Tag: concerts

  • Fête de la musique en Occitanie : morceaux choisis

    Fête de la musique en Occitanie : morceaux choisis

    MONTPELLIER. Le centre-ville en fête

    Du rock aux sons saturés, des chœurs aux mélodies pop, il y en aura pour tous les goûts à Montpellier. L’esplanade du Peyrou prévoit une expérience variée de 18h30 à 00h30. Ouverture du bal avec le binôme Mauvaise Bouche et Dab Rozer, qui proposera un mélange entre chanson française, rap indie et électro. Ce sera ensuite au tour de BülBül Elektro, un sound system balkanique, de proposer une performance psychédélique et hypnotique. S’ensuivra un concert de rap avec Carbonne, la fanfare balkanique Balkan Paradise Orchestra avant de terminer entre les mains de Ryuden et son show de rock industriel.

    BAGNOLS-SUR-CÈZE. Une programmation éclectique

    Des concerts, mais aussi un spectacle de danse et une soirée bodega… Début de soirée avec une représentation de chorales, puis la soirée continuera Place Auguste-Mallet avec le groupe Akèstéko, mêlant chanson française, électro, swing et rock balkanique qui chauffera le public avant l’arrivée du duo de folk américaine The Scenar.

    LUNEL. Un week-end polyrythmique

    À Lunel, le week-end de la fête de la musique sera varié avec du blues, de la soul, du jazz, de la musique des Balkans, des pays de l’Est, des rythmes africains ou brésiliens, du reggae, du chant choral, et plus encore. Laplace de la République et le cours Gabriel Péri centraliseront les artistes principaux.

    NÎMES. La ville voit les choses en grand

    À Nîmes, sur la place de la Maison Carrée, seront présentés les lauréats de la Bourse des jeunes talents, qui laisseront ensuite place à des concerts pop rock, rock et métal avant de terminer la soirée avec le groupe de musiques afro-latines Onda Ya. Au même moment, une scène de musique actuelle animera la place de la Calade : de l’afrobeat avec Muyiwa Kunnuji, du rap avec Leio, de la techno avec Mellanie… Il y aura de la musique pour tous les goûts dans les rues de Nîmes. Toute la programmation sur le site de la ville.

    SÈTE. Un dimanche en fête

    L’espace public sétois proposera un mélange de musique d’ailleurs et de classiques français. En bord de mer, le Praïa proposera une ambiance brésilienne avec le groupe Roda Do Brasil, guidé par Dan’ilê et Felipe Bastos, des airs de carnaval brésilien pour bien commencer la soirée. Devant l’espace Georges Brassens, autre ambiance, une scène ouverte aux artistes amateurs et professionnels, permettra de revisiter les classiques de Georges Brassens. De nombreux concerts auront lieu toute la soirée.

    ALÈS. Du traditionnel et plus encore

    De la place de la mairie à la place de l’Abbaye en passant par celle des martyrs de la Résistance et au Fort Vauban, Alès se met au diapason et proposera des animations et des concerts toute la soirée du 21 juin. Flamenco, comédie musicale, chorale gospel, soirée swing et spectacle de danse, tout le monde y trouvera son compte.

  • Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    À peine les derniers échos de la Feria dissipés, les arènes changent de peau. La piste antique devient scène géante, les gradins se préparent à vibrer, tandis que le Festival de Nîmes a ouvert, jeudi 11 juin, une édition 2026 annoncée comme l’une des plus denses de son histoire. Jusqu’au 26 juillet, 31 soirées feront défiler artistes internationaux, grandes voix populaires, rockers cultes, orchestres, humour et ballet sous les pierres romaines.

    Le coup d’envoi a été donné par Theodora, figure montante d’une scène française qui mêle rap, pop, afro et électronique. Dès le vendredi 12 juin, Vanessa Paradis partagera l’affiche avec Gaëtan Roussel, avant une première séquence très francophone, marquée notamment par Feu ! Chatterton et Benjamin Biolay. Entre les deux, le 13 juin, les arènes accueilleront aussi Clair Obscur : Expedition 33 – A Painted Symphony, phénomène venu du jeu vidéo, porté sur scène par le compositeur Lorien Testard, la chanteuse Alice Duport-Percier et l’Orchestre Curieux. Une parenthèse symphonique et visuelle pour le titre montpelliérain devenu événement culturel au-delà des manettes, et soulignant l’éclectisme de l’événement.

