Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Entretien] Claude Fournet : « On fait un travail de formation citoyenne » avec les missions locales

    [Entretien] Claude Fournet : « On fait un travail de formation citoyenne » avec les missions locales

    La Marseillaise : Pourquoi les missions locales se mobilisent aujourd’hui ?

    Claude Fournet : Dès la parution du projet de loi de finances 2026, nous avons vu qu’il était prévu une baisse significative de 13%, qui représente 77 millions d’euros de moins sur l’ensemble des missions locales. C’est énorme, d’autant que l’an dernier nous avions déjà eu une baisse, le tout arrivant à 20%. Les organisations syndicales de la région organisent notamment ce rassemblement à la préfecture. C’est complémentaire avec la mobilisation nationale impulsée par les présidents et conseils d’administration des missions locales notamment pour mobiliser les élus contre cette baisse.

    Quelles conséquences de ces baisses ?

    C.F. : Les premiers touchés seront les jeunes et les salariés des missions locales. On estime à 13 000 jeunes qui seront peu, mal ou pas accompagnés, seulement pour notre région si ce budget passe. Ce sont aussi 120 emplois menacés. Et donc des points d’accueil qui vont fermer ou qui seront moins longtemps ouverts.

    Quelle est votre analyse de cette politique de l’emploi ?

    C.F. : Il y a quelque chose d’antinomique. Il y a trois ans, le Président a fait une loi du plein-emploi et donne des moyens et des mesures pour l’accompagnement des jeunes. Les missions locales ont donc recruté, accueilli beaucoup plus de jeunes. Mais depuis, les financements diminuent ! Alors qu’on est au moment où on en a le plus besoin : le chômage remonte, et c’est celui des jeunes qui remonte le plus fort, avec plus de 20% sur un an.

    Pourtant, vous défendez un modèle d’accompagnement bien spécifique…

    C.F. : Nous sommes un exemple de décentralisation. Nous avons une mission de service public de proximité qui répond aux besoins des jeunes et aux exigences des territoires. Je rappelle qu’on travaille avec 12 000 entreprises dans la région pour les jeunes, nous sommes donc aussi une forme de développement économique. Il faut aussi avoir en tête qu’on propose un accompagnement global. Parfois, avant de parler d’emploi à un jeune, il faut qu’on parle de mobilité, de logement, de santé, de famille. On a une série de dispositifs qui aident à avoir une certaine autonomie, laquelle participe à l’entrée dans le monde du travail. On fait un travail de formation citoyenne, et même plus : culturelle, civique… Nous ne sommes pas une structure d’emploi bis de France Travail. On a une certaine vision de l’emploi pour les jeunes.

    Au niveau du calendrier parlementaire, il y a encore de l’espoir d’amoindrir la baisse prévue ?

    C.F. : Il y a une forte mobilisation des parlementaires, grâce à notre pression, et un certain nombre d’amendements, qui ont été retenus en commission des finances contre cette baisse. Et ça a été relativement transpartisan. Il y a donc des chances.

  • Badminton : Emma Reymond sur deux tableaux

    Badminton : Emma Reymond sur deux tableaux

    Ils sont sourds ou malentendants, sportifs de haut niveau, mais ne peuvent pas participer aux Jeux olympiques, ou Paralympiques.

    Néanmoins, ces athlètes ont « leurs » jeux mondiaux. Les Deaflylimpics, une épreuve internationale réservée aux sportifs souffrant de ce handicap. Pour pouvoir intégrer ce circuit particulier, la personne doit avoir une perte auditive supérieure à 55 décibels. Et en compétition, elle ne peut pas avoir ses prothèses auditives.

    Cette année, c’est à Tokyo que se retrouvent les 3 000 athlètes, représentants 70 nations. Parmi eux, dans l’épreuve de badminton, figure Emma Reymond. La Vitrollaise est une habituée des grands rendez-vous internationaux. Elle est engagée sur deux tableaux. En individuel et en double mixte, avec son complice Xavier-Guillaume Valledor.

