Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le défi du sport pour tous

    Le défi du sport pour tous

    L’essor des salles de sport ne relève pas d’une simple mode. Il traduit une aspiration profonde à mieux vivre, dans une société marquée par la sédentarité et le stress. Regarder ce phénomène avec distance serait une erreur. Derrière les haltères et les tapis de course se cache une véritable question sociale : celle de l’accès de tous à des espaces dédiés au bien-être et à l’activité physique.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), en 2024, la pratique dans les installations sportives, qu’il s’agisse de salles, de clubs ou de complexes, a retrouvé son niveau d’avant-Covid et concerne désormais 28% des pratiquants. Cette progression montre que le besoin de lieux collectifs, accessibles et encadrés est bien réel. Face à cette demande, la puissance publique ne peut se contenter d’observer. Elle doit investir davantage dans les équipements sportifs de proximité et garantir leur accès à tous, quel que soit le niveau de revenu.

    Nouveau marché de masse

    Mais cet engouement révèle aussi une autre réalité. Avec près de 7 millions d’adhérents et plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, selon l’Institut professionnel des métiers du sport (IPMS), le fitness est devenu un marché florissant. Le soin du corps, la santé et parfois la confiance en soi sont désormais des produits que l’on achète. Une marchandisation du bien-être qui interroge.

    Le sport ne peut devenir un produit réservé à ceux qui en ont les moyens. Garantir l’accès de tous à une pratique sportive de qualité est un enjeu de santé publique et de justice sociale.

  • La posidonie au cœur d’une campagne de prévention

    La posidonie au cœur d’une campagne de prévention

    Lison, cheveux blonds attachés, t-shirt vert clair, se penche par-dessus la bouée du zodiac pour ramasser un sac plastique. « Hier, on en a ramassé plusieurs, quand j’ai ouvert le bidon pour les jeter, l’odeur était horrible », raconte Lola. Elles sont toutes les deux salariées de l’association Naturoscope depuis 5 ans, l’une des 17 structures ambassadrices de la campagne Écogeste Méditerranée, qui se déploie sur tout le littoral méditerranéen, financée par l’Agence de l’Eau et la mairie de Marseille. Dans ce cadre, chaque été, plusieurs fois par semaine, Lola et Lison partent en mer pour sensibiliser les plaisanciers aux bons gestes écologiques à adopter en mer pour protéger la posidonie et la biodiversité marine. En moyenne, elles accostent une dizaine de bateaux par jour.

    La plante à fleurs

    de la Méditerranée

    Lola a repéré un bateau dans une calanque de l’archipel du Frioul avec six jeunes écoutant de la musique. Lison tente : « Bonjour, vous connaissez la campagne Écogeste ? », alors que Lola rapproche l’embarcation. Les jeunes répondent par la négative. Lison prend son questionnaire sur les pratiques écologiques : « Vous faites attention lorsque vous ancrez le bateau ? » ; « Euh oui, il faut planter dans le sable », répond Kassim, capitaine du bateau, encore en pleine baignade. Lison insiste car il s’agit de protéger la posidonie, une plante à fleurs sous-marine protégée au niveau national et international. Elle se déracine lorsque les bateaux ancrent aux endroits où elle pousse et quand le fond est raclé par l’ancre. Or, la posidonie protège plus de 400 espèces de plantes et 1 000 espèces animales. Elle est fragile à cause de sa lente repousse. Un garçon du groupe répond : « On n’ancrera pas à ces endroits parce que j’ai peur des algues, croyez-moi ! »

    « Et comment vous gérez les nuisances sonores ? », poursuit Lison, en prenant des notes dans son carnet. Les animaux marins sont sensibles aux bruits ; les ondes sonores se propagent environ cinq fois plus vite qu’à la surface. Le bruit peut poser problème aux animaux marins pour interagir, les paniquer ou causer des blessures. Un garçon aux longs cheveux blonds, avec des lunettes de soleil sur le nez, rigole. « En vrai, on ne met pas la musique trop fort, l’enceinte ne pousse pas trop », dit-il. Lison et Lola qui ont entendu la musique en arrivant, hochent la tête.

