Tag: Football

  • La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    Depuis le 4 janvier, Nantes est entré dans le jeu à distance que joue l’OM pour le podium.

    En allant s’imposer au Vélodrome (2 – 0), les Canaris ont plombé la reprise des Marseillais. Depuis, ces derniers ont perdu la main dans la course aux places qualificatives en Ligue des Champions. Et les Bretons, en s’inclinant samedi à domicile face à Lyon, ont permis aux Lyonnais de s’emparer de la troisième place.

    Tombés du podium, les hommes de Roberto De Zerbi savaient ce qu’ils avaient à faire. Mais, pour suivre le rythme imposé par les leaders, la tâche n’était rien moins que battre le PSG, dans un Parc des Princes où, depuis le coup d’envoi de la saison, seul Strasbourg a tenu tête au champion d’Europe, le 17 octobre (3-3).

    Mais pour faire aussi bien que les Alsaciens, à défaut de faire mieux, il aurait fallu un OM des grands soirs. De ceux qui ont bousculé Lens, fait plier Newcastle ou l’Ajax. Malheureusement, dans la douceur de la nuit d’Auteuil, c’est un OM bien trop timide qui a laissé les champions d’Europe agir à leur guise. Il aura fallu attendre près de 55 minutes pour assister à une intervention décisive de Matvei Safonov, sur une reprise improbable de la tête d’Igor Paixão, pour comprendre que les Olympiens étaient sur le terrain.

    Jusque-là, ils avaient été spectateurs de la démonstration de force Parisienne. Illustrée par le doublé d’Ousmane Dembélé dans une première période où le PSG a fait ce qu’il a voulu. Alors que l’OM était en mode passif. Subissant le jeu et incapable d’approcher du but adverse.

    S’ils avaient bousculé le PSG au Vélodrome et à Koweït City lors du Trophée des Champions, la belle au Parc des Princes a tourné à la punition pour les hommes de Roberto De Zerbi. Un cauchemar illustré par le but contre son camp de Facundo Medina et le final qui a vu les Marseillais partir à la dérive.

    La punition du Parc des Princes fait tomber l’OM du podium et libère la route du sacre pour leur adversaire du soir. Mais aussi pour Lens, qui reste dans la roue du PSG.

    PSG 5 (2)

    OM 0 (0)

    21e journée de Ligue 1

    Parc des Princes (43 000 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Dembélé (12, 37), Medina (64, csc), Kvaratskhelia, 66), Lee (74) pour le PSG.

    Avertissements : Vitinha (9), Zaïre-Emery (58) au PSG, Balerdi (90+2) à l’OM.

    PSG : Safonov – Zaïre-Emery (Hernandez, 75), Marquinhos ( c ), Pacho, Nuno Mendes – Mayulu (Dro, 75), Vitinha, Neves – Doué (Kvaratskhelia, 62), Dembélé (Ramos, 75), Barcola (Lee, 68).

    Entraîneur : L. Enrique

    OM : de Lange – Pavard(Abdelli, 62), Balerdi ( c ), Medina – Weah, Höjbjerg, Timber, Emerson – Greenwood (Nadir, 80), Gouiri, Nwaneri (Paixão, 46).

    Entraîneur : R. De Zerbi

    Un jaune foncé

    Le match a débuté depuis 9 minutes, Leo Balerdi se lance dans une chevauchée depuis le rond central, quand il se fait littéralement couper en deux par Vitinha. Un geste qui ne vaudra qu’un carton jaune au joueur du PSG aux yeux de Willy Delajod.

    Trois minutes plus tard, Ousmane Dembélé ouvrait le score.

  • PSG – OM, pour qui la belle ?

    PSG – OM, pour qui la belle ?

    C’est un OM presque invaincu face au PSG cette saison qui se prépare pour un nouveau duel.

    Le premier a vu les Marseillais faire chuter les champions d’Europe au Vélodrome, en début de saison (1-0). Le deuxième s’est soldé par un nul (2-2). Mais comme il s’agissait du Trophée des Champions, il a fallu un vainqueur. Et dans la nuit koweïtienne, le PSG s’est adjugé le titre après la séance des tirs au but.

    Dimanche, le Parc des Princes sera le théâtre de la belle entre les deux meilleurs ennemis de la Ligue 1. Avec un OM qui s’y rend sans pression et sans peur. Revigoré par sa qualification pour les quarts de finale de Coupe de France. Et qui sait qu’il n’a pas grand-chose à perdre.