    Un été à guichets serrés

    Le festival confirme son pouvoir d’attraction. Plusieurs soirées affichent déjà complet, dont The Cure, attendu trois soirs de suite, mais aussi Sting, Katy Perry, Julien Doré, Jamiroquai ou encore Joe Hisaichi accompagné de l’orchestre national d’Avignon-Provence pour jouer des musiques des films du Studio Ghibli et de Miyazaki. D’autres rendez-vous restent accessibles, permettant encore de trouver sa place dans cette grande traversée musicale.

    La programmation balaye large : Sabaton pour le metal, Lenny Kravitz et Nick Cave & The Bad Seeds pour la classe rock, Pixies pour la mémoire indie, Lorde pour une pop féminine et radicale, Charlotte Cardin et Sébastien Tellier pour les élégances électro-pop. Plus rare dans les arènes, le Béjart Ballet Lausanne viendra offrir un temps suspendu autour des grandes chorégraphies de Maurice Béjart. Et, surprise ajoutée à l’affiche, l’humoriste Paul Mirabel investira lui aussi l’amphithéâtre le 12 juillet.

    Avec ses 11 000 places les soirs de concert, le Festival de Nîmes reste une machine culturelle impressionnante. Une vitrine populaire, parfois vertigineuse, où l’été gardois se joue à ciel ouvert.

  • Le jazz comme pont entre deux rives au Festival d’Aix

    Le jazz comme pont entre deux rives au Festival d’Aix

    Le Festival d’Aix s’ouvre largement au-delà du seul domaine lyrique. En témoigne la programmation « Jazz & Méditerranée », dans le cadre d’Aix en juin, avec des concerts gratuits ou plus, lors de sessions plus institutionnelles en juillet. En hommage à Pierre Audi, l’ancien directeur du Festival, brutalement disparu l’an passé, Pauline Chaigne, directrice adjointe à la programmation, a tenu à teindre cette session d’une couleur libanaise et, plus largement, orientale. Premier point fort, le ténor Karim Sulayman dialoguera avec Sean Shibe à la guitare acoustique, croisant ses racines libanaises à sa formation lyrique.

    Les Aga Khan Master Musicians présenteront un programme intitulé « Broken Branches » qui mêle baroque, chants du Moyen-Orient et créations contemporaines avec la rencontre d’instruments traditionnels et d’artistes jazz. L’idée est de lancer un pont entre cultures asiatiques et méditerranéennes. Liban toujours, incarné par Layale Chaker & Sarafand pour un programme qui mêlera jazz et musique contemporaine, rythmé par la poésie de l’auteur libanais Ounsi el-Hage.

    Dialogues méditerranéens

    Aix en juin fera découvrir la jeune scène jazz algérienne émergente avec le Trio Jazz TinniT formé par Hacène Zemrani, Youcef Bouzidi et Nazim Ziad. C’est toute la nostalgie de la culture séfarade et arabo-andalouse que chantera le duo Ana Silvera & Saied Silbak, oudiste palestinien, ainsi que la chanteuse sarde Alessandra Soro, associée à l’Ensemble vocal EV’AMU. Cet esprit sarde se veut un prélude à la création en juillet de l’opéra Accabadora de Francesco Filidei. L’œuvre, inspirée par la romancière Michela Murgia, évoque les ancestraux rituels du passage vers la mort.

    Enfin, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, avec sa nouvelle cheffe Sora Elisabeth Lee, mettra en valeur des talents des musiciens issus du bassin méditerranéen, avec son programme croisant répertoire symphonique et la désormais composition collective, mise au point lors de leur session en Égypte. Ces dialogues entre cultures musicales et peuples de la Méditerranée joueront dans différents lieux du pays aixois : le Pavillon noir, le Conservatoire, l’Abbaye de Silvacane, le chapiteau du CIAM, route de Galice, Vauvenargues et bien sûr le Théâtre de l’Archevêché.

