Tag: emplois

  • M. Delafosse, créer 30 000 emplois à Montpellier

    M. Delafosse, créer 30 000 emplois à Montpellier

    Une conférence de presse en début de semaine et un premier meeting jeudi 22 au Rockstore, situé avenue de Verdun à Montpellier. S’il a « pris le temps de la réflexion en famille » pour dire qu’il brigue un second mandat, Michaël Delafosse s’est lancé au sprint dans une campagne éclair qu’il espère « digne »« Je n’entrerai pas dans les polémiques » – contrairement à celle de 2020 où il avait dû aller voter sous protection policière. « Je participerai aux débats. », met au clair le maire socialiste sortant. Confiant mais concentré. « Si on écoute les sondages, c’est plié, ce n’est pas sérieux. J’ai gagné une campagne où je n’étais pas favori. Je vais rencontrer les gens. »

    Au-delà des réunions publiques, il dévoilera chaque lundi une thématique de son programme. Si son premier mandat a été celui du « rattrapage », notamment autour de la 5e ligne d’un tramway devenu gratuit comme promis, le second mandat doit être celui de la « transformation » de la 7e ville de France. Sachant que la ville en chantiers a généré des nuisances et demandé des sacrifices aux Montpelliérains, il se veut rassurant. « J’ai assumé de faire deux mandats en un, j’ai absorbé la dette grise des réseaux qui fuyaient. Il n’y aura pas une telle phase de travaux avant 25 ans », promet-il jouant la carte de « l’apaisement ».

    Priorité aux déplacements…

    Pour autant, maintenant qu’elle est réveillée, Montpellier doit être « transformée ». « Je veux une ville plus solidaire, écologiste et innovante. J’ai un cap pour Montpellier », assure M. Delafosse s’inscrivant ainsi dans les pas de son mentor, le bâtisseur Georges Frêche. Tandis que la croissance démographique reste exponentielle, il prévient : « Montpellier ne peut pas accueillir tous les habitants. Il faut mieux répartir cette croissance. » Grâce au travail partenarial engagé auprès des intercommunalités voisines, le maire président souhaite « faire sortir le tramway des frontières de la métropole ». Au Sud notamment. Ce qui laisse supposer non « pas une 6e ligne de tramway » (trop coûteuse) mais une extension vers l’aéroport ou bien un terminus de la ligne 3 à la mer. Le tout complété par les 4 lignes de bustram à finaliser. Après le vélo, il souhaite réaménager les trottoirs pour les piétons, les places, rénover les écoles, désimperméabiliser. Comme l’avenue de Toulouse, qui va s’ouvrir sur le parc Montcalm, une « percée  » sera réalisée autour du Polygone pour « relier le centre historique à la ville contemporaine » (Zac R. Bofill à Antigone).

    … et à l’emploi

    Côté économie, M. Delafosse compte créer 30 000 emplois. Là encore, si la Medvallée ou le quartier Cambacérès près de la gare TGV seront un « moteur », l’activité devra être répartie. « Je ne me résigne pas face au chômage des jeunes. » Pour les seniors, il prévoie un « plan anti-solitude ». Le logement sera un autre fil rouge. En parallèle de la rénovation urbaine menée avec l’État (Mosson, Cévennes, Saint-Martin…), et dans la lignée des premiers dispositifs destinés à lutter contre les marchands de sommeil (encadrement des loyers, permis de louer…), le maire veut « aider à devenir propriétaire ». Il mise sur le « Bail réel solidaire (BRS) », qui permet d’acheter les murs à moindre coût et de payer une redevance pour la location du terrain.

    Pour limiter les embouteillages, il compte, outre la 5e ligne et les aménagements, sur le Contournement routier ouest (COM). Il assume son choix de transformer l’usine de méthanisation Ametyst en chaudière CSR pour brûler les déchets dans le quartier Tournezy. « Si certains veulent une décharge ou un incinérateur, qu’ils disent où. » Sur le plan de la sécurité, il reste ferme également suite à son arrêté sur les épiceries de nuit dont certaines sont, dit-il, « le visage du narcotrafic ». Il prend un peu plus ses distances avec Nathalie Oziol (LFI) qui veut « désarmer la police et éteindre les caméras » ou avec Mohed Altrad. « C’est emblématique de ces milliardaires comme Musk ou Bolloré qui viennent s’ingérer dans la démocratie sans en respecter les règles ni les valeurs ». Soutenu par 8 partis politiques de gauche et des membres de la société civile (lire ci-après), M. Delafosse promet de rester droit dans ses bottes. Sans alliance de la carpe et du lapin. « Ma liste du premier tour sera celle du second tour ». Elle sera dévoilée prochainement.

