Tag: CFDT

  • Les conditions de vente de SFR suscitent la colère à Aix

    Les conditions de vente de SFR suscitent la colère à Aix

    Devant les locaux aixois de SFR, la grogne monte aussi. Ils sont plusieurs dizaines de salariés, répondant à l’appel national de l’Unsa, la CFDT et la CFTC, à être rassemblés au pied du bâtiment. Quatre mois après l’annonce de la vente de SFR (détenue par Altice France) et partagée entre ses trois repreneurs : le consortium Bouygues Telecom, Free (Iliad) et Orange. Et signant la fin de la marque SFR. Les mesures proposent de passer, à ce stade, 2 500 salariés, au total, chez les trois acheteurs : dont environ 2 300 vers Bouygues Telecom. Dans le cadre de cette refonte, plusieurs salariés SFR intégreront la SA SFR, créée pour faciliter la migration. « Soit tous les employés qui ne vont pas être récupérés immédiatement, environ 5 000 personnes », explique Jonathan Fulpin, pour la CFTC. Problème, « ils estiment à 5 ans de durée de vie cette boîte temporaire. Là où le problème se pose pour nous, les syndicats et les collaborateurs, c’est qu’on passe d’un CDI à un contrat d’intérim », indique René Cuffaro, pour la CFDT. Globalement, si le personnel reconnaît ne pas pouvoir revenir en arrière sur cette refonte, il considère le volet social comme « totalement délaissé (…) pour une opération qui va coûter 20 milliards d’euros, la partie sociale est totalement exclue. Il y aura une casse sociale importante si on garde les conditions actuelles négociées », poursuit René Cuffaro. « À noter que chez SFR, on est une population qui commence à vieillir, on est à 70% de personnes de plus de 50 ans. 65% au moment du closing. Il y a zéro plan senior », se désole Laure Saunier, de l’Unsa. Dans un communiqué transmis à l’AFP, le consortium assurait pourtant que ce projet « apportait une solution d’emploi à chacun des 8 000 salariés du périmètre repris ».

  • Hautes-Alpes : l’intersyndicale appelle la population à se mobiliser

    Hautes-Alpes : l’intersyndicale appelle la population à se mobiliser

    « Quels services publics voulons-nous demain ? Cette question concerne absolument tout le monde », affirme Julien Bouillé, cosecrétaire de la CGT des Hautes-Alpes depuis les locaux du syndicat à Gap. Il reprend les mots d’un texte rédigé par l’intersyndicale (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires, FO et FSU) du département à l’occasion d’une conférence de presse.

    « Cette journée ne concerne pas uniquement la fonction publique, insiste-t-il, même si bien sûr, il y a une question salariale. Les fonctionnaires ne sont pas des privilégiés, les bas salaires et la précarité existent aussi la Fonction publique : près d’un million d’agents ont vu leur traitement indiciaire perdre 15% en dix ans ». Certains gagneraient même moins que le Smic. « La multiplication des contrats précaires, les difficultés de recrutement et le manque d’effectifs dégradent aussi fortement les conditions de travail », poursuit-il.

    Pour les syndicats, ces enjeux concernent tout le monde : « Dans les Hautes-Alpes, peut-être encore davantage qu’ailleurs, parce que nous connaissons les conséquences de l’éloignement des services. Quand un service ferme ou s’éloigne, les conséquences sont très concrètes : davantage d’attente, de kilomètres, et parfois le renoncement à un droit ». Ils rappellent que derrière chaque poste supprimé, il y a une mission qui devient plus difficile à assurer, que ce soit à l’hôpital, dans l’Éducation nationale, dans les collectivités territoriales, chez les sapeurs-pompiers et autres services de l’État. « Revaloriser les salaires, c’est aussi redonner de l’attractivité aux métiers essentiels », précise le texte.

    Faire mieux avec moins…

    « On nous explique depuis des années qu’il faudrait faire mieux avec moins, mais aujourd’hui cette équation ne tient plus. » L’argument du manque d’argent n’est pas valable pour eux : « Les aides publiques représentaient 211 milliards d’euros en 2023, et pendant ce temps on nous explique qu’il faudrait encore économiser sur l’hôpital ou l’école ? »

    Pour se faire entendre, l’intersyndicale appelle l’ensemble des agents publics, mais aussi les salariés du privé, les retraités et les jeunes à faire grève et à manifester le mardi 29 septembre. « On a encore ce droit d’expression, il faut le mobiliser », ajoute Caroline Sandral de la FSU. Elle reste optimiste, même si les réponses politiques tardent : « En tant qu’enseignante, je sais qu’il faut répéter encore et encore jusqu’à ce que ça rentre, dit-elle. Il faut aussi montrer à la population ce qu’il se passe. Imaginez un chef d’entreprise qui n’est pas remplacé… nous, des chefs d’établissements pas remplacés, on le vit ! »

    Le rassemblement aura lieu le 29 septembre à 10h devant la préfecture à Gap.

