Tag: conseil municipal

  • Budget, MIN, pub, mobilité, camping… les dossiers du conseil municipal d’Avignon

    Budget, MIN, pub, mobilité, camping… les dossiers du conseil municipal d’Avignon

    Ce devrait être l’avant-dernier conseil municipal de la mandature. Ce samedi, les élus ont rendez-vous à la salle polyvalente de Montfavet pour étudier 39 rapports. Dont certains classiques en cette séance de novembre, comme les bilans en matière de développement durable et d’égalité femmes-hommes au sein de la Ville. Mais, aussi et surtout, le débat d’orientations budgétaires (notre édition de vendredi), qui pourrait donner lieu à des airs de pré-campagne, bien que la majorité sortante ne prépare pas de révolution dans le budget 2026, qui sera voté dans trois semaines.

    Autre sujet majeur, l’avenir du marché d’intérêt national. Historiquement géré par une convention avec une société municipale ad hoc (Smina), la loi a imposé d’engager une vraie délégation de service public (DSP). Ce samedi, les élus vont entériner le choix de confier la gestion pour 22 ans à la même société, qui a devancé l’offre concurrente portée par le marché de Rungis, mastodonte national du MIN. Autre DSP, celle du camping municipal, prolongée d’un an, pour permettre de préparer un nouvel objectif pour « favoriser l’ancrage du camping dans le paysage touristique ».

    Il sera aussi question de financement autour de la grande étude mobilités en cours en vue du RER métropolitain : la municipalité participe à hauteur de 40 000 euros sur le total d’un million d’euros. Par ailleurs, dans sa volonté de « limiter l’impact des dispositifs publicitaires sur les paysages et les éléments patrimoniaux », la Ville modifie son règlement local de publicité. L’étape du jour marque l’arrêt du projet, qui ne sera mis en œuvre qu’après enquête publique.

  • Pour la majorité à Avignon, place aux ultimes tours de pistes budgétaires

    Pour la majorité à Avignon, place aux ultimes tours de pistes budgétaires

    Après un conseil municipal de rentrée express en septembre et avant, dans trois semaines, le vote du budget et une séance qui devrait être la dernière de la mandature, les élus ont rendez-vous ce samedi (9h, salle polyvalente de Montfavet) pour plancher sur 39 rapports. Alors qu’en prélude, le comité pour le retour de la semaine à quatre jours dans les écoles appelle à un rassemblement avec une pétition signée par plus de 3 000 personnes – sujet qui sera sur la table du prochain maire, le gros de la séance sera consacré aux orientations budgétaires.

    Habituellement, la majorité tenait un point presse dans les jours précédant le conseil. Mais le brûlant contexte électoral, avec des élus-candidats, aura eu raison de ce rendez-vous. À l’instar de Joël Peyre, élu (PRG) en charge des finances, qui, en présentant le rapport d’orientations budgétaires (ROB), se projettera peut-être dans un peu plus de quatre mois en amendant le futur budget. Rappelons que cette cuvée 2026 ne portera pas encore la marque de la majorité issue des urnes le 22 mars. Elle pourra ajuster certaines dépenses par des décisions modificatives, mais l’ossature générale restera celle préparée par Cécile Helle (PS) et son équipe.

    « Préparer la future transition municipale »

    Sans surprise, le ROB 2026 ressemble au précédent, un soupçon de crise en moins, avec comme leitmotiv « prudence et responsabilité », « dans une dynamique de continuité ». Le tout sans hausse de la fiscalité, comme depuis 2014. « Les choix financiers et budgétaires de ces dernières années ont permis à la collectivité de confirmer la sortie de crise, tout en préservant ses marges de manœuvre, autorisant une confiance raisonnée pour 2026, peut-on lire dans le ROB. Le budget devra aussi préparer la transition municipale et garantir à la future majorité la latitude financière nécessaire pour mettre en œuvre son programme. » Même si, pour l’heure, les objectifs affichés restent ceux de la mandature actuelle : enfance, culture, solidarité, sport, « service public communal de proximité »…

    Le tout en continuant de contenir fortement les dépenses de personnel, dont la part dans le budget de fonctionnement recule (59,6% à 57,7%), « malgré la hausse mécanique ». Ce qui signifie que la Ville tend à diminuer le nombre de ses agents. Toutefois, prévient déjà le ROB, « les dépenses de personnel subiront une augmentation sensible, au regard à la fois des nouveaux services de proximité et de l’augmentation des charges patronales ». Un maintien du niveau des investissements est annoncé (38 millions d’euros), sans fuite en avant, car il est prévu une légère diminution de la dette, passée en un an de 197,9 à 196,6 millions d’euros.

  • Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Ce n’était pas un secret mais c’est désormais officiel. Déjà candidat en 2020, Olivier Lutersztejn se lance à nouveau dans la bataille des municipales. Leader du groupe d’opposition « La Valette en Action », qui revendique trois représentants au conseil municipal, il mène depuis longtemps une lutte contre la municipalité en place et le maire Thierry Albertini (LR). Un édile contre qui il a déposé deux plaintes pour soupçons de favoritisme, ce qui avait conduit à la perquisition de la mairie, en février. L’opposant l’accuse également de manquements sécuritaires concernant plusieurs bâtiments publics de la commune. « J’ai été témoin de pratiques si douteuses qu’il était de mon devoir d’élu et citoyen d’alerter la justice, qui doit se prononcer et faire éclater la vérité.C’est un enjeu de démocratie essentiel », soutient l’intéressé.

    Mais il ne s’agit pas des seuls griefs exprimés par le chef d’entreprise : « Il y a beaucoup de gaspillage d’argent public, la Ville est mal gérée et très fortement endettée [de 28,4 millions en 2020 à 43,9 millions en 2025, Ndlr]. L’insécurité s’est installée. La ville est ultra-bétonnée et sous tutelle des promoteurs. Les Valettois étouffent sous la circulation et les problèmes de stationnement. »

    En conséquence, Olivier Lutersztejn veut « mettre fin aux dérives financières et engager une baisse des impôts ». Mais aussi donner « plus de moyens à la police municipale », stopper « les projets immobiliers incohérents et téléguidés par les promoteurs » et mener « deux projets de rénovation urbaine menés dans le cœur du centre-ville et de la Coupiane », avec « une liste citoyenne sans étiquette. Je ne suis pas candidat pour une carrière et ne suis lié à aucun parti. Mon parti, c’est La Valette ! », martèle-t-il.

  • Redistribution de délégations au conseil municipal d’Aubagne

    Redistribution de délégations au conseil municipal d’Aubagne

    Le maire (LR) Gérard Gazay vient tout juste de ceindre l’élue Brigitte Amoros de l’écharpe tricolore. Après délibération, l’adjointe au handicap « hérite » de la charge liée aux quartiers Palissy, les Passons et Aubagne Sud, précédemment assurée par Jeannine Levasseur (DVD).

    Ex-élue de la majorité, aux côtés du maire depuis une quinzaine d’années, la conseillère municipale a annoncé, le 13 novembre dernier, non seulement quitter la majorité, mais aussi se présenter aux municipales de 2026 contre le maire sortant.

    En tout début de conseil municipal, lundi soir, Jeannine Levasseur, qui n’était rattachée à aucun groupe de l’opposition et siégeait donc seule, a lu une déclaration adressée à Gérard Gazay. « Le 2 juillet dernier, lors de notre échange dans votre bureau, vous m’avez indiqué que j’étais pour 90% dans notre réussite politique à Aubagne. Alexandre Dumas disait : “Il est des services si grands qu’ils ne peuvent être rendus que par l’ingratitude” », cite l’élue.

    Conseiller municipal dans l’opposition de gauche, le communiste Yves Perrin-Toinin (RGA) a déclaré : « Par cette délibération, vous nous proposez de pourvoir un poste d’adjoint de quartier en remplacement d’une élue démissionnaire pour la période de quatre mois qui nous sépare des prochaines élections municipales. C’est-à-dire à peine le temps au nouvel adjoint de s’installer dans sa fonction. Nous ne voyons pas l’intérêt que cela peut représenter pour les habitants de ces quartiers. Cette nomination n’est pas une obligation. On pourrait utiliser l’argent économisé sur quatre mois d’indemnités d’un adjoint à chauffer mieux les écoles, en ces temps de grand froid qui arrivent, ou pour abonder le budget des maisons de quartier. »

    Stationnement gratuit

    en décembre

    Un peu plus tard, le conseil municipal a adopté le principe des deux heures de stationnement gratuit par véhicule sur la plage horaire de 10h à 19h, les samedis et dimanches 13, 14, 20, 21 décembre, ainsi que le mercredi 24 décembre, afin de faciliter les achats des habitants dans les commerces d’Aubagne.

