Tag: conseil municipal

  • [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    « Aujourd’hui, je peux vous l’affirmer, Marseille restera Marseille. Une ville plus juste, plus verte et plus solidaire. » Tels sont les premiers mots de Didier Jau, sous les applaudissements. L’élu écologiste rappelle combien, « pour les novices qu’ils étaient il y a six ans, rien n’a été simple. Covid, drame de la rue Tivoli… Nous avons été violemment confrontés au réel. » Ce dimanche, la petite mairie est en fête : on se bouscule un peu à l’entrée pour assister à l’événement. Pas de panique : la cour intérieure est ouverte, équipée d’un écran et de sièges, permettant à chacun d’assister à la séance. Sur 32 votants, l’écologiste Didier Jau (Printemps marseillais) obtient 24 voix. Léa Bijaoui (LFI) en recueille 3, auxquels s’ajoutent 4 bulletins blancs et 1 nul. Patricia Rolland (LR), qui remplace Bruno Gilles pour la liste « Marseille je t’aime », étant absente, le nombre de votants est ramené à 32.

    La relève

    Sur les murs de la salle, des plaques rappellent les maires successifs de ce secteur. Elles témoignent notamment des cinq mandats remportés jadis par Bruno Gilles, dont le dernier fut transmis en cours de route à Marine Pustorino. En 2026, seuls deux sièges reviennent désormais aux élus LR. Un autre temps.

    Léa Bijaoui, élue LFI, n’a pas manqué d’intervenir dès ce conseil d’installation, déplorant « le manque de démocratie », malgré « le choix du dialogue » évoqué par l’édile fraîchement élu. Avec 24 sièges pour le Printemps marseillais, le premier point à l’ordre du jour est adopté rapidement : il y aura 9 adjoints d’arrondissements et 3 adjoints de quartier.

    Dans un esprit de renouveau, Lucile, Milo, Louana et Driss, du conseil municipal des enfants, ont revêtu leurs écharpes tricolores. Avec sérieux, ils entourent Didier Jau après la remise de l’écharpe par la présidente de séance. Sous les applaudissements, ils ne cachent pas leur joie d’être associés à ce moment solennel.

    Les adjoints

    Anne Vial, 1ère adjointe ; Jean-Pierre Rolland, 2e adjoint ; Jacqueline Vesperini, 3e adjointe ; Vincent Kornprobst, 4e adjoint ; Michèle Nonotte-Varly, 5e adjointe, Hervé Street, 6e adjoint ; Marie-Luce Massot, 7e adjointe ; Gérard Orregia, 8e adjoint : Enja Boutin, 9e adjointe.

    Les adjoints d’arrondissements chargés de quartiers : Marcel Touati, Coralie Matrat et William Leday.

  • À Nîmes, l’ère Bouget démarre à hauteur d’habitants

    À Nîmes, l’ère Bouget démarre à hauteur d’habitants

    Il y a des mandats qui s’installent en douceur. Et puis il y a ceux qui prennent la ville à bras-le-corps, dès la première semaine, comme si le temps pressait. À Nîmes, celui de Vincent Bouget (PCF) a commencé le soir même de son installation, vendredi 27 mars, dans un Palais des Congrès rempli à craquer, jauge bousculée, des dizaines de personnes restées dehors. Ce premier conseil municipal ressemblait à une scène de bascule : l’ancienne ville LR s’asseyait face à la nouvelle majorité, et la foule venait vérifier, à hauteur d’humain, que l’alternance n’était pas qu’un score. D’abord, les leaders de l’opposition enchaînent les prises de parole. Julien Plantier promet « une opposition de terrain », Franck Proust une « opposition constructive », et enfin Julien Sanchez allume la mèche, annonce un recours, attaque la droite « la plus bête du monde » et prévient qu’il « ne laissera rien passer ». Puis le dépouillement ramène tout le monde au réel : 42 voix pour Vincent Bouget, correspondant à sa majorité, et 11 pour le RN. L’écharpe tricolore est remise dans l’émotion par Amal Couvreur, désormais première adjointe.

    Délégations, terrain, premiers signaux

    Dans son premier discours de maire, Vincent Bouget joue la hauteur et l’adresse directe : « Nîmes est une ville qui oblige. » Il promet de n’être « le maire d’un clan », parle de solidarité, de dignité, de quartiers, d’une ville méditerranéenne « où chacune et chacun compte ». Et très vite, il met un mot sur le fil rouge de son début de mandat : « Tout écouter, pour réussir. » Dans la foulée, il mène son premier conseil comme on tient une promesse d’efficacité : création de 22 postes d’adjoints, dont cinq tournés vers les quartiers, installation de la machine municipale, votes procéduraux, avec un RN qui choisit l’abstention systématique, façon de dire « nous surveillons » sans encore entrer dans le fond. La séance levée, place aux accolades, au buffet, et aux discussions avec les habitants : la politique, version « à portée de voix ».