    La saison méditerranéenne du Festival d’Art Lyrique est un dispositif qui vise à la diffusion de la francophonie. La saison 2026 se veut l’héritière de l’esprit de Pierre Audi qui en avait donné l’impulsion. Le but de La programmation « Jazz & Méditerranée » est de faire entendre la richesse des cultures méditerranéennes et de faire découvrir au plus grand nombre la diversité des talents qui la parcourent.

  • Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Du monde, jeudi matin, derrière et devant le pupitre du salon Clemenceau de la mairie d’honneur pour mettre en avant la politique culturelle de la Ville de Toulon pour la saison estivale. Avec, comme temps fort de la programmation, le festival Jazz à Toulon, qui revient du 26 juillet au 8 août faire swinguer le Port du Levant au rythme des sonorités du monde. Et ce sur les places, en ville comme dans les quartiers, de Saint-Jean du Var au Pont du Las.

    Pour cette 36e édition, parmi les invitations au voyage proposées, on retient le projet New Sketches of Spain, avec le retour d’Erik Truffaz aux côtés d’Antonio Lizana, « qui signe un mariage audacieux entre jazz classique et flamenco ». Pour les rythmes endiablés puisant aux sources de la salsa et du jazz afro-cubain, cette fois, place à Spanish Harlem Orchestra, Orquesta Akokán et le collectif El Comité. « Tandis qu’Alfredo Rodríguez et Fabiola Mendez sublimeront leurs racines latines par une approche soliste d’une grande finesse poétique », comme le décrit la maire de Toulon (SE), Josée Massi, dans son édito.

    En tout, dix soirs de concerts gratuits transformeront Toulon en une scène de jazz à ciel ouvert. Sans oublier « les Off » du festival, qui prendront place dans les quartiers de la ville, à l’heure de l’apéritif.

    Morceaux choisis

    Pas de bel été non plus sans lecture. L’occasion donc de « Partir en Livre » jusqu’au 20 juillet, avec une 11e édition riche aussi en ateliers, rencontres et jeux. Le jeune public étant invité à venir exercer son imaginaire dans les médiathèques. Mais aussi en plein air.

    Sous les arbres du parc, bien installés dans l’herbe, les enfants pourront par exemple découvrir, avec « À l’ombre des pages », de nombreuses histoires partagées par les bibliothécaires. Comme les 9 et 11 juillet de 9h30 à 11h, au parc du Pré Sandin.

    Sur le parvis du Zénith revient également, du 12 au 25 juillet, le festival Son By Toulon. Avec de grosses pointures, telles que Ben Harper, Bigflo & Oli et Mika.

    Côté expo, le Musée d’art de Toulon propose de découvrir Man Ray avec « Magie de l’image ». Près de 200 œuvres, photographies, peintures… retraçant le parcours de l’artiste. Et du côté de la Maison de la photographie, jusqu’au 19 septembre, place au travail de Martin Parr, de ses premiers reportages en noir et blanc réalisés dans le nord de l’Angleterre dans les années 70, jusqu’à ses gros plans d’objets de consommation, à la fin de son parcours.

    Mais aussi de l’opéra, de la musique classique et de la danse à Châteauvallon. Ou encore du chant a cappella avec les Voix Animées et leur répertoire de la musique vocale de la Renaissance. Le tout se déroulera à la Tour Royale.

    Et pour se mettre dès dimanche soir dans l’ambiance, 94 groupes seront présents dans les rues de la cité pour la Fête de la musique, sur 33 scènes.

    La Marseillaise ne pouvait pas non plus faire l’impasse sur la pièce Les Résistantes, consacrée au rôle longtemps invisibilisé des femmes dans le combat contre le nazisme. Ce projet participatif retrace l’engagement de ces héroïnes entre 1940 et 1944. Elle sera jouée le 4 juillet, à Châteauvallon.

