Tag: Football

  • L’OM va devoir avoir la frite à Bruges

    L’OM va devoir avoir la frite à Bruges

    Bruges. Comme en 1993, l’OM s’y rend avec une idée en tête. Cette fois, il ne sera pas question de venir chercher un billet pour la finale de la Ligue des Champions. Car, même si les retrouvailles avec le « Club » local auront les ingrédients majeurs d’un match couperet, l’enjeu de cette nouvelle confrontation sera, seulement, de rester en vie dans l’épreuve reine du football européen.

    En effet, les deux protagonistes ne visent qu’une chose. Accrocher les barrages. Avec un ballottage favorable pour les Marseillais. Ces derniers ont leur destin en main, puisqu’ils font partie, pour le moment, des heureux élus. Tandis que les Brugeois sont, pour l’instant, du mauvais côté de la ligne de qualification. Mais cette soirée hivernale peut encore tout chambouler.

    L’éventuel gagnant sait qu’un succès lui garantira le précieux sésame. Reste à voir qui des deux prétendants au passé prestigieux décrochera la lune. « Nous sommes un grand club. Le moment est venu de le démontrer, en y mettant la manière, face à Marseille », insiste Alexandar Stankovic, le meneur de jeu de Bruges.

    Pour Roberto De Zerbi, c’est plutôt « d’avoir la bonne mentalité qui nous fera gagner ! » L’entraîneur marseillais ne veut pas faire de comptes d’apothicaire. « L’objectif est de gagner. Car avoir douze points serait le meilleur capital pour continuer en barrage », insiste-t-il.

    Afin d’être focalisé sur le jeu, l’entraîneur olympien ne demandera pas l’évolution des scores sur les autres terrains. « Je donnerai toute ma concentration pour pousser mon équipe », confirme-t-il.

    Il connaît l’importance pour l’OM d’aller chercher une place de barragiste. « C’est un match historique que nous nous devons de gagner », comme a souligné Facundo Medina. Avec le soutien de 1 500 supporters, les Olympiens comptent faire aussi bien qu’en 1993, quand leurs aînés étaient venus chercher une place en finale.

    Cette fois, ce sera plus modeste. Mais ô combien important pour ce groupe. Mais aussi pour Roberto De Zerbi. « Ce serait une première pour moi ! », confirme-t-il. Ensuite, il sera temps de songer à d’autres échéances.

    « La maîtrise du milieu sera la clef du match »

    Ivan Leko sait la tâche qui attend son équipe et l’entraîneur croate du Club Bruges a confiance en ses troupes. « Les statistiques nous donnent 40% de chances de réussir, cela nous laisse des perspectives », indique-t-il. Tout en reconnaissant avoir « conscience que, face à nous, il y aura un monument du football français ».

    Il s’attend à un duel ouvert, « avec des équipes qui vont jouer la carte de l’offensive ». Pour lui, le fait de disputer ce match capital à la maison « est un atout. Car, poussés par nos supporters, nous sommes capables de réaliser de très belles choses. »

    Néanmoins, il est conscient que son équipe est aussi capable de passer à côté de son sujet. « Nous travaillons sur nos faiblesses défensives, a-t-il reconnu. Et nous savons que la maîtrise du milieu sera la clef du match. »

    Ces aspects font-ils que le Bruges d’Ivan Leko est le favori de la soirée ? « Non, quand tu joues contre Marseille et Roberto De Zerbi, un club comme nous ne peut pas l’être. »

  • [Carte postale] L’OM a rendez vous avec son histoire à Bruges

    [Carte postale] L’OM a rendez vous avec son histoire à Bruges

    Bruges est-elle la Martigues belge ou la Venise flamande ? Avec la météo qui plombe les derniers jours du mois de janvier, la ressemblance avec la grande sœur italienne est plus frappante. Certes, il n’y a pas d’Acqua alta à Bruges, mais lorsque la pluie s’amuse à faire des claquettes sur les rues pavées et les parapluies, le visiteur a le sentiment d’être téléporté dans la lagune du fond de l’Adriatique.

    Néanmoins, malgré la présence de quelques glaciers, les vendeurs de gaufres, brugeoises avec leur forme particulière évoquant une marguerite, sont là pour accueillir les rares personnes à s’être aventurées dans les rues. Car, si la pluie fait sortir les escargots, à Bruges, elle a tendance à inciter les locaux à faire du cocooning, devant une bon feu de cheminée. En sirotant un chocolat chaud de chez Callebaut.

