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Tag: Bouches-du-Rhône
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Erwan Davoux candidat au côté de Nora Preziosi aux municipales
Son éviction de la présidence du bailleur social 13 Habitat, suite à des soupçons de favoritisme, n’a visiblement pas été digérée par Nora Preziosi, conseillère départementale (SE) et conseillère d’arrondissements de Marseille. Celle-ci a décidé, en binôme avec Erwan Davoux, l’ancien directeur des affaires internationales du conseil départemental des Bouches-du-Rhône -en guerre ouverte avec sa présidente Martine Vassal-, de se présenter aux prochaines municipales, indiquent-ils dans un communiqué publié dimanche soir.
« Marseille pour tous », le nom de leur mouvement, « une démarche citoyenne et participative », a pour ambition de mener Marseille « sur une autre voie », celle du « rassemblement, de l’engagement citoyen, de la fraternité et du mérite ».
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Septèmes-les-Vallons : un devoir intergénérationnel pour relire notre histoire
L’occasion d’honorer la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre la nôtre. Mais « le travail de mémoire n’est pas simplement une célébration du passé », a souligné André Molino, le maire PCF de Septèmes lors de son allocution, « il nous offre la possibilité de relire et d’écrire notre histoire ». Et au regard de celle-ci, de conclure : « Il n’y a qu’un combat qui vaille, le combat pour la paix ! »
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Commémoration du 11-Novembre à Martigues : pour rappeler que la paix n’est jamais acquise
Trois écoles étaient mobilisées ce 11 novembre sur la place du 8-Mai-1945 pour la cérémonie officielle. Fait notable, les élèves de l’école Tranchier, Desnos et Louise Michel ont entonné plusieurs couplets de La Marseillaise, dans « une réalisation rarement aussi excellente qui a du en surprendre certains », selon le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux.
Les enfants ont, par ailleurs, entonné Le Soldat de Florent Pagny et lu des lettres de poilus, dont plusieurs de Prosper Jourdan, cultivateur martégal qui a participé à la première guerre mondiale.
« Un idéal de paix encore
à conquérir »L’édile de Martigues, ville de Paix, a rappelé que selon lui, « la paix est un idéal qui aujourd’hui encore reste à conquérir. La paix n’est jamais acquise et elle nécessite dialogue, solidarité, justice et respect mutuel ». Plus que d’étudier le passé, « l’histoire permet de comprendre le présent », affirme Gaby Charroux. Les conflits modernes le rappellent.
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Water-polo : Marseille vise la passe de trois en Coupe d’Europe
Une victoire et l’avenir des Marseillais s’éclaircirait. Le CNM reçoit, ce mercredi à 20h30, les Espagnols de Sabadell, pour le compte de la 3e journée de la Ligue des Champions de water-polo. Les Bucco-Rhodaniens restent sur deux succès de prestige : une large victoire contre Hanovre (20-9), puis un exploit à Barceloneta (12-11), troisième de la dernière Coupe d’Europe, que les Phocéens n’avaient encore jamais battu. Deux résultats qui ont pleinement satisfait Milos Scepanovic, l’entraîneur en chef monténégrin : « On est très contents de ces deux matches. On attend cette dernière rencontre pour boucler la phase aller de la meilleure des manières et on espère se qualifier pour le top 8, mais aussi prendre la première place de la poule. »
Marseille peut donc conclure cette première partie de la phase de poules avec trois victoires en autant de rencontres. Face à eux, Sabadell ne s’est pas encore imposé dans cette édition et semble d’un moindre calibre. « C’est une équipe qui a l’habitude de la Ligue des Champions. Elle est composée de joueurs locaux, mais aussi d’internationaux brésiliens, italiens, monténégrins… Sabadell ressemble à Barceloneta, même si Barceloneta est meilleure », décrit Milos Scepanovic.