    Retrouver le programme complet dans le magazine de l’été sur le site toulon.fr

  • Éclectique et gratuit, le festival les Escapades est de retour

    Éclectique et gratuit, le festival les Escapades est de retour

    Qui dit début de l’été, dit retour des Escapades au Théâtre Durance. Le festival, gratuit, fait la part belle à l’éclectisme, entre promotion des artistes locaux et ouverture aux musiques d’ailleurs. « On travaille sur la découverte musicale, amener le public vers autre chose que ce qu’il a l’habitude d’écouter. L’esprit c’est la qualité artistique et la découverte », explique la programmatrice Elsa Gobert.

    Pour la première fois, le festival démarre ce jeudi soir avec ALA.NI, artiste londonienne originaire de Grenade qui propose « un son assez music-hall mais pas que. Elle peut nous emmener aussi jusqu’aux îles Caraïbes d’aujourd’hui, c’est assez solaire, détaille Elsa Gobert. Ensuite, ce sera Mélissa Lavaux, Une artiste d’origine haïtienne très engagée, qui a livré un dernier album très personnel où elle raconte toutes les fois où elle a frôlé la mort. Un sujet qu’elle aborde d’un point de vue poétique. Elle n’en rit pas mais presque ». Vendredi 19 juin, la première partie de soirée sera assurée par une artiste locale résidant à Embrun, Ottilie B. D’ordinaire adepte de musique électronique, elle revisite son répertoire intégralement en acoustique. Suivra le groupe Atomic PingPong, « une formation qui vient de l’art de rue, à l’esthétique fanfare, presque dadaïste, colorée, décalée et très festive », décrit Elsa Gobert.

    À côté des deux groupes, se produira la Djette, La Louve, qui reprend les musiques maghrébines à la sauce électro. Enfin, samedi 20 juin se partagera entre Sarab, quatuor capable de passer « de la poésie arabe à un rock très underground et post-punk » d’après la programmatrice du festival, et Friedberg, groupe autrichien avec « une pop rock assez envoûtante, qu’on écouterait pour aller faire des road trips ».

    Ottilie B, un répertoire

    en réinvention

    Parmi les artistes de cette édition, Ottilie B, musicienne associée au Théâtre de Gap, est sans doute la plus locale mais aussi la plus difficile à enfermer dans un seul genre. « Le projet actuel, “En boucle”, est une réinterprétation de mon répertoire, en version acoustique, totalement libérée des machines, explique l’artiste embrunaise. Je dis libérée, c’est volontaire, parce que c’est un peu à l’inverse de ce qui se fait aujourd’hui. J’avais envie de quelque chose de plus brut, de plus aux prises avec les choses essentielles. C’est un peu une récréation pour moi. » Un style qui se prête d’ailleurs particulièrement bien aux événements comme les Escapades. « Ma démarche s’inscrit dans un lien au plus près du spectateur, explique-t-elle. D’ailleurs, j’aime bien dire spect’acteur, spectact’rice, les rendre partie prenante de mes créations. Ça m’intéresse de faire sentir au public que sans lui, il n’y a pas de spectacle. C‘est un rendez-vous qu’on se donne. » Le rendez-vous est donc pris, du 18 au 20 juin au Théâtre Durance.

  • Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte

    Le terroir du Vaucluse se déguste avec Mercotte

    Samedi et dimanche, le parc de l’Arbousière, à Châteauneuf-de-Gadagne, prend des airs de fête à l’occasion de la 9e édition de « Terroirs en fête ». Un événement organisé par le Département de Vaucluse. « C’est l’un des plus grands rendez-vous pour les agriculteurs et artisans de bouche dans le Vaucluse », explique Pierre Charline, créateur de l’événement et responsable événementiel pour le Département de Vaucluse. « Plus de 150 exposants seront présents cette année et nous avons à cœur de leur demander un stand qui soit unique pour Terroirs en fête, un stand que l’on ne retrouve pas ailleurs parce que ce n’est pas juste un grand marché. »

    Au programme, tout au long du week-end, des démonstrations culinaires, des concerts et musiques lives, mais aussi un salon des vins et spiritueux ou un espace élevage pour découvrir ce que le Vaucluse à de meilleur à offrir.

