Tag: conseil municipal

  • Lila Desjardins, première femme maire de Peyruis

    Lila Desjardins, première femme maire de Peyruis

    Être la première femme à occuper ces fonctions, qui plus est une femme issue de l’immigration, me remplit de fierté et montre avec force à quel point Peyruis est une commune tolérante, juste et accueillante, qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, comme certains voudraient le faire croire », a déclaré Lila Desjardins en regardant en direction des deux nouveaux élus RN du conseil municipal. La nouvelle maire a également tenu à s’adresser à sa petite-fille, présente lors du conseil d’installation : « Je veux lui dire que, si naître fille est plus simple aujourd’hui, le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas terminé. Le chemin est encore long. Je lui souhaite de devenir elle aussi cheffe de son village, mais elle a beaucoup plus d’ambition que moi, puisque son village, c’est Lyon ».

    Seule candidate au poste de maire, Lila Desjardins a été élue par 18 voix contre cinq bulletins blancs, équivalents aux cinq sièges de l’opposition.

    « Opposition constructive »

    L’ancien maire, Patrick Vivos, qu’elle a largement battu dimanche dernier, a pris la parole pour lui souhaiter « beaucoup de courage » et promettre une « opposition constructive ». Les deux nouveaux élus RN n’ont eux pas demandé la parole.

    L D.

    Les adjoints

    Premier adjoint, Joël Mercadier, directeur d’ASA. 2e adjointe, Chantal Michel, cadre de la fonction territoriale. 3e adjoint, Frédéric Julien, agent territorial. 4e adjointe, Françoise Crest, professeure de français. 5e adjoint, Hafid Essaidi, retraité. 6e adjointe, Floriane Idini, agent immobilier.Les délégations seront attribuées lors du prochain conseil municipal qui se tiendra le 14 avril.

  • Julien Di Benedetto élu maire de Digne à l’unanimité

    Julien Di Benedetto élu maire de Digne à l’unanimité

    Patricia Granet-Brunello, maire sortante (DVG) de Digne-les-Bains, a remis avec émotion son écharpe de maire à son successeur, Julien Di Benedetto, samedi matin. « Cette victoire est belle, c’est celle de la jeunesse », a-t-elle lancé avant d’évoquer « le défi » de l’hôpital. Elle a aussi rendu « hommage » à son ex-premier adjoint, Francis Kuhn, qui s’était désisté au second tour de l’élection municipale après le soutien de la maire sortante à Julien Di Benedetto plutôt qu’à lui au soir du premier tour. « Cher Julien, je sais que tu sauras porter cette responsabilité avec sérieux et dignité », a-t-elle dit à son jeune successeur.

    Seul candidat en lice pour le fauteuil de maire, Julien Di Benedetto a été élu à l’unanimité par les 33 votants du conseil municipal. « C’est un honneur », « cette confiance m’honore et m’oblige », a réagi le nouveau maire. Il a affirmé vouloir « répondre rapidement aux besoins de la ville », insistant notamment sur la sécurité, la tranquillité, le renforcement de la police municipale, le centre ancien, le conservatoire en piteux état et l’hôpital.

    Des liens avec la Région

    « Désormais, nous pourrons compter sur l’aide de la Région qui regarde avec attention ce qui se passe à Digne. Comptez sur moi pour rattraper la dette due à notre ville », a-t-il assuré. Le candidat s’était montré proche de figures locales de la majorité régionale, notamment du maire DVD de Forcalquier David Gehant qui l’avait soutenu pendant sa campagne. « La tache est immense et le défi colossal, mais les Dignois ont clairement indiqué ce qu’ils voulaient au cours de cette élection municipale qui était la plus importante depuis plus de 30 ans ». Le nouveau maire a salué sa famille, présente dans la salle, et plus particulièrement son grand-père, « arrivé en France il y a 74 ans » depuis l’Italie, qui avait du mal à essuyer toutes ses larmes au premier rang dans l’assistance.

    Le conseil municipal d’installation s’est tenu sans Gilles Chalvet et sept de ses colistiers qui ont annoncé leur démission et ont été remplacés par d’autres élus de leur liste. Leur nouveau chef de file, Pascal Rovere, a brièvement pris la parole pour féliciter la liste élue et promettre d’être une force d’opposition « du centre, responsable, constructive et vigilante ». Les neuf adjoints ont ensuite été élus, parmi lesquels le benjamin du conseil municipal, Mathys Legay, 20 ans, et le communiste Gérard Esmiol. Ils ont été élus à 32 voix, le 33e bulletin ayant été déclaré nul.

