Tag: Bouches-du-Rhône

  • Une quatrième édition record en vue pour les 10 km de Marseille

    Une quatrième édition record en vue pour les 10 km de Marseille

    Après un retour remarqué l’an dernier, marqué par la participation de 3 500 coureurs après cinq ans d’absence, la quatrième édition des 10 km de Marseille s’annonce ambitieuse.

    À un peu plus de deux semaines de l’échéance, 3 200 personnes se sont déjà inscrites sur la plateforme Sport’N’Connect pour être sur la ligne de départ, le 12 avril. Près de 4 000 sont attendus, preuve de la notoriété grandissante de ce rendez-vous devenu incontournable dans la cité phocéenne. « C’est un immense plaisir pour nous d’être, le temps d’un week-end, les ambassadeurs de notre cher Marseille, cette ville qui possède tellement d’atouts, même si on la critique souvent », pointe Nathalie Lachiche, présidente de l’ASPTT Marseille, organisateur emblématique et club omnisports phare qui fêtera, l’année prochaine, ses 120 ans d’existence.

    Pour cette édition 2026, la présidente Lachiche compte bien sur les atouts du centre-ville pour attirer davantage de coureurs et de spectateurs. Au départ et à l’arrivée du Vieux-Port de Marseille, les participants auront une vue prenante sur les monuments incontournables de la cité phocéenne, à l’instar de l’Hôtel de Ville de Marseille, l’Ombrière du Vieux-Port, le Palais de la Bourse, le Mucem, la Villa Méditerranée et les voûtes de la Cathédrale Notre-Dame de la Major. En plein cœur des 2e et 3e arrondissements si chères à Gérard Azibi. « Depuis le début de notre mandat, on a toujours voulu développer d’autres activités sportives, sur le secteur, que la boxe et le football. On y est parvenu avec l’appui de l’ASPTT Marseille, qui s’est toujours impliquée en plus de la course », souligne l’actuel adjoint au sport du maire (PS), Anthony Krehmeier.

    Une boucle au lieu de trois

    L’année passée, les coureurs devaient faire trois fois le tour du parcours pour réaliser les 10 km attendus. Une expérience qui n’a pas été au goût de tous. « On a retenu toutes les remontées que nous ont fait à la fois les bénévoles pendant leur travail, mais aussi les coureurs, par les divers médias et tout ce qu’on a entendu dire, pour façonner cette nouvelle édition », relève Régine Rouard, présidente de la section athlétisme et triathlon à l’ASPTT Marseille, aux manettes de l’aspect technique de l’événement depuis deux ans. « Beaucoup de participants ont estimé qu’ils étaient trop serrés sur trois boucles. Et d’ailleurs, la Fédération française d’athlétisme (FFA) nous a dit que si on ne changeait pas le parcours cette année, la course ne serait pas labellisée. Ce qui aurait été préjudiciable pour notre événement », poursuit la passionnée de running, pleinement investie dans l’élaboration du tracé.

    Le circuit du 5 km tournera au niveau de la place de la Joliette, quand celui du 10 km remontera jusqu’au milieu de la montée du Capitaine Gèze, avec la présence inédite de coureurs d’allure – issus de la section athlétisme de l’ASPTT Marseille – afin de permettre aux participants de se fixer un objectif de temps. « C’est un parcours qui est très roulant et où on peut faire de bonnes performances, parce que c’est quasiment plat tout au long », note Régine, pour qui le plus important reste que les coureurs se fassent plaisir, tout en faisant attention à leur sécurité.

    Surtout que quelques binômes de non-voyants seront présents dans le peloton du 10 km. « Notre mission est d’ouvrir le sport à tous et pour tous », martèle Nathalie Lachiche, persuadée que le sport est un formidable levier d’insertion, d’inclusion et de remobilisation. « Nous croyons à la force du sport de transmettre des valeurs, la citoyenneté, le dépassement de soi, la confiance en soi, l’acceptation de l’autre, la tolérance, le respect, la rigueur, la discipline », ajoute-t-elle, en rappelant que la cause associée à cet événement sera, comme l’année dernière, la lutte contre le cancer. Un euro sur chaque dossard sera reversé à la Ligue contre le cancer.

