Tag: Culture

  • En un an, 23 commerces ont ouvert en centre-ville d’Aubagne

    En un an, 23 commerces ont ouvert en centre-ville d’Aubagne

    Les affiches sont prêtes. On y lit « J’aime Aubagne, je consomme dans ses boutiques », accompagné du slogan « Soutenir nos commerces, c’est cultiver notre art de vivre. » « Ces affiches vont être apposées dans les vitrines. La campagne de communication va également se déployer sur les réseaux sociaux et des clips vidéo vont être diffusés, cette semaine, sur BFM TV Marseille », expose Danielle Menet, adjointe au maire déléguée à l’économie.

    Face « à ceux qui disent qu’il n’y a pas de commerces à Aubagne, ce qui est méprisant », lâche-t-elle, l’élue met en avant les atouts du centre-ville, selon elle : « c’est la présence de la culture », avec par exemple le cinéma Le Pagnol, le théâtre Comoedia et les loisirs, comme le manège. « Cela peut attirer le public, pour une expérience de consommation autre que de commander depuis son canapé », pose-t-elle.

    Si elle reconnaît que les travaux « pour le Bus+ en direction des Paluds et pour le Val’Tram* ont gêné les automobilistes, on espère que l’embellissement de la ville va faire oublier tout ça. » Elle poursuit : « Le Val’Tram, qui devrait être opérationnel à la fin du premier semestre 2026, va faire venir à Aubagne la clientèle d’autres communes.»

    100 commerces vacants

    Malgré un contexte économique maussade, « que l’on constate aussi dans la galerie marchande d’Auchan, zone de la Martelle, avec des commerces qui ont fermé », souligne pour sa part Céline Fourcade, directrice du Paci (Initiatives Pays d’Aubagne- La Ciotat), « on compte cette année 23 installations de commerces en centre-ville, contre 11 l’an dernier », se réjouit Danielle Menet. Directrice de l’économie à la Ville, Noria Medjebeur précise qu’il y a eu, cette année, « 39 ouvertures de commerces et 2 accompagnements en cours, et 16 fermetures ou changement de propriétaires. » Les nouveaux commerces, « restauration, esthétique, bien-être, friperie, prêt-à-porter femmes (…) » ont ouvert dans l’hypercentre, dans les rues Rastègue, Martinot, de la République, Cours Voltaire.

    Pour favoriser le commerce, indique Danielle Menet, la Ville a par exemple « doublé la taxe sur les friches commerciales en 2024 ». Cette taxe se paie lorsqu’un local est fermé depuis deux ans. Sur toute la ville, on dénombre « 100 cellules commerciales vacantes » à ce jour. La Ville peut épauler un porteur de projet pour négocier, avec un propriétaire de local commercial, un loyer moindre. Un autre outil « est la préemption. Dès qu’un local se libère, la Ville est informée. Selon le local, le maire statue sur la faisabilité du projet », éclaire l’adjointe. Grâce à ce système, Hélène Joliet, sophrologue, va par exemple pouvoir ouvrir avec sa maman mosaïste un commerce, début 2026. Elle va occuper 26m2 au 17, rue Martinot pour un loyer de 200 euros par mois.

    * Porté par la Métropole, Val’Tram prolonge la ligne de tramway d’Aubagne à La Bouilladisse. 15 000 voyageurs par jour en moyenne devraient l’emprunter.

  • Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Ce n’est qu’après l’exposition Cezanne remballée, ce dimanche donc, que les retombées économiques liées à l’événement culturel international pourront définitivement être tirées. Mais déjà, mardi dernier, lors d’une table ronde au programme d’une soirée de rencontres et débats organisée par le Crédit Agricole Alpes Provence, Michel Fraisset, directeur général de l’Office de tourisme d’Aix-en-Provence, a présenté les premiers résultats économiques de cet été cézannien. « Pour éviter le doigt mouillé, on a demandé à la chambre des commerces (CCI) de nous accompagner cette année avec différents partenaires dont la Région, avec le Comité régional du tourisme, pour mener une enquête d’étude d’impact et vérifier pourquoi les gens étaient venus à Aix cette année », présente Michel Fraisset. Les résultats pour cette exposition totalement « à la maison » (« in house » en jargon commercial), sont très positifs : 305 813 billets individuels ont été vendus pour l’exposition Cezanne au Jas de Bouffan au Musée Granet dont la vente a permis une recette de 4, 5 millions d’euros de vente directe.

