Tag: Cinéma

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le cinéma itinérant en ruralité baisse le rideau

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le cinéma itinérant en ruralité baisse le rideau

    Problèmes de gouvernance, baisse des subventions, crise post-Covid… Après 30 ans d’exercice, l’association Cinéma de Pays a décidé de mettre fin à son activité à la rentrée.

    Les premières craintes concernant la pérennité, l’avenir et la capacité à perdurer de la structure sont nées au sortir du Covid, explique Stéphane Paillet, président du Cinéma de Pays.

    Un déséquilibre financier

    « C’est compliqué parce qu’on est vraiment en milieu rural, avec des villages éloignés, en montagne, et on avait des jauges, des fréquentations qui étaient bien trop en deçà de ce qu’il fallait faire pour être à l’équilibre financier », explique le président. Le cinéma itinérant touche des subventions, mais « elles ne couvrent pas le déficit de fréquentations, l’inflation sur l’énergie, les tarifs qui ont explosé », déplore Stéphane Paillet.

    Le départ du nouveau directeur de la structure a par ailleurs « précipité » sa fin. L’association a eu beaucoup de mal à trouver un directeur sur le long terme, et en a changé régulièrement.

    « On ne peut plus se permettre de faire du cinéma comme on le faisait il y a trente ans. Il y avait un certain nombre de réformes à lancer au sein de la structure, et on n’a pas réussi à les mettre en œuvre », regrette le président.

    « Il y a eu une baisse de subventions, mais on était en train de dépasser ce problème financier. Par contre, le problème de gouvernance, il n’y avait pas moyen de le résoudre. S’il n’y a pas de volonté d’aller dans la même direction tous ensemble, cela ne fonctionne tout simplement pas. S’il n’y a pas un projet commun partagé, c’est très compliqué. Il se trouve que ce projet, on n’a pas réussi à le mettre en musique », déplore Stéphane Paillet.

  • Le cinéma à ciel ouvert à Montpellier

    Le cinéma à ciel ouvert à Montpellier

    Sur une image tremblotante en noir et blanc, une femme fait apparaître des enfants dans des choux. Vous l’avez peut-être reconnu : La Fée aux choux, d’Alice Guy, est le premier court-métrage réalisé par une femme en 1896. Il sera diffusé avant chaque projection de cette 26e édition du festival Cinéma sous les étoiles, organisée par le Domaine d’O, à Montpellier, du 7 au 20 août.

    Cette année, le festival met à l’honneur les femmes réalisatrices à travers son thème biennal « Regards féminins ». Une quinzaine de films seront projetés en plein air dans 12 communes de la métropole de Montpellier. Chaque soirée s’ouvrira avec des représentations de spectacles vivants, portées tour à tour par Clara Aumann, le Collectif Le Baril et la Compagnie Aller-Retour. Les projections débuteront à 21h30, à l’exception de la soirée jeune public à Fabrègues, le 19 août, où le film d’animation Les aventures du prince Ahmed, de Lotte Reiniger, sera projeté à 21h. Nouveauté de cette édition : une soirée « Femgore » se tiendra le 9 août, avec la projection de The Substance (2024) de Coralie Fargeat.

    www.domainedo.fr

  • [C’est l’été] De la musique de chambre dépoussiérée à Salon

    [C’est l’été] De la musique de chambre dépoussiérée à Salon

    Destinée à l’origine à de petits ensembles musicaux, la musique de chambre charme les amateurs de musique classique depuis la période baroque, au XVIIe siècle. Un genre encore cultivé par de nombreuses formations comme l’illustre la 34e édition du Festival international de musique de chambre de Salon-de-Provence dont les trois coups sonnent samedi 1er août à midi à l’Abbaye de Sainte Croix par une performance de Frank Braley. Ce pianiste y présentera un programme conçu façon « cabinet de curiosités ». Un voyage surfant sur les touches noires et blanches si chères à son cœur, des Préludes de Debussy (1913) jusqu’au Ghost Rags de William Bolcom, en passant par des standards jazz de Gershwin, époque comédie musicales de Broadway, comme The Man I Love. La journée d’ouverture de cette manifestation, 34e du nom, fera aussi escale à 21h au Château de l’Empéri. Au menu, un plateau de musiciens chevronnés montrant les multiples facettes de la musique de chambre. Leur répertoire piochera aussi bien du côté de compositeurs tels que Nino Rota ou Aram Khatchatourian, qui rappellent à quel point le style « peut être théâtral et cinématographique », situent les organisateurs, que dans L’art de la fugue de Bach, dont « les lignes, rigoureuses et implacables » voient leur rythme « respirer autrement » sous la maestria du trio Belli (trombone), Fischer (percussions) Rimmer (piano). « Trois siècles plus tard, la mécanique du contrepoint continue d’avancer avec une étrange énergie », indique le programme du festival qui va jusqu’à comparer : « Presque du groove. »

