Tag: Bouches-du-Rhône

  • Ces trois joueurs passés par l’OM et l’Atalanta Bergame

    Ces trois joueurs passés par l’OM et l’Atalanta Bergame

    Franck Sauzée

    Recruté en 1988, après une excellente saison chez les Sochaliens avec seize buts en 30 matches, « Kaiser » Sauzée s’est imposé comme l’un des cadres de la formation phocéenne, qui a réalisé dès sa première saison le doublé coupe-championnat. S’il a remporté, à nouveau, le trophée de la Coupe de France (en 1991) et du championnat de France (en 1992), le milieu de terrain originaire d’Aubenas a connu l’apothéose de sa carrière en 1993, où il a fait partie de l’équipe vainqueure de la Ligue des Champions. Sous les ordres de Raymond « la Science » Goethals, l’international tricolore (39 sélections) évoluait dans un registre plus offensif, ce qui lui a notamment permis d’inscrire un triplé face au CSKA Moscou lors de la phase de groupe européenne de 1993. Après avoir tout gagné avec l’Olympique de Marseille, il a tenté une première expérience à l’étranger sous les couleurs de l’Atalanta Bergame. Une mauvaise expérience pour Sauzée, auteur de trois réalisations en 19 apparitions. Après cette saison ratée, il aurait dû revenir à l’OM pour relancer sa carrière, mais a finalement rejoint les rangs de Strasbourg.

    Sead Kolašinac

    Le guerrier bosnien (62 sélections) a débarqué dans la cité phocéenne lors du mercato hivernal 2021 pour doubler le poste de latéral gauche, occupé en ce temps-là par le Brésilien Luan Pères. Après quelques premiers mois timides, le « Tank » s’est imposé comme un élément fort de la charnière olympienne, sous le commandement d’Igor Tudor. Il a même réussi à être décisif en inscrivant quatre buts lors de la saison 2022-2023. Ses bonnes prestations vont lui permettre de rejoindre l’Atalanta Bergame, où il a affronté ses anciens coéquipiers marseillais quelques mois plus tard lors de la confrontation aller-retour en demi-finale de la Ligue Europa 2024. Toujours présent dans l’effectif lombard, Kolašinac alterne entre les longues blessures et les titularisations. Il n’a toujours pas refoulé la pelouse depuis le 13 avril.

    Ruslán Malinovskyi

    Ce joueur prometteur a réussi à taper dans l’œil de l’Atalanta en 2019, après un exercice grandiose avec le club belge de Genk (13 buts et 11 passes décisives). Après trois saisons confirmées sous les ordres de Gian Piero Gasperini, l’international ukrainien (66 sélections) est prêté à l’OM avec une option d’achat de 10 millions d’euros. Malgré ses 23 apparitions lors de cette deuxième partie de saison 2023-2024, le milieu offensif n’a pas réussi à s’imposer dans le onze olympien. Il a toutefois marqué les esprits en mettant fin à 12 ans d’hégémonie du PSG au Vélodrome grâce à son but victorieux en 8e de finale de la Coupe de France 2023.

    Abdoulay Konko, l’exception marseillaise

    Il n’a jamais porté le maillot de l’Olympique de Marseille, mais on ne peut pas évoquer l’Atalanta Bergame sans citer le nom d’Abdoulay Konko. Ce défenseur latéral droit, formé à l’ASPTT Marseille et passé par le centre de formation du FC Martigues, s’est rapidement exporté en Italie. Après avoir évolué dans des clubs prestigieux comme la Juventus de Turin ou la Lazio Rome, Konko a choisi de finir sa carrière à l’Atalanta Bergame lors de la saison 2016-2017. Il a ainsi rejoint l’effectif de Gian Piero Gasperini, qu’il a déjà connu dans trois autres clubs (à la Juventus, à Crotone et à Genoa). C’est d’ailleurs le technicien italien qui l’a replacé dans le couloir droit, alors qu’il a toujours évolué comme milieu de terrain axial.