  • Syndicalistes et élus veulent encore plus pour l’hôpital

    Syndicalistes et élus veulent encore plus pour l’hôpital

    L’hôpital va mal et ceux qui le font vivre aussi », dénonce Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital de Martigues à la table ronde organisée par l’union locale jeudi soir. Le plan immobilier de 60 millions d’euros bouclé par l’Agence régionale de santé (ARS) et l’établissement mercredi matin (voir notre édition du jeudi 22) ne suffit pas aux syndicalistes, associations et élus regroupés depuis 3 ans dans la campagne pour le renforcement de l’hôpital.

    Car ce projet immobilier s’accompagne d’un plan d’efficience budgétaire. Laure Privat affirme que ce plan est synonyme de « 90 postes en moins à horizon 2030 », contrairement à ce qu’affirmait le directeur de l’établissement mercredi en parlant de « mettre en perspective » les personnels avec l’agrandissement du bâti. « Ils justifient ce plan d’efficience sur 10 ans par le retour à l’équilibre budgétaire pour permettre le projet immobilier de se faire », détaille Nathan, infirmier délégué du personnel CGT et représentant au conseil de surveillance de l’hôpital.

    Un avis majoritaire

    Manifestement, le plan ne fait pas l’unanimité au-delà de la CGT. « Pour la première fois le conseil de surveillance a émis un avis défavorable à majorité » sur le plan d’efficience d’après le délégué du personnel, en plus des « réserves de la commission médicale d’établissement » composée des médecins. « Ça prouve l’éveil des consciences quand 90 personnes vont être mises au chômage », conclut-il.

    C’est aussi en ce sens que Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues parle d’une « bonne nouvelle » quant au projet immobilier, mais « qui incite à ne pas lâcher le combat » quand « la mutation du territoire va augmenter les besoins », avec 170 000 habitants dans l’aire de l’hôpital. « On va ouvrir dès demain d’autres sujets avec l’ARS car la cardiologie est en train de mourir à l’hôpital », tance l’édile, de même à propos « des souffrances dans les Ehpad de notre territoire ».

    Pour Laure Privat, la solution est simple : « On revendique 90 postes statutaires, pas précaires, et 170 millions d’euros d’investissement. C’est ensemble avec les travailleurs, les usagers et la population qu’on imposera nos conditions. »

  • Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des portuaires de Marseille mais aussi de Fos-sur-Mer ont assisté nombreux ce jeudi 22 janvier aux vœux de la CGT. L’occasion pour leur secrétaire général, Pascal Galéoté, de contextualiser ce traditionnel exercice. D’abord, la situation internationale qui concerne au premier chef un port ouvert sur le monde.

    Santé, paix, solidarité, « ces mots peuvent paraître simples mais ils prennent aujourd’hui une résonance toute particulière dans un monde traversé par l’instabilité, les conflits et les dérives autoritaires » pose-t-il. Et de revenir sur un « Donald Trump qui se pose en arbitre du monde et en tuteur autoproclamé des nations ». Il rappelle à quel point le « discours politique s’est décomplexé, glissant sans retenue d’une droite conservatrice vers une extrême droite agressive, autoritaire et prédatrice ». Déplorant la multiplication des interventions militaires, en dehors « du droit international, du rôle de l’ONU et de la souveraineté des peuples », le syndicaliste souligne le cas du Venezuela, revient sur les velléités de Trump de capter les ressources fossiles du Groenland.

    La domination par la force. Une logique « que nous retrouvons en France » décline Pascal Galéoté déplorant « la concentration des pouvoirs, l’arrogance et l’autoritarisme » qui entraîne le pays vers « l’impasse démocratique ». Jusqu’à user du 49-3 faute de pouvoir voter un budget, après avoir « refusé de nommer un Premier ministre issu du Nouveau front populaire pourtant arrivé en tête aux dernières législatives ».

    Remise en cause du 1er mai

    Et de dénoncer le creusement des inégalités, les aides aux entreprises qui atteignent des sommets « sans aucune contrepartie sociale, salariale, environnementale ou industrielle ». Il enchaîne sur la remise en cause des « repères sociaux, des droits collectifs et de nos symboles ». Il entend par là le détricotage du 1er mai avec une proposition de loi LR, soutenue par les macronistes et le RN, pour autoriser ce jour-là le travail de certains secteurs, restaurants, fleuristes ou culture, en débat ce jeudi à l’Assemblée nationale. Pas question pour lui de « s’attaquer aux droits sociaux et à l’histoire ouvrière ».

    En matière de dérive, il revient aussi sur cette Une du journal La Provence le 14 janvier, sur les « grands procès de 2026 », le mettant au même niveau notamment que le chef du clan Yoda. Si depuis, le directeur de la rédaction, Olivier Biscaye, s’est fendu d’une adresse aux lecteurs, réfutant « l’idée d’avoir voulu porter atteinte à l’honneur » du responsable CGT, une rencontre a eu lieu ce jeudi matin indique Pascal Galéoté, entre « notre fédération, l’Union départementale » et « la numéro 2 de CMA et le directeur du pôle média ». « Profondément attaché à la liberté de la presse », il estime qu’elle « implique des responsabilités ».