    Budget « équilibré »

    « C’était l’amortissement qu’il fallait trouver pour pouvoir équilibrer le budget de l’exposition », souligne le directeur de l’Office de Tourisme. Aux résultats de la billetterie individuelle s’ajoutent les retombées des visites de groupe, les privatisations diverses, l’ensemble des visiteurs qui ont bénéficié de dispositifs privilégiés et les plus précaires qui ont pu, par le biais de partenariats accéder à l’exposition et aux sites. Victime de son succès, la Petite Galerie Cezanne repousse d’ailleurs sa date de clôture au 21 décembre. Lors du dernier conseil municipal, tenu vendredi dernier, Sophie Joissains, maire (UDI) de la Ville rapporte qu’au fonctionnement, les dépenses de 7 660 451 euros ont été amorties par 7 035 349 euros de recettes. « On avait prévu qu’il y aurait 3 millions de reste à charge. Il est aujourd’hui de 625 102 euros », se félicitait la maire. Au-delà d’un impact économique marquant, ce sont les retombées médiatiques qui ont été valorisées. « On en parlait partout. Ces retombées médiatiques, il y a des calculs spécifiques pour les estimer, précise Michel Fraisset. À ce jour elles sont estimées à 50 millions d’euros, et vont bénéficier pendant les deux ou trois années à venir à l’attractivité d’Aix-en-Provence ».

    Uniquement pour le premier article numérique du New York Times, ce sont 117 millions de lecteurs qui ont été enregistrés. Enfin, ce sont 120 nationalités qui se sont rendues à Aix, dont 63% des sondés ont fait le déplacement pour l’exposition Cezanne.

  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.

  • Archi-passionnant !

    Archi-passionnant !

    Prendre le temps d’observer et de regarder avec un œil neuf les bâtiments et les équipements dans lesquels nous vivons parfois machinalement. C’est l’invitation de la 10e édition des Journées nationales de l’architecture qui s’attachent ce week-end à mettre en lumière les architectures du quotidien. L’occasion unique de découvrir, gratuitement, avec pour guides des architectes, urbanistes et les agents des services publics des réalisations aussi diverses que des écoles mais aussi des gestes architecturaux exceptionnels mis au service de tous. C’est le cas des bâtiments culturels.

    « Le droit à la ville »

    L’occasion aussi de se rappeler que l’architecture n’a jamais été neutre. C’est toujours un acte politique et l’histoire nous enseigne que les villes, l’urbanisme, ont été et sont toujours des instruments servant à reléguer ou à discipliner des populations. Recoudre la ville est fort heureusement l’ambition d’une nouvelle génération d’architectes prête à s’attaquer aux inégalités spatiales.

    Cette dimension sociale de l’architecture se déploie dans notre quotidien et l’éclairage offert par ces Journées peut permettre de prendre conscience de notre environnement et d’en devenir des acteurs, des citoyens pleinement dans la ville, le village. Comment ne pas penser au philosophe Henri Lefebvre et à son texte fondamental « le droit à la ville ». Il écrit que ce droit « ne peut se concevoir comme un simple droit de visite (..) Il ne peut se formuler que comme droit à la vie urbaine, transformée, renouvelée ». Un idéal à embrasser.

  • Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    «Ce film est une renaissance pour Marcel. J’en suis très heureux, parce qu’il va remettre Pagnol en lumière. Le vrai Pagnol », déclare Nicolas Pagnol, le petit-fils de Marcel. à trois jours de sa sortie nationale, mercredi 15 octobre, Marcel et Monsieur Pagnol, premier film d’animation parlant de Sylvain Chomet, le réalisateur notamment des Triplettes de Belleville (2003) ; va être projeté sur grand écran, dimanche, dans plusieurs salles du cinéma Pagnol. Le réalisateur, l’ensemble de l’équipe de production et Nicolas Pagnol ouvriront la séance.

