Tag: Football

  • L’ère Beye s’ouvre à l’OM

    L’ère Beye s’ouvre à l’OM

    Il est arrivé souriant, habillé d’un survêtement du club et les lunettes bien vissées sur son nez. Calme, la voix posée, Habib Beye a fait face à une kyrielle de journalistes, ce jeudi après-midi, pour sa présentation officielle. Des premiers mots attendus, scrutés, pour celui qui a été un capitaine exemplaire et un latéral droit de talent. 19 ans après son départ de l’OM, le nouveau coach olympien retrouvait la Commanderie et s’est montré bavard face à la presse.

    « Tout d’abord, c’est une grande fierté, très très heureux d’être ici. Vous savez l’attachement que j’ai pour ce club. Maintenant, comme je l’ai dit, c’est un passé qu’il faut garder dans le passé. Aujourd’hui, une autre mission m’est offerte. Je l’ai vécu comme joueur, maintenant en tant qu’entraîneur, donc c’est un très très beau moment », appuie-t-il dès ses premières paroles. Sans langue de bois, ou presque [voir par ailleurs], l’ex-international sénégalais a répondu aux différentes questions. Il se sent « prêt » car il n’a pas découvert « une équipe malade », en arrivant à l’OM. « Il y a des dynamiques, parfois, qui sont un peu plus négatives. Je pars du principe qu’ici, il y a une grande volonté de travail de la part de toutes les personnes que j’ai rencontrées jusqu’à maintenant. Je suis allé chercher l’expérience dans une division inférieure, ensuite en Ligue 1, et aujourd’hui, j’estime que c’est un nouveau pas dans ma carrière, qu’il va falloir que j’assume. »

    Une pleine confiance

    du club

    Habib Beye n’a pas hésité à citer plusieurs fois, lors de sa soutenance, les noms de Frank McCourt et Medhi Benatia. L’entraîneur de 48 ans était satisfait de recevoir autant de confiance avant de monter à bord du bateau marseillais. « Cette confiance-là, je l’ai eue de la part du propriétaire, M. McCourt, et je l’ai eu de la part de Medhi Benatia. Maintenant, je dois l’avoir de la part de mon groupe à travers les interactions que j’ai avec eux », martèle l’ancien coach du Red Star et du Stade Rennais.

    Alors que la conférence de presse touchait à sa fin, Habib Beye s’est permis de nommer Pape Diouf, son président lorsqu’il portait le maillot marseillais. Sur le climat parfois incandescent autour du club, le natif de Suresnes s’est souvenu d’une phrase de celui qui fut également journaliste à La Marseillaise : « Quand le feu brûle à Marseille, parfois il faut le laisser brûler, car il s’éteint tout seul. » Habib Beye n’aura pas le temps de cogiter avec le match, dès ce vendredi soir (20h45), à Brest. L’occasion de prendre la température à l’aube d’une aventure phocéenne qui s’annonce intense.

    « J’estime que c’est un nouveau pas dans ma carrière »

  • Les supporters de l’OM punis par l’UEFA

    Les supporters de l’OM punis par l’UEFA

    Du côté de l’UEFA, lorsqu’il s’agit de sanctionner, les membres de la Commission de discipline ont une mémoire digne d’un éléphant. Ainsi, après que les supporters de l’OM se sont fait remarquer en allumant de nombreux fumigènes dans le stade Jan-Breydel lors du dernier match des Marseillais en Ligue des champions à Bruges, ladite commission s’est souvenue d’un sursis concernant le club olympien..

    Cette dernière «ordonne l’application de la sanction disciplinaire avec sursis prononcée dans sa décision du 28 février 2024, à savoir l’interdiction pour l’Olympique de Marseille de vendre des billets à ses supporters pour son prochain match à l’extérieur de compétition interclubs de l’UEFA ».

    A cela s’ajoute une amende de 25 000 euros. De plus, un nouveau sursis, qui court sur deux ans, est prononcé à l’encontre des supporters Marseillais.

