Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Berre-l’Étang, Mario Martinet l’emporte d’un cheveu face à Marc Campana

    À Berre-l’Étang, Mario Martinet l’emporte d’un cheveu face à Marc Campana

    Avec une participation en baisse d’un point (62%), les voix de Malick Kerrouche (DVG), candidat non-qualifié, ont permis à Marc Campana de grimper de près de 11 points, mais cela n’a pas suffi.

  • Loïc Gachon sauve sa mairie, malgré un haut score du RN

    Loïc Gachon sauve sa mairie, malgré un haut score du RN

    « C’est serré. » Ces deux mots ont résonné pendant les trois longues heures qu’a duré le dépouillement dans la maison des associations, où des Vitrollais se sont retrouvés pour découvrir les résultats. À 20h45, les résultats tombent enfin : la liste d’union de la gauche, menée par Loïc Gachon, maire sortant, arrive en tête avec 46,67%. C’est un soulagement pour une grande partie de la salle qui ne peut s’empêcher d’applaudir à tout rompre.

    Une victoire qui ne reste cependant pas large, avec seulement quelques points d’écart avec le candidat du Rassemblement national, Fabien Bravi, qui récolte 42,67%. À son annonce, les quelques applaudissements du fond de la salle sont rapidement couverts par les huées et les sifflements du reste de la salle. Une très courte victoire pour le maire réélu, Loïc Gachon. « Vitrolles a une nouvelle fois résisté, mais le Rassemblement national se consolide et s’installe, à Vitrolles et dans toute la France. C’est pour ça qu’il faut aller à la conquête de ces gens-là [qui votent RN]. Dès la semaine prochaine on va travailler en direction de ces quartiers qui se sentent marginalisés ou oubliés. »

    « C’est inquiétant »

    Si ces résultats sont un soulagement pour une grande partie de l’assemblée, les habitants ne sont pourtant pas sereins. Pour Kenzi et Younes qui, à 18 ans, votaient pour la première fois, les scores de ce second tour sont « inquiétants, dans une ville comme Vitrolles qui est cosmopolite. Donc on a essayé de mobiliser autour de nous, pour la continuité de [Loïc] Gachon, que l’on a toujours connu, et surtout pour faire barrage ». Une dizaine de leurs amis étaient d’ailleurs également présents pour applaudir la victoire de la gauche sur l’extrême droite.

    Pour Cécile, vitrollaise qui a connu sa ville dirigée par le Front national de 1997 à 2002, ces résultats présagent de la présidentielle de 2027 : « Je vois ces idées monter dans la société, affirme la quadragénaire. Je suis dans une association qui m’amène à discuter avec beaucoup de gens. Même certains qui partageaient mes valeurs ont changé de camps », se désole-t-elle.

    Des scores serrés et élevés pour les deux listes d’union de la gauche et de l’extrême droite, alors que le troisième candidat, Philip Farrugia qui obtient 10,55%, contre 11,53% au premier tour. Une baisse qui pourrait s’expliquer par un désengagement de ses électeurs ou des votes utiles, que ce soit pour l’extrême droite, en opposition au maire sortant, ou pour l’union de gauche pour faire barrage. Un second tour qui a d’ailleurs mobilisé un peu plus que le premier, passant de 52,75% de votants à 53,2%. Mais l’abstention reste, ici aussi, le premier parti.

  • Fos-sur-Mer fait la grande bascule à l’extrême droite

    Fos-sur-Mer fait la grande bascule à l’extrême droite

    Philippe Maurizot, le candidat soutenu par le label d’extrême droite de Franck Allisio La Provence qu’on aime, devient maire de Fos-sur-Mer avec 48,24% des suffrages exprimés. Rémi Esnault (DVG), le poulain du maire sortant, l’ancien socialiste René Raimondi, arrive en deuxième position avec 29,32% des voix.

    La liste de l’ancien conseiller municipal Jean-Michel Leroy (DVG) obtient 22,44% des suffrages exprimés et aura trois sièges au conseil municipal. Il avait refusé une alliance avec la liste de Rémi Esnault, préférant fusionner avec celle du centriste Jean Fayolle qui était arrivé quatrième au premier tour avec 8,10% des voix.

