Tag: Bouches-du-Rhône

  • Bonnieu, hotspot d’une nature protégée

    Bonnieu, hotspot d’une nature protégée

    Lors du dernier conseil de quartier (notre édition du 6/11), l’élue annonçait l’extension du périmètre de l’arrêté préfectoral de protection du biotope (APPB) de 2018, qui avait consacré une zone de près de 7 hectares en 2018 dans un couloir partant du parking de la plage le long du chemin allant en direction de Carro.

    Désormais, c’est une zone étendue sur plus de trente hectares qui est protégée par l’arrêté, entre la plage de Bonnieu et sur le littoral de la pointe Donnelle à l’Anse des Arnettes, l’extension de l’APPB couvrant à peu près la boucle ouest du sentier botanique. « Nous voulions l’agrandir car nous considérons que les zones en bordure de Méditerranée doivent aussi être protégées et font partie du patrimoine communal », affirme l’adjointe.

    L’écologie du vivre-ensemble

    L’enjeu de cette réglementation est de protéger plusieurs espèces de plantes et d’animaux présents sur la plaine de Bonnieu, parmi lesquelles le gravelot à collier interrompu ou la mérendère à feuilles filiformes, « car c’est une des rares zones de France où ces espèces habitent », précise Odile Teyssier-Vaïsse. Cette espèce est réputée « encourant un risque très élevé d’extinction dans la nature » et figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’outil de référence pour connaître le niveau de danger pesant sur la biodiversité dans le monde.

    Il fallait pour cela fermer le parking proche de la plage, et surtout « empêcher l’accès aux deux roues, qui venaient souvent faire du motocross dans la plaine » indique l’adjointe, de même que d’éviter « tout déplacement de véhicules, de rassemblements générateurs de piétinement ou même d’empêcher des constructions », complète-t-elle.

    Un patrimoine sensible qui n’est pas pour autant mis sous cloche. « Il ne s’agit pas de barricader l’espace », comme le détaille Odile Teyssier-Vaïsse, mais de penser la plaine comme un espace de vie dont la gestion se « travaille avec les associations, comme la Ligue de protection des oiseaux, l’Office français de la biodiversité mais aussi les cyclistes, promeneurs et chasseurs pour faire cohabiter les usages ». En l’occurrence, le sentier de la boucle botanique de Carro, prisé des promeneurs et des amateurs de nature, ne sera pas rendu inaccessible.

    Du reste, l’APPB vient compléter les mesures compensatoires du site du Vallon du fou, créé au milieu des années 2000 par l’ancien conseil de territoire et aujourd’hui propriété de la Métropole.

    Si l’arrêté « n’a pas de vocation touristique » selon Odile Teyssier-Vaïsse, « la Ville a toujours eu cette envie de faire connaître sa richesse faunistique et floristique aux gens ». Les ateliers participatifs de l’atlas de la biodiversité populaire, en sont un exemple concret, dont celui dédié à la plaine de Bonnieu s’est déroulé en avril dernier.

  • Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Les allées du parc Chanot grouillent de monde et il n’est pas impossible de croiser au détour d’un stand une créature imaginaire, un personnage kawaï ou encore un héros tout droit sorti d’un jeu vidéo. Le Hero Festival est le rendez-vous des cosplayeurs qui peuvent, ici être eux-mêmes et profiter de chaque instant. «Ici on est bien on sait que les gens ne vont pas nous regarder bizarrement il n’y a pas non plus de concurrence. C’est un lieu très agréable où l’on peut profiter de chaque instant et ce n’est pas le cas de toutes les conventions de ce genre », soulignent un groupe de cinq amis, tous costumés venus de Lyon pour l’occasion. Cela fait des années qu’ils se donnent rendez-vous à Marseille, un «rituel» qu’ils partagent.

    Une ferveur qui se partage

    « C’est bien plus que porter un costume, c’est un partage d’expérience du personnage que l’on devient. C’est un exercice très intéressant au même titre que le théâtre pour les personnes timides et je le conseille. D’ailleurs ça ressemble beaucoup au drag ! C’est un exutoire pour nous », poursuit Ela, habillée en Sans d’Undertale.