Le Cercle des nageurs s’impose comme un favori crédible au titre, en fin de saison, tout en se montrant prudent. Le chemin est encore très long et c’est seulement le printemps venu que l’équipe saura si elle peut devenir le premier club français à remporter la Ligue des Champions. Le coach venu du Monténégro détaille : « Notre objectif est toujours de gagner. Il fallait créer des conditions idéales et c’est le cas aujourd’hui. On est conscients de nos qualités, il faut y croire, tout en gardant les pieds sur terre. »
Le capitaine Ugo Crousillat enchaîne : « Le pire serait de se reposer sur nos acquis. Mais c’est vrai que nous avons fait un sans-faute depuis le début de la saison. En allant deux fois d’affilée au Final four de la Ligue des Champions, on aura déjà fait mieux. Malgré tout, si on y va et que l’on finit encore quatrièmes, on sera déçus. »
Le CNM continue d’être une machine à buts122 buts inscrits dans le championnat français en seulement six matches. Une moyenne de 20 réalisations par rencontre et 32 autres marquées au niveau européen. Le CNM n’en finit pas de flamber dans les bassins de France et du continent. Une puissance offensive pouvant s’expliquer d’une simple manière, indépendante de l’équipe, d’après le coach Scepanovic : « La longueur du terrain a baissé de 5 mètres cette saison (25 contre 30 auparavant). C’est une donnée à prendre en compte. Et marquer beaucoup de buts, ce n’est pas forcément ce que l’on cherche. On veut maîtriser le jeu, individuellement et collectivement. »
Ugo Crousillat est en phase avec ce constat et met également en avant l’effectif qui l’entoure. « Cette année, le danger offensif peut venir de plus d’endroits. Au niveau de la qualité de shoot, il y a plus de danger que la saison dernière. » Plus de tirs, de duels, des transitions plus rapides, le water-polo s’est aussi modernisé et le CNM utilise à son avantage ce changement. Sabadell pourrait bien en faire les frais.
Le CNM toujours invaincu cette saisonLe Cercle des nageurs de Marseille s’impose comme l’équipe à battre au niveau national. Désormais installé parmi les meilleures formations européennes, le CNM domine le championnat de Pro A. Sur les cinq premiers matches, cinq victoires avec au moins 11 buts d’écart, 20 buts marqués au minimum.
La machine ne s’est pas encore enrayée après deux mois de compétition. Il y a eu des hauts et des bas contre Strasbourg mais, finalement, les Phocéens ont su serrer la vis dans les deux dernières périodes pour s’imposer 18 à 17. Le bilan est dans le vert et la dynamique devrait se poursuivre jusqu’à début décembre.
Le 2 décembre, le CNM accueille un cador, Barceloneta, en Coupe d’Europe.
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Handball : Lucie Granier défie son club de cœur
« Le jour du match, je laisserai le cœur de côté. » Ce jour est arrivé pour Lucie Granier. L’ailière droite de Metz et de l’équipe de France retrouve son club formateur, Plan-de-Cuques, à l’occasion de la dernière journée de championnat en 2025 (ce mercredi à 20h). Même si cette rencontre se dispute aux Arènes, c’est un retour aux sources pour la Marseillaise de naissance. Le HBPC a été son premier club, de ses 11 ans jusqu’à son départ au centre de formation de Besançon, arrivée à l’âge adulte. « Plan-de-Cuques, c’est là où j’ai commencé, c’est mon club de cœur. C’est aussi la rencontre avec mes premiers coachs, c’est très important pour moi. »
Tout a donc commencé dans cette banlieue de Marseille qu’elle connaît parfaitement. Après avoir suivi sa grande sœur, elle aussi handballeuse, Lucie monte en grade. Elle fait et réussit les tests pour entrer au pôle espoir de Marseille, le seul de la ville à l’époque. « J’ai fait 4 ans au pôle. J’ai adoré et ça s’est très bien passé puisque je suis ensuite partie au centre à Besançon. Ils ont vu un potentiel en moi, mais personnellement je jouais pour m’amuser, je ne me rendais pas bien compte. » En tant que « gauchère et aimant courir partout », Lucie Granier tape dans l’œil de plus grands clubs. Après avoir participé à la montée du HBPC en D2F, elle s’envole pour le Doubs puis plus tard pour Metz, mastodonte français aux 27 titres de champion national.
Depuis la Lorraine, la handballeuse de 26 ans continue de suivre son club formateur. Elle le voit se développer et se donner des buts élevés pour continuer de grandir. « C’est un club qui se structure de plus en plus. Ils ont placé des objectifs forts avec une qualification européenne dans les deux ans. Ils investissent dans la formation et veulent se pérenniser en D1. C’est génial pour le sud parce qu’il y a peu de clubs à part Nice et Toulon. » Pour Metz Handball, cette rencontre face à Plan-de-Cuques arrive entre deux matchs de Ligue des Champions.
