Tag: conseil municipal

  • Gardanne : Hervé Granier distribue les rôles à ses adjoints

    Gardanne : Hervé Granier distribue les rôles à ses adjoints

    La liste de Hervé Granier se voulait en partie renouvelée. Parmi ses dix adjoints, à parité égale, six retrouvent leur place proche du premier magistrat de la Ville. Le maire s’attribue les délégations à la sécurité. Comme en 2020, Antonio Mujica reste le bras droit du maire et conserve une place de premier adjoint. Il sera délégué aux travaux et projets structurants de la Ville. En deuxième adjoint, Sandrine Zunino Ghougassian reste adjointe aux finances communales et aux ressources humaines. Elle sera également conseillère métropolitaine. En troisième position, Arnaud Mazille, directeur de campagne de Granier, reste délégué à la Politique culturelle de la Ville, aux équipements, aux manifestations culturelles et à la culture scientifique, au patrimoine historique, à la vie associative et au tourisme. Comme quatrième adjointe, Claire Campodonico, nouveau visage sur la liste, sera déléguée à la santé, la cohésion sociale et le CCAS.Mais aussi aux seniors et aux Écoles d’arts plastiques et de musique. Alain Giusti, cinquième adjoint sur la liste se voit en charge de l’urbanisme et de la cause animale, Sophie Cucchi-Gilas, elle aussi intégrée en 2026, sera aux affaires administratives, aux élections, à l’État Civil, au cimetière, au handicap. Suivent ensuite, et dans l’ordre, Pascal Nalin, délégué à la Transition écologique et énergétique et aux espaces naturels, Noura Arab, déléguée aux transports, aux quartiers à forts enjeux et à l’hygiène des bâtiments publics, Vincent Randazzo, en charge de l’entretien du patrimoine, à la sécurité, et l’accessibilité des bâtiments communaux et la voirie et Magali Scelles, déléguée au logement, aux foires et marchés et à l’occupation du domaine public. Enfin, pour citer quelques délégations chez les conseillers municipaux, la petite enfance sera gérée par Anaïs Barre, le quartier de Biver par Michel Marastoni, le sport, par Claude Dupin. Les élus siégeront au conseil municipal ce jeudi 16 avril.

  • Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Les premières délégations ont été publiées sur le site de la Ville, ce vendredi.

    Plus de dix jours après l’installation du maire, Sophie Joissains (UDI) réélue au second tour avec plus de 47% des voix, les premières délégations de ses 21 adjoints au conseil municipal se dévoilent. Parmi les élus déjà installés sur le mandat de 2020, Éric Chevalier retrouve sa place de premier adjoint, et empoche la gestion du personnel municipal, de la vidéo verbalisation et de l’éclairage public. Dominique Augey, deuxième adjointe, reste aux finances et au budget, Karima Zerkani-Raynal, quatrième adjointe retrouve la délégation de l’attractivité, des relations internationales et du tourisme, Brigitte Billot, placée sixième adjointe, est toujours en charge du social et du CCAS. On retrouve aussi Laurent Dilinger, ancien adjoint en charge du quartier de Luynes, désormais troisième adjoint en charge de la Santé publique et de la Relation avec les hôpitaux publics et privés. Laure Scandolera, conseillère municipale sous le précédent mandat se hisse à la place de seizième adjoint et déléguée à l’Éducation. Parmi les nouveaux noms, on retrouve Patrick Ardizonni, référent aixois de la Chambre des commerces en charge de l’Économie et des relations avec les entreprises. Hervé Liberman, conseiller régional et président de la Commission sport et préparation des JO 2030 se retrouve en neuvième place sur la liste, délégué aux sports, juste derrière Julie Davico-Pahin, entrepreneuse en charge du développement durable et de la transition énergétique. L’ancienne commissaire Mireille Lazare, quatorzième adjoint, sera déléguée à la sécurité et la police municipale. Elisabeth Huard, conseillère municipale d’opposition dans le groupe d’Anne-Laurence Petel en 2020, intègre la majorité comme dixième adjoint en charge de la Politique de la Ville.

    E.B-G.

  • Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Henri Cambessédès (DVG) garde son poste de premier adjoint délégué à la tranquillité publique, à l’administration générale, aux affaires civiles, au personnel et au budget. Ancienne conseillère municipale en charge des sports, Éliane Isidore (DVG) s’occupe désormais des travaux et aménagements durables, du conseil municipal, des finances locales et du projet de mandat.