    Fort de 42 500 emplois portuaires pour 54 métiers, soit « des dizaines de milliers de familles », il s’inquiète aussi de l’avenir, alors que la campagne des municipales bat son plein. « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs », assène-t-il. Sans industrie, le port deviendrait « une coquille logistique fragile, soumise à la volatilité des trafics et à une concurrence internationale féroce », prévient-il, « la transition écologique ne peut se résumer à une opposition simpliste entre la fin du monde et la fin du mois ». Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 245 millions d’euros, le bilan d’activité reste contrasté analyse-t-il, « le port doit beaucoup à ses activités passagers, à la réparation navale et à la fourniture de ses services essentiels comme l’eau et l’électricité ».

    « Une conjoncture instable », qui ne doit pas faire oublier que ce résultat est celui d’une « capacité collective à produire de la richesse » martèle Pascal Galéoté, fier de revendications qui ont permis la création de 37 emplois supplémentaires en 2025, « dont 4 négociés hier soir pour l’activité voyageurs », de « 87 nouvelles adhésions en 2025 pour atteindre les 867 syndiqués ».

    « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs »

  • Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    Une mobilisation inédite des salariés du Crédit Agricole

    C’est une première, j’ai 20 ans de Crédit Agricole et cela ne s’est jamais fait. » Alexandre Ferretti, secrétaire général de Sud Crédit Agricole Alpes-Provence, relaie, avec le Sneca/CGC, le mouvement de grève national prévu ce jeudi 22 janvier sur les caisses de la région. Date à laquelle se tient un comité social et économique. Débrayage ou journée de mobilisation selon les agences, ce mécontentement fait suite « à l’échec des négociations salariales, dans un contexte pourtant marqué par des résultats économiques solides », indique une intersyndicale dans un communiqué CGT-Sneca-Sniam-Sud-Unsa. De « 16 à 17 euros bruts par mois » à mettre en regard de résultats nets au troisième trimestre de plus de 3 milliards d’euros, détaille Alexandre Ferretti. Pour lui, « on ne peut pas demander de l’excellence relationnelle, de l’engagement aux salariés et ne pas les augmenter dans une région où le coût de la vie est plus important qu’ailleurs ».

    Les syndicats dénoncent également une dégradation de leurs conditions de travail. « On se rend compte avec une intelligence artificielle de plus en plus présente, la concurrence des banques en ligne, la demande croissante de nos clients, on doit être encore plus réactifs qu’avant », explique Alexandre Ferretti.

    « Le sang vert »

    Si l’engagement et « l’appartenance à l’image » restent « très forts », « on a des éléments qui nous sont présentés dans les CSE, sur l’absentéisme notamment. Nous sommes inquiets de la santé de nos collègues », témoigne le représentant syndical. Par-dessus tout ça, les réformes organisationnelles menées par le Crédit Agricole ajoutent à l’angoisse. Le projet « Efficacité » prévoit de réduire « les coefficients d’exploitation ». « On commence à perdre certains services au niveau de certaines caisses », précise Alexandre Ferretti. Si chaque caisse régionale est indépendante avec des services dits « support », dédiés par exemple à l’assurance emprunteur, ces derniers sont regroupés. « L’objectif, c’est de faire des économies d’échelle dans le temps », poursuit le syndicaliste, inquiet pour les « emplois de demain ». Si aucune suppression d’emplois n’est prévue au sein du Crédit Agricole Alpes-Provence qui rassemble quelque 2 200 salariés, les non-remplacements commencent déjà dans d’autres caisses, assure-t-il.

    « Ce qui fait notre force c’est la proximité et pour que ça tienne, il faut que les gens soient heureux », martèle Alexandre Ferretti, « les salariés ont le sang vert mais il faut voir comment on va vers ce nouveau projet d’entreprise ». Raisons pour lesquelles des « points conviviaux » sont organisés dès 8h30 ce jeudi 22 janvier sur les sièges de Gap et Aix-en-Provence pour échanger avec les salariés.

    Contactée, la direction régionale n’a pas donné suite. Une prochaine réunion de négociation au niveau local est prévue début février.

  • En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    Dans le contexte de l’augmentation annoncée du budget de la Défense
    (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards si le projet de loi finance est voté), et au lendemain de l’annonce d’Emmanuel Macron concernant la volonté de porter les dépenses de la loi de programmation militaire 2024-2030 de 413 à 449 milliards d’euros (avec l’objectif d’avancer à 2027 au lieu de 2030 l’objectif d’un budget annuel de défense de 64 milliards d’euros), le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre, Farandou, est déjà sur le pont.

