Tag: Football

  • Mercato hivernal : 4 recrues aux trajectoires opposées

    Mercato hivernal : 4 recrues aux trajectoires opposées

    Le mercato hivernal, qu’est-ce que c’est ? Durant le mois de janvier, les clubs sont autorisés à recruter de nouveaux joueurs, comme lors de la période estivale. Ce marché des transferts organisé en début d’année civile est souvent perçu comme un moment d’ajustement : un complément au travail de recrutement effectué durant l’été.

    Les mouvements sont toujours nombreux à l’Olympique de Marseille et les dirigeants ont choisi de renforcer leur équipe lors de ce mois de janvier 2026. C’est surtout le milieu de terrain qui a subi un lifting avec trois arrivées, le rendement des Kondogbia, Vermeeren et O’Riley n’étant sans doute pas à la hauteur des attentes. Un quatrième élément a également débarqué dans les Bouches-du-Rhône, mais en prêt. Quinten Timber, Tochukwu Nnadi, Himad Abdelli et Ethan Nwaneri ont chacun eu un impact différent depuis leur signature.

    Timber emballant, Nnadi et Abdelli absents

    Quinten Timber a sans aucun doute été le joueur le plus utile ces trois derniers mois. À six mois de la fin de son contrat à Feyenoord, le frère jumeau de Jurriën (Arsenal) a été acheté 4,5 millions d’euros. L’international néerlandais a montré ses qualités, notamment ses efforts pour faire progresser le ballon verticalement. Beaucoup d’envie, des imprécisions lorsqu’il a été en position de marquer, mais des points positifs pour celui qui peut espérer participer à la Coupe du monde cet été. Il a été titulaire lors des onze matches qu’il a disputés avec l’OM. Un élément moteur du système d’Habib Beye, qui ne l’a pourtant pas recruté, puisque Roberto De Zerbi ainsi que Pablo Longoria, étaient encore au club à ce moment.

    Tout avait très bien débuté pour Ethan Nwaneri. Prêté par Arsenal, le jeune espoir des Gunners a inscrit un but dès ses premières minutes sous le maillot olympien. C’était contre Lens, lors d’une convaincante victoire 3-1. Ensuite, les événements n’ont pas tellement tourné en sa faveur. Le départ de Roberto De Zerbi a mis du plomb dans l’aile à son aventure marseillaise. Puis Habib Beye ne l’a que peu utilisé depuis cinq semaines. Il n’a pas foulé la pelouse contre Metz et Toulouse, juste 1 minute face à Auxerre, 17 contre Monaco et 57 lors du match face à Lille. Pas idéal pour celui qui doit aussi se développer, à 18 ans, en jouant dans une ligue compétitive.

    Hamid Abdelli et Tochukwu Nnadi n’ont eu que les miettes. Aucune titularisation en Ligue 1 pour les deux joueurs réunis. Le transfuge d’Angers, acheté 2,75 millions d’euros, n’a joué que sept malheureuses minutes depuis le 1er mars. À peine mieux pour le Nigérian, recruté contre 6 millions d’euros (!), et qui n’a porté le maillot de l’OM que 34 minutes. À chaque fois des bouts de matches, voire même une entrée au bout du temps additionnel.

    Si Timber s’est déjà imposé à Marseille, les trois autres recrues vivent, pour le moment, un parcours contrasté. Nwaneri retournera à Londres le 30 juin, mais il paraît difficile de voir Nnadi et Abdelli déjà quitter le navire cet été. Ou alors en prêt. Des ajustements loin d’être satisfaisants.

    Objectif stabilité pour le futur président Stéphane Richard

    Nommé président de l’OM, Stéphane Richard prendra ses fonctions le 2 juillet. Invité de RTL, mardi matin, il s’est exprimé sur les futures ambitions du club. L’ex-PDG d’Orange a évoqué notamment le besoin de stabilité. « Ce club a connu trop d’instabilité ces dernières années, entre les entraîneurs et l’équipe elle-même. Le football est un sport collectif et il est très difficile de bien faire jouer une équipe quand un tiers, voire la moitié de l’effectif, change chaque saison. La priorité, c’est donc la stabilité. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de changements », assurait-il au micro de la radio. Par ailleurs, l’OM indique ce mardi que « CMA CGM n’a pas manifesté d’intérêt pour le naming du stade. Le club confirme qu’il n’y a aucune discussion avec son partenaire principal sur ce sujet ».

  • Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Une page pourrait se tourner dans l’histoire moderne de l’OM. Le défenseur international argentin Leonardo Balerdi vivrait ses derniers mois sous le maillot phocéen. Les deux parties se seraient mises d’accord pour acter un départ en fin de saison, alors que le contrat de l’Argentin court jusqu’en 2028, selon Foot Mercato. Le joueur avait déjà exprimé son souhait de quitter le club la saison passée.

    Débarqué dans la cité phocéenne à l’été 2020, avec le statut de jeune défenseur très prometteur après deux saisons sous les couleurs du Borussia Dortmund, en Bundesliga, le natif de Villa Mercedes, au centre de la terre d’argent, a rapidement été mis à contribution dans la charnière centrale provençale. Sous les ordres d’André Villas-Boas, coach qui a repéré l’Argentin en 2018, lors de ses débuts professionnels avec le grand club sud-américain de Boca Juniors, et qui avait fait de lui l’une des priorités du mercato estival, « Leo » a notamment démontré des qualités d’anticipation, de relance et de contrôle de la profondeur. Le technicien portugais voyait même en lui « l’un des meilleurs défenseurs centraux d’Europe dans les années à venir ».

    Mais le dernier joyau de la collection marseillaise a progressivement perdu de son éclat. Son irrégularité, accentuée par de multiples passages à vide, ont par moments eu raison de lui. L’arrivée d’Igor Tudor à la tête de la formation olympienne, en 2022, lui permettra d’accéder au statut de titulaire indiscutable. La succession de différents entraîneurs, jusqu’à Habib Beye aujourd’hui, n’a jamais eu d’impact sur son temps de jeu. Il est même devenu capitaine sous la mandature de Roberto De Zerbi, dès la première journée de l’exercice 2024-2025. Une responsabilité parfois trop lourde à porter, compte tenu des enjeux et de la pression exercée au sein du microcosme olympien.

    Affaire juteuse

    Plus ancien joueur de l’effectif aujourd’hui, à seulement 27 ans, Leonardo Balerdi n’a jamais pleinement confirmé son potentiel. En plus d’une blessure au mollet en octobre dernier, l’international de l’Albiceleste s’est vu retirer son brassard de capitaine, au profit du milieu danois Pierre-Emile Højbjerg. Le début d’une descente aux enfers et les prémices de la fin d’un cycle. Cela ne l’empêcherait toutefois pas d’avoir de nombreux prétendants en Europe, notamment l’AS Rome. Sur ce dossier, l’actuel quatrième de Ligue 1 aimerait récupérer l’équivalent de 30 millions d’euros. Une potentielle belle opération financière qui ferait les affaires de Stéphane Richard, prochain président de l’OM, à partir du 2 juillet, qui aura comme mission primordiale, dans un premier temps, de redresser économiquement le club marseillais, qui déplore un déficit de 104,78 millions d’euros.

    Le jeu en vaudrait la chandelle. Surtout que le défenseur argentin pourrait également voir sa cote monter en flèche s’il venait à briller avec l’Argentine lors de la Coupe du monde, à partir du mois de juin.

  • La Ligue des Étoiles a fait escale à Arles

    La Ligue des Étoiles a fait escale à Arles

    Combiner découverte culturelle et pratique sportive, tel est l’objectif de la Ligue des Étoiles.

    Autour d’un tournoi de football, huit équipes participent à un week-end de partage et de rencontres. Arles a été la première étape de ce projet, né après deux ans de réflexion et de conception. « L’idée est que nos jeunes découvrent leur patrimoine d’une manière plus ludique, en y associant la pratique sportive » explique le général Pierre de Villiers, cheville ouvrière de cette Ligue des Étoiles. Avec François Morinière, ancien directeur de l’Équipe, et Isabelle de Chatellus, l’ancien chef d’État-major des armées a vu son projet se concrétiser de fort belle manière.

