Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Arles, un duel opposant de Carolis à Koukas au cœur d’une quadrangulaire

    À Arles, un duel opposant de Carolis à Koukas au cœur d’une quadrangulaire

    À Arles, le second tour a beau prendre la forme d’une quadrangulaire, il sera plutôt de l’ordre du duel. D’un côté, le maire sortant Patrick de Carolis (Horizons), arrivé en tête au premier tour avec 34,09 %. De l’autre, le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), qui a su fédérer neuf partis autour de lui après avoir été désigné par une démarche citoyenne. Il a obtenu 25,38 % des suffrages dimanche.

    L’ancien adjoint Jean-Michel Jalabert (DVD), qui a choisi de présenter une liste dissidente, et l’agriculteur investi tardivement par le Rassemblement national Rémy Benson complètent le podium, avec des scores respectifs de 13,69 % et
    16,37 %. Dimanche soir, à l’annonce des résultats, Patrick de Carolis s’inquiétait déjà d’un « éparpillement des voix » qui pourrait provoquer « le retour des communistes à la tête de la ville » et avait appelé son ancien élu à retirer sa candidature.

    Jean-Michel Jalabert sur la ligne de départ

    Le concerné avait directement annoncé qu’il serait sur la ligne de départ au second tour, renvoyant la responsabilité à son ancien patron et tout en le taclant son score : « 88% des maires sortants ont été réélus dès le premier tour, c’est un désaveu de la population parce qu’une majorité ne veut pas continuer dans cette voie-là. »

    Sur ses réseaux sociaux, Patrick de Carolis a réagi : « Jean-Michel Jalabert choisit la politique du pire, préférant risquer de sacrifier l’avenir d’Arles sur l’autel de ses rancœurs. Je déplore ce choix irresponsable. Il choisit de prendre le risque de servir de marchepied au retour du parti communiste et de l’extrême gauche à la tête de notre ville. »

    Report de voix et soutien des Écologistes

    De son côté, Nicolas Koukas devrait pouvoir compter sur le report de voix de l’électorat d’Anne Testut, qui menait une liste Lutte ouvrière (0,65%) et de Jecilla Regad. La tête de liste LFI rejointe par les Écologistes, qui a obtenu 9,81% des suffrages au premier tour, a néanmoins refusé de donner de consigne de vote, déclarant dimanche : « Nos électeurs sont intelligents (…). Ils savent qui sont nos ennemis et pour qui ne pas voter. »

    Dès mardi, le sénateur écologiste des Bouches-du-Rhône Guy Benarroche était quant à lui sorti du silence, appelant « à se mobiliser massivement en faveur de Nicolas Koukas lors du second tour », prenant acte du résultat de Jecilla Regad. « Si les trajectoires évoluent, notre objectif demeure inchangé : mettre fin à la gestion actuelle de la ville, écrit le parlementaire. Lorsque l’essentiel est en jeu – l’avenir écologique, social et démocratique d’un territoire – le rassemblement devient une nécessité. (…) Nous dénonçons une méthode de gouvernance marquée par un manque de concertation et des orientations qui accentuent la gentrification, au détriment de l’équilibre social des quartiers. »

    Pour mettre fin au « système de Carolis », Nicolas Koukas invoque la participation des citoyens. « Les résultats se joueront à quelques centaines de voix près », annonce-t-il, alors que l’abstention a atteint 43,65% au premier tour. « L’unité fait notre force, et demain, elle fera la victoire et la réussite collective d’Arles. Il est grand temps de rendre Arles aux Arlésiennes et aux Arlésiens. »

  • Marseille à la croisée des chemins

    Marseille à la croisée des chemins

    Devant la préfecture de région ce lundi midi, au moment de déposer sa liste pour le second tour (notre édition du 17/03), le maire sortant (DVG) Benoît Payan l’affirmait d’emblée : « Nous entrons cette semaine dans le plus grand combat que cette ville n’ait jamais connu face au Rassemblement national. » Malgré le maintien de la candidate de la droite Martine Vassal, qui n’a obtenu que 12,4% des suffrages exprimés, la triangulaire du second tour ressemble furieusement au duel entre la majorité sortante du Printemps marseillais et l’extrême droite, avec seulement 4 746 voix d’écart entre le candidat du Printemps marseillais (36,67% des voix exprimées) et le député RN Franck Allisio (35,02%).