    Côté Olympiens, Timothy Weah y voit plus qu’un Classique, surtout après la frustration du Koweït. « Le match perdu dans les dernières secondes, c’était dur à avaler… Mais nous sommes passés à autre chose. Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche. Il faudra être prêts pour le défi, parce que ce sera un vrai match », a-t-il lancé en conférence de presse.

    Son entraîneur voit dans ce rendez-vous une occasion de redorer un blason marseillais terni par ce qu’il appelle « la honte de Bruges ». Si face au Paris FC, la semaine dernière, l’OM a semblé encore sous le coup de son élimination en Ligue des Champions, il y a eu la qualification aux dépens de Rennes, en Coupe de France mercredi, qui a réveillé les appétits.

    Une qualification vue comme une revanche sur ce que les Phocéens avaient vécu en Bretagne lors de la première journée. Et qui peut servir de tremplin pour un exploit au Parc des Princes. Toutefois, Roberto De Zerbi ne s’enflamme pas. Il sait ce dont est capable le collectif parisien, qui reste selon lui « l’équipe la plus forte d’Europe dont il est difficile de comprendre le jeu ». C’est pourquoi il estime « qu’il nous faudra défendre, bien sûr, mais aussi jouer, parce que nous aussi, nous avons des joueurs forts… Nous aussi, nous devons croire en nos qualités, mais toujours avec humilité ».

    Face à l’armada du PSG, qui sera emmenée par le Ballon d’or Ousmane Dembélé, l’entraîneur phocéen insiste sur le fait « qu’il n’y a pas de recette pour battre Paris, si ce n’est avoir de l’orgueil et de la fierté ». Et qu’il compte sur un homme : « J’ai besoin d’un Greenwood des deux derniers matches. Un Greenwood mondial. »

    « Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche »

  • L’OM recevra Toulouse pour son quart de Coupe

    L’OM recevra Toulouse pour son quart de Coupe

    L’OM affrontera Toulouse en quart de finale de la Coupe de France.

    Vu les clubs encore en lice, les chances de tirer un « petit » étaient impossibles, car, sur les sept rescapés, un seul club, Reims, n’évolue pas en Ligue 1. Et encore, les Champenois y étaient encore la saison dernière. Depuis l’entrée dans le XXIe siècle, c’est la troisième fois que l’on retrouve autant d’équipes du premier niveau du championnat de France encore en lice dans l’épreuve reine du football.

    Les fois précédentes remontent aux éditions 2010 et 2013. Pour celles en cours, seuls cinq ont été éliminés depuis les 32e de finale, et trois par des clubs d’une division inférieure. À savoir Avranches (N2) qui a sorti Brest, alors que Le Havre et Metz ont été éliminés par Amiens et Montpellier, clubs de Ligue 2. Il s’agit du plus faible total des cinquante dernières années.

    Trois ans après

    Côté OM, depuis l’entrée en lice, les hommes de Roberto De Zerbi ont réussi un sans-faute. Avec deux qualifications faciles face à Bourg-en-Bresse (N1) et Bayeux (R1), obtenues en déplacement. Plus une qualification plutôt tranquille aux dépens de Rennes au Vélodrome.

    Au total, les Olympiens ont inscrit 18 buts et n’en ont concédé aucun. Ce qui tranche par rapport aux difficultés qu’ils éprouvent en championnat. Trois ans après, ils sont à nouveau en quart de finale.

    Comme en 2023, les Marseillais auront l’avantage, théorique, de recevoir. Le sort leur a réservé Toulouse. Un adversaire du ventre mou de la Ligue 1. Mais qui, lors de sa venue pour le championnat, était parvenue à faire déjouer les Olympiens, arrachant le nul (2-2) dans le temps additionnel. 2-2, c’était aussi le score final du quart de finale contre Annecy, que les Haut-Savoyards avaient finalement gagné après les tirs au but.

    Cette fois, les Phocéens n’auront pas le droit de décevoir. Car la route vers la finale, et une éventuelle onzième levée, s’est dégagée avec l’élimination du PSG en seizième de finale. Alors que Lyon et Lens, les rivaux les plus dangereux, seront opposés dans un quart de finale qui s’annonce explosif au stade des Lumières.

    Lorient-Nice est le troisième face-à-face entre clubs de Ligue 1. Un duel indécis entre deux équipes qui cherchent à éviter la descente en Ligue 2.