    Les adjoints

    1 – Alexis Audiffred (finances)

    2 – Marie-Pierre Rinaldi (culture)

    3 – Emmanuel Couronnel (jeunesse, action sociale)

    4 – Patricia Sarracanie (éducation et bien-être animal)

    5 – Jacques Dayan (urbanisme, cadre de vie et travaux)

    6 – Myriam Sereno (centre-ville, attractivité, commerces et événementiel)

    7 – Mathys Legay (sport)

    8 – Valérie Dompnier (santé, égalité femmes/hommes, handicap, accessibilité)

    9 – Gérard Esmiol (vie des quartiers et devoir de mémoire)

  • À Vitrolles, Loïc Gachon investi pour son quatrième mandat

    À Vitrolles, Loïc Gachon investi pour son quatrième mandat

    Ce dimanche, la salle du conseil de l’hôtel de ville de Vitrolles était pleine, au point que certains sont restés debout. Autour de la grande table, les 39 nouveaux élus étaient tous présents pour ce premier conseil : les 29 élus de la liste divers gauche menée par Loïc Gachon (PS), les huit élus du Rassemblement national et les deux de la liste divers centre. Sans autre candidat face à lui, le maire sortant a été officiellement élu maire de Vitrolles, avec 29 suffrages exprimés contre 10 votes blancs.

    Nouvel adjoint

    pour les Bords de l’étang

    Premier à recevoir son écharpe tricolore, le nouveau maire réaffirme qu’« être maire et élu est un honneur mais aussi une injonction à faire, à agir et à être utile à tous ». Un rôle qu’il réendossera en étant le maire « de ceux qui ont voté pour notre liste. […] ceux qui ont voté pour des listes d’opposition […] ceux qui n’ont pas voté. Mais aussi les mineurs, les étrangers, les habitants de villes voisines et ceux de passage qui vivent Vitrolles au quotidien. »

    Un nouveau mandat dans un conseil où l’extrême droite est plus présente qu’avant, passant de 4 à 8 élus. Une situation qui laisse l’édile sur la réserve : « On verra au fil des débats. Mais j’espère qu’il y aura moins de turnover que l’on a pu connaître car c’est important d’avoir des gens qui restent pour construire des relations, même avec l’opposition. » Malik Mersali, adjoint (PCF) au maire depuis 2014, n’est pas inquiet non plus : « À Vitrolles, il y a toujours eu un fort vote RN. Le fait qu’ils soient plus nombreux au sein du conseil ne change rien, mais ça nous oblige à être plus présents et à continuer les grands projets que l’on a lancés. »

    Un travail que Loïc Gachon compte continuer avec l’assistance de 11 adjoints. Élus comme lui avec 29 suffrages exprimés sur les 39 bulletins de vote, ils sont six néophytes à ce poste. Trois d’entre eux, Isabelle Rovarino, Michel Piquet et Didier Saura se sont vus promus, passant de conseillers délégués à adjoints. Thomas Robert (3e adjoint), Martine Miglior (8e) et Frédéric Izacard (7e) sont eux de nouveaux élus.

    Une entrée dans la vie politique de sa commune qui émeut Martine Miglior (DVG), récemment retraitée. « J’espère porter ce rôle d’adjointe le mieux possible, en étant sur le terrain, et en travaillant en étroite collaboration avec les administrations, car les agents de la fonction publique sont très importants et font un travail de l’ombre essentiel. »

    Lors de ce conseil d’installation, la création d’un rôle d’adjoint au maire spécial pour les Bords de l’étang a été votée à l’unanimité. Un nouveau relais pour ce quartier qui s’est développé au cours des dernières années et qui est géographiquement un peu à l’écart du reste de la ville. « Cet adjoint de quartier va permettre de fluidifier les relations avec les habitants, de répondre de manière peut-être plus fine aux préoccupations et d’apporter des réponses de manière plus directe », explique le maire socialiste, qui se réjouit de son adoption à l’unanimité et que le choix de Malick Sahraoui à ce poste ait été validé par 31 suffrages, contre 8 blancs « soit le mieux élu », sourit l’édile.

    Les adjoints

    Les onze adjoints ont été élus avec 29 suffrages exprimés. Six des adjoints sont nommés pour la première fois et, parmi eux, seuls Thomas Robert, Martine Miglior et Frédéric Izacard sont également des nouveaux élus.

