Tag: Football

  • Roberto De Zerbi veut que l’OM sorte les crocs à Auxerre

    Roberto De Zerbi veut que l’OM sorte les crocs à Auxerre

    Roberto De Zerbi n’a toujours pas digéré le nul concédé face à Angers (2-2), mercredi. D’autant plus qu’il survient après deux défaites en déplacement, à Lisbonne, en Ligue des champions, puis à Lens. À chaque fois, l’OM a encaissé deux buts. « Je ne comprends pas pourquoi nous en encaissons autant en ce moment », soupire-t-il.

    Le voyage à Auxerre, qui avait corrigé deux fois son équipe la saison dernière, est-il le bon remède pour se soigner ? « Ces matches, ce ne sont pas de bons souvenirs. Mais nous les avons digérés et ont sans doute été utiles et font partie du passé », souligne l’entraîneur marseillais. Lui demande à ses joueurs de montrer qu’ils ont les moyens de sortir la tête du sac.

    « Je veux voir des gars réagir. Se comporter en rebelles, sortir les crocs. Qu’ils aillent chercher les ressources dans leur tête », insiste Roberto De Zerbi. Néanmoins, il devra composer avec un groupe encore plombé par les absences. « Cest le point noir qui me rend nerveux. Nous avons 7, 8 joueurs blessés », détaille-t-il. S’il a été rassurant concernant Bilal Nadir, « cest une chute de tension », il est plus pessimiste au sujet d’Hamed Traoré. « Les choses n’évoluent pas bien en ce qui le concerne et il est loin de la guérison. »

    Du côté des joueurs, Emerson donne le ton. « C’est le moment de tourner la page. Montrer que nous sommes l’OM qui a battu le PSG cette saison. »

  • L’OM doit chasser le doute

    L’OM doit chasser le doute

    Au soir de la démonstration face au Havre (victoire 6-2), l’OM venait de prendre le pouvoir en Ligue 1 et semblait lancé sur la voie royale.

    Toutefois, une petite voix murmurait à l’oreille de Roberto De Zerbi que cette dynamique ne tenait qu’à un fil. Et, ce que l’Italien redoutait s’est produit. Son équipe vient de vivre trois rencontres cauchemardesques. Car, même si face à Angers, elle a pris un point, sur cette série, la confiance en a pris un coup.

    Symbole d’une fragilité retrouvée, la prestation de la défense a plombé l’OM sur les trois derniers matches. Il y avait eu un avertissement face aux Havrais, avec deux buts encaissés. À Lisbonne, à Lens et contre Angers, l’arrière-garde a cédé également deux fois. « Cela fait beaucoup, malgré les circonstances. C’est difficile de gagner des matches quand on encaisse deux buts », a soupiré l’entraîneur marseillais.

    Angers a montré les limites d’un groupe visiblement émoussé par l’enchaînement des matches, un tous les trois jours. Et par une infirmerie qui s’est copieusement garnie. « La fatigue n’est pas une excuse, car j’avais des joueurs frais pour débuter », tempère Roberto De Zerbi, qui cite CJ Egan-Riley, Angel Gomes, Pierre-Emile Höjbjerg ou encore Pierre-Emerick Aubameyang, qui n’avaient pas débuté le match à Lens.

    Si à Lisbonne et Lens, l’OM avait été rayonnant en première mi-temps, celle contre Angers a été calamiteuse. « Je ne m’attendais pas à ce type de prestation, à courir après le score. Il faut que l’on décide qui l’on veut être, quelle équipe on veut être », a soupiré l’entraîneur phocéen. Avant de lancer un avertissement à ses joueurs, qui se plaindraient d’être trop sollicités. « Si j’étais resté à Sassuolo, je n’aurais joué qu’un match par semaine et j’aurais pu promener mon chien le lundi. On ne peut pas se plaindre de jouer tous les trois jours, on est allé chercher cette qualification européenne la saison passée. Ceux qui ne veulent pas jouer le mercredi doivent changer de club. »

    L’OM jouera encore mercredi prochain. Mais ce sera en Ligue des Champions, au Vélodrome, contre l’Atalanta Bergame. Mais, avant cela, il y a le voyage à Auxerre, samedi. Un match à la symbolique lourde, chez un adversaire qui avait puni deux fois les Olympiens la saison dernière. Dans un stade où Pablo Longoria avait perdu son sang-froid. Face à des Icaunais qui viennent de passer dans la zone rouge, les Olympiens devront montrer un visage conquérant. Et en profiter pour chasser le doute.