    Cette mesure s’appliquera dans les parkings gérés par la Ville : Potiers, centre ancien, Défensions et Beaumond. La Métropole va faire de même au parking du 8 Mai, dont elle a la charge.

  • Occitanie : un dernier budget sous haute tension électorale à Nîmes 

    Occitanie : un dernier budget sous haute tension électorale à Nîmes 

    Dernier débat d’orientation budgétaire du mandat Fournier, et ambiance électrique samedi 15 novembre au matin, au conseil municipal de Nîmes. Pour Jean-Paul Fournier, qui ouvrait son 25e et ultime rapport d’orientation budgétaire (ROB) en tant que maire, l’heure était au bilan. « Depuis un quart de siècle, notre cap a été maintenu », affirme-t-il, revendiquant une ville « transformée sans perdre son âme ». À ses côtés, l’adjoint aux finances, Frédéric Escojido, déroule un contexte économique tendu : inflation, hausse des taux, dotations stagnantes. « Le ROB est un exercice de transparence, le miroir de l’action menée », assure-t-il.

    La majorité met en avant une méthode : rigueur sur les charges, maîtrise de la masse salariale, investissement soutenu. Depuis 2020, 330 millions d’euros auraient été injectés dans la ville, et l’encours de dette poursuivrait sa baisse pour atteindre 174,5 millions d’euros fin 2025, avec un ratio de désendettement à 4,9 années. Pour 2026-2028, l’exécutif table sur une épargne nette en progression et 165 millions d’euros d’investissements possibles.

    Mais l’opposition ne partage pas l’optimisme. Pour Vincent Bouget (PCF), « certains voyants passent au rouge ». L’élu conteste le niveau réel de la dette, qu’il estime à 264 millions d’euros « si l’on inclut les budgets annexes du Cadereau et de l’Anru ». Il pointe aussi la baisse du fonds de roulement et une capacité d’autofinancement amputée : « Ce plan d’intervention n’est ni sincère ni financé. C’est un catalogue de Noël, démagogique et électoraliste. »

    Même tonalité chez Valérie Rouverand (Renaissance), qui souligne une ville « parmi les plus taxées » en France et une fracture territoriale croissante : « Les investissements se concentrent sur un centre élargi, au détriment des quartiers. » Évincé de la majorité et désormais candidat, Julien Plantier juge la situation « solide », mais davantage héritée d’une inertie que d’une vision. « Ce ROB est un document comptable, pas un projet pour la ville », tranche-t-il, regrettant l’absence de ligne directrice sur les grands équipements.

    Face aux attaques, le premier adjoint et candidat, Franck Proust, monte au créneau. « L’équilibre est un acte politique fort », martèle-t-il, rappelant que « plus de 50% des investissements sont financés par l’épargne brute ». Et de viser la gauche : « Le Département affiche plus de 13 années d’endettement. La peur va changer de camp. » Un débat tendu donc, prolongé par quelques couacs techniques et des échanges particulièrement vifs, notamment entre l’adjoint à la Culture, Daniel-Jean Valade, et Vincent Bouget, autour des investissements culturels. À quatre mois du scrutin, le ROB aura surtout servi de répétition générale aux candidats déjà lancés dans la bataille des municipales.

  • Le conseil municipal a voté une série d’achats immobiliers à La Ciotat

    Le conseil municipal a voté une série d’achats immobiliers à La Ciotat

    « Ce local dont vous parlez, le snack le Tunisien, au 3 rue du Maréchal Joffre a, par le passé, été source de nuisances olfactives, dont les riverains ont malheureusement fait les frais », intervient lundi l’élue d’opposition Martine Cuccaroni (PS). « Vous nous indiquez aujourd’hui vouloir garantir une activité compatible avec le cadre résidentiel du quartier, et c’est évidemment une attente forte des habitants. Avez-vous déjà une idée du futur usage de ce local ? », interroge l’élue. Juste avant, la conseillère municipale de la majorité Karine Henry, qui a lu la délibération numéro 11, a rappelé qu’à cette adresse, « la Ville est propriétaire des murs d’un local à usage commercial. Ce local est vacant depuis plusieurs mois, ce qui pose plusieurs enjeux urbains ainsi qu’économiques ». La Ville « a reçu une proposition d’acquisition amiable du fonds de commerce, au prix de 45 000 euros », a-t-elle présenté.