    Corée du Sud à l’honneur

    « La musique de chambre est si vaste qu’elle va de la musique baroque qu’on jouait dans une église au sein d’une petite formation jusqu’à la musique contemporaine avec de l’électronique. La musique de chambre, c’est tout ce qu’il y a entre l’orchestre et le soliste », aime à rappeler Eric Le Sage, parmi les fondateurs du festival salonais. Jalonnant le programme de son doigté contagieux, ce pianiste chevronné sera d’ailleurs, entre autres, à l’affiche du 2 août, pour un programme autour de Leonard Bernstein et des Symphonic Dances de West Side Story, « condensé orchestral de la comédie musicale ».

    Signe de l’ouverture d’une musique victime de procès en désuétude, le festival international de musique de chambre de Salon invitera aussi le 5 août au Château de l’Empéri Lambert Wilson. Acteur reconnu, le voilà transformé en baryton « espiègle » piochant du côté de Poulenc comme de Stravinsky. La clarinettiste Yebin Seo et la violoncelliste Danbin Lee seront également de la partie, tous deux « membres de l’Arko Ensemble, placé sous la direction artistique de Jae-Yeon Won. Le fruit d’un investissement remarquable de la Corée du Sud dans la formation de ses musiciens classiques depuis 20 ans. Les Coréens considèrent Salon comme le foyer de l’École française de musique de chambre ».

    www.festival-salon.fr

  • À Forcalquier, pour voir le film, il faut d’abord pédaler

    À Forcalquier, pour voir le film, il faut d’abord pédaler

    Sensibiliser à l’utilisation du vélo et donner accès à la culture en zone rurale : tels étaient les objectifs de la projection organisée mercredi soir en centre-ville de Forcalquier par les associations Cinécyclo et Mobiclou.

    Les spectateurs y sont invités à pédaler pour produire l’énergie nécessaire à la projection, ce qui permet d’ouvrir une réflexion sur la mobilité en zone rurale. L’idée est de promouvoir « le vélo comme moyen de locomotion au quotidien » malgré les difficultés intrinsèques au territoire et le manque d’aménagements sur les routes, explique Frédéric Hafner, bénévole chez Mobiclou. « Le vélo électrique a changé la donne » et a rendu la pratique du vélo plus accessible et réaliste dans les Alpes-de-Haute-Provence, où le terrain est souvent très pentu, explique le bénévole. « On peut par exemple faire la moitié du trajet pour aller au travail en voiture ou en train, et l’autre à vélo », avance Pierre Adnot, membre de la collégiale de Mobiclou.

    Le film projeté mercredi raconte « la transition de la voiture au vélo », explique Tom Morel, le responsable de l’antenne marseillaise de Cynécyclo. Il est en tournée et sera en projection ce soir à Revest-des-Brousses. Son association est la seule à organiser des projections à l’aide de l’énergie du pédalage, selon lui. Il espère organiser bientôt « une tournée sur la montagne de Lure ».

    L’association forcalquiérenne Mobiclou fournit également des vélos adaptés aux différents handicaps, et initie à l’auto-réparation. Elle s’adresse aussi aux personnes qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture.

  • [C’est l’été] Atelier ciné à Bras

    [C’est l’été] Atelier ciné à Bras

    L’occasion d’apprendre à créer des mini films de A à Z ! Ils seront ensuite projetés au cinéma de Bras le samedi 29 août.

    Jeudi 30 juillet de 14h à 17h.

    Gratuit.

    Inscription
    au 09.75.23.56.41.

  • À Arles, le court-métrage, « Phare » de la création

    À Arles, le court-métrage, « Phare » de la création

    Contempler à la fraîche, sous les étoiles ou bien en intérieur, et à travers de nombreuses projections, l’effusion créatrice à l’œuvre dans le monde du court-métrage. Tel est l’ADN de Ciné Phare, qui se tient jusqu’au vendredi 31 juillet à Arles.

    Après son ouverture lundi par la projection d’une série de courts-métrages taïwanais, à l’Eden cinéma de Fontvieille, le festival investira ce mardi le Muséon Arlaten pour un « ciné-débat » autour de l’humour dans le polar au cinéma. Une conférence assurée par l’agrégé de philosophie Robert Pujade.

    Le lendemain, direction le Théâtre antique d’Arles pour une soirée placée sous le signe de l’humour, dont l’épicentre coïncidera avec la projection d’Au bain des dames, couronné cette année du César du meilleur film de court-métrage documentaire. Réalisée par la Marseillaise Margaux Fournier, une plongée dans le quotidien d’un groupe de retraitées refaisant le monde sur cette petite plage du quartier de la Madrague de Montredon. Pour Joëlle, Régine, Magali, Carmen et leurs comparses, le prétexte pour évoquer librement la question des corps.

