Tag: Environnement

  • À Fos, Leroy porte un projet « en rupture » avec la gouvernance actuelle

    À Fos, Leroy porte un projet « en rupture » avec la gouvernance actuelle

    Il présente une candidature qu’il veut « en rupture totale avec la gouvernance actuelle ». Avec son programme, Jean-Michel Leroy (PS), ancien conseiller municipal de la majorité exclu suite à des dissensions sur le projet HyVence, veut se distinguer du successeur désigné de René Raimondi (ex-PS) Rémi Esnault.

    La protection des espaces naturels est l’une des principes divergences qu’il met en avant. « Nous militons pour la création d’un parc des étangs, mais nous nous positionnons aussi contre le barreau des étangs dont le tracé est prévu dans les collines, dans un espace qui sert aujourd’hui de lieu de loisirs et de poumon vert aux Fosséens. » Plutôt que des routes, le candidat plaide pour des « intermodalités innovantes ».

    Jean-Michel Leroy souhaite aussi mettre le paquet sur la jeunesse, avec un revenu minimum étudiant « qui consiste à attribuer 3 000 euros par an à chaque jeune en contrepartie d’une poursuite effective des études, d’un stage civique et d’un engagement bénévole ».

    Dans une commune où plus de 62% des voix sont allées au RN lors des dernières législatives, Jean-Michel Leroy dit « ne pas craindre l’extrême droite » pour les municipales qui sont « sur une autre dynamique » qu’un scrutin national. Le candidat compte sur le « travail de terrain et de proximité » pour endiguer le phénomène. Quant au second tour, il ne s’avance pas. « Voyons l’état des forces au premier tour, même si personne ne se trompe d’ennemi. »

  • Aménagements et mobilité au menu du budget participatif

    Aménagements et mobilité au menu du budget participatif

    Depuis 2017, la Ville d’Avignon fait participer les habitants avec la mise en place du budget participatif « afin d’impliquer les citoyens dans l’amélioration du cadre de vie et renforcer la démocratie locale ». Et cette année, pour sa 6e édition, ce sont dix projets qui ont été sélectionnés à l’issue d’un vote d’un conseil constitué pour moitié d’élus et pour moitié d’Avignonnais tirés au sort.

    Parmi eux, des projets autour du sport, comme la création d’un pumptrack à Montfavet ou l’aménagement du city stade de l’école Sixte-Isnard ; autour de la mobilité, avec la demande d’une « continuité cyclable de la rocade au centre nautique » ou encore une voie douce rue de la Garance. « Mais c’est surtout tourné autour des aménagements cette année », précise Éric Deshayes, adjoint (Génération. s) délégué à la ville citoyenne, démocratique et participative. Comme par exemple un « corridor végétalisé vers le chemin des canaux » le long du canal de Vaucluse dans le quartier Saint-Jean, l’aménagement du lac de Saint-Chamand ou encore la valorisation et la sécurisation du tunnel Eisenhower. Le tout pour un budget total de 140 000 euros.

    4,5 millions d’euros

    Avec désormais une thématique chaque année. Lors de la précédente édition, un pas avait été fait en direction des associations travaillant autour des droits des femmes. Cette année, la volonté était de se rapprocher de l’enfance. Plusieurs projets ont ainsi été déposés par des jeunes du conseil municipal des enfants, la plupart du temps avec leurs parents.

    L’heure est également au bilan pour cette idée lancée en 2017 par la municipalité lors du premier mandat de Cécile Helle (PS). « C’est très apprécié. Au fur et à mesure, les habitants sont de plus en plus au courant du dispositif et les projets sont vraiment dans l’axe des priorités », se réjouit Éric Deshayes. En six éditions, pas moins de 63 projets ont été réalisés pour un budget de 4,5 millions d’euros. Une sélection ardue à chaque fois, avec au total 686 idées proposées par des citoyens, dont 315 ont été soumises au vote. Dans la volonté d’ouvrir au plus grand nombre, il est également possible de se rapprocher de conseillers dans les Maisons pour tous pour faire une proposition sans avoir besoin d’un ordinateur. « Et même lorsque des projets ne sont pas lauréats, les idées sont transmises aux services de la Ville, qui peuvent s’en inspirer », glisse l’adjoint au maire.

