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  • [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    « Aujourd’hui, je peux vous l’affirmer, Marseille restera Marseille. Une ville plus juste, plus verte et plus solidaire. » Tels sont les premiers mots de Didier Jau, sous les applaudissements. L’élu écologiste rappelle combien, « pour les novices qu’ils étaient il y a six ans, rien n’a été simple. Covid, drame de la rue Tivoli… Nous avons été violemment confrontés au réel. » Ce dimanche, la petite mairie est en fête : on se bouscule un peu à l’entrée pour assister à l’événement. Pas de panique : la cour intérieure est ouverte, équipée d’un écran et de sièges, permettant à chacun d’assister à la séance. Sur 32 votants, l’écologiste Didier Jau (Printemps marseillais) obtient 24 voix. Léa Bijaoui (LFI) en recueille 3, auxquels s’ajoutent 4 bulletins blancs et 1 nul. Patricia Rolland (LR), qui remplace Bruno Gilles pour la liste « Marseille je t’aime », étant absente, le nombre de votants est ramené à 32.

    La relève

    Sur les murs de la salle, des plaques rappellent les maires successifs de ce secteur. Elles témoignent notamment des cinq mandats remportés jadis par Bruno Gilles, dont le dernier fut transmis en cours de route à Marine Pustorino. En 2026, seuls deux sièges reviennent désormais aux élus LR. Un autre temps.

    Léa Bijaoui, élue LFI, n’a pas manqué d’intervenir dès ce conseil d’installation, déplorant « le manque de démocratie », malgré « le choix du dialogue » évoqué par l’édile fraîchement élu. Avec 24 sièges pour le Printemps marseillais, le premier point à l’ordre du jour est adopté rapidement : il y aura 9 adjoints d’arrondissements et 3 adjoints de quartier.

    Dans un esprit de renouveau, Lucile, Milo, Louana et Driss, du conseil municipal des enfants, ont revêtu leurs écharpes tricolores. Avec sérieux, ils entourent Didier Jau après la remise de l’écharpe par la présidente de séance. Sous les applaudissements, ils ne cachent pas leur joie d’être associés à ce moment solennel.

    Les adjoints

    Anne Vial, 1ère adjointe ; Jean-Pierre Rolland, 2e adjoint ; Jacqueline Vesperini, 3e adjointe ; Vincent Kornprobst, 4e adjoint ; Michèle Nonotte-Varly, 5e adjointe, Hervé Street, 6e adjoint ; Marie-Luce Massot, 7e adjointe ; Gérard Orregia, 8e adjoint : Enja Boutin, 9e adjointe.

    Les adjoints d’arrondissements chargés de quartiers : Marcel Touati, Coralie Matrat et William Leday.

  • À Nîmes, l’ère Bouget démarre à hauteur d’habitants

    À Nîmes, l’ère Bouget démarre à hauteur d’habitants

    Il y a des mandats qui s’installent en douceur. Et puis il y a ceux qui prennent la ville à bras-le-corps, dès la première semaine, comme si le temps pressait. À Nîmes, celui de Vincent Bouget (PCF) a commencé le soir même de son installation, vendredi 27 mars, dans un Palais des Congrès rempli à craquer, jauge bousculée, des dizaines de personnes restées dehors. Ce premier conseil municipal ressemblait à une scène de bascule : l’ancienne ville LR s’asseyait face à la nouvelle majorité, et la foule venait vérifier, à hauteur d’humain, que l’alternance n’était pas qu’un score. D’abord, les leaders de l’opposition enchaînent les prises de parole. Julien Plantier promet « une opposition de terrain », Franck Proust une « opposition constructive », et enfin Julien Sanchez allume la mèche, annonce un recours, attaque la droite « la plus bête du monde » et prévient qu’il « ne laissera rien passer ». Puis le dépouillement ramène tout le monde au réel : 42 voix pour Vincent Bouget, correspondant à sa majorité, et 11 pour le RN. L’écharpe tricolore est remise dans l’émotion par Amal Couvreur, désormais première adjointe.

    Délégations, terrain, premiers signaux

    Dans son premier discours de maire, Vincent Bouget joue la hauteur et l’adresse directe : « Nîmes est une ville qui oblige. » Il promet de n’être « le maire d’un clan », parle de solidarité, de dignité, de quartiers, d’une ville méditerranéenne « où chacune et chacun compte ». Et très vite, il met un mot sur le fil rouge de son début de mandat : « Tout écouter, pour réussir. » Dans la foulée, il mène son premier conseil comme on tient une promesse d’efficacité : création de 22 postes d’adjoints, dont cinq tournés vers les quartiers, installation de la machine municipale, votes procéduraux, avec un RN qui choisit l’abstention systématique, façon de dire « nous surveillons » sans encore entrer dans le fond. La séance levée, place aux accolades, au buffet, et aux discussions avec les habitants : la politique, version « à portée de voix ».