  • Coupe de France de football : Carnoux et Istres peuvent encore rêver d’une épopée

    Coupe de France de football : Carnoux et Istres peuvent encore rêver d’une épopée

    Trois clubs des Bouches-du-Rhône étaient encore en lice dans le 7e tour de la Coupe de France.

    Aubagne, pensionnaire de National, semblait en mesure de poursuivre l’aventure. Après avoir confirmé leur qualification face à Avignon, dans un match rejoué du 6e tour gagné 3 – 0, les Santonniers sont tombés de haut. Samedi, ils se déplaçaient à Seyssinet-Pariset. Le voyage dans la banlieue de Grenoble a été synonyme d’énorme désillusion.

    Face à un adversaire évoluant en Régionale 3, les Aubagnais ont été tenus en échec (0 – 0). Avant de céder dans la séance des tirs au but (4 – 3).

    Istres, in extremis

    Cette élimination va peut-être sourire au FC Istres. Les violet et noir, qui évoluent en Nationale 2, ont évité, de peu, la sortie de route. Les hommes de Zaki Noubir ont dû batailler ferme face à Allinges. Car, le petit Poucet haut-savoyard (évoluant en Départemental 1) a fait mieux que se défendre.

    Menés 1 – 0, réduits à dix, les Chablaisiens ont égalisé à la 83e minutes. Mais, à l’approche du temps additionnel, Simon Cara a libéré les Istréens. Ils seront opposés à Seyssinet-Pariset au prochain tour.

    Carnoux ira à La Duchère

    Carnoux, seul club évoluant à domicile, a quant à lui connu une soirée tranquille. Face aux Tahitiens de Piraé, les hommes de Samir Tarhat ont su se faciliter les choses. « Les gars ont respecté le plan de jeu à la lettre et ont été efficaces », souligne l’entraîneur.

    Avec trois buts en moins de vingt minutes, dont un doublé de Jems Vacher, les Carnusséens ont assommé leurs adversaires. « Nos têtes étaient sur le terrain, mais nos étaient encore dans le vestiaire », a regretté Heimano Bourebare. Le capitaine tahitien aurait « espéré un autre scénario. Mais nous sommes tombés sur un adversaire bien organisé ».

    Le succès, 5 – 1, fait du bien au moral. « C’était le match parfait. Il n’y a pas eu d’avertissement, pas de blessé et j’ai pu donner du temps de jeu à des jeunes qui le méritaient » enchaîne Samir Tarhat. Pour lui, «c’est un résultat qui fait du bien. Obtenu contre un adversaire qui avait des intentions de jeu et que nous avons su assommer en marquant très vite deux buts. »

    Carnoux, comme la saison dernière, atteint donc le huitième tour. Avec un adversaire qui sera La Duchère, qui évolue comme le CFC en Nationale 3. En terres lyonnaises, les Carnusséens auront fort à faire s’ils veulent atteindre les 32e de finale. Ce qui constituerait une première dans l’histoire du club.

    Toutefois, avant ce rendez-vous, Carnoux va se déplacer à Alès, pour la reprise du championnat. « Nous sommes en manque de points et ce déplacement chez les leader est peut-être le moment de renverser les choses », espère l’entraîneur. La qualification pourrait servir de déclic.

  • Le stade Vélodrome est en route pour un sacré record

    Le stade Vélodrome est en route pour un sacré record

    Pour accueillir Brest, avant la trêve, ils étaient 66 279 à vivre la victoire de l’OM (3 – 0).

    Il s’agissait de la vingt-deuxième rencontre consécutive à guichets fermés, pour un Vélodrome qui, alors que la Ligue 1 n’est pas encore à la mi-championnat et qu’il reste, a minima, deux matches de Ligue des Champions (Newcastle, Liverpool), le nombre de spectateurs vient de franchir la barre du demi-million.

    Si l’on ajoute les deux rencontres amicales du mois d’août, contre Seville et Aston-Villa, ce sont 650 000 visiteurs qui ont assisté aux diverses prestations de l’OM. Ce qui donne une moyenne de 65 000 spectateurs par match.

    Montpellier, le record

    Trouver un billet pour assister à un match de l’OM est donc devenu une véritable chasse au trésor. Sur les deux dernières saisons, l’affluence a largement dépassé le million, voire le million et demi. Y compris l’exercice 2024/2025 pourtant privé de coupe d’Europe.