    Dès les jours suivants, le nouveau maire s’attaque à ce qui, dans une mairie, fait tenir -ou craquer-un mandat : l’administration. La rencontre avec les agents municipaux devient un marqueur, presque un rituel inaugural. « Ce qu’on a fait pour la ville, on va le faire pour les agents », répétait-il pendant la campagne ; il l’a remis au centre. Rencontrer, écouter, rassurer, remettre de la confiance dans une administration marquée par 25 ans d’habitudes. Dans cette première semaine, l’image revient : Vincent Bouget et ses proches « au contact », comme un contre-modèle à la mairie forteresse.

    Dans le même mouvement, l’exécutif se structure. Le 1er avril, le nouveau maire dévoile l’architecture politique : 22 adjoints et 18 conseillers délégués, avec une idée martelée : transversalité, proximité, présence permanente. Amal Couvreur aux solidarités et à la prévention, Pierre Jaumain à l’urbanisme et au logement, Denis Lanoy à la culture, Bruno Ferrier aux sports, Nicolas Nadal à la sécurité, Maya Amer-Moussa aux « Places communes » et à la vie de quartier… Une équipe large, censée couvrir la ville quartier par quartier, et donner corps à la promesse de démocratie du quotidien.

    Sur le terrain, ces mêmes adjoints se mettent déjà en mouvement. Denis Lanoy représente la Ville à la Maison de Ma Région pour une inauguration culturelle avec l’École de la deuxième chance : un symbole de plus dans un mandat qui veut remettre la culture et l’éducation populaire au cœur. Dans le cadre du tournoi de tennis Bastide UTS organisé dans les Arènes les 3 et 4 avril, Vincent Bouget et Bruno Ferrier vont à la rencontre des enfants, plus de 300 élèves invités, ateliers, initiation, sport accessible à tous. Même si l’événement est hérité de la mandature précédente, la nouvelle équipe s’y montre : présence, transversalité, terrain.

    La semaine est aussi celle des premières mesures, modestes en apparence, significatives politiquement. Sur les épiceries de nuit, la nouvelle équipe met en œuvre l’arrêté pris sous Fournier : fermeture entre 22h et 6h dans un périmètre ciblé, pour six mois. Nicolas Nadal, nouvel adjoint à la sécurité, assume la ligne : répondre au « besoin d’apaisement », limiter les nuisances, réaffirmer un cadre. Un choix qui veut dire : pas de posture, mais du concret, même quand la mesure vient de l’ancienne majorité.

    Enfin, la semaine est faite de rendez-vous politiques : échanges avec Françoise Laurent-Perrigot, présence dans la ville, rencontres répétées avec les habitants. Les poignées de main, les discussions sur les marchés, les attentes qui tombent sans filtre (propreté, écoles, santé, sécurité, pouvoir d’achat) dessinent vite une évidence : la première semaine se joue à hauteur de rue, là où la parole remonte brute. C’est précisément dans ce va-et-vient entre institutions et terrain que Bouget choisit de frapper fort sur la sécurité. Le 31 mars, il rencontre le préfet Jérôme Bonet ; le 1er avril, deux courriers partent vers le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur pour réclamer une réponse « durable et structurée » dans un contexte local marqué par le narcotrafic. Le maire demande des renforts d’effectifs pour la police nationale, mais insiste surtout sur le nerf de la guerre : des moyens judiciaires à la hauteur pour que la réponse ne soit pas seulement ponctuelle. Il remet aussi sur la table un dossier attendu : la confirmation d’un poste de police à Pissevin, pensé comme un point d’appui partagé entre police nationale et police municipale. La nouvelle majorité le sait : elle est attendue au tournant, sommée de prouver qu’une gauche de proximité peut parler sécurité sans slogans.

    Une semaine, ce n’est rien. Et pourtant, à Nîmes, cette première semaine de mandat a déjà dessiné une méthode : ouvrir les portes, occuper le terrain, et envoyer des signaux aux agents, aux quartiers, à l’État, aux oppositions. La suite dira si l’élan tient. Mais le démarrage, lui, a un tempo : celui d’un mandat qui refuse de s’installer dans les bureaux.

    Les adjoints

    1. Amal Couvreur

    Première adjointe comprenant la solidarité, l’inclusion, la prévention et la sécurité. Assistante sociale de formation, figure de la société civile, vice-présidente du Département.

    2. Pierre Jaumain

    Adjoint à l’urbanisme et au logement. Patron du PS gardois, passé par des exécutifs locaux. Il porte un dossier explosif : logement, rénovation, vacance et rééquilibrage des quartiers.

    3. Sibylle Jannekeyn

    Adjointe au patrimoine municipal, à la rénovation énergétique et thermique des bâtiments communaux. Co-responsable des Écologistes, elle incarne l’axe sobriété.

    4. Bruno Ferrier

    Adjoint aux sports. Conseiller municipal sortant, ancien élu de l’époque Clary, vice-président du PRG dans le Gard. En charge d’un chantier massif sur les équipements sportifs.

    5. Soukaina Benjaafar

    Adjointe chargée de l’administration générale et à l’accès aux services publics. Juriste, présidente associative au Mas de Mingue. Elle symbolise l’entrée des quartiers populaires à l’hôtel de ville.