    Après avoir été sélectionnées, les idées mettent généralement deux ans à se concrétiser. Seize projets lauréats des dernières années sont ainsi en cours de réalisation.

  • Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Le rapport d’activité 2024-2025 témoigne de l’ampleur du travail accompli sur le terrain par Rove Environnement qui a tenu son assemblée générale la semaine dernière. Plus de 700 heures ont été consacrées à l’entretien des plantations et des oliveraies, notamment sur les secteurs du plateau du Baou, de la Baume de Niolon ou encore du puits de l’Œuvre.

    Les plantations de feuillus réintroduites depuis plus de trente ans, couvrant aujourd’hui une vingtaine d’hectares sur les deux versants du massif, ont une nouvelle fois démontré leur intérêt face aux incendies survenus à proximité de la commune durant l’été 2025. Leur entretien régulier contribue à préserver la biodiversité, maintenir des milieux ouverts et limiter la propagation des feux.

    Les bénévoles interviennent également pour réparer les dégradations constatées sur les équipements, remettre en état des sentiers ou sécuriser certains accès, dans un contexte marqué par des épisodes de sécheresse et un risque incendie accru.

    Soulignant l’importance de ces actions de prévention et de sensibilisation, Paul Sabatino a réaffirmé le soutien total de la municipalité à l’association afin de lui permettre de poursuivre ses missions au service de la protection et de la valorisation de ce patrimoine naturel exceptionnel, au même titre que les autres acteurs environnementaux locaux comme l’association de chasse La Bartavelle, dont le président, présent lors de cette assemblée générale, a lui aussi salué le travail remarquable des bénévoles de Rove Environnement.

    Cette réunion a été également l’occasion de renouveler le bureau. Jean-Pierre Dapelo a été réélu président. Le bureau se compose de Patrick Chouteau, trésorier, et de Christian Raymond, secrétaire.

  • Sublimer son extérieur en favorisant la biodiversité

    Sublimer son extérieur en favorisant la biodiversité

    Un nouveau service public est mis à disposition des habitants des communes faisant partie du Parc naturel régional de la Sainte-Baume et des deux communes voisines à savoir Auriol, Ceyreste, Cuges-les-Pins, Roquefort-la-Bédoule ou encore Roquevaire et Trets.

    Un paysagiste conseil sera donc présent pour des permanences ouvertes au grand public six mercredis à partir du 25 février, dans le cadre de la récente adhésion du Parc au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Bouches-du-Rhône (CAUE 13). Un organisme public qui, depuis 45 ans, accompagne les particuliers les collectivités mais aussi les professionnels dans leurs projets d’aménagement tout en favorisant la qualité architecturale, urbaine et paysagère. Dans le département, pas moins de 112 communes sur les 119 totales ont adhéré au CAUE 13.

    Des conseils gratuits pour les particuliers

    Les particuliers auront donc l’opportunité de bénéficier de conseils à la fois neutres et indépendants adaptés au budget de chacun sur la façon de concevoir, aménager et entretenir les espaces extérieurs de manière esthétique et durable tout en favorisant la biodiversité. Et ce, que vous ayez un jardin, un balcon, un grand terrain ou une terrasse, le paysagiste prendra les spécificités de l’environnement du projet mais aussi les enjeux écologiques du territoire en choisissant des plantes locales, en créant des habitats pour la faune mais aussi en sélectionnant des végétaux adaptés au climat méditerranéen et à la nature au sol. Le tout en favorisant un jardin résilient, facile d’entretien qui soit économe en eau.

