Tag: Culture

  • Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Le style Art déco de sa façade devrait être conservé. 2026 devrait marquer un changement majeur pour le dernier cinéma de la franchise historique de Montpellier puisqu’il fermera ses portes d’avril à août pour d’importants travaux de rénovation.

    Déjà repoussés à plusieurs reprises, les travaux du cinéma Art et essai visent à donner un coup de jeune à toute la structure du bâtiment afin de « garantir de meilleures conditions d’accueil aux spectateurs et de travail à l’équipe », indique Adrien Reyne, le chargé de communication et d’événementiel du cinéma. Du hall d’entrée aux six salles de projection, en passant par les couloirs, les bureaux des salariés et la façade, le cinéma devrait être largement rénové sans le dénaturer pour autant.

    En prévision des travaux, l’équipe a lancé en octobre la Boutique du Diago, une collection de produits dérivés à l’effigie du cinéma. « On s’est inspiré des t-shirts vendus après les concerts des groupes de rock », indique Adrien Reyne. En vente dans le hall, des t-shirts, sweat-shirts à capuche, tote-bags, chaussettes, affiches et sacs banane estampillés du logo de la marque et illustrés par la bédéiste montpelliéraine Cuillère.

    « Fermer 5 mois est une angoisse totale »

    Au centre de chaque pièce, un tyrannosaure robotique librement inspiré de Godzilla a été choisi par l’équipe du cinéma comme un symbole de destruction. « La bête casse tout sur son passage. C’est ce qu’on va faire au Diago : tout détruire pour tout reconstruire. » En vente uniquement sur place, les pièces sont colorées et truffées de références à la ville de Montpellier.

    Vendus entre 15 et 40 euros, les produits dérivés sont, selon Martin Bidou, le directeur, une manière « symbolique » de soutenir le cinéma pendant sa fermeture. « C’est une angoisse totale de fermer autant de temps, confie-t-il. Quand vous verrez passer une personne dans la rue avec un t-shirt ou un pull Diagonal, vous penserez à nous. C’est pour pas qu’on nous oublie pendant la fermeture. »

    En attendant la fermeture, des spots de communication sont déjà diffusés dans les salles obscures du Diagonal, l’un des derniers cinémas indépendants de Montpellier.

  • Un mini-festival pour un nouveau souffle rock à Marseille

    Un mini-festival pour un nouveau souffle rock à Marseille

    Rocks psyché ou hardcore, il y en a pour tous les goûts, les furieux de musique à forts décibels vont se réjouir d’une soirée aux sonorités électriques samedi 10 janvier de 18h à 4h du matin. Créée en 2013, à la suite de l’appellation « Marseille capitale européenne de la culture », l’association Phocea Rocks accompagne les artistes locaux émergents dans leur projet.

    Pour cette première édition, le mini festival hivernal de rock a programmé sept groupes : Jim Younger’s Spirit, Sovox, Binaire, Oi Star, Avee Mana, Wake The Dead et Technopolice. Une soirée qui s’annonce « d’une incroyable vigueur et d’une très grande diversité », peut-on lire sur le site internet de l’événement, la fête sera au rendez-vous avec la venue de trois DJ : Wild Cat Lou, Bonnie J et Genoux cassés.

    Une initiative collective partagée avec La Plateforme, inaugurée à l’automne 2025, située 12 Rue Urbain V, dans l’ancien Dock des Suds et qui ouvre ses portes aux artistes « issus des souterrains et hors circuits institutionnels (dans le cadre de La Plateforme du Rock) », résume Emma, bénévole pour l’association Phocea Rocks et membre du groupe Catalogue.

    Carte blanche pour l’association, l’objectif est simple, « promouvoir la scène locale, notamment de la musique extrême comme le punk et surtout la scène dite DIY, c’est-à-dire des groupes organisés en terme de répétition et de production musicale », insiste Emma.

    Nouveau bastion du rock

    Le festival affiche déjà 500 participants, un chiffre encourageant, Bertrand Brême, co-programmateur à La Plateforme espère atteindre la barre des 800 billets vendus avant samedi. Depuis son installation dans l’ancien Dock des Suds, l’espace revêt un véritable succès, « je souhaite que l’ancien Dock revive avec une esthétique éclectique de qualité », s’enthousiasme le co-programmateur.

