Tag: conseil municipal

  • Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

  • La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    Vous nous proposez de donner pour 1 euro symbolique une parcelle qui vaut plus d’un million d’euros, mais du fait de sa forme, elle est évaluée à moins 90% de son prix, c’est-à-dire 110 000 euros », amorce Denis Grandjean (Rassemblement de la gauche et des écologistes). Il poursuit : « Cette parcelle n’est pas inutile, elle permet aux usagers des transports de se rendre aux arrêts. Nous ne validons pas vos arguments. Nous nous interrogeons sur les motifs d’un tel cadeau. Nous voterons contre cette délibération. »

    Juste avant, l’adjoint à l’urbanisme, Yohann Léandre, a expliqué que « par courrier du 1er juillet 2024, les membres du lotissement de la Comtesse, situé à l’extrémité de l’avenue du 24-avril-1915, ont fait connaître à la commune leur souhait de clôturer le lotissement en procédant à l’acquisition d’une partie de la voie publique ». La Ville, « convaincue que cette cession contribuera à l’amélioration du cadre de vie des résidents, a donné son accord pour céder les 4 402m2 de cette parcelle communale, évaluée à 110 000 euros par le Pôle d’évaluation domaniale de la direction régionale de finances publiques. » Du fait de la proximité de la voie SNCF, et de la forme de la parcelle, « les possibilités d’aménagements demeurent très réduites », alors que les charges d’entretien de ce terrain pour la commune sont bien réelles, a fait valoir l’adjoint.

    Appels d’offres

    Si la gauche a voté contre cette délibération, elle a, une fois n’est pas coutume, voté pour, avec la majorité (le RN a voté contre), l’adoption du règlement intérieur de la commission d’appel d’offres, présentée par Alain Rousset, premier adjoint au maire de Gérard Gazay (LR). « Nous sommes très satisfaits de voir gravés dans le marbre un certain nombre de règles de bon sens », a réagi Clémentine Fardoux (RGE). Elle a rappelé : « En décembre 2023, nous vous demandions de prendre des engagements fermes à propos de cette commission : avoir les documents en amont, pouvoir s’appuyer sur des impressions papier… ».

    Après avoir bataillé, la conseillère municipale RGE a lu une motion « pour la mise en œuvre de l’école inclusive ». Alors que, a-t-elle rappelé, « l’état, depuis la loi du 17 mai 2024, doit assurer la prise en charge des élèves en situation de handicap sur la pause méridienne », et non plus les communes. Seuls 13 enfants ont obtenu une aide dans les écoles aubagnaises, alors que 21 autres en ont besoin…

  • Sécurité de l’habitat et patrimoine au menu

    Sécurité de l’habitat et patrimoine au menu

    L’adjointe au maire déléguée aux budgets vient à peine de détailler le contenu de la décision modificative du budget principal, et d’évoquer les dépenses pour travaux d’office sur les immeubles en péril, que la conseillère municipale Martine Cuccaroni (PS) saisit la balle au bond. « Je salue votre mobilisation sur un sujet à la fois grave, urgent et profondément humain, vous agissez sur des immeubles menaçant ruine, de la mise en péril, et plus largement de la sécurité de l’habitat. Ce ne sont pas des cas isolés, c’est une crise du bâti ancien, une crise du logement, indigne, parfois ignorée, trop souvent différée », débute-t-elle. Elle poursuit : « La mise en péril d’un immeuble n’est jamais un hasard. C’est le résultat d’un manque d’entretien, parfois d’un abandon, souvent d’un laisser-faire généralisé. Nous devons sortir de l’indifférence, rompre avec l’inaction et élaborer une réponse structurée, préventive et coercitive à la fois. » Lors de son intervention, elle propose notamment « une cartographie locale des immeubles à risque, actualisée et transparente, accessible aux citoyens ».

    « Nous avons eu 233 dossiers de péril dans la ville », répond le maire (DVD) Alexandre Doriol. « La Ciotat a le plus fort taux de résolution des périls des Bouches-du-Rhône, avec 88 %. » Il renseigne : « Quand le péril est reconnu, quand le propriétaire ne peut ou ne veut pas faire les travaux, la Ville fait des travaux d’office. Pour l’instant, nous avons 15 à 17 dossiers. Les propriétaires devront régler à la perception l’argent avancé par la collectivité. Quant aux familles, on est dans une démarche d’accompagnement constante. »