    Florian Salazar-Martin (PCF) garde les délégations de l’environnement et de la culture, avec, cette fois, l’industrie et l’aménagement du territoire, un poste clé alors que de nouvelles usines devraient s’implanter dans le bassin dans les années à venir, engendrant de grands changements à l’instar du contournement autoroutier.

    Valérie Baqué (PCF), par ailleurs conseillère métropolitaine, a en charge l’urbanisme, le foncier, le logement et la lutte contre l’habitat indigne, alors que de grandes réhabilitations sont attendues, notamment à Notre-Dame des Marins. L’ancien député de la 13e circonscription Pierre Dharréville (PCF), lui aussi conseiller métropolitain, gagne la plus large délégation : démocratie et participation citoyenne, vie associative, services publics, jeunesse et paix, centres sociaux et maisons de quartier, éducation populaire, formation et insertion professionnelle, sport.

    Sophie Degioanni (PS) fait dans la continuité, avec le tourisme, l’attractivité et le cœur de ville. Gilles Picard (PCF) prend les précédentes délégations d’Annie Kinas (DVG) : éducation, enfance, tout en continuant de s’occuper de la ville connectée. Sa collègue obtient quant à elle le protocole, le devoir de mémoire et l’Étang-de-Berre.

    L’ancienne adjointe de quartier Saoussen Boussahel (PS) devient 8e adjointe aux affaires sociales, aux droits des familles et des citoyens et à la politique de la Ville. L’écologue Jean-François Mauffrey (DVG) est en charge de la biodiversité et de l’agriculture. Charlette Benard (PCF) garde la délégation senior. Jean-Luc Cosme (Génération écologie) est en charge des mobilités douces. Il est le seul à ne pas être issu de la précédente majorité de Gaby Charroux.

  • À Istres, Robin Prétot lance l’audit financier de la Ville

    À Istres, Robin Prétot lance l’audit financier de la Ville

    C’était une promesse de campagne. Ce jeudi 9 avril, lors du premier conseil municipal – une séance « de transition et d’installation » pour la nouvelle majorité de Robin Prétot (LR) – l’assemblée a voté à l’unanimité le lancement d’un audit des finances et des ressources humaines de la Ville.

    Alors que le débat d’orientation budgétaire était à l’ordre du jour, ce diagnostic devra permettre de déterminer les « leviers qu’on peut avoir dans l’organisation et le fonctionnement interne de l’administration pour optimiser, rationaliser, économiser un peu d’argent tout en gagnant toujours plus en efficacité dans la gestion et l’accompagnement du service public qu’on doit aux Istréennes et aux Istréens », explique le maire.

    Entre « un contexte national contraint », une « pression » qui s’accentue sur les finances locales avec une baisse des dotations et des aides de l’État, l’adjointe en charge des finances Bérengère Pons-Follea affirme : « L’année 2026 représente une année de vigilance. » Avec une attention particulière portée sur le principal poste de dépense de la Ville : la masse salariale de près de 1 600 agents. « Elle représente deux tiers du budget de fonctionnement, presque 67 millions d’euros, précise-t-elle. (…) D’autres villes de taille comparable comme Salon-de-Provence ou Aubagne ont une masse salariale respective de 42 millions d’euros et 47 millions d’euros. »

    L’avenir de la régie Nexus incertain

    La nouvelle majorité pointe également le déficit structurel « non soutenable » de la régie Nexus (un espace de réalité virtuelle et musée Micro-Folie inauguré en juillet 2025), de l’ordre de -254 000 euros pour 2025 pour 11 000 euros de chiffre d’affaires, soit environ « 50 000 euros de déficit supplémentaires par mois » d’après Robin Prétot. « Il va falloir qu’on arbitre très vite, affirme-t-il. Je n’oublie pas que derrière, il y a des gens qui travaillent. Il va falloir qu’on trouve une solution, pas seulement de transfert d’activité mais aussi de gestion des personnels. (…) C’est aussi dommage de gâcher tout cet investissement. » L’une des options étudiées réside dans le transfert vers un nouveau service public industriel et commercial « que pourrait être le
    bowling
     ». Suzel Ayot, élue d’opposition qui siégeait aux côtés de François Bernardini (ex-PS) lors du dernier mandat, affirme : « Ça ne nous avait pas échappé, nous avions prévu de prendre le sujet à cœur et de trouver une solution pour cet équipement qui a juste un an de vie, qui n’a pas trouvé son public et qu’il fallait restructurer. »