  • OM : la défaite révèle des lacunes à corriger durant la trêve

    OM : la défaite révèle des lacunes à corriger durant la trêve

    « On n’a pas su garder cette passion durant 95 minutes. » Habib Beye a correctement résumé la prestation de son équipe, ce dimanche. Face au Losc de Bruno Génésio, pourtant engagé en Europa League le jeudi soir, cet OM a manqué de folie et d’entrain pour faire chuter les Lillois et poursuivre sa série positive. Même 70 minutes de passion auraient pu suffire à sécuriser un résultat plus reluisant comptablement, mais cela n’a pas été le cas. Malgré tout, plusieurs enseignements sont à retirer de cette rencontre, autant de points à travailler durant ces quinze jours de trêve.

    Lors de ce dimanche pluvieux à Marseille, le réalisme a manqué, surtout que les occasions n’ont pas été si nombreuses que ça. « On a deux grosses situations dès l’entame de la deuxième mi-temps pour marquer le deuxième but. Et j’ai l’impression qu’on prend ce but sur un temps fort de notre part. C’est peut-être ce qui nous met un petit coup derrière la tête. Parce que si on arrive à convertir ces deux situations, cela aurait été une toute autre deuxième période », décryptait Habib Beye à l’issue du match. L’une des solutions pour combler ce retard dans l’efficacité a été le passage à deux attaquants.

    Amine Gouiri n’avait pas 90 minutes dans les jambes et le coach olympien a également détaillé et assumé ce choix de ne pas le faire démarrer. « On y a pensé, notamment à démarrer à deux devant. Mais avec la surcharge qu’ils [les Lillois, Ndlr] ont au milieu, cela nous aurait exposés. On l’a vu quand on est passés à deux attaquants : on a perdu un joueur au milieu et ce contrôle était nécessaire en début de match. Les choix ont été faits en fonction de l’adversaire et sont assumés. » L’association avec Pierre-Emerick Aubameyang reste donc bien une possibilité pour les Marseillais, comme l’a confié Habib Beye après la rencontre gagnée face à Auxerre, le 13 mars.

    « Je vois Balerdi un peu aspiré au premier poteau »

    L’entraîneur de l’OM a aussi pointé du doigt un « manque d’agressivité dans une zone de vérité ». Ce sont bien les deux zones de vérité qui sont concernées. Outre l’attaque, la défense a aussi eu son lot de passivité, notamment sur le but d’Olivier Giroud. Des largesses comme celles-ci avaient déjà été aperçues à Brest, où Ludovic Ajorque avait inscrit un but similaire à celui du meilleur buteur de l’histoire des Bleus. Le champion du monde 2018 l’a dit lui-même après la rencontre : « Je suis dans la bonne zone. J’arrive lancé et je vois Balerdi un peu aspiré au premier poteau, donc je passe derrière lui. » Une défense de zone mal gérée, malgré la nette supériorité numérique des Marseillais dans leur surface de réparation.

    Pour corriger ces manques, dispose désormais de la trêve internationale, même si une partie de son effectif ne sera pas présente à la Commanderie. « On avait prévu une phase de régénération. On va aussi pouvoir individualiser davantage le travail, être plus précis avec les joueurs. L’humeur du club ne doit pas être dictée par les résultats. Elle doit rester constante pour transmettre une énergie positive aux joueurs. » 15 jours pour préparer un nouveau grand défi : le déplacement à Monaco, le 5 avril.