    Arles, et ses monuments inscrits au patrimoine de l’Unesco a vu les équipes de l’AC Arles, Avignon, Fontvielle-Raphèle-Moulès, Pas de Loup, Cavaillon, Salon Bel-Air, Goal FC et Montpellier se mesurer sur le stade Fournier.

    « Mais le football n’a pas été le seul but, la veille, les gamins ont visité l’amphithéâtre et ont participé à un concours de lecture sur la scène du théâtre antique. Ils avaient des étoiles plein les yeux », détaille Isabelle de Chatellus.

    Le choix du football comme activité n’est pas anodin. « La discipline peut être autre chose qu’une course à l’argent. Il peut être un outil de fraternité et de cohésion », confie le général Pierre de Villiers.

    Soutenue par Philippe Diallo, président de la FFF avec le concours de la Fond’Action fédérale, la manifestation va jouer les prolongations à Saint Dizier et Meudon, pour deux autres étapes, avant la grande finale, au pied de la Tour Eiffel, les 20 et 21 juin.

    « Nous avons vécu deux jours exceptionnels, avec des jeunes joueurs qui ont été très enthousiastes. De plus, ils ont respecté à la lettre la charte et la discipline du tournoi », poursuit-il. Un tournoi un peu particulier, puisque chaque équipe se composait de deux groupes. Les filles disputaient la première mi-temps et les garçons la seconde. Une manière d’illustrer que chacun peut contribuer à la réussite collective.

    « Cette première étape est une belle réussite. Elle est aussi un encouragement pour la suite », relate Pierre de Villiers. Il prend d’ores et déjà date pour une seconde édition, avec peut-être plus d’étapes.

  • L’OM rectifie le tir mais reste dans le rôle du chasseur

    L’OM rectifie le tir mais reste dans le rôle du chasseur

    Après les deux défaites face à Lille et Monaco, les Olympiens étaient attendus au tournant à l’occasion de la réception de Metz.

    Face à la lanterne rouge, les hommes de Habib Beye savaient que seule une victoire permettrait d’effacer les frustrations. Avec le soutien d’un Vélodrome qui avait retrouvé sa voix avant même le coup d’envoi, ils sont parvenus à leurs fins. Avec un score certes flatteur (3-1) qui permet de revigorer leur différence de buts.

    Sous l’œil de Stéphane Richard et de Frank McCourt, l’OM est allé à l’essentiel. Sans vraiment convaincre. « Le match est moins abouti qu’à Monaco, mais cette fois nous gagnons », admet l’entraîneur marseillais. Il souligne « notre cohérence dans ce que nous avons proposé et la continuité dans les offensives ». Sur cet aspect, l’OM a fait presque aussi bien qu’en Principauté, avec 18 tirs face aux Messins, contre 19 à Louis II.

    Néanmoins, à l’image des spectateurs, Habib Beye a conscience que son équipe aurait pu faire mieux. « Le but encaissé est le bémol de cette soirée, nous aurions aimé garder cette cage inviolée pour la confiance et pour Gero [Rulli, Ndlr]. Mais avec la pression induite par nos deux défaites d’affilée, il était important de s’imposer. »

    Son équipe a inscrit trois buts. Dont le premier signé Pierre-Emerick Aubameyang, qui était dans le dur depuis quelques matches. En ouvrant le score, il a débloqué la situation et permis à son équipe d’aller de l’avant.

    Différence de but à soigner

    Tout comme le soutien retrouvé du peuple du Vélodrome, qui s’est fait entendre de bout en bout, après plusieurs soirées de grève partielle. « Cela fait du bien parce que nous étions dans une dynamique négative », reconnaît Habib Beye. Il souligne l’importance des supporters dans le résultat final. « Il fallait profiter de ce public qui nous a supportés d’un bout à l’autre. Je pense que nous aurions mérité de mener davantage à la pause. Mais l’équipe s’est un peu tendue… C’est pour cela que j’ai densifié le milieu. »

    L’OM a poussé pour marquer le troisième but, après la réduction du score messine. « La différence de buts sera décisive pour la fin de saison, c’était important de marquer ce troisième but à la fin », a confessé l’entraîneur phocéen.