    Annoncé dès le début de la campagne par Benoît Payan, dénoncé à la fois par la droite et les insoumis qui jugeaient que le maire ne désignait l’extrême droite comme principal ennemi que pour éclipser les autres concurrents, ce quasi-duel s’est renforcé après le désistement de Sébastien Delogu, jusqu’à être symbolisé par l’éviction de la candidate de la droite du débat télévisé d’entre-deux tours. Celle-ci a saisi l’Arcom (Autorité de régulation des télécommunications), dénonçant la pression du candidat RN.

    Garder un ancrage

    Lui qui dénonçait un « système clientélaire corrompu », Sébastien Delogu a finalement reconnu mardi midi que le RN était « les premiers corrompus », se désistant pour faire barrage face au refus net d’une fusion du Printemps marseillais. « Marseille ne doit jamais tomber dans les mains de ces gens-là », insistait-il face à la menace d’une victoire de l’extrême droite au terme d’une quadrangulaire hasardeuse. Loin des succès engrangés dans d’autres villes, l’enjeu pour les insoumis sera de trouver un premier ancrage dans les conseils d’arrondissements où ils se maintiennent.

    « Triste et déçue du résultat », Martine Vassal avait elle dès le départ annoncé se maintenir même « satellisée sur la Lune ». « J’ai plus de 35 000 personnes qui se sont déplacées pour voter pour nous, il était logique de les représenter au deuxième tour », défendait-elle encore ce jeudi soir sur France 2. Après la dégringolade du premier tour, reste à savoir à quel point ce dernier socle électoral se maintiendra, et sur combien d’élus la droite pourra compter pour espérer se reconstruire. Si certains dans son camp appelaient à son retrait, ce maintien permet de ne pas laisser le monopole de l’opposition municipale au RN, cela d’autant plus que beaucoup craignaient que ses voix ne profitent davantage à Franck Allisio qu’au maire sortant dans l’hypothèse d’un vrai duel. De quoi comprendre les cris d’orfraie du candidat d’extrême droite qui parlait d’« accord de la honte » après le retrait de LFI. Malgré cela, le maire sortant conteste être favorisé par cette triangulaire, face à la crainte d’une démobilisation de son électorat. « Le danger du RN n’est absolument pas écarté », assurait-il dans nos colonnes ce vendredi.

    Poids de l’abstention

    « Chaque voix va compter, ça va se compter à quelques centaines de voix », assure lui aussi le député RN de Marignane. C’est que les inconnues persistent, malgré les rapports de force issus du premier tour. Échaudé par le refus d’une fusion à gauche, une partie de l’électorat insoumis risque de s’abstenir, tandis que l’extrême droite est portée par le plus haut score qu’elle réalise dans un scrutin municipal à Marseille. Franck Allisio, qui voulait attribuer les logements sociaux en fonction de la nationalité et veut chasser les jeunes de certaines plages pendant un an avec un « pass anti-racailles » promet désormais qu’il a « avec ces Marseillais de droite sincère les mêmes valeurs », afin d’aspirer l’électorat restant à droite.

    Particulièrement faible au premier tour, la participation reste aussi un paramètre clé, avec une réserve de voix surtout dans les quartiers populaires. D’autant plus que le vote à Marseille pourrait envoyer un message pour la prochaine présidentielle. « Si l’esprit de libération des Marseillais dimanche peut inspirer l’ensemble des Français dans un an, tant mieux », assumait jeudi soir le candidat RN, quand Benoît Payan dénonçait cette volonté « d’exhiber un trophée » si Marseille tombe.

    Avec des attaques directes sur les politiques de solidarité, de santé, de culture, de vie associative, sur le service public, si l’extrême droite met la main sur la municipalité, comme elle l’a fait dans les villes qu’elle dirige dans le Sud Est, les politiques qui seront menées par les communes auront des répercussions directes dans le quotidien de leurs habitants.