    11e journée

    PSG-Nice 17h00 sam

    Monaco – Paris FC 19h00 sam

    Auxerre – OM 21h05 sam

    Rennes – Strasbourg 15h00 dim

    Toulouse – Le Havre 17h15 dim

    Angers – Lille 17h15 dim

    Lens – Lorient 17h15 dim

    Nantes – Metz 17h15 dim

    Brest – Lyon 20h45 dim

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. PSG 21 10 6 3 1 20 9 11

    2. Monaco 20 10 6 2 2 23 16 7

    3. OM 19 10 6 1 3 24 11 13

    4. Strasbourg 19 10 6 1 3 21 12 9

    5. Lyon 19 10 6 1 3 16 12 4

    6. Lens 19 10 6 1 3 14 10 4

    7. Lille 17 10 5 2 3 22 13 9

    8. Nice 17 10 5 2 3 16 15 1

    9. Toulouse 14 10 4 2 4 17 15 2

    10. Rennes 12 10 2 6 2 14 16 -2

    11. Le Havre 12 10 3 3 4 12 16 -4

    12. Paris FC 11 10 3 2 5 17 20 -3

    13. Angers 10 10 2 4 4 8 14 -6

    14. Brest 9 10 2 3 5 14 18 -4

    15. Nantes 9 10 2 3 5 10 15 -5

    16. Lorient 9 10 2 3 5 13 22 -9

    17. Auxerre 7 10 2 1 7 7 16 -9

    18. Metz 5 10 1 2 7 8 26 -18

    Des nouvelles rassurantes de Bilal Nadir

    Évacué sur une civière en fin de match face à Angers, Bilal Nadir va bien.

    C’est ce que l’OM a fait savoir à propos de l’état de santé du joueur, qui a néanmoins passé une journée en observation à l’hôpital de la Timone.

    Le communiqué du club précise que « le joueur n’a pas perdu connaissance au moment de l’incident. Dès sa prise en charge par le staff médical du club et les secours présents sur place, l’ensemble de ses constantes vitales se sont révélées normales.

    Par mesure de précaution, Bilal Nadir a été transféré à l’hôpital afin d’y effectuer un bilan médical complet. Son état de santé est bon, et il demeure actuellement en observation pour la poursuite de ce bilan.

    Le club remercie les équipes médicales pour leur réactivité, ainsi que les nombreux supporters pour leurs messages de soutien ».

    Le texte indique que « de nouvelles informations seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation ».

    EN BREF

    Encore sur le pont

    Les clubs de Ligue 1 sont de nouveau de sortie. Samedi, le PSG, Monaco et l’OM, engagés en Ligue des Champions, ouvriront le ban.

    Le reste des rencontres de la 11e journée est programmé le dimanche.

  • Robinio Vaz renverse tout sur son passage

    Robinio Vaz renverse tout sur son passage

    Sa principale innovation était la titularisation de CJ Egan-Riley en défense centrale, au côté de Nayef Aguerd. Un axe rapidement mis sous pression par deux contres angevins, qui, au final, obligeaient Gerónimo Rulli à se signaler face à Louis Mouton puis Sidiki Chérif.

    Car, si le ballon était en possession de l’OM, que le jeu se déroulait essentiellement dans le camp du SCO, les premières salves venaient de visiteurs qui, sans faire dans la dentelle, étaient prompts à exploiter la moindre faille dans le dispositif marseillais. Angers qui devait finalement ouvrir le score, Sidiki Chérif profitant d’un ballon mal négocié par Nayef Aguerd pour refroidir l’ambiance.

