Tag: Bouches-du-Rhône

  • Les costumés vénitiens célèbrent 20 ans de flâneries

    Les costumés vénitiens célèbrent 20 ans de flâneries

    À Venise, on ne se déguise pas. On se costume. Éliane Damlejian et son mari Rafy sont bien placés pour le savoir. Ce couple de retraités est tombé amoureux de la Cité des Doges lors de leur premier voyage là-bas un mois de février, pendant le carnaval, « il y a 31 ans ». De retour chez eux, ils créent l’association des Masqués vénitiens de France et font leur première déambulation dans les rues de Martigues en 2007. Ils signent cette semaine leur 20e édition de la manifestation des « Flâneries au miroir », en collaboration avec la Ville de Martigues.

    Pour cet anniversaire, le programme est dense. Au sein de la médiathèque Louis Aragon, une exposition visible jusqu’au 6 septembre retrace l’histoire de l’événement. Les photos de costumes flamboyants faits à la main séduiront petits et grands. « Chaque année, on imagine et on crée un nouvel apparat », révèlent Éliane et Rafy. Des centaines d’heures de travail devant la télé pour quelques heures de déambulations. « C’est sportif, on a une dizaine de kilos sur le dos et puis c’est surtout qu’on a du mal à respirer avec le masque, mais quelle joie de voir les yeux des passants s’illuminer », confie Éliane. Cette année, une centaine de costumés de toute l’Europe défileront dans le centre-ville les 5 et 6 septembre, à partir de 15h45. Un spectacle sur podium « I Giochi di Arlecchino », « Les jeux d’Arlequin », aura lieu samedi au théâtre de Verdure. Le ténor Sergio Conte Cerutti, la soprano Sherrie Anne Gieve et la chanteuse Camilla Lodini accompagneront la représentation.

    Des échanges commerciaux

    Du 2 au 6 septembre, le village artisanal et gastronomique Les Italiennes s’installera au Jardin de Ferrières avec des nocturnes le vendredi et le samedi de 20h30 à 23h. Enfin, du 3 septembre au 27 novembre, l’exposition « Martigues, Venise Provençale » à l’Office de Tourisme de Martigues mettra en valeur les liens qui unissent Martigues à la Cité des Doges.

    « Moi je ne connaissais Martigues que sous le nom de Venise provençale, car ma mère chantait la célèbre chanson d’Alibert “Adieu Venise provençale”, confie Éliane Damlejian. Ce sont avant tout les canaux qui ont donné à Martigues cet aspect vénitien. Il a été découvert, lors de fouilles pendant la construction d’une maison martégale, des ducats vénitiens. Il s’avère que sur des cartes maritimes du musée Correr, à Venise, on retrouve Martigues et non pas Marseille sur les routes de commerce. C’est la preuve que les deux villes faisaient des échanges. » Toute la semaine, les charmes de la lagune vénitienne se mêleront à ceux de la Venise Provençale.

  • Rentrée : des ambitions sans réels moyens

    Rentrée : des ambitions sans réels moyens

    Quelques jours seulement après les annonces d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale (notre édition du 28/09), Benoît Delaunay, recteur de l’académie d’Aix-Marseille et de la région académique Paca, emboîte le pas de son patron. « Il n’y aura pas cette année de réforme d’ampleur mais plutôt une poursuite de ce qui est déjà enclenché », a-t-il d’emblée confirmé, dans le sillon des déclarations de son supérieur, qui, jeudi, disait vouloir en finir avec « l’annualité des mesures qui limite les perspectives » Et de rappeler, dans la foulée, trois des quatre nouvelles priorités établies par Édouard Geffray la semaine passée : instruire, protéger, unir. Sur l’instruction, Benoît Delaunay rappelle qu’un focus doit s’établir sur deux points en particulier : la maîtrise de la langue française, « avec l’objectif d’une ressource de 2 500 mots de vocabulaire à la sortie de la maternelle », et celle des raisonnements scientifiques, « deux compétences sanctionnées lors des examens ». L’approfondissement de la démarche Collèges en progrès, mise en place en décembre 2025 et concernant 25 établissements de l’académie, a également été évoqué. « Les collèges choisis l’an passé continueront de bénéficier d’un renforcement de l’enseignement, a détaillé le recteur. Cela passe par plusieurs stratagèmes, comme, par exemple, la multiplication des entraînements au brevet ».