  • La réouverture d’une rue des Chutes-Lavie en débat

    La réouverture d’une rue des Chutes-Lavie en débat

    Pour soutenir leur revendication d’une réouverture d’un accès piétons de la rue qui traverse la cité des Chutes-Lavie, les riverains se sont constitués en collectif. Ils se donnent rendez-vous mercredi 5 novembre à 11h devant les locaux de la Métropole, 25 avenue de Frais-Vallon, où ils seront reçus par Solange Biaggi.

    Un grand portail verrouille l’accès à la rue de la Pépinière. Ce geste, décidé par l’assemblée des copropriétaires qui revendiquent une voie privée et invoquent des raisons « de sécurité », a soulevé un tollé dans tout un quartier. Une mobilisation du collectif des Chutes-Lavie, le 15 octobre, a mis au jour les difficultés rencontrées par les riverains obligés à de longs détours pour rejoindre les commerces et écoles de l’autre côté de la cité. Par ailleurs une crèche, un centre d’animation et un jardin municipaux se trouvent dans l’enceinte de la cité.

    PML (ex-HMP) a progressivement vendu des logements sociaux de la cité jardin mais reste majoritaire au conseil d’administration. Déjà, l’ancienne école maternelle avait été « fermée du fait de l’accessibilité piétonne dégradée », rappelle Didier Jau, maire (EELV) du secteur, qui a écrit une lettre à Solange Biaggi, nouvellement élue à la tête de PML, lui enjoignant de « rouvrir sans délai le passage piétonnier litigieux, au moins à titre provisoire ». Il souhaitait voir « aligner la position d’HMP sur l’intérêt général de la mobilité de proximité ». Par ailleurs, souligne Hervé Street, militant marseillais qui soutient leur combat, « cette fermeture pose un problème d’enlèvement des ordures et est en contradiction avec le règlement du bailleur ». La présidente a finalement accepté de rencontrer les riverains ce mercredi. Elle recevra une délégation du collectif pour étudier la demande.

  • Des jeunes « augmentent » la fresque de Gaëtan Marron

    Des jeunes « augmentent » la fresque de Gaëtan Marron

    La fresque numérique réalisée par quatorze jeunes à partir de la peinture murale de Gaëtan Marron au Mauma s’appelle Isla Nasla-Tinora. Elle a été officiellement présentée en fin de semaine dernière et est désormais accessible via l’application gratuite Artivive.

    « Notre projet consistait à faire une illusion optique » raconte Kaila, 16 ans, en insertion professionnelle. « On a pris en photo la fresque et personnellement, j’ai choisi de travailler sur un personnage. J’ai redessiné une lune. Je voulais que ma Lune tourne autour du personnage et à la fin, soit mangée. » Elle fait passer une tablette devant la fresque qui se met instantanément en mouvement et en musique. Sur l’écran, des formes colorées se balancent. « Il fallait dessiner, dupliquer les images, choisir des sons. On entend des chouettes. Pour moi, ça représente la nuit, la paix, le silence… » détaille-t-elle avec un sourire.

    Trois ateliers ont permis la réalisation de ce travail durant lesquels les jeunes ont apprivoisé animation, création sonore et montage. Forte de cette expérience, Kaila dit actuellement passer son Bafa.

    C’est Gaëtan Marron, artiste plasticien marseillais qui a dessiné la fresque. « Les jeunes expérimentent du dessin au trait, le travail de la matière » se réjouit-il, avant d’ajouter qu’« ici, grâce à l’Addap13, deux jeunes ont été rémunérés pour la peinture de la fresque. » Un travail qui « crée une vraie ouverture d’esprit », glisse-t-il. Méta 2, pôle de création en art urbain qui s’attache à construire le lien entre les territoires et les artistes, a orchestré ce projet dans un travail conjoint avec Chroniques et les jeunes de l’Association départementale pour le développement des actions de prévention des Bouches-du-Rhône (Addap13). Chroniques a récemment été désigné par le ministère de la Culture pôle ressource de la création en environnement numérique pour la région Paca. Ils ont bénéficié de l’espace ouvert au public, MediaLab, au sein de la Friche Belle de Mai qui rend accessibles des espaces comme ce mur. La Fondation Orange a également soutenu le projet en apportant une aide financière, via l’appel à projet « Apprendre autrement ».