    C’est Robinio Vaz qui devait réveiller son équipe, grâce à son égalisation en début de seconde période. L’OM se montrait alors plus tranchant. En doublant la mise, l’espoir phocéen soulageait définitivement le Vélodrome et aurait dû envoyer son équipe vers un nouveau succès.

  • L’OM ralenti au Vélodrome

    L’OM ralenti au Vélodrome

    Passée de l’euphorie au doute, la capacité de réaction olympienne était attendue.

    Angers, le visiteur du soir du Vélodrome, pouvait être le bon sparring-partner. L’adversaire pour repartir de l’avant. Reprendre le rythme infernal qui avait coûté cher à Lorient, à l’Ajax, mais aussi au Havre. Un rythme qui avait également permis aux hommes de Roberto De Zerbi de renverser la vapeur à Strasbourg, pour y ramener un succès, à ce moment-là, capital.

    Le réveil marseillais était d’autant plus attendu que les deux défaites, à Lisbonne en Ligue des Champions, et Lens en Ligue 1, avaient laissé un arrière-goût amer. Instillé un sentiment d’injustice, tant le scénario des deux rencontres ressemblait à un copié-collé privant l’OM de points mérités.

    Toutefois, lorsque Thomas Léonard a renvoyé les deux équipes aux vestiaires, après la première mi-temps, c’est Angers qui était devant au tableau d’affichage. Les Angevins ayant profité d’un jeu olympien trop stéréotypé et sans inspiration pour s’offrir les meilleures occasions. Et marquer les premiers dans un match qui, au fil des minutes, se transformait en piège pour un OM visiblement sans solution.

    Avec Pierre-Emerick Aubameyang imprécis, Igor Paixão qui ne trouvait pas le cadre, ou un Mason Greenwood trop nonchalant, la défense du SCO était partie pour une soirée tranquille. Heureusement, l’acte II olympien devait être bien meilleur. Les retouches de Roberto De Zerbi apportant plus de percussion.

    Et une fois encore, Robinio Vaz, sur un de ses premiers ballons, allait être décisif. Son, but, le troisième de la saison, remettait son équipe sur ce qui ressemblait enfin au bon chemin. Ce qui se confirmait quelques minutes plus tard, lorsque ce même Robinio Vaz, cette fois servi par Emerson, ouvrait son pied pour placer le ballon hors de portée de Henri Koffi.

    Ce doublé du Minot de la soirée aurait pu offrir un succès méritoire et la première place de la Ligue 1 à son équipe. Mais un dernier rush angevin devait refroidir à nouveau le Vélodrome, qui se contente finalement d’un nul des plus amer.

    OM 2 (0) ANGERS 2 (1)

    10e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (64 599 spectateurs)

    Arbitre : T. Léonard.

    Buts : Vaz (52, 70) pour l’OM, Chérif (25),Camara (90+7) pour Angers.

    Avertissements : Aguerd (90+9) à l’OM, Raolisoa (3) à Angers.

    OM : Rulli – Murillo (Pavard, 46), Egan-Riley, Aguerd, Emerson – Vermeeren (O’Riley, 46), Gomes (Vaz, 46), Höjbjerg ( c ) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Nadir, 76, Lirola, 89).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    ANGERS : Koffi – Arcus (Courcoul, 80), Camara, Lefort, Ekomié – Belkébla ( c ), Abdelli – Belkhdi (Djibirim, 69)m, Mouton (Bamba, 80), Raolisoa (Sbaï, 59) – Chérif , Machine, 59).

    Entraîneur : A. Dujeux.

    Chaud et froid

    À l’image de CJ Egan-Riley, les Olympiens ont joué avec les nerfs de leurs supporters. Après un premier acte calamiteux, l’Anglais avait même marqué contre son camp au retour des vestiaires (but annulé par l’assistance vidéo pour hors-jeu). Dans la continuité, Robinio Vaz est sorti de sa boîte pour égaliser, ravivant l’espoir du Vélodrome.

