Tag: enfants

  • Un éveil musical pour les maternelles à l’Opéra

    Un éveil musical pour les maternelles à l’Opéra

    Les élèves de maternelles paraissent encore plus petits dans le grand Foyer de l’Opéra de Marseille. Une petite quarantaine d’écoliers des maternelles Révolution et Saint-Louis, à Marseille, ont bénéficié d’une session d’éveil musical. Un moyen de démocratiser la musique classique et le chant lyrique. Pour la plupart, c’est une découverte : « Je ressens du calme et de la joie », exprime Lilia, élève de maternelle.

    Cette séance a été animée par Pascale Bonnet-Dupeyron, soprano, et Jean-Michel Muscat, baryton. En début d’atelier, ils ont chanté un duo d’opérette aux enfants « surpris par la puissance de la voix des chanteurs et le fait qu’ils chantent sans micro », raconte l’enseignante de la classe de Lilia. Les enfants se sont ensuite échauffé la voix, pour chanter en chœur « Pétrouchka », une chanson préparée en avance, sous les conseils des professionnels.

    Faire découvrir un univers

    L’opéra reste fréquenté par une population assez aisée. Pour le baryton, « c’est important de faire découvrir, dès le plus jeune âge, ce genre de musique qu’ils n’ont pas forcément l’occasion d’écouter ». Certains enfants n’auraient peut-être jamais eu l’occasion de se rendre à l’Opéra sans ce dispositif mis en place par la Ville de Marseille, en collaboration avec l’Opéra et l’Académie d’Aix-Marseille. Surplombés par une peinture au plafond d’Augustin Carrera, les enfants forment finalement une ronde, tout en chantant au rythme de la mélodie de Caroline Dauzincourt au piano. « C’était mon moment préféré », assure la petite Narjess.

    Pour la deuxième année, cet atelier aura peut-être inspiré quelques enfants. « J’ai bien aimé répéter à la maison », raconte Nour. « T’aimerais bien continuer ? », demande la maîtresse. « Oui ! »

    Marie Moreau

  • Une mère se jette du 13e étage de son immeuble à Toulon avec trois de ses enfants

    Une mère se jette du 13e étage de son immeuble à Toulon avec trois de ses enfants

    Triste », « dramatique », « horrible ». Les mots n’étaient pas assez forts, mercredi matin, pour les habitants de la cité Pontcarral, à l’ouest de Toulon. La macabre découverte du corps d’une femme de 38 ans et de trois de ses sept enfants, âgés de 3, 4 et 6 ans, au pied d’un immeuble, a plongé le quartier dans la stupeur la plus totale.

    Selon les premiers éléments de l’enquête, ouverte pour « meurtres par ascendant » par le parquet de Toulon, cette mère de famille isolée se serait jetée d’elle-même de son appartement situé au 13e étage, avec ses trois enfants, aux alentours de 5h du matin. Celle-ci présentait « des symptômes psychiatriques et dépressifs, ce qui reste à confirmer », indiquait le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland, qui s’est rendu tôt sur place, en compagnie du préfet, de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) et de la maire, Josée Massi, précisant également qu’« aucun élément ne permet pour le moment d’impliquer l’intervention d’un tiers dans ce drame ».

    « Il n’y a plus de place

    en psychiatrie »

    La famille était inconnue du Parquet et aucun signalement n’avait été réalisé concernant d’éventuelles difficultés sociales. Les corps feront l’objet d’une autopsie à l’Institut médico-légal de Marseille dans les prochains jours, ainsi que d’expertises toxicologiques. En attendant davantage d’informations sur les circonstances du drame, et au regard de ces premiers éléments, le sujet était au cœur de toutes les discussions à Pontcarral, ce mercredi. « On ne sait pas ce qu’il se passait dans la vie de cette dame. C’est horrible, mais on ne peut pas juger », commente un habitant.

    « Ce drame montre la difficulté de la situation. Il n’y a plus de place en psychiatrie et on les met en prison au lieu de les soigner », s’indigne un père de famille, qui s’interroge sur les conditions de vie au sein du foyer : « Cette femme était seule : où est le père ? Comment peut-on abandonner sa famille ? »

    Selon le Parquet, les trois enfants aînés de la fratrie sont nés d’un premier père, les quatre derniers d’un second. Par ailleurs, les quatre aînés ont été pris en charge « par les autorités compétentes et bénéficient d’un soutien psychologique », ajoute Raphaël Balland.