    Une réalisation collective qui vise prioritairement à remobiliser les jeunes. « Nous avons quarante-deux œuvres d’art urbain dans des quartiers enclavés de Marseille » commente Aurélie Masset, directrice de Méta 2. Avec l’Addap13, « nous réalisons des chantiers participatifs et des projets de remobilisation pour des jeunes éloignés de l’emploi ou en transition scolaire afin de les sensibiliser à une pratique artistique ». Ces dernières années, Meta 2 avait lancé l’école du MauMa, arrêtée depuis faute de financements. Ils ont tout de même pu former 32 jeunes à des métiers connexes comme nacelliste, des métiers dans le bâtiment, la communication ou le community management.

  • Martine Vassal dévoile ses premiers visages pour 2026

    Martine Vassal dévoile ses premiers visages pour 2026

    À cinq mois d’une élection municipale qui peine à exister face à la menace d’une dissolution, Martine Vassal meuble sa campagne. Après avoir dévoilé les noms de sa directrice de campagne, Laure-Agnès Caradec (LR), et de son porte-parole, Romain Simmarano (Ren), « l’alliance de la nouveauté et de l’expérience », la présidente (DVD) de la Métropole et du Département a présenté lundi ses premières « personnalités soutiens ».

    À sa droite, la présence de l’avocate Sandra Blanchard, 39 ans, cofondatrice du mouvement « Une génération pour Marseille » n’est pas une surprise. Elle a, derrière elle, vingt ans de militantisme politique amorcé à l’UMP. « Je me suis consacrée à mes études, j’ai créé mon cabinet, j’ai fait deux enfants et je me suis dit que là, le temps de l’engagement était venu », insiste celle qui s’enorgueillit d’avoir fait annuler « dix délibérations et marchés de la ville » par la justice. Son credo ? « L’efficacité de l’action publique. »

    « Il est absolument insoutenable d’avoir un budget de deux milliards, des aides extraordinaires de Marseille en grand et cette incapacité crasse à faire ! Cette ville avance à la force de l’inertie (…) On ne peut pas être le chef de tout mais le responsable de rien », tance-t-elle avant de louer l’action de Martine Vassal côté transports. La pique au maire de Marseille est directe. Le discours est rodé.

    Héritage

    « Il est important de faire voir de nouvelles personnalités et dans ce renouveau il y a Gérard Michaël Bohbot », poursuit Martine Vassal qui veut s’appuyer sur « sa compétence » en matière culturelle. Si lui ne prétend à rien, la candidate aimerait l’embarquer dans l’aventure à la mairie centrale. Avec son « passé atypique », il n’est pas connu du grand public. Danseur du ballet national de Marseille sous Roland Petit, ancien chorégraphe, il monte ses premières productions à 21 ans, allègrement soutenu par le conseil régional alors dirigé par Jean-Claude Gaudin.

    Lui aussi tacle le maire : « Le travail que nous avons à faire n’est pas de chanter pendant l’été mais de construire pour réfléchir à mieux transmettre l’héritage que nous avons nous-mêmes reçu, à la jeunesse qui prendra le relais. » Dans son viseur l’Opéra, le Conservatoire ou le Théâtre du Gymnase, choisi comme lieu de rendez-vous avec la presse.

    L’établissement municipal est fermé depuis mars 2020 car ses balcons à l’italienne menaçaient de s’écrouler. Un chantier dont le montant des travaux (18 millions) souligne les décennies d’abandon ayant abouti à sa fermeture. « Je regrette qu’aujourd’hui il ne soit pas rénové (…) Je trouve lamentable qu’on abandonne ainsi la culture, ici sur la Canebière, un endroit emblématique », ose même Martine Vassal, pointant un permis de construire de juillet 2023 sur la façade.