    Or, comme la Bretagne chère à Jean Michel Caradec, Bruges a ses charmes sous la pluie. Dans un plat pays au ciel si bas, qu’un canal s’est noyé, elle est telle une île minérale qui se dresse au milieu de la platitude flamande. Et l’on trouve dans les estaminets la chaleur qui fait défaut à l’extérieur. Trinquant avec une Brugse Zot ou une Bourgogne des Flandres, locaux et touristes en oublient leurs différences. Et les Flamands se prêtent même au jeu de parler français. C’est aussi ça, la magie de Bruges.

  • OM : Neal Maupay attendu à Séville

    OM : Neal Maupay attendu à Séville

    L’OM est en passe de finaliser le départ de Neal Maupay. L’ancien Niçois, arrivé d’Everton en août 2024, doit passer dans la journée sa visite médicale, avant de s’engager avec le FC Séville sous forme de prêt avec option d’achat.

  • Roberto De Zerbi se montre incisif sur le plan médiatique

    Roberto De Zerbi se montre incisif sur le plan médiatique

    Au milieu du calendrier chargé de l’OM entre la Ligue 1, la Coupe de France et la Ligue des Champions, un homme a récemment cristallisé l’attention : Roberto De Zerbi. L’entraîneur italien s’est exprimé à de nombreuses reprises ces derniers jours sur divers sujets hors terrain, musclant quelque peu sa communication, tant à l’égard des journalistes que sur son envie de poursuivre l’aventure marseillaise.

    En effet, l’ancien coach de Brighton figure parmi les techniciens marseillais à avoir pleinement compris l’environnement dans lequel il a mis les pieds. L’an passé, il décrivait Marseille comme « une ville excessive, radicale, tranchée. Elle correspond à mon tempérament et à mon histoire ».

    Un tempérament que l’on peut qualifier d’imprévisible, parfois, de volcanique aussi, comme le stade qui accueille son équipe. Finalement, un personnage à l’image de la cité phocéenne. Pierre-Emile Hojbjerg, mardi dernier, n’a pas hésité à comparer la passion de son entraîneur à celle d’Antonio Conte, autre transalpin actif sur un banc de touche.

    L’OM met les choses

    au clair

    Ces dernières semaines, des rumeurs venues d’outre-Manche reliaient De Zerbi à Manchester United. Rien de concret et une information balayée très rapidement par le principal intéressé, lors de la conférence de presse avant la réception de Liverpool. « Non, il n’y a rien du tout. Je suis à 100% concentré sur l’OM », disait-il simplement. Lors d’une interview de 21 minutes accordée à la BBC, le natif de Brescia a confirmé sa confiance envers le club olympien : « Je suis très heureux à Marseille et je veux garder mon poste jusqu’à je ne sais quand ».

    Jusqu’à maintenant, Roberto De Zerbi ne s’était pas tellement attardé sur les critiques à son égard. Mais, ces sept derniers jours, il s’est donc montré plus virulent, jouant avec la presse et disant clairement le fond de sa pensée. « Personne ne parle de mes choix avant les matches, mais, vous les journalistes, vous ne faites que critiquer après les matches », lançait-il avant la rencontre face à Liverpool, sourire en coin. Concentré sur ses idées et sur le football, le coach italien a également expliqué qu’il n’avait « le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien ».

    Un communiqué de l’OM est venu appuyer les propos de son technicien, dimanche soir, mettant notamment en avant le fait que « l’Olympique de Marseille ne pratique ni boycott ni censure à l’égard des médias. Les décisions prises relèvent exclusivement de choix stratégiques du club, fondés sur l’analyse des contextes, des traitements observés et du respect de l’institution ». Le club fait également comprendre qu’il serait offensif s’il jugeait que des propos seraient diffamatoires à l’attention de l’OM. Une question d’image donc, celle que le duo Longoria-Benatia construit depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône.