    Agathe Di Lenardo

  • Vers une grève unitaire de défense des services publics

    Vers une grève unitaire de défense des services publics

    « Entre le budget à venir, qui s’annonce encore plus pourri que celui de François Bayrou et les annonces de mardi sur la crise énergétique, qui ne sont qu’une politique des chèques, la colère ne fait que se renforcer ». À la Bourse du travail de Marseille, ce mercredi, Marc Pietrosino, le secrétaire général de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, ne fait pas de hasard sur la tonalité de la journée de grève et d’action du mardi 29 septembre prochain. « Les retours que nous avons sur cette journée, c’est que la mobilisation s’annonce bien suivie. C’est une journée qui déborde de la fonction publique », développe le syndicaliste.

    Autour de lui, on retrouve les représentants de la large intersyndicale à l’origine de l’appel : FO, Unsa, CFDT, CFE-CGC, FSU et Solidaires. Avec l’objectif d’envoyer un message clair au gouvernement à la veille des débats parlementaires autour du prochain budget de l’État. « Sous l’égide de la dictature de la dette, on fait face à une destruction des services publics et une guerre contre les trois versants de la fonction publique », dénonce René Sale pour l’Union Départementale FO 13.

    Concrètement, le pire est à craindre pour les fonctionnaires. « Pour la énième fois consécutive, le gouvernement parle encore du gel du point d’indice. Et un rapport de la Cour des comptes, paru ce mardi, veut aller plus loin en réduisant la masse salariale », explique Virginie Akliouat, pour la FSU 13, qui s’attend à une « grève massive ». Cette question du gel du point d’indice, base de calcul du salaire des agents de la fonction publique cristallise l’attention : « Depuis 2010, date du gel des salaires, on a perdu 24% de pouvoir d’achat ». François Canu, pour l’UD CGT 13, abonde : « Cela me fait 700 euros de moins par mois pour un agent de catégorie C dans la fonction publique ». Alice Richard, pour Solidaires 13 résume les orientations que combattent les syndicats : « Ce budget fait des économies sur le dos des fonctionnaires et les services publics. Mais cela a des conséquences : un soignant se suicide tous les trois jours ».

    « Tout le monde

    est concerné »

    Et si cette journée de grève fait logiquement le focus sur la fonction publique, l’UD CGT 13 entend élargir la mobilisation à d’autres professions, suivant le slogan « pas de services publics sans industries » et inversement. Guillaume Pascal, secrétaire général de l’UD CFDT 13, insiste : « Tous les travailleurs trinquent directement ou indirectement face aux attaques mais les fonctionnaires sont en prise directe avec l’État ». In fine, il rappelle surtout que « tout le monde est concerné par ce mouvement. Quand les agents publics vont bien, les services publics sont de meilleure qualité ».

    À Marseille, le cortège s’élancera du haut de la canebière à 10h30 en direction de la préfecture. D’autres mobilisations sont aussi prévues dans le département à Miramas, Arles et Martigues.

  • Mobilisation historique des électriciens-gaziers en France

    Mobilisation historique des électriciens-gaziers en France

    Au total, sur les effectifs, 65% de grévistes ont été comptabilisés chez EDF SA (hors filiales) en fin de journée et 61% (chiffre à la mi-journée) dans le groupe Engie, selon les directions des entreprises, des taux « historiques » selon les syndicats.

    Forte de cette mobilisation, l’intersyndicale CGT/CFE-CGC/CFDT/FO, a été reçue une petite heure par la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, alors que manifestaient plusieurs centaines d’électriciens et gaziers devant Bercy. Les représentants des salariés ont réclamé « la levée » de l’injonction de la Cour des comptes, à l’origine du projet du gouvernement de réformer ce « tarif agent ». La ministre « nous a dit qu’elle n’avait pas de mandat » sur cette injonction, a déclaré sous les huées des manifestants le secrétaire fédéral de la FNME-CGT, Fabrice Coudour, à la sortie du ministère. « On a décidé que l’on exigeait une rencontre du Premier ministre dans les plus brefs délais, on fixe la deadline [date limite, Ndlr] au 2 octobre », a-t-il ajouté, faute de quoi les syndicats menacent de reprendre le mouvement et de « durcir le ton ».