    Ce dernier était dans le Var, vendredi, pour visiter deux entreprises liées à l’industrie de la Défense. Première étape : le site de Naval Group, à Ollioules, spécialisé dans la conception, le développement et l’intégration de systèmes de mission pour les navires. Il a pu y découvrir les dispositifs de surveillance de missions et les outils anti-drones, ainsi que le projet « Synergie », qui consiste en une plateforme souveraine sécurisée au sein de Naval Group pour développer des logiciels embarqués, en s’appuyant, notamment, sur l’IA.

    Une future initiative

    avec France Travail

    L’entreprise compte recruter 1 500 salariés dans le Var et 10 000 en France d’ici 5 ans. Un enjeu d’importance pour lequel l’État « doit aider les entreprises à trouver les compétences et ressources dont elles ont besoin », affirme le ministre, qui annonce la création d’une « organisation particulière au sein de France Travail pour réussir ce défi stratégique pour notre pays. » Il s’agira « d’aider les entreprises à remplir les emplois dont on a besoin, et aider les personnes à trouver du travail. C’est un enjeu de formation, avec un écosystème à mettre en place autour des universités et écoles. France Travail en sera le bras armé, pour coordonner l’ensemble des forces vives », développe-t-il, sans entrer dans les détails, précisant que le projet sera « partagé avec le ministère de la Défense, qui sera le donneur d’ordres. Il faut aussi citer le président de la République, qui a compris que les enjeux de défense étaient absolument clé. »

    Ensuite, direction La Seyne, sur le site de l’entreprise Acti, spécialisée dans la chaudronnerie, engagée dans différents secteurs, dont le naval défense, travaillant à ce titre avec Naval Group. « La défense est un écosystème. Naval Group a besoin d’un réseau de sous-traitants et Acti y participe », souligne l’ancien patron de la SNCF, qui reconnaît toutefois que ces « petites entreprises » peuvent se concurrencer « sur les ressources humaines », argument fondateur pour la mise en place de l’initiative France Travail. Revendiquant 200 salariés, Acti souffre cependant de difficultés de recrutement, la chaudronnerie peinant à attirer malgré des perspectives d’évolutions horizontales et verticales. « Il faut aller chercher les jeunes mais aussi les seniors », milite Jean-Pierre Farandou. « Pour pouvoir se défendre, il faut arriver au plein-emploi. »

    Une jeunesse toutefois bien représentée au sein des ateliers de production, de quoi ravir le ministre : « Ce sont des métiers nobles. Que les jeunes qui cherchent leur voie viennent dans l’industrie. Les dirigeants ici savent repérer les jeunes qui ont de l’envie pour leur apporter des formations. De plus, l’industrie de la défense est majeure sur ce territoire. » Jean-Pierre Farandou sera de retour dans le Var le 23 avril, pour le Toulon Défense Event.

  • CHU de Montpellier : la CGT craint un « plan social déguisé » avec l’IA

    CHU de Montpellier : la CGT craint un « plan social déguisé » avec l’IA

    D’ici 5 ans, pas moins de 12% des effectifs du CHU de Montpellier pourraient disparaître avec la mise en place d’outils d’intelligence artificielle (IA). Quand on sait que le premier employeur public de l’Hérault emploie quelque 10 000 salariés, 1 200 postes seraient ainsi concernés. Telle est la crainte de la CGT à la suite de plusieurs réunions avec la direction qui a annoncé que l’hôpital public montpelliérain faisait partie des premiers « CHU tests ».

    En fin d’année 2025, lors du Comité social d’établissement (CSE), aucune donnée chiffrée n’a été gravée dans le marbre. Ce qui peut expliquer que seule la CGT s’est pour l’heure prononcée contre le dispositif (FO, l’Unsa et la CFDT ont voté pour ou se sont abstenues). Mais « ces chiffres avaient été révélés lors de réunions préalables », assure Pierre Renard. Et le délégué syndical CGT de redouter un « plan social déguisé ».

    Pour l’heure, pas de licenciements secs en vue mais des « non renouvellements de CDD et des non remplacements de départs à la retraite » qui au fur
    -et à mesure feront baisser la masse salariale du CHU, pourtant en sous-effectif chronique comme ailleurs. « On le voit avec la grève des médecins libéraux. Rien n’a été anticipé par l’ARS ni les pouvoirs publics. Résultat  : les urgences du CHU sont débordées. Si on connaissait un drame semblable à l’incendie en Suisse, on n’aurait pas les moyens humains de prendre en charge tous les patients ».

    Le « prétexte » de l’IA ?

    Dans les discours officiels, l’IA médicale sur laquelle travaille le CHU vise à faire gagner du temps et de l’efficience aux services. Et même Pierre Renard en convient : cette technologie en devenir peut avoir des effets bénéfiques sur l’organisation des services, la coordination des tâches. « Un patient pourra repartir avec son compte rendu médical le jour même, ce qui n’était pas toujours le cas ». Mais le cégétiste prévient : « L’IA ne pourra pas répondre au téléphone pour renseigner une mamie. Elle ne réglera pas tout ». Surtout pas remplacer la présence humaine indispensable auprès des patients. « La CGT n’est pas contre l’IA mais contre la façon dont on pourrait l’utiliser. L’IA ne doit pas amener moins de réflexion chez les médecins ni remplacer des postes administratifs », prévient Pierre Renard.