    Ligue 2 dont Reims, dernier représentant, défendra ses chances face au vainqueur de Strasbourg-Monaco, disputé hier soir.

    Quarts de finale

    – Strasbourg/Monaco – Reims (L2)

    – Lorient – Nice

    – OM – Toulouse

    – Lyon – Lens

    Matches entre les 3 et 5 mars.

  • Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Ce n’était pas parfait, mais on s’en contentera pour cette fois. Les Olympiens, sous tension depuis quelques jours suite à leur élimination en Ligue des champions, puis à un match nul au scénario catastrophique sur la pelouse du Paris FC quelques jours après, ont fait taire leurs détracteurs, mardi soir au Vélodrome, en remportant leur 8e de finale de Coupe de France face au Stade Rennais (3-0). « Je suis content du match, de la victoire et de la réaction. Rennes est une équipe forte et n’a jamais tiré au but », se réjouit Roberto De Zerbi, déjà concentré sur la suite du calendrier.

    « Maintenant, on prépare le PSG, Strasbourg et Brest. On cherche un peu de continuité et régularité. L’équipe a été concentrée. En première période, on a eu du mal à presser, on n’a pas été fluides avec la balle. J’avais peur d’être un peu déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir », résume le technicien italien, persuadé que la réunion avec les supporters, survenue à La Commanderie à la veille de la rencontre, a fait son effet.

    Longoria prend la plume

    « Les supporters nous ont dit des choses justes, hier [lundi] à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C’est à nous de trouver de la régularité. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu’on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d’élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c’est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l’idée d’être très forte, il est normal qu’il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non », lance De Zerbi, qui devra patienter jusqu’à jeudi (19h50) pour connaître son futur adversaire au stade des quarts de finale.

    Contre les Bretons d’Habib Beye, les Marseillais n’ont pas perdu de temps avant de faire mouche. Amine Gouiri, idéalement placé dans la surface après un tacle autoritaire et audacieux de Timothy Weah, a ouvert le score dès la 2e minute. Décisif également sur l’action qui mène au but de Mason Greenwood au retour des vestiaires, l’ancien rennais n’a toutefois pas été épargné par les sifflets lors de son remplacement. La faute sûrement à une occasion en or manquée quelques secondes plus tôt. « Je pense que je les comprends, je dois la mettre au fond, et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses, mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire », martèle l’international algérien, contraint de laisser sa place à Pierre-Emerick Aubameyang à la 78e minute. « Je pense que comme tout attaquant, et je sais très bien à mon âge, c’est dommage de rater une occasion comme ça. Et surtout, j’imagine le regret qu’il a de sortir juste après, forcément. J’aurais aimé qu’il ait plus de temps », confie l’avant-centre gabonais de 36 ans, auteur du troisième et dernier but olympien de la partie en fin de match.

    C’est dans ce contexte que Pablo Longoria a pris la plume, ce mercredi, pour s’adresser aux supporters : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. » Le président de l’OM ajoute : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. (…) Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. (…) On avance. Ensemble. »

    Beşiktaş serait intéressé pour enrôler Murillo

    Écarté du groupe professionnel et rétrogradé en équipe réserve depuis l’élimination en Coupe d’Europe suite à son manque d’envie sur le terrain, qui a d’ailleurs été pointé du doigt par Roberto De Zerbi lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi, le défenseur latéral droit Amir Murillo pourrait faire rapidement ses valises. L’Olympique de Marseille cherche à s’en séparer, mais les options ne sont plus si nombreuses, en raison de la fermeture du marché en France, Italie, Espagne, Allemagne ou encore Portugal, survenue le 2 février à 20h. Quelques marchés restent ouverts, en Turquie, en Grèce, en Autriche, en Roumanie, en Israël ou encore aux Émirats arabes unis. Selon la presse turque, le Besiktas aurait entamé des discussions préliminaires avec l’Olympique de Marseille au sujet de l’international panaméen. Pour l’heure, aucune offre officielle n’a été transmise au club marseillais. Arrivé à l’OM en août 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo a prolongé son contrat jusqu’en juin 2028. Capable d’évoluer dans différentes positions, comme il l’a notamment prouvé sous l’ère Gattuso et De Zerbi, le défenseur de 29 ans a toujours du talent à revendre.

  • [Entretien] Alain Soultanian : « Je souffre parce que je vois mon club, notre club, en souffrance »

    [Entretien] Alain Soultanian : « Je souffre parce que je vois mon club, notre club, en souffrance »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur l’Olympique de Marseille, cinq ans après avoir quitté le club ?

