Tag: Éducation

  • Bras de fer autour de la CDIsation d’un surveillant

    Bras de fer autour de la CDIsation d’un surveillant

    Au terme d’une mobilisation de longue haleine, les assistants d’éducation (AED), souvent appelés surveillants, ont obtenu, en septembre 2022, la publication par le ministère de l’Éducation nationale d’un décret autorisant leur CDIsation. Ces personnels précaires « qui travaillent 41 heures par semaine pour 1 400 euros par mois avec des contrats d’un an faits au bon vouloir des chefs d’établissement pour les maintenir sous pression, étaient les seuls personnels non-titulaires de la fonction publique qui ne se voyaient pas proposer de CDI après 6 ans de service dans les établissements scolaires », explique Karine Abauzit, enseignante en lycée professionnelle dans l’Aude et militante Sud Éducation.

    Depuis, nombre d’entre eux tentent de faire valoir ce droit fraîchement obtenu dans leurs académies respectives. « La plupart essuient des refus. On se bat poste par poste pour obtenir des CDI », confie Karine Abauzit. « Esteban avait reçu un avis favorable de son chef d’établissement, il y avait des besoins dans son lycée de Lézignan », poursuit-elle. Le Rectorat a néanmoins refusé sa CDIsation, ce qui a débouché, entre 2023 et 2025, sur deux années de procédures juridiques qui se sont soldées par une décision victorieuse pour l’AED, le tribunal administratif ayant ordonné sa CDIsation. « La première décision de ce type à ma connaissance », souligne l’avocate montpelliéraine Sophie Mazas, qui assure la défense d’Esteban Jimenez.

    « Le rectorat a modifié les conditions de son contrat »

    L’histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf qu’à la réception du contrat début janvier, « le Rectorat lui impose de travailler à plus de 100 km de chez lui, sans proposition préalable pour les transports, sur un poste comportant deux nuits par semaine, sachant qu’il a ses deux enfants en garde alternée », énumère l’avocate. Le tout « avec 8 jours pour signer ». Mission impossible pour Esteban, dans l’impossibilité de réorganiser sa vie en si peu de temps. « Le Rectorat, ce faisant, a modifié les conditions de son contrat en opérant une mutation de sa résidence administrative, qui correspond normalement à son établissement d’origine, à Lézignan  », souligne Me Mazas.

    Un argument qu’a fait valoir la délégation reçue ce jour-là au Rectorat dans l’espoir de trouver une solution. « Le Rectorat ayant été enjoint de proposer un CDI avant le 5 février, ses représentants disent qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu, à savoir proposer le seul poste qu’ils avaient. Nous leur avons signifié que la règle étant de respecter la résidence administrative, ils auraient dû lui proposer un poste à Lézignan », rapporte Karine Abauzit. Les deux parties se sont quittées sur l’engagement, pris par le Rectorat, que « des efforts seraient faits pour trouver un poste plus près. M. Jimenez devrait être contacté d’ici le 20 février. De notre côté nous avons maintenu que si le poste n’était pas sur le lieu de la résidence administrative, nous saisirions une nouvelle fois le tribunal. »

  • La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    Du mieux, même si tout n’est pas parfait. Comme six autres députés ce jour-là, mobilisés dans une action commune, pour « enclencher une prise de conscience d’ensemble et une remise en question structurelle des conditions de détention des mineurs », Hendrik Davy (L’Après), député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, a usé de son droit de visite parlementaire pour retourner à l’établissement pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e) ce jeudi 25 février. En mars l’an dernier, il avait pu découvrir que les jeunes n’avaient pas accès à l’école, faute de surveillant en nombre suffisant. Suivait fin août un rapport salé de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté après une visite inopinée, Dominique Simmonot réclamant la fermeture partielle de l’EPM. Elle s’indignait notamment de la pratique de la « mise en grille », une « punition » qui consiste à mettre un enfant « sans eau, sans toilette, sans rien pour s’asseoir dans une cellule pendant plusieurs heures », rappelle le député.

