Tag: Football

  • La France vise une troisième étoile face à une concurrence relevée

    La France vise une troisième étoile face à une concurrence relevée

    Sur le papier, les Bleus ont tout pour séduire et décrocher une troisième étoile, rejoignant ainsi l’Argentine au palmarès des triples champions du monde. Un effectif complet dans tous les secteurs de jeu, un capitaine, Kylian Mbappé, au sommet de son art, un Ousmane Dembélé fraîchement sacré Ballon d’Or, un Michael Olise en pleine
    réussite sous les couleurs du Bayern Munich et un Didier Deschamps fort de son immense expérience au plus haut niveau.

    Autant d’atouts qui font de l’équipe de France l’un des principaux prétendants au sacre mondial. Mais avant d’espérer revivre l’épopée de 2018, le chemin s’annonce long et semé d’embûches. Plusieurs grandes nations nourrissent elles aussi l’ambition de soulever la Coupe du monde, actuellement détenue par l’Argentine d’un Messi au crépuscule de sa carrière.

    Parmi les adversaires à surveiller de près, le Portugal fait figure d’épouvantail. Au-delà d’un Cristiano Ronaldo désormais quadragénaire, la Seleção peut s’appuyer sur une génération talentueuse arrivée à pleine maturité.

    Préparation pas idéale

    Les Parisiens João Neves, Nuno Mendes et Vitinha, récents doubles champions d’Europe, en sont les parfaits symboles. Tout comme les cadres évoluant en Premier League, le championnat le plus relevé du continent, à l’image des Citizens Rúben Dias et João Cancelo ou encore du Mancunien Bruno Fernandes.

    L’Angleterre et l’Espagne, toutes deux portées par une jeune génération particulièrement prometteuse, figurent également parmi les favoris à la victoire finale. Mais des nations historiques comme le Brésil et l’Allemagne, moins souveraines ces dernières années, demeurent capables de jouer les trouble-fêtes tout au long de la compétition. Si l’équipe de France affiche un effectif particulièrement riche, elle n’a pas totalement convaincu lors de ses dernières sorties. La défaite surprise face à la Côte d’Ivoire, puis le succès poussif contre l’Irlande du Nord, en préparation, ont mis en lumière plusieurs failles dans le jeu tricolore, notamment sur le plan défensif devenu si primordial.

    Le programme des Bleus

    1er match : mardi 16 juin contre le Sénégal (à 21h, heure française)

    2e match : lundi 22 juin
    contre l’Irak (à 23h)

    3e match : vendredi 26 juin contre la Norvège (à 21h)

  • [Entretien] Pascal Boniface : « Trump espère être au centre du monde le temps de la compétition »

    [Entretien] Pascal Boniface : « Trump espère être au centre du monde le temps de la compétition »

    La Marseillaise : Dans quel contexte s’ouvre cette Coupe du monde ?

    Pascal Boniface : Le Canada regrette d’avoir candidaté parce qu’ils ont 13 matchs et aucun d’importance. La FIFA leur a imposé des conditions vraiment draconiennes dont l’interdiction d’organiser des spectacles pendant l’arrivée des matchs. Le Mexique a le match d’ouverture mais il n’a aussi que 13 matchs donc c’est avant tout une compétition aux États-Unis. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que lorsque le dossier de candidature a été déposé, Trump était déjà au pouvoir et il y avait déjà des relations très compliquées entre les pays. Depuis c’est pire, puisqu’il a carrément menacé d’annexer le Canada. Il faut aussi se rappeler qu’en 2019, lors de l’attribution de la compétition, Trump avait menacé de sanctions ceux qui ne votaient pas sa candidature. C’est la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde qu’un chef d’État menaçait les autres s’ils ne votaient pas pour lui. Et la FIFA n’avait pas réagi.

    Trump n’est pas fan de football. Pourquoi a-t-il tant tenu à accueillir cette compétition ?

    P.B. : Trump n’aime pas le football, ce n’est pas un fan, mais il aime bien les caméras. Il sait que le football, et la Coupe du Monde particulièrement, attirent les caméras donc il espère pouvoir être au centre du monde le temps de la compétition. Il risque de l’être pour des raisons négatives qui sont contraires à l’esprit du sport.

    La politique de son administration sur la délivrance des visas illustre son racisme ?