    À l’heure actuelle, le record d’affluence, pour un match de football, est un derby. Celui contre Montpellier, la saison dernière. Ils étaient en effet 66 319 à vivre le retour de Jean-Louis Gasset au Vélodrome. Ce dernier était allé au chevet des Héraultais, après avoir aidé l’OM à sauver les apparences sportives, avec une participation à la demi-finale de la Ligue Europa.

    Ces chiffres font du stade Vélodrome une des enceintes les plus fréquentées d’Europe. Sans surprise, elle est numéro 1 en France, car l’OM possède le stade à la plus grande capacité d’accueil. Au niveau européen, le jardin des Olympiens est en bonne position dans le top 10.

    Les cinq stades qui le devancent sont le Westfallenstadion de Dortmund, l’Allianz du Bayern, San Siro, hôte des deux clubs milanais de l’Inter et de l’AC, Santiago Bernabéu du Real Madrid et Old Trafford de Manchester united.

    À quand une finale européenne ?

    Il est surprenant que le stade Vélodrome n’ait pas encore été choisi par l’UEFA pour accueillir une finale de Ligue des Champions, ou de Ligue Europa. Alors qu’il a le label 5 étoiles nécessaires et a accueilli celles de rugby.

    Ainsi, si l’OM tutoie les records d’affluence, ce n’est pas avec le football que l’enceinte du boulevard Michelet a enregistré ses plus fortes affluences. Elle accueille périodiquement des matches de rugby, et ce sont deux « classiques » du Top 14 qui figurent ainsi en tête.

    Il s’agit des deux dernières réceptions de Toulouse par Toulon. Le 10 mai 2025, avec 66 818 personnes, qui devance la finale du championnat de France, le 28 juin 2024, où ils étaient 66 760 à assister au sacre de Toulouse sur l’UBB.

    Retour à la Commanderie pour Nayef Aguerd

    Malgré une blessure, Roberto De Zerbi redoutant une pubalgie, Nayef Aguerd avait été appelé en sélection marocaine par Walid Regragri.

    Le défenseur de l’OM a été laissé au repos lors du premier match du Maroc face au Mozambique et a été libéré par le manager du Maroc avant le second match contre l’Ouganda.

    Nayef Aguerd est donc rentré en France et a retrouvé la Commanderie pour y suivre un protocole de soins. Le défenseur avait dû céder sa place à CJ Egan-Riley au cours du match de championnat contre Brest, avant la trêve, après avoir tiré sur la corde en Ligue des Champions contre l’Atalanta Bergame.

  • « Marseille & friends » : galette hip-hop à l’ancienne dans les bacs

    « Marseille & friends » : galette hip-hop à l’ancienne dans les bacs

    À Marseille, les bonnes idées naissent souvent autour d’une bonne « pizze ». Il y a un an « presque jour pour jour », c’est autour d’une ronde à la marseillaise que le beatmaker Excès Zbraa lance à Olivier Gilles, taulier de Galette Records, disquaire implanté dans le quartier du Cours Julien : « ça te brancherait pas de faire un maxi qui s’appellerait Galette and friends, dans lequel on réunirait les rappeurs qu’on connaît ? », se remémore le dernier cité, avant d’embrayer : « Je lui ai répondu oui sur le principe. Mais ça s’appellerait plus Mars & friends car Galette, ça fait trop égocentrique », rappelle avec humour celui qui se retrouve alors propulsé directeur artistique d’un projet prenant rapidement le tour d’un vrai album. En ligne sur les plateformes de streaming, mais aussi et surtout en vente dans son échoppe de la rue des trois frères Barthélémy depuis vendredi 14 novembre.

    Le résultat ? 10 titres qui fleurent bon le hip-hop à l’ancienne, comme on les aime. « Ce que les gens écoutent actuellement, c’est du pop rap, pas du vrai hip-hop », constate Olivier Gilles, du haut de son œil d’expert mais aussi d’après le retour de ses clients. « De plus en plus de gens veulent un retour au hip-hop qu’on a connu dans L’école du micro d’argent [l’opus mythique du groupe IAM, sorti en 1997, Ndlr], à ce qu’on appelle le boom bap ».

