanté, lors de sa première prise de parole.

    Celui qui a accepté de relever le gant, tout en sachant qu’il aurait à faire face à d’énormes contraintes, confesse son impatience « après sept semaines de préparation, retrouver le public est un plaisir ». Il a pu humer l’atmosphère, lors des deux matches de gala contre l’Athletic Bilbao et l’Atlético de Madrid. Mais cette fois, il y aura les groupes de supporters.

    Leurs représentants ont eu une rencontre avec Bruno Genesio, en début de semaine. Les échanges ont été tendus, montrant que ces derniers étaient en colère vis-à-vis d’un mercato jusque-là cantonné aux départs, estimant que Franck McCourt ne s’investissait plus suffisamment dans le club.

    Malgré ces tensions, Bruno Genesio clame son envie d’entrer dans le vif du sujet. « Comme chaque début de saison, nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes ». Tentant de faire abstraction d’un contexte particulièrement anxiogène. Avec une double sanction de la DNCG et l’UEFA qui a réduit la marge de manœuvre sur le mercato.

    Il s’est donc concentré sur le sportif. Avalant au passage quelques couleuvres, notamment un changement de capitaine imposé par sa direction. Et s’il ne veut pas évoquer les résultats des matches de préparation, pour lui, « ce qui compte, c’est la progression que j’ai constatée dans nos sept semaines de préparation avec des joueurs qui ont compris ce que j’attends d’eux ». Le moment est donc venu de valider ces acquis. Et Strasbourg est la première épreuve pour y parvenir. Face à un adversaire qui connaît lui aussi un été compliqué, l’OM a peut-être l’opportunité de se lancer sereinement, après une saison 2025/2026 qui a viré au fiasco.

    « C’est le moment de montrer nos forces. De respecter le football face à un adversaire ambitieux », commente Timothy Weah. Celui qui est désormais capitaine n’affiche pas d’inquiétude quant à la situation compliquée que vit le club. « Notre groupe mérite beaucoup de choses et surtout de gagner des matches ». À commencer par celui de ce soir. La manière dont l’OM se comportera pourrait être un bon tremplin pour la suite.

    « Nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes »

  • Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    L’OM va donner le coup d’envoi de la nouvelle saison, vendredi.

    Pour ce rendez-vous avec Strasbourg, Bruno Genesio doit faire face à plusieurs interrogations, qui s’ajoutent aux incertitudes liées au mercato. Car, s’il sait qu’il peut à tout moment perdre un, voire plusieurs cadres d’ici la clôture du marché estival des transferts, dans douze jours, l’entraîneur marseillais doit aussi faire face à des impondérables.

    Et après le dernier match de préparation, perdu (1-2) face à l’Atlético de Madrid, l’infirmerie a reçu du monde. Leo Balerdi y a pris ses quartiers alors que Geoffrey Kondogbia est resté en salle. Ainsi, c’est la charnière centrale du dernier match qui risque de rater l’ouverture.

    À ce sujet, Bruno Genesio a apporté des précisions. Pour Leo Balerdi, « il y a une incertitude liée à une douleur au mollet. Il a donc passé un examen ce matin. On verra cet après-midi et demain comment il est pour savoir s’il peut participer au match » a-t-il d’abord précisé au sujet de l’Argentin. Concernant Geoffrey Kondogbia, « c’est simplement de la précaution. Nous avons bien travaillé et, avec certains joueurs, nous avons parfois besoin de les ménager. Là, il est à deux jours du match, donc c’était davantage par précaution. Il a travaillé individuellement en salle ».

    Néanmoins, il n’a encore aucune certitude quant à la capacité des deux éléments à débuter face à Strasbourg. Quant à savoir si Nayef Aguerd, qui a participé aux exercices collectifs mercredi matin, peut-être appelé, Bruno Genesio a tenu à faire une mise au point. « Oui, il est opérationnel », avant de préciser qu’il « faut voir combien de temps il peut jouer ».