  • L’OM tenu en joue par Angers

    L’OM tenu en joue par Angers

    « Si on veut atteindre notre objectif, à savoir devenir une grande équipe, il faut réagir », a martelé Pierre-Emerick Aubameyang, mardi en conférence de presse, avant de recevoir le SCO d’Angers ce mercredi à 21h05, au stade Vélodrome. L’attaquant gabonais, dont l’expérience n’est plus à rappeler, a conscience que tout va très vite dans le football : l’OM courait après une sixième victoire de suite, toutes compétitions confondues, mais se retrouve désormais avec deux défaites consécutives (Sporting et Lens). « La défaite à Lisbonne est dommage parce que c’était à notre portée. Il faut regarder vers l’avant et aller chercher cette victoire demain [mercredi] », espère « Aubame », qui n’était pas titulaire, samedi dernier sur la pelouse de Bollaert.

    « Quand on n’a pas 20 ans, l’organisme met plus de temps à récupérer. L’avantage, en 2025, c’est qu’il y a plus de moyens pour vite récupérer (…) Avant, j’avais moins de mal à démarrer sur les premiers mètres. Maintenant, j’ai un peu plus de mal. Mais je compense et travaille », ajoute celui qui a fêté ses 36 ans en juin dernier. « Il peut encore durer de nombreuses années parce que je le vois s’entraîner. C’est un joueur complet, il sait aussi délivrer des passes et jouer sans le ballon », encense Roberto De Zerbi. « J’avais joué avec son frère, c’était quelqu’un de positif et son frère est exactement pareil. Il s’amuse à jouer, il comprend la rotation. C’est un transfert très important pour nous. L’absence de Gouiri pèse lourd, mais on ne doit pas penser à ceux qui sont absents, mais ceux qui sont présents », ajoute le technicien italien, qui ne veut pas être englouti sous les polémiques.

    « On a l’obligation de gagner les matches. Avant même de gagner, il faut bien se comporter. Je pense qu’on fait les choses de la bonne manière. Dans les deux derniers matches, on a eu des manques dans la concrétisation, dans certains duels où on a manqué un peu de méchanceté. On a commis des erreurs : la simulation d’Emerson, le pénalty concédé par Pavard », déplore le natif de Brescia, qui veut gagner les six prochains matches. « On n’est pas invincible mais je suis content de mon équipe, de mes dirigeants. Il y a un peu trop de blessés, mais ça arrive », poursuit-il, en étant vigilant au temps de jeu de tous ses joueurs pour éviter les blessures musculaires.

    Ses pensées sont tournées vers les Angevins, « des joueurs de qualité, surtout devant et au milieu de terrain ». « Ce n’est pas une équipe qui gare le bus. Elle va vers l’avant. Il faut la respecter. En L1, tous les matches doivent être joués jusqu’au bout. Je n’aime pas l’idée de sous-estimer l’adversaire », souligne De Zerbi, conscient qu’un tel état d’esprit leur a joué des tours par le passé.

  • Arthur Vermeeren, prodige qui doit jouer des coudes

    Arthur Vermeeren, prodige qui doit jouer des coudes

    Alternant entre le banc de touche et quelques apparitions furtives lors de ses premiers pas à l’OM, Arthur Vermeeren (24 ans) a récemment pris du galon.

    Depuis sa première titularisation sous les couleurs olympiennes face à l’Ajax, en Ligue des Champions, le milieu de terrain des Diables Rouges a de nouveau été aligné dans le onze de départ marseillais contre le Sporting et le RC Lens. Et même si les résultats n’ont pas été ceux escomptés, le joueur prêté par le RB Leipzig pour la somme d’1,5 million d’euros a su se démarquer grâce à ses qualités d’anticipation, de placement et de relance, avec un sens aiguisé du jeu vers l’avant. « C’est un joueur fort, c’est le présent et le futur de l’OM », lançait Roberto De Zerbi, conscient que le club olympien peut à tout moment activer la clause d’option d’achat de 20 millions d’euros pour qu’Arthur Vermeeren devienne Marseillais.