    Laurent Lafitte, la voix de Marcel

    Le film, qui à l’origine devait être un documentaire avec des parties animées pour illustrer la vie de Marcel Pagnol, célèbre académicien aubagnais dont on fête cette année les 130 ans de la naissance, est finalement un film d’animation à part entière. « À l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain », esquisse le synopsis. « Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire. » Tel est le propos du film. Et sa singularité. « Tout au long du film, le petit Marcel guide le Marcel adulte, tel un revenant. Il l’inspire, lui fait rencontrer les personnages déterminants de son parcours », relate Sylvain Chomet. « J’ai eu cette idée en visitant, avec Nicolas Pagnol, le bureau de Marcel Pagnol où il a écrit La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Il était resté intact depuis sa mort en 1974 », évoque-t-il.

    « Marcel et Monsieur Pagnol est un film sur les affres de la création. » L’acteur Laurent Lafitte prête sa voix à tous les âges de la vie adulte de Marcel Pagnol. « C’était un véritable challenge pour lui. Il devait jouer un personnage qui vieillit et qui perd aussi son accent ! Quand Marcel arrive à Paris, il a un fort accent marseillais, l’accent de son enfance, qu’il perd, même s’il en reste toujours un petit quelque chose », commente Sylvain Chomet. Grand musicien de jazz et interprète de classique, Stefano Bollani a signé la musique du film. Et le rappeur aubagnais SCH, la chanson du générique.

    à Allauch, une expo sur « Les secrets de fabrication du film »

    Présentée jusqu’au dimanche 2 novembre, l’exposition « Marcel et Monsieur Pagnol, les secrets de la fabrication du film », est à voir à la galerie du Pôle culturel de l’Usine électrique, au 164, av. de Gaulle (ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, le week-end de 10h à 12h et 14h à 18h, sauf jours fériés). L’entrée est libre. La Provence, le port de Marseille, les rues de Paris, le monde du théâtre, la magie des plateaux de tournage… De l’esquisse à l’image finale, l’exposition dévoile les dessins originaux, décors et tout le fascinant processus de création de Marcel et Monsieur Pagnol, à travers des visuels extraits de l’ouvrage paru aux éditions Michel Lafon. Lionel de Cala, maire (LR) d’Allauch, indique : « un vrai projet pédagogique en direction des écoliers a été construit autour de l’expo. » Quant au projet de musée dédié à Marcel Pagnol, qui devrait occuper le 1er étage de l’Usine électrique, « on continue d’y travailler », dit-il. Le musée pourrait ouvrir en 2027 ou 2028.

  • Dans « Marcel et Monsieur Pagnol », les affres de la création

    «Ce film est une renaissance pour Marcel. J’en suis très heureux, parce qu’il va remettre Pagnol en lumière. Le vrai Pagnol », déclare Nicolas Pagnol, le petit-fils de Marcel. à trois jours de sa sortie nationale, mercredi 15 octobre, Marcel et Monsieur Pagnol, premier film d’animation parlant de Sylvain Chomet, le réalisateur notamment des Triplettes de Belleville (2003) ; va être projeté sur grand écran, dimanche, dans plusieurs salles du cinéma Pagnol. Le réalisateur, l’ensemble de l’équipe de production et Nicolas Pagnol ouvriront la séance.

    Laurent Lafitte, la voix de Marcel

    Le film, qui à l’origine devait être un documentaire avec des parties animées pour illustrer la vie de Marcel Pagnol, célèbre académicien aubagnais dont on fête cette année les 130 ans de la naissance, est finalement un film d’animation à part entière. « À l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain », esquisse le synopsis. « Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire. » Tel est le propos du film. Et sa singularité. « Tout au long du film, le petit Marcel guide le Marcel adulte, tel un revenant. Il l’inspire, lui fait rencontrer les personnages déterminants de son parcours », relate Sylvain Chomet. « J’ai eu cette idée en visitant, avec Nicolas Pagnol, le bureau de Marcel Pagnol où il a écrit La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Il était resté intact depuis sa mort en 1974 », évoque-t-il.