    Peu importe la taille de l’espace dont vous disposez, le spécialiste pourra vous aider à transformer le lieu en un espace de vie agréable, fonctionnel et bien pensé qui vous permettra aussi de rafraîchir naturellement votre intérieur limitant ainsi l’effet d’îlot de chaleur.

    Les permanences pour le parc naturel régional de la Sainte-Baume se tiendront au sein du service urbanisme et la mairie de Roquevaire les mercredis après-midi.

    Ce service gratuit sera également proposé aux habitants des 17 communes du Parc naturel régional des Alpilles à partir du 25 mars, pour neuf rendez-vous les mercredis matin au sein de la Maison du Parc naturel régional des Alpilles qui se trouve à Saint-Rémy-de-Provence.

    Pour participer aux permanences il est nécessaire de prendre rendez-vous
    au 04.96.11.01.20
    pour la Sainte-Baume
    et au 04.90.90.44.13
    pour les Alpilles.

  • Les Shifters du Languedoc veulent sortir du tout voiture

    Les Shifters du Languedoc veulent sortir du tout voiture

    Nourrir les connaissances scientifiques pour peser sur les décisions politiques. Voici la feuille de route que se sont fixée les Shifters du Languedoc Roussillon. Pour cela, ils ont choisi d’analyser les émissions de gaz à effet de serre de cinq projets routiers dans la région dont la Liaison intercommunale d’évitement nord de Montpellier (Lien), le Contournement ouest de Montpellier (COM) et le Contournement ouest de Nîmes (Conim). L’association souligne d’abord que de manière générale « de nouvelles infrastructures routières entraînent toujours une augmentation du nombre d’usagers » et regrette que ces projets sont « pensés et anticipés par les pouvoirs publics comme si la mobilité dans les décennies à venir allait rester la même qu’aujourd’hui ».

    Pour étudier ces projets routiers, les bénévoles des groupes locaux, aidés par des bénévoles de Marseille, ont examiné les dossiers de création des projets routiers pour établir leur impact carbone. « Pour les dossiers les plus anciens, ils n’ont pas du tout évalué l’impact carbone. Seuls les dossiers les plus récents comme les contournements ouest de Nîmes et de Montpellier ont mesuré cet impact mais nous ne sommes pas d’accord avec les conclusions », explique Philippe Devers, l’un des porte-parole des Shifters dans le Gard. Il précise : « Ces études négligent notamment le trafic induit alors que des études américaines et françaises montrent qu’à chaque fois qu’on crée une nouvelle route, on induit un nouveau trafic que l’on n’avait pas avant qui peut représenter un pourcentage important. Le béton des ouvrages n’a pas été non plus évalué en impact carbone alors que ça représente une base importante. »

    Empreintes carbone

    Les Shifters évaluent l’empreinte carbone des constructions du Lien à 40 000 tonnes d’équivalent CO2 et à 120 000 tonnes pour le Conim. L’empreinte carbone de la construction du COM n’a pu être calculée (elle est évaluée à 126 000 tonnes par l’étude d’impact). Concernant, l’empreinte carbone du trafic induit par ces infrastructures, l’association l’estime à 25 000 tonnes par an pour le Lien, 500 000 sur la durée de vie du Conim et entre « 270 et 460 000, sur 20 ans, en fonction du scénario choisi », pour le COM. Des chiffres particulièrement importants qui devraient apporter de l’eau au moulin des opposants à ces projets qui s’appuient bien souvent uniquement sur la défense de la biodiversité pour justifier l’abandon de ces infrastructures. « Nous proposons, comme l’a d’ailleurs fait le Haut conseil pour le climat le 16 octobre, de surseoir à tout projet routier. Nous ne voulons pas dire qu’il faut supprimer tout projet routier mais qu’il faut prendre la dimension carbone dans la décision ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Dans ces projets, on parle beaucoup de biodiversité ou d’artificialisation des sols mais jamais d’empreinte carbone », confirme Philippe Devers.

