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  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.

  • Le village d’enfants SOS recrute plusieurs éducateurs

    Le village d’enfants SOS recrute plusieurs éducateurs

    « C’est un métier magnifique, mais c’est un choix de vie, car la mission est exigeante et demande un savoir-être et un savoir-faire non négligeables », décrit Antoine Vallet, chef de service à SOS Village d’enfants du Roy d’Espagne, dans le 8e arrondissement. C’est pour accueillir au mieux les enfants placés par décision de justice que la structure organise cette journée d’information.

    Dans le secteur de l’aide sociale à l’enfance, les besoins sont énormes et les recrutements difficiles, le métier souffrant d’un manque d’attrait principalement lié à sa faible rémunération au regard de l’engagement personnel qu’il demande. Pour autant, l’objectif premier du village et des professionnels qui y travaillent ne déroge pas à l’impératif de répondre aux besoins des enfants, tout en leur assurant un accompagnement de qualité. L’environnement calme, à proximité des calanques mais non loin des écoles, au cœur de la pinède du parc du Roy d’Espagne, en fait partie. La structure y a implanté en 1972 ses 11 maisons familiales de 150 à 200m2 qui accueillent chacune 4 à 5 enfants, sa maison commune et ses deux appartements.

    « Le village, c’est un jardin, considère Aurélie, à chaque pouce qui arrive on trouve son espace. Autour, tout un écosystème est nécessaire, avec les bons outils. » Éducatrice familiale, elle envisage son rôle avec « cœur et patience » pour que les enfants aux fragilités diverses confiés reprennent confiance en l’avenir. Parmi les outils proposés, le village dispose également d’une Maison des familles qui permet aux enfants et à leurs parents de se rencontrer dans un lieu agréable et adapté, d’un « Espace de transition » dédié aux adolescents de 14 à 17 ans. De même qu’un dispositif « jeunes majeurs » avec quatre studios autonomes, en ville, vise à les accompagner au mieux dans l’acquisition progressive d’autonomie et leur intégration socio-économique.

    Un travail d’équipe

    Ici, ce sont les binômes d’éducateur familial et d’aide familiale qui habitent chez les enfants en pension complète. Ils se relaient à raison de 21 jours par mois pour le premier et 10 jours pour le second, qui peut également intervenir en remplacement d’un poste vacant sur d’autres maisons. Ils sont épaulés par une équipe d’éducateurs et de psychologues. « Ce que l’on recherche surtout, c’est une véritable motivation, un engagement sérieux, car le village s’est concentré sur l’accueil de fratries et des placements à long terme », précise Antoine Vallet.

  • Le carnaval, ce monstre de féerie qui a fait le plein sur le Vieux-Port

    Le carnaval, ce monstre de féerie qui a fait le plein sur le Vieux-Port

    Une pluie de confettis et de fantaisie a inondé le Lacydon et la foule en a pris plein les mirettes, pour son plus grand bonheur. Avec pour thème, l’extravagance, « à Marseille, t’es comme un poisson dans l’eau », assurait le vieux Dédé, au comptoir du bar de la Marine, à deux pas du départ du défilé.

    Vers 14h, le public s’entassait déjà sur le quai de Rive Neuve lorsque de drôles d’hippocampes ont ouvert le bal avec, à leur suite, les percussions du Vacarme Orchestra. D’aériennes méduses, virevoltant autour d’un char de constellations argentées, leur emboîtaient le pas. Des étoiles dans les yeux, les deux enfants de Gaby, Parisienne en vacances, se faufilaient un passage à travers la foule dense pour ne pas en rater une miette. « Ils ont entendu les fanfares et ont fait des pieds et des mains pour voir le spectacle. Ils s’éclatent ! Ce n’était pas prévu, mais je modifie le programme de la journée pour les laisser profiter », réajuste la maman, enchantée de leur offrir « un moment magique ».

    Un lien magique

    Derrière le char confectionné par les minots des centres sociaux, échappées d’une école de comédie musicale, des princesses jettent des pétales de rose, précédant une boîte à musique qui crache des confettis sur un air lyrique. « C’est trop la fête ! », hurle Libel, 12 ans, aux anges, essayant d’en attraper au vol. Au passage d’un char punk-rock, Akim, qui veille sur son petit-fils, se laisse aller à quelques pas de danse. « Je suis en week-end chez mon fils et j’ai vu ça sur les réseaux. C’est beau, ce lien social que ça crée dans la ville, il y a une mixité fabuleuse ici. »

    « C’est incroyable ! », commente encore Baptiste, en parlant de la mante religieuse géante qui clôt la parade, deux voltigeuses suspendues à ses mandibules. Juchée sur les épaules de son père, sa petite sœur craint quand même que le monstre « mange les petites mouches ».