    « Marcel et Monsieur Pagnol est un film sur les affres de la création. » L’acteur Laurent Lafitte prête sa voix à tous les âges de la vie adulte de Marcel Pagnol. « C’était un véritable challenge pour lui. Il devait jouer un personnage qui vieillit et qui perd aussi son accent ! Quand Marcel arrive à Paris, il a un fort accent marseillais, l’accent de son enfance, qu’il perd, même s’il en reste toujours un petit quelque chose », commente Sylvain Chomet. Grand musicien de jazz et interprète de classique, Stefano Bollani a signé la musique du film. Et le rappeur aubagnais SCH, la chanson du générique.

    à Allauch, une expo sur « Les secrets de fabrication du film »

    Présentée jusqu’au dimanche 2 novembre, l’exposition « Marcel et Monsieur Pagnol, les secrets de la fabrication du film », est à voir à la galerie du Pôle culturel de l’Usine électrique, au 164, av. de Gaulle (ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h, le week-end de 10h à 12h et 14h à 18h, sauf jours fériés). L’entrée est libre. La Provence, le port de Marseille, les rues de Paris, le monde du théâtre, la magie des plateaux de tournage… De l’esquisse à l’image finale, l’exposition dévoile les dessins originaux, décors et tout le fascinant processus de création de Marcel et Monsieur Pagnol, à travers des visuels extraits de l’ouvrage paru aux éditions Michel Lafon. Lionel de Cala, maire (LR) d’Allauch, indique : « un vrai projet pédagogique en direction des écoliers a été construit autour de l’expo. » Quant au projet de musée dédié à Marcel Pagnol, qui devrait occuper le 1er étage de l’Usine électrique, « on continue d’y travailler », dit-il. Le musée pourrait ouvrir en 2027 ou 2028.

  • Cinéma : changer de regard sur la santé mentale

    Cinéma : changer de regard sur la santé mentale

    La santé mentale s’invite dans les salles obscures nîmoises. Du 10 au 13 octobre, le cinéma Le Sémaphore accueille pour la première fois le festival Cinéma à la folie, nouveaux regards sur la santé mentale. Un événement inédit qui associe art et sensibilisation, pour briser les clichés persistants sur les troubles psychiques.

    Imaginé par la Fondation Érié, le Fipadoc et le Festival La Rochelle Cinéma, ce festival parcourt huit villes françaises en octobre, de Nantes à Nîmes. À l’affiche, douze films (fictions et documentaires) qui explorent avec sensibilité les réalités de la dépression, de la schizophrénie, du stress post-traumatique ou encore de l’addiction numérique. Isabelle Carré, marraine du festival, et le réalisateur Nicolas Philibert en sont les parrains engagés, convaincus du pouvoir du cinéma à « libérer la parole et briser les tabous ».

    Six films à découvrir

    À Nîmes, six films seront projetés gratuitement au Sémaphore. Le festival s’ouvrira vendredi 10 octobre avec Le Soleil de trop près de Brieuc Carnaille, avant une rencontre avec l’équipe et Aurélie Schandrin, cheffe du pôle psychiatrie du CHU de Nîmes. Samedi 11, place au documentaire Le Souffle du canon de Nicolas Mingasson, suivi en soirée des Rêveurs d’Isabelle Carré, en présence de professionnels de la Maison des adolescents de Nîmes. Dimanche 12, le public pourra découvrir Nos folies ordinaires d’Adèle Flaux et Jérémy Frey, puis replonger dans le classique Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry. Enfin, lundi 13 octobre, la projection d’Emprise numérique d’Élisa Jadot permettra d’aborder la question brûlante de l’impact des écrans sur la santé mentale des jeunes. Au-delà des films, chaque séance se prolonge par un débat réunissant réalisateurs, experts, associations et personnes concernées. Un espace d’échange précieux pour témoigner, informer et rapprocher les expériences.

  • Gérard Paquet, créateur de Châteauvallon : « C’était l’aventure humaine qui nous intéressait, pas l’art »

    Gérard Paquet, créateur de Châteauvallon : « C’était l’aventure humaine qui nous intéressait, pas l’art »

    La Marseillaise : Comment et pourquoi vous est venue l’idée
    de créer Châteauvallon ?

