Tag: Éducation

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Cet examen a pour objectif d’accompagner la progression individuelle de chaque élève. Le jury délivre un diplôme avec mention, sans conditionner le passage de niveau. La préparation permet aux élèves de développer leur technique, leur sens artistique, leur autonomie et la gestion du stress, tout en favorisant l’effort et la persévérance.

    Présentés seuls ou en duo, les élèves ont interprété une variation imposée dans chaque discipline. Le jury était composé de Juddith Abou, professeure de danse classique, et de Amandine Sainati, professeure de danse jazz, toutes deux titulaires d’un diplôme d’État ou certificat d’aptitude, accompagnées des professeures de l’école municipale, Sylvie Andréotti en danse classique et Sophie Gangloff-Mirian en danse jazz. Les parents auront l’occasion de découvrir ces variations lors du spectacle de fin d’année qui se déroulera au Théâtre des Salins à Martigues le 3 juin 2026. La remise des diplômes s’est déroulée le soir même en présence du maire du Rove, de son premier adjoint et adjoint à la culture, des parents et des élèves.

  • Une journée porte ouverte à Marseille pour découvrir l’alternance

    Une journée porte ouverte à Marseille pour découvrir l’alternance

    Présentation des différents types d’apprentissage, conseillers d’orientation, ateliers de CV… Ce mercredi, le Centre de formation de la Bourse du travail organise des portes ouvertes au 15 rue des convalescents à Marseille (1er) pour faire découvrir l’apprentissage.

    Du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) accessible après la 3e au brevet de technicien supérieur (BTS), accessible après le bac, tous les types de formation seront représentés dans des domaines très variés, allant du bâtiment aux prothèses dentaires en passant par l’optique et par le commerce. « Ces portes ouvertes sont vraiment pour tout le monde, de celui en 3e, à celui dans les études supérieures. Car on peut faire de l’apprentissage jusqu’à 29 ans, et même plus si l’on est en situation de handicap », explique Valérie Bronchart, responsable du pôle administratif du centre de formation de la Bourse du travail. Des conseillers d’orientation seront présents pour aider les jeunes dans leur choix. Pour ceux qui ont déjà choisi leur domaine, un atelier sera également mis en place pour les accompagner dans leur recherche d’entreprise.

    Un bon moyen pour tous de découvrir la diversité que peut offrir l’apprentissage. « Le triptyque entre le jeune, le formateur et le tuteur permet à l’apprenti de se dire : “ Je peux le faire. ” Et les introduire dans le monde professionnel, ça les booste souvent », affirme Valérie Bronchart.

    Mercredi de 9h à 16h30.

  • [Entretien] Stéphane Audebeau : « Les collèges de l’Académie de Montpellier vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026 »

    [Entretien] Stéphane Audebeau : « Les collèges de l’Académie de Montpellier vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026 »

    La Marseillaise : Les collèges vont être particulièrement impactés par des suppressions de postes à la rentrée ?

    Stéphane Audebeau : Dans le second degré, on se retrouve, dans l’académie de Montpellier, avec une baisse de 73 ETP (équivalent temps plein, équivalents en termes de postes), répartis entre collèges, lycées, lycées pro, etc. C’est là que les choses vont faire mal : les collèges vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026. Ce sont eux qui vont absorber la quasi-totalité de la baisse des ETP, puisque l’Académie prévoit – 90 ETP dans les collèges. Les lycées, avec zéro suppression prévue, sont moins maltraités.

    Quelles vont être les répercussions sur les élèves ?

    SKA : Ces suppressions de postes dans tout un ensemble de disciplines vont entraîner des classes globalement un peu plus chargées. Et il y aura des profs qui vont manquer. Comme on ne crée pas non plus de titulaires remplaçants, ça veut dire qu’il faudra, au dernier moment, recruter des contractuels, si on arrive à les trouver… On s’attend à ce que la rentrée 2026 soit beaucoup plus compliquée pour les élèves que cette année.