    Mais l’ancien prodige d’Antwerp, comparé à Pedri par Swann Borsellino, ancien rédacteur en chef du magazine So Foot, doit d’abord trouver sa place dans le cœur du jeu phocéen, victime d’une rude concurrence. « Contre Paris ou Metz, je pense que vous avez apprécié la performance de Højbjerg, un très grand joueur. À Lisbonne, j’ai choisi O’Riley pour apporter un peu plus de force dans les transitions et la relance. Arthur progresse beaucoup, il a une très bonne attitude et il jouera de nombreux matches », prévenait l’entraîneur italien, persuadé que Vermeeren « a encore une très grande marge de progression ». « Sur le terrain, il faut qu’il réussisse à être plus patron de l’environnement qui l’entoure. S’il devient moins timide en dehors des terrains, il pourra augmenter son rendement sur le terrain », ajoutait le professeur De Zerbi, qui joue les chimistes en tentant de trouver l’atome qui s’associerait bien avec le Belge. « On pourrait penser que l’effervescence de l’OM ne colle pas à sa personnalité, mais il n’est pas du tout un panic buy puisque son profil colle parfaitement à ce que veut De Zerbi », estimait le gardien tricolore Jean Butez, coéquipier de Vermeeren à Antwerp.

    Condamné à être

    un « super sub » ?

    Pour l’instant, le tandem Højbjerg-Vermeeren, visible lors de la bonne première mi-temps face au Sporting Portugal, a pris le pas sur celui avec O’Riley, dont le duo n’a pas fait des étincelles sur la pelouse du RC Lens. Parmi la multitude de combinaisons possibles, celle qui a le plus prouvé reste l’association de Pierre-Emile Højbjerg et Matt O’Riley, dont les profils sont plus complémentaires et les relations sont plus fortes, compte tenu de leur entente avec la sélection danoise.

    Cette situation ferait d’Arthur Vermeeren le « super sub » du milieu olympien. Une position qui lui permettrait quand même d’avoir du temps de jeu, dans une saison XXL entre les journées de Ligue 1, les rencontres de Ligue des Champions et les tours de Coupe de France. Et pour l’instant, l’ex-pensionnaire de l’Atlético Madrid profite de la méforme d’Angel Gomes, un milieu qui possède l’avantage de pouvoir évoluer devant le double pivot Højbjerg-O’Riley.

    Retour de la rumeur Dani Ceballos à l’OM

    Selon le média sportif espagnol Fichajes,le Real Madrid étudierait la possibilité de prêter, en janvier, le milieu de terrain Dani Ceballos à l’OM, avec option d’achat obligatoire de 7,5 millions d’euros, plus 500 000 euros de variables, avec 5% à la revente conservés par le club espagnol. Pour le moment, aucun accord n’a été établi entre les deux parties. L’international espagnol, passé par Arsenal notamment, avait déjà fait l’objet de convoitises du club olympien lors du dernier mercato estival, où Pablo Longoria avait reconnu être « vraiment intéressé » à l’idée de le recruter. Sous contrat jusqu’en 2027 avec les Merengues, Ceballos a joué 329 minutes sur les 13 premiers matches de la saison, toutes compétitions confondues.

  • [Entretien] Julien Pontes : « C’est aux instances du football d’assumer leurs responsabilités »

    [Entretien] Julien Pontes : « C’est aux instances du football d’assumer leurs responsabilités »

    La Marseillaise : Quel constat établissez-vous au sujet de l’homophobie dans le football français ?

    Julien Pontes : On dénonce des faits d’homophobie dans les stades depuis 2016. Sur ces deux, trois dernières années, on n’a jamais eu autant de faits d’homophobie qu’on a pu matérialiser par des vidéos très explicites, où on entend des chants homophobes. Je rappelle qu’une injure homophobe est punie d’un an de prison et 45 000 euros d’amende, et certaines relève de la provocation à la haine et de l’incitation au meurtre. Ce sont des qualifications pénales très graves. Et, malgré notre travail de matérialisation accablante de ces faits d’homophobie systématique, il n’y a pas de sanction de la part de la Ligue de football professionnelle (LFP) comme elle devrait en application du règlement. La situation n’est pas tenable, en l’état, et on ne voit aucun signe de volonté de faire plus de la part de la LFP. C’est bien beau d’avoir des droits pour les minorités et pour les LGBT. Mais, si ces droits ne sont pas respectés, ça ne sert à rien. Il faut de l’effectivité dans les droits. Il ne faut pas juste que ce soit réservé au Code pénal ou au Code du sport, il faut que ce soit appliqué sur le terrain.

