Tag: concerts

  • Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Marseille veut étendre son attractivité toute l’année

    Si Marseille signe encore une saison touristique exceptionnelle en termes de fréquentation, le contexte économique demeure contraint. Le pouvoir d’achat se contracte avec un panier moyen qui diminue, et Marseille tire son épingle du jeu avec une clientèle principalement française », expose Jean-Pierre Cochet le président de l’Office de Tourisme, des Loisirs et des Congrès de Marseille. Il poursuit : « au regard de la concurrence des pays comme l’Italie et l’Espagne, les hôteliers n’ont pas hésité à réaligner leurs tarifs, cet été, pour être un peu plus attractifs. Avec succès.»

    Même constat du côté des locations de type Airbnb, où une hausse de 43 % des tarifs a été observée entre les étés 2023 et 2025. Non sans humour, Jean-Pierre Cochet suggère « d’atterrir en tenant compte de la réalité du pouvoir d’achat.»

    L’Office de Tourisme entend adopter une stratégie plus offensive pour renforcer l’attractivité de la ville. Attirer une clientèle étrangère, notamment coréenne ou chinoise, en dehors de la haute saison pourrait permettre de compenser la baisse de consommation des touristes français. « L’ attrait du tourisme pour les produits Fabriqué à Marseille est très important. En choisissant de mettre à l’honneur ses talents locaux, la foire a été témoin de ce succès. ça nous conforte pour l’attractivité de la ville, mais c’est aussi générateur d’emploi locaux », détaille Maxime Tissot, directeur général de l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille.

    La filière tourisme représente actuellement 25 000 emplois sur la ville. Allonger la saison à cinq ou six mois ne pourrait qu’amplifier cet impact. « Le tourisme d’affaires va également s’affirmer au Pharo mais aussi au parc Chanot, avec l’arrivée de GL Events », abonde Marc Thépot, président délégué de l’Office. « Ce parc doit devenir un produit de son temps avec la foire, le tourisme d’affaire et les événements ludiques. Cet été, huit concerts ont eu lieu au Vélodrome, attirant 530 000 spectateurs », précise Jean-Pierre Cochet.

    Conscients de l’impact des réseaux sociaux, les professionnels du secteur misent sur l’image photogénique et désirable de Marseille, qui s’exporte à l’international. Toutefois, la vigilance reste de mise face au surtourisme. Le mirage « des croisiéristes qui consomment 100 euros par débarquement », n’a pas fait ses preuves, tandis que la pollution des navires non raccordés à quai et les embouteillages dans les ruelles du Panier suscitent des inquiétudes. Marc Thépot est formel : « Marseille ne doit pas devenir une ville chère, mais une ville durable où on échange, on partage le savoir vivre Marseillais. » Concerts, événements ponctuels, valorisation de la gastronomie locale et promotion du vivre-ensemble sont désormais au cœur des ambitions pour un tourisme plus durable et apaisé.

    Marseilletourisme.com

  • Les 150 ans de Gustave Bret

    Les 150 ans de Gustave Bret

    Son nom n’évoque certainement pas grand-chose aux non-mélomanes. Pourtant, Gustave Bret est certainement l’une des plus grandes figures locales de l’histoire de la musique. Né le 30 août 1875 à Brignoles, il fut l’un des chefs d’orchestre les plus éminents de sa génération, et un organiste et compositeur de grand talent, tout en s’adonnant à la musicologie et à la critique musicale.

    Il a également été l’un des principaux acteurs de la démocratisation de Jean-Sébastien Bach, jusqu’alors méconnu. Il fonda ainsi la Société Bach en 1904 et organisa de nombreux concerts voués à la diffusion de l’œuvre du compositeur allemand. Ami et collaborateur de figures telles qu’Albert Schweitzer, Claude Debussy ou Gabriel Fauré, il a toujours privilégié la transmission et le partage, plutôt que la recherche de la lumière.