    Avec cette étude, les Shifters entendent apporter un nouvel éclairage à deux mois des élections municipales. L’association qui se revendique apolitique et apartisane espère que les différents candidats s’emparent de ces éléments. « C’est un objectif national pour les Shifters de mener des actions pour influencer les programmes et mettre la transition écologique sur la table. Le but c’est de tirer vers le haut le programme des politiques pour ces élections municipales », précise Philippe Devers. Comme lors de la campagne de 2020, les Shifters et d’autres associations vont également relancer le « Pacte pour la transition » qui proposait trois grands principes et 32 mesures concrètes pour engager les élus à œuvrer pour des communes « plus écologiques, solidaires et démocratiques ».

    À Nîmes, les Shifters veulent même aller plus loin en organisant une audition des différents candidats. Ils ont, pour la plupart, confirmé leur participation. Lors d’une soirée, l’association entend réunir tous les candidats en leur proposant de présenter leur programme pour favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre puis de répondre aux questions des bénévoles de l’association.

    *The Shift Project est un groupe de réflexion qui « vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie ».

  • [Entretien] Hélène Spinelli : « Pour une ville de Roquevaire dynamique avec une grande vitalité »

    [Entretien] Hélène Spinelli : « Pour une ville de Roquevaire dynamique avec une grande vitalité »

    Dans les pas de l’héritage de l’édile roquevairois, elle est tête de liste (DVG) de « Roquevaire, une ambition renouvelée ». À l’œuvre, avec son équipe, depuis un an et demi pour préparer son programme, elle le présentera ce samedi 7 février à 11h salle Raymond Reynaud, avenue Clemenceau, entourée par ses colistiers.

    La Marseillaise : Comment analysez-vous le bilan d’Yves Mesnard, maire durant trois mandats ?

    Hélène Spinelli : C’est un très bon bilan. Yves Mesnard a été un maire qui, avec ses équipes successives, a su équiper Roquevaire de tout ce qui nous manquait. Toutes les institutions avec lesquelles nous travaillons nous disent que, par rapport à la strate des villes de notre taille, la commune est très bien équipée. Tout ce qui nous manquait, on l’a fait pour faire en sorte que la ville soit dynamique, avec une grande vitalité. Elle est également très attractive. Beaucoup de gens cherchent à venir habiter la commune et malheureusement, comme on s’y plaît, on n’en part pas, contrairement à ce que notre opposition veut faire croire. Ceux qui aimeraient rester, par exemple nos enfants, ont du mal à se loger. Ils sont obligés d’aller sur les communes alentour, notamment à Aubagne parce que c’est celle qui reste à peu près le plus accessible, contrairement à Gémenos, où le logement est hors de prix.

    Pouvez-vous citer quelques axes forts de votre programme, et surtout pour répondre à quels enjeux ?

    H.S. : On a un gros enjeu. Ce sera bien évidemment une de nos priorités et le projet phare de ce nouveau mandat. C’est la construction d’une nouvelle école. On a un gros problème avec l’école actuelle. Elle n’est plus adaptée aux besoins de nos enfants et de leurs enseignants. Elle est vieillissante, elle est éclatée en deux sites, avec une partie en bas et une autre en haut du boulevard Clemenceau. Elle a surtout aussi un accès très dangereux puisqu’il donne carrément sur une route de plus en plus utilisée. Le terrain est acquis. Le problème, c’est que notre opposition a attaqué ce permis. Elle a déjà perdu par deux fois au tribunal administratif. L’affaite se juge maintenant au Conseil d’État. Si on est élu, on fera cette école.

    Qui dans votre opposition a attaqué ce projet d’école et pourquoi ?

