Tag: Football

  • Greenwood convoité, Balerdi forfait pour le Mondial

    Greenwood convoité, Balerdi forfait pour le Mondial

    Le dossier Mason Greenwood est officiellement lancé. Auteur de deux saisons remarquées sous les couleurs de l’OM, avec 48 buts et 16 passes décisives en 81 matches toutes compétitions confondues, l’ailier anglais attire de nombreuses convoitises sur le marché des transferts.

    Arrivé à Marseille à l’été 2024 en provenance de Manchester United, où il était devenu indésirable après ses démêlés avec la justice britannique, le numéro 10 olympien s’est rapidement imposé comme la principale arme offensive du club.

    Confrontée à des impératifs financiers et contrainte de générer des liquidités cet été, la direction marseillaise pourrait être amenée à se séparer de certains de ses actifs les plus valorisés, à commencer par Greenwood. Une perspective qui ne laisse pas insensibles plusieurs formations européennes. L’AS Rome multiplie les approches en coulisses depuis plusieurs semaines et une offre estimée à 40 millions d’euros, hors bonus, serait à l’étude, selon la presse italienne. Plus récemment, Fenerbahçe s’est également invité dans la course.

    Pour autant, l’OM ne compte pas brader sa star qui dispose encore d’un contrat de trois ans. D’après Sky Sports, le club phocéen réclamerait au minimum 55 millions d’euros, bonus compris, pour envisager un départ de son attaquant cet été. Une somme dont une partie reviendra à Manchester United, qui bénéficierait de 40% de la plus-value réalisée.

    Multiples infortunes

    Parmi les nouvelles moins réjouissantes du week-end, Leonardo Balerdi a vu son rêve de Coupe du monde s’envoler. Le défenseur central de l’OM a été contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure musculaire au mollet droit contractée à l’entraînement. Face à cette absence de dernière minute, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a choisi de se passer du Marseillais et s’est mis en quête d’une solution de remplacement.

    Cette situation a notamment profité à Facundo Medina, qui a participé, samedi, au match amical opposant l’Argentine au Honduras (2-0). Autre Olympien concerné par les derniers réglages avant le Mondial, Timothy Weah est entré en jeu lors de la défaite des États-Unis face à l’Allemagne (1-2).

    Le mois de juin marque également le retour de joueurs prêtés. C’est notamment le cas d’Angel Gomes. Le milieu de terrain anglais n’a pas été conservé par Wolverhampton, lanterne rouge de Premier League et relégué en Championship au terme d’une saison particulièrement difficile. Son avenir reste désormais à définir du côté de Marseille.

    L’avenir de Nasser Larguet demeure également incertain. L’ancien directeur du centre de formation de l’OM a officialisé son départ de la Fédération saoudienne, où il occupait le poste de directeur technique national depuis quatre ans. Dans un message publié sur Instagram, le technicien marocain a annoncé sa décision tout en dressant un bilan positif de son mandat. Il a également mis en avant les progrès réalisés sous sa direction, soulignant les qualifications de plusieurs catégories pour les Coupes du monde, ainsi que les nombreux titres remportés depuis son arrivée.

  • Premier test pour l’Équipe de France

    Premier test pour l’Équipe de France

    Les Bleus de Didier Deschamps entrent dans le vif du sujet. À 12 jours de leur premier match en Coupe du monde face au Sénégal, l’Équipe de France accueille la Côte d’Ivoire, ce jeudi (21h10), à la Beaujoire. Dans l’enceinte du FC Nantes, récemment reléguée en Ligue 2, les champions du monde 2018 vont faire face à une redoutable formation africaine. Souvent loquace face à la presse, Jules Koundé est apparu face aux journalistes, mercredi après-midi. Après une saison « en dessous de mes standards », d’après ses propres dires, le Barcelonais évoque les clés d’une bonne préparation d’avant-Mondial. « Il faut qu’on continue à travailler nos automatismes, peaufiner les derniers détails. On a un groupe qui a eu l’opportunité de passer du temps ensemble. On va continuer à engranger du temps de jeu. Il faut qu’on se remette en jambes après quelques jours de repos pour être prêts pour le premier match face au Sénégal. »