  • Beye devient officiellement le nouvel entraîneur de l’OM

    Beye devient officiellement le nouvel entraîneur de l’OM

    Courtisé depuis plusieurs jours, Habib Beye est officiellement le nouvel entraîneur de l’Olympique de Marseille. Les deux parties avaient trouvé un accord de principe, mercredi après-midi, après avoir été officiellement libéré de son contrat avec le Stade Rennais, comme l’avait révélé RMC Sport. L’institution marseillaise a officialisé la nomination de son ancien joueur au travers d’un communiqué rendu public en fin de soirée. « Ce mardi 18 février 2018 marque le retour d’Habib Beye à l’Olympique de Marseille. De la verte pelouse de l’Orange Vélodrome au banc de touche de l’enceinte du boulevard Michelet, la boucle semble bouclée mais le plus dur est probablement face à lui avec un fil conducteur identique à celui qui a accompagné sa carrière de joueur : leadership, travail et passion », a souligné le club phare de la cité phocéenne. Le technicien franco-sénégalais paraphe ainsi un contrat de 18 mois. Ce qui signifie que le club olympien compte sur ses services pour l’exercice 2026-2027.

    Freiné dans son élan par un litige contractuel avec le club breton, qu’il avait dirigé du 30 janvier 2025 au 9 février 2026, Habib Beye réclamait auprès de ses « anciens » employeurs un an et demi de salaire en indemnités, estimant que Rennes occupait la sixième place du championnat au moment de son éviction. Les deux parties avaient été réunies, mardi, par la Commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP) afin de parvenir à une conciliation. Cette dernière n’avait pas abouti et la procédure suivait son cours.

    Un choix qui interroge

    Les Bretons, eux, n’avaient pas perdu plus de temps en officialisant, mercredi en début d’après-midi, la signature de Franck Haise. L’ancien coach de Lens et Nice, passé par la formation rennaise entre 2006 et 2012, s’est engagé jusqu’en 2027.

    Un temps dans les petits papiers pour devenir le prochain entraîneur de l’OM, Franck Haise a déjà dirigé son premier entraînement sous les couleurs rouges et noires. La balle était alors clairement dans le camp du Stade Rennais, qui avait théoriquement jusqu’au 12 mars prochain pour envoyer la lettre de rupture de contrat, soit un mois après l’entretien préalable avec Habib Beye. Autant dire une éternité à trois mois de la fin du championnat, où, entre-temps, un Olympico (face à l’Olympique Lyonnais) à domicile et un quart de finale de Coupe de France, à la maison également, se profilent comme des rendez-vous décisifs de cet exercice 2025-2026.

    Le choix de l’ex-consultant de Canal+ suscite toujours quelques interrogations, notamment suite à son aventure rennaise qui s’est soldée par un bilan mitigé. Avec 44,4% de victoires, où seul Bruno Genesio a fait mieux depuis les années 2010, les résultats ont été au rendez-vous. Mais son management a pu laisser à désirer et a été vivement critiqué. À l’OM, il n’aura pas le droit à l’erreur.

  • L’affaire des stades nîmois révèle la dérive des droites

    L’affaire des stades nîmois révèle la dérive des droites

    Salle comble, hommages, puis retour brutal au réel : pour le dernier conseil municipal de Jean-Paul Fournier, samedi, le feuilleton des stades a englouti l’émotion. Au cœur des échanges, la Ville a acté le rachat du stade provisoire des Antonins et du centre d’entraînement de la Bastide, pour près de 9,50 M au prix des Domaines. Une opération présentée par la majorité comme vitale pour « sauver le club », et devenue, à un mois des municipales, un marqueur politique explosif.