    En attendant le prochain Comité d’établissement, il craint que l’administration soit dans le viseur. « Des postes de secrétariat, de coordination d’infirmiers ou dans l’interprétation de l’imagerie médicale… », illustre-t-il. « Cela ouvre la porte à des dérives qui auraient aussi des répercussions sur la Caisse de retraite de la fonction publique, dont le déficit se creuse à cause des suppressions de postes ». Pour Pierre Renard, l’IA doit venir « en accompagnement » d’un service public hospitalier qui devrait au contraire renforcer sa masse salariale. « Là, on sent que l’IA sera un prétexte pour la réduire ».

  • « Il y a un avenir pour Brandt et ses salariés »

    « Il y a un avenir pour Brandt et ses salariés »

    La Marseillaise : Pour le ministre de l’Industrie, la reprise de Brandt ne pourra pas se faire avec les 700 salariés. Que répondez-vous à cela ?

    Pascal Sudre : Pour qu’un ministre fasse ce genre de déclaration, c’est que, quelque part, il y a un avenir pour Brandt et pour l’ensemble des salariés, si tenté que le gouvernement et le chef de l’État s’engagent réellement pour la réindustrialisation de la France. Cet avenir comprend les deux usines de production situées près d’Orléans à Saint-Jean-de-la-Ruelle et à Vendôme, dans le Loir-et-Cher. Pour nous, un licenciement est un licenciement de trop, quelle que soit l’industrie ou le site menacé. Quand l’annonce est tombée puis la confirmation par le tribunal de commerce de la fermeture et du plan de licenciement de 700 travailleuses et travailleurs, autant vous dire que notre réaction était à la hauteur du scandale, surtout à quelques jours des fêtes de fin d’année ! On a toujours en tête la situation concrète des salariés concernés, de leurs familles et de leurs enfants. Un emploi supprimé dans l’industrie, c’est trois emplois induits, notamment dans les services.

    Un appel d’offres pour la reprise de Brandt doit être lancé courant janvier. Un projet a été déposé
    par l’industriel Stéphan Français, propriétaire de Thomson Computing prévoyant la reprise de 150
     salariés seulement. Est-ce la seule ? Qu’en pensez-vous ?

    P.S. : Oui et elle a été faite la veille de Noël, en mairie d’Orléans par le maire et les collectivités locales. Ce qu’on peut dire, en étant honnête, c’est que les collectivités, même s’il y a des enjeux politiques, se sont engagées rapidement. L’engagement à hauteur de 15 millions d’euros qui a été fait en quelques jours confirme qu’il y a la volonté locale de faire en sorte de maintenir une activité avec le plus de salariés possible. En revanche, on dit depuis le départ que le compte n’y est pas. Reprendre uniquement 150 salariés sur 700, c’est pas du tout acceptable pour nous. En tout cas, cette proposition industrielle montre qu’il y a un avenir pour Brandt dans toute la France. On va poursuivre la mobilisation dès début janvier.

    Vous avez demandé à la préfète
    de région Centre-Val de Loire l’organisation d’une table ronde avec les différents acteurs concernés. Avez-vous reçu une réponse
     ?

    P.S. : Il n’y a pas d’engagement sur une table ronde avec l’ensemble des acteurs locaux comme il n’y a pas de volonté, en tout cas pour l’instant politique, de rassembler tout le monde. Ce serait un message fort envoyé aux salariés concernés. On a par ailleurs demandé à la préfète de mettre sous cloche les différents sites de production, notamment Saint-Jean-de-la-Ruelle et Saint-Ouen. Car si le liquidateur prenait la décision d’envoyer les outils de production dans un autre pays on se retrouverait uniquement avec les murs, il n’y aurait plus rien à l’intérieur. Autant vous dire que du coup, on ne parlerait même plus de nouveau projet industriel, ce ne serait même plus viable. À ce stade, nous n’avons pas eu de réponse sur ce sujet.

    Vous pointez la responsabilité du conglomérat algérien Cevital qui a repris Brandt en 2014 et aurait touché des aides publiques selon vous…

    P.S. : J’ai fait des demandes pour savoir à quelle hauteur s’élevaient les aides publiques. Je n’ai pas encore eu de retour. Finalement, personne ne parle de ce groupe algérien, Cevital. C’est pourtant lui qui a pris la décision de mettre la clé sous la porte et puis de laisser les 700 salariés. Quand il y a un plan de licenciement et une fermeture d’entreprise, c’est quand même assez rare, qu’on ne parle pas du propriétaire ! Personne n’a demandé des comptes au groupe Cevital sur sa responsabilité concernant le maintien des salaires alors qu’il a construit une énorme usine de production à Sétif. Depuis 2014, il y a très certainement eu des aides publiques, ça, je n’en ai aucun doute. Nous demandons des comptes à ce groupe-là. Ce n’est pas pour nous une surprise de voir que le carnet de commandes est moins rempli. Après tout, c’est leur système qui veut ça. Depuis le départ, les salariés font des sacrifices tandis que les marges des actionnaires ont toujours été garanties. De l’autre côté, ils continuent à toucher des subsides de l’État ainsi que des collectivités locales. Ce n’est plus tenable ni acceptable.

