Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Fos, un macroniste au cabinet d’un maire d’extrême droite

    À Fos, un macroniste au cabinet d’un maire d’extrême droite

    « Recruter un collaborateur de cabinet n’est pas exceptionnel, tous les maires en ont », justifiait Philippe Maurizot, maire d’extrême droite de Fos-sur-Mer, au moment de voter la création du poste de directeur de cabinet au conseil municipal du jeudi 16 avril.

    Pas exceptionnel, à moins de se pencher sur le parcours politique de l’intéressé. Pierre Langeron-Saez fut collaborateur du député Modem Michel Fanget de début 2020 à fin 2022, et parallèlement candidat Modem aux départementales de 2021 à Clermont-Ferrand, soutenu par Gabriel Attal. Après six mois au cabinet d’Anne-Marie d’Estienne d’Orves, maire (DVD) de secteur à Marseille, puis collaborateur de la députée (Ren.) Laurence Heydel Grillere de 2023 à 2024, Pierre Langeron-Saez a terminé comme collaborateur d’Éliane Barreille, présidente LR du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence jusqu’au 1er avril, après une éphémère apparition aux municipales avec le centriste Francis Kuhn à Digne-les-Bains (04).

    Un pedigree souligné par Philippe Maurizot lors du conseil municipal. « Nous avons pris la décision de n’embaucher que des gens brillants comme lui », insistait le nouvel édile.

    « La personne et le projet »

    « C’est un nouvel élan, une nouvelle dynamique, une nouvelle méthode » que défend Pierre Langeron-Saez, en poste depuis lundi. « Je me suis rapproché du maire autant pour la personne que pour le projet, c’est tout ce qui m’intéresse », réagit le directeur de cabinet de Philippe Maurizot à l’évocation de ce changement de bord. « Il faut sortir des aspects politico-politiques et se concentrer sur le projet », conclut-il à ce propos.

    Sollicitée, Éliane Barreille indique « ne pas souhaiter s’exprimer sur ce sujet ».

  • Fibre excellence : la procureure demande deux mois d’observation

    Fibre excellence : la procureure demande deux mois d’observation

    Quelques dizaines de personnes, rassemblées au cri de « Pour nos emplois, la cellulose vivra ! », ont empêché pendant une trentaine de minutes l’entrée des représentants de la direction à ce que le secrétaire général de la CGT Haute-Garonne, Cédric Caubère, a qualifié de « tribunal des patrons et des fossoyeurs ».

    « Les travailleurs ne peuvent plus subir le diktat du grand capital », a déclaré, au milieu des drapeaux rouges de la centrale syndicale brandis par des manifestants, Nathalie Bazire, secrétaire confédérale CGT, demandant au gouvernement de mettre les usines de Fibre excellence à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône) « sous protection », afin d’éviter une éventuelle liquidation.

    Lors de l’audience tenue à huis clos, la procureure a demandé au tribunal de commerce d’accorder à Fibre excellence, qui emploie quelque 670 personnes, « deux mois d’observation » lui permettant d’avoir plus de temps pour chercher une solution, a affirmé Laurent Quinto, délégué CGT de l’usine de Tarascon.

    De son côté, la direction du groupe a affirmé dans un communiqué avoir sollicité auprès du tribunal « un redressement judiciaire avec poursuite d’activité » afin « d’examiner les solutions les plus appropriées pour assurer la pérennité de l’entreprise ». Contacté par l’AFP, le tribunal de commerce a refusé toute communication sur cette audience « confidentielle ».

    Le gouvernement a pressé vendredi l’actionnaire de Fibre excellence d’investir pour sauver l’entreprise.

    Engagement de la Région Occitanie

    Outre la pâte à papier, la société produit de l’électricité à partir de bois et de copeaux dont le cours a beaucoup augmenté. Le gouvernement a récemment proposé de relever le tarif de rachat de cette électricité à Fibre excellence (jusqu’à 20%), accédant à une demande récurrente de la direction.

    En contrepartie, il demandait notamment à l’actionnaire de « couvrir les besoins de financement courant du groupe sur l’horizon d’un plan d’affaires (2030) », et de « procéder aux investissements nécessaires au développement de l’activité du groupe les prochaines années ». Or, dans un courrier daté de jeudi les représentants de l’actionnaire Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper, n’envisagent pas d’investissement supplémentaire. « Tous les moyens seront mis en œuvre pour que l’actionnaire assume ses responsabilités », a notamment déclaré le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin. La Région Occitanie, dont la présidente Carole Delga a rencontré le Premier ministre le 9 avril, a proposé « l’instauration d’une nouvelle gouvernance et d’un pack d’actionnaire ambitieux et durable » et annoncé être prête « à y prendre part ».