    Division des listes de gauche

    Le taux de participation s’est élevé à 64,51% contre 59,82% au premier tour et le taux d’abstention est de 35,49% contre 40,18% le 15 mars. La division des listes de gauche laisse la place à l’extrême droite, dans une ville historiquement ancrée à gauche. En 2020, Jean Hetsch (PS) avait été élu dès le premier tour avec 58,49 % des voix.

    Philippe Maurizot s’était déjà présenté à l’hôtel de ville en 2014 et en 2020 et avait obtenu 24,28 % des voix sous l’étiquette Les Républicains. Il a doublé son score. Fort signe d’alerte, le RN avait remporté 62% des suffrages aux législatives de 2024 dans la commune.

    Rémi Esnault, le successeur choisi par le maire sortant était soutenu par le PS, le PCF et Place publique. Il avait reçu le soutien du sénateur communiste Jérémy Bacchi et la CGT des Dockers de Fos avait appelé à voter pour lui.

    Et à Rémi Esnault de déclarer à l’issue de ce second tour : « Une nouvelle page d’histoire s’ouvre » pour Fos, « nous serons là. Présents. Vigilants. Engagés. Fidèles à ce que nous sommes », lance-t-il.

  • Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    « Martigues la républicaine a résisté ! », s’exclame Gaby Charroux, dimanche soir à l’hôtel de ville de Martigues, juste avant de partager sa victoire avec ses soutiens venus nombreux. Le maire (PCF) sortant a récolté 44,14% des suffrages au second tour, loin devant le député RN Emmanuel Fouquart (35%) et Jean-Luc Di Maria (20,81%).

    Fraîchement réélu, l’élu communiste n’a cessé de marteler, face à la presse, que cette victoire est avant tout un moment avec « beaucoup d’affection, d’amour et d’enthousiasme », se livrant à de nombreuses accolades et embrassades, avant d’ajouter qu’il s’agit aussi d’une « étape », avant « le travail qui commence maintenant pour porter ensemble notre projet avec la population ».

    Gaby Charroux considère que « Martigues a résisté à la haine, au rejet de l’autre, est restée fidèle à ses valeurs », estimant que « la politique n’est pas promettre, ni jouer sur les peurs ou flatter les plus bas instincts, mais c’est bâtir un projet de société ». Et d’insister : « La politique n’est pas seulement gagner une élection, mais agir concrètement pour que chacun vive mieux (…). Nous respecterons toutes les promesses que nous avons faites. Ce n’est pas un jeu, cela demande de la rigueur et de la compétence. C’est une vision que l’on a et que les Martégaux partagent. »

    Soulagement du monde associatif

    De nombreux acteurs de la vie locale étaient présents, notamment dans le monde associatif. « Nous sommes rassurés pour les gens que l’on aide car nous savons que le soutien de la Ville sera pérennisé », se réjouit Jeanine Incorvaïa, du Secours populaire. Même sentiment pour Francis Fournier, du comité de vigilance postale : « Nous avons gagné deux combats : celui pour la Poste et celui pour la Ville. » Cette dernière les a soutenus dans leur combat pour la Poste de Ferrières.

    Un « grand ouf de soulagement » aussi pour Catherine Lecoq, comédienne et syndicaliste CGT. « C’est un bon signal pour le monde de la culture, nous allons pouvoir continuer à créer du lien, à faire en sorte que les humains se parlent, se reconnaissent, voire s’aiment », développe-t-elle, parlant aussi de « liberté artistique et de parole, d’émancipation, d’ouverture d’esprit » sauvegardés.

    Un autre travail qui commence

    La culture, mais aussi le sport. Clémence Calvin, athlète martégale et championne de demi-fond, estime que « toute l’énergie de Martigues ne pouvait pas se convertir autrement qu’en renouvelant sa confiance à Gaby Charroux ». « Sa réélection préserve le sport et l’inclusion universelle par le sport dans toute la ville, grâce au soutien du secteur social, qui est un vivier de sportifs. C’est la culture sport qui infuse par là », développe l’athlète.

    Cette réélection est, pour beaucoup, une étape avant un autre travail à mener, comme le disait le maire. « En même temps, nous sommes rassurés et inquiets de la progression de l’extrême droite », nuance Daniel Bretonnès, secrétaire général de l’Union locale CGT de Martigues. Un sentiment partagé par Pierre Dharréville, de la direction nationale du PCF, réélu au conseil municipal : « Nous savons qu’il y a beaucoup de travail devant nous », même si « la volonté de poursuivre les politiques de solidarité s’est exprimée ».