    Protéger et inclure

    Sur le volet de la protection, notamment contre les agressions sexuelles, au centre de vives contestations depuis l’affaire Lyhanna, dont le meurtre et le viol avaient révélé en mai de lourds dysfonctionnements judiciaires, Benoît Delaunay assure que les élèves recevront, dans les semaines qui suivent, le questionnaire dédié promis par le ministre. Concernant la lutte contre les écrans, qui passe cette année par un élargissement de l’interdiction des téléphones, désormais également prohibés au lycée, le recteur se dit confiant. « Les lycées attendent cette loi depuis plusieurs mois et sont préparés. Il n’y aura pas trop de difficulté à faire appliquer ce texte de nécessité publique », promet-il. Sur l’inclusion enfin, le recteur évoque une réalité « imparfaite » mais assure y apporter une « attention particulière ». Interrogé sur le cas des Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), mobilisés nationalement en juin pour réclamer un « vrai statut », Benoît Delaunay note que « la situation s’améliore » bien qu’« il s’agisse d’un travail de long cours ». L’académie devrait cette année compter 188 AESH de plus que l’an passé, a-t-il précisé.

    Baisse démographique

    Comme la quasi-totalité des académies, celle d’Aix-Marseille affronte cette année une baisse démographique, avec 5 000 enfants de moins en primaire et 800 au collège par rapport à 2025. Une diminution du nombre d’élèves qui, en début d’année, avait permis au gouvernement de justifier la fermeture de nombreuses classes, dont 55 dans l’académie d’Aix-Marseille. Une nouvelle carte scolaire qui avait suscité une importante fronde des professeurs des écoles en mars et avril derniers, ceux-ci voyant dans cette baisse démographique l’occasion d’améliorer l’encadrement des élèves. « L’académie n’a rendu que 20 postes de professeurs des écoles. Si on avait suivi la démographie, c’est plus d’une centaine d’emplois que j’aurais dû rendre, a justifié Jean-Yves Bessol, inspecteur académique des Bouches-du-Rhône. Le ministère, le département et l’académie tiennent donc compte de cette baisse démographique ». Et Benoît Delaunay de conclure : « Je voudrais finir sur les mots du ministre, fierté et espoir, et (…) rappeler que si, bien sûr, nous avons des difficultés, nous avons un socle solide ». Un socle tout de même attendu dans la rue le 29 septembre, à l’occasion d’une grève nationale de la fonction publique, où il sera notamment question des « moyens » à mettre en œuvre pour répondre aux bonnes intentions ministérielles…

    « Je veux rappeler que
    si, bien sûr,
    nous avons
    des difficultés, nous avons un socle solide »

  • Fermetures nocturnes des tunnels à Marseille pour travaux

    Fermetures nocturnes des tunnels à Marseille pour travaux

    Ceux du Vieux-Port, de la Major et de Saint-Loup seront fermés du 31 août au 3 septembre de 22h30 à 5h30. Et la nuit du 3 au 4 septembre, aux mêmes horaires, ce seront les axes routiers de Saint-Charles et Saint-Loup qui ne seront pas ouverts à la circulation. Les travaux ont pour objectif de conserver les équipements dans un état de fonctionnement optimal. Les tunnels restant généralement ouverts toutes les nuits du week-end dans le but de ne pas entraver le trafic routier le samedi et le dimanche.

  • À Istres, la majorité veut revoir la cantine et renforcer l’inclusion

    À Istres, la majorité veut revoir la cantine et renforcer l’inclusion

    Élue depuis mars dernier, la majorité vit sa première rentrée scolaire. Avec la volonté de voir certaines choses changer, à commencer par la restauration collective. Dès octobre, après les premières vacances scolaires, la municipalité engagera une réflexion globale à ce sujet, allant de la préparation des repas à l’organisation du temps méridien.

    « L’effet pervers de la cantine à un euro fait qu’il y a beaucoup d’élèves qui y mangent », commence le maire (LR) Robin Prétot. À ce jour, 2 637 enfants y sont inscrits, mais la mairie estime qu’ils seront 3 800 à y déjeuner en réalité. La cuisine centrale produit 4 300 repas par jour, puisqu’elle fournit aussi le collège Alain-Savary, le seul du département à être sous statut municipal. « C’est heureux, mais les services n’étaient pas préparés pour. On a une cuisine centrale qui est sous-dimensionnée et donc la qualité s’en retrouve dégradée. On fait peu de cuisson, beaucoup de décongélation et de réchauffement… C’est dommage, les enfants et leurs parents s’en plaignent derrière. Il y a aussi la question du temps méridien, avec des problèmes de discipline puisqu’il y a beaucoup d’élèves. »

    Concrètement, des groupes de travail seront créés sur les différentes thématiques liées à la cantine, associant les agents concernés, les parents d’élèves mais aussi l’opposition. Les premières conclusions sont attendues pour la rentrée 2027 mais d’ici la, la municipalité « réfléchit en interne à des pistes d’amélioration », précise l’adjointe au maire déléguée à l’éducation Sophie Declercq.