  • À Istres, citoyens et élus se dressent contre le projet d’incinérateur

    À Istres, citoyens et élus se dressent contre le projet d’incinérateur

    C’est un projet qui provoque une levée de boucliers. Lundi 13 avril, l’enquête publique sur le projet « Istres Recyclage et Énergie » de Suez, qui envisage de transformer son centre de tri installé à la Grande Groupède en chaufferie CSR, s’est ouverte. Le dossier était jusque-là passé sous les radars, à tel point que le nouveau maire d’Istres Robin Prétot (LR) a admis lors du dernier conseil municipal l’avoir découvert « dans la presse », une méthode qui l’a « un peu choqué ». Les instances administratives ont pourtant été sollicitées depuis plusieurs années, puisque la multinationale a déposé une demande de classement de son site en « installation classée pour l’environnement » dès 2024. Le permis de construire a quant à lui été déposé en mars 2025.

    Les habitants, les associations locales et les élus se sont néanmoins vite emparés de la question. Une semaine après l’ouverture de l’enquête, plus de 460 contributions ont été déposées par les citoyens, qui s’opposent très largement au projet. Et pour cause : si Suez parle d’une « chaufferie CSR », dans son avis, l’Autorité environnementale relève que le projet initial « s’apparente maintenant davantage à un incinérateur ».

    Concrètement, la multinationale envisage d’installer une unité de méthanisation pour traiter 35 000 tonnes de matières organiques chaque année et produire du biométhane et du digestat à destination d’exploitations agricoles du territoire ; mais aussi une unité de valorisation énergétique d’une capacité de 236 000 tonnes de combustibles solides de récupération par an, faits à partir de déchets non recyclables, qui seraient donc traités par incinération. C’est ce dernier point qui pose problème.

    Qualité de l’air et de l’eau

    Jean-Louis Sanial, président de l’association Sauvons nos étangs, réagit : « Nous avons sur le territoire à Fos deux incinérateurs. Celui d’Everé, qui traite les ordures de 18 communes de la Métropole et contre lequel la population s’était battue, en vain. Et celui de Solamat-Merex depuis 1993, qui traite les déchets industriels dangereux pour la santé et l’environnement. L’argument pour nous faire passer la pilule, à chaque fois, c’est que le mistral est dominant et que les fumées partent majoritairement sur la mer. S’il y a un incinérateur à Istres, ça veut dire que les fumées arriveraient sur les populations riveraines et à Fos, avec des conséquences sur la santé. » Un aspect qui inquiète également la section istréenne de La France insoumise, qui rappelle que « la gradation des pathologies comme l’asthme, les cancers ou les diabètes de tous types serait liée à la distance de la zone industrielle » selon les résultats de l’étude Fos-Epseal. Tout comme LFI, Jean-Louis Sanial pointe également « le transport massif de déchets donc des camions supplémentaires sur un réseau déjà saturé. Sur Istres Fos on a déjà 7 000 à 8 000 poids lourds par jour. » Suez prévoirait plus de 7 000 passages par an.

    Robin Prétot affirme : « Réaliser ce genre de projet sans consulter les citoyens en amont est une honte ! Ras le bol qu’Istres soit le déversoir des déchets des autres. Nous ne nous laisserons pas faire. Je m’y engage. » La Ville s’inquiète notamment des conséquences pour la qualité de l’air, des sols et de l’eau, la nappe phréatique de la Crau se trouvant sous le site concerné. Elle plaide pour un meilleur « équilibre territorial » dans l’effort de traitement des déchets métropolitains. Une délibération sera votée mardi 28 avril, lors de la prochaine séance de conseil municipal, pour s’opposer à ce projet.

  • État des lieux du projet de rénovation des écoles de Gardanne

    État des lieux du projet de rénovation des écoles de Gardanne

    Le plan de rénovation des écoles avait été lancé dès 2020, tient à repréciser Antonio Mujica, premier adjoint d’Hervé Granier (LR), délégué aux travaux. Lors de sa première campagne, la rénovation des écoles ne figurait pas parmi les promesses du maire. D’après la majorité, les établissements avaient été trouvés « dans un état déplorable » à son arrivée. En revanche, pour le second mandat, en 2026, « on l’a inscrit au programme », note le premier adjoint.