    Premier adjoint : Daniel Amar

    Lalia Attaf

    Thomas Robert

    Maryline Czurka

    Malik Mersali

    Nadine Cuillère

    Frédéric Izacard

    Martine Miglior

  • Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Une partie du public s’est engouffrée en mairie, tandis qu’une autre scrutait l’écran de la Maison du Peuple, sur lequel était diffusé le conseil municipal d’installation à Gardanne, ce samedi. Hervé Granier (DVD) réélu maire pour un second mandat, avec 50,45% des suffrages exprimés, vient d’être reconduit, avec ses adjoints, par son conseil municipal. À sa gauche, siègent six élus issus de la liste menée par Jean-Marc La Piana (DVG). « Les promesses ne devront pas être oubliées et devront se confronter aux faits. Notre équipe au conseil municipal sera engagée, déterminée à représenter une opposition vigilante, exigeante et constructive dans l’intérêt de nos concitoyens », affirme Jean-Marc La Piana.

    Deux sièges sont occupés par le RN, mené par Bruno Priouret, ayant obtenu 12,08% des voix. « Durant cette campagne, nous avons été dignes, honnêtes, sincères, transparents. Nous avons présenté un projet sérieux et concret, qui nous servira de base de travail pour ce mandat, déclare Hervé Granier. Au-delà de ces engagements, les électeurs ont validé, lors de ces élections, notre méthode et notre façon d’agir, à savoir la proximité et la transparence (…) nous poursuivrons également notre gestion rigoureuse pour faire en sorte de pouvoir rendre des services publics de qualité à l’ensemble des administrés. » Et de promettre qu’un premier engagement de campagne sera « prochainement » concrétisé : la signature par les élus de la majorité d’une déclaration d’intérêts, consultable par les citoyens. Celle-ci sera aussi proposée aux élus de l’opposition.

    Les adjoints

    La liste d’Hervé Granier se compose de 10 adjoints au maire. Les attributions de délégations restent encore à venir. Antonio Mujica, déjà premier adjoint en 2020, chef d’entreprise ; Sandrine Zunino-Ghougassian, adjointe aux finances en 2020, fonctionnaire territoriale ; Arnaud Mazille, adjoint à la culture en 2020, avocat ; Claire Campodonico, infirmière libérale ; Alain Giusti, retraité de la fonction publique territoriale ; Sophie Cucchi-Gilas, mère au foyer ; Pascal Nalin, ingénieur chargé d’affaires ; Noura Araba, assistante de vie ; Vincent Randazzo, chef d’entreprise retraité ; Magali Scelles, préparatrice en pharmacie.

  • À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    Je suis venu voir ça de mes yeux. Le retour d’Aubagne à gauche ! », lance un jeune homme en se frayant un chemin pour accéder à la salle du complexe du Bras d’Or, archi-comble. Josette, septuagénaire, préfère regarder la séance d’investiture du nouveau conseil municipal sur le grand écran installé à l’extérieur, « au soleil ! Car oui, c’est une belle journée, le signe du renouveau, je suis tellement soulagée. Enfin, c’est fini le bétonnage ! »

    Dans cette ancienne mairie communiste, la parenthèse de droite semble avoir été longue. Ils étaient près de 500 Aubagnais à venir assister au conseil d’installation du nouveau maire, de ses adjoints et conseillers municipaux, visiblement heureux de voir la page se tourner. Une défaite d’autant plus difficile à encaisser par la candidate du RN. Faisant fi des huées du public, Joëlle Mélin s’est estimée « très légitime » à se présenter lors du vote pour le poste de maire, comptant sur les voix de la droite pour soutenir sa candidature, « ce serait la moindre des choses ». Elle prévenait déjà, dans « le cas contraire » être « la seule garante » contre les projets « néfastes ».

    Une conférence des agents

    Mais Gérard Gazay et son groupe n’ont pas pris part au vote. L’ancien maire, prenant seulement « acte » de l’expression des urnes, a mis au défi son successeur : « Vous êtes désormais en responsabilité. Viennent vite les devoirs et les exigences, le temps des actes et non plus des promesses. » Déclenchant des rires dans la salle, il assurait aussi du devoir de son groupe « de surveiller, de proposer ». Jean-Pierre Squillari a été crédité de 28 voix contre 7, soit autant que de conseillers RN, en faveur de Joëlle Mélin, un bulletin nul et les six abstentions de la droite. Le maire a endossé son écharpe sous de longs applaudissements.