    L’horaire d’OM-Nice est désormais connu

    Il faudra se brancher un dimanche soir pour suivre le match OM-Nice. La Ligue de football professionnel (LFP) a révélé l’horaire de ce derby méditerranéen : ce sera le dimanche 26 avril, à 20h45. Ligue 1+ sera donc le diffuseur de cette rencontre de clôture de la 31e journée du championnat de France. Parmi les autres affiches de ce dernier week-end du mois d’avril, l’Olympique lyonnais recevra l’AJ Auxerre alors que le Paris Saint-Germain se déplacera sur la pelouse de Raymond-Kopa à Angers. Toulouse-Monaco sera également l’un des matches à suivre, important pour la course au podium. Pour rappel, le prochain match de l’OM se disputera à Louis II, face à Monaco (dimanche 5 avril à 20h45).

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Tina Biard-Sansonetti

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Tina Biard-Sansonetti

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invitée Tina Biard-Sansonetti (DVG).

    Marseille, victoire face au RN dans les 13-14, vie quotidienne, sécurité, logement, solidarité, métropole…

    À vous la parole ⬇️

  • Annulation de la venue des navires historiques à Port-de-Bouc

    Annulation de la venue des navires historiques à Port-de-Bouc

    La Fondation Nao Victoria informe qu’en raison de conditions météorologiques défavorables, la visite à Port-de-Bouc des deux grands navires historiques, le Galeón Andalucía – réplique d’un galion espagnol du XVIIe siècle (photo) – et le pailebot Pascual Flores – goélette à coque en bois, construite en 1917 dans un chantier de la ville de Torrevieja – initialement prévue du 25 au 29 mars, est annulée.

  • Un mois d’animations et de rencontres pour renforcer le vivre-ensemble à Aix

    Un mois d’animations et de rencontres pour renforcer le vivre-ensemble à Aix

    Une classe de primaire vient tout juste d’entrer dans le centre social de l’Horloge, installé dans le quartier du Jas de Bouffan et se dirige vers l’une des salles où sont exposés plusieurs kakémonos : le « Livre géant de la laïcité », exposition animée par des bénévoles de l’Observatoire pour la laïcité en Provence (Olpa).

    Depuis ce lundi 23 mars, le centre social organise sa troisième édition du Mois des Possibles, axé sur ce même thème. Un mois jalonné de différentes rencontres et activités à la fois ouvertes aux scolaires et aux adhérents du centre. L’événement se veut « transversal ». Parmi les grands rendez-vous, une séance de cinéma intergénérationnelle, ce mercredi 25 mars (dès 14h30), une grande journée de vide-greniers et une buvette « d’autofinancement pour les jeunes », le samedi 4 avril (dès 9h30) et un ciné-club le vendredi 17 avril (dès 14h30).

    « Dans le contexte national et encore plus précisément du quartier ou l’on est situé, venir parler de laïcité nous paraissait très pertinent », contextualise Laëtitia Olivero, coordinatrice jeunesse. Les personnels, sont d’abord passés par la case formation donnée par l’Olpa. « Qui nous a permis de comprendre que la laïcité était abordée comme un empêchement à quelque chose, alors qu’elle est surtout un outil de vivre-ensemble, dans le respect des uns et des autres, explique Géraldine Dewilde, directrice du centre social. Nous n’allions pas faire une programmation avec uniquement le prisme de la laïcité, qui est une porte d’entrée. »

    Le centre social, « un équipement de proximité dont la vocation est de permettre et de faciliter le lien social au sens large », souligne Géraldine Dewilde, se propose comme lieu neutre, à l’instar du cercle familial ou scolaire, pour aborder ces sujets-là. « On vient offrir un espace d’échange et de débat qui ne peut pas avoir lieu ailleurs, précise Laëtitia Olivero.Cela permet de faire passer des idées, permet aux participants de s’écouter. Sur cette question de l’ouverture, de la laïcité – qui est un outil d’émancipation, d’ouverture, le choix de ce que l’on croit ou non – avoir un endroit où l’on a le droit de dire ce que l’on pense et le droit d’entendre quelqu’un qui pense différemment, a du sens. »

    Un espace « plus ouvert, ou l’on porte des valeurs qui, on le croit, doivent apporter plus de facilité à faire société », complète Géraldine Dewilde.