    Entre 2020 et aujourd’hui, « nous nous sommes occupés de l’hygiène et de la sécurité [dans les écoles, Ndlr.], le minimum pour pouvoir tenir (…). On a injecté 2 millions d’euros dans les sanitaires, des réfectoires couverts de salpêtre. On a fait des choses, assure Antonio Mujica. Depuis 2020, nous avons mis un peu plus de 2 millions d’euros » sur ce volet-là.

    Il reste désormais à rénover les treize écoles de Gardanne et de Biver « de fond en comble », notamment en s’attaquant à l’isolation phonique et thermique, à la désimperméabilisation des cours d’école, ou encore aux îlots de chaleur. « Les travaux vont être exclusivement centrés sur la performance énergétique, le confort des enfants et enseignants, la performance acoustique », détaille Antonio Mujica.

    Selon la majorité, ce grand projet de rénovation pourrait être bouclé d’ici « 8 ou 10 ans », avec environ une année de travaux par école. « L’idée, aujourd’hui, est de travailler école par école », déroule l’élu, qui estime le coût des travaux à 1,5 million d’euros pour chaque établissement. « On a écrit un budget, cette année, autour de 19 millions d’euros. Les 2 millions par écoles, c’est dans nos moyens. »

    Pour permettre la continuité des cours pendant les travaux, un permis de construire pour une école modulaire, dont le coût avoisine les 1,8 million d’euros, « devrait bientôt être déposé » auprès des services de l’urbanisme. Cette structure provisoire, un vaste Algeco doté de onze classes de 50m² chacune, accueillera les élèves le temps des rénovations.

    En 2020, ce projet avait déjà été décrié par l’opposition, qui doute toujours. « Ce projet, on en parle depuis des années, mais il n’a jamais vu le jour, commente Jean-Marc La Piana, élu d’opposition (DVG). Pour l’instant, c’est un projet arbitraire : comment dire 1,8 million par école ? Elles ne sont pas toutes dans le même état. Il faudra voir ce que disent les études. »

  • À l’Estaque, les riverains plaident pour un littoral associatif et populaire

    À l’Estaque, les riverains plaident pour un littoral associatif et populaire

    Tous aux quais ! Retrouvailles à la mer », tel est le nom que le collectif Faites le Grand Estaque avec nous ! (Faites GEAN !), composé d’une trentaine d’associations, donne à sa nouvelle action, organisée samedi au 149 plage de l’Estaque, au pied du symbolique « camembert de Cousteau » (16e), de 10h à 20h.

    Ouvert à tous et construit en écho aux manifestations tenues les 13, 14 et 15 juin derniers, le rendez-vous « festif et familial » porte une grande ambition : « Célébrer » le partage du littoral nord en « montrant que certains espaces peuvent être réinvestis par les habitants et les savoir-faire locaux », souligne Michel Teule, de la Fédération des comités de quartiers (CIQ) du 16e arrondissement. Spectacle, conférence, balades en bateaux, inventaire botanique, flash mob par les jeunes du Centre social de l’Estaque… La journée sera animée par l’ensemble des associatifs membres du collectif, venus témoigner de la potentielle « rentabilité sociale » d’un espace pour l’heure « inexploité » par le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), propriétaire du foncier.

    En juin dernier déjà, les associations de riverains s’étaient unies pour organiser un week-end festif afin de réclamer de nouveaux travaux autour de l’Estaque et un meilleur accès à la mer. Les habitants se désolaient alors que les engagements pris pour l’aménagement du Grand Estaque ne soient pas tenus. Ils lançaient du même coup leur mot d’ordre, désormais monté en collectif : « Faites le Grand Estaque avec nous ! ». En août, Faites GEAN ! avait réaffirmé sa volonté de faire vivre le secteur, prônant la sauvegarde du « camembert de Cousteau » (16e), propriété du GPMM et menacé de démolition. Un point aujourd’hui « en bonne voie », selon Michel Teule.