    Le latéral droit donne son avis sur la sélection ivoirienne avant ce premier match préparatoire. « On prépare une Coupe du monde. Les matches précédents sont importants, il faut arriver prêts. La Côte d’Ivoire est un très bon adversaire. On connaît la qualité qu’elle a, ils seront forcément très motivés. Il faudra qu’on sorte un très gros match pour gagner. » Il poursuit, après une nouvelle question sur les similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. « Ce sont des équipes complètement différentes, avec qualités et des intentions différentes. C’est une équipe performante, qui a beaucoup gagné avec son sélectionneur qui fait du bon travail. On les a déjà affrontés, même si c’était en 2022, ça passe vite. L’équipe a un peu changé. C’est une équipe relevée. »

    Deschamps loue la solidité de la Côte d’Ivoire

    Dans la foulée, Didier Deschamps s’est présenté au micro pour souligner les qualités importantes du collectif ivoirien. « La Côte d’Ivoire fait partie des très bonnes nations africaines et mondiales. Il y a des joueurs de qualité, des jeunes arrivés mais aussi des joueurs expérimentés. Qu’ils soient outsiders ou pas, ils ont un potentiel pour faire de très bonnes choses. Avec Emerse [Faé, le sélectionneur, ancien joueur de Nice], on n’a pas les mêmes parcours, les mêmes adversaires. C’est l’une des meilleures nations car il y a des joueurs dans les grands clubs européens », appuie le boss des Bleus.

    La composition probable de la Côte d’Ivoire est, sur le papier, alléchante sur toutes les lignes. La défense est à fort potentiel avec le joueur du Sporting Ousmane Diomandé et le frère de Désiré Doué, Guela. Le milieu est plus expérimenté avec notamment Seko Fofana et Franck Kessie alors que les virevoltants Yan Diomandé (Leipzig) et Amad Diallo (Manchester United) seront à surveiller sur les ailes.

    L’Équipe de France est désormais au complet puisque les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des Champions, ont rejoint le groupe. C’est aussi le cas de William Saliba, malheureux finaliste avec Arsenal, qui sera préservé par le sélectionneur ce jeudi. En effet, le défenseur central était légèrement blessé après cette finale. « William va bien, il va être géré. S’il avait fallu jouer demain, je l’aurais fait jouer et il aurait été prêt à jouer. Mais il ne jouera pas. C’est de la gestion. »

    La France affrontera ensuite l’Irlande du Nord, lundi (21h10), à Lille, avant de rejoindre l’Amérique du Nord.

    Match amical

    Stade de la Beaujoire, Nantes (21h10)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Konaté, Upamecano, Koundé – Tchouameni, Kanté – Olise, Cherki, Mbappé – Thuram

    CÔTE D’IVOIRE : Y.Fofana – Konan, Diomandé, Kossounou, G.Doué – S.Fofana, Sangaré, Kessié – Diomandé, Diallo, Bonny

  • Bruno Genesio se rapproche à grands pas du banc de l’OM

    Bruno Genesio se rapproche à grands pas du banc de l’OM

    Bruno Genesio et l’Olympique de Marseille sont sur le point de s’unir. L’accord avec l’ancien entraîneur du Losc est quasiment bouclé, selon RMC Sport et Foot Mercato, ce mercredi. Seuls quelques derniers détails resteraient à régler, comme la question du staff, mais, sauf retournement de situation, le technicien de 59 ans sera sur le banc olympien à la reprise. Seulement quelques jours après l’intronisation de Grégory Lorenzi au poste de directeur sportif, l’OM tient son nouveau trio. La page Longoria-Benatia-De Zerbi est définitivement tournée avec l’installation de Stéphane Richard à la présidence et l’arrivée des deux hommes précédemment cités.

    Franciser la direction sportive était une volonté du futur président, qui doit officiellement prendre ses fonctions début juillet. Les premiers contacts avec Bruno Genesio semblent avoir été positifs. Leur vision du projet marseillais est commune et les deux parties se sentent prêtes à relancer une machine à l’arrêt après une saison façon grand 8. S’attacher les services du Lyonnais d’origine s’inscrit également dans une logique de stabilisation. La Commanderie a souvent brûlé, au sens figuré, ces dernières années, et le profil de Genesio pourrait contribuer à apaiser le club.

    Par ailleurs, l’entraîneur connaît bien la Ligue 1 après ses passages plutôt positifs à l’OL, à Rennes puis à Lille, entité qu’il a officiellement quittée le lundi 25 mai. Sa capacité à fédérer un groupe et à valoriser les jeunes talents a également séduit la direction olympienne. La stabilisation du secteur sportif devrait désormais permettre d’enclencher la phase suivante : celle du mercato. Un casse-tête XXL à résoudre, tant du côté des départs que des arrivées.