    Informations à retrouver sur le site du centre social.

  • La majorité se forme, l’opposition se défait à Port-de-Bouc

    La majorité se forme, l’opposition se défait à Port-de-Bouc

    Après la séance d’installation, qui a eu lieu dimanche, le premier conseil municipal port-de-boucain a été express. Neuf questions étaient à l’ordre du jour, ce mardi 24 mars, parmi lesquelles l’élection des représentants au sein du conseil d’administration du centre communal d’action sociale, l’élection des membres de la commission de délégation de service public et de concession ou encore la fixation des taux des indemnités de fonction attribuées au maire et aux adjoints.

    Laurent Belsola (PCF) percevra 67,6% du taux maximal, soit 2 778,71 euros brut. Quant à ses neuf adjoints, ils seront indemnisés à hauteur de 28,6% du taux maximal, soit 1 175,61 euros brut. « Ça fait quatre mandats que je suis là et qu’on vote cette même délibération, rappelle le maire. Nous sommes dans un parti politique où nous reversons. Nous ne sommes pas là pour nous enrichir, mais pour servir nos concitoyens. »

    Autre fait marquant de ce conseil : les démissions supplémentaires dans le groupe d’opposition de Pascal Spanu, le candidat divers droite soutenu par le RPR de Franck Allisio. Cinq nouvelles défections s’ajoutent aux quatre précédentes, alors que trois élus siégeaient ce soir. « C’est la première fois qu’on voit l’opposition ne pas assister au conseil d’installation, réagit Laurent Belsola. Ils ont perdu, mais ils représentent 30% de la population quand même. Je comprends que la défaite est amère, mais c’est la démocratie. »

    Des formations en interne

    À la sortie de la séance, qui aura duré à peine plus d’une demi-heure, le benjamin de la majorité, Samuel Lozano, revient sur cette première expérience : « Je me suis bien senti, on est une bonne équipe de 28, on est très soudés. » À 19 ans, le Port-de-Boucain n’est pas démuni face aux délibérations grâce aux bases administratives qu’il acquiert dans le cadre de ses études de droit. L’encadrement de l’équipe municipale finit de le rassurer : « On est bien accompagnés par des personnes compétentes. On nous donne de la documentation à lire, etc. »

    En ce début de mandat, la majorité profite des réunions de groupe pour faire de la formation interne. Ce mardi soir, les élus avaient par exemple une session sur leur rôle, leurs droits, leurs devoirs et l’intérêt général. Un responsable explique : « L’idée, c’est de s’appuyer sur les techniciens de la Ville et l’expérience des élus qui sont repartis pour dégrossir la chose publique. »

    « Ces réunions sont précieuses pour les nouveaux comme moi, affirme Samuel Lozano. Je ne maîtrise pas tous les domaines et je pense que, quand on est élu, surtout dans les petites villes, il faut être le plus polyvalent possible. Il faut pouvoir répondre aux habitants sur l’urbanisme comme la citoyenneté, la jeunesse ou la culture. »

    La prochaine formation aura pour objet le budget, en prévision de la prochaine séance de conseil municipal du 8 avril lors de laquelle aura lieu le débat d’orientation budgétaire.

  • Un site de maintenance clé pour la mobilité des habitants de Marseille

    Un site de maintenance clé pour la mobilité des habitants de Marseille

    Un immense bâtiment, formé par des colonnes en béton blanc borde le boulevard Schloesing sur 150 mètres dans le 9e arrondissement, à quelques minutes du stade Vélodrome, s’inscrit dans le paysage urbain. Il s’agit du site de maintenance et de remisage des tramways de la ligne T3, mis en service en septembre 2025.