    Pensez au savon

    de Marseille

    Dans une autre calanque de l’archipel, un voilier de 15 mètres a posé son ancre. Les deux plaisanciers irlandais arrivent d’Espagne et vivent sur leur bateau depuis janvier 2026. David balbutie quelques mots en français. « Ola, ça va être compliqué, on a un questionnaire en anglais ? », dit Lola en interpellant Louison. « Est-ce que vous donnez de la nourriture aux poissons ? », teste-t-elle en anglais, accompagnée de gestes pour se faire comprendre. « Non, on fait attention, on sait que c’est pas bon pour eux », assure David dans un français sommaire. Les poissons sont une attraction dans les calanques. « Les nourrir permet de les attirer, mais cela menace l’équilibre des espèces, explique Lola. L’Oblade a une façon de se nourrir opportuniste. Elle va manger tout ce que donne le plaisancier, et elle se reproduit très vite, au détriment des autres espèces », décrit-elle, pour exemple. « Et vous faites comment pour les douches ? », poursuit Lola. « Vous utilisez quoi comme savon ? », ajoute Lison. « Il certifié écologique en Australie », répond David. Pour diminuer la pollution en mer, les deux salariées recommandent d’utiliser des savons et des produits certifiés par des labels verts. « Ok, on ne connaît pas ça… Mais n’hésitez pas le savon de Marseille c’est super ! », répond Lison en rigolant. En repartant, Lola sourit, « ils étaient super eux, ils connaissaient tout ».

    Gabrielle Cartellier

  • À l’Estaque, le public chauffé par la Tournée d’été La Marseillaise

    À l’Estaque, le public chauffé par la Tournée d’été La Marseillaise

    Jusqu’à minuit ils ont chanté et dansé le temps d’un concert gratuit face à la mer, ponctué de morceaux mythiques des 80’s. Venus en famille, entre amis, avec ou sans les transats et la canne à pêche, ils étaient une centaine à avoir participé à la fête ce lundi.

    Des cadeaux à gagner en imitant la cigale ou en répondant à un quiz. Zora et Akima n’ont pas hésité à lâcher leur pizza pour s’amuser. C’était comme une petite prolongation de l’été marseillais qui s’est jouée à l’Estaque.

    Festive et populaire

    « Ravis » d’accueillir les équipes et les artistes de la tournée, le maire du secteur, Jean-Marc Coppola ( PCF) et quelques-unes de ses élues étaient également de la partie. Il a salué « un événement gratuit pour le quartier et tous ceux qui ne partent pas en vacances. Cela montre que l’on peut être un journal d’informations sérieux et savoir divertir ».

    La Tournée d’été La Marseillaise poursuit son périple au mois d’août. Nouvelle halte à Martigues, le 12 août, pour faire place à Sabotaaage, MagicQueen, et DJ Bobzilla. C’est au Parc de Font Obscure à Marseille le 28 août qu’elle soufflera ses dernières parenthèses musicales et festives avec sur scène cette fois, Sabotaaage, Get the Beatles Back qui propose un tribute des tubes des quatre garçons dans le vent, et DJ Bobzilla pour une clôture tout en mix et allégresse.

  • [C’est l’été] Dans les décors de Camping Paradis à Martigues

    [C’est l’été] Dans les décors de Camping Paradis à Martigues

    Une visite inédite proposée par l’Office de Tourisme au départ de l’arche « Camping Paradis » à La Couronne et découvrez les décors de la série. L’accueil, la supérette, le bar, la laverie…. Suivez votre guide pour connaître anecdotes, secrets de tournage et histoires palpitantes.

    À 9h30, 10h30 et 11h30. À partir de 4 euros.