    P.B. : Il a voulu envoyer un message à son électorat, en disant que même s’il avait perdu la main en Iran et que les choses n’allaient pas aussi bien qu’il le disait et le voulait, il restait ferme sur la question des migrants. Et donc, il refoule un arbitre somalien, il refuse des supporters d’autres équipes, il accueille dans des conditions tout à fait épouvantables l’équipe du Sénégal qui a subi une fouille très intrusive sur le tarmac, qui n’aurait certainement pas été réservée à une équipe européenne.

    Et la FIFA reste passive ?

    P.B. : Son attitude est proprement scandaleuse. C’est un arbitre référent qui a été désigné par la FIFA comme le meilleur arbitre africain pour l’année passée. Le refus de Trump de le laisser rentrer est à la fois une insulte à la FIFA et à tout le continent africain. C’est la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde que le pays organisateur refuse l’arrivée d’un arbitre envoyé par la FIFA. C’est quelque chose qui est tout à fait hors normes que la FIFA n’aurait jamais dû accepter sans protester. Elle n’a même pas fait semblant d’être ulcérée par cette mesure qui est proprement raciste. On ne reproche rien de précis à cet homme sauf d’être somalien donc c’est bien en fonction de ce qu’il est et non pas de ce qu’il a fait qu’on lui refuse un visa. Trump avait tenu des propos extrêmement négatifs et vexatoires à propos de la Somalie en disant que c’est un pays horrible, particulièrement arriéré, dans lequel il n’y avait rien d’autre que des gens qui se battaient.

    Certaines places affichent des prix exorbitants, ce qui contraste avec un sport censé être populaire ?

    P.B. : C’est devenu la tradition qu’il y ait des places extrêmement cher payées par des gens qui ont les moyens ou par des sponsors. Mais il y a également une tradition qu’il y ait des places à des prix abordables, ce qui n’est pas du tout le cas là. À cela s’ajoute le prix des hôtels qui a augmenté ainsi que celui des transports urbains : il faut compter 100 dollars [au lieu de 12,90$, Ndlr.] pour aller de New York aux matchs à New Jersey. C’est l’offre et la demande, selon les règles du libéralisme américain. Ce capitalisme sauvage a pour conséquence des chambres d’hôtels vides et des stades où tous les sièges ne sont pas remplis, ce qui n’est pas étonnant.

    Des stades autour desquels l’ICE menace ?

    P.B. : Il y a d’une part des supporters de certaines équipes venant de pays considérés comme inamicaux ou suspects de la part de Trump qui n’ont pas eu leur visa. Et puis il y a effectivement notamment les Latino-Américains passionnés de football qui risquent de ne pas venir au stade de peur de subir des rafles de l’ICE comme ça s’est fait dans les compétitions nationales américaines.

    C’est déjà arrivé que l’un des pays organisateurs d’une Coupe du monde soit partie prenante d’une guerre ?

    P.B. : Jamais, parce que généralement quand il y a des guerres on arrête les compétitions. Le fait que le pays organisateur soit en guerre avec un pays qualifié, c’est là aussi une très grande première.

    Trump espérait trouver un accord avant la cérémonie d’ouverture ?

    P.B. : Il l’aurait certainement souhaité, mais il n’a pas la maîtrise des événements et il est dépassé par ces derniers. Il aimerait effectivement montrer qu’il a bien mérité le prix de la paix de la FIFA, en mettant fin à une guerre qui a lui-même déclenché par ailleurs.

    *La géopolitique, les pieds dans le sable

    Aux éditions Eyrolles.

  • Le Mondial débute entre stars et tensions

    Le Mondial débute entre stars et tensions

    Cette Coupe du monde 2026 s’annonce comme celle de tous les records. Pour la première fois, la Coupe du monde est organisée conjointement par trois pays d’Amérique, qui s’apprêtent à accueillir le gratin du football mondial. États-Unis, Mexique et Canada sont les trois hôtes de cette 23e édition à rallonge du plus grand événement sportif planétaire (11 juin-19 juillet). Un tournoi XXL s’apprête à débuter, ce jeudi, avec pas moins de 48 nations représentées -pour le plus grand bonheur de la Fifa, financièrement parlant- et des matches disputés dans 16 villes, de Monterrey à Vancouver, en passant par Seattle, Kansas City et New York.

    Une compétition polémique depuis ses prémices, mais dont l’intérêt sportif reste intact. L’Espagne de Lamine Yamal est l’équipe la plus impressionnante de ces derniers mois, mais les favoris sont nombreux. La France (voir ci-contre), le Portugal et l’Argentine, championne en titre, seront redoutables. Les doutes s’accumulent autour du Brésil, de l’Allemagne et de l’Angleterre, avec une liste presque sans stars. Les deux meilleures nations africaines, Maroc et Sénégal, ont enfilé leur costume d’outsiders dans la quête du dernier carré.