    Dans l’hémicycle, Vincent Bouget (Nîmes citoyenne à gauche) a choisi de ne pas prendre part au vote, mais pas de se taire. Il a rappelé ce qu’il décrit comme la facture d’une séquence entamée par la vente des Costières à Rani Assaf : « Voici donc l’addition, la douloureuse : 9,5 ME. C’est le prix du départ de Rani Assaf, le prix des erreurs accumulées, le prix que les Nîmois doivent payer. » Et de dénoncer un achat « contraint » : un stade « conçu comme provisoire, sans parkings, difficile d’accès », à l’issue incertaine au-delà de 2032. Sur la Bastide, il épingle une mécanique à rebours : des équipements déjà financés par la collectivité, revendus puis rachetés plus cher. À ses yeux, l’affaire dit moins une stratégie qu’une perte de maîtrise : « Sortir le chéquier des Nîmois n’est pas une stratégie. »

    Indignation sur commande

    La droite nîmoise, elle, tente de retourner l’argument. Franck Proust, premier adjoint et candidat LR-UDI-Horizons, assume une ligne : l’achat « se débarrasse » d’Assaf et dote la ville d’un stade réutilisable « pour tous les clubs », dans une ville qui « manque de terrains, de gymnases ». Dans la campagne, il promet désormais un référendum sur l’avenir des Costières, dès 2027 : « Je vais demander aux Nîmois de choisir », tout en affirmant « ne pas occulter l’avenir des Costières ». Problème : pour l’opposition, ce volontarisme tardif ressemble à une reconquête narrative, afin de faire oublier que la majorité a longtemps porté le dossier avant de le subir.

    Le conseil a surtout mis à nu l’état de décomposition des droites locales. Julien Plantier, ancien premier adjoint devenu rival, annonce l’abstention de son groupe et attaque : « Ne cédez pas au chantage de Rani Assaf, ne gaspillez pas l’argent des Nîmois. » Dans le même souffle, il dit « assumer pleinement » les décisions de l’époque. Plantier propose sa propre sortie par le haut : rénover les Costières (trois tribunes, pôle économique ou médical côté ouest), quand Proust défend les quatre tribunes ou ouvre la porte à la démolition/reconstruction. Même diagnostic : le dossier est devenu un boulet, mais rivalités, calendriers et montages opposés. La droite sortante se contredit en direct.

    Dans cette crise, le RN avance en terrain découvert. Au conseil municipal, ses élus ont soutenu certaines délibérations mais calculent pour capitaliser sur la colère fiscale et le ressentiment. Dans la campagne, sa tête de liste Julien Sanchez, parachuté à Nîmes, se présente comme le « meilleur candidat » parce qu’il a « déjà dirigé une ville », et martèle en substance que le RN « gouvernera Nîmes, et demain la France ». Une fanfaronnade qui prospère sur un décor familier : droite éclatée, succession mal verrouillée, affaire des stades transformée en symbole de fin de règne. Reste une question, au-delà des tribunes et des plans 3D : qui paiera l’addition politique d’un dossier où ceux qui prétendent « réparer » sont aussi ceux qui ont allumé l’incendie ?

  • McCourt mise sur Benatia et déclasse Pablo Longoria

    McCourt mise sur Benatia et déclasse Pablo Longoria

    Nouveau coup de théâtre à l’Olympique de Marseille. Alors que Medhi Benatia a annoncé sa démission du poste de directeur du football dimanche, le dirigeant marocain conserve finalement ses fonctions au sein de l’état-major olympien.

    « Déterminé à assurer l’intérêt supérieur de l’Olympique de Marseille et afin d’atteindre les objectifs sportifs de la saison en cours, Frank McCourt a demandé à Medhi Benatia de conserver ses fonctions jusqu’à la fin de la saison. Conscient de ses responsabilités vis-à-vis de l’institution, Medhi Benatia a accepté d’étendre son préavis jusqu’au mois de juin et pilotera l’ensemble des activités sportives », peut-on lire dans un communiqué du propriétaire américain, rendu public mardi.