    Dès les jours suivants, le nouveau maire s’attaque à ce qui, dans une mairie, fait tenir -ou craquer-un mandat : l’administration. La rencontre avec les agents municipaux devient un marqueur, presque un rituel inaugural. « Ce qu’on a fait pour la ville, on va le faire pour les agents », répétait-il pendant la campagne ; il l’a remis au centre. Rencontrer, écouter, rassurer, remettre de la confiance dans une administration marquée par 25 ans d’habitudes. Dans cette première semaine, l’image revient : Vincent Bouget et ses proches « au contact », comme un contre-modèle à la mairie forteresse.

    Dans le même mouvement, l’exécutif se structure. Le 1er avril, le nouveau maire dévoile l’architecture politique : 22 adjoints et 18 conseillers délégués, avec une idée martelée : transversalité, proximité, présence permanente. Amal Couvreur aux solidarités et à la prévention, Pierre Jaumain à l’urbanisme et au logement, Denis Lanoy à la culture, Bruno Ferrier aux sports, Nicolas Nadal à la sécurité, Maya Amer-Moussa aux « Places communes » et à la vie de quartier… Une équipe large, censée couvrir la ville quartier par quartier, et donner corps à la promesse de démocratie du quotidien.

    Sur le terrain, ces mêmes adjoints se mettent déjà en mouvement. Denis Lanoy représente la Ville à la Maison de Ma Région pour une inauguration culturelle avec l’École de la deuxième chance : un symbole de plus dans un mandat qui veut remettre la culture et l’éducation populaire au cœur. Dans le cadre du tournoi de tennis Bastide UTS organisé dans les Arènes les 3 et 4 avril, Vincent Bouget et Bruno Ferrier vont à la rencontre des enfants, plus de 300 élèves invités, ateliers, initiation, sport accessible à tous. Même si l’événement est hérité de la mandature précédente, la nouvelle équipe s’y montre : présence, transversalité, terrain.

    La semaine est aussi celle des premières mesures, modestes en apparence, significatives politiquement. Sur les épiceries de nuit, la nouvelle équipe met en œuvre l’arrêté pris sous Fournier : fermeture entre 22h et 6h dans un périmètre ciblé, pour six mois. Nicolas Nadal, nouvel adjoint à la sécurité, assume la ligne : répondre au « besoin d’apaisement », limiter les nuisances, réaffirmer un cadre. Un choix qui veut dire : pas de posture, mais du concret, même quand la mesure vient de l’ancienne majorité.

    Enfin, la semaine est faite de rendez-vous politiques : échanges avec Françoise Laurent-Perrigot, présence dans la ville, rencontres répétées avec les habitants. Les poignées de main, les discussions sur les marchés, les attentes qui tombent sans filtre (propreté, écoles, santé, sécurité, pouvoir d’achat) dessinent vite une évidence : la première semaine se joue à hauteur de rue, là où la parole remonte brute. C’est précisément dans ce va-et-vient entre institutions et terrain que Bouget choisit de frapper fort sur la sécurité. Le 31 mars, il rencontre le préfet Jérôme Bonet ; le 1er avril, deux courriers partent vers le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur pour réclamer une réponse « durable et structurée » dans un contexte local marqué par le narcotrafic. Le maire demande des renforts d’effectifs pour la police nationale, mais insiste surtout sur le nerf de la guerre : des moyens judiciaires à la hauteur pour que la réponse ne soit pas seulement ponctuelle. Il remet aussi sur la table un dossier attendu : la confirmation d’un poste de police à Pissevin, pensé comme un point d’appui partagé entre police nationale et police municipale. La nouvelle majorité le sait : elle est attendue au tournant, sommée de prouver qu’une gauche de proximité peut parler sécurité sans slogans.

    Une semaine, ce n’est rien. Et pourtant, à Nîmes, cette première semaine de mandat a déjà dessiné une méthode : ouvrir les portes, occuper le terrain, et envoyer des signaux aux agents, aux quartiers, à l’État, aux oppositions. La suite dira si l’élan tient. Mais le démarrage, lui, a un tempo : celui d’un mandat qui refuse de s’installer dans les bureaux.

    Les adjoints

    1. Amal Couvreur

    Première adjointe comprenant la solidarité, l’inclusion, la prévention et la sécurité. Assistante sociale de formation, figure de la société civile, vice-présidente du Département.

    2. Pierre Jaumain

    Adjoint à l’urbanisme et au logement. Patron du PS gardois, passé par des exécutifs locaux. Il porte un dossier explosif : logement, rénovation, vacance et rééquilibrage des quartiers.

    3. Sibylle Jannekeyn

    Adjointe au patrimoine municipal, à la rénovation énergétique et thermique des bâtiments communaux. Co-responsable des Écologistes, elle incarne l’axe sobriété.

    4. Bruno Ferrier

    Adjoint aux sports. Conseiller municipal sortant, ancien élu de l’époque Clary, vice-président du PRG dans le Gard. En charge d’un chantier massif sur les équipements sportifs.

