Tag: Football

  • Football : Aubagne se sort du piège burgien

    Football : Aubagne se sort du piège burgien

    L’essentiel est assuré pour les hommes de Gabriel Santos. Sans aucun tir à la pause, le SCAAB a ouvert le score à l’heure de jeu par l’intermédiaire d’un homme précieux ces derniers mois, Mokrane Bentoumi.

    Les locaux ont su être efficaces avec ce but sur l’un de leurs trois tirs de la partie. Un championnat de National toujours aussi serré avec Aubagne, 7e de National avec 28 points au compteur.

    La semaine prochaine, de nouveau un match au stade de Lattre-de-Tassigny face au relégable Quevilly-Rouen.

  • OM : le pompier « Pancho » est là

    OM : le pompier « Pancho » est là

    Que faire à l’OM lorsque le capitaine quitte le navire en cours de croisière ?

    Le recours est le même. Trouver le pompier de service. Sous la présidence de Vincent Labrune, le rôle incombait à Franck Passi, qui a endossé le costume à trois reprises. Avec Pablo Longoria, c’est Pancho Abardonado qui se retrouve, pour la seconde fois, en première ligne pour éteindre l’incendie.

    « C’est vrai que j’ai déjà vécu cette situation. Mais cette fois, je suis prêt ! » a rassuré l’ancien défenseur. Il y a deux ans, il avait dû succéder au pied levé à Marcelino, la veille d’un déplacement à Amsterdam. « J’avais préparé l’Ajax la veille du match. » Cette fois, il a disposé d’un peu plus de temps, car il a su dès mercredi qu’il serait sur le banc contre Strasbourg. « Et j’ai quelqu’un avec moi », complète-t-il.

    Cette fois, il peut compter sur le soutien de Romain Ferrier. « Il m’a beaucoup épaulé durant les entraînements. Il a été mes yeux sur ce que je ne pouvais pas voir et m’a ainsi permis de corriger certaines choses. » L’entraîneur de l’équipe réserve a été un allié précieux. « Nous avons beaucoup discuté et partagé », admet Pancho Abardonado.

    Discuté, il l’a également fait avec ses joueurs. « Avec certains, car j’ai senti que d’autres avaient besoin d’être laissés tranquilles », détaille-t-il. Sa priorité, lors de sa première séance, a été « de laver les têtes, chercher à faire sortir le positif de ce qui s’est passé jusque-là et aller au plus simple ».

    Pour lui, ce retour sur le terrain, au Vélodrome, doit se résumer à deux choses : « Nous devons être revanchards et conquérants. Le championnat n’est pas fini, nous ne sommes qu’à trois points de la troisième place. Nous avons la Coupe de France à aller chercher. »

    Pour cela, il a besoin de l’adhésion totale de ses joueurs, le temps qu’arrive celui qui devra éviter que la saison ne vire au fiasco total. « Le moment est venu d’une remise en question. Les joueurs savent que les supporters attendent plus. Et que nous sommes tous responsables de la situation et que le moment est venu d’aller de l’avant », continue Pancho Abardonado.

    Pour lui, face à Strasbourg qui reste aussi sur une contre-performance avec une défaite au Havre, le moment de tourner la page est arrivé : « Il ne faut plus penser à ce que nous avons pu faire. Maintenant, il nous faut réagir ! J’ai un bon groupe qui doit le montrer sur le terrain. »

    Repères

    Virages vides

    Au coup d’envoi, les deux virages du Vélodrome seront vides. Côté sud, le bas (CU84) est fermé pour cause de huis clos partiel.

    Mais le reste des virages sera déserté par les associations de supporters, qui manifesteront de la sorte leur colère. Ces derniers ont prévu d’entrer dans le stade au quart d’heure de jeu.

    Leo Balerdi souffrant

    Leo Balerdi est le seul Olympien forfait pour le match de samedi. « Il a un problème d’oreille et souffre de vertiges », a expliqué Pancho Abardonado pour justifier l’absence de l’Argentin.

    Encadrement

    Si les supporters strasbourgeois sont autorisés au Vélodrome, seuls ceux venant dans le convol officiel pourront accéder au stade.