    La Plateforme accueillera la première scène rock indépendante de la saison, avec la conviction de réinventer cet espace, autrefois temple de la musique du monde, en un lieu d’apprentissage, de culture et de partage. Une volonté de suivre l’héritage laissé par l’ancien Dock. « On essaye d’emmener des gens qui vivent autour de ce lieu, montrer à ces publics que ça existe », témoigne le co-programmateur.

    La scène marseillaise est en pleine effervescence, La plateforme qui abrite actuellement l’école du numérique souhaite « avoir une scène et des conditions professionnelles », pour accueillir des publics divers se réjouit Bertrand Brême.

    L’association Phocea Rocks mise sur la nouveauté, « l’objectif n’est pas de programmer un artiste deux fois, mais de permettre aux artistes émergents de trouver leur public », c’est toute la particularité de l’événement se réjouit Emma. L’association espère pérenniser ses actions et faire découvrir davantage les talents locaux, cependant, cette dernière ne ferme pas la porte à la programmation d’artistes déjà connus du public.

    Depuis 2024, l’association fait battre le cœur de la place Jean Jaurès avec le Festival « La Plaine du Rock », après s’être vu contraint de retirer la programmation de ses précédentes éditions (2012-2019) de la célèbre déambulation musicale Rue Consolat à la suite de complications face à la crise du Covid-19.

    La deuxième édition du Festival « La Plaine du Rock » avait affiché 4 000 participants, une belle participation qui souligne l’intérêt toujours plus croissant pour la musique locale indépendante.

    Entrée payante à partir de 10€

  • Le Festival de Nîmes monte le son

    Le Festival de Nîmes monte le son

    Cent-cinquante-mille spectateurs en 2025 mais la 29e édition risque de battre tous les records avec 30 concerts et spectacles prévus du 11 juin au 26 juillet dans les Arènes.

    Le festival s’amorce en beauté le 11 juin avec un concert de Théodora. Dès le 12, on retrouve Gaëtan Roussel et Vanessa Paradis puis Feu! Chatterton et Benjamin Biolay le 14. Le 17 juin, place au groupe suédois de heavy metal Sabaton pour une escale de son « Legendary tour », suivi d’un concert de l’icône folk-rock Neil Young le 22, des Black Eyed Peas le 23 et de Lenny Kravitz le 24.

    Le 26 juin, les Arènes accueillent « Gladiator live », une interprétation par l’orchestre national de Montpellier Occitanie de la bande originale du film de Ridley Scott. Le 28 juin, le compositeur Joe Hisaishi dirigera les musiques tirées des films du studio Ghibli et Miyazaki. Le 1er juillet, place au rappeur Damso, suivi de Jamiroquai le 2, du pianiste Ludovico Einaudi le 3, du Gardois Julien Doré le 4 et de Sting le 6. Le 7 juillet, The Pixies célébrera ses 40 ans de carrière, Marilyn Manson fera vibrer Nîmes le 8, suivi d’une représentation du Béjart Ballet de Lausanne le 10.

    Le 11 juillet, Katy Perry fera ses premiers pas sur la scène nîmoise (complet), suivie le 13 par Lorde, puis par Nick Cave & the bad seeds le 14. Le 16 juillet, les toulousains Big Flo & Oli feront leur retour dans les Arènes, tout comme Christophe Maé le 17. Le 18, place à Charlotte Cardin, suivie de Tom Odell le 20. Gims donnera un concert déjà complet le 21 et Orelsan deux représentations les 22 et 23. Le festival s’achèvera sur trois dates de The Cure les 24, 25 et 26 juillet.

  • Nakata, un spectacle sur la voie des arts japonais à Aix-en-Provence

    Nakata, un spectacle sur la voie des arts japonais à Aix-en-Provence

    Un mélange de danse, d’arts martiaux et de peinture en direct. C’est ce que propose la compagnie Telmah avec son spectacle Nakata. Ce mardi à 19h, les curieux pourront profiter gratuitement de leur représentation à la Fondation Vasarely d’Aix-en-Provence. « Nous voulons creuser les liens entre la danse contemporaine et les arts martiaux », explique Aurélie Imbert, danseuse qui propose ce spectacle avec Idir Chatar. Le duo est à la recherche du tracé calligraphique, de la trace laissée par le corps dans l’espace. Par un petit jeu de mot, Nakata, le nom de l’œuvre, fait référence au fameux sabre japonais, le katana. Au-delà du nom, le spectacle puise son inspiration de Kafka sur le rivage, d’Haruki Marukami, et de nombreux éléments de la culture nippone.

