Tag: Football

  • L’OM piétine face à Nice et n’a plus son destin en main

    L’OM piétine face à Nice et n’a plus son destin en main

    Rien n’est encore joué, mais la troisième place s’éloigne petit à petit pour les Marseillais. Ces derniers, tenus en échec dimanche soir au Vélodrome face à un OGC Nice peu dangereux (1-1), ont désormais quatre points de retard sur l’Olympique Lyonnais et Lille, tous deux victorieux ce week-end. « Ne pas se résigner », lance comme message Habib Beye, après la désillusion face aux Aiglons. « Il reste neuf points à prendre. Aujourd’hui, on n’a plus notre destin en main, mais tant que rien n’est fini, on ne peut pas baisser la tête. La dynamique n’est pas bonne, c’est évident, mais il faut continuer à travailler et ne rien lâcher. Ce club mérite qu’on reste concentrés jusqu’au bout. Ce soir est difficile à accepter, car il y a eu une réaction après Lorient. On a mis de l’agressivité, récupéré des ballons hauts et créé des situations. Mais on ne maîtrise pas certains détails et on se punit avec ce penalty », ajoute le technicien franco-sénégalais. La non-titularisation du fer de lance Mason Greenwood a eu un impact significatif sur l’animation offensive olympienne. « Ce n’était pas un choix sportif », indique Beye. « Depuis le choc reçu contre Lille, il souffre d’une lésion et n’a pas retrouvé la mobilité de sa cuisse. Toute la semaine, on a ajusté sa situation. Il a été très honnête, y compris ce matin, en disant qu’il ne se sentait pas capable de débuter. C’était donc une décision prise pour préserver sa santé », poursuit-il, persuadé que l’état d’esprit global de l’équipe était « irréprochable », mais que certains entrants n’ont pas eu l’impact attendu en fin de match.

    Une saison difficile

    sur le plan mental

    La prestation du milieu international algérien Himad Abdelli, débarqué dans la cité phocéenne lors du dernier mercato d’hiver et loin d’être aussi performant qu’à Angers, est particulièrement mis en cause. « C’est une saison très, très dure pour nous, très, très compliquée au niveau mental. Pas sur le plan physique, mais plus mental », insiste Gerónimo Rulli, conscient que les trois prochaines journées seront décisives dans la course à la fameuse troisième place, qualificative pour la prochaine édition de la Ligue des Champions. Le sprint final débutera dès ce samedi (à 15h) au stade de la Beaujoire, face au FC Nantes, avant-dernier et en grand danger de relégation. S’en suivra le déplacement au Havre, installé dans le ventre mou du championnat et assuré de ne pas descendre en Ligue 2, puis la réception du Stade Rennais, qui compte à ce jour trois points d’avance sur les Olympiens. Un dernier duel qui décidera du sort européen, ou non, de la formation marseillaise pour la saison prochaine. « Quand on joue pour l’Olympique de Marseille, on n’a pas le droit d’être résigné. C’est difficile à vivre pour moi aujourd’hui, car j’ai le sentiment de ne pas amener ce club là où il doit être. Mais on ne va pas lâcher. Il reste trois matchs : soit on abandonne et on subit, soit on reste concentrés et on va challenger tout le monde. Il faut gagner nos matchs, c’est la seule vérité », martèle Habib Beye.

    Le rendement catastrophique d’Habib Beye

    Arrivé à la tête des Olympiens au mois de février, afin de succéder à Roberto De Zerbi, Habib Beye affiche des résultats plus que décevants. Le technicien marseillais ne totalise que 13 points après ses 9 premiers matchs officiels sur le banc de l’OM en Ligue 1, soit les pires débuts pour un entraîneur arrivé en cours de saison au club phocéen dans l’élite depuis Franck Passi en 2016 (13). Avec 40% de victoires, il s’apprête à connaître la pire saison de sa courte carrière d’entraîneur. En cas de succès sur les trois dernières journées, son taux de réussite remonterait à 54%. Ce qui resterait toutefois insuffisant compte tenu des hauts objectifs que se fixe annuellement l’OM, avec des recrutements massifs à chaque mercato.

  • Football : Le Rouet prêt pour l’Euro

    Football : Le Rouet prêt pour l’Euro

    Dans le premier tour, les Rouégasques seront opposés aux sélections de Chypre du nord et du canton du Tessin. Rendez-vous à partir du 1er juin.

