Tag: Football

  • L’OM paré au vent du Nord

    L’OM paré au vent du Nord

    Le voyage lisboète n’a pas été de tout repos pour les Olympiens, dont la belle série de cinq victoires consécutives s’est achevée amèrement. « C’est une défaite difficile contre le Sporting, on ne s’est pas vraiment rendu compte qu’on a perdu, avec le changement dû à l’expulsion, où ça a été le jour et la nuit. Malgré ça, on aurait pu rentrer avec des points. Je ne pense pas que la défaite soit méritée, c’est encore plus difficile à accepter. On aura besoin d’énergie et de fraîcheur face à Lens », souligne Roberto De Zerbi, entraîneur marseillais au haut niveau d’exigence.

    « Je m’attends à ce qu’on joue de la meilleure des manières. Les supporters ne doivent pas être tristes ou déçus du match contre le Sporting. Dans la défaite, ça nous a tous fait mal, on aurait pu faire mieux, mais les supporters doivent penser à la première période. La deuxième n’a pas été un match de foot », estime-t-il. « La première période a donné beaucoup de réponses positives. Il faut être concentré sur l’équilibre, que tout ne soit pas rose quand on gagne. Contre le PSG, la deuxième période a été dans la souffrance. On l’évalue de façon négative face au Sporting, mais ça ne change pas mon analyse du match », poursuit le technicien italien, persuadé que ses protégés seront en mesure de rebondir, dès ce samedi (21h05), avec le déplacement à Lens.

    « On savait que ça devait arriver. On a la possibilité de rejouer et de remettre les choses en place. On aurait voulu revenir avec un meilleur résultat, mais on peut tourner la page. Il y aura d’autres matches en C1 aussi. La deuxième période était difficile, même si on a très bien joué. C’est une leçon à apprendre », martèle CJ Egan-Riley (22 ans). Le défenseur international anglais, débarqué dans la cité phocéenne durant le mercato estival, n’a plus disputé la moindre minute avec les Olympiens depuis la réception triomphale de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions (4-0). « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu, mais j’ai été remplaçant. C’est une longue saison, c’est impossible de tout jouer. Il y a beaucoup de compétitions, je vais avoir le temps de jeu et de donner le maximum », assure celui qui prétend à une titularisation avec l’enchaînement des matches rapprochés dans le temps. Peut-être pas directement face aux Lensois, quatrièmes du championnat et invaincus depuis la quatrième journée, mais probablement contre Angers, mercredi prochain (21h05) au stade Vélodrome.

    Ces deux journées vont permettre de savoir si l’Olympique de Marseille peut à nouveau se relever après une désillusion sur le plan européen. Comme ce fut le cas suite au déplacement à Madrid.

    « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu »

  • À Lisbonne, l’OM n’est pas allé au bout de ses idées

    À Lisbonne, l’OM n’est pas allé au bout de ses idées

    En football, il y a les paroles et les actes. Seuls les seconds comptent.

    C’est ce que l’on peut retenir de la sortie marseillaise au stade José-Alvalade. Alors que les joueurs de Roberto De Zerbi avaient su trouver le moyen d’éteindre la ferveur des Lions, la belle ouvrage olympienne a fini par s’effondrer, tel un château de cartes.

    À chaud, l’entraîneur phocéen a avant tout cherché du positif dans une soirée gâchée. « Je pense que mon équipe a réalisé sa meilleure première mi-temps depuis le début de saison », a-t-il lâché en conférence de presse. Il est clair que, si le match s’était arrêté là, l’OM aurait désormais trois points de plus dans son escarcelle et le carton rouge reçu par Emerson ne serait qu’un fait de match.

    Mais, en football, il y a toujours, sauf cas de force majeure, une seconde mi-temps. Et dans cet acte II, le jeu parfait vu par Roberto De Zerbi s’est petit à petit délité. Permettant au Sporting de revenir dans la partie. Pour finalement arracher la victoire.