    « Rendez-nous la mer »

    Mais la revendication de ce week-end dépasse celle de l’exploitation du « camembert » : il s’agit de réclamer un meilleur aménagement du littoral au global, pour permettre un meilleur accès à la mer. « C’est honteux que le seul endroit où on nous laisse nous installer soit entouré de grillages, s’indigne Marie Prost-Coletta, vice-présidente de l’association Cap au nord. Nous ce qu’on veut c’est la mer, rendez-nous là ! »

    Le collectif évoque notamment l’exploitation du quai de la Lave (16e), investi pendant plusieurs semaines par les membres de la Flottille partie pour Gaza, le 4 avril. Un épisode que Michel Teule tient pour preuve de la possibilité d’une exploitation sereine et populaire des lieux. Faites GEAN ! appelle, dans les plus brefs délais, à une réunion tripartite, entre le GPMM, la mairie de secteur avec la mairie centrale et le collectif des habitants afin de réfléchir sur la manière dont doit s’organiser la modélisation du littoral. Le collectif de riverains, soutenu par Jean-Marc Coppola, nouveau maire des 15-16 (PCF), espère obtenir l’appui de la mairie centrale.

  • Le théâtre de l’Œuvre se prépare à un grand lifting

    Le théâtre de l’Œuvre se prépare à un grand lifting

    « Le théâtre de l’œuvre est un bâtiment emblématique de 100 ans. Un tiers lieu social citoyen, qui participe à la vie du quartier de Belsunce. » Sur ces paroles élogieuses, Dro Kilndjian, directeur du théâtre, ouvre la conférence de presse sur scène : « Depuis 4 ans, nous sommes fiers de porter plusieurs initiatives sociales et solidaires afin de participer aux aspects culturels qui dynamisent Marseille. Pendant ces quelques années, nous avons aussi travaillé sans relâche pour collecter les fonds nécessaires destinés à lancer nos rénovations. »

    Abîmé par l’âge

    Deux étages condamnés, des espaces sous exploités et une chaudière qui date de la Seconde Guerre mondiale. « Il fallait passer à la phase de travaux », insiste le directeur. Mais ces rénovations impliquent des coûts. « Nous avons déjà récolté 3,25 millions d’euros », annonce l’architecte, Guillaume Beccaria. Pas de quoi déstabiliser le représentant de Land, agence d’architecture à Marseille, qui reste impassible. Son projet millimétré compte bien respecter l’authenticité du théâtre. « Nous conserverons le bâtiment d’angle, ainsi que les sièges des spectateurs. C’est au-dessus que nous allons restructurer un étage de création et de répétitions pour les artistes, construire un ascenseur et agencer un toit-terrasse pour en faire un espace de performances extérieures et de rencontres », rapporte Guillaume Beccaria.

    Une réhabilitation qui a donc pour but d’améliorer le confort des troupes d’artistes. Accompagnée de quelques projets innovants pour élargir les capacités d’accueil du bâtiment. L’architecte poursuit : « Dans cette salle, nous allons installer un système qui permettra de rabattre les fauteuils pour recevoir un public debout et accueillir des spectacles de théâtre, comme des concerts. » Un plan qui participera ainsi à laisser place aux cultures urbaines avec l’accueil d’événements musicaux actuels. La fin des travaux est prévue pour janvier 2028.

    « Besoin de tout le monde »

    « Un projet culturel solide », félicite Gwénaël Richerolle, adjoint au maire délégué au patrimoine municipal, qui en profite pour saluer « la qualité du modèle de financement », en présence de Sophie Camard, maire de secteur.

    Le directeur a malgré tout indiqué « manquer de fonds » : « Nous avons récolté 1,4 million d’euros grâce au fonds européen de développement régional (Feder), 500 000 euros de la CNM, mais très peu de collectivités locales sont présentes autour de cette table (…), notamment à l’année. La Ville est la seule à contribuer avec 100 000 euros, aucune aide de la Métropole, du Département ou de la Région. » Dro Kilndjian s’inquiète : « Les fonds actuels sont faibles et ne suffiront pas à couvrir nos besoins d’équipement et de personnel. Nous avons besoin du soutien des collectivités, c’est une question de vie de quartier, de l’une des dynamiques principales de Belsunce. Nous avons besoin de tout le monde. »

    Avant le début du chantier en juin, le théâtre propose une série de spectacles jusqu’au 25 avril. Et DJ set le 9 mai. Calypso Sadousty

    Détails sur theatre-oeuvre.com

  • Vers un printemps doré pour l’équipe Decathlon-CMA CGM ?