    Funérailles et fromage

    Polar et humour noir seront les thèmes de la soirée du jeudi 30 juillet, toujours au Théâtre antique. Au menu, certaines œuvres d’étudiants à la MoPa, l’école de cinéma et de film d’animation établie à Arles, mais aussi des bobines déjantées. Parmi ces dernières, Coffin Therapy, de la Khazakhstanaise Zéré Turlykhanova, dans les pas d’une « femme égocentrique » qui, « dans une quête désespérée de reconnaissance, met en scène ses propres funérailles dans le cadre d’une tendance thérapeutique radicale », indique son synopsis.

    Clap de fin de Ciné Phare prévu le 31 juillet, avec l’annonce et la projection des films primés, ainsi que le ciné-concert de Tout un fromage, drôle de road trip réalisé par Clément Doumic et Antoine Fabry.

    www.festival-phare.fr

  • [Lecture] Spectaculaire plongée dans les coulisses de Hollywood

    [Lecture] Spectaculaire plongée dans les coulisses de Hollywood

    Permettez-nous de vous rappeler ce qu’est un fait-divers. Qu’importe le dictionnaire, il est défini comme un incident du jour auquel la presse consacre une rubrique particulière. Jusque-là, rien de nouveau, puisque, depuis le XIXe, il fait la une des journaux, et des revues illustrées. Il fait aussi le bonheur des romanciers, pour ne nommer que Flaubert dont l’histoire de sa Bovary est un frappant exemple du passage d’un fait-divers à une œuvre littéraire, ou, plus près de chez nous, L’Adversaire d’Emmanuel Carrère consacré à l’Affaire Romand. Ce qui est nouveau, c’est que depuis des décennies, les « True crime stories » (titre du livre de Hervy) se plaisent dans le sordide, et se mettent volontiers sous les feux des projecteurs. Dix s’y sont placés, parmi lesquels L’Exorciste, Terreur sur la ville, Massacre à la tronçonneuse.

    Bonjour, l’angoisse !

    Si nous n’avons cité que ces « trois piliers du cinéma de genre inspirés d’une histoire vraie », tous ont droit à l’historique de leur mise en scénario, au fil à retordre qu’ils ont donné à l’équipe des techniciens, avant de déferler, nous signale l’auteure, sur les écrans, tel un raz-de-marée. Il faut bien préparer les spectateurs à l’horreur, à la tension, à la panique, au suspense, et à l’apparition d’éléments surnaturels. Mais, sous leur côté répugnant (les acteurs en ont bavé), se dissimulent parfois la critique du monde capitaliste et la faillite du rêve américain, car nombre d’entre eux sont sortis de la tête d’un réalisateur d’outre-Atlantique. Flippant et accompli. Impossible de mieux allier l’imagination et l’atroce réalité.

    Le Rocher, 19,90 euros.

    ET AUSSI

    Le trésor des livres

    Pour George R.R. Martin, un lecteur vit mille vies avant de mourir, celui qui ne lit pas n’en vit qu’une. Nous sommes d’accord, et Martin Boujol, prescripteur littéraire, l’est aussi. À 31 ans, il a déjà lu des centaines d’œuvres (liste en fin d’ouvrage) ; et, attendu son jeune âge, il aura lu mille milliards de livres avant d’ouvrir une bibliothèque céleste. Pour l’heure, il a une santé de fer, et délivre sur ordonnance réseau-sociale (n’oublions pas qu’il est prescripteur littéraire) le meilleur médicament qu’il soit au monde : la lecture. Chapeau bas !

    Grasset, 20, 90 euros.

    La Tombe du cheval

    L’illustration de couverture est de Georges Peignard. Normal, il est peintre. Il est aussi l’auteur du roman mettant en scène une archéologue, en fin de carrière, partie fouiller, entre les deux Corées, la sépulture d’un cheval, et suivre les traces de son cavalier. Elle est loin de se douter que l’amitié liée avec une perturbante inconnue va prendre son destin en main. Un roman, écrit dans une langue souple et directe, où chaque chapitre se présente sous la forme d’un franchissement de frontière, et d’un tableau, dont chaque description parle à nos yeux.

    Le Tripode, 17 euros.

    La Conspiration des Ténèbres

    Théoricien de la contre-culture, Theodore Roszak, né en 1933 dans l’Illinois et mort en 2011 en Californie, nous revient avec la réédition (traduite par Edith Ochs) de son best-seller le plus machiavélique, du fait de sa tournure métaphysiquement surnaturelle, et de sa mordante satire du cinéma hollywoodien. Un chef-d’œuvre où les mots s’enveniment, se graduent jusqu’au déchaînement d’une violence à la limite du soutenable. À placer dans votre bibliothèque entre le glaçant fantastique de Stephen King et l’horreur cosmique de H.P. Lovecraft.