  • Une journée sans écran avec des activités pour les enfants

    Une journée sans écran avec des activités pour les enfants

    Les enfants d’une quinzaine d’écoles, réunis dans le jardin de Guy-Azaïs, s’amusent sur des structures gonflables et jouent entre eux. La journée des alternatives propose un parcours de diverses activités et un temps de réflexion autour des écrans.

    Pour Mohamed (*), 10 ans, ce rendez-vous est important : « D’habitude, au lieu de passer du temps ensemble, on est sur nos téléphones. Là, on joue tous ensemble comme on le faisait avant. Avant que le téléphone n’existe », explique-t-il, en reprenant les termes de son père. Pour Lola, 11 ans, se défaire de son téléphone est difficile malgré le fait qu’elle en connaisse les dangers : « Je passe 4h par jour dessus parce que ça m’amuse beaucoup. On a appris beaucoup de choses aujourd’hui, je vais peut-être diminuer, c’est vrai que je suis moins fatiguée quand je suis moins dessus. »

    L’association En parenthèse propose des ateliers manuels dédiés aux enfants. Pour Frédéric Berry, membre de l’association, il faut simplement les initier : « Ils passent beaucoup de temps sur les écrans. Les journées comme ça, ça permet de voir ce qu’on peut faire comme activité loin des écrans et ça, c’est une très très bonne initiative. »

    Sensibiliser les parents

    Mathiot Yann, enseignant qui les accompagne, constate une grande différence avec les années 90 : « J’enseigne depuis 28 ans, donc avant les années 2000, où il n’y avait pas d’écran. En tant qu’enseignant, on voit très bien l’agitation, le manque de concentration, c’est très caractéristique de ceux qui passent beaucoup de temps sur les écrans. »

    Au fil des éditions, le nombre d’écoles qui participent à cette journée est passé de 1 à 15. Pour Manon Millet, directrice du centre social de la Capelette, il y a un enjeu parental : « On aimerait toucher les jeunes parents. C’est difficile parce qu’ils ne veulent pas du tout qu’on leur dise de diminuer les écrans. On est inquiets parce qu’il y a une vraie méconnaissance des parents, qui pensent éduquer leurs enfants en les mettant devant des vidéos. Sauf que l’enfant absorbe sans rien retenir. C’est une habitude à déconstruire. »

    Pour Youssef, papa de Leïla, âgée de 8 ans, le discours est à nuancer : « Il y a écran et écran, ça peut être éducatif parfois. Après, c’est sûr que je ne suis pas un bon exemple, pour moi, c’est un vrai combat personnel de diminuer le temps d’écran. »

    Le ministère de la Santé préconise une exposition inférieure à 2h par jour pour les 5- 17 ans, mais les données du site Vie Publique indiquent que « 55% des enfants de 9-11 ans passent en moyenne plus de 2h par jour devant les écrans ».

    Du 19 au 28 mai, 18 centres sociaux des Bouches-du-Rhône participent au défi déconnexion.

    (*) Les prénoms ont été modifiés

  • Face au juge, le chef présumé du clan Yoda nie en bloc

    Face au juge, le chef présumé du clan Yoda nie en bloc

    Devant le 6, rue Émile-Pollak, caméras et micros sont déjà là tôt le matin, ce lundi 18 mai, à l’affût du convoi qui transporte Félix Bingui, 35 ans, figure du narcobanditisme, considéré par les enquêteurs comme chef « incontestable » du clan Yoda. Il comparaît devant la 7e chambre du tribunal correctionnel aux côtés de 19 autres prévenus pour trois semaines de procès, au cours duquel seront examinés le fonctionnement puis la chute d’un réseau dont le point de deal de la Fontaine, à La Paternelle, rapportait jusqu’à 100 000 euros par jour. La guerre sanguinaire qui opposera le clan à la DZ mafia fera quelque 70 morts.

    Tee-shirt blanc, crâne rasé et bras musclés, l’Alésien, en détention à Vendin-le-Vieil, prison de haute sécurité, est assis dans le box aux côtés de deux autres comparses détenus, Mohamed A. et Nouar C., respectivement identifiés par les policiers comme « ravitailleur » et « gérant opérationnel ». En face des magistrats, 14 prévenus sous contrôle judiciaire, trois autres étant encore recherchés.

