Tag: Bouches-du-Rhône

  • Fonction publique : les rendez-vous pour la manif’ du 29 septembre

    Fonction publique : les rendez-vous pour la manif’ du 29 septembre

    Marseille

    10h30, aux Réformés.

    Martigues

    10h, rond-point de la mairie.

    Miramas

    10h30, devant la mairie.

    Arles

    10h, au kiosque à musique.

    Toulon

    10h30, place de la Liberté.

    Draguignan

    10h30, sous-préfecture.

    Avignon

    10h30, cours Jean-Jaurès.

    Digne-les-Bains

    11h, place du Général- de-Gaulle.

    Gap

    10h30, devant la préfecture.

  • À Marseille, les arts de la rue s’infiltrent dans le quotidien

    À Marseille, les arts de la rue s’infiltrent dans le quotidien

    Vous laisserez-vous surprendre ? De parcs en places, de ruelles en artères, avec quelques échapées en mer, de manière inopinée ou sur réservation, physiquement ou sur la toile, durant dix jours, des artistes français, libanais, tunisiens, égyptiens, marocains ou espagnols vont investir l’espace urbain pour interroger « l’état du monde ». Avec quelques propositions collaboratives dans le cadre de la Saison Méditerranéenne.

    Entre Vallier et Sébastopol, place du 4 septembre, aux Catalans ou au Prado, on croisera Jérôme Portier, bousier humain qui pousse une grosse boule dans laquelle s’est aggloméré tout le merdier de sa vie. À Pastré, c’est Tania El Khoury qui partage son perchoir installé à l’ombre des arbres du parc pour s’immerger, au « tweet » des oiseaux, dans un récit sur la violence politique. Il y a aussi Caroline Amoros, Alias Miss Rose et son chien Poster, qu’on apercevra en train de planter des salades sur le bitume, fêter un anniversaire, descendre de Notre Dame de la Garde, arpenter la corniche ou prendre le bateau pour le château d’If. On retrouve les formes totalement impromptues, à saisir au vol, qui ont tissé la trame de la première édition.

    Un festival protéiforme

    Et des formes plus calées sur les horaires. « L’idée du festival reste d’ouvrir la possibilité aux artistes d’intervenir dans le quotidien de la ville car il y a peu de programmation pour ça, mais les artistes qui créent ces formes ne sont pas si nombreux, explique Alexis Nys, directeur de Lieux Publics, on a laissé place à des rendez-vous plus classiques ». Au centre social Del Rio, à la Viste (15e), comme à la Plaine (5e) les quatre danseurs de la compagnie marocaine Chara embarquent le public dans une chorégraphie qui transforme les codes traditionnels en danse urbaine.

    Voire des formes à réserver, à jauge limitée. Au Parc Longchamp, le duo hispano-argentin Marcos Krivocapich et Leon Siewert-Langhoff proposent une déambulation expérimentale au cours de laquelle, guidé par la voix du PDG, chacun fait des choix qui déterminent son destin. Le Théâtre de la Joliette, en partenariat avec le théâtre de Lenche et dans le cadre du festival Nous, la lune et les voisins, accueille le collectif libanais Kahraba pour une promenade poétique et sinueuse dans les ruelles du Panier.

    Quatre artistes, en exil ou en résidence, investissent aussi l’espace numérique, « dernier refuge quand l’espace public est contraint » avec des vidéos réalisées à Marseille. « La création dans un contexte de guerre » donne lieu à un séminaire organisé par la FAI-AR à l’amphithéâtre de l’AMU à Saint-Charles. Pour la clôture, rendez-vous autour totem d’UV LAB au jardin du Pharo, avec un DJ set au soleil couchant.

    Tout le programme sur www.performerlaville.com

  • Un tout nouveau centre social Jean-Giono à Miramas d’ici 2028

    Un tout nouveau centre social Jean-Giono à Miramas d’ici 2028

    Exit, le centre socioculturel vieillissant. D’ici le début de l’année 2027, les travaux du nouvel équipement municipal, qui abritera également la Maison du droit au premier étage, commenceront sur le chemin des Écoliers. Jeudi 24 septembre, les habitants du quartier de la Maille ont pu découvrir en avant-première le bâtiment pensé par le cabinet d’architectes nîmois HB More.