  • Football : Les Marseillaises assurent

    Football : Les Marseillaises assurent

    La réussite de leur attaquante permet aux Marseillaises de s’imposer à Lens (1-0), samedi, dans l’avant-dernière journée du championnat de Première ligue. Les trois points ramenés d’Artois assurent surtout le maintien aux filles de Corinne Diacre.

  • OM-Nice : un pénalty qui vient gâcher la soirée

    OM-Nice : un pénalty qui vient gâcher la soirée

    Son système devait permettre à l’OM de relever la tête. Avec un duo Vermeeren-Timber inédit pour épauler Pierre-Emerick Aubameyang qui envoyait Mason Greenwood sur le banc. Et la première titularisation de Tochukwu Nnadi dans le but de redynamiser un milieu devenu trop prévisible.

    Le jeu se concentrait aux abords de la surface azuréenne. Avec de très rares incursions visiteuses dans la moitié de terrain marseillaise. Malgré cela, les occasions de mettre en danger Yehvann Diouf demeuraient trop rares.

    Après l’heure de jeu, un coup d’accélérateur de Tochukwu Nnadi devait placer l’OM sur la voie de la victoire, grâce à la tête victorieuse de Pierre-Emile Höjbjerg. Les clignotants revenaient au vert. Pour quelques minutes seulement, puisque dans le money time, Jonathan Clauss obtenait un penalty, transformé par Elye Wahi, anéantissant les espoirs d’une rédemption marseillaise.

  • [Entretien] Pascal Rousseau : « Je me dis que je devais être quelqu’un de bien »

    [Entretien] Pascal Rousseau : « Je me dis que je devais être quelqu’un de bien »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé en 2019 ?

    Pascal Rousseau : J’ai fait un malaise et à mon réveil, ma mémoire était vide. Tous mes souvenirs d’une vie de 57 ans avaient disparu. J’avais une mémoire immédiate, j’avais conservé mes capacités d’analyse. Mais, pour ce qui est du reste, c’était le grand vide !

    Savez-vous ce qu’il vous est arrivé ?

    P.R. : J’ai fait ce qui s’appelle une dissociation. Tous les événements gravés dans ma mémoire ont été effacés. Pour les retrouver, j’ai fait des recherches, sur Internet, j’ai retrouvé des articles de journaux, des amis, des inconnus qui me croisaient dans la rue et me reconnaissaient m’ont ainsi aidé à retrouver une partie de mon histoire personnelle. À ce sujet, Franck Lebœuf, un ancien coéquipier, a été incroyable.

    Ainsi, qu’avez-vous appris ?

    P.R. : Comme Franck Lebœuf me l’a dit, j’ai eu une carrière de footballeur professionnel. Avec plus de 600 matches quand même, dont je n’ai aucun souvenir ! J’ai ainsi appris que j’ai débuté au Paris FC, que j’ai joué à Lille, qu’avec Rennes, j’ai fait partie de l’équipe qui s’est ancrée en Ligue 1 à partir de 1994. Et que j’ai même été champion de France avec l’OM. Je trouvais cela incroyable. Mais que des supporters marseillais me téléphonent pour m’en parler, je trouve ça exceptionnel.

    Vous ne vous souvenez donc d’aucun moment de votre carrière, ni de votre vie avant vos 57 ans ?

    P.R. : J’ai tout oublié. Ce que je retrouve, c’est grâce aux témoignages de gens qui me racontent ce qu’ils ont partagé avec moi. Comme, par exemple, mon premier match au Vélodrome, c’était un OM-Bordeaux, le jour où Claude Bez est arrivé au stade en Cadillac. J’imagine que j’ai dû vivre quelque chose de dingue. À Rennes, j’ai retrouvé les capos du kop, qui m’ont rappelé que nous regardions ensemble les matches de Ligue des Champions, chez moi. Ainsi, de ce que j’entends dire sur moi, je me dis que je devais être quelqu’un de bien. Mais tout est effacé.

    Pour vous, ce livre est une autre forme de thérapie ?

    P.R. : Ce n’est pas mon idée. Mais des proches m’ont suggéré de l’écrire, pour en faire une thérapie et, surtout, faire connaître la dissociation. Certains ont encore du mal à croire ce que je vis. En témoignant, cela va permettre d’essayer de comprendre. Même si je sais, sept ans après, que seuls les témoignages m’ont aidé. Sans cela, ma mémoire serait repartie à mes 57 ans, le reste aurait totalement disparu.