    La Coupe du monde n’a pas encore commencé que les États-Unis reçoivent carton rouge sur carton rouge. La planète football a déjà trouvé sa première figure marquante du tournoi avec l’officiel somalien Omar Abdulkadir Artan. Désigné meilleur arbitre africain 2025, l’homme de 34 ans a été refoulé à son arrivée aux États-Unis après 11h d’interrogatoire et de rétention administrative, avant d’être renvoyé vers Istanbul. En cause : des documents jugés non conformes selon les services américains de protection des frontières. « J’avais les bons papiers et le bon visa. Malgré les circonstances, je garde une attitude positive », affirme l’arbitre. « La Fifa n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte », se contente de déclarer l’instance organisatrice.

    Les États-Unis n’en sont pas à leur coup d’essai, avec des problèmes de visas observés pour des supporters, journalistes, sans parler des délégations, comme l’Iran ou l’Irak. Donald Trump a durci sa politique migratoire, avec une implication accrue de l’ICE, police de l’immigration, alimentant un climat d’inquiétude. De son côté, la Fifa s’efforce de se dédouaner de ces situations, malgré la proximité affichée entre son président, Gianni Infantino, et Donald Trump.

  • La Coupe du pire

    La Coupe du pire

    Le coup d’envoi ce soir de la 23e Coupe du monde de football (masculine) a d’ores et déjà un goût très amer. La « fête » planétaire est fondamentalement gâchée par l’exclusion de l’arbitre international somalien, Omar Abdulkadir Artan, du sol étasunien. Un acte raciste décidé par l’administration suprémaciste de Donald Trump. On aura beau se concentrer sur nos petites lucarnes pour admirer et encourager nos équipes favorites, cette injure à l’Afrique et à l’égalité entre tous les pays et les humains, ne passe pas. Ne doit pas passer. C’est pourtant passé sans aucun problème pour la FIFA et son président, le boursouflé Gianni Infantino qui pour s’endormir ne compte pas les ballons mais les dollars, par millions. L’alliance du fric et du racisme ce n’est pas le football que l’on aime, populaire et fraternel. Comment apprécier le spectacle dans les conditions de ce Mondial ?

    Berlin 1936, États-Unis 2026…

    En restant lucides et aux aguets face à ce qui va se jouer, sur et hors des terrains. En sachant aussi que parmi les 48 équipes en lice pour la première fois cette année, nombreuses partent avec des handicaps, parmi lesquels celui d’être les représentantes de petites nations, mal accueillies. Le sport et singulièrement le football ne sont pas hors-sol. Ils sont le reflet de leur époque, de leur siècle. Le football est instrumentalisé par les pays lauréats à l’instar de la Russie en 2018, du Qatar en 2022… Et des États-Unis de Trump cette année.

    Le visage actuel offert par les États-Unis n’est pas sans rappeler l’utilisation des Jeux olympiques pour ripoliner l’image, en 1936, du national-socialisme qui séduisit patronat et bourgeoisie. Nous connaissons ce qu’il en fut. À nous tous de résister, balle au pied !

  • Neymar encore et toujours incertain

    Neymar encore et toujours incertain

    Le meilleur buteur de l’histoire des quintuples champions du monde (79 buts) a passé lundi une IRM qui a livré des résultats « dans les paramètres attendus », selon la CBF. « Il poursuivra le processus de récupération et de préparation physique élaboré par l’équipe médicale de la sélection », a ajouté l’instance dans un communiqué. L’attaquant n’a pas participé à l’entraînement collectif lundi après-midi. Il s’est cantonné à du travail musculaire dans la salle de sport des installations flambant neuves de l’équipe de MLS des New York Red Bulls à Morristown (New Jersey), à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Manhattan. Le numéro 10, blessé fin mai, n’a pas joué depuis et sa présence sur le terrain est incertaine pour l’entrée en lice du Brésil contre le Maroc, samedi à East Rutherford (New Jersey) pour le compte du groupe C. Le sélectionneur du Brésil, Carlo Ancelotti, a déclaré vendredi qu’il espérait que Neymar, 34 ans, puisse réintégrer l’entraînement collectif cette semaine. Mais le technicien italien a assuré qu’il ne précipiterait pas le retour de l’attaquant, victime de blessures récurrentes ces dernières saisons. Neymar dispute avec le Brésil sa quatrième Coupe du monde, après plus de deux ans d’absence en équipe nationale, suite à une grave blessure au genou.