    Des lectures d’archives après chaque concert

    Pour le 150e anniversaire de sa naissance, Estérel Côte d’Azur Agglomération a tenu à lui rendre hommage à travers une série d’événements gratuits, jusqu’au 11 octobre. Pour ce faire, la collectivité a organisé, pendant plusieurs semaines, une collecte d’archives et de témoignages, qui ont permis d’étayer le projet. Au total, six concerts (entièrement gratuits) au programme dans les communes de l’agglomération (Fréjus, Saint-Raphaël, Roquebrune-sur-Argens, Puget-sur-Argens, Les Adrets de l’Estérel).

    Ce samedi, vous pourrez profiter d’un récital voix et piano à l’église Saint-François-de-Poule de Fréjus (19h30) par Emmanuelle Blanche-Lormand, soprano, violoniste à l’Orchestre Philharmonique de Radio France et arrière-petite-fille de Gustave Bret. Vendredi 10 octobre, place à un concert d’orgue à la Basilique Notre-Dame-de-la-Victoire de Saint-Raphaël. Le lendemain, un concert de chant choral clôturera ce cycle mémoriel à l’église Saint-Jacques de Puget-sur-Argens (19h30). Chaque concert sera par ailleurs suivi d’une lecture théâtralisée d’archives menée par ses arrière-petits-enfants, dont Éric Blanche, membre du chœur de Draguignan (qui participera au dernier concert). En parallèle, une conférence patrimoniale consacrée à Bret sera donnée le même jour à 14h30 à la médiathèque Villa-Marie de Fréjus.

  • « Nîmes sait se réinventer » pour la feria

    « Nîmes sait se réinventer » pour la feria

    La rentrée passée, Nîmes s’apprête à vibrer de nouveau au rythme de la fête. Du jeudi 18 au dimanche 21 septembre, la Feria des Vendanges 2025 promet quatre jours où traditions taurines et grands rendez-vous festifs se mêleront dans toute la ville. C’est une personnalité bien connue des Nîmois qui ouvrira officiellement les festivités : l’ancienne ministre Georgina Dufoix prononcera le traditionnel Brindis au Temple de Diane, le jeudi à 12h30. Ce discours poétique, habituellement confié à une figure extérieure, donnera cette année une tonalité locale au lancement de la feria.

    Dans les arènes, l’afición sera servie par une programmation de haut vol. Le vendredi, place à une corrida Carmen inédite, mise en scène avec décors et scénographie. Le samedi, la billetterie affiche déjà une forte demande pour la course réunissant José María Manzanares, Roca Rey et Aarón Palacio, qui prendra l’alternative. Le dimanche, une novillada et une corrida mixte viendront clore la saison taurine. Hors des arènes, la tradition camarguaise sera mise à l’honneur avec cinq abrivados, dont la grande finale du concours prévue jeudi soir sur le boulevard Victor-Hugo, avec 120 chevaux et 11 manades. Samedi et dimanche, d’autres abrivados animeront l’avenue Jean-Jaurès et la rue de la République.

    La musique, elle, s’invitera partout en ville. Vendredi à 20h, plus de 300 musiciens ouvriront la grande parade des musiques de rue, partant de la Maison Carrée pour rejoindre les arènes dans un joyeux cortège. Le samedi soir, le parvis des arènes se transformera en scène géante avec un concert gratuit mêlant légendes du disco : Boney M et Imagination, précédés par de jeunes talents locaux. Les spectacles équestres aux Jardins de la Fontaine, le marché artisanal sur l’Esplanade et le Ban des Vendanges, défilé folklorique programmé dimanche à 15 h, viendront compléter un programme riche, pensé pour séduire aussi bien les passionnés que les curieux.

  • Marseille Concerts à l’origine d’une saison éclectique

    Marseille Concerts à l’origine d’une saison éclectique

    Cette année encore, Marseille Concerts mise sur la qualité des interprètes que cette association invite tout au long de sa saison et sur la grande diversité des programmes proposés : de Haydn à Barbara, de Mozart à la comédie musicale américaine, tous les styles et toutes les époques se succéderont sur différentes scènes de la ville. Charge au remarquable clarinettiste marseillais Pierre Génisson d’ouvrir la saison avec le pianiste niçois David Kadouch, autour des répertoires de Schumann, Brahms, Saint-Saëns et de Falla, le 20 septembre au Palais du Pharo.