    Un événement convivial et familial

    « Avec Terroirs en fête nous voulons montrer et faire découvrir au public la beauté et le savoir-faire dont regorge notre département. Nous accordons aussi une place importante aux activités familiales puisque cette année nous proposons par exemple des balades à poneys, des jeux en bois divers ou un jeu de piste géant », poursuit-il. « Les maîtres-mots pendant ces deux jours sont convivialité, partage et rencontre, c’est pourquoi nous voulons que chacun passe un bon moment dans un lieu exceptionnel. » Depuis 4 ans maintenant l’événement est associé à une personnalité et cette année c’est Mercotte qui en sera la marraine. « Nous en sommes ravis car elle est connue du grand public et elle a un capital sympathie qui est assez incroyable ! Elle sera donc présente samedi et dimanche et évoluera au sein de l’événement en participant à diverses animations », sourit le responsable. Parmi les temps forts, un concours de tartes aux fraises samedi mais aussi l’épreuve nationale du concours international de hamburgers dimanche où 6 chefs venus de toute la France vont s’affronter pour réaliser le meilleur burger avec des produits du terroir vauclusien.

  • La note bleue voyage dans la métropole Aix-Marseille

    La note bleue voyage dans la métropole Aix-Marseille

    Si la 26e édition du Marseille Jazz des cinq continents illustre toutes les facettes de la note bleue dans différents endroits de la ville à partir du 1er juillet, ce festival propose, en parallèle de son programme phare, un « parcours métropolitain ». Sillonnant les communes alentour, une vingtaine de « rendez-vous musicaux » qui permettent « de découvrir à la fois la scène locale mais également des artistes internationaux venus partager leur propre vision du jazz et leurs inspirations multiples », indiquent les organisateurs de cette séquence dont la prochaine étape passe le samedi 13 juin par Jouques. Le Domaine de la Traconnade sera ainsi le théâtre d’un concert de l’indomptable trompettiste Daoud, « figure montante de la scène actuelle mêlant jazz, hip-hop et électronique ». Lever de rideau de la soirée prévu avec le Benoît Moreau trio. Une formation inspirée par l’esprit du grand guitariste de Baltimore, Bill Frisell, qui ne cesse d’explorer les contrées jazz, mais aussi rock et folk.

    Formations en tous genres

    Le parcours métropolitain fera également escale le 19 juin à Châteauneuf-les-Martigues pour un concert gratuit du sextet Oscarpicus dont le répertoire « mêle swing, chanson française et jazz moderne ». Le lendemain, cap sur Vauvenargues avec le Romain Morello Collective qui fera vibrer de ses cuivres l’héritage d’illustres jazzmen comme Charles Mingus ou Herbie Hancock (entrée libre). Autant de jalons mélodieux qui se poursuivront jusqu’à l’automne 2026.

  • Au Festival de Gordes, terrasse sur les musiques

    Au Festival de Gordes, terrasse sur les musiques

    Enserré par les falaises avec le massif du Luberon comme horizon, le Théâtre des Terrasses. « Ici, c’est un face-à-face avec l’artiste qui se joue », imagent les organisateurs du Festival de Gordes dont la 43e édition s’élancera le 3 août à travers un concert de Yael Naim. L’occasion pour cette chanteuse et musicienne pop de défendre Solaire, son dernier album en date qui sonne comme un autoportrait également mâtiné d’électro. « J’avais honte de cette lumière en moi, maintenant, je l’assume », rappelait-elle il y a quelques mois à La Marseillaise, à propos de cet opus que l’artiste voit « comme une libération ».