    Vente de parcelles

    Alors que la majorité municipale, dans une série de délibérations, annonce la cession de plusieurs bâtiments et parcelles communaux, Martine Cuccaroni monte à nouveau au créneau. « Je défends l’idée que certains de ces biens pourraient être réhabilités, transformés ou réaffectés à des usages d’intérêt collectif. Ce que vous cédez aujourd’hui, c’est bien plus que des bâtiments ou des parcelles. Vous cédez une part de notre avenir commun. Moi, ici, je resterai vigilante et s’il n’en restait qu’une je serai celle-là », déclare-t-elle. Le maire s’amuse : « L’étendard est sorti… Vous affirmez que le maire vend les bijoux de famille, sans concertation préalable. Mais, moi, je ne sais pas garder le terrain d’une ex-cuisine centrale, il va être squatté… Mais si nous vendons, nous achetons aussi, par exemple l’acquisition du parking St-Jean, etc. Nous avons su acheter quand il fallait acheter, mais quand il faut vendre, à cause de la décrépitude des biens, nous les vendons avant que le temps ne fasse trop son œuvre. Nous avons un schéma directeur cohérent. »

  • Le cinéma n’ouvrira pas cet automne

    Le cinéma n’ouvrira pas cet automne

    Le cinéma des 3 Casinos ne rouvrira finalement pas ses portes à temps pour le Festival cinématographique d’automne, inscrit à l’agenda culturel pour octobre. Dossier culturel épineux depuis près de dix ans, totalement fermé depuis novembre 2022, l’actuelle majorité avait assuré, lors de sa campagne en 2020, prendre à bras-le-corps les rénovations du lieu.

    En conseil municipal, jeudi 25 septembre, le dossier a de nouveau été mis sur la table après une question posée par Jean-Marc La Piana (SE), chef de file d’un des deux groupes d’opposition de gauche : « Est-ce qu’on pourrait avoir un état des lieux sur le cinéma ? ». Dossier d’huissier à l’appui, projeté face à la salle de conseil, le premier adjoint, Antonio Mujica, s’est appliqué à détailler les raisons de ce retard, sur cet « ouvrage ancien » pour lequel il existe une « part d’aléas conséquents, d’un autre type de nature », selon l’élu.

    Première surprise, la présence d’amiante a été découverte lors des premiers travaux de diagnostic. Après désamiantage des zones, l’entreprise chargée d’une dépose découvre « des dizaines et dizaines de mètres cubes de gravats dissimulés sous la scène [fermée en 2013, Ndlr], visiblement issus du chantier de 2011. Le plus grave étant que la majeure partie des déchets étaient constitutifs de déchets amiantés », poursuit Antonio Mujica. Devant la gravité de la situation, nous avons rapidement fait réaliser un constat d’huissier. Ces aléas ne révèlent pas d’un aléa technique classique, mais d’un aléa d’un autre registre que nous vous laissons apprécier. Tant sur le suivi de cette opération que sur la gestion du domaine public », assène le premier adjoint, sans pointer explicitement l’ancienne municipalité. Des défaillances dans la structure ont également été soulignées dans la présentation.

    Ouverture fin décembre

    « Quand vous voyez comment étaient montés les murs, on se demande comment ça a pu tenir autant de temps sans qu’il n’y ait un drame (…) la mise en danger d’autrui se fait à double titre », conclut le premier adjoint. « On ne va pas commencer à faire le procès de l’ancienne mairie, intervient Hervé Granier, maire (LR) de la commune. Les entreprises mandatées par l’ancienne mairie sont, elles, les responsables. Soyons factuels et honnêtes (…), on se retrouve aujourd’hui avec une structure fragilisée. » «  On a l’habitude qu’on dise que c’est de notre faute », intervient de son côté, Jean-Marc La Piana, élu d’opposition de gauche et ancien adjoint à la culture sous Roger Meï (PCF). Ce n’est pas la question, pour Hervé Granier. « On peut juste se dire : tant mieux qu’il n’y ait pas eu d’accident. Je veux juste que les gens comprennent pourquoi on est en retard (…) Par contre, (ces surprises) auraient pu impliquer la responsabilité pénale de M. Meï s’il y avait eu un accident », conclut le maire. La volonté de la municipalité est que ce cinéma sorte rapidement. (…) On a des délais fin décembre, début janvier. Honnêtement, que ce soit ouvert avant ou après les élections, on s’en fiche. »

    En attendant, une salle provisoire reste ouverte en face du chantier toujours en cours.

  • A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux civils de Gaza

    A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux civils de Gaza

    Depuis presque deux ans et le massacre d’Israéliens du 7 octobre par le Hamas, le conflit israélo-palestinien n’avait guère résonné en conseil municipal. Ou pour de mauvaises raisons quand, en juin dernier, Anne-Sophie Rigault (RN) avait cru bon de monter une polémique au sujet du foulard-ceinture aux couleurs de la Palestine porté par l’adjointe aux sports (PS) Zinèbe Haddaoui.