    Un lieu imprégné d’art

    « Ayant un penchant pour les arts plastiques et la peinture, cela faisait sens pour nous de travailler au milieu de ces œuvres monumentales », s’enthousiasme la danseuse. « Les formes géométrique de Vasarely font un écho à l’architecture de la chorégraphie de Nakata », précise-t-elle. Plasticien de renom, Victor Vasarely est connu comme le père de l’art optique, courant artistique fondé sur les illusions visuelles, les formes géométriques et les effets de mouvement. Aurélie Imbert, qui rêvait de ce spectacle, espère que « tenir cette représentation dans un écrin inhabituel, sans lumière, offrira une nouvelle perspective aux spectateurs, leur fera aimer la danse contemporaine ».

  • Un temple des arts équestres à Béziers

    Un temple des arts équestres à Béziers

    Fin 2025, Firmin Gruss, le directeur de la célèbre compagnie circassienne et fils du fondateur Alexis Gruss, a présenté un projet d’envergure mené en partenariat avec la Ville de Béziers : un conservatoire des arts équestres et de la piste sur un terrain de 13 hectares à l’entrée de Béziers.

    Présenté par la Ville comme un « ensemble architectural audacieux », ce futur sanctuaire, dont la construction devrait débuter en 2028 pour un peu plus d’un an et demi, vise à « préserver, transmettre et faire rayonner les savoir-faire liés au cheval ». Le conservatoire accueillera donc des festivals et spectacles équestres mais aussi une collection d’objets, d’archives et de témoignages liés aux métiers du cheval. À travers des technologies immersives, les visiteurs pourront découvrir les traditions équestres et le savoir-faire des selliers, bourreliers, maréchaux-ferrants, palefreniers, soigneurs, etc. La famille Gruss souhaite aussi faire de ce sanctuaire, un lieu de formation aux arts du spectacle pour les chevaux comme pour les cavaliers à travers des master-classes animées par des figures du monde équestre.

    Près de 20 millions d’euros à investir par la famille Gruss et la Ville

    Côté financement, 19,5 millions d’euros seront nécessaires. La famille Gruss a annoncé investir 16 millions d’euros, complétés par la Ville de Béziers avec 3,5 millions, notamment prévus pour l’achat des terrains et l’aménagement des voiries. L’agglomération voit en ce projet une opportunité de diversifier son offre touristique et de générer de nouvelles retombées économiques.

  • Des artistes locaux présentent leurs photographies au public à Istres

    Des artistes locaux présentent leurs photographies au public à Istres

    Le rendez-vous de la photographie d’auteur, Clic’arts, s’installe une nouvelle fois dans les hauteurs du vieux Istres avec une exposition signée Christian Soupène, originaire d’Arles, et Geneviève Grimaldi, qui puise son inspiration dans les travaux du célèbre photographe américain Steve McCurry. Un rendez-vous porté par la municipalité d’Istres.

    Au programme, précise la Ville dans un communiqué, « une invitation à rêver dans un monde qui bouscule et nous assomme. Les deux artistes questionnent l’humain dans son environnement, un arrêt sur image empreint de silence et de lumière saisi à travers l’objectif ». Une double exposition qui fusionne pour un arrêt dans le temps, des instants de vie figés capturés à l’aide d’appareils numériques dans un monde où tout va très vite.

    Deux univers unifiés

    Christian Soupène capture son univers depuis une dizaine d’années. Son œil dompte aussi bien la couleur que le noir et blanc. L’artiste Arlésien dévoilera « La clarté indécise d’un songe, opus 1 et 2 », une série de 23 clichés déclinés en petites séries ou seules et qui retrace son voyage au Japon, dans les villes de Kyoto et Kobe, à l’automne 2015. « Chaque image est une tentative de retenir l’évanescence, de suspendre le réel dans une forme de poésie visuelle », décrit l’artiste sur son site internet. Le photographe avait déjà présenté une partie de son exposition au Festival Off de la photographie d’Arles, en 2024.