    6. Denis Lanoy

    Adjoint aux arts, à la culture, aux équipements culturels, et à l’éducation populaire. Homme de théâtre, responsable du PC nîmois. Il porte la ligne de la culture pour tous.

    7. Marianne Bernède

    Adjointe à l’égalité, au handicap et à la lutte contre les discriminations. Conseillère sortante, co-référente Génération.s, pour une délégation mêlant social et services publics.

    8. François Séguy

    Adjoint à la qualité des espaces publics et à la propreté. Élu d’opposition depuis 2014, figure de terrain chargée du quotidien.

    9. Corinne Giacometti

    Adjointe aux festivités et grands événements. Socialiste, ancienne élue de l’exécutif régional. En première ligne sur les temps forts (Feria, etc.) pour populariser et apaiser.

    10. Colin Gril

    Adjoint à la transition écologique. Agronome, ingénieur, écologiste : un profil technique pour traduire en actes le plan de végétalisation.

    11. Sylvette Fayet

    Adjointe à la tauromachie, à l’alimentation et à l’agriculture locale. Élue municipale depuis 1989, très identifiée sur la culture taurine et le lien ville-campagne.

    12. Nicolas Nadal

    Adjoint à la sécurité, tranquillité publique et prévention de la délinquance. Sapeur-pompier professionnel et responsable PS local.

    13. Cécile Jourdan

    Adjointe à la ville inclusive, au handicap et à la mobilité active. Ancienne travailleuse sociale : elle devra incarner la ville pour tous et les mobilités du quotidien.

    14. Pierre-Edouard Détrez

    Adjoint à l’éducation et à la réussite scolaire. Ancien international de rugby, élu sortant de l’opposition : il hérite de la promesse de l’école comme priorité.

    15. Jo Menut

    Adjointe au social et au CCAS. Élue d’opposition sortante, très investie sur les politiques de solidarité.

    16. Laurent Mespoulet

    Adjoint au développement économique, tourisme, emploi et insertion. Socialiste, ancien directeur de développement : un portefeuille clé dans une ville marquée par le chômage et la bataille de l’attractivité.

    17. Sabine Oromi

    Adjointe à la jeunesse. Communiste, professeure d’espagnol, syndiquée : elle porte la promesse de redonner du pouvoir aux jeunes.

    18. Gilles Guillaud

    Adjoint aux finances et affaires juridiques. Fonctionnaire d’État, passé par la préfecture du Gard : l’homme des arbitrages budgétaires.

    19. Maya Amer-Moussa

    Adjointe aux places communes et vie de quartier. Enseignante et syndicaliste : chargée de déployer le projet dans les quartiers.

    20. Emmanuel Bois

    Adjoint aux commerces, foires, marchés et halles. Professeur, ex-responsable FSU : au cœur des dossiers sensibles du centre-ville.

    21. Catherine Fénech

    Adjointe à la santé publique et environnementale. Médecin de PMI : elle pilote une urgence nîmoise, l’accès aux soins.

    22. Jean-Yves Chabanel

    Adjoint au personnel et à la sécurité des bâtiments communaux. Professeur d’éco-gestion : dédié à l’administration et aux agents.

  • Le préfet des Hautes-Alpes accueille et oriente les nouveaux maires

    Le préfet des Hautes-Alpes accueille et oriente les nouveaux maires

    Par temps calme, tout le monde veut être capitaine, mais quand viennent les crises, c’est vers vous que se tourneront nos citoyens. » Un enseignement que le préfet, Philippe Bailbé, a tenu à partager aux édiles du département, reçus à la préfecture, ce vendredi matin. Conscient de l’ampleur parfois déroutante du mandat de maire, il a souhaité à la fois les féliciter et leur présenter les différents services départementaux avec lesquels ils coopéreront et qui seront là pour les soutenir. « Trop d’élus abandonnent en cours de mandat à cause de la fatigue, du manque d’aide. Nous pensons qu’un maire heureux fait une commune heureuse », a réaffirmé le préfet, durant son discours de bienvenue, soulignant que le maire est « à la fois représentant de l’autorité de l’État et lien de proximité essentiel ».

    Dans la salle, la soixantaine d’élus présents a assisté à un rappel de leurs différentes missions et prérogatives, ainsi que des problématiques et enjeux spécifiques du territoire. Ensuite, plusieurs représentants de l’État – de la Direction des finances publiques aux archives, en passant par la Direction des politiques publiques – sont venus présenter les dispositifs d’aide et de conseil qu’ils pourront solliciter. Un exposé bienvenu pour celles et ceux qui débutent dans leurs fonctions. « On comprend mieux l’articulation entre les pouvoirs publics et surtout leur disponibilité, a apprécié Jean-Claude Favier, tout juste élu à la tête de la commune de Ventavon (540 habitants). Et puis c’est rassurant de voir qu’ils travaillent en amont pour nous accompagner. »

    « Sur les 162 communes, il y a 58 nouveaux maires, s’est réjoui le préfet Philippe Bailbé. Il y a eu un vrai renouvellement dans les Hautes-Alpes. Nous voulions leur montrer que l’État est là pour les accompagner, en tant que partenaire, dans la réussite des Hautes-Alpes. Nous sommes une équipe et elle ne peut pas fonctionner sans lien de confiance. Et pour cela, il faut se rencontrer. » Office national de la biodiversité, gendarmerie, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)… Pour faciliter la rencontre avec les différentes institutions du territoire, huit représentants de divers services départementaux de l’État tenaient un stand de conseil à destination des maires.