    Ce samedi, au cours d’une séance plutôt calme, ce sujet a animé les débats. En ouverture, la Ville, par la voix de la maire Cécile Helle (PS), a décidé de voter « une contribution exceptionnelle en faveur des populations civiles de Gaza ». Un total de 100 000 euros, versé pour moitié au comité français des Nations unies pour l’enfance et à Médecins sans frontières. « Un caractère d’humanité et de solidarité important », souligne la première magistrate, quelques jours à peine après la reconnaissance par la France d’un État palestinien. Pas moins de 16 élus prendront la parole. À commencer par Michel Bissière (DVD), dont la hauteur de vue a été saluée par la majorité. « Les valeurs universelles de paix et de protection de l’enfance dépassent les clivages politiques, ce vote est un acte humaniste qui ne doit pas être instrumentalisé et ne marque pas le soutien à un camp », énonce-t-il. Une analyse absolument pas partagée par l’extrême droite. « La reconnaissance de l’État palestinien risque d’encourager le terrorisme contre les Juifs », pense Ghislaine Persia (Reconquête), qui s’abstiendra. Autre stratégie au RN, où les 6 élus ont préféré ne pas prendre part au vote. En se drapant de vertu réglementaire, au motif qu’une telle délibération serait hors la loi. « 14% des inscrits ne vous permets pas de parler au nom de tous les Avignonnais, vous n’avez pas la compétence locale pour délibérer sur un sujet international », estime Anne-Sophie Rigault. La candidate investie par le RN aux municipales de mars accuse même la majorité « d’apporter de la division dans une ville qui a besoin d’unité ». De quoi faire bondir, au sens propre, Zinèbe Haddaoui. Debout, l’adjointe aux sports montre sa tenue jaune et bleue, en écho à l’Ukraine, sans ceinture palestinienne. « Vous avez l’indignation à géométrie variable, nous avons un devoir de solidarité envers les enfants du monde entier, c’est vous qui créez le conflit et l’animosité », renvoie l’élue.

    Le Premier adjoint sur la retenue

    À ses côtés, Paul-Roger Gontard, (La Convention), convie les symboles et s’empresse d’aller chercher la statue de Joseph Viala dans l’ancienne salle du conseil, « un enfant martyr de la Révolution, frappé [à 15 ans] d’une balle d’un adulte ». « On voit bien que l’humanité ne fait pas partie de vos valeurs », assène aussi David Fournier (PS) à Anne-Sophie Rigault. Julien De Benito (PCF) rappelle, lui, « les accointances de l’extrême droite avec Benjamin Netanyahou, qui a reçu en mars Jordan Bardella ». Claude Nahoum est un peu plus gêné. Le Premier adjoint, ex-président du consistoire d’Avignon, « soutient la délibération à caractère humanitaire » mais aurait aimé « un peu plus de soutien quand l’arbre en hommage à Ilan Halimi a été abattu cet été [en Seine-Saint-Denis] ». Enfin, à Mouloud Rezouali (les Écologistes), qui regrettait l’absence de drapeaux palestiniens sur l’Hôtel de ville, Cécile Helle répond « devoir de concorde » du maire. « Je n’ai jamais raté de cérémonies d’hommage aux peuples qui ont souffert », conclut-elle sur le chapitre.

  • A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux populations civiles de Gaza

    A Avignon, l’extrême droite rejette le soutien aux populations civiles de Gaza

    Depuis presque deux ans et le massacre d’Israéliens du 7 octobre par le Hamas, le conflit israélo-palestinien n’avait guère résonné en conseil municipal. Ou pour de mauvaises raisons quand, en juin dernier, Anne-Sophie Rigault (RN) avait cru bon de monter une polémique au sujet du foulard-ceinture aux couleurs de la Palestine porté par l’adjointe aux sports (PS) Zinèbe Haddaoui.

    Ce samedi, au cours d’une séance plutôt calme, ce sujet a animé les débats. En ouverture, la Ville, par la voix de la maire Cécile Helle (PS), a décidé de voter « une contribution exceptionnelle en faveur des populations civiles de Gaza ». Un total de 100 000 euros, versé pour moitié au comité français des Nations unies pour l’enfance et à Médecins sans frontières. « Un caractère d’humanité et de solidarité important », souligne la première magistrate, quelques jours à peine après la reconnaissance par la France d’un État palestinien. Pas moins de 16 élus prendront la parole. À commencer par Michel Bissière (DVD), dont la hauteur de vue a été saluée par la majorité. « Les valeurs universelles de paix et de protection de l’enfance dépassent les clivages politiques, ce vote est un acte humaniste qui ne doit pas être instrumentalisé et ne marque pas le soutien à un camp », énonce-t-il. Une analyse absolument pas partagée par l’extrême droite. « La reconnaissance de l’État palestinien risque d’encourager le terrorisme contre les Juifs », pense Ghislaine Persia (Reconquête), qui s’abstiendra. Autre stratégie au RN, où les 6 élus ont préféré ne pas prendre part au vote. En se drapant de vertu réglementaire, au motif qu’une telle délibération serait hors la loi. « 14% des inscrits ne vous permets pas de parler au nom de tous les Avignonnais, vous n’avez pas la compétence locale pour délibérer sur un sujet international », estime Anne-Sophie Rigault. La candidate investie par le RN aux municipales de mars accuse même la majorité « d’apporter de la division dans une ville qui a besoin d’unité ». De quoi faire bondir, au sens propre, Zinèbe Haddaoui. Debout, l’adjointe aux sports montre sa tenue jaune et bleue, en écho à l’Ukraine, sans ceinture palestinienne. « Vous avez l’indignation à géométrie variable, nous avons un devoir de solidarité envers les enfants du monde entier, c’est vous qui créez le conflit et l’animosité », renvoie l’élue.