    Loin de la froideur de l’édifice actuel, construit en béton avec des barreaux aux fenêtres, Françoise Bottero et son équipe ont travaillé sur l’aspect chaleureux et lumineux du lieu. Le hall traversant, vitré des deux côtés, constitue « le cœur du projet ». Toutes les pièces seront connectées à cet « espace d’échanges, de rencontres », à savoir une salle polyvalente de 120m2 dédiée à la jeunesse et aux associations, qui pourront s’en servir le week-end, des bureaux administratifs et des espaces pensés pour les activités destinées aux familles ou aux enfants. Concomitants à chaque grande salle, trois patios offriront des espaces extérieurs aux usagers. À l’étage vient se poser la Maison du droit, pensée comme une « petite cabane dans les arbres », avec des boxes d’accueil et une grande salle de réunion. Une tisanerie et une cuisine semi-professionnelle donnant sur une terrasse complètent le niveau, qui sera entouré de bardage bois. Les temps d’ouverture des équipements différeront au cours de la journée et de la semaine.

    « Bâtiment durable »

    Brasseurs d’air, géothermie, brise-soleil orientables, panneaux photovoltaïques… « Il y a un gros volet environnemental sur ce projet, précise Françoise Bottero. Il est déjà labellisé Bâtiment durable méditerranéen argent en étude, on espère qu’il passe or en chantier. » L’appel d’offres aux entreprises sera lancé début octobre, pour un démarrage des travaux début 2027. L’équipement à 3 millions d’euros sera livré mi-2028.

    Le maire de Miramas (DVG) Frédéric Vigouroux se félicite de cette nouvelle étape de la rénovation urbaine du quartier, qui n’aura bientôt plus le même visage. Le chemin des Écoliers sera piétonnisé, l’école Jean-Giono va être entièrement repensée, et les bâtiments C7 et C8 de 13 Habitat tomberont au début de l’année 2028. Dans tout ça, le centre socioculturel sera « le cœur battant de votre quartier », affirme l’édile.

  • Le patrimoine architectural sous tous les angles s’expose à Marseille

    Le patrimoine architectural sous tous les angles s’expose à Marseille

    À l’occasion du Bicentenaire de la photographie, le réseau des maisons de l’architecture, en lien avec le ministère de la Culture, présente une exposition photographique itinérante de septembre 2026 à septembre 2027 consacrée aux édifices et ensembles bénéficiant du label Architecture contemporaine remarquable (ACR). Sur les 35 édifices sélectionnés, deux sont dans les Hautes-Alpes, un dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux sur Marseille et deux dans le Var. Comme cet incroyable Palais bulles croisement de l’habitat troglodyte avec un vaisseau spatial, sans aucun angle situé à Théoule-Sur-Mer et réalisé en 1975 par l’architecte et habitologue d’origine hongroise Antti Lovag.

    Le label ACR valorise les réalisations les plus significatives de la production architecturale de moins de 100 ans et développe leur compréhension.

    Des visites guidées

    Composée d’une soixantaine de photographies, cette exposition invite le public à découvrir un patrimoine des XXe et XXIe siècles qui façonne notre quotidien. À l’occasion du mois de l’architecture, jusqu’au 31 octobre sa programmation sera enrichie d’une série de conférences et des visites guidées, ainsi que par la projection de films produits par Image de ville. Après Marseille, Toulon, Poitiers, Saint Denis de la Réunion et Paris accueilleront tour à tour l’exposition.

    Entrée libre et gratuite, ouvert
    au public du 1
    er octobre au 16 octobre, du lundi au vendredi, de 9h à 17h. 12 bd Théodore Thurner, 13006 Marseille

  • [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche unie en tête, l’extrême droite s’installe

    [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche unie en tête, l’extrême droite s’installe

    Les résultats ne sont pas encore officiellement proclamés que déjà les applaudissements éclatent dans les escaliers d’honneur de la préfecture de région. Avec 1 008 voix et 27% des suffrages, la liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, une première depuis 2008. Elle conserve ainsi les trois sièges des sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). « La gauche fait la démonstration qu’elle est le meilleur rempart contre l’extrême droite », réagit le sénateur communiste tête de liste de la gauche. Et d’insister : « Cela nous oblige pour la suite, nous devons parler à l’ensemble des maires des forces républicaines pour leur dire qu’il y a un danger réel dans ce département ». Avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales.

    « Je veux simplement retenir une leçon : l’unité de la gauche amène à la victoire, souligne lui aussi le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Nous sommes dans un département où la droite et l’extrême droite poussent et où la gauche résiste et gagne ». Mais il aurait fallu à peine plus d’une centaine de voix supplémentaires pour que soit remporté un quatrième siège. « Ce soir, nous aurions une sénatrice de plus si certains n’avaient pas joué aux apprentis sorciers, si certains ne s’étaient pas adonnés à leur propre égo », charge l’édile marseillais. En ligne de mire, le maire du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot (PS) et ses 249 voix (6%), qui lui-même reconnaît que ce résultat « n’est pas ce que j’attendais ». La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve obtient, elle 168 voix (4%), la France insoumise, 77 voix (2%).

