Gagner pour se relancer, telle était la mission des Olympiens face à l’Atalanta.
Un duel qui avait des airs de tragédie antique, où les hoplites de Roberto De Zerbi se voyaient offrir une belle face à la Déesse latine d’Ivan Juric, deux ans après une demi-finale de Ligue Europa qui avait souri aux Lombards. Cette fois, pas de match couperet. Juste un duel de mi-phase principale de la Ligue des Champions. Duel qui devait donner des signaux sur les chances de deux adversaires de poursuivre l’aventure.
Face à des Bergamasques devant eux au classement avant le coup d’envoi, les Phocéens se devaient de rectifier le tir, après avoir abandonné trois points au Portugal. Ne serait-ce que pour rester dans le ton de leur prestation face à l’Ajax, qui avait suscité énormément d’espoirs.
Le Vélodrome attendait aussi un réveil, après la purge face à Angers. De plus, la réception d’un adversaire qui, dans son championnat, est au point mort, était l’occasion de montrer que dans son fief, l’OM restait redoutable. Il fallait pour cela un OM sans peur et sans reproche. Un OM capable de refaire mal à son adversaire en profitant de ses temps faibles.
Bref, il fallait retrouver l’allant qui avait bousculé le PSG et l’Ajax. Qui avait animé la première mi-temps des Marseillais à Lisbonne et Lens. Or, c’est plutôt l’OM apathique d’Angers et Auxerre qui entrait dans le match. Un OM qui se faisait une première frayeur au quart d’heure de jeu, en concédant un penalty qui aurait pu sonner le glas de ses espoirs. Heureusement, c’est le Gerónimo Rulli du début de la saison dernière qui se rappelait aux bons souvenirs du peuple marseillais, en repoussant le tir de Charles de Ketelaere.
Cet électrochoc devait faire sortir les Olympiens de leur torpeur. Malheureusement, même s’ils étaient plus présents dans la moitié de terrain italienne, les vagues bleues étaient plus dangereuses que l’écume blanche marseillaise, trop évanescente pour faire trembler Marco Carnesecchi.
Tandis que Gerónimo Rulli tremblait sur chaque coup d’accélérateur adverse. Notamment sur le coup de reins d’Ademola Lookman, qui aurait pu donner l’ouverture du score en faveur de Bergame. Mais la vidéo le signalait hors-jeu (69).
La fin de match était irrespirable, avec un OM qui tentait vainement de briser la défense lombarde. Une main italienne dans la surface aurait dû donner un penalty en faveur des Marseillais. Mais l’arbitre laissait filer, permettant à l’Atalanta de marquer, sur le contre qui suivait. Malgré la faute initiale, José Maria Sanchez ne revenait pas sur sa décision.
OM 0 (0) ATALANTA 1 (0)
4e journée de Ligue des Champions
Stade Vélodrome (64 319 spectateurs)
Arbitre : J.M. Sanchez (ESP).
Buts : Samardzic (90)
Avertissements : O’Riley (67), Rulli (90+8) à l’OM, Ederson (27), Kossounou (50) à l’Atalanta.
OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd, Egan-Riley (Gomes, 79), Garcia (Mmadi, 90+4) – O’Riley, Höjbjerg (c) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Vaz, 72). Entraîneur : R. De Zerbi.
ATALANTA : Carnesecchi – Kossounou (Hien, 55), Djimsiti, Ahanot -Bellanova, de Roon (c, Pasalic, 46 ), Ederson, Zappacosta – Krtstovic (Scamacca, 85) – de Ketelaere (Samardzic, 85), Lookman (Musah, 75). Entraîneur : I. Juric.
Un nouveau visage est apparu dans la direction sportive olympienne. Federico Balzaretti a en effet rejoint la cellule de recrutement du club. L’ancien défenseur est désormais le bras droit de Medhi Benatia, aux côtés duquel il a évolué en défense centrale de la Juventus. Son rôle sera de détecter les jeunes joueurs dans le cadre de la post-formation.