    « Marseille ne peut pas se compter comme un trophée mais doit rester une ville fraternelle. »

  • À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    Faire rempart contre l’extrême droite. C’est le but premier de la fusion annoncée ce lundi par le candidat de gauche, Jean-Pierre Squillari avec la liste de Giovanni Schipani (DVC). Une décision qui pourrait bien faire basculer le destin de la ville dimanche soir… Alors que Joëlle Melin (RN) est arrivée en tête du premier tour avec 24,94% des voix, talonnée par le maire LR sortant Gérard Gazay qui a rassemblé 24,83% des suffrages, il s’agit pour la tête de liste de l’union de gauche de « chasser Gérard Gazay de la maison et d’empêcher que Joëlle Melin y rentre », expliquait-il dans nos colonnes. Huit colistiers de la ligne « Aubagne mérite mieux » l’ont donc rejoint. « Un rassemblement naturel puisque nous avons le même langage », insistait Jean-Pierre Squillari.

    À ceux qui déplorent une « alliance contre nature », Giovanni Schipani estime dans un communiqué que « cette formule est commode, mais elle ne résiste pas aux faits ». « J’ai échangé et rencontré l’ensemble des équipes politiques locales depuis plus de trois ans. J’ai construit des relations de travail et de respect », estime-t-il, mettant l’accent sur « des proximités programmatiques » avec la liste de gauche, sur « des engagements prioritaires pour Aubagne ».

    Un programme partagé

    Reconnaissant avoir reçu des sollicitations de colistiers de Joëlle Melin, il a fait le choix d’ouvrir des discussions avec les équipes de Jean-Pierre Squillari et de Mohammed Salem (DVC), martèle-t-il et avoir travaillé au-delà d’une simple « fusion technique ». De son côté, Mohammed Salem qui a totalisé 6,6% des voix au premier tour a apporté son soutien au maire sortant. Mais certains de ses colistiers sont tout de même allés au soutien de la nouvelle liste fusionnée comme Yohann Otokpa présent au meeting de ce jeudi à la salle du Bras d’Or.

    Arrêt du bétonnage à tout crin, renouveau du centre-ville avec la construction d’une halle ou le soutien local au pouvoir d’achat font partie de propositions sur lesquelles se sont rassemblés les deux candidats de la gauche et du centre. Tous les deux sont également favorables à la tenue de tables rondes avec les commerçants pour contrer la fermeture des magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. À noter que Jean-Pierre Squillari défend également la réhabilitation totale de la piscine du Bras d’Or pour en faire un vrai pôle aquatique couplé avec l’aménagement d’un parc urbain.

    Une campagne
    tout azimut

    Au cours d’une dernière journée de campagne, les militants des deux équipes ont mis le paquet, et se sont retrouvés ce vendredi matin devant les commerces de Valriant et de Camp major, pour poursuivre devant plusieurs boulangeries du centre-ville, puis devant les écoles de la Pérussonne, Marie Mauron, Antide Boyer et Nelson Mandela avant de terminer avec un porte-à-porte géant dans le centre-ville.

    Dans le cadre de cette triangulaire, il s’agissait ces derniers jours d’aller également à la pêche aux abstentionnistes quand un Aubagnais sur quatre ne s’est finalement pas rendu aux urnes au premier tour.

    « Battre à la fois le RN et raccompagner Gérard Gazay à son domicile est à portée de vote » estimait vendredi Jean-Pierre Squillari, assurant que « celles et ceux qui nous rejoignent sont de plus en plus nombreux chaque jour ». Giovanni Schipani martèle : « Notre union n’est en aucun cas une adhésion mais le choix de la raison. » Puis prudent, le candidat divers centre appelle à la mobilisation. « Chaque voix comptera pour transformer l’essai car rien n’est gagné », considère-t-il.

  • À Martigues, la gauche en bonne posture

    À Martigues, la gauche en bonne posture

    C’est une triangulaire qui se présente aux électeurs martégaux dimanche 22 mars. Le maire sortant Gaby Charroux (PCF), meneur d’une liste d’union de la gauche et citoyenne (Pour Martigues !) est arrivé en tête du 1er tour à Martigues avec 35,71% des voix, talonné par le député RN Emmanuel Fouquart, à 28%, suivi de Jean-Luc Di Maria (LR) et sa liste (DVD) Un avenir pour Martigues.