    En face, le RN célèbre bruyamment sa victoire, avec l’élection de deux sénateurs dans le département, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi. « C’est une première étape vers la présidentielle», se gargarise le député RN Franck Allisio qui annonce la constitution pour la première fois d’un groupe au Palais du Luxembourg. Les 685 voix obtenues (18%) placent même la liste d’extrême droite devant la liste d’union de la droite et du centre, de Brigitte Devésa (UDI) et Renaud Muselier (Ren.).

    Le prix des divisions

    Le président de Région a malgré tout remporté son siège, à une quarantaine de voix près. Sa liste obtient seulement 16% des suffrages (581 voix). « Le total de nos voix est clair : unis, nous remportions ce quatrième siège », déplore-t-il dans un communiqué en pointant le prix de la division à droite, « un sénateur RN de plus ». Le pari de la sénatrice sortante LR Valérie Boyer a pourtant été payant. Elle conserve son siège en obtenant 395 voix (10%), et ne cachant pas son émotion face aux félicitations envoyées par l’ancien Premier ministre François Fillon. Le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier lui n’obtient finalement que 201 voix (5%). «Il faut accepter les résultats », glisse-t-il, inquiet pour la prochaine présidentielle. Quant à Stéphane Ravier (ex-RN), il quitte le Sénat avec ses outrances xénophobes et 265 voix (7%).

    « La gauche est le meilleur rempart contre l’extrême droite »

  • Les Bosses de Provence font toujours un carton

    Les Bosses de Provence font toujours un carton

    Une forte participation, une météo idyllique et une organisation au cordeau. Tous les ingrédients étaient réunis, dimanche au départ du Campus de Luminy, pour faire de la 31e édition des Bosses de Provence une nouvelle réussite. Côté chiffres, la barre des 2 000 participants,
    venus des quatre coins de l’Hexagone, a été atteinte.

    « On a eu de très belles courses », se félicite Patrick Sorin, président du Vélo Club la Pomme Marseille, l’association organisatrice. Une satisfaction d’autant plus grande qu’Armand Robic, « un ancien jeune du club », a passé en premier la ligne d’arrivée sur le parcours de 50 kilomètres. Les « Pommiers » se sont également distingués en remportant le classement par club.

    Deux autres distances étaient proposées aux cyclistes lancés à l’assaut des routes de Provence. Comme chaque année, le 93 kilomètres a été le plus plébiscité, où plus de la moitié des inscrits ont choisi de se mesurer à ce parcours. Mais c’est bien le 150 kilomètres qui a offert le plus beau spectacle avec un groupe d’une trentaine de coureurs qui s’est disputé la victoire au sprint.

    Formule « rando » à succès

    Au-delà de l’aspect compétitif, les Bosses de Provence proposent également une formule « randonnée », sans chronomètre, pour les trois distances. « Je trouve que c’est un heureux mélange des genres avec à la fois des sportifs aguerris qui tournent à 38km/h quand il y a du dénivelé et ceux qui découvrent le vélo. Ils profitent de l’ambiance, de la sécurisation des parcours, des ravitaux et côtoient des vrais cyclistes. Ça leur donne des envies », souligne le président Patrick Sorin. Ce dernier a remarqué qu’une part importante des coureurs qui s’inscrivent pour la première fois en « rando » tentent l’année suivante en « chrono ». Mission accomplie.

  • Une gastronomie en partage pour mieux vivre ensemble

    Une gastronomie en partage pour mieux vivre ensemble

    Le Maroc, c’est l’accueil, c’est notre culture, et aujourd’hui est le meilleur moment pour le partager », assure Hiba El Haouate en même temps qu’elle sert une assiette de tajine. Sous les arbres de la place, une dizaine de tables sont installées toute la journée de dimanche. Les drapeaux marocain, grec et espagnol côtoient le lorrain et le picard, chacun accompagné de spécialités « maison ».

    Pour cette fête des peuples du centre social Fabien-Menot, Bernadette Morin a préparé de la quiche lorraine. Sa voisine Jocelyne Mioque, en costume traditionnel, sert de la tarte au Maroilles, des ficelles, ces crêpes au jambon fromage et champignons, et « de la tarte au chuc », comprendre au sucre. « C’est comme ça qu’on dit dans l’nord », explique-t-elle, « une terre de culture », dit-elle en montrant un petit panier garni de pommes de terre, de chicons (endives) et d’épis de blé.