    Internationale marseillaise

    « On a demandé à 38 artistes de donner leur vision de Marseille depuis chez eux », situe-t-il à propos de Marseille & friends. De Gino 1313, qui a « grandi entre le Panier et l’Opéra, et traîné jusqu’à l’heure où les requins côtoient les rats » à Nejma Nefertiti, tout droit venue de Brooklynn, qui clame qu’« elle adore New York, mais que Marseille est dans ses rêves », un panel réjouissant qui fait renouer les auditeurs avec les bons vieux rythmes à quatre temps ainsi que les samples chiadés. Que dire encore du Mc américain installé à Marseille, Napoleon Da Legend, qui répand son flow sur Marseille la nuit, ou encore du rappeur Inoki, « l’équivalent d’Akhenaton en Italie », dixit Olivier Gilles, qui triture avec jubilation La langue du rap aux côtés du Mc du Panier, Costello… Le tout, sur des instrus signées par le jazzeux Fred Spider, le plus funky des Marseillais, Mofak, et même Imhotep d’IAM.

    N’en jetez plus, Marseille & friends sonne comme une madeleine de Proust de l’âge d’or d’un hip-hop hélas englouti par une industrie qui l’a dénaturé aux oreilles du grand et jeune public. Mention spéciale pour Ronin de Mars, son tour à tour héroïque et lyrique, ponctué d’un couplet de Faf Larage, déplorant avec verve : « Quand l’amitié devient un mirage cruel, que les promesses sont bafouées et les sourires balafrés, quand la bienveillance de ceux qu’on a aimés s’effrite sous la semelle, la douleur nous plante sa dague affutée et le mode sombre dans le soupçon et l’anxiété ». Autant de titres estimables qui appellent une « release party, en préparation », et même une suite « à laquelle on est déjà en train de réfléchir », confie avec fierté Olivier Gilles. « Il est même possible qu’on y trouve Shurik’n », fait-il déjà languir.

    Vinyle disponible chez tous les bons disquaires, surtout chez Galette Records, et sur www.galette-records.com

  • [Théâtre] « Le misanthrope » pas insensible au genre humain

    [Théâtre] « Le misanthrope » pas insensible au genre humain

    Dur de s’attaquer à un classique tel que Le misanthrope, adapté et décliné à l’infini par quiconque se dit homme ou femme de théâtre. Un défi relevé avec une ardente rigueur par le metteur en scène Georges Lavaudant, comme pourront le constater les nombreux spectateurs aixois ayant déjà répondu présent, entre le mardi 18 et le samedi 29 novembre, sur la scène du Jeu de Paume. Dans son costume noir cintré, Eric Elmosnino campe le personnage d’Alceste avec flamboyance pour en extraire tout son registre tragi-comique. Il en faut pour se soustraire à des mondanités qui l’obligent malgré tout, face aux courtisans de sa Célimène dont il sonde les sentiments.

    Intime et social

    Comme l’explique Georges Lavaudant dans sa note d’intention, « l’intrigue a deux versants. L’un et social, l’autre est intime. Les deux sont inextricablement liés et se rejoignent dans la personne d’Alceste ». Et le metteur en scène de développer : « D’un côté, nous suivons les péripéties d’un duel entre un homme et une femme. Lui veut la faire parler une fois pour toutes. Elle refuse cette parole qui l’engagerait ». Quant à l’aspect social, il se matérialise notamment par la formule d’Alceste : « Je hais tous les hommes ». « S’il est fou », estime-t-il, « sa folie est très sérieuse et cohérente. Il n’est pas un misanthrope de salon, ses idées ne sont pas de la théorie pure, elles se traduisent concrètement en humeurs et passions qui le tourmentent. Il ne peut pas vivre dans un monde sans vérité ».

  • À Rognac, le RN s’est emparé d’une ville rongée par une gestion chaotique

    À Rognac, le RN s’est emparé d’une ville rongée par une gestion chaotique

    Sans faire de bruit, Rognac, 12 335 habitants, cité dortoir et ouvrière par excellence, est passée, il y a un an, aux mains du Rassemblement national. Trente ans après ses succès à Marignane et Vitrolles, à quelques kilomètres de là, l’extrême droite est revenue aux manettes.