    « Nous n’arriverons à une victoire et une reconnaissance des revendications des salariés électriciens et gaziers, que lorsque cette fameuse injonction (…) ne sera plus dans le paysage », a déclaré à l’AFP Alexandre Grillat, secrétaire général de la CFE Énergies.

    « Il n’y aura pas de passage en force », avait assuré mardi matin la ministre, pour qui il n’est « pas question de remettre en cause le tarif agent » : « la question c’est le niveau de fiscalisation », a-t-elle expliqué sur France 2, souhaitant « un dialogue » avec les représentants syndicaux pour « régulariser cette situation ». Et l’ultimatum court toujours…

  • [Université] À Marseille, le refus du tri par l’argent

    [Université] À Marseille, le refus du tri par l’argent

    Ils étaient une centaine réunis, mardi, devant la fac Saint-Charles, pancartes en main, à l’appel de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de l’Union étudiante, pour dénoncer la hausse des frais de scolarité pour les étudiants extra-communautaires, la baisse des subventions à la recherche, ou la suppression des APL pour 200 000 jeunes. « Du fric, du fric, pour nos services publics, pas pour l’armée, ni pour les flics » : le ton sera vite donné par le cortège.

    « C’est la prolongation de toutes les mobilisations contre ce décret raciste qui instaure des frais différenciés pour les étudiants extra-communautaires », explique Mathis, étudiant en droit à Aix et membre de l’Union étudiante. Inquiet d’un rapport sénatorial prévoyant une hausse généralisée des tarifs, il alerte : « On prône une université gratuite pour toutes et tous. Il est impensable d’instaurer des frais d’inscription de 3 000 ou 4 000 euros, pour des citoyens déjà placés en précarité. »

    Lettre au ministre

    Une analyse partagée par Ilana. « C’est très important que les étudiants du monde entier bénéficient d’un accès aux études », estime l’étudiante en théâtre, rappelant que ces « 3 000 euros représentent trois mois de salaire payés au Smic » et rendent l’accès aux facs « impossible » pour beaucoup.

    Du côté du corps enseignant, l’opposition est tout aussi ferme. Pour Caroline Mauriat, enseignante-chercheuse et co-secrétaire du SneSup-FSU à Aix-Marseille Université (AMU), la mesure laisse planer un risque plus grand : « Appliquer des frais différents pour les extra communautaires porte le germe de faire payer tous les étudiants et faire peser le coût des études sur eux, plutôt que de les financer par nos impôts à travers un budget. » Face à des budgets jugés « insuffisants » et « pas à la mesure des enjeux », le syndicat demande l’abrogation du texte et appelle le président de l’université, Éric Berton, à assouplir le dispositif.

    Le cadre réglementaire de 2026 restreint à 30% le quota d’exonérations accordé par les établissements. Pour AMU – première université de France pour l’accueil international avec plus de 12 000 inscrits –, environ 5 500 étudiants sont directement concernés. La direction assure qu’elle utilisera l’intégralité de sa marge de manœuvre pour soutenir 1 800 jeunes, en ciblant en priorité la continuité des parcours, les boursiers d’excellence et les étudiants issus de zones de conflit.

    Une situation qui inquiète jusqu’à l’hôtel de ville. Dans une lettre adressée cet été au ministre de l’Enseignement supérieur, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, avertit que la réforme et la baisse des aides « excluent dorénavant les étudiants les plus modestes ». Estimant que « l’attractivité de notre enseignement supérieur est en jeu » et qu’« accueillir des étudiants du monde entier n’est pas qu’une tradition » mais « un choix d’avenir », l’élu réclame un réexamen de la situation des étudiants déjà engagés, ainsi qu’une concertation d’urgence entre l’État, les collectivités et la communauté universitaire.

  • Les CRS envoyés contre les pêcheurs au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer

    Les CRS envoyés contre les pêcheurs au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer

    « On va mourir si ça continue comme ça. » Ce pêcheur d’Occitanie venu bloquer le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer dès 2h mardi matin, avec une cinquantaine de confrères, crie sa colère au contact des CRS à 9h30. Ce mouvement surprise de la pêche professionnelle de Méditerranée a bloqué plus d’une centaine de camions durant 7 heures pour signifier la détresse de la profession à l’État.