    Dès l’annonce des résultats, l’élément perçu par les différents candidats comme décisif à l’approche du second tour est celui de l’abstention, avec 42,41% des inscrits qui ne se sont pas allés voter. « Depuis lundi matin, on est en contact avec tous ceux qui n’ont pas voté pour leur demander de cette fois ne pas oublier […] » évoquait Gaby Charroux dans son entretien avec La Marseillaise du 19/03. Le candidat de droite Jean-Luc Di Maria en a tiré la conclusion qu’« une grande partie des électeurs ne croient plus en la politique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui » dans sa vidéo de mardi justifiant son maintien au second tour.

    Outre l’abstention, la mobilisation des électeurs des listes éliminées est également au centre du jeu. Particulièrement pour ceux du Collectif citoyen martégal qui a réalisé un score de 7,90 %, et d’une partie de ceux d’Anne-Marie Sudry (GRS), qui était alliée à Thierry Boissin, candidat d’Emmanuel Macron aux législatives de 2022.

    La clé du report de voix favorable

    Le report de voix pourrait être favorable au candidat en tête du classement, même en considérant une marge d’erreur. Les 1 603 voix du Collectif citoyen martégal pourraient ainsi compléter les 7 249 voix de Gaby Charroux au premier tour, pour atteindre les 8 883 voix que le candidat de la gauche avait récolté au 1er tour en 2020, en pleine période covid. Les abstentionnistes compteront pour approcher le plus haut score de quelque 12 911 voix atteint au second tour des municipales de 2014, marqué par une abstention de 33%. Du reste, cette année-là, le RN et Jean-Luc Di Maria avaient réalisé des résultats similaires à ceux du premier tour en 2026. En 2014, au second tour, le RN comptait 5 073 voix, contre 4 076 pour J.-L. Di Maria, à comparer aux 5 684 (RN) et 5 144 (J-L D.M) respectivement récoltés au 1er tour de 2026.

    L’élément de bascule recherché est celui de l’électorat progressiste en recherche d’unité de son offre, traditionnellement plus mobilisateur au second tour. Pour rappel, lors des élections législatives de 2024, les plus récentes, le candidat du Nouveau Front populaire Pierre Dharréville (PCF) offrait une spectaculaire poussée au second tour à Martigues, passant de 8 600 voix à 11 065, soit à opposer aux 10 243 voix d’Emmanuel Fouquart (RN) qui ne récoltait que 1 037 de plus au second tour.

    Un large soutien à gauche

    Le maire sortant dispose d’autres atouts. Comme l’unanimité des soutiens à gauche avec le PCF, PS, EELV (au départ partie prenante du Collectif Citoyen), L’après, Debout !, Place Publique, Génération Écologie. Unanimité sauf la France insoumise, dont le communiqué du 19 mars indique que « l’époque n’est plus à donner des consignes de votes », mais que « pas une voix ne doit aller au RN, aucun bulletin ne doit se porter sur les listes qui propagent le rejet de l’autre et le recul social ». Du reste, le monde syndical s’est clairement positionné avec le soutien de l’Union locale CGT et des syndicats des agents territoriaux de la Ville et du complexe pétrochimique de Lavéra. «  Quand Kem One ou Total étaient menacés, c’est Gaby Charroux qui était là en dehors des élections » rappelait Daniel Bretonès de l’UL CGT mardi. Un élu allié des luttes, particulièrement pour l’hôpital de Martigues : « Sans lui pas de rendez-vous en préfecture, ni d’interpellation à l’ARS » souligne le syndicaliste. La triangulaire révèle, au fond, un duel entre deux mondes.

  • Référendum sur la justice 

    Référendum sur la justice 

    Des tests techniques de consensus. Voilà ce qui pourrait définir les élections italiennes de ce dimanche. Le sujet est extrêmement sensible : la réforme judiciaire. L’enjeu est la modification de trois piliers constitutionnels : la séparation des professions, les juges et les procureurs ayant des rôles et des parcours différents dès leur entrée dans la magistrature ; deux Conseils supérieurs de la magistrature distincts, l’un pour les juges et l’autre pour les procureurs ; la sélection des membres du Conseil supérieur de la magistrature, tirés au sort parmi les magistrats afin d’éviter toute influence extérieure ; et la Haute Cour disciplinaire, une nouvelle juridiction extérieure aux deux Conseils supérieurs de la magistrature, chargée de juger les infractions disciplinaires commises par les magistrats.