    OM-Strasbourg, le match de tous les dangers

    Le football va reprendre ses droits, ce samedi, avec la réception de Strasbourg.

    Néanmoins, pour un OM encore choqué par la déroute au Parc des Princes et le départ de Roberto De Zerbi, il n’est pas certain que les Alsaciens soient l’adversaire idéal pour regonfler le moral. « Il me faudra des gars à 150% », a confessé Pancho Abardonado.

    Si, depuis le début de saison, Strasbourg alterne les hauts et les bas, elle est une des équipes les plus difficiles à jouer. C’est d’ailleurs la seule à être allé prendre un point face au PSG au Parc des Princes.

    « De par la qualité de son jeu, Strasbourg n’est pas à sa place », confirme l’entraîneur intérimaire de l’OM. Actuellement septième, avec trente points, les Alsaciens, s’ils restent sur une défaite surprenante au Havre (2-1), ont fait récemment chuter Monaco (3-1) et sont allés s’imposer à Lille (4-1). Ils ont su digérer un changement d’entraîneur, Gary O’Neil ayant pris le relais de Liam Rosenor, rappelé à Chelsea.

  • L’OM, maître incontesté de la valse des entraîneurs

    L’OM, maître incontesté de la valse des entraîneurs

    Alors que l’OM attend de connaître le successeur de Roberto De Zerbi, combien d’entraîneurs se sont assis sur le banc olympien depuis Didier Deschamps ?

    L’actuel sélectionneur de l’équipe de France est le dernier à avoir conduit l’OM vers des titres. Durant son mandat, qui a duré trois ans de 2009 à 2012, le club a récolté un titre de champion de France, trois coupes de la Ligue et deux Trophées des Champions. Depuis, le club a disputé, et perdu, une finale de Coupe de France (2016), une finale de Ligue Europa (2018) et deux matches de Trophée des Champions (2020, 2025).

    Mais, au-delà de ces rendez-vous ratés pour enrichir l’armoire à trophée, ce sont les mouvements d’entraîneurs qui ont été le plus marquants. Après Didier Deschamps, le club a enregistré seize changements de stratège. Avec une mention spéciale pour Franck Passi.

    Ce dernier a assuré l’intérim à trois reprises. En juillet 2012, entre le départ de Didier Deschamps et l’arrivée d’Elie Baup. En août 2015, lorsque Marcelo Bielsa a claqué la porte au soir de la première journée du championnat, jusqu’à ce que Michel débarque. Celui qui a été surnommé « el local » a ensuite assuré un dernier intérim, lorsque Michel a été remercié, le 18 avril 2016.

    Il sera l’entraîneur de la passation de pouvoirs entre Margarita Louis-Dreyfus et Frank McCourt, lorsque le boss de Boston a acheté le club. Avant de céder sa place à Rudi Garcia, qui, à ce jour, détient le record de longévité sur le banc marseillais, du 21 octobre 2016 au 30 juin 2019.

    Entre Didier Deschamps et Rudi Garcia, hors interlude Franck Passi, quatre entraîneurs se sont succédé. Elie Baup, José Anigo, Michel et Marcelo Bielsa. Elie Baup étant celui qui est resté le plus longtemps, du 5 juillet 2012 au 6 décembre 2013.

    Instabilité chronique

    Après le semblant de stabilité de la période Rudi Garcia, l’OM est retombé dans ses travers. Jusqu’à l’arrivée de Roberto De Zerbi, le 29 juin 2024, ils ont été sept, comme les mercenaires du film de John Sturges.

    Celui qui est resté le plus longtemps est André Villas-Boas. Le Portugais a pris le relais de Rudi Garcia, lors de la saison 2019-2020 tronquée par la crise sanitaire du Covid-19. Il repart pour un second exercice en août 2020, malgré des tensions internes, mais jette l’éponge le 2 février 2021 pour viser la présidence du FC Porto.Son départ a amené un certain flottement, avec un intérim d’un mois de Nasser Larguet. Avant que Pablo Longoria n’aille chercher Jorge Sampaoli, dont la vision du jeu aura dérouté. L’Argentin estimant que, pour lui, « la meilleure équipe se compose d’un gardien et de dix numéros 6 ». Il se permettra même de critiquer Arek Milik, le soir où le Polonais inscrivait le doublé du succès contre Qarabag (3-1), en Conférence européenne. « Ce n’était pas à lui de marquer ce soir », avait clamé l’Argentin.