    Avez-vous des projets ?

    P.R. : Grâce à Franck Lebœuf, je vais en faire un seul en scène, dans lequel je vais me raconter. J’aimerais le tester dans les salons des stades des clubs où j’ai joué.

    « Amnésique », avec Florence Bouté.
    City éditions, 256 pages

  • L’OM rate encore son final

    L’OM rate encore son final

    S’ils étaient toujours sixièmes au coup d’envoi, les résultats des matches précédents plaçaient les Olympiens face à un impératif.

    La victoire contre Nice constituait la seule possibilité de rester au contact de Lyon, Lille et Rennes, vainqueurs respectivement d’Auxerre, Paris et Nantes. Seul Monaco, tenu en échec à Toulouse, avait raté l’occasion de doubler provisoirement les Marseillais.

    Des Marseillais qui n’avaient pas d’autre choix que gagner le derby de toutes les angoisses, face à des Niçois revigorés par leur qualification en finale de la Coupe de France. Mais aussi par les mésaventures auxerroises à Lyon et nantaise à Rennes. Ce qui devait compliquer la mission d’un OM attendu au tournant par ses supporters.

    Un OM qui, pendant une grosse dizaine de minutes, donnait le sentiment d’avoir retrouvé un certain allant. Mais hormis une reprise de la tête d’Arthur Vermeeren, obligeant Yehvann Diouf à un arrêt réflexe, le seul fait marquant de la première période restera l’intrusion d’un supporter, venu du sud, et qui avait le temps de taper sur les épaules de Quinten Timber puis Pierre-Emerick Aubameyang avant d’être maîtrisé.

    C’était trop peu pour mettre le feu à un Vélodrome pourtant encore mobilisé. Un Vélodrome qui devait attendre l’heure de jeu pour, enfin, vibrer. Fallait-il y voir un rapport de cause à effet ? Toujours est-il que c’est quelques secondes après l’entrée de Mason Greenwood que l’attaque phocéenne faisait parler la poudre. L’Anglais n’y était pour rien, c’est le tandem Nnadi- Höjbjerg qui faisait voler en éclats la défense azuréenne.

    Même si son scénario avait été compliqué, la victoire était à portée de main. Et avec elle l’entretien de la flamme d’une qualification en Ligue des Champions. Malheureusement, Jonathan Clauss et Elye Wahi, anciens Phocéens, se ligaient pour arracher le pénalty de l’égalisation azuréenne.

    La malédiction du money time refaisant surface au plus mauvais moment, l’OM laissait filer deux nouveaux points sur sa pelouse.

    OM 1 (0) NICE 1 (0)

    31e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (60 021 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod

    Buts : Höjbjerg (66) pour l’OM, Wahi (88 sp) pour Nice.

    Avertissements : Emerson (29), Medina (44) à l’OM, Wahi (44) à Nice.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Medina – Weah, Höjbjerg ( c ), Nnadi (Kamissoko, 80), Emerson (Mmadi,63) – Timber (Abdelli, 80), Aubameyang – Vermeeren (Greenwood, 63).

    Entraîneur : H. Beye.

    NICE : Diouf – Clauss, Mendy, Bah, Oppong, Bard (Abdi, 80) – Abdul-Samed (Carlos, 80), Boudaoui – Cho (Boudache, 66), Wahi (Vanhoutte, 90), Sanson ( c, Diop, 46 ).

    Entraîneur : C. Puel.

    Le fait de match

    Messages interpellant joueurs et dirigeants, bâches renversées… Les Virages ont fait part de leur colère après les derniers résultats.

    Néanmoins, la ferveur a repris le dessus chaque fois que Willy Delajod a donné le coup d’envoi d’une mi-temps. Avec, toutefois, une bronca de mécontentement face à la stérilité du jeu proposé sur le terrain.

  • Montpellier : quand rien ne va, les jeunes sont là

    Montpellier : quand rien ne va, les jeunes sont là

    Quand les « grands » accumulent les erreurs, les jeunes écopent. Après une faillite à tous les étages la saison passée, bouclée par une relégation, Montpellier se reconstruit autour de son centre de formation. Un vieux réflexe qui remonte à la genèse d’un outil bâti en 1981 sur la terre en jachère de la Paillade.