    Un nouveau mandat s’ouvre sous le signe du renouvellement avec une nouvelle place accordée à la jeunesse. « C’est parti pour Martigues nouvelle génération ! » se réjouit Najla Er Rachdi, jeune martégale membre de la « team coco », de jeunes militants ayant accompagné le maire dans sa campagne. « Je suis très contente du résultat après tant d’efforts, c’est une bouffée d’air pour Martigues avec tous ces nouveaux projets pour les jeunes », lance-t-elle.

    Gaby Charroux l’assure : « Le projet que nous avons présenté va être mis en application, avec une équipe renouvelée. »

    Le conseil municipal d’installation est programmé vendredi 27 mars, à 17h30.

  • Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Une certitude ce dimanche soir, Martine Vassal (DVD) jouait les outsiders. Arrivée en troisième position au 1er tour avec 12,41% des voix, la candidate de la droite et du centre avait eu du mal à digérer ce revers mais avait fait le choix de se maintenir.

    La chute sera plus dure encore au second tour, cette dernière rassemblant selon les estimations au mieux moitié moins de suffrages, avec 6,3% des voix. C’est très émue que Martine Vassal a pris la parole. Respectant « le choix des Marseillaises et des Marseillais », elle estime qu’il s’agit là d’« un moment de vérité », dénonçant une campagne « difficile » et les effets de la loi PLM qui a entraîné de la « confusion ». Ce chiffre résulte pour elle d’une « fatigue démocratique ».

    Finie la métropole

    Un score qui lui permettrait de remporter 5 sièges au maximum au conseil municipal. En dessous des 5%, son parti en serait exclu. Martine Vassal a annoncé dans la foulée qu’elle ne se présenterait pas à la tête de la collectivité, « un choix de cohérence et de responsabilité ». « Je n’ai jamais trahi les maires le savent » a-t-elle commenté des sanglots dans la voix. Et de promettre de concentrer « toute [son] énergie au Conseil départemental ».

  • Franck Allisio et le RN largement défaits

    Franck Allisio et le RN largement défaits

    La vague brune n’a pas submergé les remparts républicains de la cité phocéenne.

    Franck Allisio, qui conduisait la liste du Rassemblement National pour la mairie de Marseille, arrive deuxième autour de 40% des suffrages exprimés, selon les estimations disponibles à l’heure où nous écrivons ces lignes. « La réalité s’impose, Benoît Payan sera maire et je serai le leader de l’opposition », annonce-t-il en milieu de soirée, avec le sourire de façade de circonstance. Le retard de l’extrême droite dans le scrutin est tel qu’il n’attend pas le dépouillement total des bureaux. Et a déjà une excuse toute trouvée pour justifier sa défaite : « S’il y a un naufrage, c’est celui de Vassal et Muselier, par leur maintien, ils ont brisé la dynamique de changement pour notre ville ». Autour de lui, pas d’effusion de joie ni de mines déconfites, les militants restent de marbre et tentent de voir le verre à moitié plein. « Nous remportons deux à trois mairies de secteurs à l’heure où je vous parle, soit l’équivalent de 400 000 Marseillais », vante le leader de l’extrême droite marseillaise.

    Le RN devient l’opposition principale

    Il évoque là le passage de deux secteurs dans les mains du RN : « Victoire dans les mairies des 9e et 10e arrondissements avec Eléonore Bez, victoire dans les mairies du 11e et 12e arrondissements ». D’autant que les militants attendent encore les résultats pour les 13e et 14e arrondissements. Secteur où Sandrine d’Angio, ancienne maire de 2016 à 2020 avait réalisé 39,8% au premier tour. De quoi illustrer l’arrivée en force du RN au conseil municipal de la Ville comme première force d’opposition au Printemps Marseillais, et dans les conseils d’arrondissements. « C’est un résultat sans précédent, jamais depuis 1983 un candidat de la droite ou du camp national n’avait réuni autant de suffrages à Marseille », développe Franck Allisio. Avant de se rassurer comme il peut : « Rien ne sera plus jamais comme avant. […] Il y aura d’autres échéances. Bientôt nous serons victorieux ».