    Alain Soultanian : Les temps ont changé. Aujourd’hui c’est une autre époque à laquelle je ne me suis pas adapté. Pourquoi ? Parce que mon travail je l’ai toujours fait de la même façon, mais j’ai toujours travaillé dans une certaine forme d’affect. Aujourd’hui tout est scindé. Il y a l’administratif, la direction, les joueurs, l’entraîneur, et une institution qui s’appelle le médical, mais qui est totalement à part et qui n’est pas mélangée à tout le reste. Alors qu’avant, nous étions une grande famille, où tout le monde se connaissait, tout le monde se côtoyait, on faisait des grands repas ensemble, pour que ceux qui ne se connaissent pas fassent connaissance, et ça facilitait les rapports, ce qui fait que le bateau allait toujours dans la même direction. Aujourd’hui c’est quelque chose que je ne reconnais plus, qui existe peut-être encore, mais que moi je ne reconnais plus. Et je répète, ce n’est pas péjoratif, c’est un constat personnel. Mais aujourd’hui avec l’OM j’ai mal et je souffre. Je souffre parce que je vois mon club, notre club, en souffrance, parce que c’est le club de tout Marseille. Je regarde beaucoup de matches à la télé, et sur deux heures de match, je passe la dernière demi-heure debout, et je fais le tour du canapé, les yeux fixés sur la télé, parce que je ne tiens pas en place, parce que j’ai peur, parce que je sais qu’on a l’habitude de prendre des buts en fin de match, et qu’un match n’est jamais terminé. On n’a pas de tranquillité.

    Même si vous ne faites plus partie de la maison olympienne désormais, comment analysez-vous la gestion des joueurs du point de vue médical ? Est-ce que les entraîneurs sont vigilants sur le côté prévention ?

    A.S. : S’il n’y a pas une étroite collaboration entre le chef d’un service médical et le chef d’un service technique, c’est compliqué d’arriver à un résultat positif. Il faut se parler, il faut expliquer et il faut argumenter pourquoi je pense que tel joueur ne devrait pas jouer ce match-là parce que nous, on sait peut-être qu’il a des problèmes familiaux qu’on ne va pas dévoiler, mais on va faire comprendre que ça serait bien qu’il ne joue pas parce qu’il n’est pas bien dans sa tête. Je prends le cas de Rulli. Tout le monde voit que Rulli qu’aujourd’hui n’est pas le même qu’avant la trêve. Ce garçon, il a peut-être des problèmes internes qu’on ne connaît pas. Il se confie certainement à certaines personnes qui savent. Mais ces personnes-là ont peut-être peur de dire à l’entraîneur ou au directeur sportif qu’il a des problèmes et qu’il faudrait peut-être le mettre sur la touche pendant deux ou trois matches pour qu’il se refasse une santé, mentale surtout. Parce que je pense que son problème est plutôt mental qu’autre chose. Je sais qu’il y a des joueurs qui vous disent je ne suis pas bien, ça ne va pas avec ma femme, ou j’ai le bébé qui est malade, il doit rentrer à l’hôpital. Ce joueur-là ne va pas forcément s’étaler devant tout le monde. Je ne suis ni entraîneur, ni préparateur physique, mais mon expérience me fait dire que nous sommes des confidents. C’est-à-dire qu’on enregistre certains messages que les joueurs nous font passer, on essaie de les récupérer mentalement comme on peut, mais il faudrait pouvoir avoir aussi la possibilité d’avoir un dialogue direct avec l’entraîneur. Et non pas simplement bonjour, au revoir, alors son genou, comment il va ? Son dos, comment va-t-il ? Son épaule, ça en est où ? Il faut une cohésion. Je ne sais pas comment ça se passe aujourd’hui. Moi, ce que je sais, c’est que quand il y a la cohésion, il y a un dialogue, il y a des échanges, et de ça ressort quelque chose de positif. Vous constaterez que dans tous les sports, que ce soit la natation, le cyclisme ou le tennis, ils ont tous un suivi psychologique. Demandez à Djokovic s’il n’a pas un préparateur mental.

    Tout le monde n’a donc pas le bagage mental nécessaire pour s’imposer à l’OM, selon vous ?