    En me bouchant le nez, je voterai « non ». Malgré ma position sur l’époque « Mani Pulite », qui a balayé une classe politique d’une envergure bien supérieure à l’actuelle, mais gangrenée par la corruption. Mon sentiment d’injustice découlait de la méthode employée : l’instrumentalisation du droit pour le changement politique, le recours facile à la détention provisoire et à l’incarcération. Je ne m’attarderai pas ici sur la série de suicides survenue durant cette période, ni sur la campagne médiatique si peu scrupuleuse qu’elle est allée jusqu’à filmer d’anciennes personnalités influentes en prison. Un pilori. Et une image restée gravée dans l’histoire : des gens jetant des pièces de monnaie sur Bettino Craxi à sa sortie de l’hôtel Raphael à Rome. J’étais convaincue, et malheureusement les faits m’ont donné raison, que les révolutions, les vraies, celles qui touchent les consciences, ne se consomment pas dans les tribunaux. D’ailleurs, à quoi ressemble la politique italienne depuis ? De Berlusconi aux « grillini » (Mouvement Cinq Étoiles), nous avons assisté et assistons encore à une décadence incontrôlée.

    Un encadrement des pouvoirs de l’appareil judiciaire, trop souvent lié par des relations d’amitié ou de parti-pris qui nuisent à la justice, est nécessaire. Mais pas à l’heure actuelle, ni dans le climat que nous connaissons. Car, le jeu est clair, l’objectif de ces fascistes déguisés en libéraux qui gouvernent l’Italie est de s’attaquer à la Constitution. Celle-ci les dérange profondément, avec leurs décrets sécuritaires restreignant les libertés individuelles, leurs positions sur les migrants et toute une série de questions régissant les institutions.

    Mais le pire du spectacle qui nous est offert lors de ce référendum réside dans le niveau du débat. Au-delà de la propagande agressive que mène le gouvernement en exploitant l’actualité, l’ignorance règne en maître, à travers des comportements, des paroles et des actes qui témoignent d’un niveau bien en deçà de la médiocrité. Cette approche a également contaminé le camp adverse, qui s’adresse à un électorat considéré comme une clientèle de café du commerce sensible aux plaisanteries faciles.

    En bref, je voterai « non » car je ne fais pas confiance à ceux qui gouvernent l’Italie. Leur conception de la justice se manifeste dans le nombre croissant de mineurs détenus en prison, dans la répression brutale, dans les centres de détention, dans les expulsions vers l’Albanie, où plus de 800 millions d’euros ont été investis pour transférer environ 200 personnes, dans un contexte hors de tout cadre constitutionnel et où le pouvoir judiciaire est intervenu à plusieurs reprises.

    Est-ce là leur justice ?

    Michel Foucault écrivait : « Les institutions judiciaires ne sont pas faites pour protéger la société, mais pour donner une forme légale au pouvoir. »

    Et je ne veux pas qu’ils instrumentalisent un référendum pour manipuler le cadre des normes constitutionnelles. Voulez-vous leur donner un « permis de tuer » nos libertés ? Non !

    Journaliste
    et romancière, Stefania Nardini vit entre Naples
    et Rome

  • À Gardanne, retour à gauche « difficile, mais possible »

    À Gardanne, retour à gauche « difficile, mais possible »

    Lors du premier tour de ces municipales, Hervé Granier, maire sortant (LR), est arrivé en tête avec 43,5% des suffrages, suivi de Jean-Marc La Piana (DVG), 36,4%, et Bruno Priouret (RN), 19,9%. Avec un taux d’abstention en 2026 de 43,76%, les électeurs sont plus nombreux à ne pas s’être déplacés qu’en 2014, où il avait atteint 36%. C’est dans cette réserve de quelque 7 000 abstentionnistes que les candidats entendent aller à la pêche aux voix.