    Gérard Paquet : Quand j’avais 18 ans, je faisais la cour à une fille qui s’appelait Monique. Pour se débarrasser de moi, elle m’a présenté Komatis [Henri, architecte qui a créé Châteauvallon avec Paquet, Ndlr]. Il est devenu mon meilleur ami, malgré nos 22 ans d’écart. On rêvait et un jour, on s’est dit qu’on allait faire un truc ensemble. On avait décidé de trouver une belle baraque à retaper, avec une idée très vague. Un jour, une amie de ma mère lui a suggéré de me parler de Châteauvallon. Je suis allé le repérer un samedi matin.

    C’était un bel endroit, mais il n’y avait rien et la bastide était en ruines. Le maire d’Ollioules n’avait jamais voulu la louer. Mais comme il avait été réélu grâce à mon père, il nous l’a louée, à hauteur de 10 francs par an pour 33 ans. On a mis 100 balles (sic) chacun, et on s’est mis au boulot. Komatis était doué de ses mains, moi je ne savais rien faire à part commander, sans ne jamais donner d’ordre. Les choses se sont faites naturellement et on en a fait un lieu culturel. J’ai toujours pensé que j’avais un destin. Châteauvallon a été constitué de plein de hasards, qui ont fait le mien.

    Nous étions alors au cœur
    d’un âge d’or de la culture
    en France, avec la présence au gouvernement d’André Malraux. Cela vous a-t-il été favorable ?

    G.P. : Oui, clairement. J’ai même l’outrecuidance de penser qu’on a été les seuls fidèles à ce qu’il souhaitait, c’est-à-dire une vraie ambition liée à la création. Mais on n’a pas été subventionné par le ministère de la Culture tout de suite car on était un lieu d’initiative personnelle. C’est Guy Brajot, ancien administrateur d’outre-mer, qui avait intégré le ministère de la Culture, qui nous a choisis. Mais ce n’est pas vraiment l’art qui nous intéressait, c’était l’aventure humaine. Avec Henri [Komatis], on n’avait pas de discussion à ce sujet. La seule qui en était passionnée c’était Simone, sa femme.

    En 1995, le FN arrive à Toulon. Vous refusez ses subventions
    et, en fin de compte, vous êtes licencié et l’association est dissoute. Comment l’avez-vous vécu ?

    G.P. : Dès le lendemain de l’élection, j’ai déclaré que je ne demanderai plus de subvention à la Ville. On ne demande pas d’argent à quelqu’un du Front national, c’était une question de principe. Personne n’était d’accord avec moi. Les gens se sont dit que j’avais combattu le Front national, mais ils n’ont pas compris que refuser de l’argent dans un monde dominé par l’argent, ça a du sens. C’est fondateur de quelque chose. J’ai ensuite continué à diriger le lieu, avant d’en être viré, mais pas par le Front national. Eux étaient contents d’avoir le théâtre sans avoir à donner de l’argent. C’est à cause de Jean-Charles Marchiani, préfet du Var de l’époque [de 1995 à 1997], qui était un immonde salopard (sic), et un ami de Charles Pasqua. Comme il représentait l’État au sein du conseil d’administration et que j’avais refusé l’argent, il a nommé un administrateur judiciaire, alors que pendant un an, j’avais réussi à faire fonctionner le lieu sans subvention. Il avait tous les pouvoirs et il m’a viré.

    La raison, c’est qu’on publiait un programme tous les deux mois. Dans l’ours [page indiquant les personnes ayant pris part à l’élaboration de la programmation, Ndlr], on n’avait pas mentionné l’administrateur judiciaire, ce qui a été considéré comme une faute grave. Le lendemain, après 33 ans de Châteauvallon, j’ai été viré sans un centime d’indemnité. Mais ça m’a sauvé car je n’aurais jamais pu travailler avec le Front national.

    Comment est-ce que cela vous
    a sauvé ?

    G.P. : Catherine Trautmann, qui était alors ministre de la Culture, m’a récupéré. À Châteauvallon, on était les seuls à joindre l’art et la science. Au ministère, on réfléchissait sur celle-ci, car c’est ce qui a changé le monde du XVIIIe au XXe siècle. Trautmann m’a fait écrire une étude sur le rôle que la science pouvait jouer dans l’univers de la culture. Elle était d’accord, mais son cabinet n’a pas voulu de moi. On m’a viré vers la cité des sciences. De là, j’ai fini à la Maison des Métallos [ancien siège de la CGT converti en lieu culturel par la mairie de Paris, que Paquet a participé à ouvrir, en tant que directeur de 2003 à 2009, Ndlr]. Je l’avais d’ailleurs fait visiter à de vieux militants, qui m’avaient fait le plus beau compliment qu’on pouvait me faire, en me disant « on se sent encore chez nous ».