    Bruno Genesio

    a besoin de tout le monde

    Cela fait maintenant cinq mois que le Marocain n’a plus joué. d’après ses propos, c’est son protocole de retour à la compétition qui a fait capoter son prêt à la Réal Sociedad.

    Quant à savoir si le forfait probable de Leo Balerdi pouvait lui ôter une épine du pied, en lui évitant de titulariser l’Argentin, victime d’une bronca du Vélodrome lors du dernier match, Bruno Genesio a pris immédiatement la défense de son joueur.

    « Je pense que Leonardo Balerdi a beaucoup souffert de ce qui lui est arrivé, mais je suis là pour l’aider » a d’abord indiqué son entraîneur. « J’échange avec lui régulièrement pour le soutenir », enchaîne-t-il. Avant de rappeler la situation dans laquelle se trouve l’OM. « Nous sommes aussi en début de saison, dans une situation assez incertaine, notamment dans ce secteur de jeu. Aujourd’hui, compte tenu des blessures des uns, des départs ou non des autres, il y a quand même très, très peu de solutions. »

    C’est pourquoi il rappelle que « mon job, c’est de constituer la meilleure équipe possible, le meilleur onze possible pour le match de vendredi, en tenant compte, bien sûr, de certains événements, mais aussi en me disant que ça fait partie du métier de joueur et d’entraîneur de surmonter ces difficultés-là. Mais il ne peut pas les surmonter tout seul. Il a besoin de nous ».

  • Jeffrey de Lange est prêt à relever le gant avec l’OM

    Jeffrey de Lange est prêt à relever le gant avec l’OM

    Il y a deux ans, Jeffrey de Lange arrivait à l’OM, dans le sillage de Geronimo Rulli.

    Tous les deux quittaient les Pays-Bas, avec en tête l’idée de prendre un nouvel envol. Geronimo Rulli avait perdu sa place de numéro 1 dans le but de l’Ajax. Alors que Jeffrey de Lange était aux portes de la sélection « Oranje », après une saison pleine avec Deventer.

    Lorsqu’il a parlé d’eux, Roberto de Zerbi refusait de faire un choix, entre deux éléments qu’il estimait « de valeur et de qualités égales. C’est le terrain qui dictera mes choix » disait alors celui qui découvrait également l’OM. Néanmoins, Geronimo Rulli avait une cote supérieure. Du fait d’avoir été dans l’équipe d’Argentine championne du Monde au Qatar.

    Le coup d’arrêt au Parc

    C’est donc lui qui a débuté la saison dans le but marseillais. Et à Brest, sa première prestation, avec notamment un penalty arrêté, a rapidement fermé la porte à Jeffrey de Lange. Le Néerlandais devant se contenter de la coupe de France pour montrer ses qualités.

    La saison suivante, avec un Geronimo Rulli moins décisif, sa doublure a bénéficié d’un peu plus d’exposition. Mais le choix de Roberto De Zerbi de le titulariser au Parc des Princes face au PSG a brisé son élan. Avec une défaite 5-0, une semaine après un échec face au Paris FC, où Geronimo Rulli était passé à côté de son match.

    L’idée de l’entraîneur marseillais de l’époque était de faire souffler l’Argentin et montrer au Néerlandais qu’il pouvait être une alternative efficace. Le contraire c’est produit, avec deux joueurs qui ont fini la saison le moral dans les chaussettes. Peut-être aurait-il plus judicieux pour Roberto De Zerbi de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC ? L’histoire ne peut hélas pas se réécrire.

    Jusqu’à ce funeste 8 février, les prestations de l’ancien gardien des Go Ehead Eagles avaient été au niveau des attentes. En neuf titularisations, cinq en coupe de France et quatre en Ligue 1, il avait livré cinq « clean sheet ». Mais la rouste infligée par le PSG est venue ternir cette statistique. Et il n’a plus joué jusqu’à la fin de la saison, malgré l’arrivée de Habib Beye au chevet des Marseillais.