    De Zerbi assume

    S’il lui fallait bien entendu gérer une infériorité numérique, ses choix de laisser Mason Greenwood et Arthur Vermeeren au vestiaire pour la reprise ont surpris. Mais l’Italien les assume. « J’ai fait le choix de sortir Greenwood parce qu’Emerson venait d’être expulsé. Nous devions défendre à cinq et, entre lui et Paixão, à ce moment-là, celui qui avait les caractéristiques pour défendre et attaquer en même temps, c’était Paixão », a-t-il confié au micro de Canal+.

    En conférence de presse, il a étoffé son propos, « Mason était fatigué ». Quant au choix de sortie Arthur Vermeeren, « je pensais qu’avec Matt O’Riley, ce serait plus solide pour garder le ballon au milieu ».

    Au final, l’OM s’est métamorphosé. Et a perdu la maîtrise du jeu, dans une seconde mi-temps où, avec un soupçon d’audace, les Olympiens auraient pu conserver leur avantage face à un Sporting volontaire, mais assez brouillon dans ses intentions.

    Comme sur l’expulsion d’Emerson, c’est une intervention de l’assistance vidéo qui a fait basculer la soirée. Validant l’égalisation portugaise, malgré un hors-jeu de Geny Catamo. « Quand on a un match avec de tels enjeux en Ligue des Champions, avoir des arbitres comme ça, c’est scandaleux. Ça nous pénalise parce qu’on était en train de faire un bon match et, derrière, ça change toute la physionomie », a tempêté Pierre-Emerick Aubameyang, toujours au micro de Canal+.

    Il est clair que l’équipe d’arbitres slovènes, autour de Rade Obrenovic, n’a pas été très clairvoyante. Mais l’OM ne peut pas se cacher derrière des décisions contraires pour expliquer la perte d’un match qui était largement à sa portée.

    Néanmoins, on peut comprendre la frustration marseillaise. Elle fait suite au second penalty généreusement accordé au Real lors du premier match et qui, transformé par Kylian Mbappé, avait privé les Marseillais d’un point.

    Un match de suspension en perspective pour Emerson

    Emerson a été doublement sanctionné par Rade Obrenovic.

    L’arbitre slovène de la rencontre à Lisbonne lui a, dans un premier temps, donné un carton jaune pour avoir effleuré de la main le ballon. Puis, quelques minutes avant la pause, il y a eu un contact avec Maximiliano Araujo dans la surface de réparation du Sporting.

    Dans un premier temps, un penalty était accordé à l’OM. Mais, appelé par son assistant vidéo, Rade Obrenovic a annulé la sanction. D’après les lois du football, il aurait dû en rester là. Mais ce dernier a fait du zèle en donnant un second jaune à Emerson, synonyme d’expulsion. L’Italo-Brésilien sera suspendu face à Bergame.

  • Trois de chute pour les U19 en Youth League

    Trois de chute pour les U19 en Youth League

    Zéro point sur neuf. Les Minots sont toujours fanny à mi-parcours de cette phase de ligue de la Youth League. Nouveau revers, ce mercredi, sur la pelouse du Sporting (2-1). Cette rencontre aurait pu débuter d’une meilleure manière pour les jeunes Marseillais. 11e minute de jeu, suite à une mauvaise relance, Flavio Gonçalves a été servi dans la profondeur et a devancé la sortie de Diarra. Un but célébré par les Lisboètes avec un t-shirt du rappeur Jul. Les locaux ont eu plusieurs opportunités pour élargir leur avance, sans que ce ne soit le cas avant la mi-temps.

    Souvent sous pression, l’OM a tenté. Tadjidine Mmadi, tout juste rentré du Mondial U20, a été proche de reprendre un centre d’Abdallah, sans succès.

    Transformé et plus entreprenant, l’OM U19 s’est ensuite mis au niveau de la rencontre. À la suite d’un joli numéro, Darryl Bakola a égalisé d’une frappe croisée. Les Olympiens ont pris le contrôle du match avant de se faire doucher à 10 mn du terme. Un but de Simao a scellé la victoire lisboète, le carton rouge de Gabriel Silva ne changeant rien à l’issue de la partie.