    Lui aussi partira avant la fin de son contrat. Remplacé dans l’urgence par Igor Tudor, le 2 juillet 2022, alors que l’entraînement venait tout juste de reprendre. À ce moment-là, le Croate avait été préféré à un certain… Roberto De Zerbi. Il va craquer au soir d’un match à Lille, alors qu’il reste deux journées de championnat et que l’OM est encore en course pour la Ligue des Champions, laissant comprendre qu’il ne serait plus entraîneur de l’OM à la reprise.

    La saison suivante, ils seront quatre à occuper le banc. Marcelino, Pancho Abardonado, Gennaro Gattuso et Jean Louis Gasset. Pancho Abardonado qui fera l’intérim contre Strasbourg, samedi.

    Frank McCourt arrive à Marseille

    Le départ de Roberto De Zerbi étant effectif, l’OM est de nouveau en quête d’un entraîneur.

    Mais le nom de son successeur n’est toujours pas officialisé. C’est pour étudier les candidatures et donner le feu vert pour le recrutement que Frank McCourt fait le voyage à Marseille. Il va rencontrer Pablo Longoria, ainsi que Medhi Benatia (dont la démission du poste de directeur du football a, semble-t-il, été refusée par la direction olympienne), afin d’aborder le sujet, mais aussi évoquer les perspectives sportives et financières du club. Notamment comment éponger les pertes d’une élimination prématurée en Ligue des Champions.

    Le boss de Boston assistera au match contre Strasbourg. Il aura ainsi l’occasion de prendre le pouls du Vélodrome, qui risque de gronder contre les Phocéens.

    Et aussi

    Haise vers Rennes

    Libre depuis son départ de Nice, fin décembre, Franck Haise va rejoindre Rennes.

    Les discussions entre les deux parties ont bien avancé, sur la base d’un contrat de 18 mois. C’est pour lui un retour aux sources, puisqu’après y avoir été joueur, il a été à la tête du centre de formation du club breton pendant six ans, de 2006 à 2012.

    Le quiproquo Balerdi

    Averti dimanche face au PSG, Leo Balerdi aurait dû être suspendu pour un match, car il s’agissait de son cinquième carton jaune de la saison. Mais l’Argentin ne figurait pas dans la liste des joueurs punis, publiée par la Commission de discipline de la LFP, mercredi soir.

    En cause : la commission fédérale, qui n’a toujours pas officialisé l’avertissement du capitaine olympien en Coupe de France contre Rennes.

    Letexier au sifflet

    Samedi, l’OM retrouve le championnat, avec la réception de Strasbourg au Vélodrome, à partir de 17 heures. La LFP a désigné François Letexier pour l’arbitrer.

    Tottenham vire Thomas Frank

    Après moins de huit mois de service, Thomas Frank quitte ses fonctions à Tottenham. L’entraîneur Danois a été remercié par les dirigeants du club du nord de Londres. Pour lui succéder, ils songent à… Roberto De Zerbi.

    Libre depuis son départ de Nice, fin décembre, Franck Haise va rejoindre Rennes.

    Les discussions entre les deux parties ont bien avancé, sur la base d’un contrat de 18 mois. C’est pour lui un retour aux sources, puisqu’après y avoir été joueur, il a été à la tête du centre de formation du club breton pendant six ans, de 2006 à 2012.

    Le quiproquo Balerdi

    Averti dimanche face au PSG, Leo Balerdi aurait dû être suspendu pour un match, car il s’agissait de son cinquième carton jaune de la saison. Mais l’Argentin ne figurait pas dans la liste des joueurs punis, publiée par la Commission de discipline de la LFP, mercredi soir.

    En cause : la commission fédérale, qui n’a toujours pas officialisé l’avertissement du capitaine olympien en Coupe de France contre Rennes.