    « Actuellement en phase de préparation et de mise en sécurité, le chantier débutera le 10 novembre », précise de son côté la Ville tablant sur une ouverture au public en 2027. Et de rappeler les investissements sur un patrimoine que l’abandon avait conduit à l’obsolescence : rénovation achevée du Lenche (Maison des Artistes) et du ZEF (Gare Franche), rénovation en cours de la Criée ou de la Cômerie, acquisition du Moulin, réouverture du MAC, maintenance des bibliothèques et des musées… Une première étude lancée pour la réhabilitation complète de l’Opéra évalue son coût à 45 millions. Gérard Michaël Bohbot conseillera peut-être de mettre la main à la poche ?

  • 1,8 milliard pour la desserte de la région Sud

    1,8 milliard pour la desserte de la région Sud

    Le dernier tour de piste de Georges-François Leclerc aura été auréolé de succès. Ce lundi 3 novembre, le préfet de Région, bientôt directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, a signé l’avenant du contrat de plan État-Région (CPER) 2023-2027 qui porte les engagements des deux parties à 1,1 milliard d’euros pour atteindre 1,8 milliard d’investissements dans les transports du territoire, aux côtés de la Métropole, des Départements des Hautes-Alpes et des Bouches-du-Rhône ainsi que quelques privés. À ses côtés : le ministre des Transports Philippe Tabarot (LR), le président de la Région Sud Renaud Muselier (Ren), la présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Martine Vassal (DVD) et le président du Département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard (LR).

    Renaud Muselier salue cette somme « historique ». « C’est un contrat record boosté par les Jeux olympiques d’hiver qui va nous permettre d’accélérer le développement des transports régionaux », affirme-t-il. Et ce, principalement dans les Alpes, les Bouches-du-Rhône – qui capteront près de 50% des investissements, notamment dans le golfe de Fos-sur-Mer, « mais aussi plus largement dans tous les départements de la région ».

    Le CPER fait la part belle au rail, avec 47 millions d’euros dédiés au fret ferroviaire et 562 millions d’euros alloués à la partie voyageurs. « C’est une révolution pour tous les déplacements de la région, vous allez avoir des lignes rapides entre Marseille et Menton, des lignes de Marseille à Briançon en 3h40 au lieu de 5 heures, mais aussi des RER métropolitains sur Avignon, Marseille ou encore Nice avec un train toutes les dix minutes », détaille Renaud Muselier.

    Si le chantier principal reste la modernisation de la ligne ferroviaire des Alpes (voir ci-contre), qui devra être livrée avant 2030 avec l’échéance des Jeux olympiques d’hiver, le CPER permet aussi de traiter des « dossiers qui traînent depuis près de 50 ans », admet Renaud Muselier, comme le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc.

    Une condition au développement industriel

    Sur les 293,7 millions d’euros consacrés au volet routier, 167 millions iront à ce projet tant attendu par les habitants, mais aussi par le monde économique. Les maires concernés Gaby Charroux (PCF) et Laurent Belsola (PCF) disent leur satisfaction : « C’est un grand soulagement pour nos populations qui sont traversées par la RN 568 », confirme l’édile de Port-de-Bouc. D’un point de vue de la sécurité, d’abord, mais aussi du cadre de vie, puisque près de 1 500 habitants sont actuellement exposés à des nuisances sonores, dont plus de 800 à des niveaux critiques. « On cherche désormais à faire requalifier la deux voies en boulevard urbain par la Métropole pour pouvoir recoudre et apaiser nos villes », précise Gaby Charroux.