  • Le carnaval a fait vibrer le Vieux-Port de Marseille

    Le carnaval a fait vibrer le Vieux-Port de Marseille

    C’est un moment magique est féérique qui a eu lieu sur le Vieux-Port, samedi à Marseille, avec la grande parade du carnaval de la Ville offerte aux habitants et visiteurs. Une parenthèse enchantée dont ont profité petits et grands.

    Chars décorés, animaux enchanteurs ou encore troupes musicales et créatures aériennes, l’extravagance, thème de cette édition, était bien au rendez-vous !

    Les enfants des centres sociaux de la ville ont eu aussi eu droit à leur moment de gloire, véritables stars de ce carnaval.

    Venue de Paris, Gaby est tombée sur cette « belle surprise » qui enchante ses enfants et a « décidé de modifier le programme des vacances pour suivre la fête ».

    Alors que Baptiste, lui, est venu spécialement des Catalans avec son père et sa petite sœur, elle-même juchée sur les épaules de papa pour admirer le spectacle. « Incroyable ! » s’exclame le petit garçon devant la mante religieuse géante qui surgit devant ses yeux. Sa sœur est un peu impressionnée par la grosse bestiole et craint qu’elle ne dévore les deux équilibristes suspendues à ses mandibules…

    Du côté de La Criée, lieu de départ du défilé, la foule est dense. « C’est un moment fabuleux », selon Akim, en week-end chez son fils et qui accompagne ses petits-enfants au carnaval. Il apprécie particulièrement le « côté lien social dans la ville et cette très belle mixité qui fait chaud au cœur ».

    Quant à Libel, 12 ans venu de la Belle de Mai, l’enthousiasme est à son comble. Il hurle de joie sous une pluie de confettis et en ramasse des poignées pour faire « encore la fête ».

  • À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    « Pour l’instant, essayez de décorer vos couronnes en choisissant tous les matériaux que vous voulez », encourage l’animateur du centre social Saint-Mauront, ce mercredi. L’espace Jeanne-Barret, dans le 15e arrondissement, s’est transformé en ateliers préparatifs des costumes pour les enfants, sous la houlette des plasticiens de Shoglu.

    Concentrée à appliquer, au pistolet à colle, des perles sur sa couronne dorée, Mayissara, 10 ans, explique s’être inspirée « de la vie des rois qui devaient être élégants, comme sur les livres de contes ». à ses côtés, Sunnah, 7 ans, déjà coiffée de sa création, tire un peu la langue pour réaliser une rosace sur sa deuxième œuvre d’orfèvre, « parce que j’aime bien faire ça et, comme ça, je peux la donner à ceux qui n’en auront pas ». Fabriquer des costumes et des décors c’est tout un art que les enfants explorent. Idriss fait l’expérience des difficultés du métier et interrompt la séance en désignant une blessure invisible sur le bout de son index : « Je me suis brûlé cinq fois avec la colle. » Son collègue s’inquiète d’une paire d’ailes en carton passées à l’aérosol cuivré : « C’est du produit de mourir ? » Un peu d’eau et un pansement feront leur effet placebo pour le premier, un simple « mais non, c’est un spray à paillettes ! » pour le second.

    Clémence veille au grain. « Excentricité et extravagance ne sont pas des mots simples pour les plus petits. On a travaillé en fonction des âges. L’idée est plutôt de laisser libre cours à leur imagination, au final, on aura une explosion de couleurs. » Les artistes travaillent depuis février sur la récupération des matériaux pour un maximum de réemploi. « Pour les cheveux, on a tressé la cellophane qui enveloppe les palettes ou des bandes de tissus », précise Clémence, une perruque de Marie-Antoinette « inspirée du film de Sofia Coppola » dans les mains.