    5. Soukaina Benjaafar

    Adjointe chargée de l’administration générale et à l’accès aux services publics. Juriste, présidente associative au Mas de Mingue. Elle symbolise l’entrée des quartiers populaires à l’hôtel de ville.

    6. Denis Lanoy

    Adjoint aux arts, à la culture, aux équipements culturels, et à l’éducation populaire. Homme de théâtre, responsable du PC nîmois. Il porte la ligne de la culture pour tous.

    7. Marianne Bernède

    Adjointe à l’égalité, au handicap et à la lutte contre les discriminations. Conseillère sortante, co-référente Génération.s, pour une délégation mêlant social et services publics.

    8. François Séguy

    Adjoint à la qualité des espaces publics et à la propreté. Élu d’opposition depuis 2014, figure de terrain chargée du quotidien.

    9. Corinne Giacometti

    Adjointe aux festivités et grands événements. Socialiste, ancienne élue de l’exécutif régional. En première ligne sur les temps forts (Feria, etc.) pour populariser et apaiser.

    10. Colin Gril

    Adjoint à la transition écologique. Agronome, ingénieur, écologiste : un profil technique pour traduire en actes le plan de végétalisation.

    11. Sylvette Fayet

    Adjointe à la tauromachie, à l’alimentation et à l’agriculture locale. Élue municipale depuis 1989, très identifiée sur la culture taurine et le lien ville-campagne.

    12. Nicolas Nadal

    Adjoint à la sécurité, tranquillité publique et prévention de la délinquance. Sapeur-pompier professionnel et responsable PS local.

    13. Cécile Jourdan

    Adjointe à la ville inclusive, au handicap et à la mobilité active. Ancienne travailleuse sociale : elle devra incarner la ville pour tous et les mobilités du quotidien.

    14. Pierre-Edouard Détrez

    Adjoint à l’éducation et à la réussite scolaire. Ancien international de rugby, élu sortant de l’opposition : il hérite de la promesse de l’école comme priorité.

    15. Jo Menut

    Adjointe au social et au CCAS. Élue d’opposition sortante, très investie sur les politiques de solidarité.

    16. Laurent Mespoulet

    Adjoint au développement économique, tourisme, emploi et insertion. Socialiste, ancien directeur de développement : un portefeuille clé dans une ville marquée par le chômage et la bataille de l’attractivité.

    17. Sabine Oromi

    Adjointe à la jeunesse. Communiste, professeure d’espagnol, syndiquée : elle porte la promesse de redonner du pouvoir aux jeunes.

    18. Gilles Guillaud

    Adjoint aux finances et affaires juridiques. Fonctionnaire d’État, passé par la préfecture du Gard : l’homme des arbitrages budgétaires.

    19. Maya Amer-Moussa

    Adjointe aux places communes et vie de quartier. Enseignante et syndicaliste : chargée de déployer le projet dans les quartiers.

    20. Emmanuel Bois

    Adjoint aux commerces, foires, marchés et halles. Professeur, ex-responsable FSU : au cœur des dossiers sensibles du centre-ville.

    21. Catherine Fénech

    Adjointe à la santé publique et environnementale. Médecin de PMI : elle pilote une urgence nîmoise, l’accès aux soins.

    22. Jean-Yves Chabanel

    Adjoint au personnel et à la sécurité des bâtiments communaux. Professeur d’éco-gestion : dédié à l’administration et aux agents.

  • [Vidéo] Les yeux pleins d’étoiles pour les petits bouts à l’Opéra

    [Vidéo] Les yeux pleins d’étoiles pour les petits bouts à l’Opéra

    Devant des tout-petits, c’est une première. Ça m’a beaucoup touchée, car j’ai majoritairement bien senti les enfants dans l’histoire et les parents aussi », relate tout sourire Muriel Tschaen, récitante du spectacle. Elle poursuit : « Au vu des retours faits à la sortie, on sent que tout le monde a passé un excellent moment. Je trouve ça génial ! »

    Les enfants, leurs parents ainsi que les professionnels des crèches accompagnants, soit environ 400 personnes, ont profité de cette matinée artistique. Une deuxième édition pour ce dispositif remarquable, axé sur le développement de l’éveil des enfants, le renforcement des liens familiaux et les échanges avec les crèches.

    « On a pu voir la joie et les sourires des bébés et des parents devant ce spectacle vivant, mais aussi la découverte d’un lieu de culture, d’un orchestre, et peut-être des vocations », note Guillaume Schmitt, responsable des relations extérieures et de l’action culturelle de l’Opéra municipal.

    À la sortie, la famille de Coralie, Julien et Li-Anna s’enthousiasme. « Ça lui a plu ! Très enrichissant, merci », dit le papa. « C’est super pour l’éveil musical des enfants », dit la maman. Et « le chaaat » remporte le cœur de la petite fille.