    Sporting 2 (1) OM 1 (0)

    3e journée de la Youth League

    Stade Aurelio-Pereira

    Buts : Goncalves (11e), Simao (81e) ; Bakola (47e)

    Carton rouge : Gabriel Silva (84e)

    SPORTING : Gouveia – Blopa, Lee, Dominguez, Grombahi – Camacho, Felicissimo, Mendes – Goncalves, Silva, Bafdili

    Entraîneur : Joao Giao

    OM : Diarra – Doubal, Ouro Bang Na, Baradji, Bezahaf – Corbon, Bakola – Mmadi, Leccese, Abdallah – Lamare

    Entraîneur : Titou Hasni

  • Le 100e but

    Le 100e but

    Il était important de marquer le coup. Et grâce à Igor Paixão, qui a ouvert le score à la 14e minute, l’attaque olympienne a atteint une barre symbolique. Celles des cent buts inscrits dans la compétition.

    Quant au premier buteur, il s’agit de Rudi Völler, lors du succès 5-0, à Glentoran.

  • Le Sporting a usé la défense olympienne

    Le Sporting a usé la défense olympienne

    Même si les Lisboètes, à l’image de Luis Suarez dans son duel avec Leo Balerdi, ont cherché à repousser les Marseillais le plus loin possible de leur zone défensive, cette tactique n’aura pas porté ses fruits. Quand bien même la ligne offensive du Sporting est allée presser l’arrière-garde phocéenne, sans parvenir à désorganiser le trident défensif commandé par Leo Balerdi et sécurisé par Gerónimo Rulli.

    Le but rapidement inscrit par Igor Paixão a remis son équipe dans le sens du jeu. Le Sporting devait accuser le coup. Avant d’être remis en selle par l’expulsion d’Emerson, juste avant le repos.

    Mason Greenwood et Arthur Vermeeren étaient sacrifiés pour revoir le schéma marseillais de la seconde période. Un OM qui avait plus de mal à ressortir les ballons. Et sa défense finira par céder à deux reprises, offrant au Sporting une victoire à l’usure.

  • Les supporters marseillais ont teinté Lisbonne de bleu, blanc et orange

    Les supporters marseillais ont teinté Lisbonne de bleu, blanc et orange

    Si certains n’ont pas reculé devant l’interminable voyage en bus, la plupart des quelques 2 500 supporters olympiens ont opté pour la voie des airs pour rejoindre Lisbonne. « Les Ultras et les Fanatics ont préféré la route. Ils ne sont arrivés qu’en fin de matinée et auront tout juste le temps de boire un coup avant d’aller au stade » estime un membre éminent des South Winner’s, qui a préféré l’avion. « C’est top. En deux heures, tu arrives. Tu peux profiter tranquille de Lisbonne ».

    Attablé à la terrasse du Museu da cerveja, il savoure une mousse bien fraîche. Avec son groupe de potes, il révise ses chants avant de « monter » vers le nord de la capitale portugaise.

    Accent lorrain

    à deux pas de là, au No solo Italia, c’est avec l’accent lorrain que Léa, Mathieu et Pierre évoquent le match à venir. « Nous sommes de Nancy et n’avions pas pu aller à Metz. Alors, nous nous rattrapons en venant ici. Nous enchaînerons avec le match à Lens. Merci à l’aéroport de Luxembourg ! »

    Dans le lacis des rues commerçantes de Lisbonne, les porteurs des maillots aux diverses couleurs de l’OM, dont un au nom de Didier Drogba, prennent des forces dans les tavernes et cervecerias. Hésitent à acheter un maillot de Cristiano Ronaldo. « à plus de 100 euros, ils ne se mouchent pas avec les doigts », soupire Théo.

    à trois heures du coup d’envoi, le moment vient de rejoindre le stade, via la ligne verte du métro. En s’engouffrant dans la station Bairro-Chiado, la masse a croisé la route de Paul le Guen et sa famille. L’ancien capitaine du PSG, tout de vert vêtu, a rapidement changé ses plans de visite. Même s’il n’a pas été reconnu.

    Le cortège mettra du temps, mais il arrivera juste à temps pour assister au coup d’envoi et donner de la voix, dans un stade José-Alvalade qui n’avait pas fait le plein. Malgré des tarifs attractifs.