    Amateurs et pros

    dans le même carosse

    Dans le carnaval, « ce qui est important, c’est surtout ce qui se passe avant, la participation de tous les centres, des bénévoles, des enfants, de l’histoire qu’ils ont à raconter », estime Ahmed Heddadi, adjoint au maire de Marseille en charge des fêtes de quartiers, qui accueillera l’arrivée des festivaliers devant l’hôtel de ville, où l’orchestre d’Éric Ry offrira un baletti.

    Le défilé de quelque 450 carnavaliers, ponctué de chars plus ou moins imposants -équipés de machines à bulles ou à mousse, de sonos, dont l’un diffusera du Jul à la demande des minots- ou encore encadré d’échassiers bigarrés, parcourra près de 800 mètres en… deux heures. Marseille, ville de tous les records oblige.

    Si la royauté a pris le dessus dans la thématique de l’extravagance, c’est le fruit d’une sorte de « brainstorming » au terme duquel le metteur en scène du collectif Charivari (16e arrondissement), associé à la Maison du carnaval, a dû trancher. « Le plus dur, c’est de dire non. Donner ma vision personnelle n’a pas d’intérêt et opter pour 450 avis est impossible. C’est ce qui revenait le plus dans les propositions. Tout le monde a validé et j’ai créé l’histoire avec ce fil. » On trouvera aussi bien le char de la cour royale qu’une fanfare punk accompagnée de la Pompadour ou une grosse bestiole. Marseille a pu compter sur la participation de Planète Vapeur à Nice, spécialisée dans la fabrication des gros chars, d’une centaine de danseurs du groupe NS World, du Pompiers Poney Club, du Vacarme Orchestra, de Zic et Zen, de KLS Danse… Plus d’une douzaine d’associations et compagnies participent à la fête. Certains y travaillent depuis juin dernier.

    « C’est un carnaval exceptionnel parce qu’il est ouvert et populaire », apprécie Maxime, des Spectacles Alizés, qui a travaillé en binôme sur la programmation artistique avec André, du collectif Charivari. également co-directeur de l’Astronef, Maxime précise : « Une association parisienne nous a contactés pour venir faire le carnaval de Marseille parce que c’est le plus populaire en France, ce n’est pas un spectacle confié uniquement à des professionnels. » Ce qui lui confère ce caractère unique.

  • [Éducation] Les syndicats héraultais fustigent un « tour de passe-passe »

    [Éducation] Les syndicats héraultais fustigent un « tour de passe-passe »

    Des professeurs en grève et des écoles fermées à Sète (Michelet, Renaissance, Boucher, Pasteur, Macé). Des rassemblements de parents en Agde (écoles V. Hugo, Littoral) ou à Montpellier (E. Combes, P. Langevin). Des mobilisations parents-enseignants à Lodève qui ont permis le sauvetage d’une classe (Prémerlet)…

    Dans l’Hérault, la période cruciale de validation de la carte scolaire a donné lieu à un vent d’indignation et de révolte ces derniers jours. Avec pour dénominateur commun des colères, le choix comptable de réduire la voilure. « Sur les 603 écoles de l’Hérault, la diminution qu’on nous annonce (-1 818 élèves) ne représente que 3 élèves de moins par école. La baisse démographique n’est qu’un prétexte, personne n’est dupe », enrage Sabine Raynaud. Encore mobilisée mercredi 15 avril devant le Rectorat avant le Comité social d’administration (CSA) académique dit « de repli », la secrétaire départementale du Snudi FO 34 ne digère pas la nouvelle carte scolaire dont les grandes lignes ont été entérinées le lendemain en préfecture lors du Comité départemental de l’Éducation nationale (CDEN). « On a besoin d’assurer les remplacements, d’avoir davantage d’Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) (…). On nous retire des moyens alors qu’on est à l’os », déplore-t-elle.

    Avant que le CSA de repli du 14 avril et le CDEN du 15 ne revoient certaines situations à la marge, le bilan était de 98 fermetures de classes pour 60 ouvertures, soit un solde, éducation prioritaire comprise, de -38 classes pour 20 suppressions de postes. Si les mobilisations et le travail de sape des syndicats ont un peu limité la casse (4 fermetures évitées et 4 ouvertures obtenues avant même le premier CSA du 7 avril), le compte n’y est pas du tout. Dans la lignée des 1 891 suppressions prévues dans le premier degré en France, « c’est très mauvais », résume Rémi Combettes qui espère encore quelques « ajustements » en septembre. « La démographie n’est pas identique partout, il y a un risque d’erreurs sur les prévisions », prévient le représentant des personnels du SNUipp-FSU 34.