    Continuité des dispositifs

    Robin Prétot affirme : « Toutes les options sont sur la table. Je ne saurais pas dire s’il faut qu’on arrête la restauration pour préférer une délégation de service public, qu’on agrandisse la cuisine centrale, qu’on revoit l’organisation parce qu’il y a des problématiques au niveau de la réservation des repas, qu’on peut annuler 48h avant ce qui engendre du gaspillage. La problématique est globale, il faut qu’on se pose et qu’on parle de tout, du tarif, des agents, de la qualité des repas, des commandes, du budget… »

    Autre gros chantier, qui était une promesse de campagne pour cette équipe qui place son mandat sous le signe de l’inclusion : l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Cette rentrée, un Pass pôle d’appui à la scolarité a été ouvert au CEC des Heures Claires pour permettre aux familles d’obtenir des réponses plus rapidement face aux besoins de leurs enfants et de mieux coordonner leur accompagnement. Mais la majorité veut aussi renforcer les dispositifs qui relèvent de l’Éducation nationale.

    La conseillère municipale déléguée à l’inclusion et réussite éducative Céline Brull détaille : « Aujourd’hui, seules 3 des 27 écoles maternelles et élémentaires disposent d’une Ulis. Parmi nos collèges, seul Élie-Coutarel en bénéficie. Nous disposons aussi d’une unité d’enseignement maternelle autisme à Maurice-Gouin qui accueille jusqu’à 7 enfants de 3 à 6 ans, ce qui est très peu. Aucun dispositif équivalent n’existe ensuite à Istres en école élémentaire. Cette absence de continuité peut placer les enfants et leur famille face à une rupture de parcours. » Le maire a donc saisi le directeur académique pour demander de renforcer les Ulis et de créer un dispositif adapté aux enfants autistes dès la rentrée 2027. La Ville se dit prête à accompagner ces ouvertures en menant à disposition des locaux adaptés.

  • Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Un grand couscous pour rassembler les habitants

    Il n’est pas encore 19h ce samedi, mais la queue est déjà longue devant la place Bargemon à Marseille (2e). Tous attendent avec impatience de goûter le couscous concocté par les salariés de l’association d’insertion E.P.I.C.E.S.

    Organisé dans le cadre du festival Kouss Kouss et de l’Été marseillais, ce sont 5 000 assiettes qui ont été servies. Plus de 90 salariés, dont deux sur trois sont en réinsertion, ont tamisé, coupé, épicé et fait mijoté les légumes et la semoule pour cette soirée. « Ça fait trois jours que l’on travaille dans deux grandes cuisines pour pouvoir servir autant de plats », raconte Florian Rieu, co-président de l’association E.P.I.C.E.S.

    Couscous vert

    Herbes et aromates étant le thème de cette édition de Kouss Kouss, la recette a été un peu revisitée : semoule à l’aneth, fèves et artichauts pour accompagner les légumes traditionnels arrosés d’une sauce verte à la menthe et au persil. Une réussite pour Fethi, venu d’Aix-en-Provence pour y goûter, avec son épouse, sa nièce et ses enfants. « J’ai pas l’habitude des couscous végétariens, mais il est vraiment très bon », sourit-il.

    À la table d’à côté, Leila et Fatma dégustent elles aussi leur couscous en savourant la vue sur la Bonne Mère qu’offre la place Bargemon. Même si le « couscous vert » n’a pas convaincu le minot de Leila, la mère et la fille sont ravies d’être là. Venues de la Rose et Malpassé (13e), c’est par le biais du centre social qu’elles ont entendu parler de l’événement. « C’est super, ça nous permet de nous rassembler dans une ambiance festive, explique Leila, et ça fait sortir un peu. Et puis on va voir le maire », sourit-elle.