    Désormais 38 mineurs, dont le plus jeune à 15 ans, sont incarcérés, contre 51 l’an dernier, le nombre de places ayant été ramené à 40 pour entamer un plan de rénovation, 120 000 euros investis pour repeindre et changer le mobilier, démarré en novembre dans les 7 unités de l’EPM et qui doit se terminer mi-juin, précise Karine Mathieu, directrice du service éducation de l’EPM pour la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), arrivée en janvier. Avec 33 éducateurs, elle assure le suivi des jeunes et entend remobiliser tout le monde « autour du “faires avec” », avec de la formation obligatoire, des groupes de travail, dans le cadre d’une refonte du projet d’établissement.

    Finie aussi la mise en grille, utilisée pour faire « redescendre la pression », explique le directeur adjoint de l’EPM que l’on sent démuni : « On les réintègre en cellule avec le risque de voir la situation dégénérer. » Côté surveillant, la fermeture tournante de deux unités a amélioré la situation, même si le taux d’absentéisme est de 30% et que les reprises se font en mi-temps thérapeutiques, convient-il.

    Une unité qui « répare »

    Dans les cellules de l’unité 5, celle du « régime différencié » pour mauvais comportement, on confirme l’amélioration. « Ça se passe bien, j’ai école », raconte Boui, 16 ans, incarcéré depuis 2 ans, déjà connu de l’EPM à l’âge de 13 ans. Dans la cour, les ados interpellent le député : « On est enfermés, on nous traite comme des animaux. » L’un d’entre eux déplore la qualité de la nourriture mais lui confie avoir un « projet paysage ». « On voudrait faire plus de sports, 2 à 3h par semaine ça suffit pas, c’est dur », témoigne-t-il.

    À l’unité « répare » pour « respect, anticipation, responsabilisation », on respire. Les six jeunes détenus sont libres de circuler le week-end, partagent plus de moments collectifs. « On demande à venir et on est pris si on a un bon comportement », explique l’un d’entre eux. Aucun des détenus passés par cette unité ne font partie des 48 enfants retournés à l’EPM en 2025 après y être déjà passé.

    « On juge une démocratie à l’état de ses prisons. Les visites servent à quelque chose, même si tout ne va pas mieux », quand « beaucoup d’enfants nous ont confirmé qu’ils passaient une grande partie de leur temps en cellule », estime en bilan Hendrik Davi, convaincu qu’il faut « penser à des alternatives à la privation de liberté ». Et de préconiser de prendre « le problème à la racine », en « donnant des moyens à l’aide sociale à l’enfance et à l’Éducation nationale pour éviter que les jeunes, ne deviennent la proie des réseaux ».

    « On juge une démocratie
    à l’état de
    ses prisons. »

  • Propositions de campagne du Printemps marseillais

    Propositions de campagne du Printemps marseillais

    Solidarité : les propositions des communistes reprises

    Dans le programme présenté, de nombreuses propositions avaient été émises par les communistes. Ainsi des tarifs réduits pour les parents isolés pour leur permettre de profiter de toutes les opportunités offertes par la Ville, la création d’une mutuelle municipale… « Si nous sommes des milliers, nous pourrons mécaniquement faire baisser les prix, faire du rapport de force », explique Benoît Payan. S’ajoutent aussi l’accès pour tous à un centre de santé non lucratif à proximité de son domicile, la création d’une charte du relogement pour les familles de victimes.

    Logement : Mille places d’hébergement d’urgence

    Rappelant le drame de la rue d’Aubagne – « la justice de ce pays est passée et reviendra une fois de plus » – Benoît Payan se félicite de voir le nombre d’agents passés d’un demi-temps plein à 170 personnes. Le programme pousse encore pour l’encadrement des loyers qui n’a pu être mis en place, la création d’un gendarme du logement, la mise en place de baux solidaires, la création de 1 000 places d’hébergement d’urgence.

    Sécurité : doubler la police municipale

    Cela faisait partie des premières annonces de la campagne : le Printemps marseillais veut doubler les effectifs de la police municipale. « Ce n’est pas très difficile, puisque nous l’avons déjà fait », sourit le maire, rappelant qu’en un mandat autant de policiers ont été embauchés qu’en cinquante ans. « Nous allons mettre des commissariats dans chaque arrondissement, avec des policiers qui vont au contact de la population », promet-il encore. Assurant que cette politique de sécurité doit s’appuyer aussi sur le rétablissement des services publics, « un retour de la République pleine et entière ».