    Un endroit qui se veut donc convivial mais aussi sans contrainte pour l’ensemble des participants qui sont libres de représenter l’univers qui leur parle. « Il y a énormément d’univers qui se mélangent ce qui favorise l’interaction on prend tous beaucoup de plaisir et c’est très motivant», ajoute Maxime, aka Link dans Twilight Princess. Une passion qui s’exprime à travers des costumes plus extraordinaires les uns que les autres dont certains sont des œuvres réalisées à la main. «J’ai commencé mon costume au mois d’avril et je l’ai terminé ce matin », sourit Clément avec son armure noir et or de Monster Hunter. Il y vient chaque année en famille avec son frère et sa sœur eux aussi gagas de cosplay. Une ferveur qui peut aussi se transmettre de mère en filles. « On vient chaque année, c’est un rendez-vous qu’on ne raterait pour rien au monde», s’enthousiasme Jessica fan de Dragon Ball qui a transmis son amour du manga à ses filles respectivement habillées en Sailor Moon et en Geisha.

  • L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    C’est dans une première demi-heure totalement maîtrisée que l’OM a fait la différence. Avec un premier but d’Angel Gomes, dont la frappe sur coup-franc a été dévissée par Radoslaw Majecki. Le gardien Brestois était ensuite pris à contre-pied sur le penalty obtenu par Igor Paixão, et transformé par Mason Greenwood. Avec deux buts d’avance à la pause, les hommes de Roberto De Zerbi, ont rarement été mis en danger par une formation brestoise en manque d’inspiration.

    En seconde période, les Marseillais pouvaient gérer les débats. Et même si Brest se montrait un peu plus entreprenant, les occasions les plus franches restaient phocéennes. Angel Gomes flirtait avec le doublé (58) et Pierre-Emerick Aubameyang, après avoir manqué le coche dès la reprise, enfonçait le clou, avant de céder sa place à Tadjidine Mmadi.

    Après l’énorme frustration du match perdu face à l’Atalanta en Ligue des Champions mercredi, l’OM s’est remis en ordre de marche en s’imposant, avec la manière. Un succès qui va permettre aux Olympiens de passer une trêve sereine et préparer au mieux la dernière séquence de l’année.

    Aidés par quelques maladresses bretonnes, les Olympiens ont ainsi retrouvé le bon chemin. Ils s’imposent sans trop avoir à forcer leur talent, et prennent provisoirement la tête de la Ligue 1, en attendant le résultat de Lyon – PSG, dimanche à 20h45.

    OM – Brest 3 – 0 (2 – 0)

    12è journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome, 66 279 spectateurs.

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Gomes (26), Greenwood (33 sp), Aubameyang (82).

    Avertissements : Vermeeren (45) à l’OM, Mboup (38) à Brest.

    OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd (Egan-Riley, 78), Emerson – Höjbjerg ( c, Bakola, 87 ), Gomes (O’Riley, 70), Vermeeren – Greenwood (Vaz, 78), Aubameyang (Mmadi, 87), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    BREST : Majecki – Lala, Chardonnet ( c ), Coulibaly, Locko (Guindo, 33) – Chotard (Dina-Ebimbé, 83), del Castillo, Magnetti (Makalou, 74) – Baldé (Labeau-Lascary, 46), Ajorque, Mboup (Tousart, 46).

    Entraîneur : E. Roy.

  • La 40e édition du Noël artisanal invite les chefs à faire le show à la Halle

    La 40e édition du Noël artisanal invite les chefs à faire le show à la Halle

    Ils font bien 1,80 m de hauteur, habillés de tartan et de chapeaux à poils d’ours, et gardent consciencieusement l’entrée de la Halle. Ces deux casse-noisettes géants ont été amenés par leurs créatrices de Santa K à l’occasion de la présentation à la presse du Noël artisanal de Martigues qui se déroule du vendredi 14 ou dimanche 16 novembre à la Halle.

    Pour sa 40e édition, l’événement met à l’honneur la gastronomie avec des animations proposées par plusieurs chefs, dont le Martégal d’origine Fabien Morreale, ancien participant à Top Chef et créateur du restaurant Le Garage, à Jonquières. Mais aussi avec le champion du monde de la pizza 2016 Ludovic Bicchierai. Jean-Claude Annaloro, directeur de la Halle, détaille : « On va monter une scène au milieu pour mettre en avant leur savoir, les filmer et retransmettre en direct ce qui se passe sur écran géant. C’est une première sur le salon, Ça va mettre le feu ! Mais on va le gérer », promet-il

    12 000 visiteurs attendus

    160 exposants sont attendus cette année, pour une fréquentation annoncée à 12 000 visiteurs. Pour l’adjoint (PCF) Gilles Picard, « le Noël artisanal a pris une dimension qui sort largement de la ville et même des limites du département », estime-t-il, alors qu’au départ, « ça a démarré avec l’Union des femmes françaises et le centre social Eugénie-Cotton sous le chapiteau installé sur ce qui n’était pas encore le parking de la Halle, pour devenir la grande manifestation qu’on connaît aujourd’hui ».