    L’Armée plutôt que l’École

    Dans tous les cas, il n’est pas ravi à l’idée que quelques contractuels supplémentaires sans statut puissent être appelés à la rescousse. « On préfèrerait que soit ouverte la liste complémentaire au concours pour recruter des titulaires », ajoute Rémi Combettes. Comme les autres syndicats, le sien a voté contre cette carte scolaire qui prétend faire plus mais sans renforts. « Les 19 postes d’accompagnants à la scolarité sont pris sur les effectifs d’enseignants. Ils disent vouloir développer l’inclusion mais cela se fait à moyens constants », déplore le professeur des écoles qui siège au CSA et au CDEN. De la même manière, il dénonce le « gros manque » d’AESH dans l’Hérault dont les conditions de travail sont difficiles et le déclassement salarial certain.

    Quant aux chiffres édulcorés du ministère qui prétend que les classes ne seront pas surchargées (officiellement 24 élèves en moyenne), Rémi Combettes démystifie son « tour de passe-passe ». « Il compte les dispositifs dédoublés et les écoles rurales. » Lesquels font baisser la moyenne mais ne reflètent pas la réalité vécue dans la plupart des classes. « En Europe, seules la Hongrie et l’Irlande font pire que nous. » Au Snudi-FO34, Sabine Raynaud va plus loin. « Pour la première fois, le budget de l’Armée dépasse celui de l’Éducation nationale. Entre les coupes budgétaires, le service civique, les classes défense et les révérenciels défense dans les collèges, ils nous entraînent dans une économie de guerre. » Se préparer à l’avenir à « perdre nos enfants » comme prophétisait le général Mandon ? Les syndicats héraultais s’y refusent et veulent pouvoir les éduquer dans de bonnes conditions.

  • Dans les yeux des minots du Secours populaire

    Dans les yeux des minots du Secours populaire

    Dans le cadre du Printemps des solidarités, la fédération varoise du Secours populaire avait invité mercredi après-midi les enfants dans le Parc des oiseaux, au Pont du Las à Toulon, pour une très motivante chasse aux œufs. « Cette période est importante pour rappeler que, pour nous, la solidarité n’a pas de frontières », commence Olivier Masini, le secrétaire départemental.

    Et d’expliquer les multiples projets montés, notamment « pour répondre aux nombreuses urgences dans plus de 60 pays, avec des partenaires locaux ». Olivier Masini insiste sur le fait que le Secours populaire n’exporte pas la solidarité mais s’appuie sur place sur un maillage associatif déjà existant et avec lequel il travaille parfois depuis 30 ou 40 ans, selon les pays. « On a à peu près 200 partenaires et 250 projets qui sont suivis », ajoute-t-il.

    Et de poursuivre : « Aujourd’hui, on veut mettre l’accent sur la situation que nous connaissons, avec des enjeux majeurs, comme la question des urgences climatiques, environnementales, qui se multiplient, quels que soient les continents, et en France aussi, on l’a bien vu, avec l’augmentation des phénomènes d’inondations, parfois meurtrières, d’ailleurs. » Mais aussi pour faire face aux conséquences des conflits armés qui se multiplient à travers le monde. Et qui s’intensifient.

    Le responsable associatif rappelle l’implication du SPF il y a trois ans, avec l’Ukraine, pour aider sur place, à la frontière, les personnes qui quittaient leur pays. Mais aussi, après, dans l’accueil des familles : « Dans le Var, en 2024, on suivait à peu près 400 familles ukrainiennes, ce qui est énorme. » Et aujourd’hui, avec la situation au Proche-Orient catastrophique, notamment au Liban, pas question de baisser les bras.

    « On n’oublie pas bien entendu la Palestine, parce que là, maintenant, on a l’impression que c’est réglé et qu’on peut passer à autre chose alors que la situation est dramatique pour les populations », insiste-t-il. Ni, bien sûr, « les amis de Cuba qui subissent un blocus qui ne date pas d’hier mais qui s’intensifie là aussi ». Pour faire face aux problématiques d’énergie, explique-t-il, le Secours populaire a lancé une opération visant à acheter 1 000 kits de panneaux solaires afin d’aider les familles sur place.