  • Marseille fait front derrière le Printemps

    Marseille fait front derrière le Printemps

    Après la pluie vient toujours le beau temps avait lancé Benoît Payan, le 26 janvier, lors de la pluvieuse inauguration de son QG de campagne sur la Canebière. Deux mois plus tard, la pluie était encore de la partie à Marseille, mais qu’importe. Le Printemps s’annonce. Un printemps pluvieux, mais un printemps heureux.

    Le risque de voir la deuxième ville de France tomber dans l’escarcelle du Rassemblement national a été écarté. Alors que de nombreux bureaux restaient à dépouiller, les premières estimations sorties des urnes ont levé tout suspense en donnant Benoît Payan largement en tête. Entre 54 et 56% selon les instituts. Il devance le candidat de l’extrême droite, Franck Allisio, crédité pour sa part de 39 à 41% des suffrages.

    « Une victoire claire »

    Un score qui devrait permettre à la majorité sortante du Printemps marseillais de renforcer sa présence au conseil municipal avec aux alentours de 75 élus dans l’hémicycle de Bargemon. Le RN en aurait, lui, une trentaine. Crédité de 5 à 6%, Martine Vassal (DVD), la présidente de la Métropole et du Département, aurait elle autour de 5 sièges. Sous la barre des 5%, elle n’en aura aucun… Le conseil municipal d’installation aura lieu samedi prochain.

    Au cours de la soirée, à l’annonce des premiers résultats consolidés, les visages se sont décrispés au local de campagne du maire (DVG) sortant. Ils s’étaient déjà détendus dans la journée en voyant que le mauvais temps n’avait pas empêché les électeurs de se rendre aux urnes.

    Cette participation, annoncée en légère hausse au fil de la journée, promettait une soirée joyeuse. La tendance s’est confirmée. À midi, la participation était de 22,7%, trois points de plus que la semaine précédente (19,15%). À 18h, elle était de 50,4%, toujours trois points plus haute. Finalement, elle a atteint les 56% à la clôture. Quatre points de plus que le 15 mars.

    En fin de matinée, Benoît Payan s’était rendu dans son bureau de vote, à l’école Saccoman de Pont de Vivaux (10e) pour glisser dans l’urne, face aux caméras, son bulletin et celui de Pierre Huguet, candidat (G.s) du Printemps marseillais dans les 9-10. Après un petit tour des bureaux de vote, il a filé dans son local rejoindre sa direction de campagne pour suivre la participation et les résultats jusqu’au soir. Il est apparu une première fois devant les journalistes aux alentours de 22h dans le sous-sol du local surchauffé par une nuée de journalistes. Il est revenu quelques minutes plus tard pour une première prise de parole.

    « Je veux remercier sincèrement et du fond du cœur les Marseillaises et les Marseillais, qui se sont rendus nombreux aux urnes. Ils viennent de nous donner une victoire nette, claire. Ils viennent d’adresser un message de paix, de concorde et de rassemblement, a réagi Benoît Payan. Ce soir, c’est l’unité et le rassemblement qui l’ont emporté face à celles et ceux qui voulaient nous diviser ».

    Dimanche dernier, au premier tour, sur 283 074 suffrages exprimés, Benoît Payan était arrivé en tête avec 36,69% (103 883 voix), talonné de très près par Franck Allisio, crédité de 35,02% (99 137 voix). La progression de ce dernier entre les deux tours est faible. Plus loin, Martine Vassal (DVD) devançait d’une courte tête avec 12,41% (35 131 voix) le député (LFI) des quartiers Nord de Marseille, Sébastien Delogu, à 11,94 % (33 808 voix). L’analyse détaillée des chiffres bureau par bureau permettra de voir si le retrait de Sébastien Delogu a bénéficié au Printemps marseillais et si les voix de certains électeurs du centre se sont reportées sur le Printemps marseillais. Mais tout laisse à penser que oui.

    Malgré les demandes insistantes des insoumis, allant jusqu’à organiser, lundi dernier, une manifestation devant le QG de campagne du Printemps marseillais pour demander une fusion des listes sur fond de front antifasciste, le maire de Marseille n’a pas cédé. Fidèle à la ligne édictée depuis son entrée en campagne, il a refusé la main tendue qui l’a cogné fort durant plusieurs mois. Un pari gagnant sans doute. Sur ce scrutin en tout cas.