  • [Grève dans l’éducation nationale] À Toulon, les AESH et enseignants spécialisés sont à bout de souffle

    [Grève dans l’éducation nationale] À Toulon, les AESH et enseignants spécialisés sont à bout de souffle

    L’inconstance : la seule constante de la vie professionnelle de Florence Dho. Cette accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH) – deuxième corps le plus important à l’Éducation nationale après celui des enseignants – est arrivée à l’école primaire Saint-Exupéry de Hyères en mars. Un nouveau changement d’affectation qui nuit autant à son travail qu’aux élèves qu’elle accompagne. « J’en suis à mon 5e emploi du temps depuis septembre, certains sont à huit. Le bien-être des enfants n’est pas respecté. Ils changent d’AESH, les parents n’en sont même pas informés », déplore-t-elle. « Certains se retrouvent même sans accompagnement. On déshabille Pierre pour habiller Paul. »

    Derrière ce constat, une situation qui n’évolue pas, à l’image du vote du Sénat leur refusant le statut de fonctionnaire, en janvier. Avec pour autres conséquences des temps de travail incomplet et un salaire moyen évalué en 1 030 euros pour l’année 2024-2025. « On préfère nous laisser vacataires car ça coûte moins cher », dénonce Véronique Rinaldi, AESH à l’école Excelsior de Hyères.

    La politique d’accompagnement, incarnée par la généralisation des Pôles d’appui à la scolarité (PAS) depuis la rentrée 2025, ne convainc guère non plus. Ces dispositifs étaient censés offrir un suivi personnalisé aux élèves grâce à un travail collaboratif entre enseignants, éducateurs et professionnels de santé. Mais ils peinent à tenir leurs promesses. « Le PAS consiste en un enseignant ou un éducateur qui oriente les familles vers des spécialistes en dehors de l’école, plutôt que de traiter en interne. Cela n’apporte aucun moyen supplémentaire », soutient Élodie Hernandez, professeure spécialisée au collège La Marquisanne de Toulon et secrétaire départementale CGT éduc’action. Elle regrette l’effacement progressif des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) : « Les Rased impliquaient des instituteurs spécialisés, des psychologues scolaires, qui prenaient en charge les enfants sur le temps d’école. Aujourd’hui, tout est externalisé. L’école ne vient plus en aide à ceux qui en ont besoin. »

    « L’école inclusive est une coquille vide »

    Pour la syndicaliste, la création de 1 200 postes d’AESH, pour la rentrée prochaine, « est un pansement qui ne palliera pas un manque énorme », tant en effectifs qu’en formation, dans le cas de l’enseignement spécialisé : « Le certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (Cappei) n’est plus spécialisé selon le public. Et, à partir de la rentrée, la moitié des heures de formation se fera sur du temps libre, les mercredis ou pendant les vacances. » Une mesure qui montre, selon elle, que « le gouvernement n’a pas l’intention d’agir sur le fond. L’école inclusive est une coquille vide. »

  • Descente de forces mobiles dans des cités à Marseille

    Descente de forces mobiles dans des cités à Marseille

    « On est dans un marathon. Il faut pouvoir courir, tenir la distance et de temps en temps accélérer. C’est ce que nous faisons depuis trois semaines avec l’opération Octopus », explique le préfet de région, Jacques Witkowski, devant la presse convoquée sur un parking entre les cités du Mail et de la Busserine (14e), ce mardi.

    « Tous les jours, jusqu’à 300 policiers sont engagés sur le pilonnage des points de deal, des opérations judiciaires de fond et des opérations sur des commerces que nous visons. Ce matin, 900 policiers se sont engagés. Neuf personnes ont été mises en garde à vue pour un trafic de stupéfiants dans une opération conduite par l’Ofast. Un important trafic de voitures volées à destination des pays du Maghreb a été démantelé », détaille le préfet dans ce qui est aussi une opération de communication.

    Signe d’une « accélération concrète » à ses yeux, 660 personnes ont été mises en garde à vue à Marseille depuis le début de l’année, pour 1 370 sur l’ensemble de l’année 2025. « C’est 8 personnes par jour pour trafic de stupéfiants. 500 000 euros de liquidités ont déjà été saisis en trois mois dans les poches des trafiquants et plus de 50 millions d’euros d’avoirs criminels saisis uniquement sur le trafic de stupéfiants. Il faut ajouter 42 millions de marchandises contrefaites sur le Marché du Soleil. C’est du concret. On oppose aux trafics la férocité républicaine et nous continuons, non pas pour faire du spectaculaire, mais pour rendre la ville aux habitants et faire place nette. Il y avait 180 points de deal à Marseille il y a trois ans, nous en avons 80 aujourd’hui », souligne le préfet ravi.