    Les travaux de cette nouvelle route, qui vise à délester l’actuelle voie rapide de près de 40 000 véhicules par jour (sur près de 52 000 en circulation actuellement), dont 4 600 poids lourds, devraient démarrer en 2027 pour une livraison en 2030. L’objectif de ce calendrier : être en mesure d’accueillir les nouvelles entreprises qui souhaitent s’implanter sur la zone industrialo-portuaire de Fos. « C’est une condition qui était nécessaire pour permettre à l’industrie existante de se maintenir, mais aussi pour assurer le développement de l’industrie du futur, explique Jean-Michel Diaz, président du Groupement maritime et industriel de Fos et sa région. Aujourd’hui, aux heures de pointe, il faut 45 minutes pour faire Châteauneuf-les-Martigues/Fos-sur-Mer, ce n’est pas acceptable. »

    Désormais, le représentant du monde économique se concentre sur l’étape d’après, la liaison Fos-Salon, « dont on espère qu’elle arrivera dans des délais raisonnables ». Les études de cette desserte sont en cours et sont inscrites dans le CPER. « C’est un vrai bol d’air pour les industriels car ils sont pris en considération par les acteurs du territoire. » Au-delà des 210 millions d’euros alloués aux routes par l’État et la Région, au total, 636,5 millions d’euros seront investis par les pouvoirs publics dans les années à venir dans des travaux visant à améliorer la desserte de la zone industrialo-portuaire de Fos, pour des mises en service dès 2030.

  • Jul de retour au stade Vélodrome

    Jul de retour au stade Vélodrome

    Préventes ce mercredi 5 novembre à midi. Mise en vente générale le 7 novembre, à 10h.

  • [Entretien] Joseph Arakel : « Il manque encore un millier de bénévoles à la Banque alimentaire »

    [Entretien] Joseph Arakel : « Il manque encore un millier de bénévoles à la Banque alimentaire »

    La Marseillaise : Du 28 au 30 novembre, la Banque alimentaire organise sa Grande Collecte. En quoi consiste cet événement ?

    Joseph Arakel : Cet événement, c’est un appel à la générosité du grand public. Cela permet aux personnes d’acheter des produits supplémentaires lors de leurs achats dans les supermarchés, pour les donner aux coordinateurs qui s’occupent de la collecte dans le magasin. Cela permet de remplir nos stocks de denrées, afin de les donner à des associations qui, elles, se chargent de la redistribution auprès des publics vulnérables.

    Pourquoi est-il si important pour votre association ?

    J.A. : C’est important, car avec la dette qu’il y a en France, nos subventions publiques diminuent. Donc, pour nous, cette grande récolte, c’est une manière de se réapprovisionner face à une demande qui s’accroît et des financements qui diminuent. En 2024, la demande a augmenté de 30%. Les étudiants, par exemple, étaient 300 par semaine, en 2019, ils sont 3 000 aujourd’hui [à faire appel à l’aide alimentaire, Ndlr.]. Les retraités n’y arrivent plus non plus et viennent chercher leur colis, et même des gens qui travaillent. Donc, les seules réponses dont l’on dispose, ce sont : la générosité du public, des entreprises agroalimentaires et les dons financiers qui nous permettent d’acheter des produits.

    Comment la Banque alimentaire réagit à cette situation ?

    J.A. : Jusqu’à présent, la collecte représentait 10% de nos réserves. Mais j’espère que cette année, cela sera 20%, parce que l’on arrive plus à faire face. On a réussi à mobiliser 240 magasins, contre 160 l’année dernière, dans les Bouches-du-Rhône. En multipliant les points de collectes, on espère augmenter la quantité de nourriture que l’on va récupérer.

    Vous avez donc besoin de plus de bras qu’avant…

    J.A. : On a besoin de 3 000 personnes, uniquement sur les Bouches-du-Rhône. Pour le moment, il nous manque encore un millier de bénévoles. Donc, j’en appelle à toute âme de bonne volonté, toute entreprise qui veut détacher du personnel en mécénat de compétence ou même tout étudiant qui veut participer. Tout le monde peut se mobiliser, que ce soit pour une demi-journée, un, deux ou trois jours, selon ses disponibilités.

    Et que devront-ils faire ?

    J.A. : Il faut que les personnes prennent contact avec la Banque alimentaire, qui leur indiquera une grande surface. Ils devront distribuer des sachets que les gens rendront, garnis de ce qu’ils auront acheté. Les sachets sont ensuite vidés dans des palettes. La mission, c’est cela : être présent dans les magasins et faire en sorte de tout transvaser dans les containers.