    H.S. : Il s’agit d’Eric Bouillé et Judith Dossemont [respectivement centriste, et DVD, Ndlr.]. Ils ont chacun un ego surdimensionné. Ils contrecarrent tous nos projets. Ils ont quand même attaqué le centre médical ! Ils ont perdu et on a pu le construire, mais avec deux ans de retard. Ils nous ont fait perdre du temps et de l’argent, donc on les attaque. Le deuxième projet de notre programme, c’est le nouveau poste de police, car l’actuel est vieillissant. Nous l’installerons au rez-de-chaussée du nouvel immeuble qui se monte près de la mairie. Le centre de supervision urbain y sera transféré. Et le troisième axe, c’est tout ce qui est lié au développement durable. Aujourd’hui, il faut désimperméabiliser, nos cours d’école, le cours Négrel Feraud. Nous avons sur ce cours un joli projet de renaturation et de végétalisation. Nous n’oublions pas le développement économique. Nous créerons un printemps de l’emploi, pour mettre en relation les entrepreneurs roquevairois en quête de collaborateurs. Pour les commerces de proximité, on a déjà beaucoup fait. On a aménagé des parkings, on a fait des places rouges, où les voitures ne s’arrêtent que 20 minutes, et bleues, avec un arrêt possible de quatre-vingt-dix minutes.

    Un des problèmes de Roquevaire est la circulation dans la ville, non?

    H.S. : Ce n’est plus du tout 28 000 véhicules par jour qui passent, comme le prétend Monsieur Bouillé, mais 15 000 par jour. Cette circulation va être apaisée par l’arrivée du Val’Tram à Roquevaire, à l’été [extension du tram d’Aubagne à La Bouilladisse, Ndlr.].

    Que répondez-vous à Éric Bouillé qui reproche à Yves Mesnard et votre équipe d’avoir trop construit dans la commune ?

    H.S. : Monsieur Bouillé raconte n’importe quoi. Il y a une crise du logement en France. La loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) nous impose de construire 25% de logements sociaux, sinon on a des amendes. À Roquevaire, le problème, c’est qu’on est allé au bout du bout. On a 11% de logements sociaux, mais aujourd’hui, on n’a plus de place. 91% de notre territoire communal est maintenant inconstructible, à cause des risques, inondations, feux de forêt… On paie 220 000  euros d’amendes chaque année pendant trois ans pour carence en logements sociaux… J’ai 200 demandes de logements sociaux de Roquevairois, plus 1400 de l’extérieur. Dont des habitants de Gémenos, commune dont le maire (DVD) Roland Giberti refuse de bâtir de tels logements et doit s’acquitter d’1 million d’euros d’amende par an, donc 3 millions sur trois ans. Or pour moi, la vraie solidarité, c’est que chacun loge les siens.

  • Le Crédit mutuel sécurise le balisage des randonnées dans les Bouches-du-Rhône

    Le Crédit mutuel sécurise le balisage des randonnées dans les Bouches-du-Rhône

    Les baliseurs seront désormais visibles dans les sentiers des Bouches-du-Rhône. Au siège marseillais, le Crédit mutuel méditerranéen (CMM) a remis 190 gilets de balisage aux bénévoles de la Fédération française de la randonnée pédestre (FFRandonnée). Cette dixième remise s’ajoute aux 1 080 gilets de balisage déjà distribués à travers neuf caisses méditerranéennes. L’engagement du Crédit mutuel, partenaire de la FFRandonnée, vise à sécuriser les 226 000 kilomètres de sentiers. « Pour les randonneurs du dimanche, mais pas [forcément] tous les dimanches », plaisante un des représentants du Crédit mutuel, pour qui la randonnée est au cœur de leur initiative axée à la fois sur l’environnement et la santé.

