Tag: Football

  • L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    Quelles solutions ? Quels espoirs ? Habib Beye doit se gratter la barbe et se creuser les méninges pour savoir comment se sortir de ce bourbier. Arrivé il y a deux mois et quelques jours à la Commanderie, le Sénégalais vit des heures plus que compliquées depuis sa prise de fonction dans les Bouches-du-Rhône. Une situation délicate alors que le podium s’échappe et la Coupe de France n’est plus qu’un lointain souvenir. Samedi, après la débâcle à Lorient (0-2), sa colère était beaucoup plus froide que celle de Medhi Benatia. Il n’a tout de même pas manqué l’occasion de se montrer déçu du caractère affiché par ses joueurs : « On a des leaders qui doivent être des leaders positifs et constants. Ce qu’on n’a pas vu. »

    Le coach a également affirmé qu’il ne bouleverserait pas son équipe lors des quatre dernières journées de Ligue 1. Outre le jeu de sa formation, un autre point négatif vient s’ajouter : le sujet des blessures. Certains joueurs sont sur la corde raide physiquement après une saison éreintante, dans les jambes et dans les têtes. Nayef Aguerd ne devrait plus jouer, Kondogbia et Egan-Riley sont de nouveau hors-jeu, Tochukwu Nnadi est touché à un genou. Par ailleurs, Quinten Timber et Igor Paixao sont très incertains pour la réception de Nice, dimanche (20h45). Amine Gouiri n’est pas non plus sûr de figurer sur la feuille de match. Des éléments clés de l’effectif donc, alors que Mason Greenwood n’est pas encore revenu à 100% après la béquille reçue face à Lille, un mois auparavant. Seule bonne nouvelle : Facundo Medina revient de suspension et sera apte pour ce derby méditerranéen contre l’OGCN.

    Objectif Coupe d’Europe

    La satisfaction vient de l’intégration des jeunes. Ugo Lamare El-Kadmiri est entré en jeu à Lorient alors que Ange Lago, Hilan Hamzaoui et Nouhoum Kamissoko figuraient dans le groupe. Antoine Valero a aussi sa carte à jouer sur le mois à venir, tant l’attaquant a convaincu en U19 Nationaux, en Youth League ou avec la Pro 2. Justement, les U19 Nationaux de Grégory Auger pointent au 2e rang de la poule D, juste derrière l’AS Monaco. Une saison pleine, où de nombreux joueurs ont pu se mettre en avant comme Milan Leccese ou encore Said Remadnia. Certains de ces noms pourraient à nouveau apercevoir l’équipe première d’ici la dernière journée contre Rennes.

    Mais, pour Habib Beye, il faudra au moins sécuriser une place en Coupe d’Europe pour éviter la catastrophe industrielle. L’objectif fixé par le propriétaire Franck McCourt était un podium et la victoire en Coupe de France. Les deux buts sont en train d’échapper aux Olympiens, mais sauver une nouvelle aventure européenne serait déjà un moindre mal. Attention à ne pas se faire avoir non plus, car Strasbourg possède encore deux chances de jouer l’Europa League la saison prochaine, malgré sa 8e place en Ligue 1. Coupe de France ou Conference League, gagner l’une des compétitions assurerait aux Alsaciens la C3. L’OM se doit de finir le plus haut possible pour éviter un nouveau scénario improbable. Pour cela, il faudra être à la hauteur contre Nice, Nantes, Le Havre et Rennes.

    Une programmation de fin de saison chamboulée

    La fin de la saison 2025-2026 a subi quelques changements récemment. Dernièrement, la Ligue de football professionnel a décalé d’une journée le match entre Nantes et l’OM. Il passe du 1er au 2 mai, à 15 heures. La LFP a justifié cette modification par les nombreux rassemblements pour le 1er-Mai dans la ville de Nantes. Auparavant, les multiplex des 33e et 34e journées avaient aussi été décalés d’une journée, passant du samedi au dimanche soir.