    Après l’évacuation du blocage, ponctuée de fumigènes, de spray poivré et d’une rapide échauffourée, c’est l’incompréhension. « On travaille quinze heures par jour et on ne gagne rien », explique ce même pêcheur, Sébastien Prunet, représentant la Société coopérative des marins pêcheurs (Socomap), au Grau-du-Roi (Gard). « On avait conclu un accord avec la préfecture, obtenu un rendez-vous, on allait partir. On discutait avec les représentants des CRS et le maire mais l’accord a été rompu », estime-t-il, après l’intervention des forces de l’ordre.

    Des aides qui tardent

    Même sentiment pour la présidente du comité régional des pêches Paca Christine Poncharreau (CFDT). « Se faire sortir par le gaz et les matraques n’est pas acceptable. Il faut que les services de l’État se rendent compte de la situation et que le mouvement n’est pas près de s’arrêter », affirme-t-elle, alors qu’il est question de semaines de marée noire avec bateaux à quai, tandis que certains pêcheurs parlent de revenir bloquer. « Nous sommes dans l’impasse, on n’est pas rentables, les prix du gasoil montent continuellement et les pêcheurs ne peuvent plus suivre », détaille-t-elle, malgré des aides promises par le gouvernement. « 20% des armateurs n’ont pas été payés depuis le dépôt des dossiers au 15 juillet », poursuit la représentante. « On a plus de jeunes et des confrères qui partent en préretraite car c’est trop dur », conclut-elle.

    Le prix du carburant est une charge majeure dans l’activité des marins. « À 2000 litres par jour entre 1,14 et 1,31 euro le litre, faut pêcher 2 400 euros de poisson par jour pour se rembourser, mais sans payer les salaires et les comptables », déplore Hervé Gout-Vernier, ancien chalutier à Carro converti au « petit métier », c’est-à-dire à la pêche au filet maillant ou à la ligne, entre autres.

    « Une heure sur l’ordinateur chaque jour »

    Outre le carburant, la réglementation pose problème aux pêcheurs. En particulier le plan de gestion européen des activités en Méditerranée Westmed. « Nous voulons un statu quo », reprend Christine Poncharreau, « avec une flexibilité des quotas d’une année à l’autre. Car le mauvais temps, le réchauffement climatique qui génère moins de ressource, la facturation électronique, la pesée de chaque poisson péché… » liste la représentante. Et quand le poisson se cache pour fuir les chaleurs actuelles, « le thon est la bouée de secours », pour Hervé Gout-Vernier. « Vous voulez qu’on laisse tranquille les merlus ? Alors ouvrez le thon et on le fera. Il faut bien manger », s’agace-t-il.

    L’administratif pèse dans le quotidien, selon le capitaine. « On se rend fou toute la journée pour pécher correctement, mais quand on rentre on doit encore se taper une heure d’ordi », explique-t-il, notamment pour remplir les fiches de pêche. Il pointe également la contrainte de la notification préalable de retour au port aux autorités pour les éventuels contrôles au débarquement. « On doit envoyer un message 4 heures avant de rentrer au port, sinon le poisson est bloqué à bord. Alors qu’on est surveillés en temps réel depuis Étel », par le Centre national de surveillance des pêches maritimes, situé dans le Morbihan.

    In fine, le marin prédit que « Si demain le chalutage peine, c’est toute la filière qui tombe, car les coopératives tiennent grâce à eux ». Ces mêmes coopératives qui souvent gèrent une criée et négocient les tarifs des carburants.

  • À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    Si quelques membres de la CGT Santé se rendent bien à Marseille, ce mardi 15 septembre, afin de participer à la manifestation régionale, une mobilisation est également prévue dès 9h30 devant le bâtiment administratif. Les syndicats dénoncent un projet « d’externalisation de la crèche intrahospitalière ».

    Dans des courriers distincts, la CGT et FO, qui citent également la CFDT, appellent à maintenir la crèche entre les murs de l’établissement. « Sous des prétextes non avérés, le directeur du CH d’Avignon veut externaliser ce service essentiel aux professionnels de santé hospitaliers », regrette la CGT. Le syndicat a également adressé une lettre au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), également président du conseil de surveillance. Celui-ci n’a, pour l’heure, pas répondu, selon la CGT. « Cette crèche dispose d’horaires élargis qui permettent aux professionnels de notre établissement de lier les impératifs de leurs métiers et les nécessités familiales », abonde dans un communiqué le syndicat FO de l’hôpital. Une pétition contre ce projet a récolté plus de 2 000 signatures.