    Organisé en partenariat avec la Ville, la gratuité de l’événement est importante pour le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan : « ça permet à des personnes qui n’oseraient pas venir de partager ce moment. Et dans un monde où on commence à se haïr, on veut proposer à Marseille un contre modèle où la solidarité prime. »

  • À Tarascon, l’usine de Fibre Excellence toujours protégée par ses salariés

    À Tarascon, l’usine de Fibre Excellence toujours protégée par ses salariés

    La garantie de sécurité du site dépend des salariés ! » Ce dimanche, Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT du site, réaffirme la volonté des travailleurs de Fibre Excellence de poursuivre la mise sous protection du site le temps nécessaire à sa sécurisation complète.

    Pour rappel, après sa liquidation judiciaire c’est un mandataire judiciaire qui a pris la main sur la gestion de l’usine de pâte à papier, et le site devait officiellement fermer, vendredi 28 août, avec la fin du contrat de travail des salariés. Mais nombreux sont les travailleurs qui s’inquiétaient de la manière dont la transition allait se faire et pointaient des risques industriels (lire nos articles du 29/08 et du 27/08) pour le site classé Seveso. « On veut tout faire pour éviter un déversement accidentel de produits chimiques dans le Rhône, un incendie ou autre… Il faut donc que les mesures nécessaires pour maintenir l’intégrité du site soient prises avec les concernés », rappelle Jean-Michel Bulinge.

    D’où des tensions avec le mandataire judiciaire la semaine passée, jusqu’à un gros coup de chaud le jour de la fermeture où la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) est venue constater la situation. « On connaît le site comme personne. Il y a de l’acide, de la soude, des produits alcalins, des bactéries, de l’acide phosphorique pour le traitement des eaux dans les bassins d’aération… On leur demande le temps de sécuriser avec notre expertise », expliquait, ce vendredi, Yohan, opérateur aux 24 ans d’usine.

    « L’arrêté préfectoral

    nous donne raison »

    Et visiblement, les travailleurs n’étaient pas dans le faux puisque la préfecture des Bouches-du-Rhône s’est fendue d’un arrêté inédit dans la foulée de la visite des services de l’État. Cet arrêté prescrit « des mesures d’urgence » à l’adresse du mandataire-liquidateur. Ce dernier, que La Marseillaise a pu consulter, constate que « la mise en sécurité du site n’a pas été initiée » par ledit mandataire et « qu’il convient de maintenir au-delà du 28 août 2026 une présence humaine adaptée sur site ».

    Plus que ça, la préfecture va dans le sens de la CGT et tacle l’action du mandataire : « Le liquidateur est mis en demeure d’assurer la surveillance du site et le maintien des dispositifs de sécurité […] sur la base d’une organisation comprenant […] l’équipe proposée par la CGT. » En clair, les salariés ont pu rester tout le week-end sur l’usine, comme le préconisait l’organisation syndicale. « Cet arrêté est une victoire. Il nous donne raison, on voit bien que l’action du mandataire ne tient pas la route », réagit Jean-Michel Bulinge. « Fermer sans plus de sécurité c’est de l’inconscience… L’arrêt, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. On n’arrête pas une usine à papier comme une boulangerie », abonde Jaïr Flor-Pachi, délégué FO et mécanicien atelier qui est entré à Fibre Excellence en 2003 en intérim puis salarié en 2012.

    « Jusqu’au bout

    des opérations »

    D’où un week-end apaisé avant une nouvelle semaine qui s’annonce chargée pour les travailleurs papetiers. « On a une réunion ce lundi avec le secrétaire général de la préfecture et les représentants des différents services de l’État concerné par le dossier », développe le syndicaliste. Une rencontre où les enjeux sont grands pour l’avenir du site : « Nous allons demander le maintien des salariés sur site, a minima pour les postes nécessaires pour qu’il y ait une garantie environnementale et sécuritaire. » Cette revendication concerne une quarantaine de salariés. Reste à savoir combien de temps cette situation de mise en sécurité va durer et si la préfecture accède aux demandes des travailleurs. « Dans tous les cas, il faut le maintien des travailleurs jusqu’au bout des opérations », conclut Jean-Michel Bulinge.

  • Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Un tandem 100% marseillais se prépare pour le Mondial

    Pour le duo, la date du 23 septembre est soulignée sur leur calendrier.

    Trois jours après le Clasico OM-PSG, Christopher Pratt et sa jeune co-skipper Maïlys Radulic-Ferrat seront au départ du Mondial de course au large. Une épreuve qui se disputera jusqu’au 3 octobre, et dont Marseille, leur port d’attache, sera le point de départ et d’arrivée.