    Par ailleurs, Pierre Sage, toujours dans le juste sur le plan humain, a salué l’attitude des dirigeants marseillais. L’entraîneur du RC Lens a été particulièrement bien accueilli lorsqu’il s’est déplacé au stade Vélodrome, mercredi. En effet, il avait été invité pour observer l’équipe olympienne lors de son match de Ligue des Champions face aux Reds. « Être présent dans le stade permet de voir des choses qu’on peine parfois à percevoir derrière un écran. Je tiens à remercier l’Olympique de Marseille, parce qu’ils nous ont très bien accueillis, ils ont été très classes », a souligné l’ex-entraîneur de l’OL. Ce dernier et Roberto De Zerbi ont également échangé après la rencontre parfaitement maîtrisée par l’OM samedi soir contre Lens (3-1). Les deux hommes ont promis de s’appeler dans la semaine et le Lensois a également salué le comportement de son homologue envers lui.

    Beaucoup d’agitation donc ces derniers jours, alors que les événements s’enchaînent pour l’OM. Mercredi soir, à l’issue du match à Bruges, les Phocéens y verront plus clair quant à leur calendrier printanier. Avant d’enchaîner contre les deux clubs parisiens puis de recevoir Rennes pour un huitième de finale de Coupe de France qui s’annonce électrique.

    Mmadi officiellement prolongé

    L’Olympique de Marseille a annoncé, ce lundi, la prolongation de contrat jusqu’en 2029 de Tadjidine Mmadi. Le jeune marseillais d’origine comorienne a effectué ses débuts professionnels cette saison et a même marqué son premier but, en Coupe de France, à Bourg-en-Bresse.

    Autre nouvelle avec le communiqué de l’OM à propos de l’interdiction de déplacement des supporters au Paris FC. Le club s’indigne de cette mesure et rappelle que les fans du PFC ont pu se rendre au Vélodrome, pour suivre leur équipe, en août dernier.

  • L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    Après deux défaites consécutives au Vélodrome face à Nantes et Liverpool, comment l’OM allait-il réagir en accueillant Lens ?

    Pour certains, ce match contre le leader était, déjà, celui de la dernière chance pour rester crédible en Ligue 1. Les Olympiens ont su se ressaisir et faire chuter les Artésiens. Que retenir de cette soirée ?

    Des recrues déjà intégrées

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri ont tout juste eu le temps de découvrir leur nouvel environnement, qu’ils ont été propulsés titulaires. Le Néerlandais et l’Anglais ont répondu aux attentes de Roberto De Zerbi. L’Italien a pu tester un nouveau dispositif, plus offensif, et faire souffler Mason Greenwood en vue du match de mercredi à Bruges. « Les recrues très bien acclimatées grâce à Benatia et Longoria », a commenté l’entraîneur marseillais.

    Côtés joueurs, Pierre-Emile Höjbjerg note que « les profils choisis s’intègrent vite. On l’a vu aujourd’hui avec Quinten Timber, pour qui tout a semblé naturel. Ethan Nwaneri a aussi fait un bon match. L’équipe les aide, et ils aident l’équipe ».

    Nayef Aguerd rassure la défense

    Annoncé comme incertain, quelques jours après son retour de la Coupe d’Afrique des nations où il a disputé la finale avec le Maroc, Nayef Aguerd a pu finalement tenir sa place. Sa présence a semblé rassurer ses coéquipiers. D’ailleurs, jusqu’à son remplacement par Benjamin Pavard (74e), l’arrière-garde olympienne n’a pas connu de véritable alerte. En revanche, dans le dernier quart d’heure, elle a montré à nouveau des signes de fébrilité. Ce qui a permis aux Lensois de réduire le score, à l’entame du « money time ».

    Le coup de colère de Roberto De Zerbi

    L’entraîneur olympien était visiblement agacé par les commentaires acides de certains consultants de chaînes sportives. Il l’a fait savoir de manière véhémente en conférence de presse d’après match et face aux caméras de Ligue 1+. « Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect, je me suis lié à Marseille, c’est un lieu spécial » a-t-il d’abord expliqué. Avant d’insister sur le fait que « mon seul patron, c’est Frank McCourt, mais ce n’est pas mon maître. Je n’ai le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien, mais je pense que le passeport et la nationalité changent beaucoup de choses ». Précisant que « si j’avais le passeport français ça serait un peu différent. Et moi, je suis italien ! »

    Le nouveau poste de Pierre-Emile Höjbjerg

    Avec l’intégration de Quinten Timber et Ethan Nwaneri, le système de Roberto De Zerbi a quelque peu évolué. Pierre Sage, qui estimait « que nous étions dans la position de l’OM contre Liverpool », a surtout noté cette nouveauté, comme le principal problème que son équipe n’a pas su résoudre. « Il y a des choses à dire sur notre manière de défendre. On a essayé de régler le problème Höjbjerg à la mi-temps. On s’est fait décaler de la même manière sur les deux premiers buts. Je n’ai pas été content de notre réponse sur ça en seconde période ».