  • Magali Giorgetti : « L’État doit prendre ses responsabilités »

    Magali Giorgetti : « L’État doit prendre ses responsabilités »

    « En tant qu’assistante sociale dans l’éducation nationale, je mesure les difficultés des travailleurs sociaux, des familles, des enfants, et je ne peux qu’approuver. Oui, c’est un système qui s’effondre, c’est une véritable catastrophe », abonde-t-elle.

    Pour l’élue communiste de Port-de-Bouc, la responsabilité première incombe à l’État, qui « s’est totalement effacé de ses responsabilités », avec le transfert de compétence aux Départements, sous Sarkozy. « Je ne veux pas pointer du doigt que le Département. Que fait le gouvernement ? Il doit prendre ses responsabilités. Après, le conseil départemental met des moyens qui sont largement insuffisants. Les situations se multiplient, elles sont de plus en plus nombreuses, difficiles, complexes et souvent inextricables », glisse celle qui, sous sa casquette syndicale, a toujours décrié la privatisation de la protection de l’enfance, visant « à confier sur projets, à des associations et organismes privés, des choses qui devraient relever de l’État ».

    Malgré la hausse du budget de la Direction des maisons de l’enfance et de la famille du Département, les réponses ne suivent pas. « Les problématiques explosent et les solutions manquent : trop peu de maisons d’urgence, de places en foyer, c’est un problème exponentiel », pointe-t-elle, rappelant les contentieux liés aux refus de prise en charge sur les contrats de jeunes majeurs : « Une jeune de 18 ans en lycée pro qui vient parce que ses parents l’ont mise à la rue ou qu’elle a été frappée, je ne peux rien lui proposer si elle n’a pas connu les services sociaux avant. C’est aberrant. »

    Au milieu de cette misère économique et sociale, les personnels en souffrance manquent de reconnaissance avec des salaires bas entraînant un turnover incessant. Si la conseillère d’opposition salue l’effort fait sur les salaires, « sous forme de primes puisque les grilles indiciaires sont fixées par l’État », elle note leur insuffisance.

    Une situation qui s’aggrave avec « la frustration » : « On porte une analyse, on identifie la problématique, mais après, on a très peu de solutions, on manque de structures », poursuit la Port-de-boucaine. « C’est comme quand la présidente dit qu’elle a augmenté le nombre de lits en pouponnières. Très bien, mais on sait qu’il y a un trop grand nombre d’enfants placés dans les hôpitaux, donc dans des lits où il n’y a pas le personnel et le suivi attendu. C’est insuffisant au regard de ce qui se passe dans cette société. »

    Et de conclure en appelant à la tenue d’Assises de la protection de l’enfance, régulièrement réclamées par son camarade, Gérard Frau.

  • L’Ovale Beach Marseille lance sa nouvelle saison sportive

    L’Ovale Beach Marseille lance sa nouvelle saison sportive

    Marseille, capitale du beach-rugby, va-t-elle devenir celle de l’ensemble des sports de plage ?

    C’est la volonté affichée du côté de l’Ovale Beach Marseille et le projet est déjà dans les têtes des membres du comité directeur du club. « Il existe un potentiel d’extension sur le site du Prado. Il suffirait de quelques aménagements pour que le football, le handball, le volley ou encore l’ultimate nous rejoignent », détaille Lionel Laugier.

    Afin de permettre à son projet de grandir, le dirigeant a lancé un club des partenaires, appelé le B2Beach, qui a été mis en route lors d’une soirée festive à Napollon, au siège de Novanea, un des compagnons de route historique de l’OBM.

    Fédérer les sports de plage au Prado

    « Si nous voulons poursuivre notre dynamique, nous nous devons de trouver des partenaires privés », justifie Lionel Laugier. Si les institutions, notamment la Ville de Marseille qui était représentée par Romain Pastor, élu des 15e et 16e arrondissements, reste fidèle, « c’est essentiel pour nous d’avoir plusieurs atouts dans notre jeu ».