    Il s’agit là d’une grande première pour la course au large dans le bassin méditerranéen, à l’occasion de laquelle le duo espère porter haut les couleurs de la cité phocéenne à bord de Sunfast 30 OD. Ils seront vingt équipages à briguer la victoire.

    Un timing idéal

    C’est au début du printemps, lors de la Massilia Inshore Cup 2026, que le duo Christopher Pratt, 45 ans, et Maïlys Radulic-Ferrat, 22 ans, s’est formé. « Ayant déjà en tête que le championnat du Monde de course au large se déroulerait à Marseille, je me suis mis à chercher une jeune équipière à qui je pourrai transmettre le virus de la course au large. C’est là que l’on m’a parlé de Maïlys en me disant qu’elle était super douée. Je l’ai appelée directement. Ce qui est marrant, c’est que lorsque je faisais du 470, je naviguais aux côtés de sa mère ! », se souvient Christopher Pratt.

    De son côté, l’étudiante en Staps à Brest, qui a plutôt l’habitude du 49er FX et de l’olympisme, est surprise du coup de fil. Elle explique : « Ce n’était pas du tout prévu, j’étais en cours, et j’ai directement sauté sur l’occasion. Je n’avais jamais fait de gros bateaux, mon projet olympique était un peu en stand-by et la course au large était quand même dans un coin de ma tête. Le timing était idéal. »

    La Massilia Inshore Cup se déroule comme dans un rêve : 4 manches, 4 victoires et le duo décide d’envoyer un dossier à la Fédération française de voile pour représenter la France lors des championnats du Monde. Une réponse favorable tombe début juillet et le projet est lancé.

    L’objectif principal reste le championnat du Monde. Mais d’ici la fin septembre, le duo pourra se jauger dès cette semaine sur les Sunfast 30 OD du Mondial, d’abord lors d’un entraînement de 48 heures, puis lors du trophée Semac.

    Les 48 heures de navigation leur permettront de retrouver des automatismes et le trophée, lui, leur permettra de se confronter à des adversaires, chose qu’ils n’ont pas faite depuis la Massilia Inshore Cup. « Chaque heure, chaque minute passées sur le bateau, c’est toujours du temps de gagné », souligne Christopher Pratt.

  • Montpellier a tenu tête au PSG mais cède son Trophée des Champions

    Montpellier a tenu tête au PSG mais cède son Trophée des Champions

    Si certains pensaient que le Trophée des Champions serait un petit match de reprise, opposant le champion au vainqueur de la coupe, cela n’a pas été le cas.

    Montpellier, qui avait gagné la précédente édition, était bien décidé à conserver le précieux sésame. Ne serait-ce que pour s’offrir un succès de prestige, avant d’entamer une nouvelle saison en Starligue. Les coéquipiers de Valentin Porte y sont presque parvenus. Sans un passage à vide de cinq minutes au retour des vestiaires, sans doute le PSG aurait concédé son troisième échec consécutif dans cette compétition.

    C’est là que le match s’est joué. Alors que le PSG avait rejoint les vestiaires avec un handicap de quatre buts, la reprise tonitruante des Parisiens a désorganisé le collectif héraultais. Symboliquement, c’est Luka Karabatic qui a permis au PSG d’égaliser à 12-12. Avant que Sebastian Karlsson puis Ferran Solé ne donnent un court avantage de deux buts au PSG.

    Suffisant pour rester devant, jusqu’à un dernier assaut où les tensions se sont exacerbées. Montpellier réclamant un tir à 7 mètres pour une faute volontaire sur Drévy Paschal qui aurait pu amener une prolongation. Les arbitres ne les ont pas suivis. Et le PSG s’est imposé d’un but. « Nous sortons du match avec pas mal de frustration », regrette le coach du MHB Erick Mathé. Son capitaine Valentin Porte retient quant à lui que « quatre mecs plaquent un de nos joueurs qui venait de récupérer la balle et il n’y a pas penalty. Nous ne sommes pas vraiment récompensés. Ça gâche un peu la fête. »

  • La rentrée se prépare pour les élèves et les élus

    La rentrée se prépare pour les élèves et les élus

    Il devrait avoir près de 4 600 élèves en moins cette année, d’après les prévisions académiques, à faire leur rentrée à partir de mardi dans l’académie Aix-Marseille. Dans l’académie de Nice, ce sont 3 000 élèves en moins dans le premier degré, annonçait la rectrice. Des chiffres entérinant la baisse démographique annoncée.