    Passé le rapide résumé de la présidente du tribunal, Philippe Ohayon, avocat de Félix Bingui, monte au créneau avec une demande de supplément d’information. Il insiste sur la connexion entre cette affaire et celle dite « Trident », dont les dessous ont été révélés en octobre 2025 par Libération et Mediapart, l’avocat ayant remarqué que les trois policiers qui ont travaillé sur le dossier Bingui y sont mis en cause. « La quasi-totalité des éléments de sonorisation ont été réalisés par Arnaud D., Nourredine G. et Thomas P. L’un est incarcéré, l’autre a été libéré il y a 15 jours », argue-t-il. Se défendant de toute volonté de « mesure dilatoire », il réclame leur audition, rejoint par Maître Poitevin, avocat de Mohamed H., dit « le Pirate », présumé bras droit de Bingui.

    Ce sera finalement une « décision jointe au fond », concrètement rendue lors du délibéré, tranche la présidente qui rejette la demande.

    Une détention « difficile »

    Vient le moment d’évoquer la personnalité des prévenus et particulièrement celle du présumé chef de clan, 13 mentions au compteur sur son casier, jugé cette fois pour avoir dirigé, entre 2021 et 2023, plusieurs points de vente. Presque inaudible, il insiste sur les conditions de détention « difficiles » au Maroc, où il a été arrêté en mars 2024 avant qu’il ne soit extradé en France en janvier 2025, et arrive à prison de La Farlède puis à Vendin-le-Vieil, où il est mis à l’isolement. « Je n’ai jamais fui », affirme-t-il. Après avoir arrêté ses études après une 3e électrotechnique, il a travaillé « dans une pizzeria crêperie », avant sa première incarcération, le début d’une longue liste. La faute à ses fréquentations « dans le quartier », « que j’ai eues pendant que j’étais plus jeune », analyse-t-il.

    Le temps d’un CDI d’un an à « O Tacos » à Valence, il quitte la France pour l’Espagne à l’été 2021, parce qu’il « ne s’y plaisait plus », victime d’un braquage à Romans-sur-Isère, à une pompe à essence. « Cela m’a mis un coup », raconte-t-il, même s’il n’a pas porté plainte. À l’occasion de vacances à Dubaï, où les enquêteurs relèvent qu’il possède deux villas, dont une à plusieurs millions, qu’il a le statut de résident et circule en Ferrari, il décroche un poste dans la conciergerie, avance-t-il. Mais ce sera finalement au Maroc qu’il finira, estimant « que la qualité de vie était meilleure ».

    Ses revenus, il les doit principalement à un business de revente de voitures, monté depuis sa cellule avec son téléphone portable, au grand étonnement de la présidente du tribunal. « Je suis parti de rien et puis tout doucement… », assure Bingui l’entrepreneur, qui a aussi de la chance au jeu. À sa sortie de prison, il estime avoir gagné « 30 000 euros avec 150 euros de mise ». Il se présente en père de famille qui ne peut pas voir ses enfants, « c’est ce qui est le plus dur pour moi ».

    Sur sa mise en examen dans le cadre d’une information judiciaire pour des faits de complicité de tentative d’assassinat, il assure n’y être pour rien. « On m’a dit que j’avais payé quelqu’un pour aller tirer des coups de feu en l’air dans une cité, mais j’ai rien à voir avec ça », se défend-il. Et de lâcher dans un souffle à la présidente qui lui demande comment il voit son avenir : « C’est dur de se projeter. »

  • Douze ans de prison pour le recruteur d’un ado tueur

    Douze ans de prison pour le recruteur d’un ado tueur

    Le jeune homme de 24 ans représente « une dangerosité » en raison de « l’extrême gravité des faits », a détaillé la présidente, qui a déploré son « absence de prise de conscience » et de « culpabilité ». D’abord évoqués, ses « liens avec la DZ mafia ne (sont) pas avérés », a-t-elle précisé.

    Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui s’était plus tôt inquiété d’une personnalité marquée « par un défaut total d’empathie ».