    Une promotion pour l’ancien défenseur du Bayern Munich, tandis que le président espagnol voit son champ d’action redéfini et surtout réduit. « Le rôle de Pablo Longoria devrait évoluer vers ses responsabilités institutionnelles, afin de maintenir la représentation de l’Olympique de Marseille au sein des instances françaises et notamment européennes », a précisé Frank McCourt, qui aurait rendu « inactif et inaudible » son fidèle protégé. « Dès qu’il y a un impact politique, le nom qu’on entend pour l’OM est celui de Shéhérazade [Semsar-de-Boissésson, vice-présidente du conseil de surveillance de l’OM, Ndlr]. Pablo n’existe pas, n’est pas écouté et n’a plus de poids dans les instances. À un moment, il avait une influence grandissante, mais il a perdu cette crédibilité. Il faut se poser des questions » , a déclaré un membre du conseil d’administration de la Ligue à L’Équipe.

    Déclassé, Pablo Longoria semble être poussé vers la sortie. Des tags demandant sa démission ont par ailleurs été découverts sur les murs du centre de la Commanderie, mardi matin.

    Appel à la mobilisation

    Le milliardaire bostonien, qui est arrivé dans la cité phocéenne mardi pour faire le point sur la situation, a donc choisi son camp. « En tant que propriétaire du club, je viens à Marseille et prends, une fois de plus, mes responsabilités pour que le club reste concentré sur ses objectifs, particulièrement la qualification pour la prochaine Ligue des champions et un parcours exemplaire en Coupe de France. Sous la supervision de Medhi Benatia, la nomination d’un nouvel entraîneur sera bientôt annoncée », a-t-il assuré.

    Entre-temps, Frank McCourt et Medhi Benatia ont parlé dans la matinée avec les joueurs, à la Commanderie, pour remobiliser les troupes sur cette fin de saison et sur l’avenir, selon RMC Sport. Le propriétaire américain de l’OM et Medhi Benatia se sont également adressés aux leaders des groupes de supporters, comme McCourt l’avait fait après la dernière crise majeure de gouvernance après les incidents de la Commanderie en 2021. « Mon ambition pour le club reste intacte. Mobilisons-nous, au service de l’OM », lance l’homme d’affaires, qui fêtera, dans huit, mois ses 10 ans à la tête de l’institution phocéenne.

  • Longoria seul face au chaos après le départ de Benatia

    Longoria seul face au chaos après le départ de Benatia

    L’avenir à court terme de l’Olympique de Marseille n’a jamais été aussi sombre. Après la démission de Roberto De Zerbi en cours de saison, mercredi dernier, Medhi Benatia, directeur du football depuis un peu plus d’un an, a lui aussi décidé de quitter son poste, cinq jours plus tard. Deux départs qui présagent, encore une fois, une refonte totale du projet olympien. Une grande question persiste à la vue de ce contexte : est-ce Pablo Longoria, dernier rescapé de l’état-major marseillais, va lui aussi jeter l’éponge ?

    Le président espagnol, qui en a pourtant vu de toutes les couleurs depuis son arrivée dans la cité phocéenne, semble plus que jamais sur un siège éjectable. Aujourd’hui, l’OM se retrouve orphelin d’un entraîneur et d’un directeur sportif, alors que la qualification en Ligue des Champions est loin d’être acquise. Sans oublier le périple en Coupe de France toujours d’actualité, avec la future réception des Toulousains, le 4 mars. La perte de Pablo Longoria redémarrerait le système phocéen à zéro, ce qui permettrait à une potentielle future direction d’avoir quelques mois d’avance pour prendre ses marques. Et, ainsi, espérer recommencer un cycle dès l’entame de la saison prochaine.

    « On en a marre de toujours revenir au point de départ », martèle Loïc, supporter marseillais et membre des Dodger’s, dans le virage nord. « On n’arrête pas de dire qu’il faut de la stabilité dans ce club, mais si l’on continue de changer constamment les dirigeants, aucun projet ne pourra marcher », poursuit-il, inquiet à l’idée de voir Pablo Longoria faire ses valises dans les prochaines semaines. Si ce n’est pas dans les prochains jours à ce rythme-là.