    Sans effrayer l’électorat centriste rebuté par la campagne outrageusement droitière de la droite républicaine marseillaise, le retrait de Sébastien Delogu dans l’entre-deux tours lui a offert une réserve de voix non négligeable sur sa gauche. Martine Vassal, elle, a continué son interminable chute. Une position qui au passage, quel que soit le score final, signait la fin de sa présidence à la Métropole. Elle a d’ailleurs annoncé en milieu de soirée qu’elle ne s’y représenterait pas.

    « L’union et la concorde »

    Dans le sillage de cette campagne ratée, le grand remplacement de la droite par son extrême s’est poursuivi. Car si la menace du RN a été écartée sur la mairie centrale, Benoît Payan et son équipe ont désormais sept ans pour poursuivre leur transformation de Marseille et faire reculer l’extrême droite. La digue a tenu, cette fois encore, mais le mal est profond. « Je mesure l’ampleur de la tâche et l’honneur qui m’est fait ce soir, je mesure la responsabilité qui, dans la situation actuelle du pays, est la mienne ici et la nôtre à Marseille », ne cachait d’ailleurs pas Benoît Payan, face aux caméras. « Notre devoir est de nous rassembler, nous les femmes et les hommes de progrès, nous les humanistes, et de refuser sans cesse les voix qui portent et poussent à la division ».

    En fin de soirée, à l’heure où nous bouclions, deux des trois mairies de secteurs que la droite avait conservées en 2020 étaient données au RN : celles des 9-10 et celle des 11-12. Dans la troisième, la mairie du 7e secteur (13e et 14e arrondissements), le Printemps marseillais restait à la lutte. « Je veux dire aux Marseillaises et aux Marseillais que je suis fier d’eux, que ce soir ils nous honorent, ils m’honorent et que je donnerai tout ce que j’ai, que je me montrerais digne de leur confiance, et que les sept ans qui viennent seront pour moi ce chemin qu’ils nous ont indiqué ce soir, le chemin du rassemblement et de l’union, de la concorde. Nous nous sommes adressés aux avec un programme d’une clarté absolue : rassembler, protéger et préparer l’avenir. Et les Marseillais y ont adhéré dans des proportions, importantes, ce soir ce n’est pas une petite victoire ! », conclut Benoît Payan.

    Réactions

    Renaud Muselier, président de la Région Sud

    « Pas de raz-de-marée des extrêmes » se félicite dans un communiqué Renaud Muselier (Ren.). À Marseille, « Benoît Payan reste maire, et la métropole restera vraisemblablement dans notre sensibilité politique. Il n’y a pas de bouleversement majeur et le RN n’a pas pris la ville » analyse-t-il, remerciant au passage « Martine Vassal pour son combat courageux, contre toutes les tempêtes dans ce scrutin difficile. » À Toulon, « l’union autour de Josée Massi a permis de l’emporter au second tour » se félicitant que « la vague RN annoncée depuis des mois n’a pas eu lieu. » En Avignon, « la victoire d’Olivier Galzi est une bonne nouvelle » se réjouit le président de la Région.

    Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise

    « La France insoumise permet des victoires populaires et fait avancer la gauche quand les diviseurs du PS et de Place Publique la font reculer » a commenté le député de Marseille et coordinateur de LFI. Et de se projeter sur la présidentielle : « J’appelle le peuple de France à nous rejoindre pour mener cette bataille. L’année prochaine, la nouvelle France peut balayer les politiques de malheur de la macronie. »

    Sébastien Barles, collectif Vaï

    Le fondateur du collectif écologiste Vaï Marseille et tête de liste insoumise dans les 1-7, Sébastien Barles, s’est réjouit que le RN échoue à prendre Marseille. « Face à la haine et à la peur, nous opposerons toujours la justice sociale et la solidarité » promet-il.

    Pascaline Lécorché, cheffe de file Place publique Marseille

    « On ne peut que se réjouir, face au RN, les Marseillais ont tranché. Je salue le geste de Sébastien Delogu. J’avais appelé à ce désistement républicain. »

  • À La Ciotat, Alexandre Doriol retrouve son fauteuil

    À La Ciotat, Alexandre Doriol retrouve son fauteuil

    De nombreux habitants étaient présents pour l’élection d’Alexandre Doriol comme maire de La Ciotat, ainsi que la désignation des adjoints. Après avoir « sincèrement remercié l’ensemble des candidats pour la bonne tenue de la campagne », le maire a rappelé l’importance de la parole donnée, « après avoir convaincu, il est de notre devoir de faire ! », a-t-il lancé. Alexandre Doriol, élu au premier tour avec 57% des suffrages dispose d’une très confortable majorité de 32 élus sur 39 sièges. Daniel Salenc, le chef de file RN a immédiatement déserté l’assemblée… en démissionnant, son groupe disposera de quatre sièges, Hervé Itrac d’un siège et le groupe d’opposition de gauche, La Ciotat Nous Rassemble sera représenté par Karim Ghendouf et Mariann Chrétien.