    Comment envisagez-vous
    la reprise de l’entreprise
     ?

    P.S. : Il y a un avenir pour l’industrie en France et pour l’électroménager. Quant à un nouveau projet industriel, plusieurs économistes ont confirmé qu’il fallait une diversification. La concurrence est telle dans ce système capitaliste qu’il est nécessaire de produire du matériel différent pour ne pas être soumis à une seule concurrence au niveau international et faire face à la demande. Finalement, on voit bien que la situation de Brandt, au-delà du made in France et de la marque emblématique qui venait de fêter ses 100 ans, gêne les politiques. Car c’est une fois de plus un fleuron de l’industrie française qu’on laisse partir. Au-delà du drame que ça génère, tout le monde pense qu’il y a un avenir pour Brandt, il y a un attachement fort de la population. Comme ce fut le cas pour Duralex, pour qui on s’est battus. Quand on créé les conditions d’une mobilisation large de l’ensemble de la population, on voit qu’elle répond présente pour défendre à la fois la marque mais surtout les emplois derrière. Les gens ont compris que quand une industrie fermait, c’était aussi une attaque contre le service public. C’est notre slogan à la CGT. Quand on dit qu’il n’y aura pas d’industrie sans service public et pas de service public sans industrie, c’est une réalité.

    On va continuer à se battre. Toute la CGT est mobilisée localement, l’union départementale, la fédération de la métallurgie, la confédération. On travaille ensemble et ça commence à porter ses fruits. Notre rôle de syndicalistes va être de peser à la fois sur toutes les collectivités et au plus haut sommet de l’État pour qu’un projet industriel voit le jour avec la reprise de l’ensemble des salariés et de l’ensemble des sites. Car pour Brandt, l’enjeu est extrêmement politique, comme il l’a été pour Duralex et l’est pour ArcelorMittal. L’enjeu est d’autant plus fort à trois mois des élections municipales. Une nouvelle industrie qui ferme, notamment dans le Loiret, ce sont des fermetures de sites en cascade. C’est 700 multiplié par trois en nombre de pertes d’emploi.

  • Fin de grève à Arkema et une « victoire collective » pour la CGT

    Fin de grève à Arkema et une « victoire collective » pour la CGT

    Pas d’effusion de joie mais une « victoire sur la forme » pour les salariés marseillais d’Arkema. Ce mardi a marqué la fin du mouvement social entamé le 11 décembre dernier sur le site marseillais de l’entreprise de chimie. Les travailleurs ont voté la fin de la grève en assemblée générale après treize jours de grève à l’appel de la CGT, sur fond de bras de fer pour des augmentations de salaires.

    « Nous ne sommes pas complètement satisfaits des résultats des négociations. La proposition de la direction générale est entendable mais on est surtout satisfaits de l’avoir obligé à renégocier », expose Sébastien Jonas. Preuve de la difficile équation à laquelle ont fait face les grévistes : « La reprise n’a été votée que d’une courte majorité, ça s’est joué à 6 voix près. Les salariés sont partagés ». Pour rappel, la CGT avait appelé à la grève suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes » où la direction ne proposait que 1,2% de hausse de salaire et un « talon », c’est-à-dire l’augmentation plancher de salaire, à 35 euros, la plus basse depuis 2002 selon les calculs syndicaux. Suite au bras de fer, ce talon passe à 50 euros, ce qui bénéficie « largement aux salaires médians » de l’entreprise [lire notre article du 23/12, Ndlr.]. Cerise sur la gâteau avant les fêtes de fin d’année : la CGT arrache aussi une « prime de résultats de 400 euros » alors qu’elle n’était pas prévue à l’origine.

    « Des convictions »

    « On est fiers du travail collectif et de la mobilisation qui a été menée. Pour tenir 13 jours d’arrêt de fabrication, il faut avoir des convictions », positive Sébastien Jonas. Si son organisation revendiquait 160 euros de hausse de salaire pour tous, elle faisait face au départ à une direction générale « qui ne voulait pas réouvrir les NAO ». D’où la satisfaction « de l’avoir forcé à bouger ». Autre « victoire » syndicale : des bougés au niveau des emplois. « Il n’y a pas d’engagement écrit mais on avance sur la question des départs à la retraite non remplacés. La direction en évoque 150, mais on a maintenant bon espoir de réduire largement ce chiffre », développe le syndicaliste.