    Pas de financements

    « On se farcit les couches toute la nuit, c’est pas pour qu’on nous embête en plus la journée », abonde Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier. Une action symbolique doit être menée afin d’illustrer ces inquiétudes.

    Contacté par La Marseillaise, le directeur, Pierre Pinzelli, assure « qu’à ce stade, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités futures d’organisation ou le lieu d’implantation de la crèche, si ce n’est d’avoir acté le maintien durable et la modernisation de la crèche des agents du centre hospitalier d’Avignon ». Il précise toutefois que le bâtiment actuel « ne répond plus à tous les besoins (structure vieillissante, mise aux normes nécessitant des travaux estimés à plus d’un million d’euros) et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins. »

  • De l’énergie à la santé, la colère fait front

    De l’énergie à la santé, la colère fait front

    Mobilisation sur plusieurs fronts, ce mardi, à Marseille et dans la région, où de nombreux temps forts vont muscler une journée de rentrée sociale qui s’annonce suivie. Dans le département des Bouches-du-Rhône, cette journée entend confirmer une volonté de convergence des luttes autour d’une exigence appuyée de mettre la question des salaires, de l’emploi et des services publics à l’agenda d’une campagne présidentielle qui s’installe tranquillement dans le paysage médiatique.

    En grève intersyndicale (FNME-CGT, CFE Énergies, FCE-CFDT et FO Énergie et Mines), ce mardi 15 septembre, les énergéticiens se mobilisent à l’appel de la CGT devant la préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille, à partir de 10h30. Le mot d’ordre est national et la mobilisation s’annonce suivie, avec des piquets de grève tenus dans plusieurs sites de production d’électricité et de gaz du territoire. à Avignon, la CGT énergies Grand-Avignon a, elle, fixé un rendez-vous devant la préfecture du Vaucluse.

    Dans la cité phocéenne, les agents des industries électriques et gazières seront rejoints, en fin de matinée, par les travailleurs des secteurs de la santé, du social et du médico-socio. Venus des six départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ils prendront part à une grande manifestation régionale. Le rendez-vous est fixé à 11h à la porte d’Aix, d’où le cortège se mettra en branle en direction de la place Félix-Baret où siège la représentation de l’État. à quelques pas de là, à 10h, la CGT Educ’action se mobilisera devant la Direction des services de l’éducation nationale (DSDEN).

    Au même moment, c’est la SNTRS-CGT qui appelle à se mobiliser aux côtés des salariés des établissements de recherche publique, à l’occasion de la rentrée du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le motif avancé ici est de dénoncer la situation budgétaire, le gel des salaires et la restructuration programmée de l’Institut recherche et développement (IRD) que le gouvernement Lecornu souhaite dissoudre dans le CNRS.

    Partout, le mot d’ordre est le même : dire stop à la casse du service public et aux politiques gouvernementales d’austérité qui impactent, de manière globale et frontale, autant les usagers que les salariés. Un premier round qui s’annonce d’ores et déjà intense avant la journée de grève et de manifestation nationale du 29 septembre, qui verra tous les agents de la fonction publique descendre dans la rue pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens alloués aux services publics.

    UN AGENDA SOCIAL CHARGÉ

    20 septembre. Mobilisation contre la loi « permis de tuer »

    Manifestations prévues dans plusieurs villes de la région contre la loi dite du « permis de tuer ».

    21 septembre. Semaine d’action de la CGT Spectacle et marche pour paix

    La CGT Spectacle et plusieurs organisations progressistes du monde de la culture, appellent à « une semaine d’actions à partir du 21 septembre avec comme point fort le 26 septembre ».

    Cela tombe bien, le 21 marque la Journée mondiale pour la paix : plusieurs rassemblements sont organisés par le Mouvement de la paix.

    26 septembre. Marches pour le climat

    Organisation de « marches pour le climat, la paix et les solidarités » dans plus de 50 villes en France.

    28 septembre. Mobilisations pour le droit à l’avortement

    De nombreuses associations féministes appellent à la mobilisation dans le cadre de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement.

    29 septembre. Grève et manifestation de la fonction publique

    CGT, FSU, FO et Sud appellent à une journée de grève pour la défense des services publics et contre le budget prévu par le gouvernement.

    ET AUSSI

    Toulon et Fréjus

    Deux assemblées générales de grève sont prévues de 10h à 15h à Toulon (boulevard de la Démocratie) et à Fréjus (site d’Enedis), avec comme mot d’ordre « la défense du statut et du tarif agent ».