    Fédérer par le goût

    De l’autre côté de la place et de la Méditerranée, la table sénégalaise du « Ndoye polyvalent art » offre bissap, bananes plantain et un peu de mafé. Logique, Aliou Ndoye, professeur de danse mandingue, investit le centre social Fabien-Menot les mardis après-midi pour de nouveaux cours de danse.

    Impossible à Port-de-Bouc de rater la table grecque. Devant sa marmite de feuilles de vigne farcies, Colette Dubrac le reconnaît : « Port-de-Bouc est un melting-pot. » « Mes grands-parents sont venus travailler ici dans les années 1920, mon grand-père était pécheur d’éponges à Kalymnos », explique-t-elle, d’où l’éponge marine sur la table. « Nos traditions et l’esprit de communauté s’effacent quand nos parents partent. C’est pour ça que c’est important pour moi de montrer tout ça aujourd’hui », confie Colette Dubrac. « Mon père était Italien et Espagnol. Quand les anciens sont arrivés pour le travail ou pour fuir Franco, tous les immigrés vivaient ensemble sans distinction », relate-t-elle. « Le mot raciste n’existait pas ! », interjette Christine Schitz, née Tsopanis, un kourabies à la main.

    C’est tout le concept de cette fête. « On a tous des origines, mais on vit tous au même endroit », illustre le directeur du centre social Maxime Tardivel. « Certains veulent nous monter les uns contre les autres et nous le refusons. La diversité des origines et une force et chaque culture fait une place importante à la gastronomie. Rien n’est plus fédérateur de partager ce qu’on mange », affirme-t-il. La participation en atteste : « Je connais pas tout le monde, ça veut dire qu’on attire au-delà de l’habituel », conclut le directeur.

    Le maire (PCF) Laurent Belsola et la conseillère départementale (PCF) Magali Giorgetti sont de passage. « J’habite à côté », confie l’élue, ravie de voir « tous ces gens qui se mélangent, contents de partager la culture de chacun ». « Malgré les travaux, le quartier revit, grâce aussi à la gestion communiste », note-t-elle. « Le Département, financeur des centres sociaux, doit continuer à les soutenir et nous y veillons », conclut Magali Giorgetti. Le bien vivre ensemble est un choix politique.

  • En action pour les services publics à Istres

    En action pour les services publics à Istres

    La réduction des horaires de la Poste est une atteinte aux plus faibles », lance Frédéric Boffi devant la quarantaine de participants au rassemblement organisé par le PCF d’Istres samedi matin.

    En cause, la fermeture tous les après-midi et le mercredi matin du bureau de poste de l’avenue Aristide-Briand depuis la mi-juin. Cela « s’inscrit dans le suivi de l’activité des bureaux afin d’ajuster les services aux usages constatés », justifie la Poste auprès de La Marseillaise. Un scénario connu des contestataires. « Réduire les horaires permet à la Poste de dire que la fréquentation baisse pour se justifier, c’est une politique », assène Stella Estaque, secrétaire du syndicat CGT des activités postales dans le département. Figure de la même lutte à Martigues, Francis Fournier insiste pour « fédérer tous les gens qui ont le même souci du service public pour montrer à la Poste la résistance est partout ».

    Fermeture totale en perspective ? C’est l’idée des communistes d’Istres : « On est là pour défendre la Poste et construire un comité de défense des services publics », indique Isabelle Ehlé, dans une ville qui a déjà vécu « la fermeture de la Sécu, de la CAF, du Nexus qui plaisait bien aux jeunes et où l’Afpa est en danger », résume Frédéric Boffi. En filigrane, les militants alertent sur une fermeture définitive. « Aucun autre projet d’évolution concernant les bureaux de Poste de la commune d’Istres n’est envisagé », affirme la Poste. Mais avec la multiplication des menaces, la vigilance est de mise.

  • À la Rouvière, les habitants rassemblés pour leur Poste

    À la Rouvière, les habitants rassemblés pour leur Poste

    Le parvis du bureau de Poste de la Rouvière, dans le 9e arrondissement de Marseille, est noir de monde ce samedi matin. Plus de 200 personnes se sont rassemblées pour protester contre la menace de fermeture qui pèse sur ce bureau, la plus imminente, selon les représentants des salariés, parmi les huit listés à Marseille lors du dernier comité social et économique (notre édition du 26/09).