    Avec le départ de Geronimo Rulli à Manchester City, Bruno Genesio a besoin d’un nouveau numéro 1. Logiquement, Jeffrey de Lange a hérité du statut. Dans un effectif où tout est en perpétuel mouvement, avec des départs en cascade, qu’aucune arrivée n’est encore venue compenser.

    Dans un groupe de rescapés, où tout le monde est encore susceptible de quitter la galère phocéenne, son retour aux Pays-Bas a même été un temps envisagé. Lorsque stage à Zeist, des discussions ont été menées avec Twente. Mais finalement, le club d’Enschede n’a pas pu le récupérer.

    Jeffrey de Lange a donc terminé la préparation avec l’OM. Il était titulaire lors des six matches amicaux, et n’a cédé sa place à Théo Vermot que sur trois. Il sera donc dans le but olympien pour le coup d’envoi de la saison. D’autant plus que Lucas Perri s’apprête à s’engager avec le Torino.

    Franck McCourt a remis 50 millions au pot

    La situation financière de l’OM est loin d’être au beau fixe.

    Elle a même poussé la DNCG et l’UEFA à taper du poing sur la table pour exiger son assainissement, avec un encadrement de la masse salariale prononcé par la première, et la menace d’une exclusion des coupes d’Europe brandie par la seconde.

    Une situation qui oblige le club à faire des coupes franches dans sa masse salariale, en se séparant des plus gros salaires et en vendant ses cadres. Néanmoins, ces économies ne suffisent pas. De fait, Franck McCourt a dû effectuer une ouverture du capital de 50 millions d’euros, venue s’ajouter aux 120 millions injectés en janvier dernier.

  • OM : après une préparation encourageante, place au jeu

    OM : après une préparation encourageante, place au jeu

    De Yamoussoukro au stade Vélodrome, l’OM a étalé sa préparation estivale sur un mois. Bruno Genesio a dû faire avec les forces en présence pour construire une équipe tenant debout, avec une certaine philosophie de jeu. Durant un mercato pour l’heure bien calme, l’ancien coach lillois s’est appliqué et a imposé sa patte dans un environnement spécial et incertain. La pré-saison en est maintenant à son crépuscule et la lumière est au bout du tunnel.

    La Ligue 1 arrive à grands pas puisque les Phocéens joueront le match d’ouverture de l’exercice 2026-2027. Ce sera dès ce vendredi 21 août, au Vélodrome, face à un Racing Club Strasbourg sortant d’une phase de matches amicaux catastrophique. Bruno Genesio s’est longuement étendu à la suite de la rencontre face à l’Atletico Madrid (1-2). Le Lyonnais a réalisé un premier bilan, depuis son arrivée début juillet à la tête du club. « On a repris depuis six semaines, il y a divers degrés de forme, puisque ceux qui sont rentrés un peu plus tard ont forcément un peu de retard dans la préparation. Je trouve qu’on est monté en puissance dans ces matchs de préparation, notamment les deux derniers, contre deux bonnes équipes. Ce soir [vendredi], c’était une très bonne équipe qui fait partie des 8-10 meilleures équipes européennes. Après, il y a plein de choses positives dans ces deux matchs, notamment dans ce que je souhaite voir de mon équipe, à savoir du pressing, du contre-pressing. Un jeu avec ballon où il y a beaucoup de combinaisons, beaucoup de mouvements. Là où on doit s’améliorer, ce sont les petits détails qui font la différence entre eux et nous. Par exemple, ce soir, être capable de gommer ces petites erreurs, à la fois sur le premier but et sur le deuxième but. »