    Après des remerciements pour « l’esprit de corps » dont ont fait preuve ses troupes et à la population « de la ville d’Edmond Garcin » pour la confiance accordée, Jean-Pierre Squillari a réaffirmé sa volonté « d’écrire une nouvelle page avec vous ». Changement de cap et de méthode, pour l’ancien sapeurs-pompiers qui veut être « un maire de terrain qui écoute et agit ». Sur sa feuille de route, figure en premier lieu la volonté de « réparer et protéger : les écoles, les espaces publics le centre-ville qui ont besoin d’investissements. Et mettre fin à la frénésie du tout béton, créer des lieux de fraîcheur, installer des fontaines… ». Garantissant « respect, soutien et renforcement » aux agents municipaux, il leur a proposé « une conférence pour point de départ » dans les 100 premiers jours.

    Sanctuariser les espaces naturels et agricoles

    Le nouveau capitaine de l’union de la gauche aubagnaise a également donné des « signes rapides, concrets et visibles » de ses engagements. « Un moratoire sur le béton pour stopper l’urbanisation et sanctuariser des espaces naturels et agricoles ». Mais aussi « le retour du marché sur le Grand Tertre dès que possible pour revitaliser le centre-ville ». Et encore, la création d’une « grande braderie festive ». Et pour ce faire, les 12 adjoints au maire et les 4 adjoints de quartiers ont été élus.

    Les adjoints

    Les 12 adjoints au maire ont été élus à 29 voix et 7 nuls sur 36 votants, le groupe DVD conduit par Gérard Gazay n’a pas souhaité participer au vote.

    Clémentine Fardoux (première adjointe)

    Giovanni Schipani

    Hélène Di Vita Danchesi

    Denis Grandjean

    Betty Chiquet-Corallo

    Arthur Salone

    Anne-Gaëlle Rodeville

    Pierre Arnoux

    Fadila Teyssier

    François Otchakovski-Lorens

    Sandrine Salemme

    Fabio Chikhoune

    Les quatre adjoints de quartiers

    Les adjoints de quartiers ont été élus avec le même nombre de voix :

    Mickaël Tedesco

    Jean-François Budon

    Soumicha Draoui

    Julianne Bouvot

  • Benoît Payan officiellement réélu maire de Marseille avec l’ensemble des voix de la majorité

    Benoît Payan officiellement réélu maire de Marseille avec l’ensemble des voix de la majorité

    C’est sans surprise que ce samedi, lors du conseil d’installation, les nouveaux conseillers municipaux de Marseille ont officiellement élu Benoît Payan (DVG), maire de Marseille. Il a été élu avec 73 voix, soit l’ensemble des suffrages de la liste d’union de gauche, contre 38 bulletins nuls ou blancs. Le conseil a également tranché sur le nombre d’adjoints au maire. Leur élection a eu lieu dans la foulée.

    Sur les 111 votants :

    – 38 bulletins blancs ou nuls

    – 73 suffrages exprimés

    – 73 suffrages pour Benoît Payan

    Les adjoints :

    1ère Adjointe : Michèle RUBIROLA

    2ème Adjoint : Joël CANICAVE

    3ème Adjointe, maire adjointe : Samia GHALI

    4ème Adjoint : Amine KESSACI

    5ème Adjointe : Audrey GARINO

    6ème Adjoint : Arnaud DROUOT

    7ème Adjointe: Pascaline LECORCHE

    8ème Adjoint : Pierre HUGUET

    9ème Adjointe : Hanifa TAGUELMINT

    10ème Adjoint : Eric MERY

    11ème Adjointe : Nassera BENMARNIA

    12ème Adjoint : Hervé MENCHON

    13ème Adjointe : Marie BATOUX

    14ème Adjoint : Julien HAROUNYAN

    15ème Adjointe : Audrey GATIAN

    16ème Adjoint : Pierre Marie GANOZZI

    17ème Adjointe : Perrine PRIGENT

    18ème Adjoint : Anthony GONCALVES

    19ème Adjointe : Josette FURACE

    20ème Adjoint : Karim TOUCHE

    21ème Adjointe : Capucine EDOU

    22ème Adjoint : Gwenael RICHEROLLE

    23ème Adjointe : Chahidati SOILIHI

    24ème Adjoint : Hassan GUENFICI

    25ème Adjointe : Sophie GUERARD

    26ème Adjoint : Yoan LEVY

    27ème Adjointe : Clara JABOULAY

    28ème Adjoint : Ahmed HEDDADI

    29ème Adjointe : Nathalie TESSIER

    30ème Adjoint : Hedi RAMDANE

    31ème Adjointe : Rebecca BERNARDI

    32ème Adjoint : Yannick OHANESSIAN

    33ème Adjointe : Juliette MASSON

    Les résultats :