    Par ailleurs, ce dimanche, la rencontre OM-Nice permettra une nouvelle fois d’entendre les discussions entre l’arbitre central et la VAR. Un test en place depuis deux journées sur différentes pelouses de Ligue 1.

  • OM : Habib Beye serre la vis et songe à appeler les jeunes

    OM : Habib Beye serre la vis et songe à appeler les jeunes

    Ce que redoutait Habib Beye quelques minutes après l’humiliation de Lorient s’est produit.

    À quatre journées de la fin, alors que son équipe aurait pu se retrouver en position de force, l’OM a rétrogradé à la sixième place. Et s’ils restent à deux longueurs du podium, dont la dernière marche est désormais occupée par Lyon, les Olympiens ont perdu le contrôle de la situation.

    Alors qu’il pensait que la semaine à Marbella aurait eu à Lorient la même conclusion que face à Lyon, l’apathie marseillaise et une visible résignation après la claque ont poussé le staff à réagir de manière cinglante.

    Il y a eu les propos de Medhi Benatia (voir sur www.lamarseillaise.fr), évoquant les prochains entraînements. « Je leur ai dit [aux joueurs] de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. Nous allons passer un peu plus de temps ensemble, à la Commanderie pour bosser. »

    Hôtel 5 étoiles

    Les mots sont devenus des actes. Au retour de Lorient, les joueurs devaient avoir un jour de repos, lundi. Cela s’est transformé en entraînement à la Commanderie. Une Commanderie où ils vont passer plus de temps que ces dernières semaines. Habib Beye a prévu une double dose de travail, jusqu’à jeudi. Celle-ci sera suivie d’une mise au vert, également à la Commanderie, où les joueurs vont vivre en conclave jusqu’à la réception de Nice, dimanche.

    Cela peut sembler brutal comme réaction. Mais vu la prestation collective au Moustoir, alors que les joueurs avaient bénéficié de conditions de préparation plutôt enviables dans le cocon de Marbella, se retrouver à la Commanderie n’est pas non plus un enfer.

    Le lieu de vie est conçu sur la base d’un hôtel cinq étoiles. Certes, les joueurs ne seront pas en chambre individuelle, mais c’est largement mieux qu’un hostel pour routard. Et la cantine y est bien meilleure que dans certains restaurants d’hôtel.

    Habib Beye et son staff vont donc tenter de remettre de l’ordre dans la maison. Certains joueurs pourront même réfléchir aux propos de leur entraîneur après la sortie à Lorient, où il a tenté un coup tactique, dicté par les forfaits de dernière minute de Quinten Timber et Tochukwu Nnadi. « Certains n’ont pas saisi l’occasion de marquer les esprits. Je ne veux plus voir ce que j’ai vu et j’espère que les joueurs auront conscience de leurs fautes. »

    Il a également placé une phrase qui en dit long. « S’il le faut, je ferai jouer les jeunes. » À Lorient, il a fait appel à Hilan Hamzaoui, Emmanuel Lago, Nouhoum Kamissoko et Ugo Lamare. Ce dernier est même entré en jeu à la place de Pierre-Emerick Aubameyang pour le dernier quart d’heure.

    La semaine en cours, avec la perspective de recevoir une équipe de Nice qui lutte pour éviter les barrages, doit être celle d’une prise de conscience collective.

    Vers un OM sans défense à Nantes, le match décalé

    Même s’ils ont été assez inefficaces à Lorient, samedi, deux défenseurs olympiens ont reçu un carton jaune. Il s’agit de Benjamin Pavard et Timothy Weah. Tous deux étaient sous la menace d’une suspension, pour accumulation de cinq cartons jaunes. Celui du Moustoir était le cinquième. Ils vont donc purger un match de suspension automatique. Cette sanction va concerner le déplacement à Nantes, prévu le vendredi 1er mai, mais finalement fixé au samedi 2 mai à 15h, à la demande de la préfecture. Ces deux absences vont provoquer un déficit dans ce secteur, car CJ Egan-Riley et Nayef Aguerd sont toujours aux soins pour blessure. Et il n’est pas certain qu’ils soient aptes d’ici le déplacement en Bretagne.