    En contact direct avec les autres sites en grève de l’entreprise grâce à un système de visioconférence, les salariés marseillais ont fait remonter leur décision à la coordination CGT. Avant que cette dernière appelle officiellement à « suspendre le mouvement de grève ». Puisque la majorité des assemblées générales qui se tenaient au même moment dans les usines homologues se sont aussi prononcées en faveur de la reprise du travail. « Les résultats des assemblées ont été serrés sur tous les sites, tous sauf un ont voté contre la reconduction », expose Sébastien Jonas. « On a gagné la bataille psychologique, on les a fait revenir à la table des négociations », se félicite Emmanuel Grandjean, coordinateur CGT, lors de la visioconférence.

    Au pic du mouvement, les travailleurs de plus d’une dizaine d’usines suivaient la grève, avec des appels aux débrayages de quelques heures pour certaines ou un arrêt total de la production pour d’autres. Une première depuis belle lurette pour l’un des leaders mondiaux des matériaux de spécialités : la dernière grève d’ampleur à Marseille remontant à 2021. D’où la conclusion de la coordination CGT qui évoque « une victoire collective », insistant sur « l’unité des sites » dans cette bataille.

  • Déremboursement des cures : douche froide pour le thermalisme

    Déremboursement des cures : douche froide pour le thermalisme

    À l’arrêt puis sauvé par les aides d’État et des collectivités durant la pandémie de Covid, le thermalisme va-t-il finalement couler à cause de la politique d’austérité du gouvernement ?

    On n’en est pas encore là, mais lors des rencontres nationales du thermalisme, début novembre en Auvergne-Rhône-Alpes, la menace du déremboursement des cures était sur toutes les lèvres. Ce n’est pas la première fois que la menace est brandie mais elle se précise. Un décret de la loi de financement de la Sécurité sociale (qui reste à adopter) prévoit de baisser la part de remboursement sur les soins thermaux de 100 à 65% pour les malades en affection de longue durée et de 65 à 15% pour tous les autres. Un déremboursement considérable qui vient s’ajouter au complément tarifaire (le reste à charge) et aux frais (logement, transport, nourriture…) déjà supportés à 100% par les curistes. « La Sécurité sociale ne paye pas des vacances aux curistes, c’est une idée reçue », conteste Paul-François Houvion, directeur des thermes de Balaruc-les-Bains, première destination thermale en France avec 52 000 curistes soignés chaque année.

    Dans la foulée, Paul-François Houvion corrige un second cliché. Non, les cures ne servent pas à rien ! « Il existe une soixantaine d’études scientifiques et médicales qui démontrent le service médical rendu (SMR). » Face au scepticisme de certains généralistes, le directeur insiste. « Que je sache c’est à la Haute autorité de santé ou à l’Agence régionale de santé (ARS) de prouver le contraire. Mais qu’ils demandent à chaque établissement de prouver les bienfaits, nous y sommes prêts. » Chaque année, Paul-François Houvion mène sa petite enquête. Sur les 15 000 curistes interrogés, « 99% disent aller mieux après trois semaines chez nous et près de 90% diminuent significativement leur prise de médicaments ».

    7 000 emplois directs

    Autant dire que l’argument comptable du gouvernement lui paraît dérisoire. « Le coût du thermalisme pour la Sécu, c’est 270 millions d’euros sur un total de 6,8 milliards. Ce sont des économies de bouts de chandelle. » Le déremboursement serait loin de résorber le déficit. En revanche, il aurait des conséquences sur les patients pris en charge pour des problèmes de rhumatologie, phlébologie comme à Balaruc ou encore de dermatologie, affections des voies respiratoires ou des muqueuses buccales comme au centre flambant neuf des Fumades à Alès. « Le risque c’est celui d’une médecine à deux vitesses avec des gens aux faibles revenus qui ne pourront plus se soigner », alerte Florence Brutus. « Certains curistes de milieux modestes hésitaient déjà à y retourner en raison des coûts, là ils ne pourront plus », prévient la vice-présidente de la Région Occitanie.

    Aux côtés de la profession, qui a lancé des pétitions, l’élue (PRG) tente d’interpeller les députés sur les conséquences économiques néfastes pour les territoires ruraux. En tant que présidente des Régions de France, Carole Delga (PS) a fait cosigner aux autres présidents un courrier adressé au Premier ministre. « Des projections montrent que certains petits établissements devraient mettre la clé sous la porte. Quant aux plus solides, ils devront dégraisser leurs effectifs », alerte Florence Brutus.