Une dernière avant
de rejoindre les BleuesLes Messines étaient samedi soir à Debrecen (victoire 35-30), avant de recevoir ces mêmes Hongroises ce week-end. Pas de quoi chambouler l’ailière d’1,67m et ses coéquipières : « Je ne peux pas dire que ce match en particulier nous fait garder le rythme, parce que c’est notre quotidien de jouer deux matchs par semaine. Ce sera un match de qualité et il ne faudra pas trop penser à la rencontre de Ligue des Champions. » Surtout que cette semaine est la dernière en club pour toutes les joueuses. La sélection nationale va prendre le dessus puisque le Mondial se tient en Allemagne et aux Pays-Bas entre le 26 novembre et le 14 décembre. Les Bleues sont les tenantes du titre et veulent se relever après une 4e place frustrante au dernier Euro. « Nous avons de bons éléments, une bonne équipe, mais il ne faut pas oublier que le handball international progresse. On va y aller avec beaucoup d’humilité, pour aller le plus loin possible », raconte Lucie Granier. Mais, en attendant, la Messine au numéro 28 semble prête à battre le HBPC et réaliser quelques gestes spectaculaires dont elle a le secret.
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Le film « Le convoi sacrifié » veut résoudre une énigme
La date est symbolique. Le 30 octobre, Régis Michel, journaliste et réalisateur installé dans la région, a lancé la campagne de financement participatif pour son film sur Ulule, qui s’achèvera mi décembre.* Le même jour, en 1942, le Président-Doumer, paquebot de luxe construit en 1933 dans les chantiers navals et réquisitionné par les Anglais en 1940, est torpillé par les sous-marins allemands. Les 260 hommes à son bord, dont une vingtaine originaire de Marseille et sa région, périrent. Le Président-Doumer faisait partie du convoi SL 125, 42 navires arrivés de Sierra Leone pour rallier Liverpool. « Cette attaque d’un convoi civil est la plus meurtrière de toute la guerre », souligne Régis Michel. 11 navires sont coulés et 407 marins tués (dont les 260 du Doumer). Voilà pour le cadre. « Le sujet du film, c’est réellement résoudre cette énigme, révéler ce secret, que ce convoi a bel et bien été sacrifié, pour la grande cause », déclare Régis Michel. « Le convoi SL 125 a été sacrifié pour que l’opération Torch réussisse. Et Torch, c’est le tournant de la guerre », avance-t-il.
« L’appât »Selon lui, le convoi aurait servi « d’appât ». Pendant que les sous-marins allemands s’acharnent sur ces navires, 200 bâtiments de guerre et 140 navires de transport vont, quelques jours plus tard, débarquer 107 000 hommes sur les côtes de l’Algérie et du Maroc. Il s’agit de l’opération Torch, « le plus grand débarquement de tous les temps, avant celui de Normandie ». Si ce « sacrifice » n’a jamais été prouvé, Churchill aurait par exemple qualifié, dans ses mémoires, d’« accident acceptable » le sort du convoi. « C’est toujours une hypothèse que les historiens ont évoquée mais on n’a jamais eu la preuve exacte. On veut aller chercher les preuves dans les archives en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni », lance le réalisateur. Celles-ci viennent d’être déclassées secret-défense. «Les descendants des victimes n’ont jamais su réellement ce qui s’était passé. On veut leur rendre hommage », dit-il. Régis Michel, qui travaille sur ce projet depuis dix ans, le mène de concert avec Romain Legras, océanographe. Il a été mis sur la piste de ce sujet par Marius Fayard, le grand-oncle de l’ex-femme de Legras, qui lui a raconté l’histoire du Président-Doumer. Le film sur Le convoi sacrifié devrait être présenté dans un an en avant-première au cinéma Eden-théâtre à La Ciotat.
Conférence sur le sujet le 13 novembre à 18h à l’Institut
de la mer à Marseille. -
![[Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/11/4fb5b4c711af78c8ce01efdb8054cd5e.jpg)
[Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »
La Marseillaise : Pourquoi organiser un marché quand on est un parti politique ?