  • Réduit à dix, l’OM a fini par craquer

    Réduit à dix, l’OM a fini par craquer

    Il n’y aura pas de second succès marseillais en terre portugaise.

    Lorsqu’après l’hymne de la Ligue des Champions, l’adaptation de Comme d’habitude à la mode portugaise semblait la bienvenue pour résumer une première période qui, sous certains aspects, a semblé voir l’histoire se répéter. En effet, comme le 12 octobre 2022, l’OM a rapidement pris l’avantage. Un carton rouge a également été sorti par Rade Obrenovic.

    Mais là s’est arrêtée la comparaison avec la première visite olympienne à José-Alvalade. Car cette fois, le carton rouge a été brandi sous le nez du défenseur Marseillais Emerson. L’Italien ayant simulé une faute de Maximiliano Araujo dans la surface portugaise. Dans un premier temps, l’arbitre avait donné un penalty en faveur de l’OM, accentuant le mimétisme.

    Mais son assistant vidéo a corrigé l’erreur. Le Sporting évitait la punition. Mais retournait au vestiaire avec un handicap d’un but. Avantage mérité pour des Marseillais qui avaient su prendre la mesure de la fougue des Lions, dans un premier quart d’heure où, à l’image de Luis Suarez, ils ont été très présents devant la surface de Gerónimo Rulli.

    Néanmoins, c’est l’OM qui avait su être efficace. Pierre-Emerick Aubameyang offrant à Igor Paixão l’opportunité d’inscrire son troisième but en Ligue des Champions sous ses nouvelles couleurs. Le Brésilien, avec Feyenoord au printemps dernier, avait écœuré le Benfica à quelques kilomètres de là. Il était bien parti pour remettre le couvert. Plaçant l’OM sur une orbite victorieuse.

    Toutefois, en devant terminer la rencontre à dix, l’OM qui allait devoir montrer sa capacité à digérer cette perte. Un fait qui devait changer la donne d’une seconde période durant laquelle les Lions ont de nouveau sorti les griffes. Et où l’assistance vidéo a de nouveau joué des tours aux Marseillais.

    Car après avoir vu un hors-jeu de Geny Catamo, Rade Obrenovic était à nouveau appelé par son compatriote Matel Jug qui, lui, validait le but de l’égalisation lisboète. Pour les Olympiens, le coup était rude. D’autant plus que sur un coup de billard, Alisson Santos allait trouver une seconde faille dans la muraille dressée par Gerónimo Rulli.

    L’OM, qui avait pris la rencontre par le bon bout, a fini par donner raison à la chanson de Claude François. Car, presque comme d’habitude, la défaite est au bout de la nuit portugaise.

    Sporting 2 (0) OM 1 (1)

    3e journée Ligue des Champions

    Stade José Alvalade (48 562 spectateurs)

    Arbitre : R. Obrenovic (SLO).

    Buts : Catamo (69), Santos (86) pour le Sporting), Paixão (14) pour l’OM.

    Avertissements : Araujo (89) au Sporting, Balerdi (3),Emerson (39, 44), Rulli (75), Pavard (89) à l’OM.

    Exclusion: Emerson (44) à l’OM.

    SPORTING : Silva – Fresneda (Santos, 80, Debast (Diomandé, 80), Inacio, Araujo (Reis, 90+2) – Hjulmand ( c ), Simões (Catamo, 64) – Quenda (Ioannidis, 64), Trincão, Pedro Gonçalves – Suarez.

    Entraîneur : R. Borges.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi ( c ), Aguerd – Weah (Garcia, 67), Höjbjerg, Vermeeren (Murillo, 46), Emerson – Greenwood (O’Riley, 46), Aubameyang (Vaz, 82), Paixão (Gomes, 67).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • « Mes joueurs savent quoi faire ! »

    « Mes joueurs savent quoi faire ! »

    Deuxième de la Ligue 1 portugaise, le Sporting Clube du Portugal peut-il tenir tête au leader du championnat de France ?