    Le Premier adjoint sur la retenue

    À ses côtés, Paul-Roger Gontard, (La Convention), convie les symboles et s’empresse d’aller chercher la statue de Joseph Viala dans l’ancienne salle du conseil, « un enfant martyr de la Révolution, frappé [à 15 ans] d’une balle d’un adulte ». « On voit bien que l’humanité ne fait pas partie de vos valeurs », assène aussi David Fournier (PS) à Anne-Sophie Rigault. Julien De Benito (PCF) rappelle, lui, « les accointances de l’extrême droite avec Benjamin Netanyahou, qui a reçu en mars Jordan Bardella ». Claude Nahoum est un peu plus gêné. Le Premier adjoint, ex-président du consistoire d’Avignon, « soutient la délibération à caractère humanitaire » mais aurait aimé « un peu plus de soutien quand l’arbre en hommage à Ilan Halimi a été abattu cet été [en Seine-Saint-Denis] ». Enfin, à Mouloud Rezouali (les Écologistes), qui regrettait l’absence de drapeaux palestiniens sur l’Hôtel de ville, Cécile Helle répond « devoir de concorde » du maire. « Je n’ai jamais raté de cérémonies d’hommage aux peuples qui ont souffert », conclut-elle sur le chapitre.

  • Sophie Camard : « Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière »

    Sophie Camard : « Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La campagne des municipales

    Léo Purguette : Est-on déjà dans la campagne ?

    Pour nos adversaires oui. De notre côté, ce qui compte pour moi, c’est qu’on a fait le démarrage de campagne du Printemps marseillais avant les candidats. Samedi matin dernier, 1 500 personnes à la maison de l’Arménie, c’était un signal positif. On revient aux sources de ce qu’a fait le Printemps marseillais en 2020, dans un autre contexte. C’est-à-dire qu’on remobilise notre base militante et les habitants. On revient au message de base du Printemps marseillais : transformer la ville avec un mouvement citoyen et ce mélange un peu particuliers de partis politiques et de citoyens.

    Didier Gesualdi : 5 ans après votre opposition ne cesse de dire que Benoît Payan a volé l’élection de Michèle Rubirola.

    Pour moi, celle qui a volé l’élection, c’est Martine Vassal puisqu’elle oublie à chaque fois de dire que c’est elle qui a perdu. Elle a perdu la mairie des 6-8, elle a perdu le conseil municipal et elle s’est ensuite présentée à la Métropole par revanche politique. Je rappelle que Benoît Payan a gagné les 2-3, Michèle Rubirola les 4-5, Olivier Fortin les 6-8 et moi les 1-7. Ça me rappelle un peu Trump face à Biden. On est face à une droite tellement traumatisée de perdre le pouvoir en 2020, qu’elle a fait un arrêt sur image. Ils n’ont jamais accepté les résultats et là, ils font un redémarrage de campagne où on a l’impression qu’ils ont réappuyé sur la touche de 2020 et on les voit revenir avec les mêmes candidats que ceux qui ont perdu en 2020. Ils reviennent avec la même communication « Marseille à feu et à sang avec le Printemps marseillais » On est seulement au mois de septembre, on se demande ce que ça sera en mars. Et puis, un climat d’affaires judiciaires, et une annonce de campagne où je me suis demandé si c’était Martine Vassal ou Marine Le Pen qui se lançait.

    Léo Purguette : À ce point ? Oui, faire sa rentrée politique en disant « la cause de tous les problèmes, c’est l’immigration », c’était assez spectaculaire.

    Léo Purguette : Elle a fait ce lien sur un fait divers de votre secteur sur lequel vous avez fait le choix d’assez peu vous exprimer.Ah si ! J’ai fait des déclarations claires et nettes. Lorsque la situation était parfaitement maîtrisée et que tout s’est transformé en bad buzz sur les réseaux sociaux, j’ai vraiment réagi très formellement. On est en République. L’état de droit, c’est juger les individus sur les actes qu’ils commettent, pas sur leurs origines ou leur nationalité. J’ai rappelé que Belsunce était un quartier avec beaucoup de personnes d’origine étrangère qui sont aussi les premières victimes de ce qu’il s’y passe. On pourra en reparler.