    Geneviève Grimaldi est affiliée à la Fédération française de photographie. Elle s’empare de la lumière pour raconter ce qui ne peut être prononcé. La Ville précise : « Dans son viseur, le monde contemporain et ses travers, regorgeant de vitalité, de frénésie et d’obscurité. à travers son exposition intitulée “Ligne de vie”, l’artiste est libre, elle réintroduit la lumière aux couleurs criardes tapissées par la pollution des mégapoles. Geneviève Grimaldi mêle mouvements, contrastes et jeux de lumière. » Les images associent rêve et réalité « et deviennent une halte, une respiration, une invitation à voir autrement », ajoute la municipalité. La photographe, originaire de Maussane-les-Alpilles, exposera également ses œuvres du 5 au 16 janvier à la Maison des arts à Fos-sur-Mer.

    Le vernissage de l’exposition des deux artistes se tiendra le mercredi 7 janvier à 18h30, à la chapelle Saint-Sulpice, avec entrée libre. Christian Soupène et Geneviève Grimaldi seront présents chaque samedi de 14h à 17h durant l’exposition, jusqu’au 8 février, pour échanger avec le public.

    Entrée gratuite

  • Le festival Itinérances déroule sa 44e édition

    Le festival Itinérances déroule sa 44e édition

    Depuis plus de quarante ans, le festival cinématographique s’attache à transmettre une passion du septième art accessible et profondément ancrée
    dans le territoire cévenol. En 2026, l’événement prendra une dimension particulière : les travaux du Cratère amènent une partie de la programmation au théâtre éphémère de la Prairie.

    Après une édition 2025 marquée par la présence de Sergi López et près de 43 000 entrées, Itinérances revient avec un programme ambitieux : hommages, invités, avant-premières, cartes blanches et la traditionnelle compétition de courts-métrages francophones. La grande rétrospective 2026, intitulée
    Les Magnifiques ! explorera toutes les formes d’itinérance : du voyage au long cours au cheminement intérieur. Fidèle
    à son identité, le festival mettra en lumière des cinématographies du monde entier. Le Pass 2026, proposé à tarif réduit jusqu’au 4 janvier, permettra d’accéder à l’ensemble des projections, confirmant la volonté du festival de rester ouvert et populaire.

  • À la découverte de l’art aborigène à Lodève

    À la découverte de l’art aborigène à Lodève

    Bien plus qu’une tradition picturale, « l’art aborigène est un système de connaissance, une structure de croyances et un modèle de vie qui ont guidé les communautés depuis 65 000 ans », présente le musée. Afin d’offrir aux visiteurs des voies d’accès à cette vision du monde complexe, l’exposition est organisée autour de trois thèmes : Country (pays, territoire, Terre), entité vivante à laquelle les individus appartiennent et dont ils prennent soin ; Creation, qui renvoie aux récits fondateurs décrivant comment les êtres ancestraux ont façonné la terre, établi les lois de l’existence et laissé leur présence dans le monde naturel ; et Ceremony, qui évoque la danse, le chant, la peinture corporelle et la performance rituelle qui maintiennent le bien-être de Country et assurent la transmission de la mémoire culturelle.

    Grâce à une sélection d’œuvres provenant de différentes régions, « cette exposition rappelle que le continent aujourd’hui nommé Australie n’a jamais constitué un pays unique. Avant la colonisation, il se composait d’environ 250 communautés distinctes, chacune dotée de ses propres langues, lois, traditions et histoires. Ces différences se reflètent dans la grande diversité régionale de l’art aborigène. » Les artistes de cette exposition appartiennent ainsi à des groupes linguistiques et des identités claniques spécifiques.

    LM

  • Avec près de 900 000 visiteurs, les musées de Marseille surfent sur les records

    Avec près de 900 000 visiteurs, les musées de Marseille surfent sur les records

    « La gratuité, c’est la démocratie », affirme sans ambages Christine, devant les vestiges de Massalia sous vitrine. Cette habitante de la Belle de Mai se souvient de l’ouverture du musée d’Histoire de Marseille « dans les années 70, avec des escaliers en bois ». Elle y revient régulièrement, comme ce 31 décembre, avec Vénus et Julien, ses amis libanais, qui découvrent « la collection largement enrichie et mise en valeur par une superbe muséographie ».

    « On croit que c’est tranquille ce job, eh bien non ! », s’amuse l’agent de sécurité, à l’entrée du musée. En ce jour de Saint-Sylvestre, les visiteurs affluent, de tous âges, de tous lieux. La faute, ou plutôt le mérite, à la politique culturelle de la Ville. Depuis 2020, les musées marseillais sont gratuits. « Je suis allé à la Vieille Charité ce matin et je passe l’après-midi ici, pour pas un euro. C’est magnifique ! Un voyage dans le temps », apprécie Joachim, géologue allemand à la retraite, qui écume les musées d’Europe « dont certains, très chers ». La gratuité, même pour les expositions temporaires chaque premier dimanche du mois, est un argument de vente nécessaire, mais pas suffisant, pour Christine, qui profite également « des conférences, top et en accès libre ».