    Se vêtir d’une légitimité

    Perçu comme « œuvre d’utilité publique » par la présidente du comité départemental de FFRandonnée Marianne Clarté, les quelque 240 bénévoles du département de Marseille maintiennent l’état des sentiers pédestres. Peinture de marquages, coupe de végétaux, remise en place des pierres, les baliseurs agissent dans l’ombre pour la sécurité des randonneurs. Ces gilets jaunes éclairent leur mission. « Quand on porte le gilet, ça nous donne une légitimité. Les gens s’intéressent à nous », raconte Gérard Mrugala, responsable commission Sentiers et Itinéraire. Leur travail s’étend sur les milliers de kilomètres homologués par ce comité, des bords de mer à la montagne Sainte-Victoire.

    Cette année, la FFRandonnée affiche l’objectif d’irriguer le pays d’Arles par la création d’un GR. 2026 sera aussi marquée par le Rando Challenge à destination des petits et des grands, et par l’Ultrarandonnée pour les plus aguerris.

  • Un festival d’idées à Marseille pour se nourrir ensemble

    Un festival d’idées à Marseille pour se nourrir ensemble

    Le festival a un slogan fort cette année : « Nourrir et relier les mondes ». Car, selon les organisateurs, « dans un contexte de bouleversements écologiques, géopolitiques et sociétaux aigus, il devient urgent de repenser notre rapport à la nourriture ». Le démographe Marc Véron anime mardi, à 18h, une conférence sur la prospective alimentaire jusqu’en 2050. Une prévision importante puisque d’après un rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de 1,7 milliard de personnes vivent dans des régions où la dégradation des terres est une menace croissante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la résilience des écosystèmes. Des apéritifs sont organisés après chaque conférence : « On crée des moments d’échanges debout, verre a la main, où on sort des dynamiques de prises de parole assises, ce qui permet à des personnes qui ne s’expriment pas en temps normal de le faire », décrit Cécile Arnold, codirectrice de l’association Opéra Mundi.

    « Les conditions d’une démocratie réelle »

    Ces moments permettent de « recréer les conditions de démocratie réelle, on refait société en plus de placer le savoir dans les mains du citoyen », ajoute la codirectrice. Le biologiste Olivier Hamant sera présent ce samedi pour expliquer son concept de « robustesse ». « Une idée qui repose sur l’importance vitale d’entrer dans un nouveau modèle de société qui replace le vivant et sa fragilité au centre, en opposition totale au culte de la performance », explicite Cécile Arnold. « Quand on observe le vivant, on voit que tous les systèmes fonctionnent en sous-optimalité. C’est ce qui leur permet d’être durables, de continuer à vivre avec les fluctuations de leur environnement », développe le biologiste au micro de France Inter. Pour aussi s’alimenter de joie et d’espérance, une fête est organisée à la Fabulerie, samedi, pour cette dernière journée. L’occasion de danser sur le DJ set original de Milena Rousseau, qui samplera des extraits de conférences de la semaine.

  • « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    La Marseillaise : D’où vient l’origine du problème ?

    Isabelle Jouve : Il y a six ans, suite à plusieurs épisodes cévenols et à l’augmentation de la circulation sur la route départementale qui n’a fait qu’empirer depuis, le Département du Gard a signalé au maire de Saint-Jean-du-Gard, que le tracé du chemin de Stevenson à partir d’en endroit appelé Pied de Côte jusqu’au village, ne pouvait plus se faire comme avant et qu’il fallait trouver un autre tracé, c’est-à-dire sur 2 ou 3 kilomètres. Le maire a alors sollicité Mme Bourrély, propriétaire de toute la montagne en rive gauche qui a donné l’autorisation de passer sur son terrain – et pas dans son jardin, comme j’ai pu le lire car elle habite de l’autre côté – sur trois ans qui se sont renouvelées trois ans de plus. Une étude a alors été mise en place sur un cheminement qui suivrait la Départementale. Ce parcours demande un million d’euros d’investissement, donc c’est très onéreux et les points dangereux ne sont pas réglés. Un autre tracé a donc été trouvé pour contourner les terrains de Mme Bourrély qui sont très grands, mais ça ne convenait pas.