    La candidature de Martine Vassal

    Didier Gesualdi : Que pensez-vous de ce démarrage de campagne ?

    Pour moi, Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière. C’est-à-dire que ses soutiens veulent reprendre là où ils en étaient en 2020. Qui veut revenir en arrière ? Qui veut revenir à la situation de 2020, où il y avait une crise humanitaire due à l’évacuation des personnes délogées et où il n’y avait même pas de direction de lutte contre l’habitat indigne ? Qui veut revenir avant 2020 où on avait une adjointe aux écoles qui ne savaient même pas combien Marseille comptait d’écoles et qui disait que si les écoles étaient dégradées c’était la faute des enfants ? Aujourd’hui on a un plan écoles d’un milliard, on est passé de 20 ans de retard à 10 ans d’avance dans les nouvelles écoles. Qui veut revenir à avant 2020, où les musées, les bibliothèques, les cantines, les crèches étaient en permanence en souffrance et parfois fermés par manque de personnel ? Qui veut revenir avant 2020 où on nous prédisait la tutelle de l’État sur les finances de la Ville ? Ce n’est pas assez signalé mais nous avons non seulement recruté, renforcé les services publics mais aussi diminué la dette de Marseille. Martine Vassal dirige la Métropole – 5 milliards d’euros -, le Département – 3 milliards d’euros – avec des finances qui vont très très mal. On n’a pas de leçon à recevoir.

    Léo Purguette : Quand elle dit sur ce plateau que dans le magazine bilan de la majorité 80% des réalisations sont dues à la Métropole, vous n’êtes pas d’accord ?

    Quand ça va bien, c’est le bilan de Martine Vassal, le reste c’est Benoît Payan ? Il faut rester sérieux 5mn. Je peux confirmer que, quand l’État, la Métropole et la Ville font ensemble, oui ça permet d’avance. Mais dans ce cas-là, pourquoi dit-elle que Marseille va si mal ?

    Les liens avec la métropole

    Didier Gesualdi : Vous travaillez avec la Métropole…

    La Métropole a beaucoup d’argent et beaucoup de pouvoir. Martine Vassal termine son mandat sur ses grandes compétences avec un fiasco total dans les transports. Les déchets, la propreté, ça remonte de partout, ça ne va pas. Encore trop souvent, elle bloque un certain nombre de demandes que nous lui faisons. Elle a même refusé de mettre une maison des projets dans un immeuble de la Métropole pour expliquer aux Marseillais tout ce que nous faisons ensemble avec la rénovation urbaine sur le centre-ville. Comme si ça devait nous bénéficier à nous, alors que c’est juste l’intérêt commun. Il y a un récit qui ne fonctionne pas. Si elle a tant d’argent et de pouvoir, pourquoi elle critique la situation de Marseille ?

    Léo Purguette : Ça, ce sont vos rapports tendus, mais les Marseillais que vous rencontrez comme maire de proximité, vous disent-ils que tout va bien ?

    Ils me disent que Marseille change, qu’ils ne veulent pas revenir en arrière. Ils me disent qu’ils ont conscience qu’il a de grands sujets qui nous dépassent. Accuser Benoît Payan ou Sophie Camard de la drogue ou des coups de couteau, c’est quand même un peu ridicule. Nous avons libéré beaucoup de projets et d’énergie dans cette ville. Ce n’est pas anecdotique d’avoir remis beaucoup de culture dans l’espace public, d’avoir redressé les écoles, les crèches, la police municipale aussi. Les gens m’en parlent. Après, ils ont bien compris qu’il y a un débat politique qui leur échappe et dont ils ne veulent plus entendre parler, c’est cette opposition Métropole-Ville, Vassal-Payan. C’est pourquoi l’élan transformateur du Printemps marseillais devra, demain, s’étendre à tous les secteurs de la Ville et à la Métropole. Nous voulons l’alignement de la chaîne de commandement.

    Le Premier ministre

    Léo Purguette : La situation nationale est très bloquée. On a un Premier ministre sans gouvernement, un mouvement social qui se déploie. Quelle issue possible ?

    Ce qui m’intéresse dans la situation actuelle, c’est que pour une fois, comme on n’a plus de gouvernement, on a un mouvement social qui met des sujets sur l’agenda politique. Habituellement, on fait des manifestations contre ce que le gouvernement cherche à imposer. C’est un moment très particulier, le mouvement social qui fixe les grands sujets : la Palestine, l’injustice fiscale, les privilèges des milliardaires, l’idée d’aller chercher l’argent là où il est…

    Léo Purguette : Cela débouchera-t-il sur une dissolution ?

