Tag: Bouches-du-Rhône

  • [National de Fos] Mougenot, Caligot et Pizzaro vainqueurs

    [National de Fos] Mougenot, Caligot et Pizzaro vainqueurs

    C’est décevant mais la chaleur a joué un rôle prépondérant. Dans la fournaise Fosséenne, les gardois Antony Mougenot, Thierry Caligo et Mickaël Pizzaro (Boule des Anges) se sont imposés contre les Marseillais Loîc Del Peloso, Dylan Brandelo, Loîc Pellegrini.

  • [Jeu provençal] Le Cercle St Barnabé s’incline face à Mazan

    [Jeu provençal] Le Cercle St Barnabé s’incline face à Mazan

    Tout a commencé le matin à l’aube pour les Marseillais. Histoire d’avoir des surfaces de jeux bien appropriées, c’est Dédé Clément qui s’y colle, il sera le premier en action pour peaufiner ces aires de jeux. Il est le bénévole exemplaire type.

    Suite à un repas pris en commun, c’est à 14h que Michel Borghino lance les deux parties en triplettes. Des parties programmées en deux heures de temps, avec deux mènes supplémentaires si les 11 points n’ont pas été atteints.

    Après la série des triplettes, les deux clubs sont à égalité.

    La donne est simple, l’équipe qui remportera deux doublettes sera obligatoirement qualifiée.

    Si le binôme Lopez – Augugliaro semble montrer la voie aux locaux, les Vauclusiens vainqueurs du mixte vont revenir à la hauteur.

    Dans le dernier duel, alors que les locaux Guidicelli – Merlin semblent enchantés avec un score de 9-2 en leur faveur, ils vont voir leur jeu se déliter. Didier et Laurent vont refaire leur handicap et revenir au terme de l’antépénultième mène à égalité à 9.

    Pourtant dans ce jeu, les visiteurs gagnent le point à leur sixième boule…. Le double local dispose de cinq boules. En favorisant l’appoint au tir – qui s’imposait – ils vont par cinq fois échouer et donc laisser revenir à 9.

    Dans le jeu suivant, les joueurs de Mazan manquent à leur tour la sortie. N’engageant qu’un point alors qu’ils disposaient de quatre possibilités. Une occasion qu’ils ne manqueront pas dans la mène suivante.

    Ce qui donne au final, la victoire à la Boule Joyeuse de Mazan sur le score de 3 à 2.

    Fiche technique

    Cercle St Barnabé

    Claire Gaudilliere – Sabine Fara – Max Guidicelli – Stéphane Marco – Jean-David Merlin – Mario Augugliaro – Frédéric Comentale – Christian Lopez – Capitaine : Fara Patrick

    Boule Joyeuse de Mazan

    Françoise Pau – Chantal Gabellon – Fabien et Philippe Correger – Francis Laurent – Nicolas Bibal – Nicolas Didier – Stéphane Chabot – Capitaine : Jacques Marek.

    Résultats des triplettes

    Gaudilliere (puis Fara) – Lopez -Augugliaro battent Pau (puis Gabellon) – Chabot – Correger 11 à 8

    Didier (puis P. Correger)- Laurent – Bibal battentGuidicelli (puis Marco)- David – Comentale 11 à 8.

    Doublettes

    Fara (puis Gaudilliere) – Marco

    Gabellon – F. Correger battent Fara (puis Gaudilliere) – Marco 11 à 9

    Didier – P. Correger battent Guidicelli – Merlin 11 à 9

    Augugliaro -Lopez battent Bibal – Chazot 11 à 2.

  • 150 joueuses dans les ronds

    150 joueuses dans les ronds

    Si ce n’est la chaleur qui a pénalisé les organismes, et on peut le comprendre, le concours s’est déroulé dans une ambiance vraiment conviviale.

    Dans la foulée du GP Féminin Paprec La Marseillaise, il y avait là de fortes personnalités de la pétanque féminine. Des équipes qui vont offrir de belles oppositions, des parties de haute intensité, avec de fortes doses de suspense. Lysiane Bernard, qui était sortie de route en quart de finale, la vice-présidente du comité des Bouches-du-Rhône Cécile Trujas va se retrouver en finale face à Amandine Blanche. Devant la forte chaleur et pour abréger leur souffrance elles vont s’offrir une pause fraîcheur qui sera déterminante pour clôturer cette belle épreuve.