    Le centre de formation irrigue l’équipe de Zoumana Camara, en course pour le play-off de la Ligue 2 avec un déplacement vendredi 24 avril (20h) à Amiens. Et il affiche sa vitalité à travers la réussite des partenaires du néo-professionnel Lacine Megnan-Pavé qui disputent samedi 25 avril (15h) à Rennes la demi-finale de la Coupe Gambardella, vitrine des centres de formation.

    « Dans le contexte du football français, le centre de formation est un peu la bouée de sauvetage », explique le directeur du centre de formation Bertrand Reuzeau, qui s’apprête à prendre sa retraite au terme de la saison. « La formation a toujours été dans l’ADN de Montpellier », renchérit Michel Rodriguez, à la tête de l’équipe U18 promise à un sérieux test face aux Bretons.

    Au sein de l’équipe de Camara, Théo Chennahi, Yanis Issoufou, Axel Guéguin, Viktor Dzodic…, tous âgé de 20 ans, incarnent l’émergence d’une nouvelle génération appelée à la rescousse à l’heure du renouvellement de l’effectif et du transfert l’été dernier d’une pléiade d’éléments expérimentés (Khazri, Ferri, Lecomte…). Ils prennent peu à peu toute leur place.

    À l’étage inférieur, plusieurs gamins, âgés de 18 ans, veulent frapper un grand coup à l’occasion de la demi-finale de la Gambardella et tapent à la porte de l’équipe professionnelle à l’image de Noah Vidal-Cartoux ou Lacine Megnan-Pavé, plus jeune joueur (16 ans) à signer un contrat pro.

    Ils veulent s’inscrire dans le sillage de prestigieuses générations qui ont gagné la Gambardella ou pour la moins participer à la finale, qui se jouera en prélude à la finale de la Coupe de France le 22 mai au Stade de France.

    Un nouveau

    profil de joueurs

    Au lendemain de la première relégation en seconde division (1981), les pionniers de la jeunesse montpelliéraine n’étaient autres que Laurent Blanc, futur champion du monde, Pascal Baills, Kader Ferhaoui… Une décennie plus tard, après les excès de la folie des grandeurs de « Loulou » Nicollin, ancien président décédé en 2017, la seconde génération a permis l’éclosion de Carotti, Lefèvre, Bonnissel… suivis de Delaye, Rouvière…

    En 2009, dans la foulée de la remontée, une autre génération, emmenée par Belhanda, Cabella, Stambouli… remportera la seconde des trois victoires en Gambardella (1996, 2009, 2017), avant d’apporter leur talent à la bande de René Girard, sacrée champion de France pour la première fois dans l’histoire du club (2012).

    Ce renouveau se confond peut-être avec l’épopée actuelle même si Montpellier traverse une grande tempête née de la possible cession du club par la famille Nicollin à un investisseur étranger, probablement américain ou anglais. Cela crée une incertitude sur l’avenir du club et tout en premier lieu au centre de formation. Pour l’heure, cela gèle quelque peu la passation de pouvoir à sa tête. Bertrand Reuzeau devrait être remplacé par un duo formé de Fabien Lefèvre, de retour au MHSC, et de Bernard Maraval, en charge du recrutement des jeunes. Les deux techniciens partagent depuis longtemps une certaine complicité et une vision commune de la formation.

    Reuzeau, qui a dirigé durant onze saisons le centre de formation du Paris SG et ensuite celui de Monaco, a mis en place depuis 2022 et le remplacement de Francis de De Taddeo, une philosophie nouvelle. L’ancien champion d’Europe Espoir (1988) privilégie un nouveau profil de joueurs. Il met l’accent sur la technique, la vitesse, l’intelligence de jeu aux dépens du physique, préconisé dans de nombreux clubs. « Face à des adversaires, qui sont pour la plupart plus costauds sur le plan physique que nous, nos joueurs, qui s’appuient sur ces qualités de vitesse et technique, vont continuer à progresser au gré de leur maturité », synthétise Bertrand Reuzeau.

    Samedi à Rennes, voire un mois plus tard devant le Paris SG ou Nantes qui s’opposent dans l’autre demi-finale, Vidal-Cartoux, Megnan-Pave, Chambon, Mohamed, Thiland-Herard… tenteront de mettre en pratique les nouveaux principes de Montpellier. Pour être à la hauteur d’une jeunesse qui a souvent écopé par le passé. Et peut-être marqué de leur empreinte le début d’une ère.