    Le rectorat fait valoir une baisse démographique…

    S.A. : C’est un prétexte ! Il y a, selon nous, une instrumentalisation et une exagération de la baisse démographique. Il y a bien une petite inflexion, mais en réalité c’est une très légère baisse et non pas un effondrement, comme c’est dit partout. Au niveau académique dans le second degré, il y a 1 692 élèves de moins attendus. Rapporté au nombre total d’élèves dans l’Académie, ça fait -0,8 %… Et dans les lycées, on est sur une baisse de 270 élèves au niveau académique : ce n’est rien du tout. Il est vrai que la baisse attendue dans les collèges, d’environ 1 500 élèves, est plus forte. Mais c’est pareil, il faut relativiser : on est sur du 1,3%.

    Cet argument de la baisse démographique revient en permanence. La rectrice l’a repris lors du CSA, en disant : il y a une baisse démographique, donc on est obligé d’avoir un raisonnement comptable. Nous ne sommes pas d’accord. La baisse, on la connaît depuis 2017 : depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence, tous les ans il y a eu des baisses de postes, alors même qu’il y avait augmentation des effectifs. Et maintenant qu’on se dit qu’on va un peu plus respirer dans les classes, le gouvernement et les rectorats en profitent pour supprimer davantage de postes.

    Les difficultés socio-économiques particulièrement marquées dans certains territoires de l’Académie ne sont pas prises en compte ?

    S.A. : Hélas non… Au niveau de l’académie de Montpellier, on a pourtant quatre départements parmi les premiers, au niveau hexagonal, en termes de taux de pauvreté, de taux de boursiers et de taux de chômage, les Pyrénées-Orientales en tête. Nous avons dit à la rectrice qu’elle n’avait pas su faire valoir correctement au niveau ministériel la réalité de son académie. Notamment dans les collèges des PO, du Gard et de l’Hérault, très fortement soumis à la non-mixité sociale et très fortement concurrencés par le privé. Cette réalité n’est pas prise en compte à sa juste mesure.

    Cette dégradation des moyens risque d’ouvrir un boulevard à l’enseignement privé…

    S.A. : C’est certain… Le Rectorat assume de prévoir une baisse démographique quatre fois moins forte dans le privé que dans le public. Dans le Gard notamment, non seulement l’enseignement privé est déjà très favorisé par rapport au public, mais ce département va absorber 44 % de la baisse démographique académique, ce qui va favoriser encore davantage l’enseignement privé. La problématique de la fuite vers le privé existe aussi dans l’Hérault sur certains territoires : Montpellier, Béziers notamment. Ce sont les endroits où la concurrence du privé est la plus forte. Cela concerne les élèves les plus socialement favorisés, c’est pour ça qu’on parle de ségrégation sociale et scolaire.

  • Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Le sport à l’école, le grand oublié de l’Éducation nationale ? N’en déplaise à Emmanuel Macron, moins d’un an après les Jeux olympiques de Paris, la France n’est pas devenue le pays de sportifs que le Président souhaitait impulser. L’effet JO est retombé, tout comme la folle « parenthèse enchantée », chère au locataire de l’Élysée, pour tenter de faire oublier sa forte impopularité. Pire, l’état actuel des équipements sportifs est on ne peut plus dégradé. C’est ce qu’il ressort d’une enquête menée par les professeurs du Snep-FSU, dont les résultats ont été présentés le 30 janvier dernier.

    S’inspirant du Nutri-score, les enseignants ont évalué toutes les installations sportives en fonction des équipements disponibles (gymnases, pistes d’athlétisme, piscines, etc.) et de certains critères (qualité du sol, dimension, sécurité, etc.). Les résultats de ce « Gymnase score » sont accablants. « Sur les 284 établissements du second degré de l’Académie de Montpellier, 241 nous ont répondu. Et sur ces 241, plus de la moitié sont classés catégorie D ou E [les plus mauvaises, Ndlr]. Ce sont 50 % des collèges et 57 % des lycées », détaille Fabien Andrieu, responsable du dossier au Snep-FSU et enseignant à Perpignan. Seuls 23 établissements scolaires obtiennent la meilleure note, la A. Le Gard et l’Hérault ne dérogent pas à la règle et s’inscrivent dans la dynamique académique. 49% des collèges et lycées héraultais recueillent la note D ou E et 54% des établissements du Gard.