    « On joue avec la peur »

    Le match de samedi face à Strasbourg a une nouvelle fois mis en évidence les problèmes psychologiques de cette formation olympienne, qui ont permis aux Alsaciens d’aller chercher le point du match nul alors qu’ils étaient menés par deux buts d’écart jusqu’à la 73e minute au Vélodrome. « Parfois même, pour être honnête, on joue avec la peur, même quand on gagne. C’est pour ça qu’il y a parfois des joueurs qui ne signent pas à Marseille : parce qu’ils ont peur. Il faut avoir un mental d’acier pour assumer ce magnifique club. Et on commence à penser négativement en se disant : “Bon, on gagne 2-0, mais si on en prend un, on est cuit”. C’est grave de penser comme ça », soulignait Adil Rami, ancien défenseur de l’OM et désormais consultant pour Ligue1+.

    Un constat qu’avait également établi dans nos colonnes Alain Soultanian, kinésithérapeute historique de l’institution phocéenne : « Il y a des joueurs qui, dans leur tête, peuvent jouer à Marseille, peuvent jouer à Naples, Liverpool, Manchester, au Bayern Munich… Dans leur tête, ils sont prêts. Il y a des joueurs qui sont faits pour jouer à Toulouse, qui sont faits pour jouer à Nantes, à Bordeaux ou à Lille, mais pas pour Marseille. »

  • OM : au tour de Medhi Benatia de jeter l’éponge

    OM : au tour de Medhi Benatia de jeter l’éponge

    Medhi Benatia n’est plus directeur du football de l’OM. Ce dernier a fait part de sa décision, prise au lendemain de la déroute au Parc des Princes face au PSG, mais il ne l’a révélé que dimanche, sur son compte Instagram. « Après une longue réflexion, j’ai pris mes responsabilités et j’ai décidé, le lundi 9 février, de mettre fin à ma collaboration avec l’OM »

    Il estime que, malgré les derniers résultats décevants, élimination de la Ligue des Champions, lourde défaites contre Nantes (0 – 2) et face au PSG (0 – 5) et les contre-performances face au Paris FC (2 – 2) et Strasbourg (2 – 2), «sportivement, le projet avance, mais je ne peux ignorer le climat actuel. Je ressens une insatisfaction croissante, une rupture que je regrette profondément. À Marseille, le résultat est le seul juge de paix … je regrette ne pas avoir réussi à apaiser l’environnement autour du groupe ».

  • Football : Megnan-Pavé, un talent en or à Montpellier

    Football : Megnan-Pavé, un talent en or à Montpellier

    Son nom bruisse dans les allées de Grammont, le centre d’entraînement, depuis plusieurs mois. La réputation d’un talent précoce escorte son émergence et dépasse désormais les murs du centre de formation de Montpellier. Les grands clubs européens (Barcelone, Arsenal…), aux aguets d’une nouvelle pépite, observent ce jeune attaquant surclassé et international U16.

    Laciné Megnan-Pavé porte pas mal d’espoir sur ses épaules. Des espoirs révélés au grand jour le 2 février, jour de la clôture du mercato d’hiver, avec la signature d’un premier contrat professionnel avant même ses 16 ans.

    « C’est la première fois que nous signons un joueur aussi jeune. Quinze ans et demi, ça fait tôt. Ça peut surprendre certaines personnes. Laciné est chez nous depuis de nombreuses saisons ; il gravit les échelons lors de chacune d’entre elles et est surclassé chaque année. Nous avons senti que c’était le bon moment pour le faire passer pro. Il rentre déjà dans l’histoire du club en devenant le plus jeune joueur professionnel de l’histoire du MHSC », remarque le président de Montpellier Laurent Nicollin, désireux de sécuriser le contrat de Laciné.