    Dans la file d’attente pour les tickets, un groupe de jeunes parisiens se réjouit d’avance. « J’adore les vieilles pierres, explique Schams à son frère cadet. Mais on va faire du deux en un avec l’expo photo des Detaille. Tu connaîtras Marseille comme si tu y étais né ». Plus loin, devant l’épave reconstituée du navire romain de la Bourse, un couple de mal-voyants attendent les audio-guides. « Je suis déjà venu avec l’école », précise leur fils Antonin, 9 ans, qui réclame également « un casque, parce que c’est plus marrant ». Une poignée d’enfants, le nez collé à la guide conférencière, ne rate pas une miette de l’histoire de Protis et Gyptis. « Ils ont eu le coup de foudre ! » s’écrie l’un d’eux en se retournant vers son père.

    Dehors, au calme, posée sur un banc du jardin des vestiges, Manon, 27 ans, avoue « venir souvent profiter de ce décor qui a traversé les âges, en plein cœur du centre-ville, c’est un vrai luxe pour prendre ma pause sandwich ».

    Pas de doute, la fréquentation des musées s’installe dans une dynamique positive. Un succès que ne boude pas Jean-Marc Coppola. « La gratuité en est un des éléments. Mais elle permet aussi de valoriser nos musées », considère l’adjoint (PCF) au maire en charge de la culture.

    Les œuvres sortent

    de leur réserve

    L’élu évoque également la politique culturelle menée en direction des crèches et des écoles, « avec le programme d’éducation artistique et culturelle où les parents sont accompagnateurs, en particulier avec le Préau des Accoules. Et un choix des sujets d’expositions, comme “C’est pas bêtes’’ sur la représentation animale dans les œuvres, qui valorise les pièces exposées ».

    La Ville a également enrichi ses expositions permanentes de pièces sorties des réserves. « De quoi offrir de nouveaux récits de Marseille et donner envie de revenir », argumente l’élu. D’autant plus facilement que les expos jouent les prolongations. Et dans la liste des ingrédients qui font recette, il faut encore ajouter l’événementiel, avec « les festivals qui accrochent, les femmes mises à l’honneur, les partenariats avec d’autres musées comme le Louvre, la formation des agents par le recrutement externe… »

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    L’annulation de l’édition 2026 du festival d’Angoulême ne signera pas un sacrifice total pour les artistes. Le rendez-vous se décline en mini-festivals de BD, disséminés sur le territoire. Dont un à Marseille, prévu fin janvier. « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».

    À savoir

    884 000 visiteurs

    Ce chiffre marque une hausse historique de la fréquentation de l’ensemble des musées en 2025. En 2024, ils étaient 670 026 visiteurs à passer le seuil. Chacun des douze mois affiche une fréquentation en hausse par rapport à l’année précédente, avec un jalon inédit de 101 306 au mois d’août.

    Au top

    La Vieille Charité dépasse les 270 000 visiteurs, battant son record de 249 447 en 2018. Le Musée d’Histoire de Marseille franchit pour la première fois la barre des 100 000. Le Préau des Accoules en a accueilli plus de 37 000, contre 32 017 en 2024. Le Mémorial des déportations dépasse les 28 000.

    Du jamais vu

    D’autres musées atteignent leur plus haut niveau de fréquentation depuis plusieurs années : le musée des Beaux-Arts avec plus de 99 000 visiteurs, le Musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode, à Borély, décroche 44 000 entrées, et 68 000 pour Cantini, son meilleur résultat depuis 2017.

  • Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Depuis des mois, nombre de syndicats et collectifs d’artistes dénonçaient la gestion du festival de BD d’Angoulême par la société 9e Art+. « Manque de transparence », « mauvaise gestion des cas de violence sexistes et sexuelles », mais aussi « vision trop mercantile de l’événement » ont conduit à l’effondrement de l’édition 2026 du plus gros festival international de BD.

    En attendant que l’A.D.B.D.A (Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême), qui en a repris les rênes, écrive une nouvelle page, plus saine, de son histoire, l’événement se décline en mini-festivals de la BD dans plusieurs villes françaises.

    « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».