  • Calendrier retouché, le oui mais de Habib Beye

    Calendrier retouché, le oui mais de Habib Beye

    Avec deux équipes, le PSG et Strasbourg, qualifiées en demi-finale de coupes européennes, la LFP a estimé nécessaire de retoucher les dernières journées de la saison.

    Du côté de l’OM, Habib Beye a réagi sur ce sujet. S’il estime logique « de soutenir les clubs français, du moment que cela ne change pas notre préparation », il apporte toutefois un bémol à cette position. « J’aimerais qu’il y ait une règle et que cette règle ne soit pas au cas par cas sinon il y a toujours un club lésé ».

    Son équipe va devoir disputer ses deux derniers matches, au Havre, puis au Vélodrome contre Rennes, les dimanches 10 et 17 mai, au lieu des samedis 9 et 16 mai. Mais pour d’autres équipes impliquées dans la course pour le maintien, comme Nantes ou Nice, il y a un risque. Avec notamment les Bretons, qui ont un match en retard, face au PSG. Le PSG qui doit aussi disputer une autre rencontre décalée, face à Lens, qui pourrait être cruciale pour l’attribution du titre. L’entraîneur de l’OM demande à ce « qu’un équilibre soit trouvé entre les divers intérêts, avec une réflexion autour d’un cadre applicable à toutes les équipes ».

  • Le coach lance un avertissement à ses cadres

    Le coach lance un avertissement à ses cadres

    C’est un Habib Beye en colère qui est venu s’exprimer au Moustoir.

    Quelques, longues, minutes après la sortie de son directeur du football Medhi Benatia, l’entraîneur marseillais a certes assumé ses choix, mais il a aussi dit ses quatre vérités sur ce qu’il pensait de la prestation de ses hommes. « Je suis très en colère. Sur les attitudes et sur l’esprit qu’on doit avoir dans ce club. En tant que coach, je ne peux pas l’accepter. »

    Il insiste sur un point, « il faut remettre tout le monde dans le droit chemin et supprimer les passe-droits », avant de donner des pistes sur ses choix à venir. « Si nous devons aborder les quatre derniers matches avec des jeunes qui ont la faim de bien finir la saison, nous le ferons. Nous évaluerons cela sur la semaine de travail avant Nice », poursuit-il. « Mais il est hors de question de revoir ce visage de l’OM », ponctue-t-il.

  • L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    Et de dix. Samedi, en s’inclinant à Lorient (0-2), l’OM a concédé sa dixième défaite de la saison en Ligue 1.

    Dix, c’est une de plus que lors de l’exercice précédent, qui avait vu les Marseillais terminer dauphins du PSG. Mais dix, sur une lettre de motivation d’un candidat à la Ligue des Champions, cela fait plutôt l’effet d’un poireau volumineux sur une joue glabre.

    Cette dixième défaite a fait sortir de son silence Medhi Benatia. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole, depuis son départ avorté en février, n’a pas supporté la prestation olympienne au Moustoir. « Tu joues Lorient, qui n’a plus rien à jouer, et tu ne gagnes pas un duel et tu n’as pas une course vers l’avant et tu n’es pas entreprenant, tu ne tentes rien et tu les regardes. Dans le stade, ils font la “ola” parce qu’ils te font un petit pont, crochet… Eh oui, c’est ça la vérité », a-t-il détaillé en zone mixte.

    Insuffisance générale

    La vérité, c’est aussi un OM totalement inoffensif. Alors que dans son onze de départ, Habib Beye alignait cinq éléments à vocation offensive. Au final, cela donne aucun tir marseillais cadré, une domination stérile et une presque occasion de but, avec cette tête de Pierre-Emerick Aubameyang qui a flirté avec le cadre d’Yvon Mvogo (53e).