    Sous les yeux d’habitants qui peuvent être choqués par ce safari policiaro-médiatique, deux boulangeries sont investies par des brigades spécialisées sous les caméras et micros tendus. « Le but, c’est de contrôler si les gens sont déclarés socialement, fiscalement. On checke les documents du gérant, son Kbis, si les règles d’hygiène, d’affichage, etc. sont respectées », explique un brigadier, tandis que l’employé farfouille dans ses tiroirs à la recherche d’un tampon. « Aucun policier ne peut être filmé ! », tonne une gradée moquée par les jeunes pour son chapeau. « Eh bien nous aussi on a un droit à l’image ! », réplique une habitante refoulée du magasin. « Bonjour. Bon, tout est carré là derrière ? » sourit le préfet au boulanger, d’abord ébahi d’avoir un si haut représentant de l’État dans son échoppe, avant de se ressaisir : « Oui oui, mais bon, pendant ce temps-là, on vend pas. »

    « Ce n’est pas que du pilonnage de points de deal. On regarde aussi les commerces, le travail dissimulé, s’il n’y a pas de protoxyde d’azote, de vente illégale d’alcool, de tabac », explique Cédric Esson, patron interdépartemental de la police nationale. Le primeur a disparu après avoir baissé le rideau. « Il m’a dit de garder les légumes » bafouille un mineur. À côté, ça se passe mal pour l’autre boulanger et sa femme, qui tient la caisse. « J’ai signé un compromis de vente il y a douze jours, mais je vais créer la société », blêmit le boulanger. « Il y a un truc qui ne va pas. Qui a les clés ? Qui vous dit quoi faire ? Qui a acheté le matériel ? Aujourd’hui, vous n’êtes pas déclarés », bondit un inspecteur du travail. Le préfet découvre, horrifié, les sacs de farine stockés devant les WC au milieu de dizaines de cafards morts.

    « Je suis une habitante du Mail. J’ai trois enfants. Ici, c’est beaucoup dégradé, insalubre. Il y a des fuites de partout. La plupart des appartements sont sans courant », intervient une mère de 35 ans. « Les enfants, ils n’ont pas un endroit où jouer, pas une aire de jeux, parce que voilà, c’est tout le temps pourri. Personne respecte personne. Le gardien, il nettoie, mais il n’y arrive pas tout seul. Moi, je vous dis la vérité, je vois même plus le narcotrafic, je vois plus rien de tout ça. Moi, je vois l’état des appartements. »

  • [Grève dans l’éducation nationale] Des parents martégaux veulent conserver une classe

    [Grève dans l’éducation nationale] Des parents martégaux veulent conserver une classe

    La nouvelle carte scolaire ne passe pas pour les parents d’élèves de l’école Louise-Michel, à Martigues. Ils dénoncent la fermeture prévue d’une classe, sur les dix actuelles, à la rentrée prochaine.

    « L’école accueille 237 élèves, des effectifs élevés et évolutifs », rappelle l’association des parents d’élèves, dont Julie Hoinkis fait partie en tant qu’élue. Pour elle, « l’avenir de nos enfants » est en jeu. « L’école élémentaire est importantes dans l’acquisition de la lecture et de l’écriture », insiste-t-elle, d’autant qu’il s’agit de « l’école de secteur de l’Aide sociale à l’enfance, qu’il faut accompagner ». « Toutes les études montrent que moins ils sont nombreux en classe, mieux les élèves apprennent », renchérit Valérie Zikka Dussol, de la FSU. « Le gouvernement doit voir l’école comme un investissement permettant de meilleurs emplois et donc recettes fiscales à long terme », rappelant par ailleurs la crise des vocations chez les enseignants, alimentée par des conditions de travail qui se dégradent.

    Le maire (PCF) Gaby Charroux, venu avec son équipe, promet de « batailler », indiquant avoir demandé à rencontrer « en urgence » la direction académique à ce sujet.

  • [Grève dans l’éducation nationale] Cédric Turco (FSU-SNUipp 83) : « L’éducation n’est pas un coût, c’est un investissement »

    [Grève dans l’éducation nationale] Cédric Turco (FSU-SNUipp 83) : « L’éducation n’est pas un coût, c’est un investissement »

    La Marseillaise : Dans le Var, les syndicats dénoncent notamment la suppression de cinq postes de professeurs des écoles pour la rentrée 2026, ainsi que six postes dans le secondaire…

    Cédric Turco : C’est catastrophique. Les classes sont surchargées dans le premier degré, encore plus dans le second. On ne peut pas travailler sereinement avec 35 ou 36 élèves par classe au lycée, ou avec 30 par classe dans le premier degré. On a des élèves relevant de l’enseignement spécialisé qui se retrouvent dans le circuit général, faute de place. Nous, généralistes, n’avons pas la formation pour les accueillir correctement.

    Cela se fait au détriment de tous les élèves, tout le monde est perdant et, in fine, la nation l’est aussi. Il y a un manque criant d’enseignants du premier degré. On fait partie des départements moins bien classés au niveau professeurs par classe et élèves par professeurs.

    Pourtant, il y a 86 000 élèves dans le premier degré, dans le Var. Des effectifs assez stables.