    A.S. : Il y a des joueurs qui dans leur tête peuvent jouer à Marseille, peuvent jouer à Naples, peuvent jouer à Liverpool, peuvent jouer à Manchester, peuvent jouer au Bayern Munich. Dans leur tête, ils sont prêts. Il y a des joueurs qui sont faits pour jouer à Toulouse, qui sont faits pour jouer à Nantes, qui sont faits pour jouer à Bordeaux ou à Lille, mais pas pour Marseille. Quand vous avez les Carlos Mozer, quand vous avez des Basile Boli, Eric Di Méco, Manuel Amoros, Franck Sauzée, Bernard Pardo, Jean-Pierre Papin, Klaus Aloffs, Karl-Heinz Forster dans l’équipe, mais vous craignez quoi ? Ils ne vont rien lâcher les mecs. Ils ne vont rien lâcher.

    Vous citez principalement des joueurs qui ont connu les grandes années olympiennes. L’un des grands moments reste cette malheureuse finale européenne perdue à Bari face à Belgrade…

    A.S. : Dans le vestiaire, tout le monde est en pleurs, moi y compris, parce que moi je suis une pleureuse, je suis très émotif, et la déception l’emporte, mais tout le monde était en pleurs. Et je vais voir Franz Beckenbauer, qui était un peu à l’écart avec son adjoint, Holger Osieck, et je lui dis, mais Franz, comment on fait pour perdre ce match ? Et la réponse c’est, on perd ce match, parce qu’on ne joue pas pour le gagner, on joue pour ne pas le perdre, justement. On a joué petit bras. On était tellement sûr de la gagner, que je pense que les joueurs se sont dit, la veille déjà, ils se voyaient en train de soulever la coupe, et au moment du match, ils ont dû avoir quelque part une réflexion, en se disant, pourvu qu’on ne prenne pas un but, ça va tout foutre en l’air. Donc, ça les a inhibés quelque part. Et on est allé jusqu’aux tirs au but, et on connaît la suite, on perd ce final aux tirs au but. Mais, cette défaite nous rend plus forts. Chaque défaite rend plus forts. L’année d’après, 92, c’est l’année où on digère la déception de l’année précédente, et puis arrive 93. Et là, en 93, les joueurs n’ont plus la même attitude. Ils n’ont plus du tout la même attitude. Ce sont des monstres qui ont déjà l’expérience de la défaite, et ils se disent, là, on n’a plus rien à perdre, on va tout donner. Et on va jouer. Et on a gagné. Contre l’équipe la plus forte, peut-être, du monde à cette époque-là. Comme quoi, le football, c’est aussi dans la tête.

    Cette époque est notamment marquée par la présidence de Bernard Tapie. Quel homme était-il à vos yeux ?

    A.S. : Je me félicite d’avoir connu un tel personnage. C’est quelque chose qu’on rencontre une fois dans sa vie. Le charisme, ce n’est même pas la peine d’en parler, parce que c’est reconnu de partout. Mais c’était quelqu’un, je pense, qui savait y faire. Et pour ce qui est, je parle de mon cas, j’ai toujours gardé mes distances avec lui. Je ne l’ai jamais tutoyé, contrairement à d’autres qui l’appelaient Bernard. Moi c’était bonjour Président, au revoir Président. Et quand il arrivait souvent, comme je me souviens d’une fois à Moscou, je suis en train de fumer ma clope sur le parvis de l’hôtel où nous étions à Moscou, et on venait de finir le repas, et il monte les escaliers, il me voit, il vient, il me donne un coup d’épaule, il me dit ça va ma poule, comment ils sont ? Et je le regarde et je lui fais la moue. Il me dit tu crois qu’il faut que je leur parle ? Je le regarde et je lui fais la moue. Il me dit ça va j’ai compris. Il a fait ce qu’il fallait, il les a ouverts en deux. Et après il savait aussi les remercier. Mais c’était un patron, un vrai patron. Quelqu’un à qui on ne peut pas manquer de respect. Pendant toute cette période où il était à l’OM, il nous a régalés à tous, les supporters, le staff, on était tous heureux de travailler. C’est quelqu’un d’unique, j’en ai pas connu deux comme lui. Quelquefois, dans une discussion, vous sentez qu’il est en train de vous mener en bateau. Et vous dites toi tu es en train de me mener en bateau, mais surtout continue parce que tu es en train de me régaler.