    A.P.

  • [C’est l’été] Grand jeu aux archives municipales

    [C’est l’été] Grand jeu aux archives municipales

    « Les soldats arriveront dans le bâtiment dans 1 heure. Le temps est compté… », lance l’animatrice des archives municipales. C’est le début du grand jeu d’évasion. Aussitôt, tous les participants, replongés en 1944 à la libération de Marseille, s’activent pour trouver à travers les copies des documents historiques les indices leur permettant de sauver de précieux documents des griffes des nazis. « L’idée c’est de valoriser les archives municipales et de concevoir l’importance de la conservation des documents », explique Laurence, chargée de projets culturels au sein des archives.

    Le jeu, ouvert à tout type de public tout l’été les mardis et jeudis à 14 h permet de se divertir tout en découvrant l’histoire de Marseille offrant 1h15 de fraîcheur dans l’ancien bâtiment de la manufacture des tabacs (3e). « Alors que la mémoire se perd, c’est cool d’aborder la Seconde Guerre mondiale sous forme de jeu pour les nouvelles générations », félicite Mathilde, après avoir participé à l’animation. « L’immersion était totale », ajoute Priscilla qui recommande l’activité.

  • [C’est l’été] Un voyage musical tout en nuances et délicatesse au Festival d’Aix

    [C’est l’été] Un voyage musical tout en nuances et délicatesse au Festival d’Aix

    Délaissant La Flûte Enchantée dans la fosse de l’Archevêché, Leonardo García-Alarcón offrait, mardi soir au GTP, un délicieux concert baroque, illuminé par la présence de la soprano bulgare Sonya Yoncheva. Soutenus par neuf pupitres choisis et d’un programme rayonnant entre l’Italie, Angleterre et Espagne, les deux artistes ont livré un peu plus d’une heure d’un voyage musical tout en nuance et délicatesse. Les deux artistes ont rappelé leur rencontre, leur projet mûri pendant les heures angoissantes de la crise du Covid et leur bonheur à se retrouver ce soir-là. Leur complicité était évidente. L’Argentin de La Plata, claveciniste et organiste, musicologue averti est désormais une incontournable figure du Festival. Outre le Mozart cette année, il est, l’homme des succès au Jeu de Paume des opéras de Cavalli ; Elena, Erismena et de Monteverdi, Il Ritorno di Ulisse in Patria, Orfeo et L’incoronazione di Poppea. Sonya Yoncheva qui a débuté aux côtés des Arts Florissants de William Christie, est depuis rompue aux grands rôles ; Violetta, Desdemona, Tatiana d’Onéguine, et semble mettre ses pas dans ceux de Callas en abordant Bellini, Donizetti, la Médée de Chérubini… Une voix bien ample, bien chaleureuse, pour un programme très « camerata musicale ».

    Le baroque à ses sources vénitiennes est illustré par des madrigaux de Claudio Monteverdi, un extrait de L’incoronazione di Poppea et Francesco Cavalli, bien sûr ; Xerse, L’Egisto. Sans oublier une composition du maître Alarcón sur une mélodie de l’Italien Antonio Draghi. Un détour conduit vers les derniers feux du madrigal anglais élisabéthain d’Orlando Gibbons et John Dowland. La Mort de Didon, « Remember me ! » du Dido & Æneas de Purcell, suspend le vol du temps. L’auditoire est recueilli, comme il est bien plus encore lorsque la soprano entame un chant traditionnel bulgare. Puis le voyage passe par l’Espagne du Siglo de Oro. Une « Jácara » (chanson satirique) de Lucas Ruiz De Ribayaz et une mélodie de José Marín Ojos. L’Atlantique est alors traversé dans ce galion musical pour conduire le public sur les rivages du Venezuela (Simón Díaz) et l’Altiplano péruvien (Tomás De Torrejón y Velazco).

    Un bel instant

    Le voyage n’aurait pas eu ce charme propice aux découvertes sans le talent des neuf pupitres qui ont servi de guides. Très applaudie la flûte à bec virtuose de Rodrigo Calveyra et les guitares aux teintes flamenca de Monica Pustilnik et Quito Gato, pinçant avec tout autant de grâce Archiluth et Théorbe. Sonya Yoncheva se laisse aller à quelques pas de danses. Il n’en faut pas plus pour séduire un public déjà largement acquis. Pour être entièrement juste il convient de retenir les noms de la harpiste Marina Bonetti, des violonistes Amandine Solano et Laura Corolla, de la gambiste Margaux Blanchard, du violoncelliste Oleguer Aymami Busqué et du contrebassiste Eric Mathot. Ils forment le Cappella Mediterranea qui est aujourd’hui l’instrument incontournable du répertoire baroque. Instrument on ne peut plus exact que Leonardo García-Alarcón dirige presque de loin, faisant entière confiance aux talents de ses musiciens. Un très bel instant de musique.