    C.T. : On aurait dû se servir de cela pour ouvrir des postes supplémentaires et améliorer les conditions d’apprentissage, pour une école ambitieuse permettant à tous les élèves de réussir. Mercredi a lieu une commission académique pour décider des ouvertures et fermetures de postes. Je vais y siéger. On va tenir notre rôle d’élu avec force et on sera aux côtés des parents de toutes les écoles, pour qu’à la rentrée 2026, les conditions ne soient pas dégradées.

    La manifestation de ce mardi intervient quelques semaines après l’agression au couteau d’une professeure au collège de Sanary. Que dit cet événement du contexte éducatif français ?

    C.T. : La faiblesse des investissements dans l’éducation est dramatique et inexplicable, car l’école forme les citoyens de demain. Ce n’est pas un coût, c’est un investissement dans notre avenir. Et le gouvernement a 0/20 là-dessus. Le sous-investissement dans le personnel, au niveau des AESH, AED, psychologues et autres infirmières mène à des conditions dégradées. Cela engendre un mal-être au travail, pour les enseignants comme pour les élèves. Et ça se concrétise, parfois, par des violences physiques et verbales, ce qu’on a vu à Sanary dépassant les bornes.

    L’école, comme nombre de services publics, souffre également du processus de privatisation latent…

    C.T. : Tout est fait pour casser les services publics. Que ce soit l’hôpital, les collectivités ou les écoles, tout est fait pour orienter vers le privé. Les Français n’ont pas besoin de ça, ils ont besoin de services publics de qualité partout et pour tous. Heureusement que les familles ont encore confiance en l’éducation publique et y scolarisent massivement leurs enfants, c’est pour ça qu’on a besoin de moyens. Le privé fausse l’égalité. On s’oppose à ce principe-là. Les services publics sont faits pour réduire les inégalités. Avec ces politiques, on ne les réduit pas, on les creuse les inégalités et on en crée même de nouvelles, ce qui est inacceptable.

    Doit-on s’attendre à ce que la mobilisation dure ?

    C.T. : L’arc syndical est uni, avec la CGT, FSU, FO, l’Unsa, SNALC, Sud et Solidaires. Nous œuvrons main dans la main pour dénoncer la situation très difficile, dans le Var et partout en France. Très rapidement, après la journée d’action, nous nous réunirons pour échanger sur les modalités de la suite. On est uni, déterminé, on ne lâchera rien, et la mobilisation n’est pas près de s’arrêter.

  • [Entretien] « Il faut modifier le regard des valides sur le handicap »

    [Entretien] « Il faut modifier le regard des valides sur le handicap »

    La Marseillaise : Quel est l’objectif des journées handicitoyennes qui se tiennent du lundi 30 mars au vendredi 3 avril à Marseille ?

    Michel Collomp : L’objectif est de sensibiliser les collégiens et lycéens au handicap et de leur apporter des connaissances sur le sujet. La sensibilisation se fait par une mise en situation à travers des activités et des ateliers, pour se mettre à la place des personnes handicapées pendant une demi-journée. Il y aura une multitude d’activités organisées par des associations de personnes handicapées : parcours en fauteuil roulant, parcours d’obstacles avec les yeux bandés ou des jeux de société les yeux bandés. L’association Sport et Loisirs pour Aveugles (ASSLA) viendra animer un atelier de tir à la carabine laser pour les aveugles. Le concept est simple : le tireur a des écouteurs dans les oreilles et se repère à l’aide du son, plus le « bip » est frénétique, plus la cible est proche.

    Pourquoi est-ce aussi important de se mettre à la place des personnes handicapées pour
    les enfants
     ?

    M.C. : C’est un âge où ils découvrent, par des cas particuliers ou dans leur famille, des personnes en situation de handicap. On veut apprendre aux 900 élèves qu’on va recevoir cette semaine : le vivre-ensemble. On cherche, par ces ateliers, à leur faire comprendre que, quand ils voient une personne handicapée dans la rue, il ne faut pas avoir peur ou s’en méfier, mais au contraire aller vers elle pour lui proposer de l’aide. Parce qu’on fait tous société et qu’il faut vivre ensemble plutôt que dans une séparation : handicapés et non handicapés.

    Est-ce que c’est par la sensibilisation des enfants qu’une société peut prendre davantage en compte les personnes en situation de handicap ?

    M.C. : Oui, on le constate déjà par les retours de certains professeurs qui sont là depuis la première édition. Ils observent des changements de comportement dans leurs classes. On fait le maximum pour que cette action porte ses fruits et améliore les comportements des valides avec les personnes handicapées. Les élèves repartent, à la fin de la demi-journée, avec un diplôme « d’handicitoyen » qui atteste qu’ils ont été sensibilisés au handicap. C’est moi qui m’en occupe et je leur fais promettre de ne jamais se garer sur une place handicapée quand ils seront adultes.

    Aujourd’hui, notre société
    est-elle encore trop peu adaptée aux handicapés
     ?