    En 2020, la division de la gauche avait profité à Hervé Granier qui avait remporté les municipales avec un taux de 35,74% (2 580 voix). Et c’est en affichant une confiante sérénité que le maire sortant aborde le second. Il s’est estimé « très largement plébiscité au premier tour », alors que 665 voix le séparent de son adversaire à gauche. Le candidat de droite, en dépit de décisions de gestion contestables, a convaincu 4 091 électeurs, tandis que la liste Ensemble, changeons de cap pour Gardanne-Biver, réunissant un large spectre de personnalités à gauche et portée par Jean-Marc La Piana, a été créditée de 3 426 voix. C’est plutôt l’abstention qui semble avoir été profitable au maire sortant.

    Prendre soin

    « On sait qu’entre le 1er et le 2nd tour, il peut y avoir 5 à 10% d’écart de pourcentage de votes. Si cet écart nous est favorable, on peut gagner », ne désarme donc pas le docteur Jean-Marc La Piana. Le spécialiste des soins palliatifs, fondateur de la Maison, ami de Roger Meï, maire historique de Gardanne entre 1977 à 2020, a réussi l’exploit de réunir sous sa bannière toutes les sensibilités de gauche de Gardanne et Biver. Cette liste d’union n’a pas encore eu l’heur d’augurer un revirement de Gardanne-Biver vers sa gauche historique. Mais après la déception du premier tour, l’équipe a redoublé d’effort pour se lancer à la reconquête des électeurs. Cette liste offre la seule alternative à la droite et à l’extrême droite dans la commune. « C’est possible, a considéré le candidat, difficile, mais possible. » Pour Claude Jorda, élu communiste sortant, il n’y a pas d’autre option : « Nous avons besoin d’une ville protectrice et fraternelle. »

    Du côté du RN, « ça va se jouer entre M. Granier et moi » s’est avancé Bruno Priouret devant nos confrères de La Provence. Si l’extrême droite a connu une progression par rapport à 2014 où le candidat du Front national Clément Lepoittevin avait obtenu 15%, dépasser la barre des 20% ne semble ici heureusement pas aussi simple que son représentant l’imagine.

  • L’art contemporain s’expose à Chanot

    L’art contemporain s’expose à Chanot

    Un art compréhensible et accessible à tous les budgets, mettant en lumière des artistes professionnels qui exposent en direct. Tels sont les fondamentaux du Salon international de l’art contemporain (Siac) qui font son succès depuis 25 ans.

    25 bougies, ça se fête

    Peintres, sculpteurs, plasticiens, aquarellistes ou encore mosaïstes et photographes ce n’est pas moins de 140 exposants et 10 nationalités qui vous donnent rendez-vous jusqu’à lundi au sein du Palais de l’Europe du parc Chanot à Marseille. Sur plus de 3 000 m² le parcours se veut agréable et propice à la découverte, invitant le public à se laisser porter au fil des stands faisant du Salon un lieu de rencontres, d’échanges, de partage et de discussion avec les artistes présents pour l’événement.

    Et qui dit 25e anniversaire dit édition particulière. Dès l’entrée un immense gâteau d’anniversaire « instagrammable » a été installé pour réaliser à votre guise des photos souvenirs de ce rendez-vous annuel incontournable. Vous pourrez également pour l’occasion laisser une trace de votre passage au Siac sur un « livre d’or XXL » que vous trouverez à la sortie sur près de 10 mètres linéaires.

    Prix du public
    et rencontres

    Lundi pour clôturer ce rendez-vous des amateurs et curieux, les lauréats des prix du public 2026 seront révélés à savoir un artiste peintre ou photographe ou créateur de pièces murales et un sculpteur.

    Tout au long du salon, la lauréate du Prix du public de l’an dernier, Julie Gazounaud primée dans la catégorie « créations murales » est présente pour exposer et rencontrer les visiteurs. Cette jeune femme de 30 ans se consacre à l’art depuis 2022 et peint principalement l’océan, cet élément qui autrefois fut son refuge. En jouant sur la lumière et le scintillement, son océan change de couleur bouge et dévoile sa force. lui qui l’apaise et en qui elle voit son compagnon de toujours.