    109 votants

    2 procurations

    73 suffrages exprimés

    36 bulletins nuls ou blancs

    Majorité absolue : 55

    Nombre de suffrages obtenus : 73

  • Vincent Bouget officiellement élu maire de Nîmes

    Vincent Bouget officiellement élu maire de Nîmes

    Vendredi 27 mars au soir, le Palais des Congrès de Nîmes avait des allures de nuit électorale qui refuse de retomber. Plus de 700 personnes, jauge dépassée, une file encore à l’extérieur : beaucoup voulaient voir la bascule, toucher du regard ce moment républicain où une ville change de cap. Dans la salle, des applaudissements qui montent au rythme de l’appel, des regards qui se croisent, des élus installés, et un public serré comme pour ne rien perdre de l’instant.Les chefs de file de l’opposition ouvrent la séquence, chacun posant sa ligne. Julien Plantier (DVD) ouvre le bal des prises de parole dans le ton de l’opposition « responsable ». « Pas une opposition de tribune mais de terrain, fondée sur le bon sens », promet-il, se posant « force d’équilibre, exigeant sur les résultats ». Et il conclut : « Aujourd’hui nous sommes dans l’opposition, demain nous serons l’alternative. » Franck Proust (LR), dernier premier adjoint de Jean-Paul Fournier, se veut plus institutionnel : « ni obstruction systématique, ni acceptation de principe », au nom d’une démocratie locale « avec sérieux, clarté et responsabilité. » Puis vient Julien Sanchez (RN), et la trêve républicaine se fissure. Le candidat d’extrême-droite revendique le score historique de son camp, puis fustige Proust, Plantier et la fusion : « Tout le monde sait maintenant que Nîmes a la droite la plus bête du monde », lâche-t-il à deux reprises. Il les accuse d’avoir « offert Nîmes aux communistes », et poursuit en leur demandant de quitter la vie politique « pour laisser la place à des gens plus courageux. » L’attaque ad personam se conclut : « N’ayant hélas que peu d’honneur, ils resteront sans doute ici dans leur petit groupe de trois, ce qui est encore trop pour eux. » Hébétement général, puis les rires jaunes et les huées. Il enchaîne en annonçant avoir déposé son recours (mail du Paloma, tracts, illégalités présumées), puis prévient : une opposition « vigilante, procédurière, dénonçant des promesses non chiffrées », et promettant de « ne rien laisser passer. »

    Une écharpe remplie de promesses

    La salle est tendue, mais le dépouillement, lui, ramène tout le monde au réel. Silence épais, puis verdict sans surprise mais lourd de symbole : Vincent Bouget est élu maire avec 42 voix, correspondant à sa majorité. Sanchez en obtient 11, cinq bulletins blancs ou nuls, et une voix se perd même sur le nom de Proust, qui n’était pas candidat. Alors, l’émotion prend la place des chiffres : Amal Couvreur s’avance et remet l’écharpe tricolore au nouveau maire, accolade, applaudissements. Une image de passation, et de promesse.Dans son discours, Vincent Bouget cherche tout de suite la hauteur : « Nîmes, c’est une histoire qui oblige. » Il convoque une ville « d’industrie, populaire, ingénieuse, une ville méditerranéenne faite de diversité et de combats ». Et il fixe sa boussole : « Je ne serai pas le maire d’un clan ou d’un parti. Je serai le maire de toutes les Nîmoises et de tous les Nîmois. » À ceux qui ont voté ailleurs, et aux 40 000 abstentionnistes, il tend la main et prend un engagement public : rester proche, rester à l’écoute, et accepter d’être « rappelé à la promesse » si le pouvoir éloigne.