  • Le Mondial 2026 approche et les tensions géopolitiques persistent

    Le Mondial 2026 approche et les tensions géopolitiques persistent

    Lundi soir, la Fifa a annoncé qu’un arbitre somalien, Omar Abdulkadir Artan, refoulé par la police américaine des frontières samedi à son entrée à Miami (Floride) en provenance d’Istanbul, n’officierait finalement pas durant la Coupe du monde. Un premier gros couac pour la Fédération internationale, qui a expliqué dans un communiqué qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ».

    Omar Abdulkadir Artan disposait pourtant d’un visa en règle, selon un haut conseiller auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports de la Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis par l’administration de Donald Trump.

    L’Irak a également connu des tracas administratifs à son arrivée aux États-Unis. Selon le Guardian, l’attaquant vedette des Lions de la Mésopotamie Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide.

    Quant à l’Iran, il fait toujours l’objet d’une attention particulière, dans le contexte de la guerre déclenchée le 28 février par des attaques américano-israéliennes.

    Le flou règne toujours sur les conditions d’accès aux États-Unis de la Team Melli, qui a pris ses quartiers dimanche à Tijuana (Mexique) au lieu de Tucson (Arizona) comme initialement prévu, en raison du refus des autorités américaines de délivrer des visas de longue durée.

    Manifestations prévues

    à Mexico

    L’équipe iranienne doit disputer ses trois matches du premier tour aux États-Unis (Los Angeles et Seattle). Or, si les joueurs et l’encadrement ont bien reçu leurs visas, une quinzaine d’accompagnants n’ont pas obtenu le précieux sésame, dont le président de la fédération Mehdi Taj, qui a servi au sein des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.

    En attendant, les regards sont tournés vers Mexico, où aura lieu jeudi le match d’ouverture de cette 23e édition, entre le Mexique et l’Afrique du Sud, au mythique stade Aztèque de Mexico.

    « Nous allons garantir (…) que la célébration de l’inauguration de la Coupe du monde se passe bien, dans la paix et la tranquillité », alors que des manifestations massives d’enseignants sont prévues dans la capitale, a déclaré lundi la présidente mexicaine Sheinbaum.

  • Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus

    Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus

    À chaque édition du Mondial, la Fédération internationale de football association (Fifa), les organisateurs et divers cabinets de conseil publient des études chiffrant les bénéfices attendus. En 2025, la Fifa et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient estimé la contribution du Mondial-2026 au produit intérieur brut (PIB) mondial à plus de 40 milliards de dollars. La France pourrait-elle en tirer profit ?

    Sur le papier, l’idée est séduisante, à l’heure où le moral des ménages flanche, où la consommation recule devant l’inflation et où la récession guette. « C’est une légende urbaine », balaye toutefois Luc Arrondel, économiste du sport au CNRS. « On sait maintenant avec le recul, que même l’accueil d’un événement sportif a très peu d’impact sur les économies des pays qui les organisent », souligne le chercheur, auteur de Foot business : Les Trente Glorieuses (Ed. Odile Jacob). Lors du premier sacre, à domicile, des Bleus en 1998, « l’Insee n’avait constaté qu’une très légère hausse de la confiance des ménages », dans un contexte économique déjà favorable, rappelle Hadrien Camatte, économiste pour Natixis. Un constat qui s’applique aux derniers grands rendez-vous sportifs français.

    Effets d’éviction

    Après les Jeux olympiques de Paris, la Cour des comptes avait estimé leur contribution à la croissance annuelle française en 2024 à 1,9 milliard d’euros, soit… 0,07 point du PIB. L’Euro-2016 de football en France avait, lui, généré 1,2 milliard d’euros de retombées économiques, selon une étude du Centre de droit et d’économie du sport (CDES), soit 0,05% du PIB français cette année-là. Alors, qu’espérer d’une compétition organisée entre les États-Unis, le Canada et le Mexique ? « Même si la France arrive en finale ou remporte la compétition, il est très difficile de dire qu’il y aura un impact sur le PIB », indique Hadrien Camatte. Après sa deuxième étoile, lors du Mondial-2018 en Russie, la confiance des ménages était restée quasi stable, rapporte une note de Natixis. Pourtant les bars bondés, les rayons de bières et pizzas surgelées dévalisés et les écrans plats XXL vendus par milliers alimentent la croyance collective. Toutes ces dépenses « restent concentrées sur certains secteurs et il y a des effets d’éviction assez importants », explique Hadrien Camatte. « Si vous êtes sorti un jeudi soir pour aller voir la Coupe du monde, peut-être que vous n’irez pas au restaurant le samedi soir.» Moteur historique de la croissance française, « la consommation représente 1 600 milliards d’euros, soit 54% du PIB », précise Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet à tendance libérale Rexecode. Difficile donc de « voir dans ces 1 600 milliards un effet Coupe du monde parce qu’on a eu un peu plus d’affluence sur les terrasses ».