    La natation prend l’eau

    Si l’enquête témoigne d’une vétusté généralisée des équipements sportifs utilisés par les élèves, celle-ci met également en lumière les fortes inégalités territoriales au sein de l’Académie, induisant selon le syndicat « une rupture de service public ». Comme souvent, les établissements classés en Rep et Rep+ sont les plus défavorisés. « À Nîmes, la situation est déjà dégradée. 9 collèges sur les 10 ont une note D ou E, les lycées sont plutôt classés D ou C. Au niveau des Rep ou Rep +, sur 6 établissements, un seul est classé C, les autres sont D ou E. Les élèves cumulent les inégalités sociales et difficultés scolaires », observe Lise Chopinet, secrétaire Snep-FSU du Gard. Et ainsi d’établir une concordance avec l’Indice de position sociale – outil se basant sur le statut social des familles. Plus il est faible, plus les conditions d’apprentissage sont dégradées – et le résultat obtenu au Gymnase score est faible également. « Les Rep sont concentrées dans les grandes villes. Sur Montpellier, tous les gymnases datent des années 60. Le dernier date de 2008, il y a presque 20 ans. Or, en 20 ans, Montpellier a pris pratiquement 54 000 habitants. Mais les infrastructures ne suivent pas », fait valoir Claudie Vaufreydaz, secrétaire Snep-FSU héraultaise.

    L’autre point noir mis en avant concerne l’accès à la piscine. « Alors que c’est un enjeu de société, 20% des collégiens n’ont pas accès à une piscine et sont totalement dépourvus d’enseignement de natation, sachant qu’il y a un savoir-nager obligatoire au niveau ministériel. En comptant les lycées, ce sont 60 établissements qui n’ont pas accès à une piscine, soit 25% », reprend Fabien Andrieu. Ici, ce sont les établissements ruraux qui sont les plus touchés. Par exemple, dans l’Hérault, le collège Louise-Michel à Ganges, le collège Max-Rouquette à Saint-André-de-Sagonis ou encore le collège du Pic-Saint-Loup à Saint-Clément-de-Rivière n’ont pas accès à une piscine. Le syndicat est donc en contact avec les différentes collectivités afin de leur faire prendre connaissance de la situation et milite pour une rapide intervention en faveur des établissements les plus vétustes.

  • La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    « Seule, je ne suis rien, ensemble, on ira loin », lance Aurélie Grach lundi soir en conclusion de la réunion publique de la liste d’union de la gauche, Vivons mieux Port-Saint-Louis, (DVG) qu’elle conduit. Les colistiers et colistières, âgés de 28 à 86 ans, sont dispatcheuse de navire, retraitée et fille de communistes italiens ayant fui Mussolini, militants syndicalistes ou communistes, coiffeuse ou électromécaniciens.

    Toutes ont décidé de suivre Aurélie Grach dans la bataille des municipales pour « porter la voix de l’éducation et de l’école », dans le cas d’Emmanuel Stamatiou, ouvrier docker, syndicaliste, communiste et musicien. « C’est le premier sanctuaire de la République pour chaque enfant. Les enfants ne doivent plus avoir froid l’hiver et chaud l’été, il y a urgence d’accélérer la rénovation des groupes scolaires », estime le candidat, qui parle également de « pilier de l’égalité » dans le fait de bien manger à l’école, dans une cantine « accessible ».

    La culture aussi, doit être accessible, dans l’idée d’Elisabeth Taormina, fonctionnaire métropolitaine et passionnée de peinture.

    « L’essentiel, la santé »

    « La vie de nos quartiers, la jeunesse et les seniors font ensemble battre le cœur de notre ville. Trop de quartiers sont laissés de côté », considère la candidate, selon laquelle « la culture créée du lien entre les générations. Elle ne doit pas être un luxe, mais fédérative et vivante, accessible à tous ». Et considérée comme « un outil de vivre ensemble ».

    Le centre-ville et les commerces sont le credo d’Emélia Dragonas-Guérini. « J’ai assisté à la défiguration du centre-ville », juge-t-elle, parlant de « mission impossible pour s’acheter un pantalon » dans un centre-ville qu’elle présente « sans commerce ni lieu de passage ». « J’ai la folle envie de voir un centre-ville attractif toute l’année, avec des lieux d’échanges et de convivialité et pas juste des feux d’artifice les soirs d’été », tacle la candidate.