    Une préparation positive

    S’il y a déjà des remous avec la direction (voir ci-contre) et de l’impatience vis-à-vis des arrivées, l’entraîneur marseillais a été bluffé par l’attitude de ses joueurs. En donnant sa chance à tout le monde, y compris les plus jeunes, Genesio a placé son groupe dans les meilleures conditions pour progresser. Tout le monde est à vendre, personne n’est placé dans le loft et chacun a une opportunité. « C’est pour ça que je souligne l’engagement et l’investissement. Je le vois tous les jours à l’entraînement depuis que je suis arrivé. Je sens des joueurs à l’écoute qui ont envie de bien faire. Forcément, ce n’est pas tout le temps bien réalisé, mais dans l’ensemble, en six semaines, je trouve qu’il y a beaucoup de bonnes choses qui sont réalisées par les joueurs. Globalement, c’est vraiment une préparation qui reste positive pour moi, pour le staff », a justifié le coach qui aura 60 ans le 1er septembre. Le prochain adversaire des Marseillais sera donc Strasbourg. Les hommes du stade de la Meinau ont eux aussi vécu une intersaison mouvementée avec de très nombreux départs. Nouvel entraîneur, nouveau gardien, des changements sur toutes les lignes et une préparation très compliquée pour les Alsaciens. 0-7, 0-2, 3-4, 2-5, 0-2, 0-2 : pas même un match nul sur six matches amicaux et beaucoup de doutes à l’heure d’affronter l’OM. Le Racing est peut-être encore plus mal en point que Leo Balerdi et consorts.

    Pierre-Emile Højbjerg perd le capitanat

    Le capitanat de Timothy Weah face à l’Atletico pouvait paraître surprenant, vu que Balerdi et Højbjerg étaient sur le terrain. En conférence de presse d’après-match, Bruno Genesio a expliqué que ce choix venait d’en haut. « C’est une décision qui m’a été dictée par la direction du club. Si je suis complètement franc et je vais l’être, ce n’est pas une décision que je partage. Mais je suis salarié et je dois me soumettre à certaines obligations », a-t-il simplement dit.

    Frank McCourt a décidé de sanctionner l’international danois puisque ce dernier avait refusé son transfert à Newcastle alors que tout était bouclé. Un retournement de situation qui avait passablement énervé le propriétaire américain.

  • [Kallisté] Et des enfers surgirent les Diables rouges (2/3)

    [Kallisté] Et des enfers surgirent les Diables rouges (2/3)

    Quelques jours plus tard, un samedi soir d’août, je retrouve Louis Poggi et Xavier-Joseph Tavera au stade Ange-Casanova pour un match amical contre la réserve du SC Bastia. Le décor est différent, mais il raconte la même histoire. Quelques centaines de personnes ont pris place dans les tribunes. Il y a des anciens qui commentent déjà les mouvements des recrues, des enfants qui courent dans les travées du stade, des parents qui discutent en bord de terrain, et cette ambiance particulière des matchs de préparation, où le résultat importe finalement assez peu. Car ce qui compte, c’est de revenir, de retrouver un rythme, une habitude, un lieu.

    Le stade Ange-Casanova, justement, dit beaucoup du Gaz. Il ne ressemble pas aux enceintes modernes que le football professionnel impose aujourd’hui. Il est là, un peu brut, un peu marqué par le temps. Son nom n’a rien d’anodin.

    Ancré dans la solidarité collective

    Ange Casanova fut l’un des fondateurs du club, un homme profondément engagé dans la vie sociale et politique ajaccienne, syndicaliste et militant communiste, qui avait imaginé le Gazélec comme un club populaire, ancré dans la solidarité collective. Et cette histoire n’est pas un détail du passé. Elle continue de structurer le club aujourd’hui. Car au Gaz, on retrouve encore cette idée que le club appartient d’abord à ceux qui le font vivre.

    Louis Poggi me le dit avec beaucoup de simplicité. Lui n’était pas revenu pour présider. Il était revenu pour jouer. Mais lorsque le club s’est effondré en 2023, lorsque la liquidation judiciaire a semblé tout emporter, il n’a pas vraiment réfléchi. Le club lui avait trop donné. Alors il fallait rendre.