    Forgé par la Ligue 1

    Bientôt âgé de 60 ans – il les aura le 1er septembre –, Bruno Genesio est un homme d’expérience. Avant d’être entraîneur, il a également été un milieu de terrain de Division 1 durant de nombreuses années. Natif de Lyon, c’est dans la capitale des Gaules qu’il a évolué une majeure partie de sa carrière. Entre 1985 et 1995, Bruno Genesio a notamment croisé Rémi Garde sur les pelouses lyonnaises. Durant un prêt à Nice, lors de la saison 1993-1994, il décroche également un titre de champion de D2. Sa venue dans les Bouches-du-Rhône ne sera pas une totale nouveauté. À 29 ans, sa carrière se termine au FC Martigues, alors que le club finit lanterne rouge et quitte l’élite du foot français.

    C’est également à l’OL que sa seconde carrière va décoller. Coach de la réserve durant deux saisons, il est propulsé entraîneur adjoint d’un certain Rémi Garde, puis de Hubert Fournier. C’est justement après le limogeage de ce dernier, à l’hiver 2015, que Bruno Genesio obtient sa première expérience sur un banc professionnel. 2e pour sa première saison en L1, il atteint ensuite les demi-finales de l’Europa Ligue, battu par l’Ajax. Outre Rennes et Lille, où son potentiel a été confirmé, le Rhodanien a vécu un court moment en Chine. Le technicien a été la tête du Beijing Guoan, durant la période Covid-19. Ses valises vont cette fois se poser à Marseille, dans un environnement différent de ses précédentes expériences.

    L’OM toujours dans l’attente de l’UEFA

    L’Olympique de Marseille ne sait pas encore s’il pourra bien participer à la prochaine édition de la Ligue Europa. L’UEFA menace le club d’exclusion de toutes compétitions européennes pour la saison prochaine. Une décision pourrait être prise avant la fin de la semaine. L’instance européenne n’est pas satisfaite de la gestion financière de l’OM, sachant que les deux parties avaient scellé un accord, en 2022, pour revenir à l’équilibre financièrement.

    Une exclusion profiterait à Monaco, 7e de Ligue 1, qui hériterait de la place en phase de ligue des Olympiens. Par le passé, l’AC Milan avait connu pareille sanction. En 2018, l’équipe lombarde avait également été exclue de la Ligue Europa par l’UEFA.

  • Les supporters au rendez-vous de la campagne d’adhésion

    Les supporters au rendez-vous de la campagne d’adhésion

    La fin d’une saison en appelle forcément une autre. Même si l’OM n’écume plus les terrains de Ligue 1 à cette période, les groupes de supporters restent plus actifs que jamais. La phase comprise entre fin mai et début juin correspond à la campagne de réadhésion des différents collectifs ultras des virages nord et sud.

    Marseille Trop Puissants (MTP), Dodgers, South Winners, Ultras Marseille… Tous accueillent actuellement les fans dans leurs locaux. Avec une priorité donnée aux adhérents de l’exercice 2025-2026, les quotas se remplissent vite car, finalement, peu de personnes rendent leur carte. En effet, la période d’abonnement en virage ne sera ouverte qu’aux adhérents.

    La crise permanente de la saison écoulée n’a pas refroidi les supporters, qui sont venus en masse sécuriser leur renouvellement. « On a été positivement étonnés, les gens n’hésitent pas à venir se réabonner. Même, ils sont souriants, le monsieur qui est passé avant vous, il nous a refait notre journée. Tout le monde est agréable et, malgré la crise au club, les abonnés reviennent », nous glisse-t-on du côté des Dodgers. Dans leur local, situé place Saint-Georges à Endoume, les fidèles sont venus nombreux. Leur campagne d’adhésion se termine ce samedi et les places ne sont plus nombreuses. « D’ici la fin de la semaine, on en n’aura plus du tout. C’est bien parti pour que ce soit comme ça. »

    Différents tarifs qui suscitent des discussions

    Le son de cloche était similaire chez les South Winners. Le 100 rue Loubon (3e) est un lieu emblématique du mouvement ultra dans la cité phocéenne. La file d’attente pour récupérer son précieux sésame est interminable, toute l’allée est prise d’assaut. Certains ont pris leur journée, d’autres sont venus des départements voisins, car la présence physique est obligatoire pour obtenir sa carte 2026-2027. Au total, d’ici le 9 juin, ils devraient être 7 000 à se réabonner.