    « Revenir à l’essentiel, la proximité et la sincérité » est le mantra de François Barges, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Marcegaglia et colistier, souhaitant « assurer la santé et la sécurité pour tous ».

    « Des personnes de valeur prêtes à travailler pour notre ville et tous ses habitants », pour Aurélie Grach, « fière d’être tête de liste citoyenne et de gauche », face à « la politique de droite macroniste » du maire sortant « qui défile avec le député RN » selon la candidate.

  • À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    Énergie, enfance et éducation. Voilà les thèmes abordés lors de la 2e réunion publique de campagne du maire sortant Loïc Gachon (PS). « N’y voyez pas de lien, il n’y en a pas », prévient-il face aux habitants venus en nombre dans la maison de quartier du Roucas. Et en fait si.

    « Les maîtres mots de notre politique, quel que soit le domaine, sont : protéger au présent et projeter dans l’avenir », explique l’édile. Ce mantra se traduit par une municipalité qui consacre « 40% de son budget à sa jeunesse », affirme Didier Saura, adjoint délégué à la communication. « Ce mandat, nous avons construit deux nouveaux groupes scolaires : Anne Sylvestre, et Robert Badinter, qui clôt la rénovation du quartier des pins. (…) Chaque année nous investissons 3 millions d’euros pour rénover et entretenir nos 12 autres écoles. »

    Christian, arrivé à Vitrolles il y a une quinzaine d’années, salue les efforts de la Ville en matière « de qualité de services publics ». « Je sors du conservatoire pour un cours de guitare, ma fille d’un cours de danse, et mon fils est à Névache en classe neige dans le centre municipal qui est un excellent vecteur de lien social et de vivre-ensemble. »

    En matière d’énergie aussi, la majorité de Loïc Gachon tente de mettre au point un service public avec la communauté d’énergie photovoltaïque citoyenne. Lancé au printemps dernier, ce projet concerne particuliers, professionnels et bâtiments communaux. « La commune a signé avec groupement d’entreprises un contrat de concession de trente ans, détaille Isabelle Rovarino, conseillère municipale au numérique. Pour démarrer les panneaux solaires sont placés sur 25 bâtiments municipaux, ce qui représente une production de 8 GW, soit la consommation électrique de 2 000 foyers. » Un projet qui devrait occuper la liste de Loïc Gachon en cas de réélection.

  • Quand les mécènes soutiennent l’action sociale

    Quand les mécènes soutiennent l’action sociale

    Cinq structures sont soutenues financièrement par le Fonds de dotation de Marseille, initié par des entrepreneurs pour mettre en œuvre des actions destinées à réduire la frature sociale sur le territoire. La 3e édition de leur gala « à jamais solidaires ! » se déroule le 30 mars pour récolter des fonds.

    A chacun son domaine pour favoriser l’égalité des chances : la cuisine du bouillon de Noailles, le Rugby club marseillais côté sport, Castelife pour l’entreprenariat, l’accès à la culture par Action Bomaye reliant l’éducation et la réinsertion, deux vecteurs aussi soutenus par Ambition 360.

    Vecteur de cohésion

    Certains représentants d’associations ont été poussés par leur histoire personnelle, à l’image d’Ismaël Cousin, le directeur d’Action Bomaye. Déscolarisé à 17 ans, placé en foyer, il sert aujourd’hui d’exemple aux minots tout en dressant un constat alarmant : « des jeunes de 7 à 10 ans souhaitaient être livreur plus tard », se désole-t-il… Il faut « casser le plafond de verre », lance-t-il, pour favoriser l’égalité des chances et que ces jeunes développent des ambitions.

    Le Fonds de dotation de Marseille, créé en 2019, a déjà soutenu une cinquantaine de projets grâce à plus de 600 000 euros collectés. Ce collectif d’entrepreneurs appelle à les rejoindre, comme l’a fait, fin 2025, Cécilia Barontini, ancienne cadre de l’OM : « j’avais coutume de dire, à tort, que l’OM était le seul vecteur de cohésion sociale », avant de découvrir ce projet. Sa participation présage l’arrivée « d’anciens bleu et blanc », comme celle de l’ancien défenseur de l’OM Eric Di Meco déjà annoncée. Cet invité d’honneur présidera d’ailleurs le Gala 2026.