    Achats plaisir

    Les effets restent néanmoins bien réels pour les habituels gagnants des événements sportifs, même si les nouvelles habitudes de consommation ont rebattu les cartes. « On a connu des Coupes du monde qui étaient capables de générer jusqu’à 200 000 ventes de télés » de plus qu’une année sans compétition, se souvient Laurent Darrieutort, responsable chez Fnac Darty. « Désormais, on est plutôt entre 80 000 et 120 000 », un affaissement compensé par le boom de la vidéoprojection, assure-t-il. Malgré un pouvoir d’achat en berne, « on est dans l’achat plaisir. Le taux d’équipement est de 96%. Donc, ils viennent pour acheter des écrans de bonne taille, on n’est pas très inquiet », affirme-t-il. Marché en plein essor depuis le Covid, la livraison de repas à domicile profite aussi de l’événement.

    Lors du dernier Mondial, en 2022, Uber Eats avait enregistré un volume moyen de commandes 11 fois supérieur sur la période en France. Une concurrence qui n’inquiète pas Frank Delvau, président de l’Umih Île-de-France, première organisation professionnelle de l’hôtellerie-restauration, car, dit-il, « les événements sportifs, ça amène toujours du monde, donc c’est plutôt une bonne chose ». Mais dans un contexte où le climat des affaires dans l’hôtellerie-restauration s’est nettement dégradé en mai, selon l’Insee, il n’est « même pas certain que l’effet Coupe du monde soit visible, ni significatif pour le secteur », estime Anthony Morlet-Lavidalie.

  • Mondial mexicain sur fond de contestation sociale

    Mondial mexicain sur fond de contestation sociale

    Ils réclament de meilleures conditions de travail ainsi qu’une réforme de leur système de retraite. Les enseignants mexicains, qui bénéficient d’une pension complète plafonnée à l’équivalent d’environ 850 euros, ont lancé une grève nationale et multiplient les actions dans les rues de la capitale à quelques jours du début de la Coupe du monde. Des cortèges de milliers de professeurs défilent aux quatre coins de Mexico, accentuant la pression sur le gouvernement. « C’est une bonne conjoncture. On croit qu’ils peuvent nous écouter un peu plus. On y croit ! Parce qu’on sait qu’avec ce genre d’événement, le gouvernement protège ses intérêts économiques », confie l’un des grévistes au média RFI.

    Un climat de tension à Mexico

    Mercredi, un groupe de manifestants a fait irruption au ministère de l’Éducation à Mexico, utilisant des lampadaires comme béliers lors d’une nouvelle journée de mobilisation. Des membres d’un groupe dissident du syndicat des enseignants, la Coordination nationale des travailleurs de l’éducation (CNTE), ont « vandalisé un poste de garde », « pénétré dans la cour » et « brisé les vitres du hall d’entrée », selon des sources au sein du ministère. « Ils cherchent à provoquer une répression à l’approche de la Coupe du monde », a déclaré la présidente Claudia Sheinbaum lors d’une conférence de presse. « Nous ne céderons pas à la provocation », a-t-elle ajouté. Le gouvernement mexicain a consacré au moins 3 milliards de dollars aux infrastructures liées à la Coupe du monde de football, qui débutera le 11 juin, tout en procédant depuis plusieurs années à des coupes budgétaires importantes dans l’éducation publique. Une hausse de 9% des salaires des enseignants, annoncée par la présidente en mai, n’a pas suffi à apaiser les tensions. « À qui va profiter la Coupe du monde ? Aux grands patrons et aux banquiers ! Comment est-ce possible qu’il y ait autant d’argent pour eux, tandis que nous et nos enfants devenons toujours plus précaires ? », s’interroge une enseignante en colère.