    Une manifestation familiale accessible pour 4 euros par adulte, gratuite jusqu’à 13 ans.

  • Co-Sens couve les projets d’entreprise jusqu’à maturité

    Co-Sens couve les projets d’entreprise jusqu’à maturité

    C’est un dispositif peu connu du grand public, alors que c’est « un véritable tremplin », assure Jennifer Borges : la couveuse. Cette ancienne responsable caisse chez Carrefour en a entendu parler pour la première fois à la suite d’un burn-out et d’un licenciement pour inaptitude. « J’ai dit à ma conseillère France Travail que j’avais un projet d’autoentreprise, et elle m’a redirigée vers Co-Sens », raconte la jeune femme de 29 ans.

    Financée par des subventions de l’Union européenne et la Région Sud, la structure propose un Contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape), conclu pour une période maximale de 36 mois, aux porteurs inexpérimentés. Valérie Moisan, consultante depuis 24 ans, détaille : « Le couvé est hébergé juridiquement, financièrement et fiscalement avec le numéro de Siret, le compte en banque, la comptable et la responsabilité civile professionnelle de Co-Sens. »

    Pendant cette période, les droits sociaux du porteur de projet sont maintenus. « On encaisse le chiffre d’affaires et on leur rend sous forme de remboursement de notes de frais pour les achats effectués dans le cadre de l’activité, précise-t-elle. En cas de dépassement, on leur fait des feuilles de rétribution considérées comme des feuilles de salaire par France Travail, ce qui rallonge leurs droits. »

    Une boîte à outils

    Une sécurité que Valérie Moisan appelle le « double matelas » : le matelas financier et le matelas d’accompagnement, puisqu’en intégrant la couveuse, le ou la porteuse a accès à des formations et à un suivi. Jennifer Borges témoigne : « Ça m’a permis de comprendre les algorithmes des réseaux sociaux, la comptabilité, d’apprendre à choisir mon statut, à organiser un planning, à préparer mon pitch… » Une véritable boîte à outils qui a rassuré la Gignacaise : « Je ne me suis pas lancée dans le vide, je ne suis pas seule pour assimiler ce nouveau métier qu’est l’entrepreneuriat. »

    Après une année passée au sein de la couveuse, elle commence à dégager « un chiffre correct » depuis le mois de juillet. « Ce n’est pas encore un salaire, mais c’est encourageant » pour poursuivre sa marque d’accessoires pour chiens faits main qu’elle a appelée Gennka dog.

    Co-Sens affiche 70% de sorties positives, c’est-à-dire de retour à l’emploi ou de création d’entreprise. Valérie Moisan souligne : « Pour les 30% restants, c’est très bien aussi, parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas faits pour ça ou que leur projet n’est pas bon, et ils ne se lancent pas à corps perdu en mettant en péril leur équilibre financier et familial. » Jennifer Borges résume : « Il n’y a rien à perdre, tout à gagner ! »

  • Fréquentation record pour le congrès national des avocats

    Fréquentation record pour le congrès national des avocats

    Plutôt que renforcer les moyens de la justice, on préfère dissuader les citoyens d’y recourir » : c’est une présidente du Syndicat des avocats de France (SAF), Judith Krivine, très offensive qui a ouvert vendredi le 52e congrès qui se déroule à Marseille jusqu’à dimanche matin.

    Accueilli place Bargemon, le congrès a été lancé par Fabien Perez, pénaliste mais aussi adjoint au maire de Marseille en charge des financements européens. « On essaye de résister contre les idées brunes à Marseille et ici le défi de la justice est immense », a-t-il notamment clamé face à un auditoire nourri, la présidente du SAF soulignant avec plaisir que « le nombre d’inscrit à ce congrès est un record ! ».

    Au menu de cette première matinée, le rapport moral du syndicat. Avec 91 communiqués de presse réalisés cette année, 77 recours et interventions volontaires et des dizaines d’actions contre les drones, l’année a été intense. Pour autant, le SAF a bien l’intention de monter en puissance en 2026 en développant ses effectifs et de nouvelles sections avec l’ambition de parvenir à plus d’ancrage local et davantage de réseaux.