  • Martigues, le maire sortant conserve son siège

    Martigues, le maire sortant conserve son siège

    Le maire sortant Gaby Charroux (DVG) confirme sa place en tête au premier tour (35,71% des voix) et l’emporte avec 44% des voix en sa faveur. Le candidat RN Emmanuel Fouquart arrive derrière avec 35,05% des votes. Jean-Luc Di Maria est en troisième et dernière position avec 20,81% des suffrages.

    Pour le second tour de ces élections municipales la participation est de 57,75%.

  • Le Rove élit son maire Paul Sabatino

    Le Rove élit son maire Paul Sabatino

    Les 29 conseillers municipaux du Rove ont élu samedi à une écrasante majorité leur maire, Paul Sabatino, vainqueur dès le premier tour avec près de 80% des voix. C’est un premier mandat complet qui s’ouvre pour l’élu communiste qui a endossé l’an dernier les fonctions suite au départ de Georges Rosso, 95 ans, le légendaire maire de la commune depuis 1971.

    C’est très symboliquement qu’est revenu d’ailleurs à Viviane Rosso, doyenne du conseil municipal de proclamer Paul Sabatino maire. Sous les applaudissements de la population rassemblée dans la salle des fêtes, l’épouse de Georges Rosso lui a remis l’écharpe tricolore avec ses mots : « J’ai dit à Jo qu’on a été élu avec un score digne d’un Maréchal comme aurait dit Jean-Claude Gaudin. Jo, j’installe dans ses fonctions de maire Paul que tu as choisi ! »

    « Solidarité, respect

    et vivre-ensemble »

    Une fois effectuée la désignation de ses huit adjoints et après avoir satisfait aux désignations et lectures réglementaires, le maire s’est adressé aux Rovenains et Rovenaines, rappelant « l’unité et la proximité qui est l’âme du Rove et le cœur battant de notre village ». « Avec ce résultat clair, sans appel, nous avons l’exigence d’être à la hauteur de votre confiance, d’être digne de votre engagement, d’être fidèle aux valeurs que vous avez choisies de soutenir » a dit Paul Sabatino, entouré d’une « équipe rassemblée, expérimentée, renouvelée, engagée et profondément attachée à l’avenir du village ». Ce vote est pour lui « un message fort de rassemblement et d’unité, de responsabilité citoyenne, un message qui dit clairement que Le Rove reste fidèle à son identité à son histoire et à ses valeurs de solidarité, de respect et de vivre-ensemble ».

    Regrettant la politisation de ce scrutin local par l’opposition RN qui a introduit dans la campagne « des préoccupations relevant de stratégies nationales éloignées du quotidien de nos habitants », Paul Sabatino a souligné combien « cette démarche ne correspond pas à l’idée que nous nous faisons de l’action municipale tournée avant tout vers l’intérêt général et le service des habitants, loin des instrumentalisations politiques. Non, notre village n’a pas besoin d’être réveillé. Notre village est bien éveillé par celles et ceux qui le font vivre ».

    Paul Sabatino a rendu un hommage appuyé à l’ancien maire dont il était l’adjoint depuis 1983, « Georges Rosso qui a tant œuvré pour ce village. Merci mon camarade Jo ! Nous continuerons à avancer dans le sillon qu’il a tracé avec humilité, détermination, fidélité car le sens de notre engagement tient en un mot : continuons ! Continuons dans l’intérêt de la commune et de ses habitants ! »

    Le maire a dit sa reconnaissance au personnel communal, « les visibles et les invisibles de la commune, celles et ceux qui chaque jour font vivre le service public auquel nous sommes tant attachés dans nos écoles, nos services techniques, à la police municipale, dans la culture, dans le sport, dans l’administration. Vous êtes au cœur du fonctionnement de notre commune ».

    David Coquille