    L’un de ses complices, Blaise M., a été déclaré coupable « d’association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée ». Il a été condamné à une peine de 6 ans d’emprisonnement et son maintien en détention. Lola D., 23 ans, accusée d’avoir acheminé une Kalachnikov auprès de l’adolescent tueur, est condamnée à cinq ans de prison, mais n’effectuera qu’un an sous bracelet électronique en raison de sa détention provisoire. Le tribunal a pris en compte la réinsertion de cette secrétaire médicale depuis sa sortie de prison.

    Abattre une « cible »

    L’adolescent de 17 ans, contacté via Snapchat par Hacène Larbi depuis sa cellule de la prison de Réau (Seine-et-Marne) pour abattre une « cible », doit lui être jugé en juin par le tribunal pour enfants.

    Surpris dans une impasse des quartiers nord par un passant qu’il a blessé à l’arme blanche, l’adolescent avait fui avant d’être dénoncé dans un appel anonyme aux policiers, passé depuis le téléphone qu’utilisait Hacène Larbi en détention.

    La présidente relève que le lycéen des Yvelines recruté avait tenté trois fois de se suicider. « Madame, c’est son problème », rétorque Hacène Larbi. « Au moment des faits, il était parfaitement conscient de ce qu’il voulait faire » et on ne « lui a pas mis le couteau sous la gorge ». Une violence « plus seulement organisée, mais ubérisée », selon la procureure : « Il s’agit de faire tuer sans se salir les mains » avec de « jeunes précaires influençables » qui cherchent à recréer dans le réel « les codes de la violence ».

    L’affaire fait écho à un autre dossier dans lequel Hacène Larbi est mis en examen : le meurtre, le 4 octobre 2024, d’un chauffeur de VTC marseillais sans lien avec la criminalité, par un mineur de 15 ans.

    « Je sais au fond de moi que je ne suis pas une mauvaise personne », a déclaré le « H », condamné à 19 reprises, dans ses dernières paroles à la barre. « On m’a toujours dénigré, rabaissé, toujours vu comme un enfant de la Ddass. »

    Lundi, Hacène Larbi avait brièvement retracé une jeunesse fracassée, dénuée de toute affection : placé bébé en foyer puis en familles d’accueil, séparé de son jumeau à douze ans, il est incarcéré dans un quartier pour mineurs dès 2017, première d’une longue série de détentions dans une vie ancrée dans la délinquance et la violence.

    « Perte totale de repères »

    Lors d’une rare période de liberté, il est victime en 2022 d’une séquestration accompagnée d’actes de torture, sur laquelle il ne s’étend pas.

    « Le cheminement de ma naissance jusqu’à présent » s’est fait « dans un environnement de violence », a-t-il expliqué dans ses dernières déclarations, affirmant avoir « un travail à faire. »

    En octobre 2024, le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessonne avait pointé « une perte totale de repères » chez « des jeunes garçons (qui) vont répondre à des annonces (…) pour aller ôter la vie d’autrui sans aucun remords, sans aucune réflexion ». Il s’était questionné sur le « rôle des réseaux sociaux » dans cette évolution.

  • Saperlipopette, un festival pour toute la famille

    Saperlipopette, un festival pour toute la famille

    Des spectacles de théâtre aux ateliers de cirque en passant par des initiations aux jeux de société, toute la programmation du festival Saperlipopette est pensée pour mettre l’enfance à l’honneur. Organisée comme chaque année par la Cité européenne du théâtre Domaine d’O, la manifestation propose aux familles des œuvres poétiques exigeantes pour éveiller les enfants de tous les âges au spectacle vivant.

    Pour cette 27e édition, le spectacle Dark Circus, imaginé par Pef et mis en scène par la Compagnie Stéréoptik, sera présenté quatre fois au cours du week-end, au théâtre Jean-Claude Carrière. En renversant les codes du cirque traditionnel, la pièce mêle dessin, musique et marionnettes pour représenter un cirque triste, en noir et blanc, avant qu’un jongleur laisse échapper une boule rouge et que la magie s’invite enfin sous le chapiteau (à partir de huit ans).