    Vers un printemps doré pour l’équipe Decathlon-CMA CGM ?

    Decathlon-CMA CGM voulait passer un cap en 2026 et le début de saison lui donne raison. Avec l’arrivée de l’armateur marseillais en tant que sponsor, la formation a changé de dimension et se trouve actuellement à la 4e place mondiale au classement UCI. 16 victoires depuis janvier avec six coureurs différents, l’équipe française s’est sublimée sur tous les terrains, qu’ils soient plats ou pentus.

    Nouvelle chance de lever les bras dès ce mercredi, puisque la Flèche Wallonne est au programme avec son final au Mur de Huy (1,4 km à 8,9% de moyenne). L’effectif aligné laisse présager de belles choses, puisque Paul Seixas est au départ. Vainqueur du Tour du Pays basque avec la manière -c’est peu dire-, le Tricolore de 19 ans s’attaque à la course belge pour la première fois. Il est l’un des favoris avec d’autres Français comme Dorian Godon, Kévin Vauquelin ou Lenny Martinez.

    Dès dimanche, Seixas enchaînera avec Liège-Bastogne-Liège, dernier Monument du printemps. En Belgique, le Lyonnais sera bien entouré avec notamment Paul Lapeira, Jordan Labrosse ou Noa Isidore. De quoi nourrir des ambitions, et viser au minimum un podium pour sa découverte des courses dites « ardennaises ».

    Un Giro avec ambition

    Ensuite, il sera temps de penser au Giro, le Tour d’Italie, du 8 au 31 mai. La composition de l’équipe n’est pas encore entièrement arrêtée, mais les leaders ont déjà été désignés. Felix Gall aura pour objectif de finir le plus haut possible lors de ces trois semaines de compétition. Il fera face à Jonas Vingegaard, João Almeida ou encore Jay Vine. Sur les étapes de sprint, Tobias Lund Andresen sera inévitablement un homme à surveiller. Arrivé cet hiver, le Danois de 23 ans brille de mille feux. Quatre podiums dont une victoire sur le Tour Down Under, un succès à Tirreno-Adriatico, une 2e place sur In Flanders Fields, le sprinteur crève l’écran au plus haut niveau mondial et sera une carte intéressante en Italie.

    Il est encore trop tôt pour évoquer les courses de juin et le Tour de France. Tout dépendra du choix de Paul Seixas. Une participation dès cette année à la Grande Boucle l’emmènerait aussi sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Criterium du Dauphiné). Quid du Tour de Suisse également ? Les réponses devraient tomber début mai, une fois les décisions arrêtées. En attendant, les échéances s’enchaînent pour une formation aux accents à la fois nordistes et marseillais.

  • Les Marseillaises face au défi nantais en Première Ligue

    Les Marseillaises face au défi nantais en Première Ligue

    Un challenge important à quelques encablures de la fin de saison. Les Marseillaises accueillent, ce mercredi à 18h45, le FC Nantes lors de la pénultième journée de Première Ligue.

    Un avant-dernier match à domicile, au stade Francis-Turcan de Martigues, alors que le maintien n’est pas encore validé par les joueuses de Corinne Diacre. Suite à la trêve internationale, l’OM n’a pas joué depuis ce fameux 28 mars où l’équipe avait découvert le Vélodrome en configuration match. Une défaite crève-cœur face à Montpellier, qui a relancé le MHSC, menacé de relégation depuis les premiers moments de la saison.

    Se relancer, après quatre rencontres sans victoire, ne sera pas une mince affaire face à un adversaire tel que le FC Nantes. Si son équipe masculine flanche et entrevoit la Ligue 2, les féminines sont au sommet. 4e du classement, elles ont la quasi-certitude de se qualifier pour les phases finales de Première Ligue. Un exercice 2025-2026 hors normes où les Jaunes talonnent les deux clubs parisiens que sont le PSG et le PFC.

    Éviter une défaite dans

    la course au maintien

    Pour rappel, le match aller entre Nantaises et Marseillaises avait été à sens unique. Disputé à la Beaujoire devant 17 000 personnes, il avait vu une victoire 3-0 des locales suite à 10 minutes de folie en première période.

    à Martigues, il sera intéressant de pousser cette défense qui a tout de même encaissé 30 buts en 19 journées. Rien qu’un match nul placerait les Provençales dans une position confortable en vue du maintien.