    Je m’en méfie car derrière, c’est l’extrême droite. Il faut maintenir la mobilisation. La situation doit se résoudre par des mesures fortes que le mouvement social exige.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Parmi les reproches faits à Marseille, il y a les incivilités et l’insécurité. La réponse est du côté de l’État mais pas seulement. N’avez-vous pas mis un peu trop de temps à vous préoccuper de la question ?

    Je rappelle que dès 2020 nous avions inscrit le doublement de la police municipale dans notre programme. C’est un engagement tenu. Quand nous sommes arrivés aux manettes, nous avons constaté qu’il y avait à peine une équipe de nuit de police municipale pour toute la ville, que pour les fameuses caméras dont on parle, il n’y avait pas les ressources humaines pour exploiter les images et le centre de supervision urbain était insuffisamment doté. C’est nous qui avons recruté, rajouté des brigades maritimes et équestres, qui avons ouvert le poste de police de proximité sur la Canebière, qui avons fait refluer les difficultés à Noailles de manière spectaculaire. Je ne trouve pas du tout qu’on a été aux abonnés absents sur le sujet, bien au contraire. Je pense même que cela a surpris et mis en difficultés nos adversaires qui ne s’y attendaient pas.

    Les forces en présence

    Didier Gesualdi : Vous tapez beaucoup sur Martine Vassal mais quid du RN dont on vous entend peu parler ?

    On en parle de manière indirecte parce que, oui, ça nous inquiète cette fusion de discours entre LR et l’extrême droite. Très clairement, il y a une question qui est posée sur des éventuelles fusions de liste au second, au troisième tour ? On n’en sait rien. Il y a un vrai problème de repérage des forces politiques en présence. Qu’est-ce que ça veut dire la droite à Marseille aujourd’hui par rapport à l’extrême droite ? Je me pose vraiment des questions sur le discours. L’extrême droite est très présente sur le terrain. On peut se retrouver avec un duel gauche-extrême droite.

    Didier Gesualdi : Pourquoi les Marseillais votent pour elle selon vous ?

    Je ne pense pas que Marseille soit isolée des grandes tendances mondiales, nationales, de tout ce climat de fachosphère qui règne dans le pays… Je mesure l’utilité des élus de proximité. On est sans cesse au corps à corps sur des fausses rumeurs, des propos qui n’ont pas lieu d’être… Il y a beaucoup d’angoisse qui s’exprime, beaucoup de peur dans la tête des gens.

    Léo Purguette : Parmi les forces en présence, il y a la FI. Vous étiez suppléante de Jean-Luc Mélenchon, en 2020 vous aviez fait partie de ceux qui ont voulu le Printemps marseillais. N’y a-t-il pas ici aussi une touche pause actionnée ? C’est définitif ?

    Du côté de la France insoumise, pour le moment, je ne vois pas trop de son pas trop d’image. Ce ne sont pas juste des déclarations sur les réseaux sociaux qui manifestent une entrée en campagne. Une campagne, c’est un programme, des candidats, des débats… Effectivement, ils ne veulent pas faire de liste avec nous. Nous sommes les élus sortants, le Printemps marseillais, on va mettre un bilan en débat pour aller plus loin. Qui va nous aider ? Nous renforcer ? Je fais un appel aux citoyens. Je me méfie des étiquettes politiques, surtout à Marseille, l’électorat de gauche peut évoluer d’une élection à l’autre. Je fais confiance aux électeurs de gauche pour faire les bons choix aux bons moments.

    Léo Purguette : On ne sait pas si certains vous rejoindront mais d’autres semblent vouloir vous quitter comme l’écologiste Sébastien Barles. C’est définitif ?

    Je rappelle qu’il avait fait une liste autonome en 2020.

    Léo Purguette : Vous n’aviez pas géré 5 ans ensemble…

    Didier Gesualdi : Il veut être calife à la place du calife ?

    Je ne sais pas, il faut lui demander. Il a été adjoint au maire tout le long, chargé de la transition écologique, il a eu un certain nombre de moyens à sa disposition. Il lui appartient de s’exprimer mais au départ, il était déjà sur une liste qui n’était pas celle du Printemps marseillais.