    Association œuvrant depuis 1986, Marseille Concerts permettra également d’écouter toutes les sensibilités et subtilités musicales, en invoquant notamment l’élégance sobre d’Alain Planès pour jouer Joseph Haydn (le 29 mars dans le foyer Ernest-Reyer de l’Opéra), ou l’exubérance calculée de Khatia Buniatishvili pour un récital le 5 novembre dans la Grande salle de l’Opéra de Marseille. Pour faire dire aux pianos tout ce qu’ils peuvent exprimer. En famille, entre amis ou en solistes, les artistes viennent de tous horizons. On notera par exemple l’hommage aux comédies musicales américaines, le 28 janvier au Théâtre de l’Odéon, assuré par les familles de musiciens de la soprano Natalie Dessay et du baryton-basse Laurent Naouri, ou encore le récital de piano d’Alexandre Kantorow, le 16 février à la Criée.

  • « La scène est une tribune super puissante »

    « La scène est une tribune super puissante »

    La Marseillaise : Vous avez démarré l’aventure Terrenoire en 2017. Depuis, un EP, deux albums et une Victoire de la Musique de la révélation masculine de l’année en 2022. Comment expliquez-vous ce succès ?

    Terrenoire : Le fait qu’on travaille entre frères, permet d’avancer avec plus de sérénité. Le déplacement de Saint-Étienne vers Paris nous a aussi permis de nous professionnaliser, de nouer des accroches avec l’industrie musicale. Et puis on voulait que ça marche, vivre de notre métier. On a gravi les échelons petit à petit, pris du plaisir à travers ce travail, en se disant que la musique est un métier d’artisanat, et qu’il fallait travailler le geste, la structuration, l’entourage, tout ce qu’il y a autour, au même titre que la musique elle-même.

    Votre musique, à la croisée des chemins entre la pop, l’électro, la variété et la musique urbaine, est assez inclassable. Comment la définiriez-vous ?

    Terrenoire : En 7 ans c’est une question à laquelle on n’a pas encore répondu ! Ce qui est sûr, c’est qu’on fait des chansons, puisqu’on a du texte et de la mélodie. Il y a plein de références aux musiques de film, instrumentales, des musiques très impressionnistes que Théo [qui s’occupe de la production, Raphaël du chant, Ndlr] va apporter avec sa sensibilité. On a des influences variées, parmi lesquelles Frank Ocean, Blood Orange… On a des textes un peu bizarres mais on aime que ce soit assez percutant, concret, que ça s’adresse directement à l’oreille. Il y a un lien entre cet aspect très concret, immédiat, et à la fois une sophistication artistique qui fait qu’on passe beaucoup de temps en studio. On essaye d’être accessible en gardant du mystère.

    Après l’EP « Terrenoire » en 2018, l’album « Les Forces contraires » en 2020, vous avez sorti votre troisième album, « Protégé.e », en 2025. Qu’avez-vous voulu évoquer avec cet album ?

    Terrenoire : C’est un album qui se veut préoccupé par l’état du monde. C’est un peu un sismographe : prendre le pouls de l’époque, sentir ce qui était là quand on l’a écrit, ce qui allait advenir politiquement, sociétalement et intimement. De nouvelles choses changent l’état du monde tous les trois mois. L’idée était d’avoir un album qui ait des sortes d’antennes pour sentir cela. Le titre évoque l’idée de protéger, que la musique protège. Et à la fois, sentir qu’il y a un autre type de protection, comme si les nations se refermaient sur elles-mêmes. Il y a un jeu d’ambivalence dans ce titre. On a essayé d’y mettre plein de choses différentes : de la joie, de la légèreté, du souci… C’est à travers cette tension qu’on fabrique nos chansons.

    Il y a des morceaux à la tonalité politique assumée, tels que « Le fou dans la voiture », qui parle des dérives droitières du président Macron. Vous avez aussi entonné des chants antifascistes lors de plusieurs concerts. Cet engagement a-t-il toujours fait partie de votre œuvre ?