    Votre gestion financière a aussi été remise en cause au moment
    de votre éviction…

    G.P. : J’ai eu à côté de moi une femme qui s’appelait Nicole Jarier [administratrice historique de Châteauvallon, Ndlr]. Elle gérait très bien et elle est arrivée avant que je n’aie le temps de mal gérer. Je me payais très mal, avec Henri, on a eu notre premier salaire de 200 francs en 1971. On a eu un déficit en 1994, qui s’est expliqué par la programmation de West Side Story et Martha Graham, cette même année, durant laquelle le dollar est passé de 4 à 10 francs. On a eu 1 million de francs de déficit, qu’on a remboursé intégralement un an après. Mais il est vrai que je n’aurais jamais été un bon gestionnaire financier. En revanche, j’avais quelqu’un de solide à mes côtés.

    N’avez-vous pas regretté d’avoir été dépossédé de votre œuvre ?

    G.P. : Non, parce que je savais que je ne pouvais pas aller plus loin. J’ai compris une chose assez tard, c’est que qu’on ne peut pas aller au-delà de ce qu’une ville peut porter, peu importe son talent. Et je pense qu’en portant Châteauvallon, on a été à l’extrême limite de ce qu’une ville comme Toulon pouvait faire. En étant parti, j’ai vécu un certain nombre d’aventures, et je ne regrette pas. J’ai pu faire des choses dont je n’ai pas trop à rougir.

    Quel regard portez-vous
    sur l’évolution de la culture
    en France ?

    G.P. : Je ne connais rien à la culture, je n’ai par exemple jamais été au Théâtre Liberté, que j’ai pourtant créé. En revanche, la culture faisait à l’époque partie des deux ou trois préoccupations au cœur de la vie politique française. Ce n’est plus le cas. Ça s’est perdu, on fait beaucoup de choses, il y a des artistes. Mais à l’époque, et c’était sûrement dû à de Gaulle, mais pas que, il y avait une volonté d’État de faire exister la culture dans la vie politique. Je ne sais même pas quoi dire sur son évolution. Ce qui m’intéresse, c’est la vie humaine. Mes livres, ce sont les gens que je rencontre.

    Et sur l’évolution de Châteauvallon ? Est-ce toujours une « utopie réaliste » ?

    G.P. : C’est une chose que j’ai faite par hasard et dont je suis assez fier. Châteauvallon, c’est la culture en rapport avec l’humanité, l’histoire, l’ensemble des choses de la vie, c’est quelque chose de vital. L’art n’est pas suffisant. L’utopie réaliste, c’est un terme que j’avais glissé à Edgar Morin pour les 20 ans de Châteauvallon. Pour moi, le résultat de toutes ces années d’existence reste une utopie réaliste, mais ce que je sais surtout, c’est que j’ai beaucoup d’amitié et de respect pour Charles Berling. Je trouve qu’il travaille trop, mais c’est un homme extrêmement ouvert, honnête, très loyal.

    On va d’ailleurs faire ensemble ma dernière œuvre, intitulée Une pensée pour le Monde. Une réflexion sur la mondialisation, qui existe sans ne jamais avoir été pensée. Elle révèle que les gens se combattent, dans un monde qui est tout sauf une unité. J’aimerais contribuer en développant un narratif sur ce que pourrait être un monde de paix, où les gens se parlent sans s’entretuer. En ce qui me concerne, l’utopie réaliste continue.

    « Avec Berling, on va faire ma dernière œuvre, “Une pensée pour le monde”,
    une réflexion sur
    la mondialisation »

  • [Quoi de neuf] « Ce festival n’est pas du cinéma sorti de l’industrie »

    [Quoi de neuf] « Ce festival n’est pas du cinéma sorti de l’industrie »

    À Sète, l’association Salsa (Sète Amérique latine semaine artistique) organise chaque année les Rencontres du cinéma latino-américain. Son président Americo Bollati et Robert Chaluleau, programmateur, nous livrent les dessous de cette 19e édition qui se déroule du 4 au 10 octobre.