    Mais cette diminution du nombre d’élèves ne s’accompagne pas de celle des effectifs par classe. Les syndicats de l’Éducation nationale dénoncent des fermetures de classes en « cascade ». Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont par exemple 40 classes qui ont été supprimées dans le secondaire. Une nouvelle carte scolaire qui avait déjà suscité des mobilisations en mars et avril.

    Pour la FSU 13, cette baisse démographique aurait dû être l’occasion de rattraper le retard de la France dans l’encadrement des minots. « Pour retrouver le taux d’encadrement de 2017 au second degré dans le département (Bouches-du-Rhône), il faudrait ouvrir 56 postes au collège et au lycée », dénonçait Nicolas Bernard-Hayrault, secrétaire départemental du Syndicat national des enseignants du second degré, lors d’une conférence de presse vendredi. Des revendications qui n’empêcheront pas les professeurs du premier et second degrés d’accueillir au mieux leurs élèves, malgré des moyens qu’ils estiment très insuffisants (lire aussi pages 2 et 3).

    Tournée des élus

    Les écoliers et les enseignants ne seront pas les seuls à retrouver le chemin de l’école. Les élus municipaux, départementaux et régionaux passeront eux aussi sous les préaux et dans les salles de classe des établissements scolaires du territoire pour lancer cette nouvelle année scolaire.

    Ce lundi, c’est le recteur Benoit Delaunay, qui fera sa rentrée, avec la traditionnelle conférence de presse. Il rassemblera au sein du rectorat à Aix-en-Provence les journalistes afin de présenter les nouveautés et les enjeux de cette nouvelle année scolaire 2026-2027.

    Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, sera lui présent à 8h à l’école Clair Soleil 1 à Marseille (14e). L’occasion pour l’édile de distribuer des kits de fournitures scolaires aux élèves afin d’alléger la facture du mois de septembre des parents.

    Distribution de tablettes

    Du côté de la Région, le président (Ren.) Renaud Muselier, dont la collectivité a en charge l’ensemble des lycées de la Région Sud, sera à Aix-en-Provence pour accueillir les lycéens de Paul-Cezanne et du lycée polyvalent Vauvenargues en compagnie de Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence. Il y distribuera de nouvelles tablettes numériques aux élèves.

    De son côté, Martine Vassal, la présidente (DVD) du conseil départemental, en charge des collèges sera à André-Chénier (12e) ce mardi matin. Elle a fait une première présentation vendredi des dispositifs mis en place en cette rentrée pour l’ensemble des collégiens avec à la clé, kits de fournitures scolaires, ordinateurs portables ou encore carte Cjeune, « près de 800 euros d’économies pour les familles d’un élève entrant en 6e ».

  • Marseille se souvient de sa Libération, 82 ans après

    Marseille se souvient de sa Libération, 82 ans après

    Vives émotions et souvenirs poignants, ce dimanche matin au pied de l’emblématique char Jeanne d’Arc, sur la place du Colonel Edon à Marseille, pour la commémoration du 82e anniversaire de la Libération de la ville.

    Anciens combattants de l’armée française, jeunes porteurs de drapeaux, cadets des marins-pompiers, élus municipaux, sénateurs, députés ou encore représentants de l’État ont tous rendu hommage « aux courageux libérateurs de Marseille ». Le Chant des partisans comme la Marseillaise ont accompagné les dépôts de gerbes devant le véhicule blindé qui symbolise les sacrifices des différents régiments de tirailleurs algériens, des tabors marocains et des forces de la Résistance pour la Libération du joug nazi.

    Avant une lecture de l’historique des combats pour libérer la ville par Elyah Étienne, élève de l’école des porte-drapeaux de Marseille. Une manière de se replonger dans la journée du 28 août 1944. « C’est important d’être là pour rappeler ce qu’a coûté la Libération de la ville et du pays », insiste Anthony Gonçalves, adjoint communiste au maire de Marseille en charge de la santé.

    « Une résonance particulière »

    Il dénonce surtout la présence de plusieurs élus du Rassemblement national à la cérémonie : « On ne doit pas s’habituer à la présence d’élus d’un parti qui a été fondé par les héritiers de ceux qui ont été battus ce jour-là. Ils ne sont pas et ne seront jamais les bienvenus dans ces cérémonies. »

    Avant de conclure sur le caractère inhabituel de cette commémoration au regard de l’élection présidentielle à venir : « Plus que jamais, cette cérémonie a une résonance particulière. On ne peut pas s’empêcher de penser à la prochaine échéance électorale », avec une extrême droite en embuscade, et encore un combat de haute lutte à mener.