    Au terme de vos échanges avec la députée Danielle Simonnet (L’Après), cette dernière a décidé, en septembre dernier, de porter, avec 32 autres députés, une proposition de loi visant à responsabiliser les clubs pour mettre fin à l’homophobie dans le football. Pourquoi s’attaquer directement aux clubs et non aux supporters concernés ?

    J.P. : Il faut quand même bien distinguer deux responsabilités : la responsabilité individuelle pénale de l’auteur d’un chant homophobe et la responsabilité administrative d’un club à qui on confie l’organisation d’un événement sportif. On considère que c’est d’abord aux instances du football d’assumer leurs responsabilités, avant de s’en prendre à des supporters qui ne sont quelquefois même pas informés des conséquences pénales de leurs actes. Une fois que le travail de prévention et de sanction contre les clubs aura été fait, ça provoquera des prises de conscience parmi les supporters. À ce moment-là, quand le travail d’information, de prévention, aura été fait correctement, on pourra s’intéresser de plus près à la responsabilité pénale des auteurs de chants homophobes. Mais, en l’état actuel de la loi et du Code du sport, il n’y a pas, de manière explicite, une obligation de résultat des clubs par rapport à la bonne organisation et au bon déroulement des matches, ce qui concerne la sécurité des matches. Cette obligation de résultat est d’ailleurs affirmée par le Conseil d’état et qu’il faut simplement la codifier dans la loi.

    Est-ce que cette proposition de loi vaut également pour d’autres discriminations ?

    J.P. : Cette loi concerne les obligations de résultat des clubs par rapport à l’ensemble des discriminations. Mais il se trouve que les faits de racisme, les saluts nazis, donnent lieu plus systématiquement à des sanctions disciplinaires et à des poursuites en justice par les clubs, comme ça a été le cas pour Nancy ou pour l’OGC Nice. Il y a moins de problèmes à prendre position publiquement pour des faits de racisme que pour des faits d’homophobie. Je prends l’exemple de Benoît Payan, maire de Marseille et propriétaire du Stade Vélodrome. Il a pris la parole publiquement pour dénoncer l’odieux chant raciste « les rats » des supporters parisiens, mais n’a jamais pris la parole pour dénoncer l’homophobie dans le football.

  • Roberto De Zerbi au soutien de Benjamin Pavard

    Roberto De Zerbi au soutien de Benjamin Pavard

    À Lisbonne, comme à Lens, l’OM a concédé deux buts contre son camp, synonyme de défaites.

    Dans les deux cas, le joueur qui a dévié le ballon dans le but de Gerónimo Rulli est Benjamin Pavard. Le champion du Monde a même concédé le penalty de l’égalisation lensoise, samedi. Et il s’est fait surprendre par Geny Catamo sur celle du Sporting, mercredi.

    « Ses deux matches, à Lisbonne et ici, peuvent s’expliquer par la malchance », estime Roberto De Zerbi. « Pavard a été malheureux, il a commis une légèreté et un contre son camp, mais ça arrive », a poursuivi l’entraîneur olympien dans son analyse de la prestation du champion du Monde.

    Ainsi va le football

    Certains auraient accablé le Nordiste pour ses interventions qui ont coûté cher au final à son équipe. Pas Roberto De Zerbi, qui ne pointe pas quelqu’un en particulier dans ces deux défaites. Au contraire, il a eu des mots montrant qu’il ne tient pas rigueur à son joueur. « Il ne doit pas perdre confiance, c’est une valeur ajoutée pour nous. Nous sommes heureux de l’avoir, et j’aimerais avoir plusieurs joueurs comme lui dans mon équipe. »

