Parmi la trentaine de délibérations inscrites à l’ordre du jour, sept concernaient les finances. Et chacune a donné lieu à son lot de passes d’armes entre oppositions et majorité.
à commencer par le surcoût des charges de personnel annoncé par la majorité : 630 000 euros. « ça paraît quand même surprenant que ce soit décidé en fin d’année alors qu’on sait que le budget du personnel, qui doit passer auprès des services de l’état, est en général voté avant le 8 décembre. ça ne fait pas très sérieux », lance de son côté Jean-Marc La Piana, conseiller municipal d’opposition et à la tête d’une union de gauche en vue des élections municipales 2026. « Ce n’était pas anticipable, cette année, le vote du budget a été particulièrement tardif », rétorque Arnaud Mazille, adjoint au maire et directeur de campagne de l’édile sortant.
Quelques minutes plus tard, la tension remonte au moment d’aborder la délibération visant à programmer un crédit de paiement (AP/CP) pour trois projets : la réhabilitation de la Plateforme jeunesse, celle du cinéma et la construction d’un centre de loisirs, tous en surcoût. « Sur ces trois opérations, nous avons la possibilité de passer 30% de la dépense de l’année précédente », justifie Antonio Mujica, premier adjoint, évoquant des augmentations liées aux « surprises » sur les travaux de rénovation.
« Une augmentation de 30% sur un projet comme celui de la Plateforme : je me pose la question de la gestion financière de ce projet. Vous dites que les trois décisions (…) ont toutes des surcoûts. Ce sont trois projets différents, mais je me pose la question sur une bonne ou mauvaise gestion du projet (plateforme) », interroge Jean-Marc La Piana. « Monsieur La Piana, question : 12 avenants sur le foyer, 7 sur la maison du peuple, quel commentaire vous faites sur votre gestion ? » intervient Hervé Granier, maire (LR), en référence au statut d’adjoint de son opposant sous l’ancienne municipalité. « S’il y a eu des réalités, j’attends de vous une gestion convenable et je suis surpris de cette mauvaise gestion que je retrouve ici », insiste la tête de l’union de gauche. « Vous êtes le plus fort, on va parler du cinéma, ça vous concerne », tranche Hervé Granier.
Même schéma d’escarmouches sur le dossier du cinéma 3 Casinos, sujet sur lequel Antonio Mujica brandit un document faisant état de trois années de « réflexion » autour du sort du cinéma, sous l’ancienne municipalité. « Je dis juste qu’en trois ans, vous avez fait beaucoup de réflexion et peu d’action. En six ans, on a quand même sorti un cinéma », se targue le premier adjoint. « Mesquin et irrespectueux de notre travail », rétorque Jean-Marc La Piana. « En termes d’inaction, vous avez tout de même été très efficace », ajoutera son concurrent électoral, Hervé Granier.