  • Les fermetures d’écoles au menu du conseil municipal de Gardanne

    Les fermetures d’écoles au menu du conseil municipal de Gardanne

    Premier conseil municipal après l’installation l’oblige, la séance a largement été dédiée à l’installation de représentants d’élus dans divers conseils d’administrations de la Ville et créations de commissions municipales. Parmi lesquelles quatre nouvelles : l’une dédiée aux finances, à l’éducation et la petite enfance, la jeunesse, une commission sport, culture et associations ainsi qu’une commission travaux, structure, urbanisme et transition écologique et énergétique. La séance de ce jeudi 8 avril a permis, aussi, l’installation d’une nouvelle conseillère municipale, Harmonie Ingrasci, qui remplace Vanessa Bosca, qui laisse son poste pour des raisons de santé. Entre les séquences de vote pourtant, le sujet des mobilisations devant les écoles a été remis sur la table.

    Mobilisation

    contre l’austérité

    Pour rappel, deux écoles – Paul Cezanne, à Biver, et Lucie Aubrac, à Fontvenelles – menacées par des fermetures de classe, ont vu enseignants et parents se rassembler la semaine dernière. « Les enseignants se sont mobilisés pour protester contre le budget d’austérité proposé par l’Éducation nationale (…) l’action collective a permis de sauver au moins la classe de Cezanne, mais nous ignorons le sort réservé à l’école Lucie Aubrac (…) il est urgent de défendre nos services publics d’éducation, c’est cette exigence politique que nous portons et défendons. Où en sont les discussions à ce sujet ? », pose Johanne Guedini-Souche, issue du groupe d’opposition mené par Jean-Marc La Piana (DVG), absent ce jour pour raisons professionnelles. La majorité, qui se dit « unanimement d’accord » avec la remarque, rappelle s’être mobilisée.

    « À ce jour, l’information [au sujet de l’école Cezanne, Ndlr.] est de source non officielle, puisque nous n’avons pas reçu de courrier, précise Antonio Mujica, premier adjoint. Pour l’école Aubrac, nous n’avons toujours pas de nouvelles on attend un courrier officiel du Dasen. » L’occasion des nominations au sein du conseil d’administration dans les collèges et lycées a cette fois été prétexte, pour Jimmy Bessaih, aussi dans le groupe de La Piana, de rappeler les « baisses de dotations globales horaires (DGH) », les conditions d’enseignement et appelle « les collègues qui iront dans cette instance à se battre pour que ces DGH soient augmentées ». Un fait « auquel nous serons effectivement attentifs », promet le maire (LR), Hervé Granier.

  • La majorité martégale forte de sa capacité d’investissements

    La majorité martégale forte de sa capacité d’investissements

    Public hors-norme pour le premier conseil municipal ordinaire de Martigues. Les habitants se sont pressés dans la salle de l’hôtel de ville, contraints parfois de s’asseoir à même le sol, pour assister au débat d’orientation budgétaire. Henri Cambessédès, premier adjoint au maire, a présenté une situation financière solide et étayée à travers 60 pages de documents distribués aux nouveaux élus.

    La Ville s’éloigne « du spectre de l’effet ciseaux », note Roger Camoin (PS), adjoint de quartier. En 2024, les recettes progressent de 2,07% tandis que les dépenses diminuent de 0,44%. Résultat des courses : l’épargne brute s’établit à plus de 9 millions d’euros, l’épargne nette (diminuée du remboursement de la dette) à plus de 5 millions d’euros. « Nous assistons à un rebond que nous devrons pérenniser », affirme Henri Cambessédès.

    L’encours de la dette se stabilise quant à lui à 34,63 millions d’euros, après un emprunt de 6 millions d’euros en 2025, soit une diminution de 37% depuis 2015. « Et si on remonte plus loin dans notre historique, nous avions 63 millions de dette en 2009 », note l’adjoint. La capacité de désendettement de la Ville est de 3,8 années, bien en deçà de la strate qui est de 7,9 années.

    23 millions d’euros d’investissements

    « Ce budget se profile mieux que le précédent, mais ce n’est pas le calme olympien, tout peut basculer selon les objectifs ou les décisions de l’État ou de la Métropole », tient à souligner Roger Camoin, alors que le contexte national et international est instable, entre des tensions persistantes sur le prix de l’énergie, des taux d’intérêt qui demeurent élevés et une diminution des dotations de l’État.