    Or le secteur pèse lourd en Occitanie. Pas moins de 7 000 emplois directs répartis sur 28 stations thermales. Sans compter les milliers d’emplois induits dans l’hôtellerie, la restauration, les transports, les commerces dont certains pourraient être mis à mal. Une étude a chiffré le panier moyen de dépenses d’un curiste à 1 970 euros pour 3 semaines. Autant de retombées économiques en moins. Avec 471 613 curistes accueillis l’an passé (soit 31,07% du total hexagonal), l’Occitanie est la première région française et l’Hérault (63 493 curistes à Balaruc, Lamalou et Avène) le premier département. Pour Paul-François Houvion, la pilule a d’autant plus de mal à passer qu’il a le sentiment d’un « débat démocratique confisqué ». « Ça parle sans savoir, sans regarder plus loin que le bout de son nez. »

  • Reconditionnement haut de gamme : Cykero s’implante à Montpellier

    Reconditionnement haut de gamme : Cykero s’implante à Montpellier

    C’est une belle prise pour la métropole de Montpellier. Jeudi 13 novembre, Bichoi Metias, fondateur et PDG de la marque européenne du reconditionné premium Cykero, posait au Mibi (Montpellier business & innovation centre) la « première pierre symbolique » de son futur technocentre, bientôt érigé à Castelnau-le-Lez. Une implantation « extrêmement soutenue par les acteurs publics et financiers locaux », se félicite Bichoi Metias, la Métropole de Montpellier et la Région Occitanie ayant notamment voté des aides de 300 000 euros pour la première et 800 000 euros pour la seconde. L’entreprise quant à elle a investi 20 millions d’euros dans la construction de ce technocentre.

    C’est dans son garage en Allemagne, où il vivait à l’époque, que Bichoi Metias, ancien ingénieur dans le ferroviaire, a lancé en 2020, en plein confinement, la marque Cykero.
    Cinq ans plus tard, la start-up franco-allemande enregistre un chiffre d’affaires de 27 millions d’euros (en 2024) et a su se positionner comme un acteur de référence en Europe dans le reconditionnement haut de gamme des appareils électroniques dotés de batterie (smartphones, tablettes, ordinateurs portables, montres et écouteurs connectés…).

    « 77 kg de CO2 économisés pour chaque appareil »

    « Il existe plusieurs types de reconditionnement. Nous nous situons dans la gamme premium, avec une exigence de qualité élevée », explique le PDG de Cykero. « Aujourd’hui, sur le marché du reconditionné, la moyenne des retours pour problème qualité est de 20%. Chez Cykero, on est à moins de 2%, très proche d’un appareil neuf (entre 1,3 et 1,5%). » La marque offre également des services qui se rapprochent des appareils neufs : « 2 ans de garantie pour les particuliers, 30 jours satisfaits ou remboursés, une traçabilité totale sur les appareils. Des choses qui donnent du pouvoir au consommateur pour décider de mettre le prix ou pas », insiste Bichoi Metias. Car si les appareils Cykero peuvent être jusqu’à
    30 ou 40% moins chers que du neuf, « on n’est pas les moins chers du reconditionné car on propose du haut de gamme ». L’entreprise vante également une démarche écoresponsable, avec « 77 kg de CO2 économisés pour chaque appareil vendu, sachant qu’on en vend 10 000 par mois », souligne le PDG.

    Désormais Montpellier sera donc « le nouveau centre de gravité » de la marque, qui y a d’ores et déjà transféré son siège en France, basé jusque-là dans les Yvelines. « On vient avec un engagement fort pour l’innovation, l’industrialisation, l’économie circulaire », assure Bichoi Metias. Les travaux du technocentre, qui sera situé dans le quartier Eurêka, à Castelnau-le-Lez, ont débuté le 17 novembre et se poursuivront « jusqu’à fin 2026-début 2027 ». Une ouverture partielle du site est prévue « tout début 2027 pour qu’on commence à installer nos machines. Ensuite, il y aura une remise des clés finale à la fin du premier trimestre ou au début du deuxième trimestre 2027. »

    S’il est question de « technocentre » et pas simplement d’usine, c’est « parce que ça va être bourré d’innovations technologiques : on va avoir de l’automatisation, de la robotisation, de l’intelligence artificielle… On va mettre le paquet sur cet aspect innovation pour pouvoir quadrupler notre capacité dès l’ouverture. Aujourd’hui on est à 10 000 pièces par mois en capacité maximum, on passera à 40 000. Et à l’horizon 2030, en pleine capacité, on pourra traiter 150 000 appareils par mois », estime le PDG de Cykero. Une activité qui devrait permettre de créer 160 postes d’ici 2030. « Outre le fort engagement régional pour l’innovation, la réindustrialisation et l’économie circulaire, qui nous ont séduits, il y a aussi à Montpellier une attractivité qui facilite le recrutement des futurs talents : c’est une ville extrêmement jeune et dynamique, avec beaucoup d’écoles de commerce, d’ingénieurs, de BTS. »

    À noter que Cykero a récemment ouvert une boutique éphémère (jusqu’au 31 janvier) au 10, place de la Comédie, préfiguration d’un showroom qui sera également accessible aux clients au sein de son futur site montpelliérain.