    Avignon

    Rassemblement à 10h devant la préfecture d’Avignon, boulevard Limbert, à l’appel de la CGT Énergies Grand Avignon.

    Gap

    L’intersyndicale (CGT, CFE, CFDT et FO) appelle au rassemblement devant le siège d’Enedis, 6, rue du Verger à Gap, dès 10h.

    « verbatim »

  • La patronne de la CFDT sur la base navale de Toulon

    La patronne de la CFDT sur la base navale de Toulon

    À l’invitation du syndicat CFDT Défense Méditerranée, la secrétaire nationale est venue ce jeudi à la rencontre des salariés de Naval group et des personnels civils de la Défense.

    Le premier sujet sur lequel elle a été interpellée, « c’est bien entendu la question du pouvoir d’achat, du salaire de l’avancement ». L’occasion d’échanger sur ce que porte la CFDT, notamment le dégel du point d’indice et la refonte des grilles salariales, tout en appelant à la mobilisation du 29 septembre. « Puisqu’on sait qu’il y a des choses qui seront déterminantes dans le budget de l’État, le projet de loi de finances », insiste Marylise Léon.

    « La question de l’adaptation des bâtiments à la chaleur et à la canicule est également revenue tout au long de la journée », ajoute la patronne de la CFDT. Ce qui a permis, explique-t-elle de mettre en avant une nécessaire réflexion sur l’organisation du travail, les horaires, la possibilité de pouvoir partir plus tôt… Les personnels ont également évoqué avec la secrétaire générale « l’accessibilité des transports pour pouvoir venir travailler en fonction des horaires ». Mais aussi leurs conditions de travail et l’âge de la retraite.

    Concernant l’élection présidentielle, Marylise Léon a expliqué que la CFDT allait interpeller les candidats, sauf l’extrême droite, dans le cadre des problématiques qui concernent le monde du travail pour voir les réponses qu’ils comptent apporter en termes de pouvoir d’achat, conditions de travail, organisation du travail et déroulement de carrière. « Il y a également un élément très important pour la CFDT, c’est la démocratie au travail », précise-t-elle. Et de conclure : « C’est pour ça que les élections professionnelles sont un temps important, c’est ce que j’ai rappelé. Et puis on porte tout un ensemble d’évolutions aussi de représentation collective. On en a besoin parce que beaucoup de sujets peuvent trouver des solutions par les salariés eux-mêmes, qui ont des idées sur ce qui devrait évoluer et comment ».

  • À Gap, les syndicats dénoncent un hôpital qui « meurt en silence »

    À Gap, les syndicats dénoncent un hôpital qui « meurt en silence »

    Devant l’hôpital de Gap, les passants ne peuvent pas louper la pancarte « Hôpital en grève » agrémentée des drapeaux de la CGT, de la CFDT et de FO. Dans le hall gît un cercueil en carton. Autour, une quinzaine de membres du personnel portent un brassard noir pour signifier le deuil. En cette journée de mobilisation de la fonction publique hospitalière, les soignants du Chicas se sont mobilisés pour porter des revendications nationales et locales.

    « Un sentiment d’abandon »

    À commencer par une amélioration des conditions de travail, des effectifs et de la protection contre les fortes chaleurs. Manque de ventilateurs, agents contraints de scotcher des couvertures de survie sur les fenêtres, tenues non adaptées… « La canicule était une catastrophe pour les agents et les patients », regrette Florence Cheilan, déléguée CGT. Les syndicats dénoncent aussi le sous-effectif et l’obligation d’alternance jour/nuit qui « détériore gravement la santé physique et mentale ».

    Ils demandent par ailleurs une revalorisation salariale et un dégel du point d’indice, ainsi que la mise en place d’une Protection sociale complémentaire pour garantir une couverture santé pour tous les agents.

    « À Gap, on a l’hôpital central du bassin, donc on absorbe tout, lance Charlotte Blandin, aide-soignante. C’est un vrai sentiment d’abandon, et la population ne se sent pas concernée ».

    Les agents en grève sont tout de même assignés au travail. « Donc nous ne sommes pas entendus. Tant que ça continue de tourner, même si on en peut plus, personne ne fait rien », ajoute Ingrid Gallerini, diététicienne et secrétaire de la CFDT Chicas.

    Selon la direction, 41 agents se sont déclarés grévistes mais ont été assignés pour assurer le service minimum et un agent gréviste était absent sur les 892 prévus au planning.

    Agathe Di Lenardo