    Le Danois s’est vu confier un nouveau rôle. Placé en sentinelle devant la défense, il a été la rampe de lancement des offensives marseillaises, que les Lensois n’ont pas su contrer. « Il a sans doute effectué sa meilleure prestation depuis qu’il est avec nous », a reconnu Roberto De Zerbi.

    Pierre-Emile Höjbjerg, s’est montré tempéré. « Après la défaite à Liverpool, c’était important de relever la tête et de montrer que nous étions capables. Contre le premier du classement, nous avons fait un bon match, un match complet. Tout le monde a réalisé une bonne performance. Mais il ne faut pas la ramener après cette victoire ».

    Le rendez-vous de Bruges sans les recrues

    En battant le leader, l’OM a fait le nécessaire pour dissiper certains doutes. Et préparer au mieux le match de mercredi, en Belgique, où se jouera l’avenir européen des Marseillais. « Nous préparons ce match pour amener l’OM là où il est arrivé peu de fois lors des quinze dernières années », confesse Roberto De Zerbi. Pierre-Emile Höjbjerg donne le ton. « Nous nous sommes bien remis après Liverpool, mais il ne faut pas s’enflammer. Rester focalisés, faire les choses bien pour passer le cap et rester en Ligue des champions ».

    Un match auquel ne prendront pas part Ethan Nwaneri et Quinten Timber car ils ne sont pas dans la liste européenne de l’OM.

    Et que manquera également Benjamin Pavard. Le champion du Monde 2018 purgera une suspension automatique, après avoir accumulé trois cartons jaunes depuis le début de la phase de ligue.

    Le Club Bruges s’est fait peur

    L’adversaire de l’OM, mercredi en Ligue des Champions, jouait également dans le championnat de Belgique, samedi en fin d’après-midi. Face à Zulte-Waregem, le Club de Bruges a joué avec le feu. À la pause, les Flamands étaient menés (1 – 2) sur leur terrain, après notamment un but de l’ancien Olympien Marley Aké en faveur de Zulte. C’est en seconde période que les Brugeois se sont réveillés. Brandon Mechele a égalisé dès la reprise. Avant que Alexandar Stankovic, à l’heure de jeu, et Nicolo Tresoldi, sur son premier ballon après son entrée en jeu, ne donne de l’air à Bruges. Mais un but de Joseph Opoku allait faire trembler les hommes d’Ivan Leko, qui s’imposent finalement sur le score de 4 – 3.

  • L’OM se retrouve face à Lens

    L’OM se retrouve face à Lens

    Muette lors des deux premiers matches de 2026, l’attaque olympienne s’est réveillée au Vélodrome. Avec un premier but, inscrit par Amine Gouiri, après moins de trois minutes de jeu.

    En trouvant la faille rapidement, la pointe marseillaise validait les choix de Roberto De Zerbi. En lançant Quinten Timber et Ethan Nwaneri, l’Italien montrait sa confiance en ses dernières recrues. Même si, pour cela, il sacrifiait le soldat Mason Greenwood. Les Lensois avaient tout juste le temps de se remettre, qu’Ethan Nwaneri y allait de son but. La fusée OM était lancée, restait à rester sur la bonne orbite pour combler une partie de son handicap sur l’ex-leader de la Ligue 1.

    Lens avait perdu son trône, après le succès du PSG à Auxerre (1 – 0), vendredi. Au Vélodrome, les « sang et or » espéraient le récupérer. Mais en moins d’un quart d’heure, leur situation s’était quelque pu compliquée. Il restait aux Olympiens à poursuivre sur leur lancée. Montrer qu’ils avaient toujours envie d’exister après deux matches ratés au Vélodrome, face à Nantes et Liverpool.

    Mais, comme celui du Virage sud avant le coup d’envoi, le feu d’artifice marseillais finissait par se tarir. Après la demi-heure de jeu, la rencontre s’équilibrait. Avec des Lensois plus présents dans la moitié de terrain provençale.