    Certains de ces partenaires privés sont des fidèles de longue date. À l’image de Laurent Della Santina. Le co-fondateur de Novanea a rapidement rejoint l’aventure. « Lionel et moi, nous nous connaissons depuis des études communes. J’ai même été le témoin de la création du beach rugby », explique l’entrepreneur.

    Ayant toujours été proche, lorsque Lionel a fait appel à lui, « j’ai immédiatement dit oui. Son projet et l’humanité qui l’accompagne nous ont donné envie d’en être. Et aujourd’hui, après près de huit ans de présence, nous sommes fiers d’être un acteur du développement du beach-rugby à Marseille ».

    D’autant plus qu’en un quart de siècle, l’OBM a démontré son savoir-faire et collectionné les récompenses internationales. Avec plusieurs titres européens, le club est une véritable locomotive qui se prépare à relever le défi d’une nouvelle tournée estivale.

    « Nous serons toujours sur le site du Prado. Avec des aménagements qui apportent plus de confort pour les joueurs, mais aussi pour le public », indique Lionel Laugier. Toutefois, son idée est d’aller au-delà d’un rendez-vous sur un long week-end de juin. « Il y a d’autres sports de plage qui peuvent bénéficier de l’installation. Pourquoi ne pas proposer qu’à chacun son tour, le football, le handball et le volley s’y installent ? Cela ferait vivre le site et aurait de belles retombées sur le secteur », poursuit-il.

    L’idée doit maintenant faire son chemin. Du côté de la Ville de Marseille, Romain Pastor a écouté avec attention les détails donnés lors de cette soirée, face à plusieurs dizaines de représentants du secteur privé, mais aussi d’institutions telles que l’Ufolep 13.

    « Nous allons travailler avec les institutions pour que cela se concrétise. Marseille, après être la capitale du beach-rugby, peut devenir un pôle d’attraction pour les autres sports de plage et héberger des événements internationaux de haut niveau », estime Lionel Laugier.

    Beach rugby five

    Du 19 au 21 juin 2026.

    Plages du Prado

    www.beach-rugby.com

  • Sakina Karchaoui célébrée par les habitants de Miramas

    Sakina Karchaoui célébrée par les habitants de Miramas

    Les jeunes miramasséennes passionnées par le ballon rond étaient nombreuses, dimanche après-midi, autour du city-stade flambant neuf inauguré par la Ville de Miramas, dans le quartier de la Maille 2. Si la nouvelle infrastructure les a impressionnées, elles ont surtout fait le déplacement pour voir de leur propre yeux Sakina Karchaoui. L’internationale française (94 sélections) âgée de 29 ans, également capitaine du Paris Saint-Germain, a grandi quelques rues à côté du terrain de jeu rénové. « C’est un exemple pour nous », martèle Sarah, pensionnaire de la section U12 de l’US Miramas.

    « Rien n’est impossible »

    Comme toutes ses amies du club, qui tentaient de se faufiler dans la foule pour décrocher un selfie ou un précieux autographe de la star parisienne, elle rêve de connaître la même carrière que la défenseure latérale gauche.

    Cette aventure a débuté aux côtés de Samir Touri, l’éducateur qui a décelé le potentiel de la jeune Karchaoui. « Elle sortait de l’école et elle s’amusait à taper le ballon contre les murs », raconte celui qui a détecté chez elle « un touché de balle impressionnant ». Mais Samir, qui connaît Sakina depuis sa naissance, n’imaginait pas que sa petite protégée allait connaître un tel parcours. « Il y en a très peu qui arrivent à persévérer dans les moments de doute, surtout quand tu dois quitter ton domicile familial à l’âge de 12 ans, mais elle est parvenue à surmonter tous les obstacles qui se sont dressés devant elle », souligne son ancien entraîneur, ému aux larmes au moment de voir le nom de Karchaoui sur la plaque commémorative à l’entrée.

    « C’est un honneur d’avoir un terrain de ma ville en mon honneur », sourit celle qui voulait surtout montrer que « rien n’est impossible ».