  • Médina, le soldat fidèle (re)devenu incontournable

    Médina, le soldat fidèle (re)devenu incontournable

    Avec Facundo Médina, c’est blanc ou noir. Soit on adore sa grinta, soit on déplore son excès d’engagement parfois agaçant. Mais peu importe dans quel camp on se trouve, on ne peut que reconnaître sa très bonne prestation face au Stade Rennais. Présent au rendez-vous comme dernier rempart défensif, en réalisant un marquage très efficace sur l’avant-centre breton Esteban Lepaul – soit dit en passant le troisième meilleur buteur de Ligue 1 cette saison avec neuf buts – le défenseur central international argentin a également apporté sa pierre à l’édifice offensivement en relançant proprement et sans trembler.

    Lieutenant de choix du capitaine Balerdi

    Pour sa sixième titularisation de suite, lui qui a longtemps été blessé à la cheville dans la première partie de saison, « Facu » trouve enfin de la régularité dans ses performances. Avant d’être indisponible pendant un peu plus de deux mois, l’ancien lensois affichait une réelle volonté de s’imposer dans cette charnière centrale olympienne, avec des matches plus que cohérents lors des victoires à Strasbourg (1-2) et face à l’Ajax (4-0).

  • L’OM évite la crise de nerfs

    L’OM évite la crise de nerfs

    « Après la honte et le dégoût, Coupe de France obligatoire ! », pouvait-on lire tout au long de la banderole déployée dans le virage nord du stade Vélodrome, mardi soir lors de l’entrée des joueurs, à l’occasion du 8e de finale entre l’Olympique de Marseille et le Stade Rennais. Éliminés en Ligue des Champions, puis coupables d’un pathétique match nul sur la pelouse du Paris FC en championnat, les protégés de Roberto De Zerbi vivent depuis plusieurs jours sous une tension palpable et constante.

    Celle-ci a atteint son paroxysme à la veille de cette rencontre, où une réunion entre les supporters marseillais et les acteurs du club phocéen s’est tenue à La Commanderie pour mettre les choses au clair. Une rencontre qui semble avoir porté ses fruits, compte tenu de la prestation des Olympiens.

    D’entrée de jeu, les héros du Vélodrome, poussés par la ferveur de leurs fidèles passionnés, ont pris le jeu à leur compte. Doté d’une endurance assez impressionnante, le piston droit américain Timothy Weah a vu son tacle très audacieux être récompensé, tout en distribuant par la suite un caviar à Amine Gouiri afin d’ouvrir le score dès la deuxième minute de jeu.

    De quoi enflammer les tribunes et donner un avant-goût d’une soirée animée. Sur le terrain, le retour d’Emerson – sanctionné de trois matches de suspension ferme par la Commission de discipline de la LFP après son expulsion face à Lens – dans le couloir gauche a apporté plus de stabilité au secteur défensif. Dans sa ligne de mire, la titularisation surprise d’Igor Paixão a également fait son effet, permettant d’être autant dangereux sur l’aile droite que sur l’aile gauche.

    Avec l’installation d’un faux rythme, les Marseillais ont été moins tranchants jusqu’à la mi-temps. Au retour des vestiaires, l’ailier britannique Mason Greenwood – fer de lance olympien et meilleur buteur de Ligue 1 – a conclu une contre-attaque éclair avec brio. De quoi mettre l’OM à l’abri, et de manière définitive a contrario du scénario survenu il y a quelques jours au stade Jean Bouin, avant qu’Aubameyang n’apporte la touche finale.

    MARSEILLE 3 (1)

    RENNES 0 (0)

    8e de finale de la Coupe de France

    Stade Vélodrome (61 783 spectateurs)

    Arbitre : Thomas Léonard

    Buts : Gouiri (2’), Greenwood (46’), Aubameyang (83’) pour Marseille

    Avertissements : Nwaneri (22’), Højbjerg (45+3’), De Zerbi (88’), Kondogbia, Balerdi (90’)pour Marseille ; Seidu (41’), Merlin (67’), Ait Boudlal (74’), Embolo (90+1’) pour Rennes

    MARSEILLE : De Lange – Weah, Balerdi (cap), Medina, Emerson (Pavard, 83’) – Timber (Kondogbia, 70’), Højbjerg – Nwaneri (Nadir, 46’), Greenwood, Paixão (Traoré, 77’) – Gouiri (Aubameyang, 77’).

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

    RENNES : Samba (cap) – Seidu (Blas, 58’), Jacquet, Rouault, Ait Boudlal (Brassier, 79’), Merlin (Legendre, 79’) – Szymanski, Kamara (Nagida, 30’), Camara, Al Tamari – Lepaul (Embolo, 46’).