    Les municipales anticipées tenues les 17 et 24 novembre 2024 après des démissions en cascades au conseil municipal, ont été un fiasco pour la liste de la maire (UDI) sortante, Sylvie Miceli-Houdais, qui avait pris la succession de Stéphane Le Rudulier (LR) devenu sénateur.

    Réunissant 13,84% des votants, elle était arrivée en troisième position, loin derrière Willy Nicollet (DVD), son adjoint à la sécurité (34,65%), et Christophe Gonzalez (RN) arrivé en tête (38,24%) à l’issue d’une quadrangulaire mortifère. Un novice, débarqué au RN un an plus tôt qui a bénéficié de l’étiquette et du soutien affiché des ténors nationaux du parti d’extrême droite.

    Mais ce désaveu des citoyens est surtout le fruit des scandales qui ont éclaboussé la gestion de Sylvie Miceli-Houdais et celle de son prédécesseur. Un rapport de la Chambre régionale des comptes rendus public cet été, a dépeint cette gestion municipale à la dérive, de 2019 à 2024.

    Les magistrats y pointaient un manque de pilotage, avec un poste de Direction générale des services vacants durant deux ans, un cabinet du maire pléthorique, des dépenses de marchés publics explosant les seuils légaux, ou bien encore des frais de mission comportant l’utilisation « dévoyée » d’une carte achat…

  • Hervé Granier a inauguré sa permanence à Gardanne

    Hervé Granier a inauguré sa permanence à Gardanne

    « Aujourd’hui, je suis à nouveau candidat afin que nous continuions ensemble à agir et à faire avancer notre commune », a déclaré dimanche 16 novembre, Hervé Granier, devant son local de campagne établi dans le centre-ville de Gardanne, dans « un bâtiment où a vécu le peintre Paul Cézanne ». Ce maire LR, qui avait succédé en 2020 au communiste Roger Meï, alors en poste depuis 43 ans, a entre autres tenu à souligner : « Je ne suis pas un parachuté. Je suis chaque jour sur le terrain, les dimanches sur le marché, sur tous les événements de la ville mais aussi dans les commerces où à déambuler simplement en famille dans notre belle commune. Depuis cinq ans, je n’ai jamais manqué de saluer les employés municipaux, de passer chaque rentrée scolaire dans les écoles, de vous recevoir dans mon bureau tous les lundis dès lors que vous en ressentiez le besoin. »

    Face à une gauche unie

    Hervé Granier en a profité pour lancer également son comité de soutien, qui sera présidé par Vincent Randazzo, ex-joueur de l’A.S Gardanne, qui passé sa vie professionnelle comme « travailleur à la centrale thermique, mineur de fond-géomètre et exploitant agricole », comme il l’a rappelé dimanche.

    Pendant cette campagne électorale, Hervé Granier fera notamment face à Jean-Marc La Piana, à la tête d’une union de la gauche (soutenu par le PCF, le PS, Place publique et les Écologistes), ainsi que Bruno Priouret pour le RN.

  • Mobilisés contre la réécriture de l’histoire à Aix-en-Provence

    Mobilisés contre la réécriture de l’histoire à Aix-en-Provence

    « Stop à la bataille culturelle menée par l’extrême droite », peut-on lire sur une pancarte devant l’entrée de l’Arena du Pays d’Aix. Alors que s’y jouait ce dimanche à guichet fermé La dame de pierre, fresque musicale qui retrace l’histoire de la Cathédrale de Paris, une trentaine de militants distribuaient des tracts pour informer les spectateurs sur le lien du spectacle avec l’extrême droite.

    « Le but de cette action, c’est que le public sache ce qu’il vient voir », explique Catherine Lecoq, déléguée à la CGT Spectacle. Les militants dénoncent notamment le financement de cette fresque musicale par le milliardaire conservateur Edouard Stérin, qui ne cache pas son ambition de mener une bataille culturelle avec la création en 2023 du projet Périclès. Un think tank et un rapport qui vise la victoire de l’extrême droite en France, comme dévoilé par L’Humanité en juillet 2024.