  • OM, le derby de toutes les peurs

    OM, le derby de toutes les peurs

    En temps normal, le face-à-face OM-Nice est toujours à enjeu.

    Cette année, chaque protagoniste aura une raison différente pour aller chercher un succès. Car si la conquête d’une place européenne est souvent disputée entre les faux frères de la côte, cette fois, seul l’OM aura dans sa ligne de mire une qualification pour une nouvelle campagne continentale.

    Car les Aiglons, eux, sont dans une situation plus compliquée. Ils n’ont cessé de dégringoler dans la hiérarchie de la Ligue 1. Le retour de Claude Puel à leur chevet n’a pas stoppé leur descente aux enfers. Malgré la bouffée d’oxygène d’une qualification pour la finale de la Coupe de France, le « Gym » n’est toujours pas assuré de rester en Ligue 1 en juin.

    Certes, avec neuf points d’avance sur Nantes, ils sont quasiment assurés d’éviter une relégation directe. Mais ils sont sous la menace d’Auxerre, l’actuel barragiste, en embuscade au classement.

    Côté marseillais, le bail est prolongé en Ligue 1. Mais c’est une autre cible que visent les hommes de Habib Beye. Ils ont toujours en tête l’objectif d’aller chercher la troisième place du podium. Liée à une qualification directe pour la prochaine Ligue des Champions. Malheureusement, alors qu’ils étaient dans le coup après avoir surclassé Metz, l’humiliation vécue à Lorient a redistribué les cartes dans la course. Avec un OM renvoyé à la sixième place et à deux longueurs de Lyon.

    Pour se préparer à affronter la colère des supporters et la réaction niçoise, l’entraîneur marseillais a placé ses hoplites en conclave à la Commanderie. Avec une semaine mise à profit « pour faire redescendre la tension négative et travailler sur l’aspect psychologique », explique Habib Beye. Sans trop livrer de secrets, il a indiqué que « plein de choses ont été remises en cause et nous aurons un plan de jeu clair ».

    En tenant compte d’une liste impressionnante de joueurs qui se retrouvent à l’infirmerie et en faisant abstraction de ce qui a pu se dire tout au long de la semaine, après le fiasco de Lorient. « Je dis le minimum, en espérant le maximum sur le terrain dimanche », a concédé le stratège olympien.

    Il pourra compter dans sa quête sur Quinten Timber. Le Néerlandais était absent à Lorient, pour cause de blessure. Il reconnaît que le conclave décrété cette semaine « a été une bonne chose pour que nous nous concentrions en vue du match de dimanche ». Et de promettre, « nous serons prêts pour gagner dimanche ! »

  • Les Marseillaises vaincues par Nantes à Martigues

    Les Marseillaises vaincues par Nantes à Martigues

    Les play-offs ou le maintien. Ce match de la 20e journée dessinait un double objectif. Pour Nantes, gagner emmènerait le club en phases finales pour aller affronter l’OL Lyonnes. Pour Marseille, gagner assurerait un maintien dans l’élite. La première option a finalement été validée par le FCN avec un succès autoritaire au stade Francis-Turcan (2-0). Il y a un mois, les Marseillaises subissaient le crève-cœur du Vélodrome devant 35 000 spectateurs. Ce mercredi soir, quelques centaines de personnes étaient présentes à Martigues pour assister à la défaite contre Nantes. Face à une équipe de haut de tableau, les joueuses de Corinne Diacre ont été un cran en dessous et l’espoir s’est rapidement évaporé. Nantes a tenu son rang.

    Il ne fallait clairement pas manquer les 10 premières minutes de la partie, tant les péripéties ont été nombreuses. Dès les premiers instants, l’OM aurait pu concéder un but, comme lors de cette rencontre au Vélodrome. Margaux Shore s’est interposée. Ensuite, les Nantaises ont cru obtenir un penalty. Mariam Toloba est accrochée au niveau de la cheville et s’est effondrée dans la surface de réparation. Audrey Gerbel, l’arbitre central, n’a rien signalé. « C’est un scandale ! », entend-on jaillir sur le banc du FCN. Dans la foulée, Jody Brown, absente depuis le mois de janvier, est proche d’ouvrir le score grâce à un centre envoyé parfaitement sur sa tête. La Jamaïcaine a vu la gardienne Emily Burns se sublimer pour sortir ce ballon.