    La solidarité en partage

    Pendant la conférence de presse les minots des familles accueillies apprennent avec les autres à se connaître pour mener ensemble leur quête de l’après-midi.

    En les regardant passer devant le stand, Olivier reprend : « Ce qui est important, dans le climat dans lequel nous vivons aujourd’hui, c’est de montrer que la différence de culture est une véritable richesse. C’est important dans un monde où on voit, malheureusement, les situations de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie monter en flèche. »

    Et de poursuivre : « On est là pour construire des ponts, pour communiquer. » Une culture à l’opposé, cela dit en passant, des valeurs portées par l’extrême droite qui propose, au contraire, de bâtir des murs et le repli sur soi.

    Au sujet des programmes de développement suivis par la fédération varoise, le secrétaire départemental met également en avant la construction d’une maison des femmes, au Népal, pour la défense de leurs droits. Mais aussi des forages de puits, dans le sud de Madagascar pour faire face aux sécheresses de plus en plus graves chaque année.

    Un Secours populaire on le voit sur tous les fronts pour faire vire la solidarité ici, où la pauvreté continue de gagner du terrain, comme à l’international où la guerre et les catastrophes font des ravages, parce « le combat est le même », insiste Olivier Masini.

    Et pour pouvoir continuer de construire et d’élargir cette solidarité sans frontière, le Secours populaire a bien conscience que le meilleur vecteur c’est les enfants. « Ils sont les citoyens de demain », réaffirme le militant. D’où le travail réalisé sur l’accès aux droits pour que tous puissent exprimer demain leur pleine citoyenneté.

    Pour l’heure tout le monde goûte le plaisir d’être ensemble, dans le partage.

  • À Martigues, les vacances scolaires sont synonymes de loisirs

    À Martigues, les vacances scolaires sont synonymes de loisirs

    Difficile de s’ennuyer durant ces vacances de Pâques pour les jeunes Martégaux. Les services de la Ville déploient tout un programme à leur destination, à l’image de la ferme pédagogique de Figuerolles qui propose des activités chaque jour.

    Cette semaine, il est possible pour les enfants de 4 à 10 ans de se promener en calèche mardi après midi entre 14h30 et 15h30. Mais aussi d’assister à la tonte des moutons de la ferme pédagogique, qui ne se produit qu’une fois par an. Ou encore découvrir les petits animaux jeudi matin pour les 3 à 5 ans, l’après-midi pour les 6 à 10 ans, ainsi que le potager vendredi matin de 9h à 11h. Le programme complet est à retrouver dans la rubrique loisirs du site internet de la Ville. La présence des parents est obligatoire tout comme l’inscription au 04.42.49.03.22 ou 04.13.93.96.02.

    Du jardin au numérique

    Si le temps n’est pas au beau fixe ou que l’on préfère la technologie au vert, les Espaces publics numériques (EPN) de la Ville proposent eux aussi nombre d’activités. Par exemple, samedi 18 avril, un atelier de création d’un jeu vidéo de plateforme comme Mario ou Sonic, est proposé aux EPN de la médiathèque Louis-Aragon jeudi 16 et vendredi 17 avril de 10h à 12h, pensé pour les 9 à 13 ans. Il est aussi possible de découvrir l’univers de l’impression 3D au travers de la séance de modélisation et d’impression d’une figurine jeudi 16 avril de 14h à 16h30, à la médiathèque. Le programme complet des EPN est à retrouver dans l’onglet Services en ligne du site internet de la Ville. Les inscriptions se font au 04.42.49.45.98 ou à epn@ville-martigues.fr.

    Le service Arts, histoire, archéologie n’est pas en reste avec l’atelier de gravure sur pierre comme à la préhistoire mercredi 15 avril à 14h, accessible à partir de 8 ans.

    Et toutes ces activités sont proposées gratuitement.

  • Les cerfs-volants ont le vent en poupe

    Les cerfs-volants ont le vent en poupe

    Tout juste arrivée sur la plage du Verdon, une petite fille pointe le doigt vers le ciel pour montrer son cerf-volant préféré à sa tatie. « Regarde, elle est là ma raie ! » s’exclame-t-elle, ravie. D’autres animaux marins sont sortis de la Méditerranée pour rejoindre les airs. Un banc de requins flotte au-dessus du sable, accompagné de crevettes, d’un bernard-l’ermite et d’un poulpe.