    Esprit critique

    « Ce spectacle réécrit l’histoire, en mettant en avant les royalistes, explique Agnès Daures, élue d’opposition du groupe Aix en partage. Et réécrit la révolution française. Avec ce spectacle, Pierre Edouard Stérin fait de l’entrisme. » Le but de l’action est donc d’avertir le public sur la portée politique de cette révision de l’histoire de la cathédrale. « On ne veut pas les empêcher d’aller voir le spectacle, mais juste qu’ils aient un esprit critique en le regardant », précise Nell, syndicaliste à Solidaires.

    Une action qui intrigue certains spectateurs, qui échangent volontiers avec les militants : « Je vais regarder le spectacle avec une vision différente », conclut l’un d’eux tandis que d’autres s’agacent de leur présence. Une action qui n’a pas plu au collectif d’extrême droite Le Maquis, qui est venu pour « dénoncer une censure de la part de l’extrême gauche », en scandant « Provence populaire, Provence identitaire ».

    Les syndicats dénoncent également la présence de 80 à 120 bénévoles pour ce spectacle pourtant payant, ce qui ne respecterait pas le droit du travail. La CGT a saisi l’Urssaf et l’inspection du travail à ce sujet.

  • La Carraire-George Sand, à Miramas : nouvelle école, nouveau nom

    La Carraire-George Sand, à Miramas : nouvelle école, nouveau nom

    Le groupe scolaire La Carraire est méconnaissable. « On a gardé, quelques murs, des colonnes, mais sinon on a tout refait », résume le maire Frédéric Vigouroux (DVG). Après deux années de chantier au cours desquelles les 200 élèves ont suivi les cours dans des containers aménagés, l’établissement réhabilité a rouvert ses portes en septembre dernier, sous un nouveau nom : La Carraire-George Sand, pour poursuivre « la volonté qu’a la Ville de dénommer des écoles de personnalités féminines, ce qui nous permet de rattraper ce retard qu’on avait dans la reconnaissance de l’importance des femmes dans le monde littéraire, scientifique et dans la lutte pour l’égalité », explique l’édile.

    Samedi 15 novembre, le nouveau bâtiment, d’un coût de 16 millions d’euros subventionné à hauteur de 60%, a été présenté aux financeurs (l’État et le Département, pour 4 millions d’euros chacun, la Métropole, pour 1,5 million d’euros, et la CAF, pour 76 000 euros).

    Le changement est spectaculaire. L’étage a été rasé. Le groupe scolaire, construit en 1978, accueille désormais les élèves de maternelle et de primaire sur un seul niveau plein pied de 2 700m2. L’extérieur a été repensé sous forme de deux cours qui comprennent des jardins et des potagers, « ce qui pourra donner lieu à des projets pédagogiques », se réjouit Frédéric Vigouroux.

    Des espaces de sport et des lieux de motricité ont été aménagés, ainsi qu’une salle polyvalente, et « la crèche est bientôt terminée », précise le maire, qui assure qu’avec ces changements, les enseignants « se battent » pour y exercer.

    Bâtiment durable

    Mais la rénovation est aussi « exemplaire » d’un point de vue environnemental : l’ensemble a été classé « Bâtiment durable méditerranéen » argent. « Il était le temps qu’on le fasse parce que c’était certes une école qui avait été conçue avec des normes intéressantes et une forme architecturale particulière mais elle était impossible à chauffer et l’été c’était le calvaire, assure Frédéric Vigouroux. Ça nous permet de faire de grosses économies d’énergie et de faire en sorte que le climat à l’intérieur soit propice aux études et au calme. »

    Sur ce point, la commune de Miramas fait office de référence, puisque le dispositif « Éco énergie tertiaire », inscrit dans la loi Elan, impose aux bâtiments du secteur public une réduction progressive de leur consommation d’énergie pour atteindre une baisse de 60% d’ici 2050. « Notre ville, sans faire de bruit, a déjà atteint cet objectif en 2024 », précise le maire, non sans fierté.