    Anniversaire oblige, les intervenants sont revenus sur le scandale du centre de rétention d’Arenc, hangar sur le port de Marseille où l’État séquestrait illégalement des étrangers pour des expulsions extrajudiciaires, révélé il y a 50 ans, par un avocat du SAF, Sixte Ugolini, dans les colonnes de La Marseillaise.

    Les atteintes au droit de la défense et la lutte contre l’extrême droite ont irrigué les réflexions des différents ateliers pour viser « la recherche de l’État de droit ». « On vient aussi pour l’énergie, l’élan, la force de vie, pour repartir continuer de se battre, ce qui reste l’essence de notre métier », témoigne Florence Alligier, avocate en droit du travail au barreau de Lyon. L’égalité et l’équilibre institutionnel sont au menu des tables rondes qui se déroulent samedi matin avant une après-midi consacrée à des ateliers professionnels sur les barricades numériques par exemple pour contrer les attaques de l’extrême droite. Dimanche, la session se résumera à un brunch durant lequel sera abordée la question des échéances électorales.

  • [Rue de la République] Laurent Belsola : « Pour un commissariat réunissant police municipale et nationale à Port-de-Bouc »

    [Rue de la République] Laurent Belsola : « Pour un commissariat réunissant police municipale et nationale à Port-de-Bouc »

    Les Municipales

    Didier Gesualdi : Pour le moment vous n’êtes pas officiellement candidat à votre succession mais vos soutiens organisent, jeudi, une réunion publique. Repartirez-vous au combat ?
    Je vous invite à venir le jeudi 13 novembre à 18h à la salle de l’hôtel des Aiguades. Je serai présent, avec le comité de soutien. C’est avec toutes les personnes qui seront là, que l’on fera les annonces nécessaires.

    Didier Gesualdi : Les conditions sont donc réunies pour une candidature.
    Les conditions sont là mais le comité de soutien voulait réunir la population, voulait un rassemblement populaire pour une candidature populaire donc on répond à cet appel.

    Didier Gesualdi : C’est aussi une façon de faire à la Port-de-Boucaine, vous aimez les démarches horizontales, consulter la population…
    Oui, on parle avec les élus, avec la population, avec notre parti auquel on remet notre mandat et avec les citoyens. On fait en sorte que la candidature, à chaque fois, émane de la population.

    Léo Purguette : Face à vous, des rapprochements entre droite classique et extrême droite se dessinent. C’est une première ?
    Je pense que oui mais on voit, depuis 2020, au sein du conseil municipal des personnalités qui étaient sur deux listes différentes se rapprocher. Elles se sont ensuite affichées avec un député RN, M. Allisio et pour un autre avec M. Ciotti. On a bien vu que leurs interventions et positions au sein du conseil municipal reprenaient les positions de l’extrême droite. Même s’ils disent qu’ils ne le sont pas tout à fait.

    Léo Purguette : C’est assez éloigné de l’identité de Port-de-Bouc. Ça vous surprend ?
    C’est très éloigné de l’identité de notre ville, de tout ce qui a forgé Port-de-Bouc depuis plus de 100 ans.

    Didier Gesualdi : Qu’est-ce que vous dites à ceux qui sont tentés par le vote d’extrême droite ? Ce sont des gens en colère, non ?
    Tout à fait. La colère qui débouche sur l’extrême droite donne des guerres. La colère qui débouche sur la gauche donne souvent des réalisations. Je leur dis : « regardez le passé, d’où vous venez ». Nous sommes une ville cosmopolite, tout le monde est venu à Port-de-Bouc pour travailler. De Grèce, d’Espagne, d’Italie, de Turquie, d’un peu partout. Le RN, c’est un peu de la magie, ils prétendent défendre le peuple mais quand ils votent au Parlement, c’est bien différent. L’impôt sur la fortune, ils ne l’ont pas voté. Ils sont sur une politique des grands patrons, pas une politique populaire. Beaucoup disent qu’il faut les essayer mais on les a essayés de 1940 à 1944. Plus récemment, on les a essayés à Vitrolles et Marignane, on sait ce que ça donne. On connaît le résultat. Derrière la belle façade, il y a la haine, la discrimination, tous les germes pour que la société civile se dispute et qu’on aille vers de gros problèmes.