    Pour cette 19e édition du festival du cerf-volant, une quarantaine de passionnés des quatre coins du monde se sont réunis à La Couronne à l’initiative de l’association Coup de Vent et de la Ville de Martigues pour trois jours, du 11 au 13 avril. Et le succès est au rendez-vous. Parents et enfants se pressent aux ateliers de fabrication. Pour Frédérique Riquier, à l’origine de cet événement, ça s’explique facilement : « C’est une activité qui est simple à pratiquer, écologique, et qui est familiale et intergénérationnelle ! »

    Sylvie, venue tout droit de Savoie avec son compagnon Marc pour présenter leurs créations, précise : « Il y a plusieurs écoles de cerf-volant. Il y a ce qu’on appelle le mono-fil, c’est ce qu’on a là : on fixe des animations faites maison sur un porteur. Il y a aussi du pilotable avec des manettes, qui trouve plus son public. »

    Une bulle pour rêver

    Le couple regrette l’absence de « relève » pour la pratique qu’ils affectionnent. Pour eux, le plaisir réside dans la création des structures et les voyages pour aller de festival en festival et sillonner l’Europe à la rencontre de personnes qui partagent la même passion. Marc développe : « 25% c’est la fabrication, 25% c’est le plaisir de faire voler et 50% c’est la joie d’être avec les copains. » Sylvie approuve : « C’est un prétexte. On se réunit autour d’une table et on partage des choses de nos régions et de nos pays respectifs. »

    « Le cerf-volant c’est quelque chose qui se partage, confirme Frédérique Riquier. Il y en a un qui a quelque chose en tête, un deuxième qui a un bout de solution et hop ! quelque chose de nouveau naît. Et puis il y a de la convivialité, on se connaît tous à force de traîner dans ces événements. On est des gens très différents mais on a tous à cœur de partager. On ne parle plus d’actualité, ni de religion, ni de politique, c’est une bulle qui nous protège un peu du monde extérieur et qui nous permet de rêver. »

    Et puis, au quotidien, « c’est une détente », reprend Marc. « De la même manière que les gens qui font du tricot, sauf que le tricot ça vole moins bien », plaisante-t-il.

    Leur ami Jean-Philippe, Marignanais de 52 ans passionné depuis ses 8 ans, préfère quant à lui l’aspect « modélisme ». Il assure : « Les éléphants roses, ça vole. Il suffit juste de trouver comment. » Lui n’a qu’une obsession : les airs. « C’est simple, je fais du kite, du parapente, de l’aviation… Y’a que ça qui me plaît. Il y a quelque chose de méditatif, on est pénard. »

  • À Aubagne, des parents de collégiens inquiets pour l’avenir de leurs enfants

    À Aubagne, des parents de collégiens inquiets pour l’avenir de leurs enfants

    « Vous vous rendez compte, pas de prof de français en sixième ? Et en troisième alors avec le brevet ? » Devant le collège Lou Garlaban, au Charrel à l’entrée d’Aubagne, ce sont des parents d’élèves inquiets qui brandissent des pancartes pour dénoncer le non-remplacement des enseignants. Un manque d’effectif qui touche un peu tous les établissements du département, de l’école au lycée, provoquant une série de rassemblements depuis plusieurs semaines.

    Dans ce collège de plus de 750 élèves, en pleine rénovation, classé en réseau d’éducation prioritaire, toutes les matières sont touchées témoignent les manifestants. « Sciences et vie de la terre, physique-chimie, musique… On a rencontré la principale, on a fait un courrier début mars, au recteur, à ce jour pas de réponse », assure Laurence, maman d’un élève de 4e. À ses côtés, Jadran Svrdlin, professeur des écoles, syndiqué à la CGT Educ’action et parent d’une collégienne, rappelle que le syndicat a demandé « depuis le 5 mars, date à laquelle le mouvement a commencé dans les lycées, une audience commune mais elle n’a pas été accordée ».

    Depuis deux ans, tous dénoncent une aggravation de la situation où les remplaçants, en nombre insuffisant, sont devenus « une variable d’ajustement ». « Ils font partie des effectifs et on voit moins les suppressions de poste jusqu’au moment où ça explose », témoigne Jadran, lui-même confronté au non-remplacement dans son école primaire de la Tourtelle. Concrètement à Aubagne deux fermetures de classes, à Beaudinard et au Pin Vert ont été actées pour trois ouvertures à Victor Hugo et Louise Michel, selon le décompte du 2 avril publié par le Snuipp 13.