  • [C’est lété] « Ciao Moka », une vague culturelle italienne à Marseille

    [C’est lété] « Ciao Moka », une vague culturelle italienne à Marseille

    Une vague aux couleurs criardes sort de la moka, cette cafetière italienne emblématique, pour répandre ses notes, couleurs et la culture de la Botte sur Marseille. Symbolisé sur l’affiche de sa 6e édition, l’ADN de Ciao Moka, ce festival qui, « comme une marée montante, apporte les saveurs, rythmes et histoires d’une Italie vivante, généreuse et toujours en mouvement ». Selon Sonia Nisi, sa fondatrice et directrice, une édition « encore plus pluridisciplinaire » lancée à l’Alcazar jeudi 16 juillet à 17h30 par une rencontre avec Arianna Cecconi, « anthropologue, enseignante à l’Université d’Aix-Marseille et chercheuse dans le domaine des rêves et du sommeil qui viendra présenter son deuxième roman La ronde des insomniaques ».

    Le lendemain, place aux arts vivants pour Ciao Moka, qui investira le Parc Longchamp dès 19h avec Yaraka. Originaire des Pouilles, un groupe qui « chante dans le dialecte de Tarento, tout en fusionnant les rythmes du sud de l’Italie et de la Méditerranée en général. Ils explorent aussi les musiques africaines et amazoniennes dans une idée de transe », décrit la directrice de ce festival qui poursuivra la soirée pour les amateurs de danse avec des ateliers de pizzica, tarentelle venue du sud de l’Italie, mais aussi de cinéma. Dans le cadre de l’été marseillais et du Ciné plein air, Nous nous sommes tant aimés sera projeté. Un chef-d’œuvre d’Ettore Scola (1974) qui « retrace 30 ans d’histoire italienne après-guerre et les changements de la société. Avec des acteurs phares du cinéma italien (Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, ndlr). Et c’est aussi un hommage au cinéma italien, on voit même Federico Fellini dans le film en train de jouer son propre rôle et de tourner La dolce Vita », développe avec plaisir Sonia Nisi.

    Italo-disco au sommet

    Ciao Moka fera son retour à l’Alcazar le samedi 18 juillet à 16h, où le maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université d’Aix-Marseille Stéphane Mourlan « va raconter l’histoire de l’immigration italienne à Marseille aux XIXe et XXe siècles », avant une visite guidée sur les traces qu’elle a laissées dans la ville. Cap ensuite, dès 19h30, sur le toit-terrasse de la Friche Belle de Mai avec une triple performance : la danseuse et DJ de house italienne Betty Wesh, la rappeuse et chorégraphe originaire de Vénétie Adriana et le groupe de Valentino Vivace, « nouvelle figure montante de l’italo-disco ». Clap de fin de cette 6e édition de Ciao Moka, dimanche à 17h30 avec une visite guidée de la Belle de Mai autour de l’histoire de ce quartier ouvrier irrigué par l’immigration italienne au siècle dernier. à 19h, la Friche accueillera Niente panico, spectacle de cascades et jonglages imaginé par le circassien florentin Giuliano Garufi, avant un karaoké géant basé sur le répertoire des chansons populaires transalpines.

  • [C’est l’été] À Saint-Rémy, musiciens et chanteurs retiennent la nuit

    [C’est l’été] À Saint-Rémy, musiciens et chanteurs retiennent la nuit

    « Il est de ces lieux où la musique ne résonne pas de la même manière », affirme Mathieu Herzog, directeur du Festival de Glanum établi sur ce site antique datant de l’Empire romain situé au pied des Alpilles. « Le silence y est habité, les pierres portent une mémoire et chaque son semble trouver une profondeur particulière. Lorsque la nuit tombe, l’écoute devient plus intérieure et libre. La musique y prend une dimension presque intime. C’est de cette sensation qu’est née cette 11e édition, placée sous le signe de la nuit », développe-t-il à propos de ce festival qui s’élancera jeudi 16 juillet par les Splendeurs du baroque italien. Nourri par des œuvres de Pergolèse et Vivaldi, un programme interprété par la soprano Gwendoline Blondeel, le contre-ténor Philippe Jaroussky et dirigé par le violoniste Thibault Noally.