    Ce succès a permis à son équipe de profiter du faux pas de Monaco face au Paris FC
    (1-4) pour reprendre de la marge sur les Monégasques. Il lui a permis aussi de remonter sur le podium quelques heures. Mais dimanche, en fin d’après-midi, Lille est allé chercher une victoire nette à Toulouse (4-0) qui permet aux Dogues de repasser devant l’OM.

    Un OM qui est à un point des Nordistes. Mais dont la différence de buts, sur laquelle insiste Habib Beye, est pour le moment en leur faveur, car elle est à +20 pour les Marseillais, contre +15 pour les Lillois.

    Mais il reste ce point de handicap à combler. Pour cela, il reste désormais cinq rendez-vous pour relever ce challenge capital.

  • Les Olympiens n’ont pas lâché les chevaux

    Les Olympiens n’ont pas lâché les chevaux

    Accueillir un adversaire pratiquement condamné pouvait être la planche d’appel pour regarder à nouveau vers le haut. Aidés par le retour de Mason Greenwood, les Marseillais ont rapidement pris le contrôle. Avec un scénario digne d’un tour de coupe de France, entre une Ligue 1 et un petit Poucet intimidé.

    L’OM a su étendre son emprise et a poussé les Lorrains à parer au plus pressé. Et commettre des erreurs qui amenaient régulièrement le danger sur le but de Pape Sy. Une de ces bourdes ouvrait la porte au premier but de la soirée, avec un Pierre-Emerick Aubameyang enfin efficace. Néanmoins, en ne portant pas l’estocade, l’OM restait sous la menace messine. Gauthier Hein manquant l’égalisation avant la pause.

    En seconde période, les Olympiens offraient le but de l’espoir à leurs visiteurs, quelques secondes après le but d’Igor Paixão. Et allaient trembler jusqu’au bout face au regain d’un FC Metz et une série d’actes manqués offensifs.

  • Les supporters regardent vers l’avenir avec optimisme

    Les supporters regardent vers l’avenir avec optimisme

    Sa première prise de parole semble avoir convaincu une grande partie des supporters marseillais. Stéphane Richard a su trouver les mots pour apporter de l’optimisme quant à l’avenir de l’OM. « C’est quelqu’un de très humain, un excellent communicant qui va nous apporter son calme et nous faire du bien », souligne Jérôme, salarié chez Orange, l’entreprise que le Girondin a dirigé entre 2011 et 2022. Ce dernier prendra ses fonctions le 2 juillet, date jusqu’à laquelle Alban Juster, président intérimaire depuis le départ de Pablo Longoria, restera à la tête du club phocéen. « M. Richard va devoir restructurer l’ensemble du club, le cas échéant changer d’entraîneur et pas mal de joueurs pour repartir la prochaine saison sur une base saine et stable », estime Thierry, conscient qu’il n’aura pas d’impact direct sur la fin de saison des Olympiens, toujours en course pour la troisième place du championnat, qualificative pour la Ligue des Champions. « Je pensais que McCourt allait faire une plus grosse annonce qu’un simple président », indique Hocine, pour qui la question d’un nouvel investisseur, afin de peser dans le capital de l’OM, était plus primordiale. « Mais pour revenir sur Stéphane Richard, je pense que c’est différent de diriger un club de football et une entreprise. J’espère juste qu’on va trouver une stabilité, avec des nouvelles personnes dans l’encadrement », ajoute-t-il, en valorisant tout de même la « rigueur » de l’entrepreneur bordelais, qui va inévitablement avoir besoin de moyens financiers pour aller de l’avant. « Est-il assez fou pour prendre la tête de l’OM sans avoir de garanties d’un nouvel actionnaire ? », s’interroge Hocine, persuadé qu’il y a anguille sous roche.

  • L’OM assure sans rassurer

    L’OM assure sans rassurer

    Monaco étrillé par le Paris FC (1-4), pour l’OM, la soirée avait plutôt bien débuté.

    En recevant Metz, les hommes de Habib Beye pouvaient réaliser plusieurs bonnes opérations. Reprendre une marge de manœuvre sur des Monégasques qui avaient plombé leur fête de Pâques. Recoller les morceaux avec les supporters, dans un Vélodrome qui n’était pas à guichets fermés, mais qui avait retrouvé sa ferveur. Et, surtout, offrir un cadeau de bienvenue à leur nouveau président, Stéphane Richard, porté sur les fonts baptismaux un peu plus tôt dans la journée par Frank McCourt.