    Entraîneur : Habib Beye

    Le rêve s’arrête

    Les U19 de l’OM n’ont pas réussi à créer la surprise, mardi après-midi sur la pelouse du Real Madrid, à l’occasion des 16e de finale de la Youth League (5-2), l’équivalent de la Ligue des Champions. Les jeunes phocéens avaient pourtant rejoint les vestiaires à la mi-temps sur un score de parité (2-2), grâce à des buts signés Mohamed Baradji (25’) et Tadjidine Mmadi (42’, sp).

  • Les supporters de l’OM mettent un gros coup de pression aux acteurs du club

    Les supporters de l’OM mettent un gros coup de pression aux acteurs du club

    Les tensions autour de l’OM sont montées crescendo depuis l’élimination en Ligue des Champions, à tel point que les groupes de supporters ont réclamé une réunion avec l’ensemble des acteurs olympiens, lundi soir à La Commanderie. Selon l’un des participants, « l’ambiance était plutôt sereine » malgré le contexte. Les discussions ont duré plus d’une heure, où le match de Coupe de France, ce mardi face à Rennes, a été l’un des sujets centraux. « On n’a pas grand-chose à dire, juste qu’on veut la victoire. […] J’espère qu’on a été entendu, après on verra la suite comme vous », lance un supporter à la sortie de La Commanderie. Au-delà de l’état-major, tous les joueurs ont assisté à la réunion et Roberto De Zerbi, l’entraîneur olympien, était accompagné par son staff. Les supporters leur ont promis, selon nos informations, qu’ils vont bien les encourager, mais qu’en cas de défaite, il pourrait « peut-être y avoir 60 000 personnes sur la pelouse », comme le balance un autre supporter. Un débordement qui serait inédit dans l’histoire olympienne.

    Comme un air de 2023…

    Pour rappel, la dernière rencontre au sommet entre les supporters et les acteurs du club remonte à septembre 2023, période où l’entraîneur espagnol Marcelino avait démissionné de ses fonctions, ce qui avait provoqué le très éphémère intérim de Jacques « Pancho » Abardonado, puis la nomination de la légende italienne Gennaro Gattuso.

  • Un dernier jour de mercato mouvementé à Marseille

    Un dernier jour de mercato mouvementé à Marseille

    Les périodes de mercato se suivent et se ressemblent côté olympien. L’état-major marseillais s’est activé dans les dernières heures avant la clôture définitive, prévue lundi à 20h, pour réaliser quelques retouches dans l’effectif.

    Attendu depuis quelques semaines, le club phocéen a officialisé lundi matin les arrivées de l’Angevin Himad Abdelli (3,5 millions d’euros, bonus compris), milieu offensif international algérien âgé de 30 ans, puis celle de Tochukwu Nnadi, milieu central international nigérian de 22 ans, en provenance de l’écurie belge du Zulte Waregem (6 millions d’euros). Si le nom d’Abdelli est plus parlant, en raison de ses trois saisons et demie passées en Anjou et de sa présence dans le groupe algérien lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, celui d’Nnadi est très estimé hors de nos frontières. « Joueur très physique », « aspirateur de ballons » et « rugueux », comme on peut le lire chez nos confrères belges et nigérians qui critiquent également sa capacité à prendre trop de cartons, la recrue surprise possède de solides atouts.

    Dégraissage massif

    « Je suis content d’être ici. C’est mon premier jour en France. Je suis ici pour jouer au football et me battre pour l’équipe. C’est mon ambition », a-t-il déclaré lors de son arrivée à l’aéroport de Marignane. Pour ne pas accumuler pas trop de milieux de terrain inutilement, l’OM a décidé de se séparer d’Angel Gomes, Matt O’Riley et Darryl Bakola. Le Britannique fait son retour en Premier League en rejoignant Wolverhampton sous la forme d’un prêt payant estimé à environ un million d’euros, assorti d’une option d’achat fixée autour de sept millions d’euros. Le Danois retourne à Brighton, après que les Seagulls ait décidé de casser le prêt en cours. Et le jeune français de 18 ans file à Sassuolo pour la somme de dix millions d’euros. Bakola n’a pas fait le voyage en Italie seul. Le défenseur latéral gauche suisse Ulisses Garcia a également fait ses valises pour rejoindre les Neroverdi sous la forme d’un prêt avec une option d’achat à quatre millions d’euros. Toujours à Sassuolo, le club italien a décidé de lever l’option d’achat d’Ismaël Koné, ce qui permet à l’OM d’encaisser 13 millions d’euros supplémentaires. Dans le même temps, Keyliane Abdallah, vainqueur de la Coupe Gambardella 2024, quitte temporairement la cité phocéenne. Le neveu de Toifilou Maoulida va découvrir le football espagnol, où il a été prêté au Nastic Tarragona, partenaire de la maison olympienne.