  • [C’est l’été] Atelier archéologue en herbe à Marseille

    [C’est l’été] Atelier archéologue en herbe à Marseille

    Truelle, pinceau ou encore balai-brosse, mais à quoi peuvent bien servir tous ces outils ? Les enfants auront la chance d’utiliser ces outils destinés aux fouilles archéologiques pour découvrir des vestiges du passé, interpréter et lire les différentes strates d’un chantier ou encore apprendre à reconnaître le matériel et les vestiges découverts. Tel est l’objectif de ces ateliers pratiques proposés gratuitement par le musée d’Archéologie méditerranéenne de Marseille à vivre dès ce mardi et jusqu’à jeudi.

    L’occasion également de tenter de faire une classification par typologie ou par les décors qui caractérisent les tessons ou fragments. Tant d’indices nécessaires à la datation des objets trouvés.

    Pour ce faire, un bac à fouille sera mis à la disposition du jeune public pour les initier à la pratique et aux techniques de l’archéologie. Ils pourront ainsi creuser le sédiment à la recherche des tessons de céramique dissimulés dans l’espace dédié.

    Activité accessible à partir de 10 ans accompagné d’un adulte. Inscription obligatoire : museearcheologie@marseille.fr

  • Cinquante ans de droit aux vacances à Martigues

    Cinquante ans de droit aux vacances à Martigues

    Un peu plus de 200 kilomètres séparent Martigues de la commune d’Ancelle et pourtant, le centre de vacances La Martégale qui s’y trouve n’a jamais été loin du cœur pour des générations de martégaux qui y sont passés en classe de neige ou en colonies de vacances d’été.

    Il y a cinquante ans, les premières colonies de vacances d’été s’y déroulaient, après les premières classes de neige à l’hiver 1976 et l’inauguration le 18 janvier de la même année. Un an et demi et la modique somme de 945 millions d’anciens francs ont été nécessaires pour réaliser ce projet selon les élus de l’époque, lors d’une visite de chantier en août 1974. Cela représenterait 8 742 000 euros de 2025 selon le convertisseur Insee.

    « Ce centre a un caractère social » affirmait le maire (PCF) Paul Lombard, dans La Marseillaise du 20 janvier 1976. Et il l’a conservé. « La Ville avait un projet très précis pour les vacances » explique Joëlle Fabre, ancienne animatrice au début des années 1980 puis responsable du service vacances de la Ville. « Le but est de sortir de Martigues, de connaître d’autres horizons et de vivre la vie collective dans le partage et la camaraderie », détaille-t-elle, assurant que c’est encore le cas aujourd’hui. Un projet éducatif mené de concert avec la Fédération des œuvres laïques du Rhône (FOL 69).

    « Nous avons tenu bon »

    Il n’y a pas que le côté camp de scouts dans les séjours à Ancelle. « On y propose depuis toujours des découvertes d’activités que les enfants ne peuvent pas faire chez eux », reprend Joëlle Fabre. Par exemple, la via ferrata ou le rafting, typiques de la montagne. Chacun s’entraide en activité et dans les tâches du quotidien. « On est complètement à contre-courant de ce qu’on peut voir dans certains catalogues, avec parcs d’attractions, façon tourisme de consommation », précise celle qui programmait les activités des années durant.

    Si la journée type des colos n’a « fondamentalement pas changé » selon la retraitée, les comportements oui. « Le rapport à la colo, l’inquiétude des parents font que j’ai l’impression qu’ils ne voient plus les bénéfices d’une séparation avec l’enfant alors que ça les fait grandir », estime Joëlle Fabre. « C’est un reflet des difficultés à se projeter dans l’avenir et des angoisses de tout le monde » complète-t-elle. Mais comme souvent, Martigues donne dans la résistance. « Les colonies de vacances ont connu une forme de désaffection et beaucoup de villes y ont renoncé », rappelle Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues. « Mais nous avons tenu bon et continué à les proposer. Nous avons même retrouvé un certain engouement après le Covid », poursuit-il.