    M.C. : On a fêté les 20 ans, l’année dernière, de la loi sur l’égalité des chances et des possibilités pour les personnes en situation de handicap (déplacement, emploi, civilité). Il y a encore beaucoup à faire en matière d’égalité devant l’emploi et d’accessibilité. Le préfet Parisot de Bayard, a créé ces journées handicitoyennes à Montpellier puis a développé le concept dans d’autres villes, notamment à Marseille. Il partait de son constat de personne handicapée. Il disait que le handicap était une souffrance physique en soi, mais que ce dont il avait le plus souffert, c’était le regard des autres et l’indifférence. Notamment par l’impossibilité d’entrer dans certains lieux, comme au cinéma où on lui disait que son fauteuil ne pouvait pas entrer. Moi, je suis à la retraite, mais j’étais kiné, donc le handicap, je l’ai connu dans ma profession. Dans les pas de Parisot, ce qu’on veut, c’est modifier le regard des valides sur le handicap.

  • Baumettes : un surveillant faisait passer des sacs

    Baumettes : un surveillant faisait passer des sacs

    Un surveillant pénitentiaire a été condamné vendredi à Marseille pour corruption passive et violation du secret professionnel à trois ans de prison dont deux avec sursis. Il effectuera la partie ferme sous bracelet électronique. Il est interdit définitivement d’exercer toute fonction publique et il est privé durant cinq ans de ces droits civils et civiques.

    Romuald, 30 ans, affecté aux Baumettes en 2017 à sa sortie de l’École nationale de l’administration pénitentiaire, avait été pris en flagrant délit en août 2022 introduisant un sac d’objets et de denrées pour des détenus. L’information judiciaire a établi qu’il touchait 150 euros par sac et qu’il a également monnayé la fiche pénale de deux membres du narcobanditisme pour 200 euros chacune. Après 4 mois de détention provisoire, il a été libéré sous caution en décembre dernier.

    « Frérot, c’est bon »

    Des soupçons se portaient depuis quelque temps sur lui. Il avait fait l’objet de deux signalements de sa hiérarchie. Il ne mettait jamais de procédures disciplinaires et était souvent en retard à sa prise de poste, une tactique pour accélérer le contrôle d’entrée. Ce 2 août 2025, le surveillant entrait avec un sac contenant des lotions capillaires, des paquets de bonbons Haribo, du charbon à chicha, de la vodka, sept brosses à dents, du déodorant, sac qu’il abandonnait dans une poubelle du rez-de-chaussée du quartier pour hommes. Il a reconnu le faire à raison de « deux à trois fois par semaine » pour 150 euros par passage. Il dit n’avoir pas rentré de téléphones portables. « J’ai refusé car ça sonne au portique » ni de stupéfiants. Un ancien détenu entendu au cours de l’instruction l’accable au contraire disant qu’il était « plus connu qu’une pute du Jarret. Il faisait rentrer du shit à gogo. »

    De ses commanditaires, le prévenu n’a rien dit. « Je ne souhaite identifier personne par peur de représailles », a-t-il déclaré au juge d’instruction, expliquant que des individus se seraient présentés devant la crèche et l’école de la Cayolle de ses trois enfants, menaçant de s’en prendre à sa famille. « Je n’avais pas le choix. Ça a été l’erreur de ma vie de ne pas parler par peur des représailles », a-t-il dit. « C’est paradoxal car vous savez dire non pour les téléphones. Pourquoi n’avoir pas demandé à être extrait des Baumettes alors ? Ce n’est pas plutôt vos problèmes financiers ? », a insisté la présidente Joncoux qui ajoutait : « Ça parait antinomique d’avoir été payé sous la menace » et c’est guère compatible avec la familiarité d’une conversation sur WhatsApp avec un commanditaire : « Frérot, c’est bon, j’ai un petit contretemps. »

    La transmission de fiches pénales est l’aspect le plus dérangeant et sensible du dossier. Dans l’enquête sur un règlement de comptes commis le 22 août 2021 à la cité de la Marine Bleue (14e) qui a fait deux morts, les enquêteurs ont retrouvé dans la boîte à gants du véhicule d’un suspect deux fiches pénales, la photo d’un narcotrafiquant qui d’ailleurs vivait en concubinage avec une surveillante de Tarascon, mais aussi le planning de travail de l’agent corrompu.

    Ce dernier avait accès au fichier Génésis pour constituer le dossier des détenus arrivants. « J’ai juste transmis par peur. C’était pour 200 euros. Je n’ai pas réfléchi aux enjeux liés à ces fiches », a-t-il dit. « Mais enfin des fiches pénales ! Les conséquences peuvent être funestes. Vous ne vous rendez pas compte de la gravité de les transmettre à ces gens-là dans le contexte marseillais de guerre entre clans ?! Le premier intérêt d’une fiche pénale, c’est la date de libération », lui a lancé le procureur qui exclut la thèse de la menace et qui rappelle qu’une fois connue d’un rival, la date de sortie d’un détenu laisse le temps au clan adverse de préparer un règlement de comptes.