    Alexandre Doriol, maire (DVD) a répondu à l’élue socialiste : « Vraisemblablement, on se dirigerait vers un lieu de restauration. Une fois que la Ville aura dûment acquis ce bien-là, une consultation se fera. Le meilleur gagnera. » Pour répondre aux inquiétudes de l’élue quant aux nuisances olfactives, il a ajouté : « C’est précisément ce pour quoi nous voulons racheter le fonds de commerce. C’est pour pouvoir faire les travaux nécessaires et être dans une dimension un peu plus apaisée pour l’ensemble du voisinage. »

    Énoncée cette fois par l’élu de la majorité Vassily Cornille, la délibération précédente a proposé à l’assemblée communale « le principe d’acquisition amiable de trois appartements, sis 80 rue des Poilus, auprès de la Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Côte d’Azur, au prix de 650 000 euros, hors frais de notaire ».

    « Difficile de parler projet »

    À cet endroit, la Ville est déjà propriétaire du rez-de-chaussée, où est installé le service de l’état civil. « Favorable à cette acquisition », Martine Cuccaroni a demandé si la Ville « envisageait d’y décentraliser d’autres services municipaux », ou « une antenne France Services », qui pourrait aider les personnes les plus âgées ou démunies du centre-ville à réaliser leurs démarches administratives. Hervé Itrac (RN) a lui soulevé le problème « de défaut de motivation sur l’intérêt général, qui risque d’engager l’illégalité de cette vente voire son annulation ».

    Si la vocation du lieu pour la Ville n’a pas été dévoilée, « c’est parce qu’on est en période de campagne électorale, et qu’il m’est difficile justement de pouvoir parler projet », a justifié le maire, qui a rappelé que le vote s’exerçait sur « le principe d’acquisition. Ensuite viendra le temps de l’acquisition ».

  • La Ciotat : passes d’armes autour de la masse salariale de la Ville

    La Ciotat : passes d’armes autour de la masse salariale de la Ville

    « Votre discours, ce n’est pas un constat, c’est une caricature », cingle le maire (DVD) Alexandre Doriol.

    « Épargnez parfois un peu la mauvaise foi, car la mauvaise foi n’a jamais été un projet », épingle-t-il. Dans ce « vous », il inclut à la fois le communiste Karim Ghendouf (liste d’union La Ciotat nous rassemble), et Hervé Itrac (RN).

    Juste avant, Dieynaba Ly, adjointe déléguée à la comptabilité publique, a présenté le rapport d’orientations budgétaires : « Il s’agit d’informer les élus et la population sur la situation financière de la collectivité et de débattre des orientations budgétaires pour l’année à venir. » Après avoir présenté le contexte national, et « la ponction annoncée par le gouvernement sur les collectivités à hauteur de 4,6 à 4,7 millions d’euros », et sans doute plus, elle a détaillé les orientations. Vu l’échéance électorale de mars, elle a indiqué : «En 2026, nous finirons les opérations en cours. Tous nos projets ont été financés. Nous ne ferons aucun emprunt. » La Ville s’est engagée à ne pas augmenter les impôts, et se base sur des recettes de fonctionnement de 78 millions d’euros. Elle a aussi précisé que « la masse salariale, qui représente 37 millions d’euros en 2025, et 38 en 2026, est la charge la plus importante, avec près de 55% des dépenses de fonctionnement de la Ville ».

    « Chaque année,

    vous créez une PME ! »

    « En six ans d’après vos chiffres, a attaqué Karim Ghendouf, c’est plus de 60 employés communaux en plus, de 722 personnes en 2020, à 781 personnes en 2025, soit 8 millions d’euros sur ce poste. Vous créez chaque année une PME, sans vous en rendre compte, avec nos impôts, c’est plus simple. Avons-nous besoin par exemple d’avoir le double des effectifs que le commissariat de police nationale ? » Un peu après, Hervé Itrac a renchéri : « Où va l’argent ? D’abord dans la masse salariale. » Dieynaba Ly a déclaré qu’il y avait « 783 agents en 2020 à la Ville de La Ciotat, et 781 en 2025. » Si la masse salariale a augmenté, a fait valoir la Ville, « c’est à cause de la revalorisation du point en 2022 et 2023, les mesures sociales avec les tickets resto… ». Le maire a lui revendiqué : « En tant que gardien des finances publiques, j’ai demandé à tous les services d’élaborer un budget de bon père de famille. »

    Dans son intervention, Karim Ghendouf a souligné : « Vous avez réduit à néant ces deux dernières années les dépenses d’investissement, quasiment rien pour une commune de 36 000 habitants. Ils sont en chute libre. On ne trouve que la finalisation de projets étalés sur des années, comme l’école Louis-Marin. Beaucoup de communication, peu de réalisations. » Pour réponse, le maire s’est lancé dans un inventaire à la Prévert des réalisations durant le mandat. « Je n’ai pas assez de souffle pour dire ce que j’ai fait, et j’en ai encore sous le pied », a-t-il lancé.