    Pour un OM censé venir conquérir les points nécessaires à un retour sur le podium de la Ligue 1, c’est très largement insuffisant. Voire même insultant vis-à-vis des supporters qui avaient fait le (très) long voyage vers Lorient, samedi. Ces derniers ont eu le mérite de rester dignes dans la défaite, jusqu’au bout. Alors que les Phocéens ont bafoué le maillot qu’ils portent et encore mis à mal la ferveur populaire.

    Habib Beye a pris sur lui certaines choses. Notamment les choix des joueurs pour animer le jeu. « Je me suis trompé », a-t-il confessé. Pourtant, il a eu tout le loisir de préparer ce déplacement dans la plus grande sérénité, dans le cocon de Marbella. Il aurait dû se souvenir qu’avant l’OM, tous les cadors de la Ligue 1 s’étaient cassé les dents sur le râble de Merlus intraitables en défense. Car, Lorient à domicile cette saison, où ils ont pris 30 points en 15 matches, faisant tomber Rennes (4-0), Monaco (3-1), Lyon (1-0) ou, plus récemment, Lens (2-1).

    Lorient qui atteint désormais la barre des treize matches sans défaite dans un Moustoir aussi solide que la base des sous-marins laissée par l’armée allemande après la Seconde Guerre mondiale. Lorient qui a surtout mis fin à une longue période de disette face aux Marseillais. Cela faisait quatorze ans que les Bretons n’avaient plus battu l’OM. Pános Katséris et Bamba Dieng succèdent à Arnold Mvuemba et Kevin Monnet-Paquet au panthéon des héros merlus.

    Quant à savoir si l’OM, tel qu’il s’est montré en Morbihan samedi, mérite de retourner en Ligue des Champions, la réponse est non ! Un tel billet doit se mériter sur une continuité de prestations que les Marseillais n’ont pas été capables de fournir. Néanmoins, sur un malentendu, ils peuvent toujours y prétendre. Car Lille a raté le coche, en étant tenu en échec par Nice (0-0). Mais la marge de manœuvre est ténue.

  • Le coup de gueule de Medhi Benatia après Lorient – OM

    Le coup de gueule de Medhi Benatia après Lorient – OM

    C’est un Medhi Benatia dans une colère noire qui est venu s’exprimer en zone mixte du Moustoir. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole n’a pas supporté ce qu’il a vu quelques minutes plus tôt. Avec des Olympiens sans réaction battus par une équipe de Lorient en pleine forme.

    Il a ainsi lâché ses quatre vérités. «Qu’on me dise que j’ai ramené un entraîneur sur un projet qui devait durer trois ans et qui est malheureusement parti, pas de problème. Qu’on me dise que les joueurs que nous avons ramenés, qui étaient très bons au mois de septembre, sont devenus très mauvais, je n’ai pas de problème encore. Que j’ai ramené un nouveau coach qui n’est pas bon non plus, je l’accepte. Mais quand je vois le match qu’il y a eu aujourd’hui, même si je n’ai plus envie de parler, je suis obligé de venir face à la presse. Parce que c’est un scandale, c’est un scandale.»

    Il évoque les attentes d’avant le déplacement à Lorient. «Tu joues normalement la première de tes cinq finales. On fait des stages. Cela nous coûte des sous, parce que tu veux bosser, tu veux te retrouver, tu veux créer du liant avec les mecs parce que c’est ce qu’il a manqué, et à votre avis, combien sont rentrés dans le vestiaire et ont retourné la table ? Zéro, personne. Tout est nickel, les bouteilles sont bien en place!» Avant de lancer un message à ses joueurs. « Rentrer sur le terrain, gagner les duels, ce n’est pas dans mes cordes. Mais comme j’ai une responsabilité, que j’ai promis au boss qui m’a demandé de revenir, de tout donner jusqu’au dernier jour, je leur ai dit de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. Nous allons passer un peu plus de temps ensemble, la Commanderie, … bosser je pense. Après, où est-ce qu’on va finir, je n’en sais rien».