    Cela s’inscrit dans une certaine conception du droit aux vacances pour tous selon l’édile, « comme le droit aux congés payés », compare-t-il. « C’est un choix. Nous tenons à permettre à ceux qui sont les moins bien nantis d’exercer ce droit », reprend Gaby Charroux, « cela fait partie de l’épanouissement personnel que nous faisons commencer dès la crèche, et que l’on veut offrir comme pour la culture, le sport… pour grandir et s’épanouir comme citoyen ».

  • L’agriculture paysanne dénonce la baisse des aides en région Sud Paca

    L’agriculture paysanne dénonce la baisse des aides en région Sud Paca

    « C’est la négation d’une partie de l’agriculture », se désole le porte-parole de la Confédération paysanne Paca, Yannick Becker. Il réagit à la révision du mode de calcul des aides accordées aux syndicats agricoles depuis 2008 de la Région Paca. Avec cette modification, la subvention accordée à la Confédération paysanne diminue de 42% et celle allouée au syndicat majoritaire, la FNSEA, est renforcée.

    « Il y a une rupture d’égalité. Ce qui nous fait peur, c’est que tout se fait sans concertation, sans réelle diversité démocratique. Ça nous inquiète pour l’agriculture provençale », exprime celui qui est aussi éleveur et maraîcher dans les Alpes-de-Haute-Provence. De son côté, la Région justifie cette modification par un objectif de « simplification », selon le syndicat. Ce dernier a procédé à un recours gracieux au mois de juillet avec l’espoir que la collectivité revienne sur sa décision. « Si on n’a pas de réponse, on basculera vers le tribunal administratif », assure Yannick Morel. Cette décision de la Région va impacter l’activité syndicale des agriculteurs. Jusqu’ici défrayés de leurs déplacements pour les réunions syndicales, ils ne le seront plus pour des raisons financières. « Si on n’arrive plus à maintenir une activité syndicale, on ne sera plus là pour porter la voix de l’agriculture paysanne et les agriculteurs seront impactés sur les décisions prises », regrette Solène Caldero, coordinatrice du syndicat régional. « À l’automne, on va essayer de se tourner vers la société civile pour se financer de manière indépendante et retrouver une liberté de parole », avance le porte-parole du syndicat.

    Une attaque frontale

    à l’agriculture paysanne

    La Région a aussi coupé une subvention de 100 000 euros à l’Ardear, un réseau associatif qui aide à l’installation en agriculture paysanne et en agroécologie. « Il s’agit d’une attaque frontale contre l’agriculture paysanne et l’agroécologie en Paca. La Région souhaite poursuivre dans le modèle agro-industriel dominant, sans prendre en compte l’urgence climatique, qui invite à changer de modèle. On le voit un peu plus chaque jour cet été et la Région continue à s’enfoncer, à forcer un modèle dominant qui ne convient pas », s’attriste Solène Caldero. La Confédération paysanne et l’Ardear envisagent des mobilisations communes à la rentrée. « L’idée c’est de faire front ensemble face à ces décisions et ne pas les vivre chacun de notre côté », poursuit la seule salariée du syndicat régional.

    Contactée, la Région n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet.