    « Il faudra travailler dans la continuité »

    Depuis une dizaine de jours, Laciné Megnan-Pavé, qui aura 16 ans le 7 mars, s’entraîne aux côtés de Téji Savanier, Becir Omeragic, Julien Laporte…au sein de l’effectif professionnel de Zoumana Camara, quelque peu en galère en Ligue 2. « Il ne faudra pas se presser pour ne pas le brûler » prévient l’entraîneur montpelliérain, qui a eu sous la main pendant trois ans (2021-24) la fine fleur du Paris SG. « C’est un joueur d’avenir, qui performe chez les jeunes et aussi en équipe de France. Il signe logiquement un contrat pro parce qu’il a des qualités, qu’il a montré un énorme talent. Maintenant, il faudra travailler dans la continuité. »

    Laciné Megnan-Pavé (1,87 m, 77 kg) est en avance sur tout. Licencié au club depuis dix ans, le jeune joueur veut se faire une place à Montpellier, où il est né et auquel il est visiblement attaché. Avec son physique, sa mentalité et son sérieux, le jeune joueur, qui vit au centre de formation, se distingue et surtout performe. Surclassé de deux ou trois tranches d’âge, il empile les buts et les louanges. La saison passée, en U17, il a frappé les esprits en inscrivant quinze buts et réalisant douze passes décisives en 24 matches.

    Il récidive depuis le début de saison, avec notamment un but en Coupe Gambardella, compétition référente des centres de formation. « Il ne se repose pas sur son talent. Il met l’intensité qu’il faut, il démontre beaucoup d’efficacité grâce à son sens du but et sa vitesse dans les espaces », décrit un formateur montpelliérain. « Et, il a la chance d’être bien entouré. »

    Le jeune avant-centre coche pas mal de cases pour tracer sa route vers les sommets. « C’est un joueur qui a déjà les aptitudes pour le haut niveau par ses différentes qualités, son profil, athlétique ou mental. Tactiquement, c’est pas mal et techniquement, il a des bonnes bases. Bien sûr, il est très jeune, donc il y a encore du travail pour qu’il progresse, mais il a déjà ces aptitudes-là pour le haut niveau » résume Bertrand Reuzeau, responsable du centre de formation.

    Le joueur, capitaine de l’équipe de France U16, séduit, le jeune homme également. En classe de première, avec un an d’avance, il prépare un Bac en section STMG (sciences technologiques du management et de la gestion). Il mène de pair sa vie de footballeur et ses études.

    À l’heure, où Montpellier se cherche un nouveau modèle économique, sous l’effet de la crise des droits télé et de la relégation en Ligue 2, son émergence peut offrir à terme un bol d’air au président Laurent Nicollin.

    Son profil d’attaquant et sa précocité rappellent les premiers pas de l’ancien international Espoir Elye Wahi. L’actuel attaquant de Francfort, prêté à Nice, effectue ses débuts avec les pros en décembre 2020, peu avant ses 18 ans, sous l’autorité de Michel Der Zakarian. Après deux saisons en Ligue 1, le meilleur buteur de Montpellier (10 buts, puis 19 buts) est transféré à Lens pour un montant record de 30 ME.

    Le jeune défenseur central Maxime Estève (23 ans) suivra la trace quelques mois plus tard pour s’exiler à Burnley (Angleterre) pour un transfert évalué à 11ME.

    La réussite de ces gamins, issus du centre de formation, est la bouée de sauvetage de Montpellier, contraint de renoncer au nouveau stade, dépassé par le train de vie des clubs engagés en Europe ou soumis à la multipropriété. L’été dernier, plus ou moins par nécessité, il a été contraint de vendre l’attaquant Othmane Maamma (Watford), désigné meilleur joueur du Mondial U20, le défenseur Pladi N’Zinga Pambani (Marseille) et le milieu de terrain Abdoulaye Camara (Udinese). Laciné Megnan-Pavé, lui, veut prendre le temps de grandir dans son club formateur.