    Ce processus lancé par les différents groupes de supporters suscite également quelques réactions. Le principal point de discussion concerne le prix de l’adhésion. Comptez 35 euros pour les MTP et 40 euros pour les Dodgers. Un plafond de 20 euros est instauré par les Ultras Marseille et les Fanatics. Le tarif le plus élevé se situe chez les South Winners : les pensionnaires du haut de virage sud demandent 45 euros pour devenir membre.

    Sur les réseaux sociaux, ces écarts de prix alimentent les échanges entre supporters. « L’adhésion va bientôt rattraper le prix de l’abonnement », raconte Ilyes, amer face à ce prix. Pour Lorenzo, « ça ne change pas grand-chose, du moment que l’abonnement en virage n’augmente pas, je suis satisfait ».

    Prix bloqué pour l’abonnement

    En effet, grâce à un accord entre l’Olympique de Marseille et les groupes ultras, le montant de l’abonnement, au sud et au nord, ne bouge plus. Lors de la saison passée, les supporters déboursaient 180 euros pour les matches au niveau national et 270 en ajoutant les rencontres de Ligue des Champions. Un tarif bien plus bas que beaucoup d’autres clubs européens, notamment outre-Manche.

    Maintenant qu’une partie du public a renouvelé son adhésion, l’heure est à l’attente. Le club doit prochainement ouvrir la vente des abonnements pour la saison 2026-2027. Aucune date n’a encore été communiquée, mais cette ouverture devrait intervenir autour de la mi-juin. La saison dernière, que ce soit pour les tribunes latérales ou les virages, elle avait débuté le 12 juin. Malgré neuf mois tumultueux autour du club, les supporters sont prêts à remplir à nouveau les travées du Vélodrome.

  • Opération dégraissage pour Grégory Lorenzi à l’OM

    Opération dégraissage pour Grégory Lorenzi à l’OM

    À peine embarqué à bord du navire marseillais, le nouveau directeur du football de l’OM, Grégory Lorenzi, n’a pas le temps de prendre ses marques. Il doit immédiatement se pencher sur un dossier crucial pour l’avenir à court terme du club phocéen : l’équilibre des comptes.

    Selon plusieurs estimations, l’Olympique de Marseille doit réaliser entre 50 et 60 millions d’euros de ventes lors du mercato estival afin de réduire son déficit et présenter des garanties suffisantes. Un enjeu majeur à l’approche du passage, toujours redouté, devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG).

    D’ailleurs, le club olympien a sollicité un report de son audition auprès du gendarme financier du football français. Selon L’Équipe, cette demande a été acceptée. Les dirigeants marseillais espèrent désormais être auditionnés à la fin du mois de juin, le temps de conclure plusieurs transferts et d’assainir leur situation financière avant ce rendez-vous décisif.

    En parallèle, Grégory Lorenzi doit également trancher la question de l’entraîneur. À ce jour, Habib Beye n’a toujours pas été officiellement informé d’une rupture de contrat. Pour éviter d’éventuelles sanctions, la direction marseillaise va devoir se séparer de certains éléments à forte valeur marchande. Parmi les principaux candidats à un départ figurent Mason Greenwood, Leonardo Balerdi et Pierre-Emile Højbjerg, tous considérés comme des actifs majeurs.

    De grosses ventes

    et de gros salaires en moins

    Le dossier de l’ailier anglais s’annonce comme le plus délicat à gérer. Valorisé autour de 55 millions d’euros par Transfermarkt, le troisième meilleur buteur de Ligue 1 la saison passée susciterait notamment l’intérêt de l’AS Rome. Un élément complique toutefois l’équation : Manchester United percevra 40% du montant d’un éventuel transfert de son ancien Golden Boy. « Il fait partie des joueurs qui font l’objet d’une grande réflexion. S’il y a une opportunité qui se présente, forcément, elle sera à étudier », a confié Grégory Lorenzi dans les colonnes de L’Équipe.

    Le cas du défenseur international argentin, convoqué avec l’Albiceleste pour la prochaine Coupe du monde, ainsi que celui du milieu de terrain danois, mieux rémunéré du club, restent également ouverts, en l’absence d’offres concrètes pour le moment.

    Au-delà des indemnités de transfert, certains départs permettraient aussi de réduire significativement la masse salariale. Geoffrey Kondogbia (450 000 euros mensuels) et Pierre-Emerick Aubameyang (350 000 euros mensuels) figurent parmi les principaux concernés.

    Le milieu de terrain centrafricain de 33 ans serait notamment proche d’un départ vers Sunderland, révélation de la dernière saison de Premier League. D’autres noms comme Gouiri, Medina et Aguerd pourraient apparaître après la Coupe du monde (du 11 juin au 19 juillet).