    Les Messins restaient sur trois nuls lors de leurs dernières venues au Vélodrome. Restait à voir si la lanterne rouge serait capable de prolonger cette série, ou si, comme lors du match aller en Moselle (0-3), l’OM ne ferait qu’une bouchée d’un Graoully aux griffes émoussées.

    Dès les premières minutes, la différence de niveau était flagrante entre les deux équipes. Mais s’ils étaient régulièrement dangereux sur le but mosellan, les Marseillais manquaient encore une fois de réalisme dans le dernier geste. Il faudra attendre qu’un vent de panique souffle dans la défense des Grenat pour assister à l’ouverture du score, signée Pierre-Emerick Aubameyang.

    Les Phocéens avaient leur attitude d’élèves appliqués. Mais encore un peu trop brouillons dans une première période qui laissait tout le monde sur sa faim. Il restait 45 minutes aux hommes de Habib Beye pour approfondir les choses et envoyer un signal fort à leurs rivaux pour la troisième place.

    En doublant la mise rapidement après les citrons, Igor Paixão aurait pu mettre son équipe à l’abri. Mais la défense marseillaise devait encore faire un cadeau qui réveillait le Graoully. Et ce duel qui aurait pu être une promenade de santé devait finalement rester crispant jusqu’au bout. Avec un OM manquant visiblement de sérénité, malgré son avance au tableau d’affichage, trop ténue pour être une assurance tous risques.

    Le succès, et la remontée provisoire sur le podium, ne seront assurés que dans le temps additionnel, avec le troisième but libérateur, signé Hamed Traoré.

    OM 3 (1) METZ 1 (0)

    29e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (63 923 spectateurs)

    Arbitre : S. Frappart.

    Buts : Aubameyang (14), Paixão (48), Traoté (90+2) pour l’OM, Tsitaïshvili (50) pour Metz.

    Avertissements : Medina (45+2) à l’OM, Colin (55), Kouao (85) à Metz.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Balerdi, Medina – Höjbjerg ( c ), Timber (Nnadi, 83) – Greenwood (Traoré, 83), Gouiri, Paixão (Abdelli, 90) – Aubameyang (Vermeeren, 73).

    Entraîneur : H. Beye

    METZ : Sy – Kouao, Sané, Gbamin, Colin(Ballo-Touré, 83) – Touré (Michal, 88), Deminguet (Mbala, 83) – Sarr, Hein, Tsitaïshvili – Diallo ( c ).

    Entraîneur : B. Tavenot.

    Baptême du feu

    Non, ce n’était pas une boule de pétanque géante. La sphère déployée sur le rond central durant l’échauffement des joueurs et l’avant-match était la première sortie officielle de ce qui sera la nouvelle identité graphique de l’OM. Histoire d’habituer les supporters à un design qui a surpris lors de sa divulgation, mercredi lors d’une soirée de gala dédiée à Treizième homme.

  • Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Avril 2026 restera dans les mémoires olympiennes comme le mois du grand chamboulement.

    S’il n’est pas aussi radical que celui de l’automne 2016, qui avait vu l’arrivée de Frank McCourt au sommet du club. il va sans doute marquer profondément les esprits marseillais. Initié par un déménagement des structures administratives, prolongé par le changement d’identité visuelle, il se poursuit avec l’arrivée d’un nouveau président, Stéphane Richard.

    « Marseille a besoin d’un leader fort à sa tête. Quelqu’un ayant une grande expérience exécutive, qui connaisse la ville, qui y a vécu. » Frank McCourt a donné quelles étaient les bases de recherche de ce dirigeant providentiel. Il y avait ajouté d’autres critères. « Il fallait une forte expérience d’entrepreneur. Et avoir la compréhension de ce qui est l’essence et la signification de l’OM. » Ce président se devait aussi de relever de nombreux défis, « dans une période qui n’est pas facile pour le football français ». Un profil qui correspond à Stéphane Richard.