    « Si vous vous arrêtez aux statistiques, elles ne nous sont pas favorables », reconnaît Rui Borges. Toutefois, l’entraîneur des Lions reste serein. « Mes Joueurs savent quoi faire ! Et nous aurons le soutien de notre public. » Pour lui, cela peu suffire à dédire certains pronostics promettant une défaite pour son équipe. Il se base sur la prestation du Sporting qui a su éviter le piège de Paços Ferreira en coupe. Et qui ne craint pas d’affronter « un adversaire qui semble irrésistible ». Pour Rui Borges, affronter un OM au sommet de sa forme, « c’est un surcroît de motivation. Nous sommes là pour nous confronter à des grandes équipes. Si elles tournent bien, une victoire ne serait que plus belle ».

    Le stratège lisboète compte sur un groupe qui ne doute pas pour réussir un gros coup. Et notamment sur son nouvel homme fort en pointe, Luis Suarez. Le Colombien est arrivé l’été dernier et s’est rapidement acclimaté à sa nouvelle équipe. « Je vis sans doute les meilleurs moments de ma carrière », a-t-il confié en conférence de presse. Ce match ce sera aussi l’occasion d’une revanche. En 2022, il a porté durant cinq mois le maillot olympien, mais n’a pas réussi à s’y imposer. « C’était fort, mais je n’étais pas prêt mentalement à supporter ce qui m’y attendait », reconnaît-il. Il admet : « Cet échec m’a marqué. j’ai eu besoin de temps pour m’en remettre. Mais, aujourd’hui, la page est tournée. »

    Pour lui, battre un OM leader de la Ligue 1 n’est pas une mission impossible : « Nous aurons certes des joueurs incroyables face à nous. Mais ils sont comme nous, avec deux jambes. » Et le Colombien de faire une promesse : « Il y aura du spectacle. »

  • Le Sporting avance à tâtons avant de recevoir Marseille

    Le Sporting avance à tâtons avant de recevoir Marseille

    L’OM se frotte à un champion national. Ce mercredi, à 21 heures, les Marseillais se rendent à l’Estadio José-Alvalade pour la troisième journée de Ligue des Champions. En face, le Sporting a perdu, en l’espace de quelques mois, son entraîneur Ruben Amorim et son attaquant star, Viktor Gyökeres. Des pertes qui ne les empêchent pas d’être 2e de la Liga Portugal.

    « Leur début de saison est correct. La dynamique est un peu moins bonne sur les trois derniers matches, ils ont difficilement gagné en coupe, ce week-end, face à une D2. Le match contre le Napoli a pu être qualifié de défaite encourageante, mais le contenu n’était pas très bon », rapporte Nicolas Vilas, journaliste franco-portugais, désormais sur la chaîne L’équipe.

    Celui qui se trouve actuellement dans l’œil du cyclone s’appelle Rui Gomes. Le nouveau coach est déjà sous la pression des médias locaux, ainsi que des fans. « Nous sommes déçus du coach. En termes de choix, je suis parfois bouche bée. Il joue trop axial, il n’y a pas de centres. Dès que l’on affronte un gros morceau, on perd », analyse Nuno, grand supporter du club lisboète.

    Des compositions

    de départ discutables

    Ce dernier détaille également ce qui a changé depuis le départ de Viktor Gyökeres vers Arsenal. « Avec Gyökeres, nous jouions plus dans la profondeur, on envoyait la balle devant et on savait qu’il allait l’avoir. Aujourd’hui, il y a quand même une qualité, c’est que nous sommes plus imprévisibles. Finalement, on jouait toujours pour lui auparavant. »

    Nicolas Vilas évoque aussi l’arrivée bénéfique de Luis Suarez, 11 matches avec l’OM en 2022-2023. La recrue estivale est la plus chère de l’histoire du Sporting. « Il a été acheté cher, mais il met but sur but. Le problème n’est pas forcément l’attaque. Il y a des joueurs bons la saison dernière qui le sont moins cette année. Je pense à Morita, à Hjulmand. »

    Deux jeunes joueurs formés au club seront à suivre, mais ne seront peut-être pas alignés. Au plus grand désespoir de Nuno. Geovany Quenda (déjà vendu à Chelsea) et Joao Simoes ont tous les deux 18 ans et sont des phénomènes à leur poste. « Simoes a été excellent contre Naples, puis on ne l’a plus revu. Il était parfois hors de la feuille de match. Quenda est un ailier de débordement, très bon en un contre un. » Le Sporting espère donc mieux et tombe sur un OM dans la meilleure forme possible. Le duel sera exigeant.