    Nicolas Sarkozy

    Didier Gesualdi : La condamnation de Nicolas Sarkozy n’est pas de nature à rapprocher les électeurs de la politique…

    Ça c’est sûr. En 2007-2008, c’est ce qui m’a fait reprendre un engagement politique. J’étais déjà à Marseille, c’était le grand début de la brutalisation de la vie politique. On dirait que tout le monde réalise maintenant la gravité des faits qui lui ont été reprochés. Il y a depuis des années, une certaine bienveillance à ne pas mesurer le caractère historique de ce qui se passe avec M. Sarkozy. Quand on dit « c’est la première fois qu’il y a une peine de prison ferme », ce n’est pas vrai. Il a été condamné dans l’affaire Bismuth, il a eu le bracelet électronique, puis l’affaire Bygmalion et là, c’est la troisième affaire avec le financement libyen. Il a en fallu du temps !

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Karim Bendjaballah : Bonjour, qu’est-ce que vous faites pour améliorer Noailles ?

    Je suis très fière de ce qu’on a fait à Noailles. J’ai été élue sur les sujets de la rue d’Aubagne. On a eu la chance de pouvoir installer une Société publique d’intérêt national. Énormément de changements se voient à Noailles, il y a des travaux de voirie dans tout le quartier, tous les réseaux électriques ont été refaits. L’équipement de proximité qui sera un lieu ressource sur le lieu de l’effondrement va s’ouvrir au printemps. Le centre social, promis depuis 10 ans est en travaux. Il devrait pouvoir ouvrir en 2027 et en attendant, l’année prochaine on va pouvoir ouvrir un équipement associatif au 44, rue d’Aubagne. Il y a eu les opérations de police de proximité qui ont énormément soulagé et qui tiennent dans le temps. J’ai commencé le mandat en sentant mes adversaires politiques qui se frottaient les mains sur Noailles en se disant « ils ne vont pas y arriver ». Aujourd’hui l’ambiance a changé à Noailles. Karim, si vous habitez Noailles vous pouvez le voir tous les jours dans votre rue. On est en train de changer d’ère. À tel point que les prix remontent. C’est pour ça qu’on avait prévu, sur le foncier public qu’on va réhabiliter, des logements sociaux qui correspondent aux besoins des habitants. On va essayer de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait pas d’emballement à la spéculation. On va maîtriser cela.

  • Échanges et ambiance tendus au conseil municipal de rentrée

    Échanges et ambiance tendus au conseil municipal de rentrée

    Le conseil municipal de rentrée promettait d’être musclé, ça n’a pas loupé. Quelques jours après l’assignation de Jean-Luc Di Maria, conseiller municipal (LR) officiellement candidat aux prochaines élections, de Thierry Boissin, élu d’opposition, de la nouvelle conseillère RN Gisèle Gonzales et du militant d’extrême droite Anthony Romagnoli pour leurs propos tenus sur les réseaux sociaux concernant sa mise en examen dans l’affaire la Semivim qu’il juge diffamatoires, le maire de Martigues (PCF) Gaby Charroux a profité de sa tribune pour exprimer sa position.

    « Mes adversaires m’accusent de ne pas avoir communiqué, d’avoir tenté de passer sous silence cette mise en examen. Ceci est totalement faux. » L’édile assure avoir « toujours été à la disposition de la justice ». « J’ai toujours respecté les consignes de discrétion qui m’étaient imposées », poursuit-il, arguant une demande expresse de la juge en charge du dossier. Gaby Charroux a tenu à clarifier la qualification de sa mise en examen dans le cadre de l’instruction ouverte en 2021 : favoritisme. « Et uniquement pour cela, il n’y a pas de corruption, pas d’enrichissement personnel, pas de détournement de fonds, pas d’abus de biens sociaux », et a ajouté contester fermement ce qui lui est reproché. C’est dans ce contexte que le maire s’est vu accorder une demande de protection fonctionnelle.

    Toute la séance de ce conseil fleuve de rentrée (59 délibérations à l’ordre du jour) s’est déroulée dans un climat tendu de défiance. Après un examen des rapports des sociétés d’économie mixte de la commune, opposition et majorité se sont écharpées sur le remboursement des frais des élus. « En 2024, ils sont inférieurs à 2 000 euros pour l’ensemble des déplacements », remarque Gaby Charroux. Une affirmation remise en cause par Joëlle Coulomb (DVD) : « Les 2 000 euros que vous nous annoncez, je les vois sur une page », faisant référence à un déplacement de Florian Salazar-Martin, adjoint au maire (PCF) délégué à la culture, à Paris. Et Jean-Luc Di Maria d’abonder : « Vous avez dormi où ? Dans un caniveau ? » Une remarque très peu appréciée par l’adjoint aux finances Henri Cambessedes (PCF) : « Si on vous dit que c’est 2 000 euros, c’est 2 000 euros, c’est des écrits. Tu le votes le compte administratif. (…) Que tu mettes en doute le travail des fonctionnaires, je ne l’admets pas. » Ambiance.