    Rendez-vous le 2 juillet

    L’ancien patron d’Orange a allègrement franchi toutes les étapes d’un casting auquel ont répondu de nombreux profils. « Stéphane cochait toutes les cases. La décision a été simple car c’est quelqu’un capable de tout faire, de manière rapide et efficace », insiste Frank McCourt. Ce dernier a d’ailleurs avoué que sa décision était prise dès le premier contact, « c’était à Londres, je souhaitais le convaincre d’accepter le poste. Il s’est imposé à mes yeux dès cette rencontre car il représentait le parfait équilibre entre ambitions et expérience ».

    Stéphane Richard, qui entrera en fonction le 2 juillet, est conscient de la mission qui l’attend. « Accepter le poste, c’est l’occasion de réunir mes deux amours qui tournent autour de l’OM » confie celui qui a permis de rapprocher le club de l’entreprise qu’il dirigeait, il y a dix ans, pour que le nom d’Orange apparaisse sur le Vélodrome et sur les maillots du club.

    Il s’apprête désormais à passer de l’autre côté du miroir, « conscient des multiples défis propres à l’OM qui m’attendent ». Il ne redoute pas ce que Pape Diouf avait appelé « la malédiction du fauteuil de président » qui ferait perdre toute notion des réalités à celui qui s’y installe. Il confesse « ne pas avoir de gri-gri. Pour m’en protéger, je vais m’appuyer sur mon vécu personnel. J’ai déjà dû gérer des crises qui m’ont permis de me forger une résistance au stress et m’ont durci le cuir ».

    Stéphane Richard a annoncé ses priorités. « Je ne suis pas en mission honorifique. Je vais m’engager complètement dans ma tâche et m’appuyer sur des gens compétents concernant les affaires du football », poursuit-il. Il se voit en « homme-orchestre capable de prendre les meilleures décisions » avant de rappeler sa première requête, « que le club aille chercher une place en Ligue des Champions ».

    En dehors des terrains, il annonce sa volonté d’être celui qui donnera le coup d’envoi d’une nouvelle ère, « celle de la stabilité, de l’apaisement et de la réconciliation avec tous ceux qui font vivre l’OM ». Et retrouver l’amour de supporters lassés par les promesses non tenues.

    Avec en tête les contraintes économiques d’un football français handicapé par la faiblesse des droits TV qui le fait évoluer « dans un modèle économique qui n’est pas soutenable », regrette-t-il. Alors que Frank McCourt se veut rassurant quant à sa volonté de maintenir le train de vie de l’OM. « Nous sommes un des clubs les plus stables au niveau financier et sans grosses dettes. »

    L’États-unien rappelle toutefois qu’il reste « ouvert à l’arrivée d’un partenaire stratégique qui nous permettrait d’atteindre plus facilement nos objectifs ». À savoir que l’OM se retrouve régulièrement qualifié pour la Ligue des Champions. À ce titre, l’été qui s’annonce sera capital.

  • L’ex-patron d’Orange arrive aux manettes de l’OM

    L’ex-patron d’Orange arrive aux manettes de l’OM

    Ancien président-directeur général de France Télécom et d’Orange, président de GSM Association, directeur de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances sous Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, directeur adjoint de la Compagnie générale des Eaux, ex-numéro 4 du groupe Veolia et fondateur de la Compagnie générale d’immobilier et de services, devenue Nexity. Après toutes ces expériences, Stéphane Richard, 64 ans, se lance pour la première fois de sa grande et longue carrière dans une aventure sportive en devenant le 38e président de l’histoire de l’OM.

    « C’est la ville où j’ai grandi »

    Pourtant né à Caudéran, une ancienne commune girondine devenue un quartier de Bordeaux à partir de 1965, Stéphane Richard clame haut et fort son attachement pour la cité phocéenne, ville dans laquelle il a déménagé avec ses parents à l’âge de 10 ans. « C’est la ville où j’ai grandi et passé mon bac, avant de monter à Paris pour ma classe préparatoire », raconte le diplômé d’HEC Paris en 1983, puis de l’ENA en 1985. « Je me souviens des ricanements quand je disais que je venais de Marseille. J’ai gardé des liens très forts avec cette ville, j’ai eu une maison et la seule maison que je possède aujourd’hui est à Marseille, j’y ai beaucoup d’amis, c’est une ville que je connais intimement », poursuit-il, en martelant qu’il sait ce que représente l’OM dans cette ville. « Toute la ville pense et respire pour l’OM », insiste celui qui a été proche du club phocéen lorsqu’il était PDG d’Orange entre 2011 et 2022. Il a notamment ficelé un grand partenariat entre les deux institutions : l’entreprise de télécommunications est devenue sponsor principal sur les maillots de l’OM (entre 2017 et 2019) et a accroché son nom au stade Vélodrome. Depuis son départ d’Orange, il est resté proche de Marseille en étant nommé membre du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille.