    Letexier au sifflet

    Samedi, l’OM retrouve le championnat, avec la réception de Strasbourg au Vélodrome, à partir de 17 heures. La LFP a désigné François Letexier pour l’arbitrer.

    Tottenham vire Thomas Frank

    Après moins de huit mois de service, Thomas Frank quitte ses fonctions à Tottenham. L’entraîneur Danois a été remercié par les dirigeants du club du nord de Londres. Pour lui succéder, ils songent à… Roberto De Zerbi.

  • Pancho Abardonado sera sur le banc pour OM-Strasbourg

    Pancho Abardonado sera sur le banc pour OM-Strasbourg

    L’OM a publié le communiqué annonçant la conférence de presse du match contre Strasbourg, samedi à 17 heures, au Vélodrome. C’est Pancho Abardonado, ancien adjoint de Roberto De Zerbi, qui prendra la parole en tant qu’entraîneur.

  • Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Sur le Vieux-Port, mercredi, les Marseillais avaient mauvaise mine. Ils ont pu apprendre la nouvelle survenue dans la nuit de mardi à mercredi : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Rien ne se passe jamais comme prévu dans ce club », réagit Paul, en lisant le journal sur la terrasse du restaurant O’Quinze. « On n’arrive pas à garder des entraîneurs sur le long terme. Comment voulez-vous que ça marche ? », poursuit-il, affichant une vision pessimiste pour la suite de la saison, où l’OM est loin d’avoir acquis sa qualification en Ligue des Champions et, surtout, est toujours en lice en Coupe de France au stade des quarts de finale.

    « Pour moi, c’est une erreur d’enlever un entraîneur en plein milieu de la saison, soutient Hocine, fidèle supporter membre des South Winners. Je n’arrive pas à comprendre, surtout quand on voit son bilan. Au niveau des victoires, c’est l’un des meilleurs entraîneurs passés à l’OM. » Au XXIe siècle, Roberto De Zerbi est en effet l’entraîneur qui a, en moyenne, le plus gagné sous les couleurs bleues et blanches. Avec 57% de victoires, 39 succès, l’Italien devance ainsi ses prédécesseurs Igor Tudor (56%) et Jorge Sampaoli (54%), ainsi que les plus marquants Marcelo Bielsa (51%) et Didier Deschamps (50%).

    Sentiment de « fracture »

    Mais, au-delà des résultats, les supporters déplorent un mauvais timing. « Je pense qu’on aurait pu le faire en fin de saison, voire les choses jusqu’à la fin de saison », souligne Hocine, conscient du cruel manque de stabilité à l’Olympique de Marseille. « Ce qui est dommage, c’est que ça crée une cassure qui a deux conséquences possibles : soit un effet positif et on repart sur de bonnes bases, soit ça peut tout casser. »

    Mais une majorité des supporters interrogés voient le départ de l’Italien comme une bonne chose. « On sent qu’il y avait une fracture », martèle Lionel, serveur au bistrot de l’Horloge, qui a vivement débattu de la situation avec ses collègues et ses clients. « Quand tu vois un gardien comme (Geronimo) Rulli qui ne joue plus, (Leonardo) Balerdi qui est contesté depuis toujours et revient à son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Marseille… Je pense qu’à un moment donné, le message ne passait plus », estime-t-il. « Quelque chose s’est cassé dans ce groupe », surenchérit Kaï, persuadé que le fiasco face au PSG a été celui de trop. « Il faudrait lancer une opération “stade vide” pour le prochain match face à Strasbourg », lance Alain, qui attend une vive réaction olympienne face à un tel électrochoc.

  • OM : un successeur qui se doit de bien connaître le contexte

    OM : un successeur qui se doit de bien connaître le contexte

    Qui sera le nouveau Sisyphe sur le banc phocéen ?

    La tâche qui attend l’heureux (?) élu est aussi gigantesque que celle à laquelle était condamné le Titan qui avait défié Zeus. Sauf qu’il ne s’agira pas de remonter un rocher au sommet d’une côte abrupte, mais permettre à l’OM de s’asseoir durablement au sommet de la Ligue 1, en évitant d’en dégringoler au dernier moment.