    Du côté de la danse, la chorégraphie Ce que le jour doit à la nuit, d’Hervé Koubi, transmise par Houssni Mijem avec la Cellule d’excellence Epsedanse, explore les racines algériennes du chorégraphe. Elle sera présentée le samedi et le dimanche à 11h30 à l’amphithéâtre d’O. Dans l’après-midi, à 18h30, le lieu accueillera la pièce de cirque contemporain tout public Petit Frère, de la Compagnie T’es rien sans la Terre, inspirée des récits authentiques des acrobates aux origines et parcours de vie divers. Pour les plus petits, l’installation sensorielle Flottante, montée à la Cabane d’O, a été spécialement imaginée pour les bébés dès 6 mois et les enfants jusqu’à 4 ans.

  • La fécondité au plus bas en Occitanie

    La fécondité au plus bas en Occitanie

    Le phénomène est français (même européen) mais plus fort encore en Occitanie, qui compte 6,2 millions d’habitants. La population de notre région a beau être de plus en plus nombreuse (+0,8%/an contre +0,3%/an en France depuis 10 ans), ce n’est que grâce à son solde migratoire positif. C’est-à-dire que l’Occitanie accueille beaucoup plus d’arrivées qu’elle ne concède de départs (vers d’autres régions ou des pays étrangers).

    Car pour le reste, son solde naturel est plus que jamais négatif. Depuis 2017, la courbe des décès est supérieure à celle des naissances dans notre région qui accuse un déficit naturel de -12 700 en 2024 au lieu de
    -11 000 l’année précédente. Seule la Haute-Garonne conserve encore davantage de naissances que de décès.

    La raison est simple, révèle une étude de l’Insee. Même en étant moins forte qu’en 2023
    (-8,4% après l’éphémère rebond du Covid et des confinements), la baisse des naissances se poursuit en 2024 avec 1 100 naissances de moins. Soit à peine 51 300 bébés nés en Occitanie en 2024 (-2,2% comme en France). Un recul entièrement dû à la chute du taux de fécondité puisque « le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants continue d’augmenter », renseigne l’Insee. Par ailleurs, cette baisse de la fécondité n’épargne aucune classe d’âge, y compris chez les femmes de 35 à 49 ans, où le taux était en hausse jusqu’en 2021. En raison de « l’allongement des études, des mises en couple plus tardives et du souhait des femmes d’être stabilisées dans la vie professionnelle », l’âge moyen du premier enfant est plus tardif en France (31,1 ans contre 26,8 ans en 1975).

    Le climat anxiogène en raison de la chute du pouvoir d’achat, de l’enjeu climatique ou de la crainte des guerres peut-il expliquer ce phénomène ? Toujours est-il que la fécondité est au plus bas en Occitanie, avec à peine 1,46 enfant par femme (1,62 en France), un record historiquement faible depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    En parallèle, le nombre de décès augmente. En 2024, 64 000 habitants ont disparu, soit 0,8% de plus qu’en 2023. Une tendance là aussi nationale (+1%) entièrement due au vieillissement de la population du fait de « l’arrivée aux âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom d’après guerre », les conditions sanitaires plus favorables en 2024 qu’en 2023 n’étant pas un facteur conjoncturel pertinent.

    La résultante de ces deux tendances qui s’amplifient est que la population de l’Occitanie vieillit. Près d’un Occitan sur quatre (24% au lieu de 22% dans le pays) est âgé de 65 ans ou plus. Il y a 20 ans, les seniors ne pesaient que 19% de la population d’Occitanie. Depuis 2022, ils sont devenus plus nombreux que les jeunes de moins de 20 ans (23% de la population régionale). À noter que sur cet indicateur, les disparités sont fortes. Si le Lot est le département français qui compte le plus de seniors (33%), la Haute-Garonne compte parmi les plus jeunes (18% de 65 ans ou plus). L’Hérault et le Gard sont dans une position intermédiaire (23 à 25% de seniors).

    Malgré tout, l’espérance de vie à la naissance se stabilise en Occitanie à son niveau d’avant pandémie comme dans le reste de l’Hexagone. Elle s’élève à 85,7 ans pour les femmes et à 80,3 ans pour les hommes.

  • [Entretien] Dimitri Payet : « Le sport doit avant tout être un jeu »

    [Entretien] Dimitri Payet : « Le sport doit avant tout être un jeu »

    La Marseillaise : Vous avez lancé au mois d’avril un stage de perfectionnement pour les jeunes à Salon-de-Provence et à Gémenos. Quel bilan en tirez-vous ?