    Le maire (PCF) Gaby Charroux se veut rassurant : « Face à cette réalité, nous n’avons jamais fait le choix de la résignation. Nous avons fait un autre choix, celui de la responsabilité, de la constance. (…) Dans les périodes de turbulences, les concitoyens savent pouvoir compter sur leur commune. Ils savent que les services publics sont là, qu’ils sont concrets, accessibles. »

    Pour la première année de ce nouveau mandat qui s’ouvre, la majorité de gauche entend maintenir le cap avec 23,1 millions d’euros d’investissements. Les subventions aux associations et au Centre communal d’action sociale augmenteront légèrement. Un emprunt est envisagé à hauteur de 4 millions d’euros. Les services estiment que les dépenses de fonctionnement diminueront de 0,65%, malgré des cotisations d’assurance en hausse de 53% et une augmentation de 1,92% pour la masse salariale, et que les recettes augmenteront de 2% en gardant des taux de fiscalité directe locale inchangés.

    Le budget sera présenté le 30 avril.

  • Les orientations budgétaires du Printemps marseillais en débat

    Les orientations budgétaires du Printemps marseillais en débat

    Comme le rappelle le rapport d’orientation budgétaire, le contexte est contraint, marqué par un ralentissement économique, une inflation contenue mais persistante, et des marges de manœuvre financières réduites pour les collectivités locales. Pour la Ville, les « incidences budgétaires négatives » des Lois de finances 2026 sont estimées à 10,8 millions, en fonctionnement et en investissement. Mais la municipalité entend maintenir une trajectoire financière prudente, avec un encours de dette stabilisé à 1,5 milliard et une capacité de désendettement de 12 ans.

    346 millions d’investissement en 2026

    Le ROB veut afficher une trajectoire plus solide qu’en 2025. Les dépenses sont contenues à 1,39 milliard d’euros, grâce à un pilotage resserré des charges et aux effets des plans de sobriété, notamment énergétique. Les recettes réelles de fonctionnement sont évaluées à 1,52 milliard contre près de 1,49 milliard en 2025, dont 58% issues de la fiscalité locale. Une hausse qui repose essentiellement sur la revalorisation nationale des bases fiscales, le Printemps marseillais ayant fait le choix de maintenir des taux stables sur la taxe foncière.

    « Le rapport est assez complet et les orientations assez claires, il n’y a rien de profondément choquant », observe Romain Simmarano (Ren) qui a participé à la commission animée par Joël Canicave, adjoint (PS) aux finances, le seul dont la délégation est arrêtée. « Rassuré de lire » qu’il n’y a pas de hausse de la fiscalité prévue, l’élu de droite regarde lui les fonds européens.

    « Le renfort de ces fonds dont il est fait quelques mentions, mérite d’être encore précisé dans le cadre du budget prévisionnel que nous aurons à voter », juge le directeur de cabinet de Renaud Muselier, président (REN) d’une région auto désignée « championne » toute catégorie dans ce domaine.

    « Sans jugement de valeur et de manière constructive et déterminée, il faut décupler nos efforts pour aller chercher les crédits. Très modestement mais avec la conviction que ça peut aider les Marseillais, les projets de nos associations, de nos entreprises, de nos infrastructures, j’essaierai d’apporter un regard nouveau », reprend l’élu qui ne manquera pas de faire « des propositions de structuration des équipes municipales, et plus politiques sur les appels à projets sur lesquels la ville pourrait se positionner. »

    Pour la majorité, le différentiel dépense – recette permet d’améliorer l’épargne brute qui passerait de 110 millions en 2025 à 128 millions. Un autofinancement autorisant la montée en puissance de l’investissement au cœur des priorités municipales avec près de 346 millions programmés en 2026, et un plan pluriannuel d’investissement 2024-2029 de 1,9 milliard.

    Les axes majeurs concernent la transition écologique (rénovation énergétique des bâtiments, réseaux de chaleur et de froid, désimperméabilisation et végétalisation), l’éducation, avec la poursuite du plan écoles et l’adaptation des établissements, et la modernisation des équipements sportifs et culturels. Le ROB insiste aussi sur les enjeux sociaux et d’inclusion : lutte contre l’habitat indigne, développement de l’accessibilité universelle, soutien à la petite enfance et aux publics vulnérables. Et en parallèle, la poursuite de la modernisation de l’administration avec la montée en compétences de ses agents.