    Même si elle est très compliquée à assumer, la place n’en suscite pas moins la convoitise de plusieurs stratèges en quête de rebond. Ils aimeraient utiliser l’OM, montrant qu’en étant capable de relancer le club dans sa course à la Ligue des Champions, ils peuvent également redorer leur blason.

    Des grands noms étrangers sont spontanément sortis du chapeau. Ruben Amorim et Xabi Alonso, cherchent un banc après avoir été éjectés de celui de Manchester United et du Real Madrid. Des noms d’entraîneurs Français exilés sont aussi évoqués. Mais Laurent Blanc et Christophe Galtier risquent de ne pas être compatibles avec certains dirigeants actuels au sein de l’OM.

    D’autres fraîchement remerciés en Ligue 1 voient leur nom circuler. à l’image de Franck Haise, déjà pressenti avant l’arrivée de Roberto De Zerbi, dont l’expérience niçoise a tourné court. Ou bien Habib Beye, qui a perdu son fauteuil à Rennes, quelques heures avant son compère marseillais. Les deux hommes étaient encore côte à côte lors du huitième de finale de Coupe de France, qui a vu la facile qualification olympienne aux dépens des Bretons (3-0), le 3 février.

    Habib Beye avait fait des offres de service quand l’OM cherchait un successeur à Gennaro Gattuso. Jean-Louis Gasset lui avait été préféré.

    Après avoir fait monter le Red Star en Ligue 2, l’ancien capitaine de l’OM a fini sur le banc rennais où il a connu des hauts et des bas. Peut-être cette fois sera la bonne ? Réponse dans les prochaines heures.

    Celui qui héritera du poste devra bien connaître le contexte marseillais. Sa mission sera claire. En championnat, il faudra absolument aller chercher une place qualificative pour la Ligue des Champions, vitale pour les finances du club. Et gagner, enfin, une Coupe de France.

  • L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    Roberto De Zerbi ne sera pas le Diego Simeone de l’OM.

    Deux semaines après avoir déclaré, dans les pages du Telegraph, qu’il souhaitait ancrer la mission de l’Italien dans la durée sur le banc de l’OM, sur le modèle de Diego Simeone à l’Atlético de Madrid, Pablo Longoria s’est dédit. En signifiant la fin de sa mission à l’ancien entraîneur de Brighton, le président marseillais alimente l’idée d’un club instable. Incapable de gérer une crise.

    Celle déclenchée par l’humiliation au Parc des Princes, dimanche dernier, aura été celle de trop. La défaite historique concédée face au PSG (5-0) a donc scellé l’histoire d’amour entre le gamin des rues de Brescia et un club qui continue de vivre sur son glorieux passé. Et perd au fil des ans les dorures de son blason.

    L’OM demeure bien un club unique en son genre. Mais en cultivant le passé, il en oublie que, depuis 1993, le football a changé. Et avec lui la recette pour rester un grand d’Europe. Tel ces généraux romains portés en triomphe au Capitole et qui finissaient au pied de la roche Tarpéïenne pour avoir abusé de leurs privilèges.

    à son arrivée, Roberto De Zerbi était vu comme celui qui devait ramener une certaine stabilité. « Je signe comme si j’allais rester dix ans. L’idée est de remettre Marseille à sa place et lutter pour le titre », confiait-il, lors de sa première prise de parole officielle, le 9 juillet 2024.

    Si les premières semaines furent idylliques, la première sortie de route, contre Auxerre au Vélodrome le 8 novembre, a valu une mise au point de sa part. L’OM venait d’être puni (1-3) au Vélodrome. Et l’entraîneur de dire, « si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir. Rompre mon contrat et partir sans argent ! »

    Il parviendra à sortir indemne de sa première tempête. Après une retraite à Mallemort et une série de bons résultats. Jusqu’à ce qu’une autre rouste, à Reims, n’entraîne de nouveaux propos forts, alors que ses joueurs avaient boycotté l’entraînement. « Je passe pour un criminel, un délinquant. Mais je ne suis pas ça », lâchait-il. Avant de poser la question : « Pourquoi un entraîneur ne dure pas plus de deux ans à Marseille ? »

    Retraite romaine

    Dans la foulée, une seconde retraite, cette fois dans la banlieue de Rome, lui permettait de remobiliser ses hoplites. à la clé, une fin de saison qui, si elle ne permettait pas à l’OM d’aller chercher le PSG, le voyait terminer deuxième. Avec un billet pour la phase de poule de la Ligue des Champions.