    L’attractivité de la ville

    Didier Gesualdi : Que répondez-vous à ceux qui estiment que Port-de-Bouc est sur le déclin, que c’est une carte postale mais sans touriste…
    Port-de-Bouc, c’est du tourisme social. Nous ne sommes pas une ville balnéaire mais industrielle. Nous avons toujours développé d’une part le tourisme social et d’autre part la convivialité avec les sardinades. Je rappelle que les sardinades, sur deux mois, c’est un peu plus de 100 000 personnes qui viennent sur notre ville. Nous animons le port, les quartiers, tout cela est gratuit. Nous avons aussi un projet pour les plages, nous avons fait une promenade tout le long du bord de mer. Les pistes cyclables vont être agrandies….

    Didier Gesualdi : On n’est pas sur le déclin à Port-de-Bouc ?
    Je ne le crois pas. On anime la ville toute l’année. Je voudrais notamment parler du festival d’art de rue que l’on fait au mois de mai et qui attire un monde fou. On est un des 5 festivals les plus importants de France. On rénove aussi la ville, on a l’Agence nationale pour la rénovation urbaine qui finance la démolition de la barre de la Lèque, aux Aigues Douces, à Tassy, Bellevue… Et en même temps, nous avons de nouvelles constructions, de nouveaux bâtiments. C’est une ville en pleine transformation, qui garde son âme, comme une maison léguée par nos grands-parents que l’on rénove, que l’on met au goût du jour.

    Le contournement autoroutier

    Didier Gesualdi : Ça y est, le contournement de Port-de-Bouc va se faire. Enfin !
    C’est une magnifique victoire qui est dédiée à tous les Port-de-Boucains. Je pense aux anciens maires, aux anciens députés depuis M. Rieubon, qui se sont battus pour cela. Notre ville est l’une des dernières à être coupée par une autoroute. On estime que c’est entre 5 et 10 000 personnes entre Martigues et Port-de-Bouc qui vivent à moins de 100 mètres de l’autoroute donc on va pouvoir respirer. On a des écoles, des collèges, des grandes surfaces… si jamais un camion-citerne chavire sur un de ces établissements ce serait une catastrophe. Avoir un contournement autoroutier aux dernières normes, avec le moins de nuisances possibles et beaucoup moins de riverains, c’est une très grande victoire. On va pouvoir recoudre la ville. Enfin, les gens pourront passer d’un côté à l’autre sans avoir le danger d’une autoroute. Nous allons en faire un beau boulevard métropolitain. C’est un grand projet qui va nous occuper le mandat prochain. Il sera refait de Martigues à Port-de-Bouc. Nous y voulons des moyens de transport doux, vélos, à pieds… et une belle avenue où les Port-de-Boucains se retrouveront.

    Les services publics

    Léo Purguette : L’argent public se fait rare. Vous êtes inquiet sur le budget de l’État ?
    Depuis plusieurs années, ce sont les collectivités qui payent l’addition de l’État. Nous sommes en première ligne, nous sommes les paratonnerres de la République. Nous enlever des budgets fera que nous n’arriverons plus à investir pour améliorer le cadre de vie de nos habitants. Ils ont besoin de services publics. Ici, la police s’est rétractée il y a une dizaine d’années, la CAF, il n’y a presque plus de permanences, la Sécu est partie, le Trésor public est parti, la SNCF maintient un guichet, ça devient catastrophique. L’État en France, c’est la présence de services publics. Sans eux, il n’y a plus d’égalité républicaine. Comment dire à une personne âgée qui n’utilise pas le numérique, de payer quelqu’un 50 euros pour être aidé ? C’est inadmissible ! Il y a des milliards disponibles : le rapport du sénateur communiste Gay parle de 211 milliards d’euros donnés aux grandes entreprises sans contrepartie. Et les grandes fortunes doivent contribuer. Être citoyen c’est participer à l’impôt en fonction de ses moyens.