    Plus de 100 mécènes, 10 000 euros défiscalisables par table, et un menu en 6 actes présenté par les Toques Françaises. Le Gala 2026 s’ouvrira le 30 mars. Avec pour principal enjeu de donner de la visibilité aux cinq associations et de la montée des « enchères » pour les investissements des mécènes et de leurs invités.

  • Sanary : un collégien poignarde sa professeure d’arts plastiques, son pronostic vital engagé

    Sanary : un collégien poignarde sa professeure d’arts plastiques, son pronostic vital engagé

    L’effroi a une nouvelle fois frappé le milieu scolaire. Qui plus est dans un collège réputé sans histoire, dans une commune peu habituée aux faits divers, d’autant plus d’une telle gravité. Peu après 14h, un élève de 14 ans, en 3e du collège la Guicharde de Sanary a porté trois à quatre coups de couteau à sa professeure d’arts plastiques, au niveau du torse, avant de prendre la fuite. Il a rapidement été appréhendé par un assistant d’éducation, sans manifester d’opposition. Il a ensuite été placé en garde à vue pour tentative d’assassinat. Une enquête a été ouverte et confiée aux commissariats de police de Toulon et de Sanary.

    La professeure, âgée de 60 ans, a rapidement été secourue et transférée vers l’hôpital Sainte-Anne de Toulon. Elle y a été opérée en urgence puis placée dans un coma artificiel. mardi soir, son pronostic vital était toujours engagé.

    « Des tensions avec cette professeure »

    Qu’est-ce qui a bien pu, dès lors, pousser cet élève à commettre un tel geste ? « Pour le moment, il n’y a aucune connotation religieuse ni politique qui apparaissent », a annoncé le procureur de la République de Toulon Raphaël Balland. « On sait seulement qu’il y avait eu des tensions avec cette professeure, et qu’il lui en voulait d’avoir fait des rapports à son encontre. » Une version corroborée par des témoignages d’élèves. « Le matin, il disait qu’il voulait tuer la prof de maths. On croyait que ce n’étaient que des paroles. Mais comme elle n’était pas là, il s’en est pris à la prof d’arts plastiques car elle lui mettait beaucoup d’observations », déclarait l’un d’entre eux. Autre élément important : l’élève « avait visiblement des problématiques familiales, mais il n’était pas connu pour le moindre fait de violences », a ajouté le procureur, ce qui aurait pu, également, favoriser son passage à l’acte.

    Tatiana Kolodziej, professeure d’EPS et référente premiers secours au collège la Guicharde, est la première à avoir secouru sa collègue : « Les élèves sont venus me chercher. On a eu peur, mais elle est partie consciente », a-t-elle expliqué. Au sein du corps enseignant, c’est « la stupéfaction, le choc. Les collègues sont en larmes. On ne s’attendait pas du tout à ça dans un collège privilégié, tranquille », déplorait-elle.

    « Il faut mettre plus de moyens humains notamment pour le contrôle des sacs. C’est un collège d’une petite ville, on n’est pas à l’abri de ce type d’acte dans n’importe quel établissement », s’est ému Dominique Queyroulet, représentant du Snes-FSU dans le Var. Du côté des parents d’élèves « on ne comprend pas. Ma femme et ma fille ont eu cette professeure lorsqu’elles étaient au collège, elle est super gentille (sic). On est une grande famille, les Sanaryens. Il va falloir se soutenir face à ce traumatisme », déplore Roland.

    Les élèves ont quant à eux été rapidement sortis de classe, puis regroupés dans la cour de récréation, avant d’être progressivement évacués à partir de 15h30. Ce mercredi, les cours n’auront pas lieu, mais une cellule psychologique a été mise en place, ainsi qu’un « accueil organisé par le collège pour les professeurs, mais aussi pour les enfants qui en ressentent le besoin », a précisé le préfet du Var Simon Babre. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, s’est quant à lui rendu sur place dans la soirée.