    David Coquille

    « Des fiches pénales ! Les conséquences peuvent être funestes. »

  • [Entretien] Gaby Charroux : « Le RN, c’est l’opposé de ce que nous prônons »

    [Entretien] Gaby Charroux : « Le RN, c’est l’opposé de ce que nous prônons »

    La Marseillaise : Vous êtes arrivé en tête pour le premier tour, comment abordez-vous le second ?

    Gaby Charroux : Avec confiance et satisfaction parce que les scores ont été ceux qu’on connaît. Les trois listes représentant les trois candidats là, qui restent, nous placent en tête avec huit points d’avance sur le Rassemblement national, et près de 11 sur le candidat de la droite. C’est bien, chacun joue son jeu et son rôle. Et nous avons le soutien d’une grande partie de la gauche, le sénateur Guy Benarroche (EELV) sera là demain [ce soir, Ndlr].

    Reste une menace de l’extrême droite particulièrement forte…

    G.C. : Bien sûr, c’est une menace parce que le Rassemblement national, c’est l’opposé de ce que nous prônons. C’est un programme dont on sait combien les Martégales et les Martégaux souffriraient si par malheur ils étaient au pouvoir. Leur programme est très clair, très simple : les services publics pour eux, c’est l’ennemi. L’argent, il faudra qu’ils le trouvent, il sera pris aux associations, au personnel municipal, donc aux services publics.

    En clair, tout l’inverse de ce que vous avez bâti au cours de vos précédents mandats ?

    G.C. : Oui, c’est ce que l’on appelle nous « le bouclier martégal », avec des tarifs gratuits ou les plus bas possibles, par exemple pour la restauration scolaire, mais aussi des impôts fonciers parmi les plus bas de tout le département, des services qui permettent l’accès à la culture, au sport, aux solidarités, les meilleurs possibles. La première chose qu’il ait faite, Monsieur Fouquart, lorsqu’il a été élu député, c’est qu’il a abandonné Martigues. Il avait déjà quitté le conseil municipal pour garder son poste de conseiller régional parce que là-bas il y a une rémunération et ici il n’y en avait pas, évidemment. Et il dit que là-bas il a défendu les intérêts de la ville. C’est faux et archifaux ! Année après année, les seules aides qu’on ait de la Région, c’est les 180 000 euros pour louer… enfin on ne va pas dire louer s’agissant d’une collectivité, mais pour faire utiliser par les lycéens des trois lycées de Martigues, lycées dont la Région possède au passage la compétence, nos gymnases municipaux. À l’Assemblée nationale, il a voté avec son groupe la diminution de 5 milliards d’euros pour les collectivités, ce qui fait pour Martigues 5 à 7 millions en moins.

    Le maintien de la droite est-il pour vous une bonne nouvelle ?

    G.C. : Oui, c’est l’opposant historique, on le connaît. Il a quand même voté 65% de nos délibérations dans les six dernières années, ce qui contribuait à faire un vote à l’unanimité. C’est dire qu’il considère que les choses se passent bien ici, en approuvant aux deux tiers notre travail. Le même qui dit aujourd’hui d’ailleurs dans La Provence, encore ce matin : « Ils ont détruit la ville »…

    À Martigues avec 42,41%, le taux d’abstention reste dans la moyenne nationale mais élevé. Comment comptez-vous aller à la pêche aux abstentionnistes ?

    G.C. : Depuis lundi matin, on est en contact avec tous ceux qui n’ont pas voté pour leur demander de cette fois ne pas oublier. C’est ce qu’ils nous disent parfois, « Ah ben on a oublié. » On nous dit aussi « Non, on ne veut pas », soyons clairs. On espère être encore plus efficaces dans ce domaine-là. On a continué notre travail avec les dizaines et dizaines de militants ici, avec le porte-à-porte, le boîtage et la rencontre. Là cet après-midi, dans deux quartiers, on met un petit barnum, et puis les gens peuvent venir à notre rencontre et nous, on va à la leur et on distribue nos derniers documents, notre profession de foi, et surtout au dos de cette profession de foi, on a noté ce qui était en jeu et les pertes qui pouvaient arriver.

    Quel message principal souhaitez-vous faire passer ce soir ?

    G.C. : Il faut que les électeurs, ouvrent les yeux sur ce qui est fait et ce qui est mis à leur disposition dans cette ville. Bien sûr, on peut faire autrement encore, on peut faire plus dans un certain nombre de secteurs, mais l’essentiel est déjà en place et il faut qu’ils mesurent ce qu’ils risquent de perdre demain, de solidarité, de bien-vivre ensemble ici et de réponse à leurs désirs d’épanouissement pour leur famille et leurs enfants.

    Meeting ce jeudi 19 mars à 18h au gymnase des Salins, chemin de Paradis.