    Un temps plus faible s’est alors installé, où aucune des deux équipes n’a réellement pris la main sur le match. C’est à ce moment que les tuniques jaunes ont frappé les premières. À la suite d’un centre mal dégagé par la défense marseillaise, Léa Khelifi n’a pas eu de pitié en décochant un tir sous la barre. Une ouverture du score plutôt méritée, car l’intensité mise par les visiteurs est bien plus importante. Pressing, contre-pressing, Nantes n’a pas laissé de temps aux Marseillaises jusqu’à la pause. Mathilde Bourdieu était trop seule pour peser sur la défense adverse, d’où l’avance du club 4e du championnat à la mi-temps.

    4 points sur la zone rouge

    Il fallait se révolter en seconde période pour espérer ramener un point et se rapprocher du maintien. Mais l’OM a pris une douche froide dès la reprise. Trouvée au cœur de la surface, Mariam Toloba a trompé Shore d’une frappe croisée pour faire le break et filer vers la victoire. Bourdieu et Le Mouël ont ensuite eu les opportunités pour au moins réduire l’écart, mais elles ont manqué le cadre. Le score n’a donc plus évolué, laissant les Marseillaises bloquées à 16 points à 2 journées de la fin.

    OM 0 (0) NANTES 2 (1)

    20e journée de Première Ligue

    Stade Francis-Turcan

    Arbitre : Audrey Gerbel

    Buts : Khelifi (21e), Toloba (48e)

    OM : Shore – Laplacette, Blanchard, Carro, Cyraniak – Elisor, Brown, Le Mouel, Perret, Léger – Bourdieu

    Entraîneur : Corinne Diacre

    NANTES : Burns – Khelifi, Pasquereau, Rodrigues – Cosme, Bethi, Fleury, Swierot, Machart-Rabanne – Van de Ven, Toloba

    Entraîneur : Nicolas Chabot

    Deux derniers matches pour assurer le maintien

    Il ne reste plus que deux matches de Première Ligue cette saison. En s’inclinant contre Nantes, les Marseillaises ne sont pas encore certaines d’évoluer dans l’élite la saison prochaine. Ce samedi, elles seront à Lens pour espérer valider ce maintien face à un adversaire direct.

    Au cas où le ticket pour 2026-2027 ne serait pas composté, il y aura une dernière chance pour les joueuses de Corinne Diacre. Ce sera à Martigues, face à Dijon, le 6 mai.

    À l’heure actuelle, l’OM compte quatre longueurs d’avance sur le premier relégable, Saint-Etienne. En cas de défaite de l’ASSE et de Montpellier ce week-end, le maintien serait également assuré.

  • Les Marseillaises face au défi nantais en Première Ligue

    Les Marseillaises face au défi nantais en Première Ligue

    Un challenge important à quelques encablures de la fin de saison. Les Marseillaises accueillent, ce mercredi à 18h45, le FC Nantes lors de la pénultième journée de Première Ligue.

    Un avant-dernier match à domicile, au stade Francis-Turcan de Martigues, alors que le maintien n’est pas encore validé par les joueuses de Corinne Diacre. Suite à la trêve internationale, l’OM n’a pas joué depuis ce fameux 28 mars où l’équipe avait découvert le Vélodrome en configuration match. Une défaite crève-cœur face à Montpellier, qui a relancé le MHSC, menacé de relégation depuis les premiers moments de la saison.

    Se relancer, après quatre rencontres sans victoire, ne sera pas une mince affaire face à un adversaire tel que le FC Nantes. Si son équipe masculine flanche et entrevoit la Ligue 2, les féminines sont au sommet. 4e du classement, elles ont la quasi-certitude de se qualifier pour les phases finales de Première Ligue. Un exercice 2025-2026 hors normes où les Jaunes talonnent les deux clubs parisiens que sont le PSG et le PFC.

    Éviter une défaite dans

    la course au maintien

    Pour rappel, le match aller entre Nantaises et Marseillaises avait été à sens unique. Disputé à la Beaujoire devant 17 000 personnes, il avait vu une victoire 3-0 des locales suite à 10 minutes de folie en première période.

    à Martigues, il sera intéressant de pousser cette défense qui a tout de même encaissé 30 buts en 19 journées. Rien qu’un match nul placerait les Provençales dans une position confortable en vue du maintien.