    Tout de suite, le travail

    Le nouveau maire enchaîne ensuite avec son premier conseil municipal. La majorité installe sa charpente : création de 22 postes d’adjoints (lire la liste ci-dessous), dont cinq chargés spécifiquement des quartiers. Une seule liste est proposée, menée par Amal Couvreur, puis adoptée par les 42 élus de « Nîmes en commun ». Les écharpes se succèdent, les félicitations aussi. Dans les votes procéduraux (indemnités, délibérations de début de mandat), les élus RN s’abstiennent systématiquement, marquant d’emblée une opposition qui refuse de valider, mais ne vote pas contre.

    Quand la séance est levée, la politique reprend son visage le plus simple : des accolades, un buffet, des discussions avec les citoyens restés jusqu’au bout. Un premier conseil municipal ne change pas une ville. Mais celui-ci a acté, devant une foule compacte, une chose rare : une alternance qui se fait en public, sous contrôle populaire, et avec une majorité qui veut prouver, rapidement, qu’elle n’a pas seulement gagné : qu’elle sait désormais gouverner.

    Axel Jolidon

    Les adjoints

    1. Amal Couvreur

    2. Pierre Jaumain

    3. Sibylle Jannekeyn

    4. Bruno Ferrier

    5. Soukaina Benjaafar

    6. Denis Lanoy

    7. Marianne Bernède

    8. François Séguy

    9. Corinne Giacometti

    10. Colin Gril

    11. Sylvette Fayet

    12. Nicolas Nadal

    13. Cécile Jourdan

    14. Pierre-Edouard Détrez

    15. Jo Menut

    16. Laurent Mespoulet

    17. Sabine Oromi

    18. Gilles Guillaud

    19. Maya Amer-Moussa

    20. Emmanuel Bois

    21. Catherine Fénech

    22. Jean-Yves Chabanel

    Les conseillers municipaux de la majorité

    Dimitri Pialat, Sonia Benkirat, Dominique Nuti, Agnès Charaix‑Py, Nicolas Cadène, Christian Bastid, Chloé Ridel, Janie Arnéguy, Jullien Pacioni, Olivier Bénézet, Nadia Goudard, Houria Chaïda, Fanny Daguenet, Laurent Bastide, Christine Pralong, Sylvain Meyre, Pascale Seguin, Julien Roussel, Dominique Andrieu‑Bonnet

  • Le nouveau conseil municipal s’installe à Aubagne

    Le nouveau conseil municipal s’installe à Aubagne

    Journée majeure pour Aubagne, dont le conseil municipal rebascule à gauche. La liste d’union de la gauche (hors LFI) Aubagne en commun, menée par Jean-Pierre Squillari (DVG), a emporté le second tour, avec 36,28% des voix. C’est dans la salle du Bras d’or que le premier conseil municipal a lieu ce samedi 28 mars matin.

    Le conseil, qui réunit tous les élus, sera introduit par un discours de Mohamed Lazli, doyen, faisant partie de la majorité. Suivra l’élection du maire par un vote à bulletin secret. Pour Jean-Pierre Squillari, peu de doute : « Après le dépouillement, le maire sera officiellement élu, et j’ose penser que cela sera moi ! »

    Des sièges redistribués

    Une fois l’écharpe tricolore remise au maire, au tour des adjoints. « On demande aux conseillers municipaux ce qu’ils désirent et si un demande un bulletin secret, on le fait de cette manière », explique Jean-Pierre Squillari. Enfin, les conseillers municipaux « recevront l’écharpe jaune et noire, pour conclure cet événement important », ajoute le futur maire.

    Cette année, les cartes sont rebattues, avec un basculement de la majorité à gauche. La liste qui a remporté l’élection occupera 30 sièges, dont huit sont destinés aux colistiers de Giovanni Schipani, sa liste ayant fusionné avec celle de Jean-Pierre Squillari. La gauche occupera donc 22 sièges, contre huit au dernier mandat. Mais le Rassemblement National connaît aussi une hausse. Si le parti demeure dans l’opposition, il passe de deux à sept sièges. Le conseil municipal connaît une véritable inversion des rapports de force, puisque l’ancienne majorité, menée par Gérard Gazay (LR), maire sortant, n’occupera que six sièges, devenant le groupe le moins représenté au conseil.

  • À Martigues, Gaby Charroux se lance dans un mandat exigeant

    À Martigues, Gaby Charroux se lance dans un mandat exigeant

    « C’est le stade Vélodrome là », plaisante une Martégale, les yeux écarquillés en entrant dans la Halle. Les gradins sont montés, des centaines de sièges rouges se remplissent. Ce vendredi soir, l’équipement public est spécialement aménagé pour le conseil municipal d’installation des 43 nouveaux élus, tous présents.