  • L’OM nage en eaux troubles

    L’OM nage en eaux troubles

    Écarté de la course européenne, puis freiné dans son ascension en championnat samedi dans l’antre du Paris FC, l’Olympique de Marseille ne possède plus qu’une carte dans sa manche pour éviter de couler définitivement : l’épopée en Coupe de France qui pourrait apporter le premier titre, tant espéré par tous les Marseillais, après 14 ans de disette. Et sur le chemin menant au trophée, le Stade Rennais débarque ce mardi (21h10) au Vélodrome, pour les huitièmes de finale.

    Les Olympiens ont la ferme intention de rebondir après les derniers résultats décevants. « On travaille et on essaye de donner le maximum comme d’habitude », souligne Roberto De Zerbi. « Je prends mes responsabilités. Il faut essayer de tenir le coup dans les moments difficiles. C’en est un. Quand les choses vont bien, c’est facile. Mais il faut être fort dans les moments plus durs. C’est dans ce genre de moment que l’homme ressort, son professionnalisme et ses valeurs », poursuit le technicien italien. Il est notamment revenu sur le cas du défenseur Amir Murillo, rétrogradé en équipe réserve et qui était prié de quitter le club d’ici la fermeture du mercato, clôturé lundi soir à 20h en France.

    Selon De Zerbi, le Panaméen est coupable de plusieurs erreurs qui ont entraîné des buts cette saison. « La question est très simple : je pense que tout le monde voit des buts sur des touches, à la fin des matches… L’erreur footballistique je l’accepte mais il y a une chose que je veux voir : la faim. Je veux que tout le monde la voie », martèle l’entraîneur de l’OM, qui estime que cette rencontre face aux Rennais d’Habib Beye est « l’un des matches les plus importants de la saison », à l’instar de ceux joués à Bruges et au Koweït contre le PSG. Un retour au Vélodrome où les Marseillais vont probablement s’attendre à un accueil hostile, surtout vingt-quatre heures après la réunion entre les supporters, les joueurs, l’entraîneur et la direction à la Commanderie (lire ci-contre).

    « En ce moment, on est en tort. Quand tu es en tort, tu dois présenter tes excuses pour progresser. Le Vélodrome est un miroir. Un reflet de ce que tu donnes sur le terrain. Demain, il faut être prêt à recevoir des sifflets. […] Ça fait mal, mais il faut assumer et essayer de changer les choses », soutient De Zerbi, conscient que l’environnement olympien est unique. « La pression est plus élevée qu’ailleurs. C’est bien quand ça fonctionne et difficile quand ça va mal », résume-t-il avec justesse, tout en réclamant plus de temps pour parvenir aux résultats attendus par le peuple bleu et blanc.

    Le prometteur Nwaneri prend ses marques

    Il a débarqué dans un contexte sous tension, mais cela ne l’a pas empêché de montrer de bonnes choses sur le terrain. L’ailier international espoirs anglais Ethan Nwaneri, prêté par Arsenal et arrivé à l’OM la semaine passée en même temps que Quinten Timber, a vécu « une semaine très positive ». « Nous n’avons pas obtenu les résultats voulus mais nous allons dans la bonne direction. On est prêts à pousser et c’est très positif », souligne le natif de Londres âgé de 18 ans. Il s’est bien adapté aux consignes de son nouvel entraîneur, Roberto De Zerbi. « Il m’a juste donné quelques orientations tactiques pour prendre le ballon au bon poste et au bon moment. Il m’a donné beaucoup de liberté », ajoute celui qui veut « aider à marquer l’histoire du club ». « Marseille est un très grand club. Le coach, les joueurs, les supporters… C’est extraordinaire. C’était une grande expérience pour moi, je n’ai pas réfléchi longtemps. […] Le soutien est tellement formidable, le coach aussi… On sent une responsabilité. On veut faire au mieux », insiste Nwaneri.