  • L’OM coule à pic à Lorient

    L’OM coule à pic à Lorient

    Aligner les joueurs à vocation offensive est loin d’être une garantie d’efficacité.

    Habib Beye a pu le constater, dans une première période au Moustoir où son quinté d’attaque s’est montré bien inoffensif face à la défense à granit de Lorient. Lens s’y était déjà cassé les dents. L’OM en a fait de même. Car, même s’ils ont eu la maîtrise, les Marseillais ont semblé prendre un malin plaisir à gâcher leurs munitions. Ou faire briller Yvon Mvogo, le gardien des Merlus.

    Incapables de créer le moindre danger, les Phocéens ont, en revanche, montré une fois encore des signes inquiétants de fébrilité défensive. Ce dont a profité Panos Katseris pour ouvrir son compteur but en Ligue 1. Et placer Lorient sur une orbite victorieuse.

    Habib Beye aura beau revoir sa copie après la pause, la dynamique restait lorientaise. Avec à la clef un second but, signé Bamba Dieng. Pour l’OM, loin d’être d’agrément, la croisière se transformait en calvaire. Le soutien de la colonie de supporters venus au Moustoir prenant des airs d’orchestre du Titanic accompagnant le naufrage d’une galère phocéenne aux airs de radeau de la Méduse.

    Après quatorze échecs, Lorient s’offre enfin une victoire aux dépens d’un OM qui a donné le bâton pour se faire battre. Et risque d’être le grand perdant de la 30e journée.

    Lorient – OM 2 – 0 (1 – 0)

    30e journée de Ligue 1

    Stade du Moustoir, 16 585 spectateurs.

    Arbitre : E. Wattellier

    Buts : Katseris (27), Dieng (58)

    Avertissements : Pavard (57), Nadir (74), Weah (90) à l’OM.

    Lorient : Mvogo ( c ) – Meïté, Adjel, Faye – Katseris (Silva, 82), Avom, Cadiou, Yongwa – Makengo (Abergel, 69), Dieng (Tosin, 74), Pagis (Soumano, 82). Entraîneur : O. Pantaloni.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Emerson – Traoré, Abdelli (Nadir, 59), Höjbjerg ( c, Vermeeren, 76 ), Paixão (Weah, 46) – Greenwood, Aubameyang (Lamare, 76), Gouiri (Nwaneri, 59). Entraîneur : H. Beye.

  • L’OM doit remplir le chalut

    L’OM doit remplir le chalut

    Malgré les vicissitudes, l’OM est toujours dans la course au podium. Avec les trois points récoltés face à Metz, lors de la dernière journée au Vélodrome, les hommes de Habib Beye ont fait ce qu’il fallait. De plus, ils ont assorti une certaine manière à la victoire, ce qui leur a permis de se rapprocher de leurs supporters. Avant le voyage en Bretagne, l’entraîneur marseillais revient sur cet aspect, qui sera capital pour une fin de saison réussie : « Ce que nous avons vécu contre Metz nous amène à penser que si cette équipe donne ce qu’elle doit donner, si elle montre de l’envie, de l’ambition dans ses matches, les supporters seront avec nous. »

    Il a encore en tête la dernière sortie : « Ils ont été là lors du déplacement contre Monaco. Il y a eu de la déception, mais ils ont été là pour nous. Ils seront encore à Lorient, pour nous. Il faudra que nous soyons capables de leur donner ce qu’ils veulent voir, c’est-à-dire une équipe conquérante qui gagne des matches. Et je suis sûr que ce soutien va continuer à grandir d’ici la fin de saison. »

    La sortie au Moustoir, samedi à 17h, apparaît donc comme un instant charnière. Celui qui peut permettre à l’OM de faire la bonne bascule et mettre la pression sur Lille. Les Dogues devancent les Olympiens d’un point. Ils joueront dans leur stade et connaîtront le résultat des Marseillais à Lorient au coup d’envoi de leur duel face à Nice, à 21h05.