  • Philippe Foulquié, fondateur de la Friche Belle de Mai, n’est plus

    Philippe Foulquié, fondateur de la Friche Belle de Mai, n’est plus

    Né en 1944, au Maroc, Philippe Foulquié a eu mille vies. Jeune homme, il prend la direction de Lyon pour des études de médecine militaire durant quatre années. Il croise la route de l’Unef.

    C’est au sein du syndicat étudiant qu’il vit son premier engagement. Pas à n’importe quelle période : mai 1968 survient. Passionné de théâtre, il rencontre Roger Planchon, directeur du théâtre de la Cité à Villeurbanne qui deviendra le Théâtre national populaire (TNP). C’est dans cette institution qu’est rédigé un manifeste, le 25 mai 1968 proclamant le rôle politique, au sens noble, des créateurs.

    La grande rupture de 1968 marque pour lui une bifurcation de son chemin de vie. On le retrouve dans la Drôme dans une ferme où il côtoie un paysan engagé au Mouvement de défense des exploitations familiales (Modef). Il adhère au PCF en 1969 où il milite jusqu’en 1979.

    La vie rurale n’est peut-être pas faite pour lui mais il faut surtout subvenir aux besoins de son premier enfant. Le voilà infirmier remplaçant, notamment à la prison de Fresnes. Toujours passionné de culture, il est sollicité à Paris par le théâtre de l’unité pour un projet sur l’esthétique du football et la fascination des supporters. 8 mois de spectacles s’ensuivent. Après cela, il travaille pour la Compagnie la Grenète à Villeurbanne : un théâtre de marionnettes.

    Une nouvelle expérience décisive qui le conduit à se lancer, à Marseille, dans la création du Massalia, nouveau théâtre de marionnettes. Un lieu très petit‚ chaleureux‚ en centre-ville‚ plein de possibilités‚ mais en même temps « très limité scénographiquement », concède-t-il des années plus tard. Un lieu chargé d’histoire aussi : il avait accueilli le Théâtre quotidien de Marseille et vu passer des personnalités comme Antoine Vitez.

    Dans une Marseille qui battait alors le record du plus bas budget dédié à la Culture des grandes villes de France. Un tournant, impulsé par le maire d’alors, Robert-Paul Vigouroux, et son adjoint à la Culture, Christian Poitevin alias Julien Blaine, prend forme.

    Philippe Foulquié participe au mouvement. En 1990, tandis que la crise économique et les délocalisations frappaient durement Marseille, germe l’idée folle d’une réappropriation culturelle des espaces industriels laissés en friche.

    « Une figure essentielle

    de la vie culturelle »

    En 1992, la Friche Belle de Mai voit le jour. Il s’agit de transformer une friche industrielle en un pôle culturel festif, un laboratoire artistique, un lieu d’initiation artistique et de formation permanente, un projet d’exportations et d’échanges de spectacles, d’œuvres, de projets culturels et artistiques en Méditerranée. Philippe Foulquié en est le directeur jusqu’à sa retraite. Il transforme le système associatif initial en système coopératif avec la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) regroupant des artistes-résidents. Son nom reste indissociable de ce lieu qu’il est parvenu à arracher durablement aux appétits des promoteurs.

    Dans un message d’hommage, Jean-Marc Coppola, maire communiste des 15-16 et ancien adjoint au maire de Marseille chargé de la Culture, exprimait ce mardi sa « profonde tristesse » après le décès d’un homme qu’il décrit comme un « visionnaire, qui a su transformer une friche industrielle en un haut lieu culturel, avec ses complices Alain Fourneau, Christian Poitevin et Jean Nouvel. […] Marseille perd une figure essentielle de sa vie culturelle. »

    Un soutien constant de notre journal

    Lors des difficultés que La Marseillaise a traversées, Philippe Foulquié s’est toujours tenu au côté de notre journal. « C’est simplement le meilleur des quotidiens régionaux en France. On y trouve de vraies enquêtes sur de vrais sujets. Il y a une question de déontologie des journalistes derrière cette volonté, mais pas seulement. On sent l’envie d’aller à la source pour livrer une information juste et la comprendre vraiment. Ils livrent une actualité dans laquelle ils s’engagent. Est-ce que La Marseillaise peut encore réveiller les consciences ? Je réponds «oui» », avait-il notamment déclaré. La Marseillaise présente à Nicole, sa compagne, à ses enfants et à ses proches, ses plus sincères condoléances. Elle s’associe à leur peine et exprime sa gratitude à l’égard d’un homme d’exception.