    De bonnes aventures

    Autre discipline et registre le 5 août, avec l’humoriste et chroniqueur média Philippe Caverivière. Connu du grand public grâce à ses interventions dans des émissions telles que Quelle époque! sur France 2, il se lance désormais dans le one man show, avec un spectacle intitulé Tu crois que c’est une bonne idée ?. Ce dernier passera le relais, le lendemain, à Yuri Buenaventura. Déjà passé par Gordes et ayant marqué les mémoires par ses rythmes entraînants, ce chanteur colombien de salsa fera encore, à n’en pas douter, valdinguer les hanches des spectateurs.

    Toujours présidé par Bénabar, le Festival de Gordes s’achèvera les 8 et 10 août avec les venues respectives du trio du pianiste de jazz Fred Nardin et du groupe électro Deluxe.

    Programme complet sur festival-gordes.com

  • L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    Le coup d’envoi de l’Été marseillais, organisé pour la 7e année consécutive par la Ville de Marseille, se fera au diapason du début de la saison estivale : le 21 juin, piétons et musiciens pourront envahir la corniche Kennedy (7e) en toute sécurité, à l’occasion d’une édition nocturne de l’opération la Voie est libre. De 17h à 23h, Marseillaises et Marseillais pourront donc célébrer la Fête de la musique au bord de l’eau, où seront installées cinq scènes aux styles musicaux éclectiques : latino, musiques urbaines, hits, musiques électroniques et disco. Une première étape d’un été qui s’annonce chargé.

    Côté musique, la traditionnelle Scène sur l’eau, installée au Vieux-Port, accueillera pas moins de 24 artistes marseillais, francophones et internationaux pour un total de dix concerts gratuits (lire sur lamarseillaise.fr). C’est Julien Clerc, icône de la chanson française, qui ouvrira le bal le 3 juillet, à la veille de la Pride Marseille. De nouvelles scènes feront aussi leur apparition cette année, notamment au stade nautique Florence-Arthaud (8e).

    Autre nouveauté : des DJ sets seront proposés tous les vendredis dans le cadre des « week-ends guinguette ». Dès 19h, ils se tiendront à l’Espace Mistral, à l’Estaque (16e) en juillet, puis au parc du Grand séminaire (14e) en août. Le karaoké géant, qui offre à tous la possibilité de devenir la star d’un soir, reviendra lui aussi, le 15 août, à partir de 19h sur l’esplanade du J4 (2e). Il sera suivi d’un feu d’artifice et d’un spectacle de drones.

    Sports, culture

    et convivialité

    Les parcs de la ville seront aussi mobilisés, chaque mercredi, pour divertir les plus jeunes. En juillet, c’est le spectacle Boom boom ! qui fera la tournée des espaces verts, suivi, en août, du jeu de piste Protocole Panthera.

    Côté sport, la Ville proposera aux petits Marseillais, entre le 7 juillet et le 29 août, plusieurs « journées tremplin sport », implantées directement au cœur des quartiers. Les volontaires pourront profiter d’activités sportives encadrées sur des équipements multisports. En parallèle, quatre bassins mobiles seront déployés dans les 3e, 9e, 13e et 16e arrondissements, pour favoriser l’apprentissage de la natation. Ouverts 7 jours sur 7, de 9h à 17h, ils accueilleront les enfants de 4 à 12 ans, mais aussi les adolescents, les associations et le grand public.

    À cela s’ajoutent les activités nautiques gratuites proposées à la base de Corbière (16e) et Florence-Arthaud, du 6 juillet au 31 août. Jeunes et moins jeunes sont invités, du lundi au vendredi, à découvrir gratuitement le voilier collectif, le kayak ou encore le paddle.

    La culture n’est bien sûr pas oubliée, avec le retour des emblématiques séances de « ciné plein air » et l’apparition des « jeudis à la Vieille Charité » (2e). Deux jeudis par mois, le bâtiment édifié au XVIIe siècle ouvrira ses portes, à partir de 19h, pour que le public puisse découvrir sans frais les expositions temporaires au rythme d’événements musicaux imaginés par quatre collectifs d’artistes différents.

    La saison se clôturera avec la Grande braderie, le 6 septembre, organisée de 10h à 19h dans le centre-ville et dans plusieurs noyaux villageois.