  • L’avenir du centre François Billoux revient sur le tapis

    L’avenir du centre François Billoux revient sur le tapis

    De la question de Samia Gamèche, élue d’opposition municipale, membre du Collectif citoyen Gardanne Biver a découlé un long débat, sur l’avenir de la santé à Gardanne. En 2024, le centre de santé François Billoux, construit en 1981 sous Roger Meï (PCF) ferme ses portes. Alors qu’en conseil municipal de ce jeudi 25 septembre, l’une des délibérations à l’ordre du jour propose la « résiliation du bail emphytéotique » signé en octobre 1988 avec l’union des mutuelles des travailleurs, Samia Gamèche pointe une « fermeture sans mobilisation » et questionne le devenir des locaux. Doublée d’une demande d’engagement de la municipalité, à laquelle elle propose de saisir l’Agence régionale de santé et le Département pour « demander la réouverture d’un centre mutualiste » et l’engagement de concertations.

    Le tout, dans un contexte, selon l’élu, de « floraison des structures privées ». « Il n’y a qu’une seule santé, celle de tous les habitants. Ce que vous appelez privé représente toute la santé libérale et conventionnée », répond Jean-François Garcia, élu au sport et à la santé, qui déroulera ensuite longuement l’historique des locaux, dont le bail était géré, jusqu’en 2018, par le Grand conseil de la mutualité, avant d’être repris en 2019, par le groupement mutualiste Oxance. « Entre 2014 et 2018, pendant cinq ans, vous avez accompagné, Monsieur Jorda et La Piana, le Grand conseil de la mutualité qui gérait le centre, dans son marasme financier et dans sa carence d’offre de soins », accuse Jean-François Garcia.

    « Pas de visibilité »

    Des travaux seront demandés par la société dès la reprise, selon le déroulé de Jean-François Garcia, demande des rénovations de bâtiments à hauteur de 900 000 euros tandis que, parallèlement, un autre centre mutualiste, Filieris, qui s’ouvre au régime général, propose de regrouper les offres médicales dans ses locaux. Et de mettre à l’index la « mauvaise volonté et l’inaction d’Oxance », qui doublera le prix pour les rénovations des locaux, pointe Jean-François Garcia. À ce jour, le bâtiment est en très mauvais état selon l’adjoint au sport. Réponse pas satisfaisante, pour Samia Gamèche : « À ressasser le passé, on avance à rien. »

    « La réponse est dans ce que je vous ai dit. Nous n’avons pas de visibilité sur ce bâtiment. (…) Le bâtiment est destiné à la santé et le restera (…) il faut l’imprimer », enchaîne l’élu aux sports. « Vous êtes un grossier personnage, vous vous adressez à une élue ! », intervient à son tour Claude Jorda (CCGB). « Vous dites qu’il y a des projets, mais lesquels ? (…) La question est quelles propositions à une population qui va être de plus en plus en difficulté pour accéder aux soins ? », pointe Jean-Marc La Piana, à la tête du second groupe d’opposition de gauche. « Monsieur La Piana vous êtes à côté de la santé, vous avez été radié de la CPTS depuis quatre ans et vous ne vous en êtes même pas rendu compte, vous n’êtes même pas dans nos échanges, vous ne payez pas vos cotisations ! », lancera Jean-François Garcia. « Malhonnête », lance Jean-Marc La Piana. Pas de réponse concrète de la part de la majorité, et beaucoup d’invectives… « On va passer à autre chose », tranche finalement le maire.

  • Vuitton fait défiler 100 000 euros

    Vuitton fait défiler 100 000 euros

    C’est une délibération qui devrait faire parler, ce samedi, en conseil municipal : quatre mois après le défilé Louis Vuitton au palais des Papes, la fondation du groupe de luxe ressort le chéquier pour Avignon. La Ville va en effet parapher une convention pour accepter un don de 100 000 euros de Louis Vuitton. Une somme qui sera « affectée à la valorisation du palais des Papes dans le cadre de l’opération “mise en lumière du palais” », stipule la délibération.

    Le fait que Vuitton fasse un don était déjà connu, ce qui ne l’était pas était son montant. En amont du défilé, dans un communiqué, le groupe indiquait que « fidèle à la tradition de Louis Vuitton de soutenir le patrimoine local et les projets communautaires des villes qui accueillent ses défilés, la Maison participera au financement du projet de mise en lumière du palais des Papes, mondialement reconnu pour sa valeur historique et patrimoniale ».

    La convention ne précise pas si ce généreux mécénat fera l’objet d’une plaque de remerciement à apposer à l’entrée du palais. Ce projet de mise en lumière, d’un montant de 2 millions d’euros, avait été voté il y a pile un an en conseil municipal et devrait être concrétisé en cette fin d’année à l’occasion des 30 ans du classement au patrimoine mondial de l’Unesco. L’opération vise à éclairer les façades de tous les édifices donnant sur le parvis du palais.