    Louis Dupin : Pouvez-vous nous parler de votre association, Salsa ?

    Americo Bollati : Salsa a été créée par Michel Maillet en 2006. C’est parti de sa passion pour l’histoire des pays d’Amérique latine, notamment Cuba. À l’origine, il est allé à Cuba plusieurs fois où il a fait deux documentaires. Il est revenu à Sète avec l’envie de faire une association autour de Cuba puis, finalement, l’idée s’est élargie sur
    toute l’Amérique latine. Malheureusement, Michel Mailly nous a quittés en 2016 et à ce moment-là, qu’on m’a mis la casquette de président.

    Louis Dupin : Vous organisez les Rencontres qui proposent 14 projections de films, dont cinq qui seront
    en compétition ?

    Americo Bollati : Pendant des années, notre festival ne donnait pas de prix. On a commencé l’année dernière avec le prix du public. Ça a très bien fonctionné, aussi bien comme une façon d’intégrer le public dans la dynamique de la projection que comme un moyen pour le réalisateur de mettre en valeur son film. Cette année, c’est tout nouveau, nous avons fait appel à des cinéastes, des réalisateurs pour constituer un jury qui remettra son prix.

    Louis Dupin : Comment s’opère cette sélection ?

    Robert Chaluleau : Ça prend du temps. Nous faisons notre marché en quelque sorte, parce qu’il faut quand même savoir d’où viennent les films. On va sur le festival Cinélatino à Toulouse, on prend des idées au Viva Mexico de Paris, le festival de Biarritz. On prend des contacts avec des réalisateurs, des acteurs ou des distributeurs, ce qui nous facilite souvent les choses. Il y a quelques années, on courait toujours, nous, pour aller chercher des films et maintenant il y a des distributeurs qui nous les proposent. Donc pour nous c’est quand même un gage de reconnaissance, de notoriété du festival.

    Olivier Nottale : Ces Rencontres permettent aussi de faire venir des acteurs, réalisateurs à Sète pour parler de leur travail et de leur pays ?

    Americo Bollati : Absolument. Cette année, on a deux réalisateurs invités, Jean-Louis Gonterre et Victor Excoffier, qui viennent à la médiathèque de Sète pour présenter leurs films dans un registre tout à fait inattendu. Il y a un documentaire sur la pomme de terre, réalisé par Jean-Louis Gonterre. Victor Excoffier a réalisé Apapachar, documentaire sur la Colombie, sur la quête du bonheur, comment être heureux. Ce sont des pièces uniques, parfois un peu fait à la main donc ce n’est pas le cinéma qui nous sort de l’industrie.

    Olivier Nottale : Il y a également d’autres événements autour du festival, de la musique, des rencontres littéraires…

    Robert Chaluleau : Pour la musique, on fait l’ouverture du festival avec un groupe cubano-français, Chamacos. Et pour la soirée de clôture, nous avons prévu un quatuor à cordes avec une cinquième personne qui jouera du bandonéon, instrument emblématique de l’Argentine.

    Americo Bollati : À Salsa, il n’y a pas que du cinéma. Mais aussi un club de lecture où des amateurs de la littérature latino-américaine se réunissent pour commenter des auteurs qu’ils ont lus. Chaque année, ils sélectionnent un invité pour une rencontre littéraire. Cette année, l’auteur argentin Diego Mucio présentera son dernier livre, L’œil du Goliath. Un livre non seulement très bien écrit, mais très intéressant, très original.

    Louis Dupin : L’Amérique latine a connu grand nombre de dictatures
    au cours du XX
    e siècle, impliquant un devoir de mémoire qui doit occuper une grande place dans
    le cinéma
     ?

    Robert Chaluleau : Oui, il y en a eu beaucoup. Et ça continue. Donc il nous semble important de faire reconnaître d’une part l’Histoire, mais d’apporter par ce biais-là aussi un soutien. Il y a des pays comme la Colombie ou même le Mexique, dirigés par des gens de gauche qui ont quand même besoin d’un soutien populaire chez eux, mais aussi vu de l’extérieur. Ils ont besoin d’une reconnaissance internationale. Donc ça nous semble en fait important de parler de tout ça et d’appuyer et de supporter ça.