    Véritable colonne vertébrale de la mobilité au sud de Marseille, cet édifice de 30 000 m² accueille l’entretien de trente rames et, au-dessus, un parking relais de 600 places. En face de la station de métro Sainte-Marguerite Dromel, des stations de bus et de tramways, ce parking de 20 000 m² doit permettre aux usagers de stationner leur véhicule et d’utiliser les réseaux de transport en commun pour se rendre en ville.

    L’ouvrage a été conçu pour « exploiter de manière optimale la première phase de la prolongation de la ligne de tramway T3 vers le Sud et le Nord, entre Gèze et la Gaye », explique Christophe Soullier, directeur du pôle infrastructure de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Une structure réalisée compte tenu de l’incapacité du site de maintenance, situé à Saint-Pierre, d’accueillir une nouvelle génération de rames. À l’entrée du site, un ancien tramway de la ligne 68 trône en solitaire, la seule du réseau de la ville avant 2007.

    « Le bâtiment est technique »

    Le projet, dont le maître d’ouvrage est la Métropole, a coûté 70 millions d’euros. Il fait partie des seize projets de mobilités financés par le plan Marseille en Grand initié en 2021 par Emmanuel Macron. Pour ces seize projets, l’État subventionne à hauteur de 500 millions d’euros. « Certains ont déjà été livrés et d’autres non pas encore commencés », affirme Christophe Soullier.

    Les bruissements des outils des travailleurs dans les rames rythment la vie du bâtiment. Entre 50 et 70 personnes travaillent sur ces nouvelles rames.

    Lauréat d’un concours en 2017, l’agence Carta Reichen et Robert associés a réalisé la structure entre « architecture et ingénierie », indique Stephan Bernard, architecte et directeur général, au vu de la complexité de la tâche. « Le bâtiment est technique, mais nous l’avons conçu surtout comme un projet urbain, qui s’aligne dans le mouvement de la ville », poursuit-il. L’agence était déjà à l’œuvre pour la conception de la station du Capitaine-Gèze, terminus nord de la ligne 2 du métro. Les tramways sont entretenus : de l’équipement électrique sur le toit, jusqu’au système de frein. Ils passent par le nettoyage, avec le même système que les rouleaux pour les voitures dans les stations-service.

    En 2024, la Métropole avait annoncé l’étude de nouveaux projets, dont la possible prolongation de la ligne 2 du métro de Sainte-Marguerite Dromel jusqu’à la ZAC Vallon Regny.

  • Digital Realty ne surveillait pas les fuites de son data center

    Digital Realty ne surveillait pas les fuites de son data center

    Comme de l’eau dans le gaz. À travers un arrêté publié le 12 mars dernier, la préfecture des Bouches-du-Rhône a adressé une mise en demeure au géant des data centers, Digital Realty. En cause, les contrôles insuffisants sur les potentielles fuites de gaz refroidissant de son centre de données MRS3, installé dans l’ancienne base sous-marine allemande Martha, sur les emprises des bassins est du grand port maritime de Marseille-Fos. « Chacun des 18 groupes froids contient plus de 100 kg de gaz (…) sans disposer d’un système de détection de fuite », cible le document, qui pointe aussi des inspections semestrielles des équipements là où elles étaient censées se dérouler tous les trois mois. Et d’imposer la mise en place d’un système de détection sous quatre mois et, d’ici là, des visites de contrôle trimestrielles, faute de quoi des sanctions pourraient être prises.

    Si une large partie des systèmes de refroidissements de ces plus de 7 000m2 de serveurs informatiques qui tournent en continu est assurée par l’eau de la galerie à la mer qui évacue les eaux des mines de Gardanne, ils sont complétés par ces gaz fluroés afin de maintenir une température de 25°C. « Des pratiques de refroidissement de pointe et des conceptions idéales », vante le géant du stockage de données sur son site internet. Mais ceux-ci ont un impact plus de mille fois supérieur au CO2 dans le réchauffement climatique et détruisent l’ozone de l’atmosphère.