    Un moment précieux

    pour les élus

    « Pour les nouveaux, il y a beaucoup de lecture », s’est amusée Elsie Nicolas, les bras chargés de la documentation distribuée aux maires. élue pour la première fois à Chabottes (964 habitants), elle s’est renseignée auprès de l’Agence nationale de cohésion des territoires. Pour les élus débutants, c’est l’occasion de nouer contact avec les institutions susceptibles de les aider à monter leurs projets. « Nous souhaitons faire rénover notre base de loisirs, en faire un lieu dédié à la jeunesse, avec un volet éducatif lié à la montagne et aux réseaux d’eau », explique-t-elle. L’agence pourrait financer le projet s’il présente des vertus pédagogiques. « Tout va très vite. On vient de prendre nos fonctions et il y a déjà un budget à voter pour fin avril… Alors, si on peut se renseigner auprès des institutions, mais aussi rencontrer d’autres maires qui ont monté des projets qui nous inspirent, c’est une très bonne occasion. »

    Rémina Salerno, élue pour la première fois à 28 ans la tête de la commune de Barcillonnette (150 habitants), est diplômée d’un master en urbanisme et aménagement. Elle était jusqu’à récemment chargée de l’action cœur de ville à Montbrison, et donc déjà bien rodée aux mécanismes de l’action municipale. Pour elle, cette rencontre a surtout permis « d’identifier les interlocuteurs, de connaître les personnes plus que les institutions », mais aussi de prendre la mesure d’un engagement nouveau. « Dans mon parcours professionnel, j’ai conseillé les élus, j’ai été des deux côtés, dans le public et dans le privé. Désormais, c’est à moi de porter une vision politique. C’est très différent et il faut que je m’approprie ce rôle. »

    Au total, sur les 162 maires élus dans le département, un tiers entame son premier mandat, d’après les chiffres de la préfecture.

  • A Toulon, Josée Massi annonce ses délégations municipales

    A Toulon, Josée Massi annonce ses délégations municipales

    Conseil express, vendredi, pour l’annonce des délégations des adjoints et conseillers municipaux délégués, dévoilées dans la journée (lire ci-contre). Leurs indemnités de fonction ont également été soumises au vote (2 884 euros pour les adjoints, 1 486 pour les conseillers municipaux délégués, 327 pour les conseillers municipaux). Des montants inférieurs aux plafonds autorisés par la loi, contre lesquels le RN a tout de même voté, invoquant la situation financière des collectivités. « Toulon est la ville la moins endettée de France », a répondu la maire, Josée Massi (SE), rappelant la réduction de ses frais de représentation, passés de 15 000 à 6 000 euros. Et de conclure : « Un escalier se balaie par le haut, je commence donc par moi. »

    Autre point d’achoppement : le nombre des collaborateurs de cabinet de la maire. Josée Massi les avait fait passer à six fin 2025, pour compenser le départ de l’un d’eux en janvier, et avait, selon l’opposition, promis de revenir à cinq par la suite. « Je comprends que vous en ayez besoin de six. Mais pour un début de mandat, c’est osé, Josée », lance Amaury Navarranne (RN), en référence à l’un des slogans de campagne de la maire. « Je n’en ai que cinq. Mais pour éviter une délibération, j’en mets six. Et oui, comme vous le voyez, j’ose », lui a rétorqué cette dernière.