    Louis Dupin : Le retour
    de l’extrême droite dans certains pays d’Amérique latine met-il en danger
    la culture ?

    Americo Bollati : Ça fait beaucoup de dégâts. L’Argentine avait créé l’Institut cinématographique des arts audiovisuels, l’INCAA. [Le président] Milei l’a tout simplement démantelé.

    Or, c’était une référence non seulement pour la création et la réalisation de films argentins, mais qui finançait aussi beaucoup de travaux de post-production, des films de l’Amérique latine en général. Des réalisateurs chiliens, mexicains, colombiens profitaient de cette expertise. Et pour l’Argentine, même dans une logique économique purement capitaliste, c’était un avantage.

    À écouter sur divergence-fm.org

  • Dans les coulisses de la série Alter ego, où Cantona joue un flic

    Dans les coulisses de la série Alter ego, où Cantona joue un flic

    Élégant dans son costard, lunettes de soleil sur le nez, Éric Cantona, en ce début d’après-midi, enchaîne les prises de vues sous la direction du réalisateur Philippe Dajoux.

    Dans un décor de rêve, entre la Grande Bleue, le paysage des Trois Secs et les portiques des chantiers navals au loin, « The King », surnom du Marseillais pour ses exploits de joueur de foot, remonte l’allée, à proximité du Neptune Club et du port St-Jean. Cantona est reconnaissable entre mille. Avec sa carrure et sa manière si caractéristique de se tenir parfaitement droit, les épaules en arrière.

    « Un peu une comédie à l’italienne »

    Après plusieurs essais, le réalisateur, Marseillais lui aussi, qui a un peu vécu, enfant, à La Ciotat, juge que la prise est bonne. Éric Cantona confie : « Le tournage se passe très bien. Les paysages sont magnifiques. Je prends beaucoup de plaisir à tourner ici, avec mon ami Philippe Dajoux. Je joue un commissaire qui revient à Marseille et la série mêle enquêtes et histoires familiales. C’est un peu une comédie à l’italienne, il y a des moments émouvants, d’autres plus drôles. J’adore jouer les scènes où il se dégage une certaine émotion. »

    Directeur de production sur la série, Jean-Paul Nogues, juste après, commente : « On a tourné une séquence. On a fait une mise en place avec les comédiens, les décorateurs, la caméra, le réalisateur. On a regardé comment on pouvait articuler le texte et se déplacer dans l’espace. On a défini un cadre et un mouvement. » Il développe : « Le réalisateur intervient sur la direction d’acteurs, avec des indications de jeu, et quand il est satisfait, on passe à la prise de vue. La scripte est à côté du retour vidéo. Elle a le scénario en mains, et vérifie que le texte est bien dit. »

    Philippe Dajoux – il a réalisé le film Les collègues en 1998 – se dit « très satisfait du tournage. On a tout ce qu’il faut comme il faut. À Marseille, dans le Sud, à La Ciotat, on est gâté pour tourner ». Diffusée en trois soirées de deux épisodes l’an prochain sur TF1 (on ignore encore à quelles dates), la série campe « un policier [Joseph Batista, alias éric Cantona, Ndlr.] associé à un avocat [Samy Kaddourian, alias Bruno Sanches] qui enquête. C’est surtout une comédie familiale policière », consent à dire le réalisateur.

    Venu assister au tournage de la séquence, Renaud Muselier (Cap sur l’avenir), président de la Région Sud, ne cache pas son enthousiasme. Entièrement tournée en Provence, de mai à octobre 2025, produite par Quelle aventure ! et Empreinte digitale, la série sera soutenue, après un vote d’aide à la production le 17 octobre prochain à la Commission permanente, à hauteur de 100 000 euros. Parce que le cinéma et l’audiovisuel représentent, pour l’élu, « une économie non délocalisable, qui attire des investisseurs et fait rayonner nos territoires ». La Région apporte à la filière un financement de 7,4 millions d’euros, « de la formation à la diffusion, de la production à l’éducation à l’image ». Avec plus de 5 000 jours de tournage par an, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur« est devenue la deuxième région pour les tournages, après l’Île-de-France ».