    Terrenoire : Les chants, ce sont les gens qui les font naturellement. C’est la magie des réseaux sociaux, sur lesquels ils ont vu que ces chants avaient été entonnés lors d’un de nos concerts à Paris. Ils deviennent des moyens de se donner de la force, de rester concernés par ces choses qui nous inquiètent. Sur notre premier EP, il y avait un titre qui s’appelait Allons là-bas, qui traitait d’une sorte d’impuissance masculine, et qui se dirigeait vers Bachar Al-Assad. C’était plus à distance par rapport au Fou dans la voiture. On a pris ce tournant par rapport au sentiment d’urgence. L’accélération des idées xénophobes s’observe à travers le monde. On revient à des temps qu’on pensait derrière nous. Dire clairement les choses, c’est une manière de se relier aux gens, de leur dire qu’ils ne sont pas seuls à penser ça. Qu’on ne va pas avoir peur. La scène a ce pouvoir-là, c’est une tribune super puissante. Ça nous permet de sortir de cette neutralité dans laquelle on met les artistes, qu’on trouve très étrange, et de se rapprocher d’autres artistes, car on a besoin de ces réseaux de solidarité.

    Pour la tournée de ce dernier album, vous réalisez des médiations culturelles avec les populations locales. En quoi cela consiste ?

    Terrenoire : L’idée était de casser le sens de la tournée qui s’est industrialisée et fait partie d’un business. On le fait car c’était difficile de se connecter au public, de profiter de la richesse immense que peut être le voyage. Cette idée de médiation culturelle vient d’ici : rencontrer les gens, mettre en valeur la singularité d’un territoire. On le fait à travers des exercices d’écriture, de la chorale… On arrive en début de semaine, on travaille avec les écoles, les centres sociaux, les seniors, pour créer des choses ensemble. Et le jour du concert, on fait une restitution sur scène avec les participants. On ne pourra pas reproduire l’expérience à Marseille cette année, mais c’est ici, au festival « Avec le Temps », que l’artiste Fred Nevché nous y a initiés l’année dernière. On avait monté un spectacle avec des enfants d’une école primaire du quartier de la Busserine.

    Justement, que représente pour vous cette ville de Marseille ?

    Terrenoire : C’est assez similaire à Saint-Étienne. Le foot y est la religion. Ce sont des villes populaires avec beaucoup d’immigration, un sens commun de l’hospitalité. On y a passé beaucoup de temps, on la connaît bien, on y a beaucoup d’amis et on s’y sent bien. C’est une ville singulière, véritable, ce n’est pas Paris ! Ça fait du bien d’y aller, ça va être un super concert.

  • Fromages et bêtes de scène pour se friser la moustache

    Fromages et bêtes de scène pour se friser la moustache

    Deux ans de préparation, une météo capricieuse, 15 000 festivaliers et une grosse fiesta… en 2024 la première édition du Super moustache festival a été un baptême du feu réussi pour le groupe Deluxe qui s’essayait à l’organisation. « On a beaucoup appris, on a tous grandi humainement », confie la chanteuse Liliboy. Cette année, les moustachus aixois reviennent avec une programmation célébrant un peu plus encore la musique live dans toute sa puissance.

    Sur scène dans le complexe du Val de l’Arc, que du vivant, et pour commencer trois victoires de la musique 2025 : Santa, ex-Hyphen Hyphen, une « véritable bête de scène » ; Solann, une « sorcière moderne et mystique » et Yoa, « une jeune artiste qui déchire tout avec un spectacle très chorégraphié ». La Femme, « ovni pop », Zoufris Maracas, « parce que c’est bon de pleurer en dansant » et le groupe rock psyché Ko Ko Mo, complètent l’affiche où figure aussi L’Entourloop qui promet une clôture festive tout en dub et drum’n’bass. Leur point commun ? « Des shows qui se vivent, qui se regardent, qui se célèbrent », résume Liliboy.