    La liste des adjoints

    Julien Orlandini : premier adjoint, en charge des grands projets et suivi action municipale, finances, communication, numérique et IA, attractivité commerciale. Geneviève Lévy : urbanisme, patrimoine foncier, établissements de proximité, formations des élus et prévention des risques d’atteinte à la probité. Thomas Pison : police municipale, sécurité civile, marchés et affaires juridiques. Valérie Marcel Arniaud : offre de santé, actions de prévention, contrat local de santé, veille sanitaire. Laurent Isnard : protection du littoral, relations Marine, écosystème portuaire, CIL bleu, mémoire et anciens combattants. Margaux Macario : petite enfance, jeunesse, liens intergénérationnels et seniors. Jean-Michel Permingeat : politiques et réussite éducatives, restauration collective, vie étudiante. Laurence Masson-Dubroc : culture, archives. Patrice Cazaux : élections, recensement, citoyenneté, accueil des usagers, standard, mairies de quartier, salles municipales. Lauren Boulay : bâtiments durables, travaux communaux. Albert Tanguy : propreté, espaces Verts, mobilités douces, Secteurs 9 et 10. Hélène Audibert, : aménagement et rénovation urbaine, Secteurs 6 et 7. Jean-Charles Brochot : voirie, stationnement (en surface ou souterrain), circulation, éclairage public, Secteurs 5 et 8. Brigitte Genetelli : action sociale, CCAS, organisation du forum des associations, Secteurs 1 et 2. Boris Touaty : tourisme et congrès, bureau des tournages. Martine Berard : logistique (parc auto, imprimerie, magasin général…), cimetières. Pierre Bonnefoy : relations avec les grands clubs, projets sportifs du territoire, équipements sportifs municipaux. Corinne Jouve : animation des CIL, démocratie de proximité. Ali Khalfaou : politique de la Ville, inclusion, handicaps, ressources humaines et dialogue social Secteurs 3 et 4. Pascale Robert : relations internationales, jumelages, événements et cérémonies. Serge Lhotellier : suivi du Contrat de Mixité Sociale, relations avec les bailleurs, habitat durable, sécurité de l’habitat (immeubles menaçant ruine). Camille Sztejnhorn : transition écologique et animale en ville.

  • Les contours du budget présentés au conseil

    Les contours du budget présentés au conseil

    Notre objectif est de maintenir la trajectoire financière rigoureuse qui est la nôtre. Nous souhaitons continuer dans ce chemin-là. Nous vous présenterons la clôture des comptes 2025 au mois de juin, déroule Dominique Augey. Deuxième caractéristique, ce sont des objectifs budgétaires de continuité de la politique que la Ville a menée pendant le précédent mandat et sur les engagements de campagne. » Si les délégations des adjoints n’ont pas été dévoilées lors du conseil municipal d’Aix, ce vendredi, l’ancienne adjointe aux finances et désormais deuxième adjointe au maire Sophie Joissains (UDI), a présenté le rapport d’orientation budgétaire.

    Le budget doit s’articuler autour de trois priorités. à commencer par la « préservation des Aixois » : pas d’augmentation de la taxe foncière, objectif de 150 policiers municipaux d’ici la fin de l’année, acquisition de 50 caméras piétons… La deuxième orientation vise l’amélioration du « cadre de vie ». Elle comprend l’achat de deux à quatre balayeuses en plus des douze déjà en service, le développement des espaces verts, l’investissement dans les pistes cyclables, ainsi que la rénovation thermique des écoles et de l’éclairage public, avec un objectif de 100% LED. Un volet santé intègre aussi cette orientation : « La Ville soutient de manière active les six maisons pluridisciplinaires de santé », poursuit Dominique Augey. La municipalité ambitionne aussi de renforcer son attractivité culturelle et sportive. Côté logement, « la construction de logements sociaux sera prolongée à hauteur de 900 logements par an ».

    Pas assez « offensif »

    Reste un troisième volet, « construire la ville de demain de manière harmonieuse et apaisée ». « On continue ce qui a été commencé : des opérations patrimoniales importantes, des rénovations et des aménagements, de la réhabilitation urbaine, de voiries… », déroule l’adjointe. Des objectifs à intégrer dans un contexte où « sur la conjoncture, on ne sait rien, tout est très compliqué en ce moment, l’incertitude est maximum ». Concernant les projets inscrits pour 2026, « on imagine une recette à hauteur de 166 millions d’euros et on sanctuarise un certain nombre de choses, comme les subventions aux associations », précise Dominique Augey. Pour 2026, l’investissement est estimé à 60 millions d’euros, le remboursement de la dette à 15,3 millions d’euros.

    « Ce budget est décevant. Il est très peu offensif au regard des attentes, y compris dans votre électorat, des besoins et des attentes des Aixois, critique Marc Pena (PS), qui mène le groupe d’opposition Aix Avenir. Apparemment, vous n’augmentez pas l’impôt, sauf qu’à partir du moment où la Métropole elle-même augmente ses impôts, elle le fait par rapport à ce qu’elle peut donner aux communes. C’est donc simplement un transfert d’argent. » Sophie Joissains rétorque : « On n’est pas dans la grande machination avec la Métropole. On n’augmente pas les impôts parce qu’on veut préserver le pouvoir d’achat. C’est une ligne politique très forte. »

    Cyrille Blint, qui siège aux côtés de Philippe Klein (Horizons), par ailleurs conseiller départemental, pointe : « Pour moi, ce qui ressort de ce ROB est le mot incertitude, qui n’est pas forcément lié au contexte international qui, de mon point de vue, sert un peu à noyer le lecteur. Ce sont les chiffres de la Ville qui sont plutôt inquiétants quand on revoit les arrêtés 2025 prévisionnels. » Face aux différentes remarques émanent des groupes d’opposition, Dominique Augey résume : « Notre posture est justement de se dire comment on va pouvoir faire aussi bien, voire mieux, avec les contraintes financières qui sont les nôtres. »

    En fin de conseil, pourtant, les élus du groupe de gauche Aix Avenir ne sont toujours pas convaincus. « Le budget ne répond pas aux attentes et aux réalités que nous avons rencontrées sur le terrain, estime Agnès Daures (DVG). L’argument de ne pas augmenter les taux d’imposition, quand on ne fait pas suffisamment de logement social, que le service public des transports n’est pas à la hauteur et que finalement ça coûte de l’argent aux gens de se loger… », difficile d’être convaincus, pour l’élue.