  • L’OM reste dans le dur

    L’OM reste dans le dur

    Mason Greenwood qui marque son quatorzième but de la saison. Amine Gouiri passeur, puis buteur. Face à Strasbourg, l’OM n’a pas manqué ses entames de mi-temps. Mais a encore une fois raté sa fin de rencontre.

    L’Anglais a même ouvert le score dans un timing parfait, alors que les supporters des Virages faisaient leur entrée dans le Vélodrome, après avoir observé un quart d’heure de grève symbolique. Quant au second, passeur décisif sur le premier but, il profitait d’un cadeau de Mike Penders pour doubler la mise, quelques secondes après la reprise. Au niveau du tableau d’affichage, les promesses de Pancho Abardonado étaient tenues. Sur le pré, le système mis en place par l’entraîneur intérimaire respectait à la lettre ses propos de la veille.

    L’OM a joué simple. L’OM est revenu à des fondamentaux de jeu. L’OM a cherché avant tout à se rassurer. Dans cette optique, heureusement que le montant droit de Geronimo Rulli a renvoyé le tir de Becket Godo. Car, si les Alsaciens avaient pris le score après quatre minutes, le match aurait sans doute été plus compliqué pour les Olympiens. Mais les deux buts, venus tôt dans chaque mi-temps, leurs ont amené suffisamment de confiance. Ils ont surtout ramené le soutien de supporters, dont les messages en l’encontre de la direction restaient explicites. A l’image de la banderole « McCourt/Longoria cassez-vous ! » déployée dans le bas du Virage nord, sous les yeux de Frank McCourt.

    Néanmoins, malgré leur avantage, les Marseillais n’arrivaient pas à se libérer. Ils restaient sous la menace d’accélérations strasbourgeoises souvent dangereuses. Sur l’une d’elle, Sebastian Nanasi mystifiait la défense phocéenne pour rebattre les cartes, à l’entame du dernier quart d’heure.

    Un dernier quart d’heure où les maillots bleus des visiteurs étaient plus présents aux abords du but de Geronimo Rulli. Afin de sécuriser les acquis, Pancho Abardonado passait à une défense à cinq pour les dernières minutes, alors que son vis-à-vis musclait son secteur offensif. Après quatre longues minutes de temps additionnel, et deux balles de troisième but gaspillée par Igor Paixão puis Timothy Weah, et une balle d’égalisation alsacienne sauvée par Benjamin Pavard, François Letexier offrait un penalty aux Strasbourgeois sur l’ultime action de la soirée. Penalty transformé par Joaquin Panichelli.

    OM – STRASBOURG 2 – 2 (1 – 0)

    22e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (59 238 spectateurs).

    Arbitre : F. Letexier.

    Buts : Greenwood (14), Gouiri (47) pour l’OM, Nanasi (74), Panichelli (90+4 sp) pour Strasbourg.

    Avertissements : Pavard (26), Aguerd (42), Paixão (72) à l’OM, Panichelli (83) à Strasbourg.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Aguerd, Emerson – Greenwood, Höjbjerg ( c ), Nadir (Abdelli, 71), Timber – Aubameyang (Paixão, 71), Gouiri (Medina, 85).

    Entraîneur : J. Abardonano.

    STRASBOURG : Penders – Doué ( c ), Högsberg (Yassine, 63, Anselmino, 90+5) , Omobamidélé, Chillwell (Fofana, 85)- el Mourabet (Ouattara, 46), Barco – Moreira, Enciso (Nanasi, 63), Godo – Panichelli.

    Entraîneur : G. O’Neil.

  • OM : la colère des virages du Vélodrome

    OM : la colère des virages du Vélodrome

    Les groupes de supporters ont manifesté leur colère, suite à la gestion du départ de l’entraîneur Roberto De Zerbi et à celle de la nouvelle crise qui déchire l’OM. En boycottant le coup d’envoi, les deux virages ont transformé le Vélodrome en cathédrale de silence, dans laquelle on pouvait entendre quelques phrases hostiles et sifflets de la part des personnes présentes.

    Les virages se sont remplis au quart d’heure de jeu.