    La sécurité

    Léo Purguette : Vous n’êtes pas de la gauche qui laisse les questions de sécurité au RN. Vous n’avez de cesse de demander des renforts de police à l’État. Où en êtes-vous ?
    C’est une question dont on s’est emparé parce que la sécurité, c’est un tout. On ne peut pas faire de la sécurité comme le préconise le RN, le tout sécuritaire ne marche nulle part, dans aucun pays. Nous, ce que nous voulons, c’est rétablir la sécurité avec une prévention et avec des acteurs de terrain. On a demandé dès le début des forces de l’ordre ici pour lutter contre les narcotrafiquants. Ce n’est pas un problème port-de-boucain, c’est un problème national. Les narcotrafiquants, là où ils arrivent, ils cassent tout alors qu’on fait de la rénovation urbaine, des efforts dans nos villes. On a demandé un commissariat à la préfète de police et à l’ancien ministre de l’Intérieur que je suis allé voir. Ils ont mis le paquet sur les quartiers populaires qui ont droit à la sécurité, eux aussi, pour enrayer ce phénomène. Nous avons eu la CRS 81, les compagnies qui sont toujours là. Dans le même temps, les populations voient la police, la gendarmerie, les pompiers venir à Port-de-Bouc pour faire de la prévention, du sport avec la jeunesse, pour expliquer les métiers de la sécurité… C’est un tout la sécurité, avec la prévention, avec nos centres sociaux, nos associations sportives… Nous ne sommes pas anarchistes, nous sommes communistes. Nous nous mobilisons pour que tout le monde puisse vivre ensemble, tranquillement.

    Léo Purguette : Comment articulez-vous l’action de la police municipale à l’ensemble de ces actions ?
    La police municipale joue son rôle, c’est un complément de la police nationale sur notre territoire. On a mis quand même 80 caméras en tout. Je viens de faire une demande au nouveau ministre de l’Intérieur, M. Nuñez, parce que nous voulons un commissariat mixte dans la commune. C’est-à-dire que dans le commissariat actuel rue Charles-Nédelec qui est vide, nous voulons y mettre la police municipale que nous renforçons et en même temps nous voulons mettre à disposition de la police nationale, une partie de ces locaux pour une présence permanente.

    Léo Purguette : Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF qui partage cette approche sera en meeting dimanche 23 à Marseille, vous y serez ?
    Oui bien sûr ! On y sera, on défend ses idées et on partage ses convictions.

    La thalassothermie

    Léo Purguette : L’arrivée d’une boucle d’eau de mer va bouleverser Port-de-Bouc. Quelles conséquences sur la vie quotidienne des habitants ?
    Nous sommes en pleins travaux dans la ville. Les citoyens ont quelques désagréments mais c’est normal, nous sommes obligés d’en passer par là. C’est un projet retenu en 2015 qui permet de récupérer les calories contenues dans l’eau de mer pour chauffer des logements collectifs et des bâtiments de la mairie. Quand je dis logements collectifs, c’est 30% de logements sociaux et 35-40% de logements privés collectifs, donc des immeubles. Il y a aussi des bâtiments communaux. Le but c’est d’avoir une énergie durable, décarbonée, renouvelable, qui nous permette de rentrer dans le XXIe siècle. Mais aussi de limiter le coût de l’énergie. On voit qu’avec un conflit en Ukraine, au Proche-Orient ou ailleurs, le coût du pétrole, du gaz, de l’électricité peut exploser. Tout cela se répercute sur le budget des ménages. Avec la thalassothermie le but, c’est d’avoir une facture qui ne bouge pas, qui est lissée sur 20 ans.

    Maire de l’année

    Léo Purguette : Vous avez été élu maire de l’année par le Trombinoscope et un jury de journalistes. Quelle est votre réaction et à votre avis pour quelles raisons ?
    J’étais très fier pour la ville de Port-de-Bouc. Ce prix est dédié aux habitants de cette ville ouvrière, c’est elle qui est récompensée. C’est aussi pour l’équipe municipale, pour les projets. On est très fier parce qu’il faut savoir qu’on a eu des émeutes urbaines, on a été menacé de mort aussi. Avec l’équipe municipale, on a fait face. Avec la population, on a dit qu’on avait besoin de police, de présence humaine. Je pense que le jury a tenu compte de cette démarche et aussi des grands projets urbains menés à Port-de-Bouc. Je pense qu’il faut s’engager, être à la pointe du combat.