    Roberto De Zerbi n’a pas été le seul à affirmer son soutien à l’ancien Interiste. À l’image des propos de Medhi Benatia. « Tu sors avec des coups du sort : pas de chance, des penalties… C’est la première fois qu’ils [les Lensois, Ndlr] vont dans la surface, et ils obtiennent un penalty. Le but, le contre son camp de Ben [Pavard, Ndlr]… le pauvre, il a été très malheureux en quatre jours. Mais voilà, c’est le football. »

    Ces propos de son entraîneur et du directeur du football de l’OM devraient aider Benjamin Pavard à remonter la pente. Son expérience fera le reste. Il a connu suffisamment de péripéties, aussi bien à Stuttgart, au Bayern, qu’en équipe de France ou avec l’Inter, pour rebondir après deux matches en demi-teinte.

    Il est champion du Monde. Et ses coéquipiers sont là pour l’épauler dans sa quête de confiance. À l’image de Gerónimo Rulli pour qui « c’est le foot ».

  • Du côté de l’OM, la bouteille est vue comme à moitié pleine

    Du côté de l’OM, la bouteille est vue comme à moitié pleine

    Que penser d’une équipe qui, à deux reprises hors de ses bases, ouvre le score, pour finalement s’incliner, tout en ayant nettement dominé son adversaire ?

    Après la défaite à Lisbonne (2-1), en Ligue des Champions mercredi, Roberto De Zerbi estimait avoir « assisté à la plus belle première mi-temps de mon équipe ». Après celle à Lens (2-1), c’est Medhi Benatia qui y est allé de ses louanges. « Quand je regardais les vingt premières minutes, c’est peut-être les vingt plus belles avec le ballon depuis que je suis au club », a confessé le directeur du football de l’OM, en zone mixte du stade Bollaert-Delélis.

    Toutefois, il a avant tout reconnu « un peu de frustration, un peu de déception, surtout pour les joueurs. Quand tu sors de ces derniers jours, avec le contenu que les joueurs ont été capables de mettre, aussi bien sur la première mi-temps contre le Sporting qu’aujourd’hui face à un bel adversaire… Les joueurs ont vraiment fait de belles choses. Et tu ressors avec deux défaites… c’est dur. C’est compliqué ».

    Battus à deux reprises sur le score de 2-1, les Olympiens n’ont pas retiré les marrons du feu dans des rencontres où ils ont été le plus souvent maîtres du jeu. « Perdre ce genre de match en jouant comme ça, ça laisse présager des jours meilleurs », estime Medhi Benatia.

    Des jours meilleurs à venir

    Il est clair que, si l’on compare les prestations de samedi à Lens et mercredi à Lisbonne aux défaites à Auxerre et Reims de la saison dernière, où il n’y avait rien à sauver des prestations marseillaises, le directeur du football et son entraîneur peuvent voir le verre à moitié plein dans les sorties au Portugal et dans le Pas-de-Calais.

    En règle générale, après une défaite, un entraîneur se montre rarement satisfait de sa soirée. Ce qui n’était pas le cas de Roberto De Zerbi. « Je suis content de ce qu’a fait mon équipe. » Il argumente son propos en reconnaissant que « c’est clair que, quand tu encaisses deux buts, notamment un contre ton camp, face à une équipe aussi physique et fermée, c’est difficile ».

    À Lisbonne, comme à Lens, son équipe a connu des passages à vide dont ont su profiter leurs adversaires. « Nous manquons un peu de fraîcheur parce que nous jouons beaucoup de matches. Nous devons garder l’équilibre, analyser avec calme », note l’Italien. Néanmoins, il voit des raisons d’espérer. « Si nous jouons tout le championnat comme la première mi-temps à Lisbonne, ou comme aujourd’hui, nous ferons une grande saison, même au-delà de ce que j’imaginais au début. »

    Son équipe doit apprendre à mieux gérer les enchaînements de match. Les variations dues à l’adversaire, au contexte d’une Ligue des Champions ou du championnat. Dans les deux semaines à venir, la cadence va rester la même. L’OM va enchaîner trois rencontres de Ligue 1 (Angers, Auxerre et Brest) et une de Ligue des Champions (Bergame). Trois auront pour cadre le Vélodrome. À commencer par la première, mercredi, avec la réception des Angevins.