    Le budget définitif sera présenté le 27 avril en conseil.

  • Avec le RN, quelles subventions pour les associations à Six-Fours ?

    Avec le RN, quelles subventions pour les associations à Six-Fours ?

    Dans un communiqué adressé aux associations, le sulfureux maire (RN) de Six-Fours assure que tous les projets de ces dernières « seront maintenus et soutenus ». Mais entre les lignes, tout ne semble pas aussi limpide. Ainsi, la municipalité ajoute « continuer à soutenir des actions d’intérêt général ». Des termes empruntés à la proposition de contre-budget des députés RN à l’automne 2025, revendiquant 36 milliards d’euros d’économie, impliquant une baisse des « subventions aux associations ne relevant pas de l’intérêt général » de 3,2 milliards. Parmi elles, comme le révélait Libération, des coupes de 240 millions pour les associations d’aide au logement des personnes vulnérables, et de lutte contre la pauvreté, 234,5 millions pour celles liées aux politiques de la ville , et 140 millions pour les associations culturelles. « La répartition concrète des subventions attribuées aux associations » sera connue lors du conseil municipal, formulation tendancieuse utilisée par la mairie, qui laisse augurer de choix politiques à surveiller.

    Boccaletti ôte le drapeau de l’UE

    Comme nombre de maires RN, Frédéric Boccaletti a décidé de retirer le drapeau de l’UE de la façade de la mairie. Un choix ironique au vu de la propension du parti à (ab)user des aides européennes, que la gauche six-fournaise qualifie d’« acte idéologique malvenu » et de « pulsion nationaliste et souverainiste du repli sur soi ».

  • Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Après le conseil municipal d’installation, les élus de la majorité et de l’opposition, désormais officiellement élus, seront de nouveaux réunis en salle des États de Provence. Ce vendredi 3 avril, le deuxième conseil municipal du mois se tiendra en mairie, avec, à l’ordre du jour, 29 rapports.

    Surtout, cette séance permettra aux élus d’examiner le Rapport d’orientation budgétaire (ROB) et devrait dresser les priorités budgétaires de la majorité de Sophie Joissains (UDI). Dossier sur lequel les oppositions devraient intervenir. « Les orientations budgétaires ne changent pas, c’est les mêmes, nous allons répéter les mêmes choses : il y a des orientations, mais derrière, il n’y a pas de vraie politique, clairement définie, les orientations budgétaires permettent surtout de répondre aux urgences, aux besoins », commente Marc Pena, député PS des Bouches-du-Rhône, candidat aux élections et désormais à la tête du groupe d’opposition Aix Avenir. « Il permet aussi à la municipalité de rappeler son opinion, qui consiste à dire qu’elle n’augmente pas les impôts et qu’elle est très précautionneuse de son champ public… », résume-t-il.

    Diverses interventions

    « J’aurai l’occasion de montrer que les impôts augmentent autrement, notamment la part métropolitaine qui augmente puisqu’il y a une réversion commune importante au sein d’Aix-Marseille, telle qu’elle est aujourd’hui, poursuit Marc Pena. Au-delà de cela, il y a une nouvelle équipe, on pourrait penser qu’il y a des choses plus audacieuses proposées, mais ce n’est pas le cas. Je crains une chose, c’est la façon dont sera traité financièrement le monde associatif dans son ensemble. » Dans le même groupe d’opposition, David Tessier (PCF) indique que le groupe interviendrait sur les « baisses de dotations de l’état, qui empêchent les collectivités de fonctionner » et sont une « entrave au fonctionnement démocratique ». Les élus d’Aix Avenir devraient prendre également la parole sur le rapport annuel de la Ville en matière de développement durable (RAD), à l’ordre du jour. Idem pour Philippe Klein (Horizons), qui siège dans l’opposition aux côtés du conseiller départemental Cyrille Blint. « Nous n’interviendrons pas seulement sur le ROB mais aussi sur le RAD, il me paraît, sur de nombreux points, insuffisant et ne permet pas d’avoir une adaptation suffisante au changement climatique, ce sont des mesurettes là où il faudrait avoir une vraie prise de conscience sur l’incidence du changement climatique sur la vie des Aixois », indique l’élu. Aussi, vingt rapports de désignations des représentants du conseil municipal aux conseils de la ville, devraient occuper la seconde partie de la séance.

    Conseil municipal retransmis sur le site de la Ville dès 9h.