    Plus d’informations sur le site de la Ville de Marseille

  • Le Marseille Jazz des cinq continents s’ouvre au monde et à tous

    Le Marseille Jazz des cinq continents s’ouvre au monde et à tous

    Marseille Jazz des cinq continents revient dans la cité phocéenne et choisit cette année de célébrer la légende Miles Davis à l’occasion du centenaire de sa naissance. « C’est une figure du jazz qui correspond au positionnement de notre festival, tourné vers le monde et qui favorise les dialogues », explique Hugues Kieffer, directeur du Marseille Jazz. Un esprit d’ouverture qui se retrouve dans la programmation de cette édition.

    Du 1er au 12 juillet, 29 groupes et artistes se succéderont sur les différentes scènes du festival à la Friche la Belle de Mai, au Centre de la Vieille Charité, au Conservatoire Pierre-Barbizet et, nouveauté de cette édition, au parc Henri-Fabre. Le danseur Israel Galván lancera les festivités aux côtés du trompettiste Michael Leonhart, dans une ambiance mêlant un flamenco contemporain à des sonorités américaines. Un projet ambitieux, pour faire résonner les notes de Miles Davis. Le festival accueillera également Ezra Collective, « un collectif en train de secouer toute la planète, qui propose un jazz très actuel avec des influences afro-caribéennes ». Figure tutélaire du festival, le musicien Marcus Miller, habitué de la scène marseillaise et ayant côtoyé Miles Davis, proposera un hommage au trompettiste américain, entouré d’autres artistes proches du jazzman. Le DJ Gilles Peterson fera quant à lui sa première apparition au Marseille Jazz des cinq continents.

    Au-delà des têtes d’affiche, le rendez-vous marseillais revendique aussi sa place de défricheur. Le jazz soufi d’Abdullah Miniawy fait ainsi écho à la musique de Gildaa et de Gabriel Gosse, « deux futures stars du jazz », avance Hugues Kieffer. Le trio émergent Ubaq, lauréat du tremplin Rezzo de Jazz à Vienne, sera également présent. À leurs côtés, de nombreux autres artistes aux influences toujours plus éclectiques. Un engagement pris par les organisateurs, qui souhaitent « laisser dans ce festival une place pour l’inédit ». Marseille Jazz des cinq continents poursuit ainsi son ambition de faire se rencontrer les cultures à travers la musique et de montrer ce qu’est Marseille, « une ville de métissage, et de rencontre ». Cette diversité, mêlant sonorités du monde et sous-genres du jazz, prendra vie sur les quatre scènes du festival.

    Cultiver l’ouverture

    Conscient des problématiques qui traversent aujourd’hui le secteur culturel, Marseille Jazz des cinq continents entend faire de cette 26e édition bien plus qu’une simple succession de concerts. « Nous ne voulons pas être juste un festival, mais un festival juste », résume Hugues Kieffer. Une ambition qui se traduit aussi bien dans la programmation que dans les actions menées par les organisateurs.

    Parmi les engagements affichés, la place accordée aux musiciennes qui se doit d’être centrale. « Vous aurez noté la présence d’artistes féminines, c’est un vœu affirmé. On ouvre nos oreilles aux œuvres des femmes », estime le directeur, tout en reconnaissant la difficulté à mettre en œuvre la parité dans ce genre d’événements.

    Alors que, « partout dans le secteur culturel, les coûts augmentent et organiser un festival coûte plus cher », l’équipe dit faire le choix de maintenir une politique tarifaire stable. « Nous savons que pour beaucoup de personnes, le budget consacré aux loisirs et à la culture est plus difficile à dégager qu’il y a quelques années », explique Camille Steunou, responsable de la communication. Le festival conserve ainsi une large palette de tarifs réduits à destination des étudiants et de publics spécifiques. Une manière, pour le Marseille Jazz, de confirmer sa place parmi les grands rendez-vous culturels de la ville et du monde du jazz, tout en poursuivant son travail en faveur de la création, de la diversité et de l’accès à la culture.

    Ivanie Legrain

    Programme complet sur https://www.marseillejazz.com