  • [C’est l’été] À Aix, l’IGN mesure l’évolution de notre territoire

    [C’est l’été] À Aix, l’IGN mesure l’évolution de notre territoire

    Sébastien Delhaye gare un pick-up sur le bas-côté, traverse la départementale, fait quelques mètres dans l’espace boisé. C’est ici, dans un amas d’arbres, que ce référent technique et vérificateur écologue va « relever un point », choisi à partir de coordonnées tirées au sort. Il plante le piquet central de la placette, qu’il faut imaginer circulaire, sur lequel est accrochée une boussole. Muni d’un Vertex, qui mesure angles et distances, il analyse taille et circonférence des arbres. Entre autres éléments qui seront ensuite rentrés dans une application pour alimenter une base de données. Elle-même, servira à mettre à jour l’inventaire forestier national. Une opération minutieuse, qui va participer à mesurer l’évolution de nos forêts, dont les étapes sont inscrites dans un protocole de « 350 pages (…) on fait régulièrement des réunions avec les homologues de la France entière pour voir comment harmoniser ces mesures ». Sébastien Delhaye fait partie des 1 500 agents qui travaillent au sein de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), cet établissement public qui permet la cartographie du territoire, l’évolution des villes et des forêts… En plus de sa direction parisienne, l’IGN dispose de cinq directions territoriales, dont l’une est implantée à Aix-en-Provence. Entre les quatre murs d’un établissement discret dans l’Europarc de Pichaury, aux Milles, trois productions principales sont accomplies par les agents de cet établissement public. « L’inventaire forestier national qui est l’activité la plus récente à l’IGN. Elle consiste à faire une carte d’identité de l’ensemble de la forêt, qu’elle soit privée ou publique. L’objectif est d’avoir une carte d’identité de la forêt en général (…) la mise à jour du registre parcellaire graphique, entièrement du travail de bureau (…) et la mise à jour de la base de données et des cartes. L’IGN décrit l’ensemble d territoire à partir de bases de données. À partir de ces bases de données on fabrique des cartes mais c’est avant tout des bases de données que l’on constitue », déroule Lionel Gaudiot, directeur territorial adjoint. En plus des directions territoriales – qui ne participent pas seulement à la production de cartes mais aussi aux politiques publiques du territoire, notamment en réalisant des référentiels géographiques et en participant, par exemple, à la prévention des risques – l’IGN possède d’autres implantations, dont celle de Toulouse, dédiée à l’imagerie spatiale et plusieurs avions abrités à Beauvais. Dans ces machines, des prises de vues et de LiDar sont régulièrement embarquées pour produire une cartographie photographique du territoire tous les trois ans. À la direction territoriale d’Aix, des dizaines d’agents s’attellent à la cartographie de la région Paca et de la Corse. Des agents, comme Sébastien Delhaye, sont sur le terrain « toute l’année. C’est un métier qui demande énormément de connaissances et de la rigueur sur l’application du protocole », précise ce dernier. D’autres, scrutent le territoire, en photo, depuis leur ordinateur quand une troisième partie des agents mixent terrain et bureau, comme François Carcenac, chef de division mise à jour. En voiture, carte numérique et papier à bord, direction la gare de Vitrolles, ou des travaux sont en cours, notamment pour la mise en place du téléphérique. Puis vers le récent parking relais Cap Horizon. « On fait beaucoup de veille documentaire, pour savoir quelles sont les modifications importantes, type rond-point, rocade, qui vont avoir lieu pour être réactif une fois qu’elles sont en service. On les fait sur internet, avec des correspondants… On a des contacts avec la Semepa, par exemple, pour Aix. Et quand nous n’avons pas le choix, on va sur le terrain vérifier l’information. Tous les trois ans on a une image aérienne donc on peut mettre à jour pas mal de choses en visuel. On est entre 5 et 6 semaines de terrain par an, les besoins ont évolué », explique François Carcenac. Les données non mises à jour sont ensuite rentrées dans un espace collaboratif, qui permet de signaler une quelconque évolution sur le terrain, avant d’être traitées une fois revenu aux Milles. Une fois rentré au bureau du premier étage, ou cartes et plannings s’étalent, le chef de division utilise un logiciel système d’information géographique, qui permet d’alimenter une base de données. Et entre toutes ces missions, « globalement, on a de l’information géographique qui est souveraine, créée par un établissement public ou l’on maîtrise », résume Lionel Gaudiot.

  • Le mercato de l’OM n’a pas encore passé la première

    Le mercato de l’OM n’a pas encore passé la première

    Une statistique a fleuri ces derniers jours sur les réseaux sociaux, signe que le bouleversement est total à l’Olympique de Marseille. Jamais au XXIe siècle les Phocéens n’avaient enregistré aucune recrue au mois de juillet. Il y a un début à tout et les raisons de ce néant sont nombreuses. Tout d’abord, la nouvelle direction et le coach ont été installés depuis quelques semaines seulement. L’entrée en matière est progressive, chacun prenant ses marques dans un nouvel environnement. Un environnement toujours aussi complexe, puisque c’est bien de l’OM que l’on parle.