    Samedi, dimanche et lundi de 10h à 19h. 10 euros l’entrée en plein tarif et gratuit pour les enfants de -12 ans.

  • La chirurgie mini-invasive, moins de douleurs et une meilleure récup’

    La chirurgie mini-invasive, moins de douleurs et une meilleure récup’

    Praticien hospitalier au sein du centre expert contre le cancer depuis 16 ans et cheffe du service de chirurgie digestive de l’Institut Paoli-Calmettes

  • Un défilé solidaire àla fondation Vasarely

    Un défilé solidaire àla fondation Vasarely

    À ce stade, l’événement n’est qu’un test. Ce samedi, 23 bénévoles de la Croix-Rouge, âgés de 7 à 83 ans, défileront vêtus des vêtements tirés de la boutique seconde-main de la structure, dans les alvéoles de la Fondation Vasarely, qui prête son lieu pour l’occasion. Au total, une trentaine de bénévoles se mobilisent pour que le défilé puisse avoir lieu. L’action, se veut avant tout « symbolique » pour l’instant, le défilé de mode n’est donc ouvert qu’à la presse. « C’est une phase de test, précise Bernard Greiner, directeur de la communication de l’union locale de la Croix-Rouge. Nous comptons sur les médias et les journalistes pour relayer l’information. » Et la portée de l’action. Deux intentions portent le projet. Celle, d’abord, de « montrer que l’on peut s’habiller de façon chic et classe à la Croix-Rouge », précise Bernard Greiger. Et ainsi faire la promotion des circuits courts de la mode.

    Valoriser la boutique

    L’association propose dans ses locaux aixois, situés cours des Arts et Métiers, tout un rayon de vêtements de seconde main : une boutique ouverte et accessible à tous, « sans conditions » où sont mis en vente de quoi habiller femmes, hommes, et enfants. « Ce que les gens ont tendance à oublier, ou ne pas savoir ! », précise Bernard Greiner, l’association étant davantage réputée pour ses actions sociales et caritatives. Autre intention derrière le projet, impulser l’achat de ces vêtements seconde main, qui permettent à l’association de maintenir sa trésorerie à flot. Comme d’autres associations, la Croix-Rouge pâtit des coupes budgétaires et de la baisse des subventions, et compte sur l’achat de ces vêtements pour poursuivre ses actions locales, notamment. Pour rappel, l’union locale de la Croix-Rouge est quotidiennement mobilisée sur 32 communes du Pays d’Aix. Si l’association tire un bilan positif de son action samedi, un défilé sera organisé à destination du grand public, cette fois-ci. « La Croix-Rouge espère un écho le plus large possible grâce à la diffusion de la captation vidéo et l’aide des médias », indique l’association.

  • Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    C’est quoi, l’équinoxe ?

    L’équinoxe est connu pour marquer le retour du printemps, mais pour les astronomes, c’est aussi le moment où le Soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur. Les hémisphères Nord et Sud sont alors éclairés de la même façon et les durées du jour et de la nuit sont égales.

    Cet événement naturel, qui se produit chaque année à la même période, offre aux curieux comme aux passionnés l’occasion d’observer le ciel et les étoiles pour remonter le fil de l’Histoire, de l’apparition du genre humain jusqu’à nos jours, thématique de cette nouvelle édition.

    Le tout en gardant à l’esprit que la lumière voyage à une vitesse finie : elle met du temps à parcourir les distances immenses qui nous séparent des astres. De ce fait, nous voyons les objets célestes aujourd’hui tels qu’ils étaient, pour la plupart, il y a plusieurs années.

    Divers temps forts

    Dès le crépuscule, la Lune en croissant, ainsi que Vénus et Jupiter, ouvriront le bal, suivies de près par les merveilles du ciel : amas, nébuleuses ou encore galaxies, visibles à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope.

    Ainsi les rendez-vous sont donnés à L’Isle-sur-la-Sorgue samedi à partir de 19h au stade Saint-Jean, à Martigues le même jour au niveau du Phare de la Couronne, parking de la Maison médicale à Velaux, dès 19h. Et le dimanche, l’événement se déroule à la Base nature de Fréjus, dès 17h.