    C’est à partir de ce moment que le maire, Pierre Aiguillon, a sonné l’alerte ?

    I.J. : Oui, il a alarmé tout le monde, sauf que j’avais acté que personne n’était d’accord avec ce tracé et que nous allions continuer à travailler. J’avais bien compris que ce tracé, qui faisait un important détour, allait pousser les marcheurs à continuer de prendre l’ancien tracé non sécurisé ou à ne plus passer par Saint-Jean. Cette solution n’a donc jamais été actée. Le maire veut la sécurisation sur la Départementale mais le rapport remis par les services souligne bien que les points dangereux ne seraient pas réglés. Ça, le maire ne voulait pas l’entendre. Le Département est très attaché au Stevenson qui doit passer à Saint-Jean-du-Gard parce que c’est une étape historique mais nous sommes aussi attachés à la sécurité des marcheurs. Il n’a jamais été question que le Stevenson ne passe plus par Saint-Jean.

    Qu’a apporté la réunion du 25 novembre avec les différentes parties ?

    I.J. : Elle a été très constructive et a permis de dégager de nouveaux tracés qui n’avaient pas été envisagés jusqu’ici. Il va maintenant y avoir une évaluation de ces nouveaux éléments techniques sur le terrain jusqu’en janvier. On a tracé des chemins sur une carte mais il faut voir la faisabilité et le nombre de propriétaires concernés. La réunion a surtout permis de rassurer le maire sur le fait que le Stevenson continuera bien de passer par Saint-Jean.

  • Place Bargemon, encore un platane à abattre

    Place Bargemon, encore un platane à abattre

    La Métropole doit procéder à l’abattage d’un nouveau platane atteint de la maladie du chancre coloré sur le haut de la place Villeneuve Bargemon. Après l’élimination ces dernières années de quatre sujets malades, l’esplanade de l’hôtel Daviel (MH) fait triste mine en dépit de jardinières posées. L’organisme sanitaire Fredon avait préconisé d’abattre préventivement les deux derniers sujets, considérant les soudures racinaires entre eux, mais l’Architecte des bâtiments de France s’y est refusé sur cette place à valeur historique et architecturale. « Le platane encore vivant sera conservé et soigné aussi longtemps que possible. Les arbres à planter seront des sujets devenant de haute tige, le choix est laissé à l’appréciation des services de la Métropole en accord avec les services arboricoles de la Ville », a-t-il exigé.

    Quelles espèces choisir pour cette dalle en béton armé ? Régulièrement interpellé par des collectifs citoyens et l’association Sites & Monuments, la Ville a exigé de la Métropole d’être associée. « Dans le cadre des échanges avec la Métropole et afin de répondre aux enjeux de diversification végétale et de préservation des infrastructures, nous avons préconisé deux micocouliers de Provence et deux chênes lombards » explique Nassera Benmarnia, l’adjointe au maire en charge des espaces verts, des parcs et jardins, du retour de la nature en ville. Ces choix viennent d’être validés dans une déclaration préalable modificative, formalité à laquelle s’est soumise la Métropole suite à un rappel à la loi de l’ABF.

    Pour la direction de la nature en ville, « la plantation de deux espèces distinctes permet de limiter les risques sanitaires liés à une attaque de pathogènes et de ravageurs en évitant la monoculture et la perte potentielle de l’ensemble des arbres. Les essences ont été sélectionnées pour leur système racinaire non invasif réduisant les risques de dégradation des structures souterraines présentes sous la place ».

    Car le choix en arbre de haute tige est restreint du fait des problèmes d’infiltration d’eau sous la dalle, le pavillon Daviel étant relié sous terre à l’hémicycle du conseil municipal. De grands travaux d’étanchéité de la dalle sont prévus. Le cèdre du Liban, le tilleul argenté ou le Sophora du Japon ont été jugés inadaptés au site.