    Toutefois, les Olympiens restaient maître de leur sujet. Sur leurs coups d’accélérateurs, ils maintenaient une certaine insécurité dans la défense artésienne. Poussés par un Vélodrome qui avait les avaient retrouvés, les hoplites de Roberto De Zerbi cherchaient la faille pour inscrire le troisième but qui les mettraient définitivement à l’abri. Il arrivait à l’entame du dernier quart d’heure, signé Amine Gouiri pour son premier doublé de la saison en championnat.

    La soirée aurait pu être parfaite, s’il n’y avait encore eu le but stupide. Si la réussite de Rayan Fofana ne privait pas l’OM de sa victoire, il montrait une nouvelle fois le manque de constance olympienne dans les fins de match. Un OM qui entretien l’espoir de jouer les premiers rôles et qui fait perdre la tête aux Lensois, au profit du PSG qui prend le fauteuil de leader, avec un point d’avance sur les Artésiens. Et toujours sept sur les Marseillais.

    OM – Lens 3 – 1 (2 – 0)

    19è journée de Ligue 1.

    Stade Vélodrome 52 673 spectateurs.

    Arbitre : B. Bastien.

    Buts : Gouiri (3, 75), Nwaneri (13) pour l’OM, Fofana (86) pour Lens.

    Avertissements : Saïd (37), Sangaré (61), Thauvin (70) à Lens.

    OM : Rulli – Balerdi ( c ), Aguerd (Pavard, 74), Medina – Weah, Timber (O’Riley, 74), Höjbjerg, Paixão – Nwaneri (Greenwood, 58), Gouiri (Aubameyang, 80), Traoré (Bakola, 74).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Lens : Risser – Aguilar (Bermont, 77), Ganiou, Sarr – Abdulhamid, Thomasson ( c, Bulatovic, 70),

    Udol – Thauvin (Sotoca, 77), Edouard (Sima, 59), Saïd (Fofana, 70).

    Entraîneur : P. Sage.

  • Pour l’OM face à Lens, c’est la victoire ou le doute

    Pour l’OM face à Lens, c’est la victoire ou le doute

    Nantes et Liverpool sont venus rappeler qu’au Vélodrome, l’OM n’est pas toujours irréprochable.

    Malgré un soutien sans faille de supporters toujours fidèles au rendez-vous, et dont la ferveur est parfois un peu trop incendiaire (ce qui explique que le Virage nord sera fermé samedi), les hommes de Roberto De Zerbi connaissent parfois des trous d’air regrettables.

    Leurs deux dernières sorties, face à Nantes et Liverpool, l’ont une fois encore démontré. S’ils avaient pu sauver les apparences, lors de leurs matches ratés contre Angers et Toulouse, obtenant à chaque fois un partage des points inespéré, face aux Bretons et aux Anglais, la punition a été rude.

    Roberto De Zerbi n’avait d’ailleurs toujours pas digéré la rouste infligée par les Reds en Ligue des Champions (0-3). « Ce scénario ne m’a pas plu », a-t-il ainsi rappelé en conférence de presse. Et s’il se dit « responsable » de la situation, sur le plan comptable, la défaite de mercredi a fragilisé la situation marseillaise dans la course aux barrages en Ligue des Champions.

    Comme elle a semé le doute sur la capacité de l’OM à tenir tête à Lens. « Que cette équipe soit à la place où elle est, ce n’est plus une surprise », a-t-il souligné. « Elle mérite d’être là où elle se trouve car elle a su avoir de la continuité et reste bien organisée en toutes circonstances. »

    Roberto De Zerbi a sans doute également remarqué que les Sang et Or étaient un peu la bête noire des Marseillais ces dernières saisons. Car ils ont gagné quatre de leurs cinq derniers déplacements au Vélodrome. Ce qui, ajouté aux huit points d’avance dont disposent les hommes de Pierre Sage sur les Olympiens au classement, donne le ton du duel de ce samedi.

    Si pour Roberto De Zerbi, « le seul enjeu seront les trois points à gagner contre le leader », en son for intérieur, il sait que son OM joue une carte importante pour la suite de sa saison. « Ce sera aussi l’occasion de bien préparer notre match de Bruges », enchaîne-t-il.