    Proche du PDG de la CMA CGM Rodolphe Saadé, le Bordelais n’en présente pas moins un parcours marqué par une zone d’ombre. En juin 2025, la cour d’appel de Paris l’a condamné à six mois de prison avec sursis dans l’affaire de la sentence arbitrale controversée de 2008 entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Pour l’heure, il assure rechercher « l’apaisement », restera à obtenir, la saison prochaine, des performances.

    RÉACTIONS

    Benoit Payan Maire (DVG) de Marseille

    « Stéphane Richard est un homme qui porte Marseille dans son cœur et dans son histoire personnelle et professionnelle. Je me réjouis de le savoir aujourd’hui parmi nous pour assurer cette magnifique et exigeante mission, qui nécessitera toute son expérience, son savoir-faire au service de l’OM et des Marseillais. »

    Renaud Muselier Président (Ren.) de la Région Sud

    « Stéphane Richard est un très bon choix pour le club : un grand professionnel capable d’être un grand président. Il aime le sport, Marseille et l’OM ! Il a toutes les qualités pour réussir. Il peut compter, comme M. McCourt, sur mon soutien. »

    Laurent Lhardit Député (PS) des Bouches- du-Rhône

    « Mes très sincères félicitations à Stéphane Richard pour cette nomination. L’OM gagne un grand manager et je ne doute pas qu’il saura relever les défis pour notre club dans cette belle et si importante fonction. »

    Franck Kodjabachian Président du District de Provence de football

    « J’espère qu’il pourra apporter la stabilité dont a besoin l’OM. On a noué de bonnes collaborations avec eux. Ils ont compris que le football professionnel ne peut pas exister sans le football amateur sans le socle amateur. J’espère que ça perdurera. »

  • Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Il s’est présenté comme un Marseillaise de cœur. Stéphane Richard, ancien PDG d’Orange, a été nommé nouveau président de l’Olympique de Marseille, ce vendredi, par le propriétaire américain Frank McCourt. « Marseille a besoin d’un leader fort avec une forte expérience entrepreneuriale pour s’assurer que l’OM puisse être rentable et durable », souligne le milliardaire bostonien, qui voulait absolument un candidat qui connait bien la cité phocéenne afin d’apporter du calme et de la stabilité à ce club qu’il dirige depuis une décennie.

    « C’est un honneur et une grande émotion pour moi d’être là aujourd’hui », se réjouit Stéphane Richard, qui voit en l’OM la réunification de ses deux passions : Marseille et le football. «J’ai toujours gardé des liens forts avec cette ville. C’est une ville que je connais intimement. Je sais ce que représente l’OM. Toute la ville pense et respire pour l’OM. Pas seulement pour l’amour du foot, mais aussi pour l’institution en elle-même», poursuit l’ancien haut fonctionnaire de 64 ans, qui succède à Pablo Longoria, et plus précisément à Alban Juster, qui reste président intérimaire jusqu’au 2 juillet, date où Stéphane Richard entrera en fonction.

    D’ici là, l’OM bataillera en championnat pour la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions. L’objectif sportif de la saison comme l’a rappelé Frank McCourt. « L’impact de Stéphane se ressentira davantage à partir de la saison prochaine », glisse l’homme d’affaire américain. Son nouveau protégé sera confronté à de nombreux défis, principalement économiques. le club phocéenne accuse en effet un déficit net dépassant les 100 millions d’euros. L’enjeu porte aussi sur les droits télévisuels, grande problématique du championnat français. Enfin, l’autre grand défi porte sur les relations avec les supporters où la nécessité d’un dialogue apaisé doit être réinventé. Un club à la croisée des chemins.