  • Réélu maire de Montpellier, Michaël Delafosse met le cap sur le service public

    Réélu maire de Montpellier, Michaël Delafosse met le cap sur le service public

    Deux mille cent soixante dix-huit jours. Sitôt reconduit dans ses fonctions de maire de Montpellier par ses colistiers (53 voix sur 68), samedi 28 mars, Michaël Delafosse a immédiatement relancé le compte à rebours dans son bureau du 8e étage de l’Hôtel de Ville. 2 178 comme le nombre de jours à mettre à profit durant son second mandat à la tête de la 7e ville de France qu’il promet « plus belle, plus solidaire, plus écologiste, plus fraternelle ».

    Avant de s’attaquer à convaincre les 30 maires de la Métropole qui devront élire leur président jeudi 9 avril, l’étape municipale n’était pour Michaël Delafosse qu’une formalité depuis sa nette victoire (50,13%), le 22 mars, face à Nathalie Oziol (25,06%) et Mohed Altrad (24,81%). Mais le premier maire de Montpellier à se faire réélire depuis Georges Frêche en 2001 n’a pas bâclé l’exercice, bien au contraire.

    Au cours d’un discours fleuve, empli de gravité, d’espoirs et d’émotion, le maire socialiste à qui deux enfants du conseil municipal des jeunes ont remis son écharpe tricolore, a pris son temps à la tribune. Dans une ville qui s’est abstenue à 54,16%, dans un monde qui va mal entre intolérances, climatoscepticisme et guerres, M. Delafosse refuse la résignation et joue la carte du vivre ensemble. « Mon engagement est viscéralement républicain ». Qu’il s’agisse de lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, les violences faites aux femmes, le narcotrafic ou les marchands de sommeil, « il n’y a pas de République à géométrie variable, il y a une République pour tous les habitants ».

    En présence de la maire honoraire Hélène Mandroux, il a d’abord remercié les Montpelliérains. « Votre confiance m’honore, m’engage et m’oblige ». Dans un salut républicain, il a d’abord dit au revoir à ceux qui ne siégeront plus dont Jacques Domergue (LR) ou l’ancien maire, Philippe Saurel, battu. « Nous nous sommes affrontés vivement mais le respect doit l’emporter, la République l’exige ». Il a ensuite eu des remerciements poignants pour les siens : son épouse Anne-Lise, ses enfants Hugo, Adrien et son père, disparu il y a 2 ans sans qui le professeur d’histoire géographie ne serait pas où il est. Le gorge nouée, saluant la mémoire de récents disparus (Gasset, Serrou, Montanari…), M. Delafosse a aussi décrit le « compagnonnage douloureux avec la mort » qui entoure la difficile fonction de maire.

    La liste des 26 adjoints

    L’édile a ensuite esquissé le « cap » de son second mandat. A l’instar du premier, il promet de tenir ses engagements de campagne. Après « la question écologique et sociale » grâce à la gratuité des transports, la 5e ligne ou la mutuelle communale, il vise « les services publics les plus performants de France ». Et se veut rassurant : « Chaque euro dépensé sera un euro utile ». Pêle-mêle, il liste la création d’une maison des syndicats, d’une agence municipale du logement et d’un millier de logements étudiants avec le Crous, la rénovation de quartiers populaires comme la Mosson, les Cévennes ou la cité Saint-Martin. Mais aussi la naissance de 10 nouveaux parcs, un millier de jardins partagés, des places réaménagées avec leur mobilier urbain (bancs…) qui favorisent les rencontres. Ou encore une aide à la rénovation des façades pour les enseignes commerciales, les « circuits courts » plutôt que le « Mercosur » ou le soutien aux entreprises de l’économie sociale et solidaire.

    Pour mener à bien sa mission, M. Delafosse a désigné 26 adjoints. Certains l’étaient déjà (Sébastien Cote, Marie Massart, Tasmine Akbaraly, Laurent Nison, Agnès Saurat, Manu Reynaud, Radia Tikouk, Stéphane Jouault, Agnès Robin, Eddine Ariztegui, Michel Aslanian, Boris Bellanger, Emilie Cabello, Alban Zanchiello, Mustapha Laoukiri, Elodie Brun-Mandon). D’autres le deviennent (Christophe Bourdin, Serge Guiseppin, Muriel Ressiguier, Inbal Benayon, Nelly Lacince, Delphine Esselin, Annie Benezech, Yvan Nosbé, Sophiane Mansouria, Adama Kanté). Leurs délégations seront dévoilées lors du prochain conseil municipal du 8 avril.

    D’ici là, les deux oppositions ont fait savoir qu‘elles veilleraient au grain, chacune à leur manière. Orphelin de son leader Mohed Altrad, absent alors qu’il aurait présidé la séance en tant que doyen à la place de Michel Calvo, Salim Jawhari a promis une « opposition constructive ». « On continuera à défendre nos idées en espérant mixer nos valeurs et projets ». Tonalité différente chez les Insoumis où Nathalie Oziol déplore ne pas avoir pu s’exprimer avant l’élection du maire à laquelle elle candidatait (8 voix). « Cela aurait pu être un moment de changement de pratiques démocratiques. Ce n’est pas en nous coupant le micro qu’on nous fera taire », prévient la députée LFI dont le groupe revendique la présidence de la commission des finances. Vu leur entrée en matière musclée, pas sûr que les Insoumis aient gain de cause.