    La liste d’union de la gauche emmenée par le maire sortant Gaby Charroux (PCF), arrivée en tête avec 44,14% des suffrages, remporte 32 sièges, quatre de moins que lors de la dernière mandature. La liste RN, avec ses 35,05%, obtient 7 sièges, soit 5 de plus qu’en 2020. Jean-Luc di Maria (DVD), qui a récolté 20,81% au second tour, perd un siège avec 4 élus.

    Les nouveaux conseillers municipaux ont procédé à l’élection du maire. Étaient candidats Gaby Charroux et Emmanuel Fouquart (RN). Le conseiller municipal d’opposition (DVD) Jean-Luc di Maria a quant à lui prévenu : « Des milliers de Martégaux ont voté pour le changement. Cette voix ne disparaît pas. Nous ne serons ni silencieux ni complaisants. Notre rôle n’est pas de vous accompagner, mais de vous interpeller et de proposer une autre voix. Vous avez la majorité, nous avons la vigilance. » Son groupe a tout de même voté pour l’édile sortant, officiellement réélu par le conseil avec 36 des 43 voix.

    Réconcilier les électeurs avec la chose publique

    De nouveau élu, Gaby Charroux a remercié les électeurs pour « leur confiance renouvelée », mais aussi « les centaines de militants » qui ont su « prendre du temps personnel » pour défendre la singularité d’un « modèle martégal qui depuis tant d’années a fait la démonstration de sa pertinence et de sa modernité renouvelée ». Il a assuré ne pas oublier « l’ensemble des électrices et des électeurs qui ont pu faire un choix différent ». « Je veux leur dire que notre majorité agira comme elle l’a fait jusqu’ici pour toutes et pour tous et qu’elle s’efforcera de convaincre, d’être à l’écoute et de répondre aux nombreuses interrogations et nombreux doutes qui ont pu émerger. Il est désormais de notre responsabilité de rassembler chacune et chacun au-delà des divisions qui peuvent se manifester en période électorale. Cette responsabilité nous l’assumerons. Y compris envers celles et ceux qui se sont abstenus. (…) Cette abstention est le reflet d’une crise de confiance que nos concitoyens éprouvent envers la politique. (…) Il nous appartient de chercher et de trouver les moyens de réconcilier avec la chose publique celles et ceux qui ont pu s’en détourner. » Pour rappel, au second tour, l’abstention avait atteint 42,25%.

    Douze adjoints au maire

    Les élus ont également désigné les adjoints au maire, maintenus au nombre de 12, un nombre « suffisant pour aider le maire dans la gestion quotidienne des affaires d’une commune de 49 000 habitants, 4e ville du département et 3e de la métropole », explique Gaby Charroux, qui s’entourera par ailleurs de trois collaborateurs de cabinet.

    Avec 32 voix, sont nommés Henri Cambessedes (PCF) au poste de premier adjoint (sans changement par rapport à 2020) ; Éliane Isidore ; Florian Salazar-Martin (PCF), qui était précédemment adjoint à la culture ; Valérie Baqué ; l’ancien député communiste de la 13e circonscription Pierre Dharréville ; l’ancienne adjointe au tourisme Sophie Degioanni (PS) ; Gilles Picard (PCF) ; Saoussen Boussahel (PS) ; Jean-François Mauffrey (SE) ; Charlette Benard, adjointe aux seniors lors du dernier mandat ; Jean-Luc Cosme (EELV) ; Annie Kinas (PCF), ancienne adjointe à l’éducation.

    Pour les 14 quartiers de la commune, les quatre adjoints sont Odile Teyssier-Vaisse (SE), déjà représentante de Carro, Les Laurons, Saint-Julien et Saint-Pierre lors du dernier mandat, Jean-Marc Villanueva, représentant de Lavéra, Boudème et Jonquières en 2020, Roger Camoin (PS) et Marceline Zéphir (PCF).

    Les adjoints

    Les 12 adjoints au maire : Henri Cambessedes (PCF), Éliane Isidore (PCF), Florian Salazar-Martin (PCF), Valérie Baqué, Pierre Dharréville (PCF), Sophie Degioanni (PS), Gilles Picard (PCF), Saoussen Boussahel (PS), Jean-François Mauffrey (SE), Charlette Benard, Jean-Luc Cosme, Annie Kinas (PCF).