    « Paysages nocturnes »

    Dans cette ancienne cité gallo-romaine et véritable musée à ciel ouvert, trois soirées échafaudées comme autant de « voyages », illustreront aussi Les grands airs de la nuit, prévus le lendemain. Le sextet du trompettiste Romain Leleu dispensera des notes jazz aux « résonances cinématographiques », avant la prestation de la grande mezzo-soprano Marina Viotti. Accompagnée du guitariste Gabriel Bianco et du violoncelliste Léonard Disselhorst, elle dépeindra de sa voix puissante des « paysages nocturnes aux multiples visages » suggérés par des compositeurs tels que Schubert, Nino Rotta ou encore Dizzie Gillespie.

    Soirée de clôture du Festival de Glanum prévue samedi 18 juillet avec une création dirigée par Mathieu Herzog lui-même et portée par les voix de Kaïna Blada, Neïma Naouri ou Bastien Jacquemart, sous la forme d’une « version symphonique » de la comédie musicale américaine West Side Story.

  • Une coupure de courant paralyse une partie de Martigues

    Une coupure de courant paralyse une partie de Martigues

    Dans le quartier de l’Île, tous les rideaux de fer des vitrines étaient descendus ce mercredi en début d’après-midi. Et pour cause : une coupure d’électricité a paralysé une partie de la ville dès mardi soir.

    « Dans la nuit du 14 au 15 juillet, à 00h30, un incident est survenu sur le réseau public de distribution d’électricité dans les communes de Martigues et Châteauneuf-les-Martigues, dans un contexte de très fortes chaleurs. 6 000 clients ont été privés d’électricité », explique Enedis, qui assure avoir immédiatement mobilisé ses équipes pour rétablir l’alimentation dans les meilleurs délais.

    Les très fortes chaleurs cumulées sur plusieurs jours avec une température qui ne descend pas la nuit ont fait monter la température des sols goudronnés à 80 degrés, ce qui a mis en forte contrainte les réseaux souterrains. Ce sont des boîtes de jonction (qui servent à relier deux câbles souterrains entre eux) qui sont à l’origine de l’incident de cette nuit.

    Les équipes techniques d’Enedis utilisent un camion équipé de détecteurs afin de localiser très précisément l’endroit du câble souterrain à réparer pour intervenir « au plus juste, en ouvrant la chaussée et en remplaçant le matériel électrique endommagé, tout en limitant au maximum les nuisances pour les riverains et la collectivité », poursuit le gestionnaire, qui s’excuse pour la gêne occasionnée.

  • Peter Knapp raconte l’école d’art du Bauhaus

    Peter Knapp raconte l’école d’art du Bauhaus

    La fondation Vasarely organise une conférence ce jeudi à 19h sur le mouvement du Bauhaus, raconté par le photographe et graphiste Peter Knapp qui a été élève d’un de ses fondateurs. L’événement, organisé par la fondation, est le fruit d’un partenariat avec le festival des nuits photographiques de Pierrevert, qui se déroulera dans les Alpes-de-Haute-Provence à la fin du mois de juillet.

    La conférence permettra de découvrir l’école du Bauhaus, fondée en 1919, à travers les yeux de Peter Knapp qui fut l’élève de Johannes Itten, professeur du Bauhaus. « À 95 ans, il est un des derniers témoins qui peut en parler », insiste Stéphane Kossmann, président des nuits photographiques de Pierrevert. Car avant de désigner un courant artistique, le Bauhaus était avant tout une école d’architecture et d’arts appliqués créée par Walter Gropius à Weimar. Paul Klee, Vassily Kandinsky ou encore Johannes Itten y ont d’ailleurs été professeurs. Cette école portait l’ambition de rassembler l’enseignement de toutes les matières artistiques telles que l’architecture, la peinture ou art plastique. Une institution régie par le manifeste du Bauhaus, rédigé par son directeur, qui affirme notamment qu’« il n’existe aucune différence essentielle entre l’artiste et l’artisan ».