    Énergie et cohésion

    À domicile, Deluxe jouera deux fois : un set acoustique le vendredi, inspiré de leurs concerts de rue donnés au printemps, et un « full show » le samedi. « On a sorti un nouvel album en avril, ce sera un spectacle entièrement nouveau » précise-t-elle. « En avril, mai pour sa sortie on est allé le jouer dans la rue dans neuf villes, là où tout a commencé à faire sens, là où on a appris la scène et notre métier, sans se cacher derrière un show lumière ».

    Parmi ces concerts, celui donné à Paris, dans un carrousel après avoir été refoulé du centre Pompidou a marqué les esprits : « Il y avait encore moins d’instruments que de musiciens et pourtant, on nous en parle comme quelque chose d’incroyable. La rue, c’est une façon de se rappeler que le plus important, c’est l’énergie et la cohésion sur scène. » assure la chanteuse du groupe.

    Et comme en 2024, l’ambiance sera costumée. Liliboy, elle, sera grimée cette année en princesse fromage : « J’aurai des boucles d’oreilles de fromage, un chapeau-fromage, une robe fromage. Il sera possible, peut-être, de manger des morceaux de mes boucles d’oreilles… Mais pas tout d’un coup ». Ambiance gourmande, moustachue et festive, bien sûr.

    Super Moustache Festival 2025, 12 et 13 septembre (17h à 1h), Val de l’Arc, Aix-en-Provence. supermoustachefestival.com

  • Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    « Un événement pour celles et ceux qui ont envie d’agir, sans toujours savoir par où commencer. » C’est la promesse du So Good Maif Festival qui revient pour sa 3e édition à Friche la Belle de Mai à Marseille (3e) les 11 et 12 septembre. Imaginé à Marseille par le journal indépendant So Good et la mutuelle Maif, il avait déjà rassemblé 8 000 personnes l’année dernière.

    Podcast, jeux, spectacles et concerts… Le festival veut allier engagements et festivités. Après la journée du jeudi dédiée aux professionnels, le festival ouvre ses portes au grand public vendredi à partir de 14h. Entre gestion des mégots de cigarettes, bénéfices de la réparation et roue pour déconstruire les clichés, les sujets abordés seront divers. Un parcours pour les jeunes a aussi été mis en place. Surnommé « Passe-Muraille », il a été créé avec des associations des quartiers prioritaires de la ville pour offrir l’accès au festival à 300 jeunes et leur proposer des ateliers. Un moyen de « permettre à ces jeunes-là, de se sentir inclus dans le projet que sont la Friche et ce festival », explique le président du festival Hamid Hassani.

    Une journée de réflexion et de débat qui continue sur le rooftop de la Friche avec un one man show de l’humoriste Hakim Jemili, pour redonner l’envie d’agir avec le rire. Le spectacle sera suivi d’une soirée de concerts, avec notamment Terrenoire, Noga Erez, Nous étions une armée ou encore le rappeur marseillais Missan, « des artistes engagés avec une visibilité sur le territoire », précise le président.

    Le succès du festival, né à Marseille il y a trois ans, lui a permis de s’exporter à Lyon et à Nantes pour la première fois cette année. Les dernières places pour participer à la journée ou à la soirée du vendredi sont encore disponibles sur le site du festival.

  • Marseille : une dernière soirée festive et gratuite pour les Apéros du 4-5

    Marseille : une dernière soirée festive et gratuite pour les Apéros du 4-5

    Pour cette dernière date des Apéros du 4-5, le Makeda, salle de spectacle marseillaise, en partenariat avec la mairie des 4e et 5e arrondissements, propose un voyage sonore entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique latine.

    Cette soirée vient conclure une série de cinq rendez-vous musicaux organisés cet été. Chaque date a été un franc succès. « Notre dernière date du 22 juillet était énorme, il y avait beaucoup de spectateurs », se réjouit Francine Ouedraogo Bonnot, gérante du Makeda.

    Ce mardi soir, de nombreuses personnes sont également attendues (nombre de places limitées). Dès 18h30 et jusqu’à 23h, cette soirée, intitulée « Casa Tropical » sera orchestrée par le collectif de DJ marseillais Mobylette Sound System. « C’est un collectif local avec lequel on a l’habitude de collaborer, ils aiment leur travail et ça se ressent », confie Francine Ouédraogo Bonnot.