    À la vue des derniers résultats, on pourrait croire qu’une certaine inquiétude est venue s’installer dans les têtes. Une situation qui n’inquiète pas (encore ?) Roberto De Zerbi, plus préoccupé par le coup reçu par Timothy Weah à Lens.

    « Il a pris un coup. Il va passer des examens et j’espère que ce n’est vraiment qu’un coup qui l’a obligé à sortir », a confessé l’Italien. L’entraîneur marseillais est conscient du rôle crucial de son homme à tout faire sur le terrain. Alors que son infirmerie est déjà copieusement garnie, le perdre « serait un très gros handicap pour nous », soupire-t-il.

    Roberto De Zerbi doit maintenant se pencher sur la meilleure manière de rebondir face à Angers, dès mercredi, pour le retour au Vélodrome d’un OM qui sera attendu au tournant.

  • L’OM perd la tête à Lens

    L’OM perd la tête à Lens

    Détrôné par la victoire du PSG à Brest (3 – 0) en fin d’après-midi, l’OM se rendait à Lens, avec l’espoir de reprendre le fauteuil de leader de la Ligue 1. Mais la rage de vaincre « sang et or » a eu raison de Marseillais qui se sont retrouvés dans le dur physiquement.

    Face à un adversaire bien mieux armé que Le Havre, la tâche olympienne était déjà plus compliquée. Cela même si, à la fin du premier quart d’heure, Mason Greenwood avait placé son équipe sur une orbite intéressante. L’OM menait au score, sans que rien ne soit à redire, tant les Marseillais maîtrisaient alors les débats.

    Néanmoins, les belles mécaniques restent toujours sous la menace d’un petit grain de sable capable de tout dérégler. Ce grain de sable, ce sera une intervention de l’assistance vidéo. Sur un télescopage entre Odsone Edouard et Benjamin Pavard, dans la surface marseillaise, Stéphanie Frapart a d’abord sanctionné l’attaquant Lensois. Avant d’être averti par la vidéo d’un éventuel penalty. L’arbitre se fiait finalement aux images, offrant au buteur « sang et or » une occasion d’égaliser dont il ne se privait pas.

    Jusque là, l’OM, dont le jeu était animé par le duo Vermeeren – O’Riley, avait su maîtriser les débats. L’égalisation artésienne devait laisser des traces. Notamment chez Benjamin Pavard, qui, au retour des vestiaires, trompait Geronimo Rulli, sur un corner où la confusion régnait devant le but marseillais.

    Face à une situation qui se compliquait, Roberto De Zerbi effectuait ses changements, redistribuant ses cartes tactiques. S’il semblait compliqué aux Phocéens d’aller chercher la victoire, leur entraîneur espérait au moins arracher l’égalisation, afin de sauver les apparences d’une semaines où rien n’a voulu sourire à son équipe. A l’image d’une seconde période où Mason Greenwood et Igor Paixão manquaient ce qu’ils réussissaient avant le repos.

    Lens – OM 2 – 1 (1 – 1).

    9è journée de Ligue 1

    Stade Bollaert – Delélis (38 223 spectateurs).

    Arbitre : S . Frappart.

    Buts : Edouard (24 sp), Pavard (53 csc), pour Lens, Greenwood (17) pour l’OM.

    Avertissements : Thomasson (34), Guilavogui (84), Sangaré (88) à Lens, Pavard (22), Balerdi (87) à l’OM.

    LENS : Risser – Gradit, Baïdoo, Sarr – Aguilar (Abdulhamid, 85), Sangaré, Thomasson ( c ), Udol – Thauvin (Sima, 81), Edouard (Fofana, 81), Saïd (Guilavogui, 69).

    Entraîneur : P. Sage.

    OM : Rulli – Pavard (Nadir, 61), Aguerd ( c ), Murillo (Gomes, 74) – Weah (Balerdi, 52), Vermeeren, O’Riley (Höjbjerg, 74), Emerson – Greenwood, Vaz (Aubameyang, 52), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.