    Menacés par le nazisme, car considérée comme une école apprenant « l’art dégénéré », beaucoup de professeurs se sont exilés. Comme Johannes Itten qui est parti à Zurich, où il a continué d’être professeur et où Peter Knapp est devenu son élève. La conférence sera également l’occasion de découvrir le travail de ce photographe et designer qui a notamment travaillé dans la mode. Au début de la conférence, un petit film retracera son œuvre.

    Conférence sur le Bauhaus
    par Peter Knapp, jeudi 19h,
    à la fondation Vasarely

  • Le répit de Notre-Dame, un lieu de restauration inclusif et solidaire

    Le répit de Notre-Dame, un lieu de restauration inclusif et solidaire

    « Le lieu est magnifique, ça fait plaisir de travailler là », s’enthousiasme Théo, 24 ans, en situation de handicap sensoriel et employé du répit de Notre-Dame (7e). Cette entreprise adaptée accueille, au sein de son équipe de 9 personnes, 6 employés en situation de handicap. Dans les pentes de Notre-Dame de la Garde et face à la mer Méditerranée, le répit de Notre-Dame fait partie d’un projet plus vaste de tiers-lieu inclusif, porté par l’association IRSAM.

    Née il y a 165 ans à Marseille, la structure œuvre en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap sensoriel. « La mission principale est l’accompagnement de ces personnes, faire en sorte qu’elles soient, à terme, autonomes », explique Marion De Bovis, chargée de communication pour l’association. Depuis, son champ d’action s’est élargi et s’est développé vers de nouveaux territoires et de nouveaux handicaps. Avec plus d’une quarantaine d’établissements d’accueil, l’ouverture de ce tiers-lieu marque une nouvelle étape pour l’IRSAM.

    Au-delà de l’entreprise adaptée qui se développe autour de trois activités (café-restaurant, privatisation du lieu pour séminaires et associations et épicerie locale et solidaire), le lieu accueille aussi un espace d’habitat inclusif, la Villa Saint-Louis. « Tous s’engagent à faire vivre ce projet de vie partagée et inclusive » ajoute Marion De Bovis : une charte en cours de rédaction va être signée par les 13 locataires des logements du bâtiment, dont 4 sont en situation de handicap sensoriel.

    Un lieu tourné

    vers le handicap

    Le répit de Notre-Dame est une entreprise destinée aussi bien aux touristes qu’aux Marseillais du quartier, mais c’est avant tout un lieu tourné vers le handicap sensoriel, pensé au service de l’association et des personnes en situation de handicap et non l’inverse.
    « Venir ici, c’est contribuer à l’inclusion de ces personnes au sein de la vie sociale, contribuer à rendre visible et à changer le regard sur le handicap », fait valoir Julie Giraud, qui pilote le projet. En 2019, la congrégation des Sœurs de Marie Immaculée a légué le bâtiment à la structure, Julie Giraud construit le projet du tiers-lieu dans la démarche de mettre en avant le bâtiment et l’association : « On avait envie de créer un lieu ouvert sur l’extérieur, un lieu qui soit beau, où l’on peut se rencontrer et qui montre que les personnes en situation de handicap sont en capacité de travailler ».

    Ouvert au public depuis le 26 juin, le lieu se fait connaître et conquiert le cœur des clients. « On a eu que des retours positifs, tant sur la cuisine que sur le lieu et le fond du projet », se félicite Edouard Brame, responsable du lieu. Ouvert du mardi au samedi, de 10h à 20h, le répit propose des offres petit-déjeuner, déjeuner, goûter et apéro tapas, accueillant les consommateurs tout au long de la journée. Il propose une cuisine simple, avec des produits locaux et des pâtisseries faites maison. L’épicerie locale et solidaire propose elle aussi des produits du terroir, majoritairement issus d’ESAT (établissement et service d’accompagnement par le travail).

    Dans un cadre idéal, avec une vue prenante sur Marseille et le chant des cigales, Pierre-Laurent, autre employé en situation de handicap, accoste même les passants : « Viens dans la clim ! », invite-t-il à se rafraîchir. L’atmosphère du lieu est chaleureuse : « Il y a une très bonne ambiance dans l’équipe. Edouard est très sympa, les collègues de travail aussi », applaudit Théo.

    Une inauguration officielle aura lieu le 22 septembre, et l’association ouvrira les portes de ses bâtiments pour les journées du patrimoine le samedi 18 septembre.