  • Premières divergences sur la sécurité lors du conseil municipal

    Premières divergences sur la sécurité lors du conseil municipal

    Cette séance inaugurale – après le conseil d’installation du 21 mars – a déjà laissé apparaître certains clivages politiques, notamment lors de la création des commissions municipales, où sont débattus les sujets et les propositions avant leur présentation en séance plénière.

    Et déjà, Kévin Jacquin, élu du Rassemblement national, a pointé « l’absence de commission dédiée à la sécurité, en décalage avec les ambitions » affichées du maire (DVG), Frédéric Vigouroux, lors de la campagne électorale, d’après l’élu d’extrême droite.

    L’intéressé considère que « la sécurité est un sujet important, oui, mais traité dans le cadre de la commission cadre de vie ». À l’inverse, Kévin Jacquin souhaiterait « une commission faite pour ça ». Ce à quoi Frédéric Vigouroux répond que « la sécurité est aussi une question d’éducation » et « dépend de plusieurs instances, comme le contrat local de sécurité avec État et préfet ».

    À noter que le groupe RN ne s’est pas porté volontaire pour siéger dans les conseils d’écoles, de collèges et de lycées.

    Recrutement

    Six postes ont été créés dans divers services, principalement techniques, dont cinq en CDD. Cette situation interroge Vincent Trotot, élu de l’opposition LFI/EELV, qui s’étonne de l’absence de créations de postes en CDI. « C’est un CDD de 12 mois qui fait office de période d’essai » justifie l’adjointe Magali Nicolas, , avec à la clé une titularisation « si l’agent donne satisfaction ».

  • Les indemnités du maire d’extrême droite font réagir à Fréjus

    Les indemnités du maire d’extrême droite font réagir à Fréjus

    Grisé par sa victoire dès le premier tour, le maire de Fréjus n’a de toute évidence rien perdu de sa morgue et a continué d’adresser des remarques incisives à son opposition. C’est sans trembler qu’il s’est octroyé, lors du dernier conseil municipal qui s’est déroulé jeudi dernier, le maximum des indemnités prévues par la loi – soit 6 330 euros –, mais aussi, tant qu’il y était, la fraction la plus haute de ses frais de représentation, à hauteur de 800 euros mensuels. Il faut ce qu’il faut…

    Son opposition s’en est émue publiquement en fin de séance.

    à droite pour commencer. Mickaël Camilleri (Notre parti, c’est Fréjus) explique que les habitants auraient pu espérer que ce mandat commence différemment au regard du lourd endettement de la ville, rappelant « qu’il y a d’autres communes, dans un état financier pourtant meilleur que le nôtre, qui ont décidé d’envoyer un signal aux électeurs ». Et de poursuivre : « Ils ont décidé de servir la commune et non pas de se servir. » L’élu précisant qu’il « ne validera pas ce hold-up ».

    « Carrément ? Un hold-up autorisé par la loi… On imagine bien que vous auriez été bénévole si vous aviez eu la possibilité d’être maire », lui répondra le premier magistrat. Ce dernier jugeant que ce « bruit » ne traduit que de la « politique politicienne ». Et de conclure : « Votre aigreur de votre large et massive défaite ne me fait ni chaud, ni froid. »

    Double discours ciblé

    Du côté de la gauche, Christine Romano (PCF) fait habilement remarquer le double discours de l’extrême droite, et lance : « Malgré la volonté d’austérité votée par le RN avec les 4,9 milliards en moins pour les collectivités locales et les communes, vous, vous prenez le maximum. »

    L’élue de la liste rassemblant toutes les forces progressistes estime donc que, pour être cohérent avec la ligne politique du Rassemblement national, le maire devrait s’appliquer à lui-même la même discipline. « Je trouve que l’austérité, ça devrait être pour tout le monde », conclut-elle sous les applaudissements du public. Ce qui a beaucoup agacé l’édile.

    Ce dernier réplique, sans répondre sur le fond : « J’ai noté que vous étiez désormais partisane de l’austérité. C’est une découverte. Il y en aura sans doute d’autres, j’en suis sûr même. » Puis, l’élue lui faisant remarquer qu’elle n’était pas LFI – étiquette qu’il lui avait attribuée dans une réplique vide de sens –,le maire lance, visiblement à court d’arguments : « Vous êtes aussi communiste, socialiste, on sait, et verte. Et rouge surtout apparemment. »

    Dans un communiqué, la fédération varoise et la section de Fréjus du PCF déclarent : « Les communistes ne se laisseront pas impressionner par les diatribes de M. Rachline qui, par ailleurs, doit rendre des comptes à la justice. » Et de conclure : « Nous continuons à œuvrer pour l’honnêteté et la transparence dans la vie politique, pour des logements accessibles alors que les loyers explosent, pour un accès à des soins de qualité, pour la démocratie, contre l’hôtel de luxe à la base nature… »

    Une invitation à les rejoindre pour mener à bien tous ces combats.