  • Port-de-Bouc veut concilier ambition et sérieux budgétaire

    Port-de-Bouc veut concilier ambition et sérieux budgétaire

    Dès la troisième séance de conseil municipal, la nouvelle assemblée délibérante a été plongée dans le grand bain avec le débat d’orientation budgétaire. « Il ne s’agit pas simplement d’un exercice technique, mais d’un temps de transparence et de responsabilité », rappelle Akrem M’Hamdi, adjoint au maire en charge des finances.

    Le tout dans un contexte « exigeant », rappelle Laurent Belsola (PCF), entre les « conséquences internationales liées aux conflits armés », les « concurrences douanières imposées par certains gouvernants », et le désengagement progressif de l’État, tant au niveau des services publics, « obligeant les collectivités à redoubler d’efforts pour pallier les manques », qu’au niveau des finances. La suppression de la taxe professionnelle en 2010 ainsi que de la taxe d’habitation constituent un « manque à gagner pour les communes », insiste le maire. Son adjoint aux finances ajoute : « Le projet de loi de finances 2026 va faire perdre entre 5 à 8 milliards d’euros aux collectivités selon les estimations. »

    Dans ce marasme et malgré des « marges de manœuvre réduites », la Ville de Port-de-Bouc parvient à éviter l’effet ciseaux. En 2025, les recettes sont estimées à 36,8 millions d’euros, les dépenses à 31,2 millions d’euros. « Depuis 2022 elles ont augmenté de 6,8% contre une inflation de 13,6%, note Akrem M’Hamdi. Nos dépenses augmentent deux fois moins vite que l’inflation. » Dans ces dépenses, 18,7 millions d’euros sont alloués au personnel, soit 59,9%. « Garder les compétences a un coût, on est montés à 400 agents, précise-t-il. Ce taux est dans la moyenne mais il va falloir qu’on fasse attention, on en est largement conscients. »

    Pour 2026, les objectifs sont clairs : « Poursuivre la maîtrise de la masse salariale, investir sans dégrader notre équilibre et consolider notre niveau d’endettement », dévoile Akrem M’Hamdi.

    Des priorités assumées

    Celui-ci s’élève à 855 euros par habitant, un niveau proche de la strate des villes entre 10 000 et 20 000 habitants (environ 803 euros), avec un poids de la dette contenu à 37,8% des recettes, contre 56,7% pour la strate.

    Pour continuer de « préparer l’avenir sans abandonner qui que ce soit sur le bord du chemin », la commune se donne la possibilité d’emprunter à hauteur de 1,5 million d’euros. En 2026, elle envisage de flécher 22% des recettes à destination de l’éducation et la jeunesse, 38% à destination des équipements et du patrimoine, 18% pour l’environnement et le cadre de vie et 20% pour culture et sport. « Ça risque d’être compliqué, admet Akrem M’Hamdi, pour autant on a des priorités qu’on va assumer », parmi lesquelles : la rénovation énergétique des bâtiments, l’amélioration du cadre de vie, du réseau de voiries et des réseaux de mobilités douces, l’accès à une santé de proximité et l’adaptation au changement climatique. Le budget sera mis au vote le 28 avril.

  • L’opposition fosséenne en ordre de marche pour 2033

    L’opposition fosséenne en ordre de marche pour 2033

    Ce n’était « pas prévu initialement », admet Rémi Esnault, mais c’est une « aventure politique et démocratique » à laquelle le groupe « Notre Fos » se prépare. La veille de la première séance du conseil municipal, une quinzaine de membres de la liste qui a récolté 29,32% des suffrages au second tour des élections se réunit au sein de l’hôtel Ariane pour discuter de l’ordre du jour, alors que c’est le candidat adoubé par le label « La Provence qu’on aime » de Franck Allisio (RN), Philippe Maurizot, qui a été désigné maire par 48,24% des votants le 22 mars.