  • [Municipales] L’union de la gauche implose à Bagnols-sur-Cèze

    [Municipales] L’union de la gauche implose à Bagnols-sur-Cèze

    Les discussions ont accouché d’une souris. Tout l’été, les organisations politiques et certains responsables associatifs se sont vus pour tenter d’obtenir une liste commune à gauche. Mais comme aucun compromis n’a été trouvé, chacun avance désormais dans son coin.

    Le premier à avoir dégainé, c’est Michel Cegielski. Dans la majorité depuis 2008 après avoir occupé plusieurs postes à la sécurité, aux sports, aux finances et enfin à la culture, l’ex adjoint a perdu sa délégation en juin dernier après avoir refusé de voter le budget. Le 22 septembre, il a donc annoncé sa démission du conseil municipal et son entrée en campagne pour les prochaines élections, où il assure qu’il sera tête de liste.

    Membre depuis 1995 du Parti radical de gauche qu’il vient de quitter, il n’est pas parvenu à rassembler la gauche, lui qui est jugé trop proche du maire sortant. L’ancien insoumis qui a rejoint le parti de François Ruffin et seul opposant de gauche au sein du conseil municipal, Jérôme Jackel, a aussi officialisé sa candidature le 16 octobre. Il assure avoir les 33 noms prêts pour sa liste mais laisse tout de même la porte ouverte aux forces de gauche. « Nous étions pour l’union. Au départ, je me suis relégué pour éviter la guerre des ego mais les partis de gauche n’ont pas réussi à s’accorder sur la tête de liste donc j’ai décidé de me lancer parce qu’à moins de six mois de l’élection, il fallait y aller », explique Jackel qui, après avoir distribué des cahiers de doléances cet été, veut axer sa campagne sur « la sécurité, la mobilité, le cadre de vie, l’économie et la jeunesse ».

    Que vont faire les socialistes ?

    Mais les socialistes et les communistes jugent le profil de Jackel pas suffisamment rassembleur. Une troisième liste est donc en préparation derrière une figure associative bien connue de la troisième ville du Gard. La section communiste y travaille mais la récente fusion des sections socialistes de Bagnols-sur-Cèze pourrait rebattre les cartes. En effet, si la majorité des militants locaux souhaitent l’union, ils n’ont pas encore choisi leur tête de liste. Si certains veulent s’allier avec les communistes derrière cette figure associative, d’autres penchent pour un soutien à Cegielski.

    Il se murmure aussi que Carole Delga pousserait pour un accord avec le maire sortant, Jean-Yves Chapelet, pas encore officiellement dans la course mais dont la candidature ne fait que peu de doute. Face à la menace très prégnante de l’extrême droite (qui connaît aussi des turbulences en interne), la présidente de la Région serait favorable à une alliance dès le premier tour avec le maire sortant, qui est pourtant fragilisé après le scandale de l’imam Mahjoub Mahjoubi et la prolifération du narcotrafic.

    Si les socialistes ne décident pas à eux seuls du résultat de l’élection, ils ont entre leurs mains la possibilité d’insuffler une réelle dynamique pour un candidat. Un coup de pouce non négligeable car tous espèrent finir en tête du camp républicain au 1er tour pour être en capacité de rassembler au second tour face au RN.

  • À Arles, l’accueil de jour excentré pour mener le projet Mistral

    À Arles, l’accueil de jour excentré pour mener le projet Mistral

    La cession a été votée lors du dernier conseil municipal. Le 2 octobre, la majorité de Patrick de Carolis (Horizons) a acté le déclassement de l’ancien collège Frédéric-Mistral en vue de vendre l’ensemble de 6 431 m2 au groupe François Ier, pour 3,9 millions d’euros. Après les travaux de réhabilitation, la Ville restituera 700 000 euros. Un volume « qui concerne notamment une salle polyvalente qui sera rétrocédée à la Ville », précise le premier adjoint au maire Jean-Michel Jalabert.