    Éducation : 15 000 repas gratuits

    Priorité affichée du premier mandat, la réalisation de 27 écoles est mise en avant par le maire. « Nous sommes la seule ville de France à avoir construit autant d’écoles en un mandat », défend-il. Et de promettre de porter le montant du kit scolaire à 150 euros, de passer de 10 000 à 15 000 repas gratuits dans les cantines comme le proposait le PCF, de proposer 15 000 petits-déjeuners gratuits aux écoliers. « Nous avons fait l’expérience dans une école de Belsunce, non seulement l’attention en classe, mais aussi les résultats scolaires se sont améliorés. Ce n’est pas qu’une question de dignité, mais aussi une question essentielle de développement humain », applaudit Benoît Payan.

  • Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Mettre « l’enfant au centre » : la formule est devenue un axe de campagne pour Nîmes en commun, qui décline une série de propositions allant de la petite enfance à l’adolescence, avec une idée directrice : une ville pensée pour les plus jeunes est aussi plus vivable pour tous.

    Côté petite enfance, la liste annonce le développement des structures d’accueil et l’élargissement des horaires, un accès facilité aux modes de garde et des aides municipales ciblées, notamment pour les familles monoparentales. Sur le pouvoir d’achat des familles, le collectif met en avant la gratuité des transports pour les moins de 25 ans, la gratuité des bibliothèques, et la mise en place d’un séjour vacances dès l’été 2026.

    Le cœur du volet école repose sur un plan d’urgence d’adaptation climatique et de rénovation pour les 83 écoles, complété par la renaturation des cours et un projet éducatif territorial renforcé : tutorat, accès au sport, éducation artistique et culturelle, ludothèque itinérante, réseau d’entraide parentale. La liste évoque aussi une refonte du Projet de réussite éducative pour mieux accompagner les enfants et familles en difficulté.

    Redonner la parole

    Enfin, sur la citoyenneté, le collectif veut créer un conseil municipal des enfants, élu dans les écoles, avec engagement de réponse publique à chaque proposition. Objectif affiché : agir tôt contre les déterminismes sociaux et rendre aux enfants une liberté réelle dans l’espace public. A.J

  • L’enfance, levier d’égalité pour Nîmes

    L’enfance, levier d’égalité pour Nîmes

    Elle n’a pas « choisi » l’enfance comme un thème de campagne : c’est l’enfance qui l’a rattrapée, chaque matin, à hauteur de CP. Géographe-urbaniste de formation, passée par la réhabilitation de quartiers d’habitat social, Agnès Charaix-Py s’est reconvertie dans l’enseignement. Aujourd’hui colistière de Nîmes en commun, elle porte deux dossiers qui se répondent : renaturaliser la ville, « y compris les cours d’école des 83 écoles de Nîmes », et redonner aux enfants une place de citoyens à part entière.

    Dans sa classe, elle dit avoir vu « une paupérisation certaine » en 17 ans : pauvreté matérielle, familles récemment arrivées, barrière de la langue. À cela s’ajoutent, selon elle, « les non-problèmes » devenus massifs : l’emprise des écrans, la concentration en chute, et des signaux sanitaires plus lourds dans les quartiers populaires (caries, obésité, alimentation déséquilibrée). « On est sur une santé défavorable », résume-t-elle, sans fatalisme. Car l’autre visage, elle le décrit avec une énergie contagieuse : des enfants « affamés de culture et d’apprentissage », un enthousiasme brut, une soif de découverte. « Ce sont des gamins pas blasés », dit-elle, évoquant une sortie aux Arènes, « magique », parce que beaucoup n’y avaient « jamais mis les pieds ».

    Ce contraste nourrit sa colère politique : « Il y a des pépites. Je les vois, ils ont six ans. » Et pourtant, faute d’accompagnement, beaucoup glissent, du primaire au collège puis au lycée, jusqu’à l’orientation subie. « Ça me met la rage », insiste-t-elle : « on sacrifie leur avenir ». Pour Agnès Charaix-Py, la mairie a des leviers concrets et immédiats : périscolaire, loisirs, accès à la culture, à la mobilité, à une alimentation saine. Des actions qui, mises bout à bout, « ouvrent des horizons » et desserrent l’étau du déterminisme social.