    Dimitri Payet : C’était le premier stage que nous mettions en place avec mon équipe. L’objectif était de leur transmettre quelques conseils et de les faire progresser sur une semaine. Nous avons aussi tenu à les accompagner sur tout ce qui se joue en dehors du terrain : la récupération, la nutrition, les réseaux sociaux, ou encore la question du harcèlement scolaire. L’idée était vraiment de les faire évoluer à la fois comme footballeurs et comme adolescents.

    Quel est le conseil le plus important que vous puissiez donner à un jeune joueur ?

    D.P. : Prendre du plaisir. Le sport doit avant tout être un jeu. Il ne faut pas se mettre trop de pression : on ne peut pas savoir à cet âge qui deviendra professionnel et qui ne le deviendra pas. L’essentiel, c’est d’être heureux sur le terrain, d’avoir envie d’aller à l’entraînement, de créer des liens. Jouer avec ses amis, gagner et perdre ensemble : à cet âge-là, c’est déjà beaucoup.

    Ce stage s’inscrit davantage dans une démarche sociale que sportive. À quel point cet engagement vous tient-il à cœur ?

    D.P. : Le sport est un formidable moyen de s’exprimer et de s’ouvrir au monde. Il permet aux jeunes de découvrir des choses et de se construire. C’est une force que l’on doit exploiter. J’ai grandi sur une île, avec peu d’opportunités, mais j’ai su en saisir une. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes en manquent, et c’est à nous de leur en offrir.

  • Marseille : assemblée de l’Unicef à la mairie

    Marseille : assemblée de l’Unicef à la mairie

    Nathalie Tessier (PCF) adjointe déléguée aux droits des enfants, a ouvert la session et rappelé le lancement d’un plan d’action de lutte contre les violences faites aux enfants. « Ses objectifs sont notamment d’assurer le bien-être des enfants, lutter contre l’exclusion, la discrimination et pour l’équité».

  • « 1 + 1 = 11 », une exposition-atelier à hauteur d’enfants

    « 1 + 1 = 11 », une exposition-atelier à hauteur d’enfants

    Triste hasard, l’artiste, qui devait être présent à Montpellier le 18 avril pour l’inauguration, est décédé brutalement le 9 avril à l’âge de 50 ans, à la veille d’être fait chevalier des Arts et des Lettres. En concertation avec sa famille, le directeur du musée Parcelles 473, Laurent Rigail, galeriste et ami de longue date de Fabien Verschaere, a décidé de maintenir l’exposition prévue
    à Montpellier, qui revêt une dimension d’hommage à cet artiste aussi doué qu’atypique.

    Atteint d’une maladie génétique rare entravant sa croissance qui l’a contraint, enfant, à de longs séjours hospitaliers, Fabien Verschaere avait trouvé dans le dessin une échappatoire, un langage.

    « Un monde à la fois ludique et profondément poétique »

    Formé à l’École des Beaux-Arts de Paris, dont il sort diplômé en 2000, puis à celle de Nantes en 2001, il s’impose rapidement sur la scène contemporaine avec son esthétique faussement enfantine, si reconnaissable. « Un univers visuel foisonnant où se mêlent références médiévales, culture populaire, bande dessinée et univers de l’enfance », décrit Laurent Rigail. « Peuplant ses œuvres de créatures étranges et colorées, il explore les frontières entre rêve et cauchemar, humour et inquiétude, construisant un monde à la fois ludique et profondément poétique ».

    Pensée comme une véritable aventure immersive, cette exposition-atelier invite donc les enfants (à partir de 4 ans) et leurs familles à plonger dans l’univers singulier de Fabien Verschaere à travers un jeu-parcours évoquant une forêt enchantée peuplée de personnages mystérieux issus de l’imaginaire de l’artiste. « Tout au long de la visite, les jeunes participants sont invités à relever des défis, manipuler, expérimenter et faire des choix qui dessineront leur propre parcours jusqu’à un château miroitant », détaille Laurent Rigail. « Chaque visite devient ainsi une expérience unique où l’enfant n’est plus seulement spectateur mais acteur de l’œuvre ». Une belle idée de sortie culturelle pour les vacances !

    A.G.

    * 425 avenue des frères Bühler. Du mercredi au samedi 11h-18h ; le mardi et le dimanche : 14h-18h