    Cherche Midi, 26,90 euros.

    Inventer sa chambre à soi

    Depuis que Virginia Woolf a, plus ou moins malgré elle, institué l’idée d’autonomie, à savoir la possibilité de s’administrer librement dans un cadre donné, et d’afficher son indépendance de caractère et de conduite, l’écrivaine Colette, sa contemporaine, et la poétesse artiste-peintre, Patti Smith, son héritière spirituelle, ont mis leur vie à l’ancre, en un point fixe qui n’appartient qu’à elles. Le livre ne peut être qu’excellent puisqu’il est signé Chantal Thomas, dont le propre cheminement vers ce besoin de « conquête de soi » nous est révélé.

    Rivages, 7,70 euros.

  • [C’est l’été] Festival de la Lune à Carqueiranne

    [C’est l’été] Festival de la Lune à Carqueiranne

    Placée sous le thème « Smart & Glamour », cette nouvelle saison mêle avant-premières, grands succès populaires et cinéma d’auteur, dans trois lieux emblématiques du Var.
    Ce mardi, vous avez donc rendez-vous à Carqueiranne, cœur de la manifestation, et plus précisément au sein de l’auditorium de Clair-Val pour la projection du film d’animation Des Minions et des Monstres, actuellement en salle et qui raconte l’histoire turbulente, absurde et évidemment vraie des Minions, et la manière dont ils ont conquis Hollywood. La projection est à 21h30. Entre 5 et 8 euros la place.

  • Le rappeur El Mahdi Lyoubi emprisonné à Casablanca

    Le rappeur El Mahdi Lyoubi emprisonné à Casablanca

    El Mahdi Lyoubi alias Mehdi Black Wind a passé la nuit dans la prison d’Oukacha à Casablanca. Le cinéaste et rappeur marocain a été arrêté ce lundi à l’aéroport alors qu’il quittait la ville. Mercredi, dans la soirée, ses proches annoncent les charges retenues contre l’artiste : « atteinte à corps constitué (pour ses chansons) et incitation à commettre des délits », précisent-ils. Il s’est présenté seul, sans représentation devant la justice. Et pour cause : les avocats marocains sont engagés depuis cinq semaines dans un mouvement de grève illimité contre le projet de loi 66.23 qui régit l’exercice de leur fonction, « on craint qu’il n’ait pas accès à un procès équitable » prévu le 22 juillet, pointent ses proches, dont certains se sont réunis à Marseille, sa ville de résidence.

    D’après son comité de soutien, El Mahdi Lyoubi, qui était en repérage pour un documentaire pourrait être visé pour son soutien exprimé sur les réseaux sociaux envers le mouvement de contestation GenZ 212. Zineb Kharroubi, l’une des figures de ce collectif, a été condamnée en juin dernier à six mois de prison avec sursis pour « incitation à commettre des crimes ou délits par voie électronique ». Ces arrestations s’inscrivent dans une vague de répression visant les voix dissidentes dans le sillage du soulèvement populaire réunissant une partie de la jeunesse à l’automne 2025.

    Au total, ce sont près de 2 480 personnes qui ont été interpellées et des poursuites ont été lancées à l’encontre d’au moins 1 473 manifestants, tous placés en détention provisoire. Dimanche, le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet a lui aussi été arrêté dès son atterrissage à Tanger. Figure du journalisme indépendant, critique à l’égard des autorités, il a depuis été relâché. Une enquête sur des publications en ligne « comportant des propos diffamatoires et injurieux à l’encontre des personnes et des institutions, et outrageux à l’égard d’instances régies par la loi » est toujours en cours, selon l’agence de presse officielle MAP.

    « Ce sont des outils d’intimidation et de répression, tout cela contribue à créer un climat inquiétant », alerte le comité de soutien Free El Mahdi Lyoubi, qui réclame sa « libération immédiate ». Et attend, sans trop y croire le « soutien » de la France, pays où le cinéaste « habite depuis 2017, où il fait sa carrière, où il fait ses films ». Car au même moment, le Premier ministre français Sébastien Lecornu entame dans le royaume chérifien son premier voyage officiel depuis sa nomination. Accompagné d’une douzaine de ministres, il évoquera les coopérations économiques, sécuritaire, migratoire et de défense. La liberté d’expression n’est pas au programme.

  • [C’est l’été] Balade Marcel Pagnol à Aubagne

    [C’est l’été] Balade Marcel Pagnol à Aubagne

    Au cœur du Domaine de la Font de Mai, au pied du Garlaban un passionné vous guidera sur les lieux qui ont inspiré l’œuvre littéraire et cinématographique de Marcel Pagnol pour un moment suspendu à la croisée de la mémoire, de la nature et de la culture.

    Infos : tourisme-paysdaubagne.fr. 12 euros