    Près de 12 millions d’euros grâce à la Ligue Europa

    Avec sa cinquième place en Ligue 1, l’Olympique de Marseille s’est qualifié pour la phase de groupes de la Ligue Europa. Avant même le début de la compétition, le club phocéen est déjà assuré de percevoir plusieurs millions d’euros de la part de l’UEFA. Cette qualification lui garantit une prime de participation de 4,31 millions d’euros, à laquelle s’ajoutent des revenus calculés en fonction de son parcours historique sur la scène européenne et de sa valeur sur le marché des droits télévisés. Selon les estimations publiées par Sportune, ces mécanismes pourraient rapporter près de 8 millions d’euros supplémentaires à l’OM. Une somme totale d’environ 12 millions d’euros, non négligeable.

  • Les choses sérieuses vont commencer pour le Rouet

    Les choses sérieuses vont commencer pour le Rouet

    Après un ultime match de préparation face à la sélection des Bouches du Rhône (4 – 4), les Rouegasques ont pris la direction de Verano Brianza.

    C’est au cœur de la Lombardie, à quelques kilomètres de Milan, que les hommes au maillot jaune s’apprêtent à vivre leur premier grand rendez-vous international. Une participation à l’Euro 2026 de la Conifa, la fédération des micro-nations du football.

    « Un vieux baron a dit, au XIXe siècle, que l’important était de participer. Je lui réponds que non. L’important, c’est gagner. Et c’est ce que nos gars vont faire ! » Pierre Ie, prince du Rouet, résume la confiance qui anime le groupe de Lucien Jaselme.

    Celui qui, dans sa jeunesse, a évolué en Ligue 2 à l’AS Aixoise, et connu quelques sélections en équipe de France juniors, sous les ordres d’un certain Georges Boulogne, a su trouver les ingrédients pour construire un groupe solide et solidaire. Un groupe capable de se qualifier pour une phase finale d’un tournoi majeur après moins d’un an d’existence.

    Pour déterminer le groupe qui ira en Lombardie, il a testé une centaine de joueurs. « Notre inscription à la Conifa a été acceptée, grâce à notre dossier qui était en béton », souligne-t-il. Alors que l’Alsace et l’Occitanie ont été recalée, le Rouet a pu se lancer dans les éliminatoires. Terminer invaincu et décrocher la timbale.

    «C’est un plaisir de travailler avec un tel groupe. Les gars sont sérieux, ils se sont préparés comme des pros, et c’est un véritable plaisir que de les retrouver pour lancer l’aventure de l’Euro» poursuit le sélectionneur national.

    Le Tessin en ouverture

    C’est au Beach café de la plage du Rouet qu’a eu lieu la dernière réunion, avant le grand départ. C’était l’occasion de présenter aux partenaires les 20 joueurs qui composent la sélection nationale. Et d’évoquer l’objectif sportif.

    «Sur ce que j’ai vu lors des derniers matches de préparation, mes joueurs sont très affûtés. Je peux donc dire que nous y allons pour rapporter le titre» insiste Lucien Jaselme. Pour lui, «tout va se jouer sur le premier match. Le gagner nous lancerait idéalement dans la compétition».

    Un premier match, mardi à 14 heures, face au Tessin. Une équipe qui fut leur premier adversaire lors des éliminatoires et que les Rouegasques avaient nettement dominé. «C’est Chypre du nord qui sera déterminant», poursuit le sélectionneur. «Ce sont les favoris, ils ont quelques joueurs évoluant en D1 turque». Réponse jeudi, à partir de 17h30. L’autre groupe se compose du Groenland, la Padanie et la Rhétie. Le premier de chaque groupe sera en finale. Pour les autres, suivront des matches de classement, le samedi.

    Trente accompagnateurs vont faire le voyage avec les joueurs. Pour les autres supporters rouegasques, une fan zone sera mise en place au Beach café sur la plage du Rouet. Quant aux rencontres, elles seront diffusées sur le site Conifatv.com

    Après l’Euro, la Principauté du Rouet songe au Mondial

    Pour les dirigeants de la sélection nationale du Rouet, participer à l’Euro des micro-nations n’est qu’une étape.

    Ils souhaitent ancrer leur formation, et leur nation, dans le paysage sportif et la géographie mondiale. Ainsi, après l’aventure en Padanie, d’autres projets sont sur le grill. Une tournée au Groenland est ainsi dans les cartons, ainsi que l’accueil de l’équipe du Penjab.