    L’OM doit donc prolonger sa série positive en Morbihan (invaincu sur les cinq dernières visites) pour montrer aux Nordistes qu’ils sont toujours accrochés à leurs basques. Et prêts à les doubler au moindre faux pas de leur part.

    Habib Beye reste optimiste sur la possibilité de renverser la situation sur les cinq dernières journées. « Lorsque j’arrive au club, Nous sommes à cinq points de la troisième place. Aujourd’hui, nous sommes à un point », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que tout n’a pas été parfait dans la gestion sportive ces derniers temps : « Nous avons eu des contre-performances qui nous ont coûté dans les résultats et qui nous auraient peut-être permis d’être déjà installés à cette troisième place. Mais je considère que c’est un long marathon. Et ce marathon se finira le 16 mai. »

    Pour réussir dans la quête de la troisième place, il va compter sur la dynamique retrouvée du fait d’une nouvelle organisation offensive. L’association Gouiri-Aubameyang a fait des étincelles face à Metz, alors qu’Igor Paixão apparaît comme l’Olympien en forme de cette fin de saison. à Lorient, il faudra réussir une belle pêche pour maintenir cette efficacité retrouvée.

    « Je considère que c’est un long marathon qui se finira
    le 16 mai »

  • [Football] Questions sur un épilogue pour Montpellier

    [Football] Questions sur un épilogue pour Montpellier

    Effet d’annonce garanti. La semaine passée, dans un long entretien à Midi Libre, le président Laurent Nicollin a préparé tout le monde à un bouleversement du sport à Montpellier. Plus d’un demi-siècle après avoir créé le club de la Paillade, il prépare le terrain à une retraite anticipée. Et surtout à un pas de retrait de la famille Nicollin dans le football montpelliérain et français. « S’il faut lâcher la barre, je la lâcherai » prévient-il, prêt à rompre, prêt à signer la fin d’un empire sportif.

    Un an après avoir ouvert le capital du Montpellier Hérault Sport Club via la banque d’affaires Case Cassiopea, le président montpelliérain, qui a pris la succession de son père en 2017, est proche de passer la main à un investisseur étranger. Pour l’heure, il étudie diverses propositions.

    De nature prudente et discrète, cet homme d’affaires (53 ans) mesure trop le poids des mots pour ne pas être engagé auprès d’un ou deux partenaires ou probablement acheteurs.

    Depuis longtemps, Laurent Nicollin alerte dans une relative indifférence. Il interpelle les pouvoirs publics, secoue l’apathie ambiante mais personne ne prend la mesure de l’enjeu, ni de la place du football dans l’environnement de la capitale languedocienne.

    Comment la famille Nicollin en est-elle arrivée à ce point de rupture ? Comment Laurent, à la tête du MHSC, et Olivier, PDG de l’entreprise, se sont-ils résolus à perdre la main sur ce formidable outil de marketing, qu’est leur club de football ? « Vu les droits télé, vu l’absence de nouveau stade, ça va nous coûter entre 10 et 20 millions d’euros par an. Et, il n’est pas question de mettre en péril l’entreprise familiale », résume-t-il auprès de Midi Libre.

    La crise couve depuis 2020. À cette époque, Laurent Nicollin gère son club en « bon père de famille ». Aux côtés de Philippe Peybernes, directeur général qui a pris sa retraite l’été dernier, il a un œil pointu sur les comptes. Saison après saison, il présente devant la DNCG, gendarme financier, des comptes à l’équilibre, voire positifs. Et possède des fonds propres pour faire face à un coup dur.

    Éternel optimiste, le président du MHSC se projette tout en confiance sur l’avenir à moyen terme. Il imagine injecter 14 à 20 ME supplémentaires sous l’effet de l’augmentation des droits TV. Le couple antinomique formé de Didier Quillot et Nathalie Boy de la Tour, à la tête de la LFP, vient de finaliser un accord avec Mediapro à hauteur de 1,15 milliard d’euros pour le renouvellement des droits TV (2020-2024). Du jamais vu. La LFP préfère ce diffuseur sino-espagnol plutôt que le partenaire historique Canal Plus, à la proposition un peu inférieure.