  • L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    Quelles solutions ? Quels espoirs ? Habib Beye doit se gratter la barbe et se creuser les méninges pour savoir comment se sortir de ce bourbier. Arrivé il y a deux mois et quelques jours à la Commanderie, le Sénégalais vit des heures plus que compliquées depuis sa prise de fonction dans les Bouches-du-Rhône. Une situation délicate alors que le podium s’échappe et la Coupe de France n’est plus qu’un lointain souvenir. Samedi, après la débâcle à Lorient (0-2), sa colère était beaucoup plus froide que celle de Medhi Benatia. Il n’a tout de même pas manqué l’occasion de se montrer déçu du caractère affiché par ses joueurs : « On a des leaders qui doivent être des leaders positifs et constants. Ce qu’on n’a pas vu. »

    Le coach a également affirmé qu’il ne bouleverserait pas son équipe lors des quatre dernières journées de Ligue 1. Outre le jeu de sa formation, un autre point négatif vient s’ajouter : le sujet des blessures. Certains joueurs sont sur la corde raide physiquement après une saison éreintante, dans les jambes et dans les têtes. Nayef Aguerd ne devrait plus jouer, Kondogbia et Egan-Riley sont de nouveau hors-jeu, Tochukwu Nnadi est touché à un genou. Par ailleurs, Quinten Timber et Igor Paixao sont très incertains pour la réception de Nice, dimanche (20h45). Amine Gouiri n’est pas non plus sûr de figurer sur la feuille de match. Des éléments clés de l’effectif donc, alors que Mason Greenwood n’est pas encore revenu à 100% après la béquille reçue face à Lille, un mois auparavant. Seule bonne nouvelle : Facundo Medina revient de suspension et sera apte pour ce derby méditerranéen contre l’OGCN.

    Objectif Coupe d’Europe

    La satisfaction vient de l’intégration des jeunes. Ugo Lamare El-Kadmiri est entré en jeu à Lorient alors que Ange Lago, Hilan Hamzaoui et Nouhoum Kamissoko figuraient dans le groupe. Antoine Valero a aussi sa carte à jouer sur le mois à venir, tant l’attaquant a convaincu en U19 Nationaux, en Youth League ou avec la Pro 2. Justement, les U19 Nationaux de Grégory Auger pointent au 2e rang de la poule D, juste derrière l’AS Monaco. Une saison pleine, où de nombreux joueurs ont pu se mettre en avant comme Milan Leccese ou encore Said Remadnia. Certains de ces noms pourraient à nouveau apercevoir l’équipe première d’ici la dernière journée contre Rennes.

    Mais, pour Habib Beye, il faudra au moins sécuriser une place en Coupe d’Europe pour éviter la catastrophe industrielle. L’objectif fixé par le propriétaire Franck McCourt était un podium et la victoire en Coupe de France. Les deux buts sont en train d’échapper aux Olympiens, mais sauver une nouvelle aventure européenne serait déjà un moindre mal. Attention à ne pas se faire avoir non plus, car Strasbourg possède encore deux chances de jouer l’Europa League la saison prochaine, malgré sa 8e place en Ligue 1. Coupe de France ou Conference League, gagner l’une des compétitions assurerait aux Alsaciens la C3. L’OM se doit de finir le plus haut possible pour éviter un nouveau scénario improbable. Pour cela, il faudra être à la hauteur contre Nice, Nantes, Le Havre et Rennes.

    Une programmation de fin de saison chamboulée

    La fin de la saison 2025-2026 a subi quelques changements récemment. Dernièrement, la Ligue de football professionnel a décalé d’une journée le match entre Nantes et l’OM. Il passe du 1er au 2 mai, à 15 heures. La LFP a justifié cette modification par les nombreux rassemblements pour le 1er-Mai dans la ville de Nantes. Auparavant, les multiplex des 33e et 34e journées avaient aussi été décalés d’une journée, passant du samedi au dimanche soir.

    Par ailleurs, ce dimanche, la rencontre OM-Nice permettra une nouvelle fois d’entendre les discussions entre l’arbitre central et la VAR. Un test en place depuis deux journées sur différentes pelouses de Ligue 1.