  • Ce qui va changer dès août pour Aubagne en « Ligue 3 »

    Ce qui va changer dès août pour Aubagne en « Ligue 3 »

    La Ligue 3 professionnelle verra le jour en août. Elle s’inscrit dans une feuille de route clairement définie : bâtir un championnat financièrement pérenne, plus attractif autour d’un « produit » mieux valorisé, et davantage ancré dans les territoires en renforçant l’intégration des clubs au sein de leur écosystème local. L’objectif est également d’en faire une compétition plus innovante, à travers l’évolution du format, de l’arbitrage et des règlements sportifs et financiers.

    Système de play-offs

    Sur le plan sportif, la future Ligue 3 s’inspirera du modèle de la Pro D2 en rugby. Le championnat réunira 18 clubs, qui s’affronteront en matches aller-retour sur 34 journées. Les deux premiers du classement accéderont directement à la Ligue 2, tandis que les équipes classées de la 3e à la 6e place disputeront des play-offs pour décrocher une place en barrage. Le vainqueur de ces phases finales affrontera ensuite le 16e de Ligue 2 lors d’une double confrontation aller-retour, avec un billet supplémentaire pour l’échelon supérieur à la clé. À l’autre extrémité du classement, les trois derniers seront relégués. Cette réforme s’accompagne également d’une refonte de la pyramide des compétitions nationales. À partir de la saison 2026-2027, l’actuel National 2 prendra l’appellation de N1, tandis que le N3 deviendra le N2.

    Un nouveau diffuseur

    Côté diffusion, les 309 rencontres de Ligue 3 – saison régulière et play-offs compris – seront retransmises en intégralité et en exclusivité sur Ligue 1+ au cours des trois prochaines saisons. Une évolution majeure pour les supporters, puisque les matches du championnat quitteront la gratuité de FFFtv pour intégrer une offre payante. La programmation s’articulera autour de deux créneaux. Chaque journée débutera le jeudi à 20h45 avec l’affiche principale, diffusée en prime time dans une case dédiée, sans concurrence avec la Ligue 1 ou la Ligue 2. Les huit autres rencontres se joueront le samedi à 15h et seront proposées à la fois sur des canaux individuels et dans le cadre d’un multiplex. Un horaire choisi pour concilier visibilité télévisuelle et affluence dans les stades.

    Aides doublées

    Le budget consacré à la Ligue 3 atteindra 12,3 millions d’euros, contre 5,8 millions en 2025-2026, dont 70% seront directement redistribués aux clubs. L’ensemble des 18 équipes bénéficiera désormais d’un montant d’aides uniformisé, dans un cadre harmonisé reposant sur un statut professionnel fédéral commun. Le plafond d’aide par club pourra atteindre 450 000 euros, contre 180 000 euros en 2022-2023 et 300 000 euros cette saison. Cette enveloppe intègre une nouvelle politique d’aide aux déplacements, fixée à 50 000 euros pour chaque club.

    Recours vidéo inédit

    Véritable laboratoire d’innovations dans plusieurs domaines, notamment l’arbitrage, la nouvelle Ligue 3 accueillera la première expérimentation en France du « Football Video Support ». Ce dispositif d’assistance vidéo, plus léger que la VAR utilisée en Ligue 1, offrira aux entraîneurs la possibilité de disposer de deux challenges par match pour demander un recours à la vidéo sur une action relevant du protocole VAR. Sa mise en place s’accompagnera de l’intégration d’un quatrième arbitre, contribuant à la professionnalisation du championnat.

    Sans synthétique

    La Ligue 3 imposera, dès la saison 2027-2028, l’utilisation de pelouses en gazon naturel ou hybride. Les terrains synthétiques seront progressivement retirés du championnat, même si des dérogations temporaires pourront être accordées à certains clubs.

  • La Tunisie se rattrape avec brio au tournoi Maurice-Revello

    La Tunisie se rattrape avec brio au tournoi Maurice-Revello

    Dans le groupe B samedi, le Japon est venu difficilement à bout du Canada et remonte ainsi à la troisième place. De leurs côtés, le Portugal et la Côte d’Ivoire, en tête de leur poule, se sont quittés sur un score nul et vierge. La journée de dimanche était consacrée au groupe A, où le duel entre République démocratique du Congo et Colombie n’a pas trouvé de vainqueur (2-2). Après une lourde défaite contre l’Arabie Saoudite, la Tunisie s’est bien rattrapée en s’imposant face à la Chine (3-0).