    Alors que les trois sorties au Koweït face au PSG dans le trophée des Champions, à Caen en coupe de France et Angers en Ligue 1 avaient rapporté leur lot de confiance, il aura suffi d’une sortie de route malvenue face à Liverpool pour que les doutes reviennent.

    Roberto De Zerbi, qui devrait lancer sa recrue Quinten Timber, est conscient de l’importance du rendez-vous. « Si nous gagnons, nous revenons à cinq points et nous retrouverons l’envie pour la suite », estime-t-il. En souhaitant que ses hommes y croient.

    « Le seul enjeu seront les trois points à gagner contre
    le leader »

  • Les Marseillaises face à un énorme défi en Coupe

    Les Marseillaises face à un énorme défi en Coupe

    Marseillaises contre Lyonnes, l’affiche des huitièmes de finale de Coupe de France a de quoi faire saliver les amateurs de beau jeu.

    Néanmoins, ce duel entre des Fenottes hyper favorites et des Olympiennes qui rêvent d’un exploit pour signifier leur retour au plus haut niveau, aura été promené entre Martigues, lieu habituel où évoluent les Marseillaises cette saison, et l’OM Campus, où la rencontre avait, un temps été programmée.

    Mais pour des raisons de sécurité, c’est l’enceinte martégale qui a été finalement confirmée. Une décision qui provoque un changement de date, puisque la rencontre, programmée dans un premier temps le dimanche, se jouera finalement samedi. Avec un coup d’envoi à 16h.

    Revanche ou confirmation

    Les deux Olympiques se sont déjà affrontés cette saison. En début de championnat de Ligue 1 féminine, les Lyonnaises s’étaient imposées 3-1, déjà dans l’enceinte martégale. Cette fois, les Marseillaises tenteront de prendre leur revanche. Et arracher leur premier exploit de la saison du retour au plus haut niveau du football féminin.

    Les filles de Corinne Diacre continuent d’alterner les bons matches et les sorties ratées. Leur dernière prestation à Francis-Turcan, où elles recevaient Saint-Étienne, en est l’exemple. Avec une défaite
    (0-1) qui a permis aux Foréziennes, alors lanterne rouge, de se remonter le moral. Elles ont ensuite rectifié le tir, en allant prendre un point à Fleury, cinquième du classement.

    Pour ce retour à la maison, les Marseillaises devraient compter sur leur dernière recrue. Marie-Morgane Sieber qui a rejoint le groupe en milieu de semaine. Gardienne de but, cette Alsacienne de naissance évoluait à Guingamp. Forte de 53 matches disputés en Première Ligue, Marie-Morgane s’est imposée comme une gardienne fiable et régulière. Passée par toutes les catégories de jeunes de l’Équipe de France, elle a connu sa première convocation avec les Bleues en octobre 2024, à seulement 22 ans.

    Elle pourrait connaître son baptême du feu face à Lyon. De quoi entrer dans le vif du sujet. Ce tour de Coupe de France sera une mise en bouche, car en championnat, vendredi, les Marseillaises enchaîneront sur la réception du Paris FC.

    8e de finale de la Coupe de France

    Samedi, 16h stade Francis-Turcan.

    Arbitre : Romy Fournier.

    MARSEILLAISES : Sieber (ou Shore) – Laplacette, Carro, Khélami, Kbida – Bourgouin – Herrera-Monge, le Mouel, Perret, Brown – Bourdieu.

    Entraîneuse : C. Diacre.

    LYONNES : Endler – Tarciane, Engen, Renard, Bacha – Egurrola-Wienke, Dumornay, Heaps – Diani, Hegerberg, Chawinga.

    Entraîneur : J. Giraldez.

  • L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    Compte tenu de la récente forme des Reds en Premier League, l’espoir d’une victoire, pour les plus optimistes, ou simplement d’un point pris, pour les plus modérés, était permis. Mais Liverpool, club mythique, a prouvé qu’il ne fallait pas l’enterrer aussi facilement. Dominateurs, malgré quelques actions subies, les Anglais n’ont fait qu’une bouchée d’une équipe olympienne impuissante. Et même trop tendre vis-à-vis du niveau. « On a mal joué, on a pris un but bête, le premier », a noté Roberto De Zerbi, conscient que la terrible faute de son capitaine (Leonardo Balerdi) a mis un premier coup de massue sur la tête des Olympiens.