    Ensuite, l’une des causes de cette absence d’achats est simple : vendre est une obligation avant de sortir le portefeuille. L’austérité s’est installée à la Commanderie et dégraisser parmi l’effectif de l’exercice précédent est la mission numéro 1 des dirigeants. Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang et Hamed Junior Traoré, des gros salaires, ont déjà quitté le club. La fin semble aussi proche pour Nayef Aguerd, annoncé au Qatar ces dernières heures. Par la suite, après cette cure, la valse d’arrivées pourra être lancée. Mais oubliez les transferts à plusieurs dizaines de millions d’euros, les cibles olympiennes seront beaucoup plus abordables financièrement parlant.

    Grégory Lorenzi et ses équipes devront dénicher une poignée de perles rares à moindre coût pour former cet Olympique de Marseille new-look. Moins de noms ronflants, plus de profils collant à la philosophie du nouvel entraîneur Bruno Génésio, c’est à quoi il faut s’attendre pour les prochaines semaines.

    Lorenzi, homme des fins de mercatos

    Il est vrai, la rareté d’une telle absence sur le marché de transferts est inhabituelle à l’OM. À l’accoutumée, les rumeurs pleuvent, plusieurs dizaines de joueurs étant envoyés au club en l’espace de quelques semaines. Discrétion et patience sont les maîtres mots pour Grégory Lorenzi, qui possède aussi la chance d’avoir un laps de temps plus conséquent. En effet, à cause de la Coupe du monde, la Ligue 1 reprend ses droits sept jours plus tard. Une période favorable à ceux qui apprécient les fins de mercato. C’est bien le cas de l’ex-directeur sportif brestois. Souvent, ce dernier s’est activé dans les derniers instants du mois d’août, allant chercher quelques prêts ou des joueurs à moindre coût.

    Pour la première fois sous l’ère Frank McCourt, la période de transferts des Marseillais ne ressemble à aucune autre. En 2017, pour son mercato estival inaugural, l’Américain n’avait pas hésité à sortir le chéquier. 15 millions sur Mitroglou, 11 sur Thauvin, 10 sur Luiz Gustavo et 62 millions dépensés au total sur la saison. Même chose l’année suivante avec 66 millions déboursés et jusqu’à 121 lors de l’exercice 2022-2023, ponctué d’une 3e place et d’une élimination précoce en Ligue des Champions.

    Bref, les sommes engagées ne collent pas forcément avec les résultats en fin de saison. Les supporters olympiens vont devoir faire preuve de patience durant ce mois d’août.

    Début du stage néerlandais des Olympiens

    Comme lors de la saison dernière, l’Olympique de Marseille poursuit sa préparation estivale aux Pays-Bas. Entre ce lundi 3 et le samedi 8 août, les Phocéens sont en stage du côté d’Utrecht. Au programme, de l’entraînement bien sûr, et une montée en puissance alors que le championnat démarre dans deux semaines.

    Durant ce séjour chez les Oranje, un match amical est prévu. Ce mercredi à 17h30, l’OM affronte les Qataris d’Al-Shahaniya. Une équipe qui a échappé à la relégation pour un point la saison dernière. Suivront ensuite, les retrouvailles avec le Vélodrome, dimanche, toujours à 17h30, contre l’Athletic Bilbao.

  • Des actions pour sécuriser le site de Fibre Excellence

    Des actions pour sécuriser le site de Fibre Excellence

    En direction de l’usine Fibre Excellence de Tarascon, ce lundi 3 août au matin, la circulation était quasi bloquée depuis le centre-ville et à partir du pont au-dessus du Rhône, depuis Beaucaire. En cause, l’action d’une centaine d’employés de l’entreprise, placé en liquidation judiciaire, pour alerter sur les 275 licenciements directs. Mais aussi sur les dangers que peut représenter le site, classé Seveso, si rien n’est fait rapidement.