    Jérôme Baboulet et ses collègues travaillent également à organiser un match amical face à une sélection nationale Fifa, ce qui serait une première dans l’histoire de la Conifa. Enfin, la Principauté souhaiterait organiser la Coupe du Monde sur la Côte Bleue. Peut-être dès 2028.

  • Tomili Moirabou, de la Mars Cup à l’équipe fanion de Istres FC

    Tomili Moirabou, de la Mars Cup à l’équipe fanion de Istres FC

    Dans le football, certains parcours suivent une trajectoire toute tracée, tandis que d’autres empruntent des chemins plus sinueux. Celui de Tomili Moirabou, surnommé « Faïz » par ses proches, appartient incontestablement à la seconde catégorie. Formé à l’US Cheminots Grande Bastide dès l’âge de 10 ans, le Marseillais de 22 ans, originaire de la cité Maison Blanche dans le 14e arrondissement, a dû surmonter plusieurs obstacles avant de voir son talent reconnu. « Après les Cheminots, j’ai joué pendant sept saisons au SO Caillolais. Lorsque je suis arrivé en U19, je souhaitais rester au club pour évoluer au niveau national, mais il n’a pas souhaité me conserver », raconte le joueur d’origine mahoraise, arrivé en métropole à l’âge d’un an. Confronté à ce premier revers, Faïz décide alors de prendre du recul.

    Durant une saison blanche, il rejoint l’académie Garrincha, une structure spécialisée dans les stages de perfectionnement située à proximité de son quartier d’origine. « Cette expérience m’a permis de me préparer au monde senior », explique-t-il. Ses progrès lui ouvrent ensuite les portes de l’équipe réserve d’Aubagne FC. « J’ai eu l’occasion de m’entraîner à plusieurs reprises avec l’équipe première. Mais le club n’a finalement pas donné suite pour m’intégrer durablement au groupe », poursuit l’ailier gauche.

    Le tournant l’été dernier

    À l’issue de la saison 2024-2025, Tomili Moirabou participe à l’aventure de la Mars Cup, le prestigieux tournoi des quartiers marseillais. Aligné sous les couleurs de Saint-Just, il contribue au beau parcours de son équipe, qui atteint les demi-finales de la compétition. « Je savais que ce tournoi pouvait offrir de véritables opportunités aux joueurs qui y participent », confie celui qui décroche dans la foulée une place au sein du Carnoux FC, en National 3.

    Au fil des éditions, la Mars Cup s’est imposée comme une formidable vitrine pour les talents locaux. Plusieurs joueurs aujourd’hui reconnus y ont fait leurs premiers pas sous les projecteurs, à l’image de Yacine Benhattab, dit « Zino », ancien joueur d’Aubagne qui a évolué cette saison avec le Stade de Reims en Ligue 1 (prêté par le FC Nantes). Autre exemple, le Marocain Gessime Yassine, vainqueur de l’épreuve avec La Viste en 2024 avant de participer à l’épopée du RC Strasbourg jusqu’aux demi-finales de la Coupe de France 2026. À son tour, Tomili Moirabou espère transformer l’essai. Ses qualités de percussion, sa vitesse, son explosivité et sa capacité à évoluer sur plusieurs postes offensifs ont convaincu l’Istres FC, pensionnaire de National 2, de lui offrir sa chance dès la saison prochaine. À lui désormais d’écrire la suite de son histoire.

    Début de la 7e édition

    L’édition 2026 de la Mars Cup, célèbre tournoi des quartiers marseillais, a débuté dimanche 31 mai avec les premières rencontres des phases de poule au stade La Martine. Les huit équipes en lice vont s’affronter lors de chaque dimanche du mois de juin. Les deux meilleures formations de chaque poule seront qualifiées pour les demi-finales, qui se tiendront le 24 juin. La grande finale aura lieu le 28 juin. Entre-temps, la compétition féminine et le tournoi juniors se produiront le week-end du 13 et 14 juin au stade Pierre-Delort.

    Billetterie disponible via la plateforme Shotgun

  • « Foot 2 Meufs » encourage l’émancipation féminine

    « Foot 2 Meufs » encourage l’émancipation féminine

    Utiliser le football comme outil de lien social, d’expression et de réappropriation de l’espace public. Telle est l’ambition portée par Archipel 13, association marseillaise d’éducation populaire, sportive et artistique, à travers son événement « Foot 2 Meufs ». Organisée en partenariat avec l’US Endoume Catalans, cette deuxième édition, mêlant football féminin, culture, pratiques artistiques et initiatives associatives, s’est tenue dimanche au stade Francis Di Giovanni.