    « Vous êtes Nîmois »

    L’épisode de juin 2025 a marqué durablement la communauté éducative : « 81 écoles sur 83 ont été fermées pendant la canicule », rappelle-t-elle, décrivant des classes à 30-31°C, des journées perdues où l’on n’enseigne plus vraiment. Pour elle, le sujet n’est pas anecdotique : il dit une politique d’investissement, des priorités assumées. « Le musée de la Romanité ou le Palais des Congrès, c’est bien, mais ça nous a fait perdre du temps », lâche-t-elle, plaidant pour un plan pluriannuel transparent : diagnostic école par école, catégories d’urgence, calendrier lisible pour parents et équipes, travaux d’isolation, protections solaires, solutions de rafraîchissement sobres, et renaturation réelle des cours.

    Car « la ville à hauteur d’enfant » commence derrière le portail : moins de goudron, plus de pleine terre, des arbres, des potagers qui fonctionnent, des composteurs suivis, du vivant. Pas pour faire joli, mais pour transformer l’expérience quotidienne et l’adaptation climatique. Et au-delà de l’école, elle déroule une vision urbaine très concrète : abords d’écoles apaisés, rues temporairement libérées des voitures, cheminements piétons sûrs, pistes cyclables praticables par des enfants, quartiers ralentis. Autrement dit : l’enfance comme test de vérité des politiques publiques.

    Mais l’ambition, insiste-t-elle, est aussi démocratique. Elle regrette l’absence d’un conseil municipal des enfants et veut éviter le gadget : sujets travaillés en amont dans les écoles, élus référents, engagement public de réponses, et retour devant les enfants « dans six ou douze mois » sur ce qui a été fait. « Ce ne sont pas seulement les citoyennes de demain, ce sont les citoyennes d’aujourd’hui », martèle-t-elle.

    Dans sa classe, une phrase revient : « Moi je voudrais qu’ils se sentent Nîmois. » Parce que l’appartenance, dit-elle, peut être un point d’appui, plus accessible que l’identité nationale pour des enfants de familles diverses. « Vous êtes Nîmois », répète-t-elle à des élèves pourtant nés ici. Derrière, une idée simple : faire de la ville un bien commun, et de l’enfance un point de départ. « Un enfant égal un enfant », conclut-elle, « des beaux quartiers comme des classes populaires ». À ses yeux, la justice sociale commence là : dans une cour d’école, un trajet du matin, un repas de cantine, une bibliothèque gratuite, un droit réel à la parole.

  • [Entretien] Paul Planque : « Une bataille pour la santé et pour l’emploi industriel »

    [Entretien] Paul Planque : « Une bataille pour la santé et pour l’emploi industriel »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Paul Planque : Cela fait un an maintenant que l’on va à la rencontre des Alésiens pour entendre quelles sont leurs attentes pour la ville. Il nous semblait indispensable d’aller dans une démarche citoyenne à la rencontre de ceux qui vivent la ville au quotidien. Nous avons donc accumulé un ensemble de demandes concernant cette ville que nous avons tenté de réintroduire dans ce que l’on appellera non pas un programme, mais un projet pour la ville car cette démarche, nous souhaitons la poursuivre, y compris dans la gestion à venir de la ville.

    Quels sont les thèmes que vous portez dans cette campagne ?

    P.P. : Il y a d’abord la santé car 7 000 Alésiens sont sans médecin traitant. Ensuite, il y a la question de la jeunesse et de la réussite éducative. C’est un domaine dont la municipalité actuelle s’est totalement désengagée puisqu’elle privilégie une population âgée. C’est légitime de s’occuper des personnes âgées mais ça ne peut pas se faire au détriment de l’avenir d’Alès qui est sa jeunesse. Aujourd’hui, il n’y a plus de maisons de quartier, il y a une maison de la jeunesse qui est très mal placée par rapport aux besoins réels de la jeunesse. Nous avons aussi travaillé sur l’emploi pour que cette jeunesse reste travailler à Alès après ses études. Le nombre d’emplois industriels a été divisé par dix et il y a une bataille à mener pour recréer de l’emploi industriel. Notre préoccupation est aussi de redynamiser le centre-ville, ce qui passe par la revalorisation du pouvoir d’achat des Alésiens.