    Déjà, en octobre 2023, la préfecture avait mis en demeure Digital Realty de mettre en place, sous trois mois, ce système de détection de fuites face aux incidents récurrents qui touchaient les systèmes de refroidissement. « Les installations de production de froid du site MRS3 ont dû être rechargées, du fait de fuites, par 745 kg de fluide frigorigène R134A depuis 2021, ce qui correspond en équivalent CO2 à une distance de près de 9 millions de kilomètres effectuée avec un véhicule thermique sans malus ni bonus écologique », taclait l’arrêté.

    Trois ans plus tard donc, bis repetita. « L’ensemble des travaux de réparation des défauts a été réalisé », reconnaît le rapport de l’inspection réalisée le 27 août dernier, levant la précédente mise en demeure. Mais malgré cela, pour la seule année 2024, cinq fuites accidentelles avec 62,5kg de rejets de gaz fluorés ont été enregistrées, dont trois au niveau des joints « de la même typologie que celles constatées en 2022-2023 », malgré les réparations effectuées. « Le plan d’action mis en œuvre sur ce type de fuites n’a manifestement pas été suffisant », s’agacent les fonctionnaires, réclamant un rapport d’expertise technique sur cette problématique.

    Évolution réglementaire

    « Dans le cadre de la mise en demeure de 2023, Digital Realty s’est pleinement conformé aux obligations qui lui avaient été notifiées », répond de son côté Digital Realty. Et le géant des centres de données de préciser qu’il a « intégralement remplacé le fluide frigorigène sur tous les groupes froids du site par un fluide présentant un impact environnemental très limité, ce qui ne nécessitait plus alors la mise en place de dispositifs de contrôle des fuites ». De quoi permettre la levée de la première mise en demeure.

    Mais face à l’évolution de la réglementation européenne, « la préfecture a fait une interprétation de ces textes la poussant à émettre une nouvelle mise en demeure », regrette la société, qui indique que « l’interprétation de ces obligations fait actuellement l’objet d’échanges avec les services de la préfecture ». Et d’assurer qu’elle reste « pleinement engagée à respecter l’ensemble des obligations réglementaires ». Il vaut mieux, au moment où son cinquième – et plus grand – data center MRS5 prend forme en bord d’autoroute, sur les emprises du Grand port maritime.

  • Le Medef juge les résultats des municipales « apaisants »

    Le Medef juge les résultats des municipales « apaisants »

    « La séquence des municipales est enfin derrière nous ! Nous allons enfin pouvoir nous consacrer à l’essentiel : la gestion des territoires. »

    Ce mardi, à Marseille, le président du Medef Sud, l’entrepreneur varois, Stéphane Benhamou, ne cache pas son soulagement quant à la fin des élections municipales. Et il semble plutôt satisfait des équilibres politiques qui en ressortent. « Les résultats sont apaisants pour les entrepreneurs dans la région. C’est une bonne chose que les extrêmes aient été évités à la tête des métropoles marseillaise, toulonnaise ou niçoise », juge-t-il. De quoi s’interroger sur sa notion des extrêmes, alors même que la liste victorieuse d’Éric Ciotti, à Nice, était catégorisée comme « union de l’extrême droite » par la préfecture, puisque soutenu par le Rassemblement national.

    « Besoin d’entrepreneurs qui s’impliquent »

    Pas de quoi l’empêcher de faire l’éloge de l’artisan niçois de « l’union des droites ». « Je connais Éric Ciotti, c’est un libéral. Ses choix politiques sont les siens, je ne me prononcerai pas dessus. Mais il a dans son équipe des entrepreneurs d’un très grand niveau », explique-t-il. Avant de développer sans sourciller : « Si ces hommes-là ont fait le choix de travailler au sein de l’équipe, c’est qu’ils ont envie d’apporter leur contribution au développement économique de la métropole. Et c’est tant mieux, nous avons besoin d’hommes de cette envergure, d’entrepreneurs qui s’impliquent. »

    Plus tôt dans son point presse, sur la question de la prise en compte des doléances des entrepreneurs, Stéphane Benhamou allait même plus loin : « Certains élus sont peut-être un peu plus mobilisés, je pense à Éric Ciotti ou Josée Massi. D’autres devront être acculturés. » Ambiance.