    Sortir des préjugés

    « Le projet est parti du besoin d’un groupe de filles qui expliquaient qu’il leur était compliqué de pratiquer le football, que ce soit à l’école ou en club », raconte Léna Jimenez, cofondatrice de l’association. Elle souligne notamment que certaines jeunes filles se heurtaient à des difficultés financières pour assumer le coût de la licence et de l’équipement nécessaire. Mais l’obstacle principal résidait surtout dans le regard porté sur elles. « Elles recevaient sans cesse des jugements, y compris de la part de leur entourage. Nous avons donc voulu apporter une réponse à ce problème », insiste l’ancienne présidente. Dans l’imaginaire collectif, le football reste encore trop souvent considéré, à tort, comme un sport masculin. Au fil de ces temps de partage autour du ballon rond, l’association a également ouvert la réflexion à d’autres thématiques. Des ateliers culturels, comme la photographie, mais aussi des échanges autour de questions sociétales, notamment sur la place des femmes et des personnes minorisées dans le football, ont ainsi trouvé leur place au sein du projet.

  • Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    Le PSG a doublé la mise en finale de la Ligue des Champions

    En manquant le cadre sur le cinquième tir au but de son équipe, Gabriel a offert au PSG sa seconde Ligue des Champions.

    Ironie de l’histoire, les Parisiens vont pouvoir broder une seconde étoile sur le maillot grâce au coup de pouce d’un ancien de Ligue 1. En effet, avant de rejoindre Arsenal en 2021, Gabriel a porté le maillot de Lille durant deux saisons. Une seconde étoile qui a été plus dure à décrocher que la première.

    Car la finale à Budapest face aux Gunners anglais a été plus indécise que celle de Munich, où le PSG avait surclassé l’Inter (5-0). Il aura fallu l’habituel penalty providentiel, transformé par Ousmane Dembélé peu après l’heure de jeu, pour que les Parisiens reviennent dans le match.

    La suite est connue. Arsenal a joué la montre, misant sur les tirs au but. Et c’est le PSG qui s’est montré plus efficace dans cet exercice. « Le secret, ça a été de ne rien changer. Nous avons fait ce que nous devions faire… Nous avons un entraîneur qui nous pousse vers l’avant, depuis le premier jour du retour de vacances, il nous a parlé de ce deuxième titre. Il nous a montré le chemin… Le Paris Saint-Germain mérite d’être tout en haut », a confié Marquinhos, le capitaine parisien.

    Passage à l’Élysée

    Après une première nuit de célébrations dans la capitale hongroise, mais aussi à Paris et un peu partout en France, avec leurs cortèges d’exactions (lire ci-contre), la délégation parisienne est rentrée au pays.

    L’avion a quitté la Hongrie en début d’après-midi. Mais dès le petit matin, ils étaient près de 100 000 à se masser sur le Champ de Mars, à Paris, où était prévu un défilé des désormais doubles champions d’Europe.

    Malgré la chaleur et la très longue attente, le vol des Parisiens ayant pris du retard, la foule est restée. Ainsi que celle massée aux abords du Parc des Princes, point d’orgue annoncé de commémorations qui sont passées par un stop dans les jardins de l’Élysée, où Emmanuel Macron a reçu la délégation parisienne.

    Pour faire monter l’ambiance, des écrans géants diffusaient le voyage des deux bus des joueurs, partis de Roissy à 17h30. Des animations musicales, avec des concerts en direct, avec la Tour Eiffel en toile de fond, accompagnaient les acclamations de fans prenant leur mal en patience. Ainsi, des « Ousmane ballon d’or » ont fusé à plusieurs reprises pour saluer la performance du
    buteur parisien Ousmane Dembélé, tenant du trophée et désormais favori à sa succession. « La Marseillaise » a même été entonnée.

    C’est à 18h09 exactement que le cortège a débuté son défilé sur le Champ de Mars. En sortant par le grand portail de l’École militaire les coéquipiers de Marquinhos ont fait leur triomphale apparition devant le peuple de la capitale. Le capitaine brésilien du PSG portant la coupe aux grandes oreilles en tête du cortège remontant vers la Tour Eiffel.

    La fête gâchée

    Laurent Nuñez a annoncé dimanche que 780 personnes avaient été interpellées dans 71 villes de France lors des festivités consécutives à la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.

    Le ministre de l’Intérieur a précisé que ces interpellations avaient donné lieu à 457 gardes à vue. Il a souligné qu’il y avait eu en France « 219 participants blessés dont huit graves, ainsi que 57 représentants des forces de l’ordre ».