    La question des lecteurs

    Anne-Marie : Vous pensez quoi du député RN ?
    Déjà je regrette l’ancien député, Pierre Dharréville, qui avait fait un travail remarquable. Le nouveau député, chacun sait que nos familles politiques sont très opposées. Je ne le vois pas beaucoup à Port-de-Bouc. Je ne demande pas non plus à le voir. Je pense qu’il est plus dans les problématiques nationales que locales. Il nous a fait un tract pour dire que le contournement autoroutier, c’était grâce à lui et qu’il avait repoussé un texte de gauche. Ce texte était LFI et portait sur les nouveaux projets autoroutiers, rien à voir avec notre situation ici. À qui peut-il faire croire que le contournement autoroutier lui serait dû ? Ce n’est pas la fée Clochette. C’est une bataille de 50 ans, menée par les élus de ce territoire et la population. D’ailleurs même moi je ne dis pas « le contournement autoroutier, c’est grâce à Laurent Belsola ». Ça n’aurait pas de sens. C’est un combat auquel j’ai pris ma part comme tous les maires de Martigues et Port-de-Bouc et les députés communistes qui se sont succédé. La déclaration d’utilité publique a été prise sous Patricia Pedinielli en 2017, grâce à toutes les études faites depuis une quinzaine d’années.

  • La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

    La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

    Un pas en avant… Après une rencontre avec des représentants de la direction du Grand port maritime de Marseille le 30 octobre, le collectif « Camembert de Cousteau », qui réunit la fédération des comités d’intérêt de quartier (CIQ) du 16e arrondissement, le collectif Thala et la coopérative Hôtel du Nord, se félicite d’avoir réussi à ouvrir un espace de discussion.

    Cet été, habitants et associatifs s’étaient mobilisé pour évoquer l’avenir du bâtiment menacé de démolition et propriété du port, situé à deux pas de l’espace Mistral, tout à côté du hangar qui abrite le sous-marin Saga, machine imaginée par le marin au bonnet rouge, et du siège du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Une pétition avait été lancée pour sa sauvegarde. En parallèle, une quinzaine d’artistes avaient donné à voir toutes ses possibilités en le transformant en musée éphémère, empli de graffs et de fresques colorés. Le chantier de démantèlement avait finalement été suspendu. Un des pieux de la plateforme supportant le Saga ayant été fragilisé.

    « Trop tôt pour communiquer »

    « Nous allons entamer, dès janvier 2026, un travail sur une convention d’occupation », précise Michel Teule, président de la fédération des CIQ du 16e arrondissement. Les demandes n’ont pas bougé : faire du Camembert un espace public, un lieu patrimonial et associatif avec « différentes activités en relation avec la mer et le quartier », rappelle Michel Teule.

    Leur projet a été présenté, reste à en définir les modalités de financement, à régler aussi la question du loyer. Des échanges « riches » s’est réjouit ce dernier. À terme, une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) pourrait même voir le jour. Autour de la table, ils ont insisté aussi pour que le Port soit partie prenante des discussions menées autour des projets de réaménagement du littoral qui seraient menés au sein du « grand Estaque ».

    Contactée, la direction du GPMM a confirmé ce vendredi 7 novembre que des discussions étaient en cours mais considéré qu’« il était trop tôt pour communiquer sur les modalités précises ». Et de réaffirmer que le Port travaille « en concertation avec la Ville et les acteurs locaux pour définir l’avenir du site », dans le cadre justement du « Grand Estaque ». Le GPMM rappelle que « toute occupation du domaine public du Port » doit « respecter les règles en vigueur » et « garantir la sécurité et la viabilité des projets ».

  • Le capitaine Delbé a pris les rênes du centre de secours

    Le capitaine Delbé a pris les rênes du centre de secours

    Vous reconnaîtrez désormais comme chef Quentin Delbé, et vous obéirez à tout ce qu’il vous commandera ! », ordonne, d’une voix grave, puissante et péremptoire, Jean-Luc Beccari, directeur du Sdis 13* aux sapeurs-pompiers du centre de secours de La Ciotat.

    Sur le rond-point des Messageries maritimes, devant l’hôtel de ville, les sapeurs-pompiers en tenue, les marins-pompiers de Marseille, la réserve communale de sécurité civile de La Ciotat, la Croix Rouge, les élus et le public viennent d’assister à la très solennelle cérémonie de passation de commandement. Ponctuée par l’hymne national, entonné par l’orchestre, elle a consisté en un « passage de flambeau », comme l’a qualifiée Richard Miallé, président du Sdis 13, entre les capitaines Diane Borselli et Quentin Delbé.