    Dans le même temps, la Ligue de rugby (LNR) effectue le choix contraire. Elle reste fidèle à Canal Plus malgré l’offre plus alléchante de BeIN Sports.

    Quelques mois à peine après cet accord, un tremblement de terre secoue la LFP. Et les clubs professionnels français. Mediapro renonce à son contrat. Jaume Roures, son patron, n’est pas en mesure de l’assumer. Quel opérateur peut-il donc récupérer la diffusion de la Ligue 1, l’un des cinq grands championnats européens ?

    Les clubs français font le choix de nommer Vincent Labrune, homme de médias et ex-président de Marseille (2011-2016), à la tête de la LFP aux dépens de Michel Denisot, ancien homme fort de Canal Plus. Un choix perdant.

    Pendant ce temps, Montpellier voit ses droits télé fondre. Et passer de 29,5 ME en 2019 à 8 ME en 2025. Cette dégringolade le contraint à vendre ses meilleurs jeunes comme Elye Wahi à Lens pour 30 ME ou Maxime Estève à Burnley (Angleterre) pour 11 ME. Ou plus tard à se séparer lors de l’hiver 2025 de ses trois attaquants : Nordin (Mayence), Tamari (Rennes) et Adams (FC Séville) et à précipiter la chute en Ligue 2.

    Parallèlement, Laurent Nicollin n’aboutit pas dans son projet de nouveau stade, susceptible de rapporter 10 ME par an. Les projets à Cambacérès, à Pérols ou au Parc des Expositions tombent à l’eau. La banque des territoires renonce à son prêt, les maires successifs ne répondent pas à son désir de déménagement de la Mosson, inondé en 2014.

    Philippe Saurel, l’ancien maire, suspend son projet peu avant le Mondial féminin. Son successeur Michaël Delafosse mène en 2020 une campagne pour un stade 100% privé et acte en octobre la rénovation de la Mosson.

    Pendant que Laurent Nicollin se démultiplie pour équilibrer son budget, son équipe phare, et notamment ses cadres, ne prend pas la mesure du déclassement du club. Peu à peu, les partenaires de Téji Savanier passent de l’antichambre de l’Europe au risque d’une relégation. Et, la saison passée, malgré leur expérience, ils perdent pied sans se débattre. Trois entraîneurs se succèdent en vain à la tête de l’équipe avant sa chute inexorable en Ligue 2. Pendant que Montpellier dérive sur le terrain, son président acte l’ouverture de capital. Premier pas vers la fin d’une histoire.

  • Le Toulon Futsal Métropole à la rencontre des jeunes des quartiers

    Le Toulon Futsal Métropole à la rencontre des jeunes des quartiers

    Des terrains de foot au Palais des sports. Mardi, une quarantaine de jeunes footballeurs ont participé à une initiation au futsal, initiative conjointe du Département, du Toulon Métropole Futsal (TFM, D1 Futsal) et de l’AS la Beaucaire dans le cadre d’une mission d’intérêt général. Une occasion pour eux de (re)découvrir ce proche parent du football aux côtés de joueurs de haut niveau, dans la prestigieuse enceinte qu’ils partagent avec le Hyères Toulon Var Basket.

    Pour le TFM, c’est aussi une opportunité de « promouvoir le futsal et le club », explique son chargé de développement Kaïs Dridi. « L’intérêt est de faire découvrir les valeurs du sport, s’intéresser à d’autres disciplines, et développer la cohésion d’équipe, la confiance et de nouvelles compétences. »

    Romain Bouvier, président de l’AS la Beaucaire, y voit aussi « l’occasion de les faire sortir du quartier. Une dizaine d’enfants ne connaissaient pas le TMF. Quand on parle de Toulon on parle rugby. On a une équipe pro en futsal, autant en profiter. Ils découvrent une autre discipline, une autre manière de travailler, avec des joueurs plus expérimentés que nous. »