    « La première période a été jouée à armes égales, ou plus ou moins, mais on n’a pas compris où se situait le jeu. Il était beaucoup sur Pavard et on ne l’a pas compris. S’il l’avait compris lui-même, on aurait réussi à sortir davantage, on n’aurait pas perdu de ballons bêtes », a-t-il poursuivi en mettant en lumière les mauvaises relances d’une défense particulièrement aux abois, notamment Benjamin Pavard, dépassé par les déplacements furtifs d’Hugo Ekitiké. « C’est dur, à la maison, c’est dur », a insisté l’Argentin Leonardo Balerdi. « On voulait les trois points. C’est un gros adversaire. La première période, on n’était pas très bien. C’était un match dur. On a essayé (d’emballer le match), c’était un match intense. Parfois, ça ne se voit pas d’ici, mais sur le terrain, c’est dur, très costaud. Ils sont habitués à jouer comme ça. On a essayé avec des occasions, mais on n’a pas beaucoup cadré. C’est une soirée un peu triste, mais il faut continuer. On va gagner contre Bruges, on va se qualifier », a-t-il martelé.

    Manque de constance

    Si l’OM a eu effectivement des occasions en première période, le retour des vestiaires a également été celui du retour à la réalité. « Le match s’est un peu ouvert et, quand tu donnes de l’espace aux joueurs de Liverpool, c’est évident que tu vas souffrir », a reconnu le technicien italien, persuadé que ses protégés manquent cruellement de constance. « C’est une défaite difficile », a reconnu le piston droit Timothy Weah. « Nous voulions gagner ce match, mais Liverpool a été supérieur, tout simplement. Nous devons continuer à travailler. Nous avons réalisé un bon début de seconde période, mais ce deuxième but a clairement changé la physionomie du match. Désormais, il est essentiel que l’équipe se concentre sur les prochaines échéances, face au RC Lens puis contre Bruges, en poursuivant notre travail à l’entraînement », a enchaîné l’international américain.

    « Ici, il y a toujours de la pression. Mais le problème est de bien jouer », a estimé De Zerbi, lucide sur la qualité de jeu produit par ses joueurs à une semaine du déplacement crucial et décisif en Belgique. « Ce sera une finale. On verra si le nul sera suffisant. Mais on n’ira pas là-bas pour faire match nul. On ira pour faire la prestation du Koweït ou d’Angers. Mais, si on ne veut pas la pression, on ne vient pas à Marseille », a-t-il lancé.

  • Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Vingt-deux garçons dans le vent et tant d’autres en tribunes. Les ultras ont annoncé « une soirée grandiose », depuis quelques jours, et ils n’ont pas déçu. Le public olympien a fait dire à Arne Slot, au micro de Canal+, que « même une heure avant le match, tout est quasiment plein des deux côtés. » En effet, les travées sud et nord étaient coordonnées, ce mercredi. À 45 minutes du coup d’envoi, pas un siège de libre à l’horizon. Les chants ont débuté à l’échauffement des gardiens et ne se sont pas arrêtés jusqu’au coup d’envoi.

    Les tifos étaient également attendus et ils se sont déroulés en plusieurs phases. Les feuilles de papier « OM » sont rapidement passées au second plan pour laisser poindre plusieurs éléments. Les Beatles, les quatre de Liverpool, sont apparus au sud, lisant attentivement un exemplaire du Provençal. Lennon, McCartney, Harrison et Ringo Starr descendus, un portrait de Rolland Courbis est apparu pour un dernier hommage à l’ancien technicien marseillais, disparu il y a peu. Au nord, le côté guerrier est ressorti avec le message « Prêt à mourir pour la gloire de mon étendard ».

    Des huées puis le grand silence

    Les quelque 65 000 supporters ont continué de pousser et de donner de la voix pour leur équipe, tout au long du match. Une bronca terrible est intervenue au moment du coup-franc donnant le premier but aux Reds. Mais Dominik Szoboszlai, peut-être le meilleur spécialiste de la planète football, n’a pas tremblé et le stade s’est tu. Immédiatement. Les fans anglais se sont fait entendre à cet instant, lorsque le brouhaha s’est évaporé. Les différents groupes ultras ont bien enfilé leur plus beau costume, pour cette soirée européenne.