    En bref, l’opérateur immobilier a pour projet de construire un parking souterrain de 45 places, 85 logements multigénérationnels (un chiffre encore modulable), mais aussi un cabinet médical, une maison des associations et un restaurant.

    Mais, avant de pouvoir entamer le chantier, l’accueil de jour du centre communal d’action sociale (CCAS) doit déménager. Il devait « être déplacé avant le 30 juin et être installé rue Gaspard-Monge », à Barriol, détaillait Jean-Michel Jalabert lors du conseil municipal, mais « les travaux ont pris du retard, donc le déclassement de l’ancien collège Mistral sera effectif en juillet 2026 ».

    Plus de 30 minutes

    du centre-ville

    Si ce déménagement n’est qu’un point d’organisation pour la Ville, il inquiète l’opposition. « Depuis 2013, l’accueil de jour du CCAS est installé dans une partie des locaux de l’ancien collège Mistral, explique le conseiller municipal Nicolas Koukas (PCF). On l’avait volontairement installé là parce que c’est en centre-ville, pas loin de la gare, donc accessible aux gens dans la précarité. Chaque jour, 80 à 120 personnes y trouvent un soutien vital : douches, bagagerie, domiciliation, accompagnement social et un accès aux soins en lien avec l’hôpital d’Arles. (…) Aujourd’hui, la Ville prévoit de déménager cet accueil en zone industrielle, au Plan du Bourg, dans une zone industrielle à plus de 30 minutes du centre-ville. » L’élu dénonce une volonté de « cacher les plus démunis et les sans-abri, alors que d’autres solutions
    existaient ».

    Sur la trentaine d’associations qui étaient logées dans l’ancien collège Mistral, une dizaine devrait rester dans un espace rénové de plus de 500 m2. « Quelques associations de traditions, mais pas l’accueil de jour », constate Nicolas Koukas. Le conseiller d’opposition affirme qu’une autre solution avait été mise sur la table, à proximité du stade Fournier, avant d’être abandonnée.

    Contactée, la Ville n’a pas souhaité communiquer à ce sujet.

  • A Barjols, le dissident François Volpi se (re)lance dans la course à la mairie

    A Barjols, le dissident François Volpi se (re)lance dans la course à la mairie

    à Barjols, la vie politique est bien plus animée qu’on ne pourrait l’imaginer d’une commune de 3 000 habitants. La maire, Cathy Venturino-Gabelle, a été élue en 2020. Mais, fin 2023, son adjoint à la culture, François Volpi, quitte le conseil municipal, avec deux membres de la majorité dans son sillage, et les cinq membres de l’opposition. Les raisons ? Des divergences idéologiques et de gouvernance, et un « point de rupture » concernant la mise à disposition des salles communales pour l’associatif, que l’actuel directeur du cabinet du maire du Beausset voulait garder gratuite. Plus d’un tiers des 23 membres du conseil ayant démissionné, des élections partielles ont lieu en mars 2024. La maire sortante l’a emporté avec 53,5% des voix contre 46,5% pour son ancien adjoint frondeur.

    La menace RN

    Malgré cet échec, celui qui se présente comme un candidat « de centre-gauche » n’a pas dit son dernier mot. Avec sa liste « Aimer Barjols, Village d’Avenir », structurée autour d’une association citoyenne visant à élaborer un programme participatif, ouvert à tous, mais avec une « une ligne rouge concernant l’extrême droite », François Volpi veut « sortir Barjols de l’immobilisme et du repli sur soi. Il est temps de bâtir un projet cohérent, structurant et ambitieux, avec les habitants, à la hauteur du potentiel de notre village et de son territoire ».

    Parmi les grandes lignes directrices : « Une gouvernance démocratique et transparente, un soutien au tissu économique local, assurer la sûreté et améliorer le cadre de vie, une vision d’avenir structurante pour la commune et une réponse aux enjeux climatiques et environnementaux. » Et une opposition ferme au Rassemblement national, soutenu par le député de la circonscription Philippe Schrek, dont il se murmure qu’une liste pourrait voir le jour : « Il a soutenu la maire sortante en 2024. Il n’a pas apprécié le côté non-assumé de ce soutien et ne le renouvellera pas. Je ne sais pas où en sont ses prétentions, mais quand on est fidèle aux valeurs républicaines et qu’on porte un héritage que le Var a tendance à trop facilement oublier, on espère qu’aucune commune ne tombera entre les mains du RN », clame François Volpi.