Alain Granelli : Déjà, pour rendre service ! Le Parti communiste français n’est pas là juste pour donner des tracts, mais aussi et surtout pour être utile à la population. On y vend en ce moment des légumes d’hiver, comme des courges, des choux, des oignons ou des pommes de terre à prix coûtant, que nous achetons auprès d’un maraîcher local qui est partenaire.
Depuis combien de temps menez-vous cette initiative ?
A.G. : Ça fait 3 ans qu’on fait les marchés solidaires. Au départ, on en faisait qu’un seul dans une cité de Martigues. Aujourd’hui c’est dans trois cités différentes, à Notre-Dame-des-Marins, Mas de Pouane et Canto-Perdrix comme jeudi matin. Il faut noter que beaucoup plus de camarades se sont impliqués au fur et à mesure des années. Les gens nous connaissent, d’ailleurs on a des clients réguliers et ils nous réclament ! Demandez aux copains sur place dans les quartiers, on leur demande toujours quand est-ce qu’on revient.
Ne faites-vous que de vendre des légumes ?
A.G. : Bien sûr que non ! Mais il faut dire que les gens y côtoient le PCF en toute décontraction. On a pu parler de la vie chère la 1ère année, de la santé l’an dernier et de la réindustrialisation cette année. Ce qui est irremplaçable dans ces moments c’est la convivialité. C’est un moment agréable car il y a une vraie vie de quartier autour de notre étal. Les gens se rencontrent, se demandent des nouvelles de leurs enfants. Nous sommes des colporteurs de joie autant que d’idées. Après tout, c’est une manière de faire de la politique autrement, comme disent d’autres !
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La SNCF modernise ses aiguillages vers Avignon
Une opération expresse de modernisation des équipements a été menée par SNCF Réseau samedi et dimanche dernier. Pendant l’après-midi puis toute la nuit, la centaine d’ouvriers mobilisés ont préparé les postes d’aiguillages de Rognac, Berre-l’Étang, Les Roques, Miramas et Saint-Martin-de-Crau à leur informatisation.
L’objectif pour SNCF Réseau est de moderniser tout l’aiguillage de Marseille à Avignon, passant de l’ancienne technologie électromécanique à une télécommande totalement informatisée. Le pilotage de l’aiguillage s’effectuera à terme, à horizon 2031, depuis la tour de contrôle ferroviaire de la région Paca, située à Marseille et inaugurée le 7 mai 2025 (voir notre édition du 9/05). « La modernisation du réseau ferré est déjà en marche », s’enthousiasmait à ce titre le PDG de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel.
Chez les cheminots, cette opération de modernisation est également bien accueillie. « On voit ces travaux d’un bon œil car il s’agit d’une augmentation technologique de nos infrastructures », considère Robin Matta, secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Miramas et aiguilleur de métier. « Le fait de passer aux commandes informatiques, qu’on utilise déjà pour les TGV et qu’il faut généraliser, permet en même temps de rénover le rail et les appareils de voirie, comme les aiguillages et les signaux qui permettent aux trains de rouler », ajoute le syndicaliste.
300 millions d’eurosL’ensemble du chantier de mise en télécommande de l’aiguillage courant jusqu’en 2031 est financé à hauteur de 300 millions d’euros au total par SNCF Réseau, dont 46,5 millions mobilisés pour l’année 2025.
Les cheminots restent pour autant vigilants quant aux conséquences de l’informatisation. Robin Matta souligne que « les métiers liés à l’aiguillage informatisé sont des postes de niveau maîtrise, alors qu’à l’aiguillage mécanique ce sont des exécutants. La formation et la rémunération doivent suivre cette montée en compétences. »
Selon le syndicaliste, les petits postes d’aiguillage comme celui de Rognac seront supprimés à terme. « Avec le syndicat CGT, nous suivons le processus de reclassement en cours pour que les agents restent sur le bassin d’emploi et puissent monter en compétences » sur les nouveaux postes.
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Laurent Belsola](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/11/2eb2bbca419746224cf33c472f391bf4.jpg)
![[En immersion avec les jeunes de la Martine 2/4] Ados mais capables de prendre des décisions](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/11/6dd3fb836bef5360a7940f7b6f595321.jpg)