    Venue « en soutien », Laurence Baussant, nouvellement élue de la majorité de gauche de Jean-Pierre Squillari, et surtout enseignante retraitée spécialisée auprès d’élèves en difficulté alors syndiquée FSU, en convient : « On nous dit qu’il y a une baisse de la démographie, c’est vrai, il y a moins d’enfants. »

    Une spirale infernale

    Mais « quand il y a une baisse drastique des postes, des emplois temps plein dans le premier et second degré, qu’il y a moins d’enseignants, et que l’attractivité du métier n’est pas non plus pour compenser, on en arrive à cette spirale infernale », analyse-t-elle. Si les conseillers municipaux ne peuvent pas agir directement, « on va relayer », promet-elle.

    Car il y a urgence. Des « solutions en interne » ont bien été trouvées mais « c’est déshabiller Pierre pour habiller Paul » déplore Laurence. Tous sont unanimes, pas question de remettre en cause l’implication des enseignants qui gagneraient à avoir « de la reconnaissance et de meilleures conditions de travail » mais ils s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants. « Il y a un problème d’égalité des chances. Ils sont dans une période compliquée, l’adolescence, où on leur en demande toujours plus. Et c’est difficile de leur dire “travaille à la maison”, l’école c’est pas ça », s’indigne Marlène, mère d’élève. Remerciant « les trois profs de français qui se sont portés volontaires » pour combler les trous, elle estime que « c’est une génération sacrifiée ». En attendant, les parents d’élèves aubagnais se coordonnent. Un nouveau rassemblement est prévu à 16h30 ce vendredi devant l’école de la Tourtelle.

    ET AUSSI

    La CGT reçue après l’agression de l’AESH

    Les personnels AESH (accompagnante d’élève en situation de handicap) et enseignants de l’école Kalliste, dans le 15e arrondissement de Marseille, étaient à la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), ce mercredi, pour une audience avec le soutien de la CGT Éduc’Action 13. Une audience qui fait suite à l’agression d’une AESH par un élève à ladite école le 30 mars dernier, dans le 15e arrondissement de Marseille, et l’alerte sociale faite dans la foulée par la CGT Éduc’Action 13. « L’audience a mis en lumière une gestion institutionnelle jugée défaillante », relate l’organisation syndicale. Avant de développer : « L’élève en question, ayant déjà fréquenté six établissements, présente une dangerosité connue de l’institution. Pourtant, l’administration a maintenu son accompagnement par les AESH hors cadre réglementaire. » Et de conclure : « Les mesures d’urgence pour sécuriser le quotidien restent dérisoires face à la gravité des faits. »

    Situation critique au lycée de Salon-de-Provence

    Les élus du Snes-FSU font un bilan critique de la situation du Lycée Adam-de-Craponne, de Salon de Provence, avec « des dysfonctionnements structurels qui minent le lycée, où les conditions de travail, de sécurité et de santé sont gravement compromises », n’hésitent-ils pas à écrire. Et de lister : le surnombre d’élèves, une dotation globale horaire en baisse, le non-remplacement d’enseignant… Concernant les A ESH, « les personnels sont sous pression, et le droit des élèves bafoué », quant à la « santé mentale des personnels », il s’agit selon les représentants des enseignants et des agents, d’une « maltraitance institutionnelle ». Ils exigent une série de mesures concrètes pour mettre un terme à cette dégradation.

    Mobilisation dans le 04

    Les Mées. L’école maternelle sera fermée ce jeudi en raison d’un mouvement de grève contre la fermeture d’une classe. Une manifestation est prévue à 8h.

    Sisteron. Les parents d’élèves, les enseignants et le groupe d’union de la gauche Demain Sisteron appellent à un rassemblement ce jeudi à 16h30 contre le projet de fermeture de classe à l’école maternelle Delaplane.

    Digne. Les décisions finales de fermetures de classes seront prises ce jeudi en CDEN (conseil départemental de l’Education nationale). La carte scolaire sera alors actée. Un rassemblement est prévu devant la DSDEN.

    Lisa Défossez