    « Nous sommes cinq à siéger dans l’opposition, commence Nicolas Féraud (PCF). Nous sommes les porte-parole d’un tiers de la population, mais aussi du groupe, avec lequel on a décidé de maintenir le lien pour poursuivre le travail au profit des Fosséennes et des Fosséens. » Des réunions hebdomadaires continueront d’être organisées pour « poursuivre le même engagement que lorsqu’on était aux responsabilités », affirme Rémi Esnault. « On s’inscrit dans le long terme, le groupe va s’affiner, peut-être se reconfigurer pendant le mandat, poursuit-il. Des choses seront faites en parallèle, on va notamment éditer un trimestriel pour continuer d’informer les habitants sur nos actions et de partager notre vision. » L’objectif est clair : « aborder 2033 avec un projet et une équipe solide » tout en évitant « une rupture entre la gouvernance qu’on a eue pendant des années et les prochaines élections municipales ».

    Une autocritique

    Quelques semaines après sa défaite, le groupe a eu le temps d’analyser les résultats. Rémi Esnault pointe d’abord la responsabilité de la « liste félonne à gauche », menée par l’ancien adjoint de René Raimondi Jean-Michel Leroy (PS), sans qui « on avait la majorité », assure-t-il. Quant aux raisons de cette scission au sein de la précédente majorité, des questions restent en suspens : « Est-ce qu’il y a un héritage municipal qui a mal été géré pendant une période avec des dissensions internes qui n’ont pas été assez rapidement et efficacement endiguées ? Peut-être. On a sûrement une part de responsabilité. »

    Le groupe dit être « dans une forme d’effarement de se dire comment Fos a pu à ce point couper brutalement avec l’héritage du service public déployé partout à tout âge ». Dans cette commune, la montée de l’extrême droite s’est faite progressivement, mais c’est la première fois que « la digue » municipale a « cassé ». Charge, désormais, à l’opposition de la réparer.

  • [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    « C’est avec une détermination joyeuse que j’ouvre ce nouveau mandat », assure Olivia Fortin devant le conseil d’arrondissement réuni en séance en plein air, sur le parvis de la mairie, à la Villa Bagatelle.

    L’élue du Printemps marseillais, qui avait recueilli 51,51% au 2d tour, a été largement reconduite à la tête du 4e secteur, qui regroupe les 6e et 8e arrondissements, grâce aux 32 voix de son groupe, obtenues à la majorité absolue. L’élection s’est déroulée sous la présidence intérimaire de Micheline Abours (PCF), doyenne de l’assemblée et 10e adjointe, accompagnée d’Espérance Laggiard comme secrétaire. Le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) et son adjoint (EELV), Amine Kessaci, étaient présents, accompagnés du sénateur (EELV) Guy Benarroche.

    L’opposition fait figuration

    Huit élus de l’extrême droite (UDR), emmenés par Jean‑Baptiste Rivoallan au nom de Franck Allisio (RN), sont dans l’opposition. Deux élus divers droite, conduits par Catherine Pila pour la liste « Marseille je t’aime » de Martine Vassal, complètent l’assemblée dans l’opposition. Les deux têtes de listes étaient d’ailleurs absentes de ce premier conseil. Aucune autre candidature n’a été présentée face à celle du Printemps marseillais, et aucune prise de parole n’est intervenue.

    Cela n’a donc pas empêché Olivia Fortin de faire élire les 16 adjoints d’arrondissements proposés par le Printemps marseillais, soit le maximum autorisé. La maire présente une équipe décidée à « fédérer et cultiver du lien », une force « à partir de laquelle construire un projet de transition écologique, économique et sociale », en partenariat avec « la Métropole au service de tous », et dans un « nouvel élan construit ensemble » pour ce deuxième mandat. « La fraternité est exigeante car elle n’est jamais acquise, elle mérite qu’on se batte pour elle », conclut Olivia Fortin. Les embrassades ayant ponctué la remise des écharpes en témoignent.

    Les adjoints

    Jean-Marc Pantalacci-Bonnaffous, 1er adjoint ; Anna Sinsoilliez, 2e adjointe ; Cyprien Vincent, 3e adjoint ; Bania Medjbar, 4e adjointe ; Pierre-Emmanuel Vidal, 5e adjoint ; Marie-Hélène Amsalem, 6e adjointe ; Anthony Canali, 7e adjoint ; Dominique Morand, 8e adjointe ; Eliott Perenchio, 9e adjoint ; Micheline Abours, 10e adjointe ; Christophe Monnier, 11e adjoint ; Pauline Rossell, 12e adjointe ; Zacharie Bruyas, 13e adjoint ; Dona Richard, 14e adjointe ; Laurent Benac, 15e adjoint ; Camille Langlais, 16e adjointe.