    Les clignotants étaient au vert à l’orée de la nouvelle saison. Après une victoire de prestige contre Aston Villa au Vélodrome (3-1), les Olympiens étaient prêts à chasser le titre. Mais, dès la sortie à Rennes
    (1ère journée), la crise est revenue. Une bagarre entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot dans le vestiaire entraînait le départ des deux hommes et un affolement de dernière minute dans le mercato d’été.

    L’OM a pourtant retrouvé un équilibre et entretenu l’illusion d’être un candidat crédible à la succession du PSG, grâce au succès du Vélodrome contre les Parisiens (1-0) et un Trophée de Champions qu’ils ont failli ramener du Koweït. Jusqu’aux deux dernières journées de la Ligue des Champions, où Roberto De Zerbi va toucher du doigt les limites de ses plans de jeu.

    En concédant deux défaites 3-0 contre Liverpool et Bruges, l’OM a été renvoyé à ses chères études. Entre les deux matches, et une victoire face à Lens au Vélodrome, Roberto De Zerbi martelait : « Je suis lié à Marseille. C’est un endroit spécial où beaucoup peuvent critiquer, se sentir le patron. Mon seul patron, c’est Frank McCourt. »

    Après l’improbable élimination de Bruges, il était encore optimiste. « J’étais l’entraîneur de Marseille et je le reste. Je pense encore rester cinq ou six ans parce que j’aime ça. Les joueurs me suivent », disait-il, alors que la rumeur de sa démission courrait. Avant de « demander pardon aux supporters », après la déroute au Parc des Princes, dimanche.

    Il ne pourra pas se racheter une nouvelle fois. Il quitte ses fonctions au petit matin d’un triste mercredi, tel un condamné à la peine capitale. Son adjoint Pancho Abardonado, épaulé par Romain Ferrier, entraîneur de la Pro 2, va relever le gant. Ce départ peut-il en amener d’autres ? En disant « dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place », au soir du Trophée des Champions, Medhi Benatia a suscité les doutes.

    « Si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir, rompre mon contrat
    et partir sans argent ! »

  • OM : Un duo Abardonado – Ferrier pour assurer l’intérim

    OM : Un duo Abardonado – Ferrier pour assurer l’intérim

    Le divorce avec Roberto De Zerbi étant effectif, il reste malgré tout un match à préparer. Samedi, l’OM accueille Strasbourg. Avec un retour au Vélodrome qui sera celui de tous les dangers pour les Phocéens, qui passeront au révélateur des supporters.

    Si le nom du successeur du natif de Brescia n’est pas encore officiel, il faut bien des entraîneurs pour encadrer les joueurs et organiser les entraînements. Comme en septembre 2023, après le départ précipité de Marcelino, Pancho Abardonado va assurer l’intérim. Il sera secondé par Romain Ferrier, l’entraîneur de la Pro 2 olympienne.

    Lors de son premier intérim, Pancho Abardonado avait dirigé le match de Ligue Europa face à l’Ajax. L’OM avait ramené le nul (3-3) de son voyage à Amsterdam, le 21 septembre 2023. Trois jours plus tard, il était à la tête de l’équipe balayée par le PSG (4-0). Avant de céder sa place à Gennaro Gattuso.

  • Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Même si plus rien ne nous étonne avec l’Olympique de Marseille, on s’attendait au moins à ce que Roberto De Zerbi aille jusqu’au bout de sa deuxième saison. Mais la cruelle élimination en Ligue des Champions, additionnée à la fessée subie dimanche sur la pelouse du Paris Saint-Germain aura finalement eu raison de lui.