    « Gratuit et accessible à tous »

    Au programme, Dj sets et concerts live. Le groupe local franco-chilien Cumbia Chicharra sera également mis à l’honneur. Il est décrit comme « un vrai laboratoire musical au service de la danse » sur les réseaux sociaux de Mobylette Sound System. Un mélange de rythmes tropicaux, fusionnant cumbia, afrobeat, funk, mais également hip-hop, taillé pour faire vibrer le public marseillais.

    Les Apéros du 4-5 se veulent avant tout inclusifs et populaires. « Cet événement joue un rôle fédérateur, puisqu’il est gratuit et accessible à tous », affirme Francine Ouédraogo Bonnot. « Que tu sois médecin, étudiant, sans-abri, que tu aies 2 ans ou 80 ans, tu peux avoir accès à ces soirées », insiste-t-elle. Une activité ouverte à tous, qu’importent l’âge et le statut social. En plein air, les spectateurs seront invités à danser, se retrouver et à célébrer la musique venue des quatre coins du monde.

    Le choix du Parc Longchamp n’est pas anodin : « C’est un espace emblématique de Marseille où il n’y a pas forcément beaucoup d’événements. Cela permet d’offrir un moment culturel au cœur de la ville », ajoute la gérante du Makeda.

    Entre Dj sets de Mobylette Sound System et concerts live de Cumbia Chicharra, cette soirée vient clore en beauté les Apéros du 4-5. « Un final qui promet d’être chaud », selon le collectif de DJ marseillais.

    Infos pratiques : https://etemarseillais.fr/evenements/aperos-du-4-5

  • Le Festival de Quatuors à cordes fête ses 50 ans

    Le Festival de Quatuors à cordes fête ses 50 ans

    Au total, 13 concerts, 46 interprètes et 10 prestigieux quatuors venus d’Italie, de France et d’Autriche, se succèdent en Vaucluse pour marquer cet anniversaire. Avec la thématique « Remonter le temps de 50 ans en 50 ans », les spectateurs voyagent de 2025 jusqu’aux origines du quatuor à cordes, né en 1775, en passant par Mozart, Beethoven, Brahms, Ravel et bien d’autres.

    Pour ouvrir ce deuxième et dernier week-end, le Quatuor Van Kuijk, déjà salué sur les plus grandes scènes internationales, interprétera Mozart et Mendelsshohn ce samedi 23 au soir, à l’abbaye Silvacane de la Roque d’Anthéron.

    Dimanche, l’église Saint-Sébastien de Goult accueille le Quatuor Métamorphoses, avec l’intensité spirituelle des Sept dernières paroles du Christ en croix de Haydn. Le Festival s’achèvera le 31 août à Cabrières d’Avignon où le Quatuor Diotima proposera un programme audacieux, allant de la compositrice contemporaine Misato Mochizuki à Ravel. Entre ces dates, les formations Modigliani et Hernani viendront, elles aussi, rappeler la richesse de la musique de chambre, un genre qui n’a cessé de se réinventer au fil des siècles. La première semaine de concerts a été un succès, selon, Isabelle Roz, chargée de la communication du festival. « Cela s’est très bien passé. On a eu de beaux concerts. Pour cette deuxième semaine, on a encore des lieux et des quatuors à découvrir. » confie-t-elle.

    Création contemporaine

    Depuis 10 ans, le Festival reste fidèle à sa mission de création contemporaine. Cette année, c’est au tour de Corentin Apparailly d’être mis en lumière avec une création pour piano et cordes, rendant hommage aux musiciens du Titanic et à leur ultime morceau joué dans la nuit du naufrage : « Nearer, My God, to Thee ».

    Le 29 août, à l’église Saint-Vincent de Cabrières d’Avignon, le Festival saluera la mémoire du compositeur Bruno Ducol, disparu en janvier 2024 avec un quatuor vocal composé de Laura Holm, Jonas Vitaud, Matthieu Marie et Arnaud Lassus. Ils interpréteront les créations de Bruno Ducol aux côtés de Debussy, Schubert ou encore Liszt.