    Les 4 adjoints de quartiers : Odile Teyssier-Vaisse (SE), Jean-Marc Villanueva (PCF), Roger Camoin (PS) et Marceline Zéphir (PCF).

  • La mandature de Sophie Joissains est lancée

    La mandature de Sophie Joissains est lancée

    La mandature de Sophie Joissains et de sa majorité est lancée. Réélue dimanche dernier par la voie des urnes, la maire sortante est arrivée en tête du second tour, dimanche dernier. C’est par son conseil municipal qu’elle a été élue ce vendredi, à 41 voix. Seuls les groupes d’opposition menés par Marc Pena (union de la gauche et des écologistes) arrivé en deuxiè me position au second tour, et Jean-Louis Geiger (RN) n’ont pas pris part au vote. Deux votes blancs ont été comptabilisés. « C’est officiel, je proclame Madame Sophie Joissains maire d’Aix-en-Provence ! », lance Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, doyenne de la liste donc présidente du conseil d’installation. Scène de liesse, à l’issue de cette annonce, dans une salle des États de Provence pleine à craquer. « Cette confiance nous oblige dans le travail conséquent qui sera à venir. J’ai aussi une pensée très émue pour Maryse qui n’a pas pu être là pour ce jour. On va se remettre à la tâche tout de suite », commente, Sophie Joissains.

    Les délégations à venir

    Ce sont donc 21 adjoints qui siégeront à proximité du maire : 16 postes d’adjoints au maire, 5 postes d’adjoints de quartier. Parmi les noms issus de la majorité sortante, ceux de Éric Chevalier, ancien premier adjoint, Dominique Augey, Karima Zerkani-Raynal, Stéphanie Braise ou Salah Khouiel. Parmi les nouveaux visages de cette liste renouvelée pour moitié, Mireille Lazare, ancien commandant de police, Hervé Liberman, président de la commission sports et JO 2030 à la Région, Jean-Christophe Grossi, déjà élu au commerce en 2014… Les délégations aux adjoints devraient, elles, être dévoilées « en tout début de semaine. Il y a des nouveaux, changements internes aux délégations… », indiquait Sophie Joissains, à l’issue du conseil d’installation. À chaque extrémité de la table de conseil siègent d’un côté les neuf élus issus de la liste de gauche, Aix Avenir, menée par Marc Pena, les trois sièges occupés par le groupe de Jean-Louis Geiger, RN. S’il n’a pas de majorité, Philippe Klein, arrivé quatrième au second tour, siège dans l’opposition aux côtés de Cyrille Blint, conseiller départemental. Il était annoncé que ce soit Laurence Demarchi aux côtés de l’ancien bâtonnier. Trois rapports ont été votés à ce jour également. Parmi lesquels les « délégations de compétences du conseil municipal au maire », qui a agité quelques questions côté opposition de gauche. « Nous avons été surpris de voir apparaître la disposition n°13, qui n’existait pas en 2020, qui permet de décider de la création de classes dans les établissements d’enseignement », pointe Magali Bailleul (Aix Avenir). « On vous demande sur cette question que le conseil puisse délibérer et ensuite adopter à partir de votre proposition », renchérit Marc Pena. Soit. « Je vais vous faire plaisir, on la retire », tranche Sophie Joissains. Les débats reprendront vendredi 3 avril, pour le premier conseil du mandat.

    Les adjoints
    21 adjoint composent la majorité de Sophie Joissains. Parmi les noms issus de l’ancienne majorité figurent ceux de Éric Chevalier ancien premier adjoint, Dominique Augey, ancienne adjointe aux finances, Laurent Dilinger, Karima Zerkani-Raynal, ancienne adjointe au tourisme, Brigitte Billot, ancienne adjointe aux solidarités, Solène Trévidic, Michaël Zazoun, Stéphanie Braise, Rémi Capeau, Perrine Meggiato et Salah Khouiel, et Laure Scandolera. Parmi les nouveaux visages se trouvent ceux de Patrick Ardizzoni, référent aixois de la Chambre de commerce, Marc Ceccaldi, Julie Davico-Pahin, Hervé Liberman, président de la commission sports et JO 2030 à la Région, Elisabeth Huard, colistière d’Anne-Laurence Petel en 2020, Jean-Christophe Grossi, adjoint en 2014, Mireille Lazare, ancienne commandante de police, Olivier Nasles, président du Comité national de l’agriculture biologique de l’INAO, et Gilles Donatini.