    Avec Xavier-Joseph Tavera, ils racontent surtout la vitesse avec laquelle tout s’est joué. Il a fallu sauver l’essentiel, et l’essentiel, au Gaz, ce n’était pas seulement l’équipe première. C’étaient les jeunes. Préserver les catégories nationales, maintenir l’école de football, continuer à accueillir les enfants du club : voilà ce qui comptait. À suivre…

  • L’OM s’incline face à l’Atlético

    L’OM s’incline face à l’Atlético

    Marseillais et Madrilènes disputaient ce vendredi 14 août leur ultime match de préparation, avant la reprise de leur championnat respectif. L’OM recevra Strasbourg le 21 août, alors que l’Atlético débutera le 19, avec la réception de Malaga.

    Cette proximité, alliée à une température tropicale, explique sans doute pourquoi les deux équipes ont donné le sentiment de gérer les affaires courantes après la pause. Alors que la première période était partie sur un bon rythme, insufflé par des Olympiens dans la dynamique de leur succès contre l’Athletic (3 – 1), le 9 août.

    Avec un scénario similaire, l’OM ouvrant le score, cette fois par Igor Paixão, et les Colchoneros égalisant peu avant le repos, par Rodrigo Mendoza. Ensuite, le jeu a sombré dans une certaine torpeur. Avec comme seules réactions un Vélodrome qui jouait contre son camp chaque fois que Leo Balerdi touchait le ballon.

    Les deux entraîneurs multipliaient les changements, ce qui modifiait quelque peu les équilibres. Dans les dernières minutes, l’Atlético se montrait plus efficace dans la zone de vérité, avec un second but, signé Carlos Martin. L’OM se retrouvait mené et s’inclinait, après avoir eu plusieurs opportunités de repasser devant au tableau d’affichage.

    OM – Atlético de Madrid 1 – 2 (1 – 1)

    Match amical

    Stade Vélodrome (47 273 spectateurs).

    Arbitre : A. Petit.

    But : Paixão (22) pour l’OM, Mendoza (39), Martin (79) pour l’Atlético.

    Avertissements : Paixão (41), Balerdi (48), Kondogbia (62) à l’OM, G. Simeone (6), Le Normand (17) à l’Atlético.

    OM : de Lange- Weah ( c, Bézahaf, 87 ), Balerdi (Maupay, 82), Kondogbia (Koum, 82), Emerson (Garcia, 87) – Höjbjerg, Gomes (Nnani, 76), Abdelli (Timber, 76)– Harit (Abdallah, 87), Gouiri, Paixão (Mmadi, 82). Entraîneur : B. Genesio.

    ATLETICO : Oblak – G. Simeone (Mendoza, 36), Dominguez (Pubill, 69), Le Normand (Gimenez, 69), Hancko, Grimaldo (Martinez, 36) – Barrios (Ortiz, 45), Koke ( c , Vargas, 56), Cardoso (Hjulmand, 56) – Kan-Lee (Martin, 36), Lookman (Castillo, 69). Entraîneur : D. Simeone.

  • Zinédine Zidane dévoile son staff

    Zinédine Zidane dévoile son staff

    Sans surprise, David Bettoni sera son adjoint. L’ancien joueur du FC Istres a été l’adjoint de Zizou au Réal, il est logique de le retrouver chez les Bleus. Pour entraîner les gardiens de but, Fabien Barthez va succéder à Franck Raviot. Pour le médical, c’est l’ancien gardien de but pensionnaire du centre de formation du FC Martigues Hervé Collado qui sera le médecin en chef.