    L’entraîneur italien de 46 ans, qui avait rejoint le club phocéen à l’été 2024, n’est désormais plus à la tête de la formation olympienne. Après de nombreux échanges en interne, son départ a été acté dans la nuit de mardi à mercredi au travers d’un communiqué, où l’OM a annoncé « la fin de leur collaboration d’un commun accord ». Pour le moment, aucune précision n’a encore été donnée sur le futur occupant du banc olympien.

  • Une défaite historique qui suscite des interrogations

    Une défaite historique qui suscite des interrogations

    L’OM surclassé. L’OM écrasé. L’OM humilié. Les qualificatifs sont multiples pour évoquer la punition infligée par le PSG.

    Une défaite 5-0, face à un adversaire qui n’a pas forcément disputé son match le plus abouti. Mais qui a surtout su exploiter les failles d’un bloc marseillais qui n’a rien respecté. À commencer par le maillot.

    Cinq buts encaissés,

    une première ?

    Voir l’OM encaisser cinq buts face au PSG, ce n’est malheureusement pas une première. À deux reprises, dans l’histoire des confrontations entre les deux clubs, la défense marseillaise avait explosé face aux attaques parisiennes.

    Néanmoins, en 1977, déjà au Parc des Princes, comme en 2017 au Vélodrome, les Phocéens avaient sauvé l’honneur. Mais une punition 5-0 constitue une triste première.

    Qui est responsable ?

    La facilité serait de pointer du doigt Roberto De Zerbi. Il est clair que sa gestion, basée sur une refonte permanente de son groupe et de son schéma de jeu, peut sembler poser des problèmes et être la cause de l’irrégularité des résultats.

    L’entraîneur phocéen défend sa vision des choses. « J’ai toujours huit, neuf joueurs qui sont les mêmes, je fais juste deux, trois changements en fonction des blessures… Je ne trouve pas mon équipe déstabilisée par les changements », s’est-il défendu en conférence de presse d’après-match.

    Fallait-il changer

    de gardien de but ?

    Depuis quelques semaines, Gerónimo Rulli montrait des signes de lassitude. Il était moins performant sur sa ligne et a commis quelques fautes de main qui ont coûté des buts à son équipe. Tandis que Jeffrey de Lange, appelé en Coupe de France, semblait plus frais.

    S’il est clair que le premier avait besoin de trouver un second souffle, le moment du changement n’était peut-être pas bien choisi. Peut-être aurait-il été plus judicieux de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC, afin que Gerónimo Rulli puisse se concentrer sur l’échéance face au PSG.

    Après cette séquence, on ne sait pas si l’Argentin a retrouvé son niveau. Mais il est certain que le Néerlandais a pris un coup au moral avec cinq buts encaissés.

    Un entraîneur désabusé ?

    Pour Roberto De Zerbi, il y a un constat : « Comme après Bruges, nous allons devoir demander pardon. » Quant à savoir s’il sait déjà comment se remettre d’une telle déroute, il a avoué : « Si j’avais la solution pour trouver la régularité, je ne m’en priverai pas. C’est la première fois de ma carrière que j’ai sous mes ordres une équipe qui fait à ce point les montagnes russes. »

    Du positif ?

    Après un tel désastre, il est très compliqué de retirer quelque chose de positif. Néanmoins, on peut souligner la première apparition de Himad Abdelli. Entré en fin de match, il a été finalement l’Olympien le plus entreprenant de la soirée.

    La double peine pour Leo Balerdi

    Face au PSG, dimanche soir, Leo Balerdi a vécu un véritable enfer. Le capitaine olympien, à l’image de la quasi-totalité de son équipe, est passé à côté de son match. Sa responsabilité est impliquée dans au moins trois buts inscrits par les Parisiens.

    Outre sa prestation, c’est le carton jaune qu’il reçoit en fin de rencontre qui va lui coûter cher. Il s’agissait de son cinquième depuis le coup d’envoi de la saison.

    Selon la nouvelle règle, qui prévoit une suspension automatique après cinq cartons jaunes, sans possibilité de voir effacer la note après dix matches sans avoir été sanctionné, l’Argentin va donc manquer un match. Ce sera le déplacement à Brest, le 20 février.