    Avant que le parquet de Paris ne confirme le décès d’une personne, victime d’un accident sur le boulevard périphérique, obstrué par des blocs de béton.

  • La genèse de l’ère Tapie mise à l’honneur dans un documentaire

    La genèse de l’ère Tapie mise à l’honneur dans un documentaire

    Les années Bernard Tapie (1986-1994), une époque bénie pour les supporters de l’OM, avec notamment le seul titre européen de l’histoire du club, en 1993. Les années 1990 viennent naturellement à l’esprit lorsque l’on évoque cette période, mais ici, ce sont bien les premiers moments à Marseille du « Boss » qui sont mis en lumière.

    Mardi 26 mai, le film « La révolution Tapie » a été diffusé en avant-première au château de la Buzine (11e). De nombreuses gloires étaient présentes pour visionner les premières images de ce documentaire, qui sera diffusé début juin sur Canal +. L’idée était de faire un zoom sur ces premières années de règne, alors que l’Olympique de Marseille était mal en point. L’ancien propriétaire d’Adidas a remis le club phocéen sur le droit chemin, avec deux titres en 1989 et plusieurs épopées européennes avant le sacre de 1993.

    Parmi les joueurs présents dans l’effectif en 1986, nous retrouvons Alain Giresse, Jean-Pierre Papin, Karl-Heinz Förster, Joseph-Antoine Bell ou encore le local Christophe Galtier. Ils étaient encadrés par manager Gérard Banide, passé par Monaco. Cet OM a progressivement retrouvé le goût de la victoire après une longue disette au niveau national. À l’origine de ce changement d’attitude : le flair de Bernard Tapie pour dénicher les meilleurs talents. Avant l’arrêt Bosman, qui a facilité les transferts avec les clubs étrangers, il fallait redoubler d’ingéniosité pour attirer les plus grands joueurs. Avec le tact, le caractère et le carnet de chèques du « Boss », l’OM a rapidement gravi les échelons.

    Dominique Tapie félicite les réalisateurs du film

    Les personnalités réunies au château de la Buzine étaient nombreuses. Alain Giresse, Jean-Pierre Bernes, Manu Amoros, Marcel Dib, mais également Dimitri Payet ou le président intérimaire du club, Alban Juster. Les journalistes du média Football Club de Marseille, Julien Lafont et Benjamin Courmes, sont à l’origine de ce projet. Le premier cité s’est montré particulièrement heureux de présenter son documentaire pour la première fois : « On est très fiers de ce film parce qu’aujourd’hui, il ressemble vraiment à ce qu’on avait en tête au départ. On a mis trois ans et demi à le réaliser et on a eu une liberté totale pour le faire. ça, on le doit à notre coproducteur Upside et bien sûr à Canal qui nous a laissé une liberté totale sur ce film. On n’a eu aucun retour de demandes de modifications, qu’elles soient éditoriales ou artistiques. On les remercie pour ça. On a eu une liberté absolue sur ce film dont on est très fiers, c’est important de le souligner. »

    Dominique Tapie, épouse de Bernard, s’est montrée émue à l’issue de la projection : « C’est beaucoup d’émotion. Je crois que Bernard et cette ville ont eu un coup de cœur en 1986. Cette ville correspond au caractère de mon mari. Vous voyez, tout ce qui est dans le film est extraordinaire. Tous ces témoignages, je suis très ému et bravo à toute l’équipe. »

    Durant la soirée, un texte écrit par Christophe Galtier, absent, a également été lu. L’ancien coach des Verts a joué la carte de l’humour, lui qui a récemment été lié à l’OM dans une rumeur infondée : « Je regrette sincèrement de ne pas pouvoir être parmi vous ce soir et je vous assure que ce n’est pas parce que je suis à l’hôtel Intercontinental. Raconter l’Olympique de Marseille, c’est raconter bien plus que du football. C’est préserver une histoire faite d’émotions collectives, de frissons partagés, de moments qui restent dans les mémoires. à tous ceux qui ont œuvré à ce film, je veux dire bravo et merci. Merci de prendre soin de ce patrimoine et de le transmettre avec la fidélité et la ferveur qu’il mérite. L’OM n’est pas un club comme les autres. Ceux qui l’ont côtoyé le savent. »

    « La révolution Tapie » a donc reçu une première ovation avant d’arriver prochainement sur un plus petit écran. Le documentaire devrait être disponible dès le 7 juin sur la chaîne cryptée.