  • OM : Nayef Aguerd dit non à la Real Sociedad

    OM : Nayef Aguerd dit non à la Real Sociedad

    Il y a eu le précédent Pierre-Emile Höjbjerg. Le Danois a refusé de partir à Newcastle, alors que l’OM et les «Magpies» étaient d’accord. Il y a désormais le cas Nayef Aguerd. Avec pour le Marocain un élément supplémentaire, puisqu’il a fait le voyage au Pays Basque, il a rencontré les dirigeants de la Real Sociedad et a passé la visite médicale préalable à toute signature de contrat, jeudi après-midi. Pour finalement dire non.

    L’OM comptait le prêter, avec une option d’achat obligatoire dans la foulée. Ce qui aurait permis de faire entrer autour de 20 millions, en deux temps, d’euros dans les caisses du club.

    Comme pour Pierre-Emile Höjbjerg, c’est un retour à la case départ pour ce dossier.

  • L’Atlético de Madrid pour finir la préparation de l’OM

    L’Atlético de Madrid pour finir la préparation de l’OM

    Après l’Athletic Bilbao, l’OM enchaîne sur un dernier match de préparation.

    Cette fois, c’est l’Atlético de Madrid qui va s’opposer aux hommes de Bruno Genesio. Un duel qui rappellera la dernière finale européenne jouée, et perdue par les Marseillais, face aux Colchoneros. Dans le fief de Lyon, le 16 mai 2018, alors entraînés par Rudi Garcia, ils avaient été balayés par la bande à Antoine Griezmann (0 – 3).

    Depuis, les Madrilènes ont su rester au sommet, aussi bien dans leur championnat qu’en Europe. Et si Antoine Griezmann n’est plus là, d’autres Français ont pris le relais. Notamment Robin Le Normand, qui a opté pour la nationalité espagnole afin de jouer pour la Roja.

    Ce match sera l’occasion pour Bruno Genesio d’effectuer une dernière revue d’effectif. À une semaine de la réception de Strasbourg, en ouverture de la Ligue 1 le vendredi 21 août (20h45), l’entraîneur phocéen pourra faire passer un test important à son groupe. « Nous allons affronter une des meilleures équipes européennes, avec à sa tête un des meilleurs entraîneurs du monde » prévient-il.

    Contrairement à ses prédécesseurs sur le banc olympien, Diego Simeone a eu le temps de travailler et mettre en place un schéma jeu sur le long terme. L’Argentin est en poste depuis 2011. De quoi faire rêver la plupart des stratèges de Ligue 1.

    Pas le onze type

    L’OM abordera ce dernier match de préparation en étant rassuré sportivement. La dernière prestation, face à l’Athletic Bilbao, a montré un groupe solide et appliqué. Un groupe qui a visiblement compris les attentes de Bruno Genesio. Mais un groupe qui pourrait encore changer de visage, car le mercato est toujours ouvert et que des changements sont encore en préparation.

    C’est pourquoi, le onze qui débutera ce vendredi en fin d’après-midi, n’est pas à considérer comme étant le onze titulaire dans la tête de Bruno Genesio. Il pourrait l’être, si d’ici le 21 août, personne ne devait partir. Avec néanmoins la certitude que Quinten Timber ne prendra pas part au duel contre les Alsaciens.

    Le Néerlandais purgera un match de suspension, reliquat de la saison dernière. Tout comme le Virage sud sera partiellement fermé. Quant au remplissage du Vélodrome pour la réception de l’Atlético de Madrid, là encore, l’OM sera loin du match à guichets fermés. Une billetterie sera opérationnelle vendredi. En prime, des tarifs promotionnels seront proposés pour les retardataires.

    OM – Atlético

    Vendredi 14 août, stade Vélodrome 17h30.

    OM : de Lange – Weah, Balerdi, Cornelius, Emerson – Højbjerg, Gomes, Timber – Harit, Gouiri, Paixão.

    Atlético : Oblak – Domínguez, Le Normand, Hancko, Martínez – Vargas, Koke, Hjulmand – Mendoza, Martín, Lookman.