  • Primaire et secondaire, ensemble contre la baisse des moyens

    Primaire et secondaire, ensemble contre la baisse des moyens

    Les lycées Jacques-Chirac (2e), Marie-Curie (5e), Montgrand (6e) et César-Baldaccini (ex-Rempart-Vinci, 7e), ont été bloqués une nouvelle fois, mardi 24 mars, par les élèves. Au lycée Denis-Diderot (13e), une réunion publique a été organisée conjointement avec l’école primaire Malpassé (13e), en fin de journée, à l’annonce de la possible suppression de postes et de classes à la prochaine rentrée. Des professeurs de l’école Gilles-Vigneault (5e), également concernée par des fermetures de classes, ont tenu un rassemblement devant leur établissement.

    « Du public de qualité »

    Au lycée Baldaccini, mardi matin, les élèves ont bloqué les entrées de l’établissement pour la troisième fois depuis le début du mouvement, le 5 mars. « Il s’agit d’un blocage filtrant, pour permettre aux élèves qui ont des examens de passer », précise Gwendal, lycéen et membre du syndicat Mouvement national lycéen (MNL). Une délégation d’élèves et d’enseignants a été reçue par la direction pour « clarifier nos revendications », explique une professeure. Le proviseur, présent, n’a pas souhaité commenter. Selon les personnels en lutte, l’annonce d’une réduction de 50h de la dotation horaire impliquerait, dans ce lycée, « la suppression d’un poste de CPE, de plusieurs spécialités et de classes dédoublées ». Une session de tractage s’est organisée dans l’après-midi, devant le collège Gaston-Defferre, à deux pas, « pour visibiliser notre lutte et parce que 50% de ces collégiens viennent ensuite à Baldaccini. Il faut se battre pour un enseignement public de qualité et éviter l’hémorragie vers le privé. »

    Les primaires en colère

    Les écoles primaires ne sont pas en reste. Devant l’annexe Pardigon de l’école élémentaire Vigneault, une trentaine de professeurs et de parents d’élèves se sont réunis à 16h, ce mardi. « On a appris par les syndicats que la suppression d’une, voire deux classes, était sur la table. Ça voudrait dire plus d’élèves par cours, mais aussi la fermeture d’un des bâtiments de l’école, donc moins d’espace pour nos enfants », explique Célia, parent d’élève. Pierre, un autre parent, ajoute : « Notre école est en REP+, on a vraiment besoin de maintenir nos conditions d’enseignement. On risque juste de mettre nos enfants en échec. »

    Une réunion de travail doit se tenir, ce mercredi 25 mars, avec la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) et les syndicats, pour arbitrer des ouvertures et fermetures de classes. « Cette année, la DSDEN n’a pas informé les syndicats des hypothèses de travail en amont de la commission, au prétexte des élections municipales, raconte Sébastien Boistel, représentant syndical FSU-SNUipp et professeur à l’école Malpassé. On ne les a reçues que le 23 mars, alors qu’on parle quand même de la possible fermeture de 50 classes rien qu’à Marseille. » Contacté, le rectorat n’a pas encore donné suite.

    Mobilisation au collège l’Estaque

    Des parents d’élèves organisent un rassemblement, ce mercredi 25 mars, devant le collège l’Estaque (16e). Depuis le 12 janvier, un poste de professeur de français est vacant dans l’établissement. Conséquence : quatre classes de cinquième et quatrième se retrouvent sans solution de remplacement. Avec cette mobilisation, « nous souhaitons interpeller l’administration sur la situation et faire bouger les choses », explique Fabrice, l’un des parents d’élèves. Une pétition circule.