  • L’OM pour enclencher la seconde à Lisbonne

    L’OM pour enclencher la seconde à Lisbonne

    C’est un OM leader de la Ligue 1 qui renoue avec l’Europe, ce mercredi soir.

    Le net succès aux dépens du Havre, où l’attaque a inscrit six buts, est un peu le reflet du festival qui avait emporté l’Ajax, le 30 octobre, lors du retour de la Ligue des Champions au Vélodrome. Depuis la défaite, sur fond d’injustice, à Santiago Bernabéu, les hommes de Roberto De Zerbi n’ont plus montré de signes de faiblesse.

    Malgré quelques petits trous d’air à Strasbourg et en début de match face au Havre, les Olympiens ont su se comporter en maîtres du jeu. Leur victoire contre le PSG en étant le plus beau des exemples.

    Il reste maintenant à concrétiser ces bonnes intentions sur la scène européenne. Si l’Ajax a été emporté par la tornade blanche marseillaise au Vélodrome, réaliser une prestation similaire en déplacement enverrait un signal fort dans la course à la qualification. Et démontrerait que cet OM-là dispose vraiment des moyens pour concrétiser ses ambitions.

    Le voyage à Lisbonne peut-il être ce vecteur positif ? « C’est une étape importante », admet Roberto De Zerbi. « Nous allons nous mesurer à une véritable institution, dans un stade qui a les mêmes caractéristiques que notre Vélodrome. Si nous voulons nous affirmer, nous devrons afficher notre volonté et réussir le match parfait. »

    à ce jour, le stade José-Alvalade est le seul qui a vu les Phocéens s’imposer au Portugal. C’était déjà en octobre (2022), dans l’ancienne formule de la Ligue des Champions, dans des conditions particulières puisque les Lisboètes avaient terminé la soirée à neuf.

    Cette fois, le contexte sera différent. Avec une opposition entre deux adversaires qui ont chacun gagné et perdu un match. Qui se suivent au classement et dont le vainqueur pourrait prendre une option intéressante. S’il sera encore trop tôt pour parler de qualification, ce serait un pas important de réalisé.

    Pour y parvenir, Roberto De Zerbi s’appuiera sur un collectif qui a trouvé ses repères. à l’image d’Igor Paixão. « Nous avons trouvé notre dynamique face à l’Ajax et la garderons », promet-il.

    Les retrouvailles avec Luis Suarez

    L’OM et le Sporting Clube de Portugal vont se retrouver au stade José-Alvalade, trois ans après leur premier face-à-face.

    Du côté Marseillais, seul Leo Balerdi, qui avait disputé les deux matches de groupes de Ligue des Champions en 2022, est toujours présent dans l’effectif olympien.

    Alors que du côté lisboètes, ils sont sept à avoir connu la double défaite (4-1 au Vélodrome, puis 2-0 à domicile). Cinq devraient figurer sur la feuille de match, ce mercredi soir. à savoir Matheus Reis, Gonçalo Inacio, Hidemasa Morita, Pedro Gonçalves et Francesco Trincão, buteur au Vélodrome. Deux autres, blessé (Nuno Santo) ou revenant de blessure (Jeremiah Saint-Juste) devraient quant à eux suivre depuis les tribunes ce troisième acte du duel entre les Lions lisboètes et les Phocéens.

    Quant à Luis Suarez, l’international Colombien était à l’OM, à cette époque, mais n’avait pas été utilisé par l’entraîneur Igor Tudor dans ces deux rencontres. Arrivé d’Almeria l’été dernier, il pourrait se retrouver en point de l’attaque du Sporting et espérer s’offrir une revanche.