    « Aujourd’hui, la fermeture a été entérinée en CSE sans qu’aucun document économique ne prouve la non-rentabilité de ce bureau, reproche le délégué syndical de SUD PTT, Paul-Maurice Aldebert. Nous sommes dans un environnement commercial, cette décision de fermeture est tout bonnement incompréhensible. » Le CSE justement avait réclamé jeudi « une évaluation étayée du risque de perte de clientèle » et souligné « le caractère fortement patrimonial de ce bureau ». « Cette mobilisation aujourd’hui avec des citoyens et l’ensemble des élus de la République est un signal fort contre cette fermeture », salue le syndicaliste. La Poste, de son côté, indiquait qu’« aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade ».

    « C’est une aberration en termes de disparition d’un service public pour 20 000 habitants, mais c’est aussi la disparition d’un lieu de lien social », n’en déplore pas moins la présidente des CIQ du 9e arrondissement, Geneviève Canicave.

    « Comment peut-on

    fermer un service utile ? »

    Elle a demandé à rencontrer le délégué territorial de la Poste pour soumettre ses propositions, au côté du conseil syndical. « Notre priorité est de conserver ce bureau de poste ouvert, il est inconcevable qu’un tel service ferme », défend sa présidente.

    Présent ce samedi après avoir interpellé la direction de la Poste, le conseiller départemental (DVD) Sylvain Di Giovanni salue la mobilisation. « On ne remplace pas l’humain par des relais pick-up », soupire-t-il. « Comment peut-on fermer un service utile à des milliers d’habitants ? » s’interroge de son côté l’élue d’arrondissements Caroline Di Sarno (PCF) en dénonçant « une privatisation rampante d’une entreprise qui ne joue plus son rôle historique de service public ». Elle a, elle aussi, interpellé la direction de la Poste, et annonce que le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi interviendra auprès du ministère de l’Économie. « Mais nous ne pouvons oublier que certaines et certains qui, aujourd’hui, pleurent sur les fermetures à répétition des bureaux, sont les mêmes, hier, qui ont cassé le service public », pointe l’élue communiste, face à la maire (RN) des 9-10, Éléonore Bez qui explique qu’elle recevra le délégué territorial de la Poste ce lundi. « J’ai réuni les centres sociaux et les bailleurs pour réfléchir sur comment demain on fait revenir du service public de proximité dans ce secteur », annonce de son côté la conseillère municipale (DVG) déléguée à l’accès aux services publics, Katia Yakoubi. En rappelant qu’au-delà du secteur, c’est toute la ville qui est concernée.

  • Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Cette première intervention, en l’occurrence un point presse samedi matin qui a rapidement tourné à un rassemblement d’une cinquantaine de personnes sur le cours Foch, à Aubagne, « c’est le premier acte de la résistance », lance Maurice Marsiglia, le président de l’association Se déplacer en liberté et l’une des chevilles ouvrières de ce long combat pour la « gratuité des transports en commun ».

    « Pas question de se laisser faire », « il faut s’organiser ! », « aller manifester », « signer la pétition lancée par la mairie ! », « et informer dans vos associations, tout le monde est concerné ! » Les échanges fusent entre les participants. Car l’heure est grave. « Cette gratuité a été mise en place par l’Agglo d’Aubagne, en 2009, c’est une réussite », résume Yves Mesnard, le maire honoraire (DVG) de Roquevaire. Ils sont aussi venus de La Bouilladisse, de Belcodène, d’autres communes environnantes directement touchées par ce séisme, dont l’épicentre est à… Salon-de-Provence. « C’est honteux d’avoir fait une telle déclaration sans même en avertir les élus du territoire », dénonce Maurice Marsiglia. Et sur le fond, rien ne tient. « Les prétendues économies réalisées correspondent à 0,9% des 144 millions d’euros de déficit de la branche transport de la Métropole… », tranche Christine, membre de l’association, armée d’un solide argumentaire. À Rolland Bourglan de pointer les coûts faramineux pour remettre le réseau en payant, ce qui devrait réduire à néant les dites « économies ». « Sur le plan social comme écologique, alors que la moitié des grands réseaux urbains passent ou sont passés à la gratuité, cela ne va pas dans le sens de l’histoire… », conclut-il. Puis l’élu écologiste Denis Grandjean, délégué à la mobilité, apporte le soutien de la Ville aux militants qui s’apprêtent à livrer une dure bataille. Bataille qui s’apparente à une course contre la montre, « il y aura un vote sur cette question en séance, le 15 octobre prochain », pose Maurice Marsiglia.

    « Nous allons aussi nous mobiliser, lance Erwann Bouisseren, de la CGT Métropole, la gratuité concerne l’ensemble des salariés et des entreprises de ce territoire ! » Tous les citoyens, sans exception.