    « Gardiens du quotidien »

    Native de Corse, Diane Borselli, dont le père était sapeur-pompier, « est arrivée au centre de secours de La Ciotat il y a trois ans », a rappelé le maire (DVD) Alexandre Doriol. La jeune femme s’en va pour un poste de « référente zonale en risques biologiques ». Originaire de Reims, Quentin Delbé, qui occupait juste avant un poste à l’état-major du Sdis 13, est chef de centre à La Ciotat depuis le 1er septembre. Il s’agit de son premier commandement. « Cette caserne est emblématique, ancrée dans un territoire urbain, maritime et terrestre », a dépeint Richard Miallé. Située avenue Emile-Bodin, elle compte un effectif de 200 sapeurs-pompiers, dont 40 professionnels, et des agents administratifs. Avec 6 859 interventions de secours en 2024, ce centre de secours, qui « veille sur les territoires de La Ciotat et Ceyreste », a indiqué Alexandre Doriol – soit près de 41 000 habitants – « est un des plus importants des Bouches-du-Rhône », a reconnu, après la cérémonie, le capitaine Quentin Delbé. « Aux risques courants, s’ajoutent les risques nautiques, industriels avec les chantiers navals, et feux de forêt », a-t-il présenté. Interrogé par nos soins sur la manière dont il entendait diriger ce centre, il a déclaré : « Je veux que l’opérationnel soit au cœur, avec une montée en compétences des agents, les acculturer aux risques locaux, veiller à la bonne condition des matériels et des infrastructures, et accompagner les collectivités. » Patrick Ghigonetto, maire (DVD) de Ceyreste a « salué l’engagement des sapeurs-pompiers et administratifs de ce centre. Vous êtes les gardiens du quotidien ». « Derrière chaque uniforme, il y a une vie d’engagement et de courage », a rendu hommage pour sa part Alexandre Doriol.

    * Service départemental d’incendie et de secours

  • Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Après un an dans l’ombre, Souleimane Mohammedi va retrouver la lumière et l’intensité du ring à l’occasion de son 17e combat professionnel. Le boxeur du BC affronte, ce samedi, le Géorgien de 31 ans, Nodar Robakidze. Un rendez-vous qui se déroulera dans la salle de spectacle du Pasino Grand, à Aix-en-Provence. Le Tricolore, toujours invaincu, compte bien faire sauter la banque dans l’enceinte du casino appartenant au groupe Partouche.

    Face à lui, un adversaire d’un calibre supposément inférieur, possédant un bilan peu reluisant de 54 défaites pour 26 victoires. Mais la star de ce gala se méfie de son opposant venu du Caucase. « C’est un bon client, il a 80 combats. Certes, il a plus de défaites que de victoires, mais il a affronté de gros boxeurs, comme Bruno Surace et Milan Prat. Il est technique, ce n’est pas juste un bourrin. Il boxe un peu à la cubaine, il nargue, donc ça va offrir du spectacle. »

    Mohammedi cible également les points faibles du Géorgien : « J’ai un meilleur cardio, une meilleure vitesse et tout ce qu’il sait faire, je le fais aussi. Il faudra appuyer progressivement sur l’accélérateur et voir comment il réagit. »

    De la confiance et un boxeur français qui se sent prêt. Pour passer un nouveau cap, il s’est offert les services d’une nutritionniste et d’un préparateur physique. Un meilleur entourage pour voir plus haut et, pourquoi pas, atteindre une finale européenne ou une demi-finale mondiale, en 2026.

    Pesée validée pour

    les deux boxeurs

    Ce vendredi, au Pasino, se déroulait la pesée officielle du combat, en présence des deux combattants. S’il a fallu attendre Nodar Robakidze, bloqué 1h30 à la douane de l’aéroport de Marignane, cette pesée a été réalisée sans encombres. 72,100 kg pour Souleimane Mohammedi, soit 400 grammes de moins que la limite autorisée dans sa catégorie des poids moyens. Son adversaire affiche 72 kg tout rond.

    Le jeune Français compte bien conserver son invincibilité, ce samedi soir, alors qu’il vise les Mondiaux, organisés chaque année à Las Vegas, « dans les 2 ou 3 ans ». Le double champion du monde WBC Youth (-24 ans) explique le cheminement de ces dernières semaines, avant le grand soir. « à deux semaines du combat, on est encore dans le dur, à s’entraîner et en faisant attention à ne pas se blesser. Dans la dernière semaine, ce ne sont que des révisions pour moi. Je refais mes leçons. En général, j’arrête de frapper le sac le jeudi et je vais courir le jour suivant, si je ne me sens pas assez en forme. »