    Alès est aussi une ville fracturée. Comment comptez-vous reconnecter tous les quartiers de la ville ?

    P.P. : Il y a un problème de communication entre le centre-ville et certains quartiers comme ceux du Prés-Saint-Jean, de Clavières ou des Cévennes. Mais il y a aussi un problème de communication des quartiers entre eux. Quand j’habite la Prairie, pourquoi je ne peux pas aller directement à Tamaris ? Aujourd’hui, il y a des navettes qui tournent comme des guêpes autour du centre-ville et dont la population regrette qu’elles ne viennent pas dans leur quartier.

    Pourquoi l’union avec Basile Imbert (PS) n’a pas été possible ?

    P.P. : J’ai encore relancé nos camarades du PS et des Écologistes la semaine dernière mais j’ai reçu une fin de non-recevoir de la part de Basile Imbert. Nous avons aussi appris que l’ancien secrétaire de la section alésienne du PS, Christophe Clauzel, était sur la liste de Rivenq. Est-ce inéluctable sur Alès que le PS finisse toujours à droite ? C’était le cas avec Christian Chambon, maintenant avec Clauzel, qu’adviendra-t-il de Christiane Thomas ? Aujourd’hui j’ai plus envie de m’adresser aux électeurs socialistes qu’à leurs dirigeants. Le 15 mars, le vote utile, c’est nous. Mais je ne doute pas qu’on retrouve avec les socialistes au second tour.

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Cet examen a pour objectif d’accompagner la progression individuelle de chaque élève. Le jury délivre un diplôme avec mention, sans conditionner le passage de niveau. La préparation permet aux élèves de développer leur technique, leur sens artistique, leur autonomie et la gestion du stress, tout en favorisant l’effort et la persévérance.

    Présentés seuls ou en duo, les élèves ont interprété une variation imposée dans chaque discipline. Le jury était composé de Juddith Abou, professeure de danse classique, et de Amandine Sainati, professeure de danse jazz, toutes deux titulaires d’un diplôme d’État ou certificat d’aptitude, accompagnées des professeures de l’école municipale, Sylvie Andréotti en danse classique et Sophie Gangloff-Mirian en danse jazz. Les parents auront l’occasion de découvrir ces variations lors du spectacle de fin d’année qui se déroulera au Théâtre des Salins à Martigues le 3 juin 2026. La remise des diplômes s’est déroulée le soir même en présence du maire du Rove, de son premier adjoint et adjoint à la culture, des parents et des élèves.

  • Une journée porte ouverte à Marseille pour découvrir l’alternance

    Une journée porte ouverte à Marseille pour découvrir l’alternance

    Présentation des différents types d’apprentissage, conseillers d’orientation, ateliers de CV… Ce mercredi, le Centre de formation de la Bourse du travail organise des portes ouvertes au 15 rue des convalescents à Marseille (1er) pour faire découvrir l’apprentissage.

    Du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) accessible après la 3e au brevet de technicien supérieur (BTS), accessible après le bac, tous les types de formation seront représentés dans des domaines très variés, allant du bâtiment aux prothèses dentaires en passant par l’optique et par le commerce. « Ces portes ouvertes sont vraiment pour tout le monde, de celui en 3e, à celui dans les études supérieures. Car on peut faire de l’apprentissage jusqu’à 29 ans, et même plus si l’on est en situation de handicap », explique Valérie Bronchart, responsable du pôle administratif du centre de formation de la Bourse du travail. Des conseillers d’orientation seront présents pour aider les jeunes dans leur choix. Pour ceux qui ont déjà choisi leur domaine, un atelier sera également mis en place pour les accompagner dans leur recherche d’entreprise.

    Un bon moyen pour tous de découvrir la diversité que peut offrir l’apprentissage. « Le triptyque entre le jeune, le formateur et le tuteur permet à l’apprenti de se dire : “ Je peux le faire. ” Et les introduire dans le monde professionnel, ça les booste souvent », affirme Valérie Bronchart.

    Mercredi de 9h à 16h30.