    Au lendemain de l’incendie dans un entrepôt de déchets à Gandrange, en Moselle, site également classé Seveso, l’inquiétude est palpable. L’intersyndicale CGT, CFDT et FO demande une « prise en charge intégrale et urgente de la sécurité chimique et de la protection du site ». Dès 7h30, une centaine de personnes ont ainsi bloqué la circulation de façon alternative pendant 5 minutes avant de laisser passer les véhicules les 5 minutes suivantes.

    « S’il y a le moindre problème, ça peut exploser. Ce n’est pas sécurisé », résume le délégué syndical FO, Florian Bertho. Un appel qui a fonctionné, vu qu’aux alentours de 10 heures, un rendez-vous a été trouvé avec le secrétaire général du préfet des Bouches-du-Rhône, à Marseille, dans l’après-midi, pour évoquer la problématique. Deux représentants par syndicat ont échangé avec le représentant de l’État. Un rendez-vous confirmé aux salariés lors d’une assemblée générale devant le site. « On veut des vraies réponses, pas des paroles en l’air. S’il faut remettre un bordel pour en avoir, on le fera », lance un manifestant aux représentants syndicaux. « Qu’ils viennent devant nous. Qu’ils sortent de leurs bureaux et voient un peu ce que c’est », abonde un autre. « La mobilisation marche, vu qu’en deux heures, on a pu obtenir un rendez-vous. Donc on va continuer et aller plus fort, car de la sécurité du site, on ne peut pas s’en occuper bénévolement. Le préfet doit nous apporter des réponses », répond Jean-Michel Bulinge, secrétaire général CGT Fibre Excellence Provence.

    Action attendue

    En sortie de cette réunion en préfecture, Frédéric Sanchez, secrétaire général CFDT, estime que la question de la sécurité va être traitée avec une « solution dans les deux prochains jours » après des échanges entre les mandataires et les services de l’État. Tout en ayant également abordé la question de la mutuelle, des primes supralégales et de la recherche d’un nouveau repreneur du site, quel que soit le secteur d’activité. Une nouvelle réunion se tiendra la semaine prochaine en sous-préfecture d’Arles.

    Un comité social et économique (CSE) s’était également tenu ce vendredi 31 juillet avec les mandataires et les liquidateurs. « Mais ils nous ont simplement dit qu’on aurait seulement droit au minimum », soufflent les responsables syndicaux.

    LES SALARIÉS RACONTENT LEUR POSTE DE TRAVAIL

    Floréal et Mohamed, grutiers

    « On décharge les péniches, les camions ou encore les trains. Mais on conduit aussi les tracteurs et autres véhicules. On était sous-traitants avant, mais il a été liquidé et on a été intégrés à l’entreprise en 2021. Et le deal à l’époque, c’était un peu un échange de savoir-faire entre les deux parties et on connaît parfaitement le procédé du parc à bois. Les rondins que l’on reçoit, il faut les mettre dans une chaîne qui les traite, puis dans une machine qui enlève les écorces et enfin dans une coupeuse pour avoir des copeaux à la dimension voulue. C’est ce produit qui part ensuite dans les différents procédés de traitement. Mais aujourd’hui, on se sent abandonnés et on n’a aucune nouvelle de personne. On a des crédits, des enfants qui arrivent, et retrouver du boulot alors qu’on maîtrisait notre sujet, ce n’est pas évident. »

    Louis-David, Logisiticien

    « Mon boulot était d’envoyer la matière première produite à différents clients à travers l’Europe. J’avais devant moi des blocs de papier de 250 kilos, de différentes catégories de qualité, que l’on devait expédier à droite ou à gauche selon les commandes. C’était mon rôle de décider ce qui devait aller à tel ou tel endroit. Cette matière était ensuite retravaillée. Il faut vraiment être papetier pour comprendre à quoi correspond chaque produit. Et ce n’est pas quelque chose pour lequel on se forme du jour au lendemain. Il faut un minimum de connaissances. Je suis ici depuis 11 ans, dont plus de cinq en intérim. »