Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Travailleur de demain] Anaïs, de l’ambition pour l’ingénierie

    [Travailleur de demain] Anaïs, de l’ambition pour l’ingénierie

    Anaïs Benoit-Ramos se destinait davantage à des études dans le domaine de l’audiovisuel plutôt que dans l’ingénierie génie mécanique. « Sauf que les écoles sont payantes, parfois à 7 000 euros par an. Impossible pour moi d’y aller. J’ai donc dû trouver une voie plus accessible », retrace-t-elle. Un peu par hasard, elle se lance dans un BTS Conception des processus de réalisation de produits, puis poursuit avec une année d’Adaptation technicien supérieur (ATS), tremplin vers son admission au concours des Arts et Métiers.

    La première année passée, la jeune femme poursuit son cursus chez Capgemini, sous-traitant d’Airbus. L’aéronautique est un domaine dans lequel elle se voit évoluer. « Je suis réellement passionnée par ce que je fais. à l’avenir, j’aimerais faire ma propre expérience en allant travailler chez Airbus, où chez de grands noms de l’aéronautique. C’est un domaine fascinant : voir voler des avions, des hélicoptères… » Anaïs Benoit-Ramos voit encore plus loin. « Après les années de salariat, j’aspire potentiellement à créer mon entreprise (…). Je sais que c’est compliqué, dans le contexte politique et économique actuel qu’on connaît. Mais j’aime communiquer, le management, j’en ai fait dans mon école et ça me parle. J’aimerais que mon intérêt pour le management soit appliqué au quotidien. » Esprit « compétitif et curieux », « à l’aise entourée de machines », Anaïs Benoit-Ramos explique « bosser dur » pour se sécuriser son avenir dans un monde « assez incertain ».

    Évoluer en transmettant

    « à commencer par mon métier. Avec l’évolution de l’intelligence artificielle (IA), je vois l’avenir du boulot un peu trouble. D’ici une trentaine d’années, l’IA pourrait nous amener à perdre du travail. Il faut qu’on se batte pour le conserver, pour trouver un moyen de travailler avec. Pour l’instant, on se contente de compléter les défauts de l’intelligence artificielle, elle n’est pas trop une menace. Mais, d’ici trente ans, elle sera perfectionnée, et là, ce sera inquiétant », estime-t-elle.

    Sur un plan plus personnel, l’étudiante confie s’être accrochée dans ce domaine, souvent masculin, parfois « discriminant » pour se sécuriser, aussi, un avenir financier. « Je voulais pas vivre ce que (ma mère) a vécu. Elle s’est battue pour m’élever, en enchaînant deux boulots : un le matin, un le soir. Je me suis dit que je ne ferais jamais ça donc j’ai continué comme je le pouvais mes études. »

    Autre ambition fixée : ouvrir le domaine de l’ingénierie mécanique à davantage de femmes. « Je me vois évoluer dans ma branche en partageant mes connaissances, surtout en rencontrant des jeunes filles, dans les lycées ou les collèges, qui veulent poursuivre leurs études pour aller dans l’ingénierie, déroule Anaïs. On est souvent fixées, de façon inconsciente parfois, sur l’idée que l’industrie, c’est pour les mecs. Ce sont des réflexions entendues. Je veux leur parler, à ces filles qui veulent aller un peu plus loin, exceller dans les domaines dits masculins et parfois être meilleures. » Le 4 décembre, la jeune femme est d’ailleurs intervenue dans son ancien lycée, dans le cadre d’une rencontre organisée par l’association « Elles bougent », qui vise à sensibiliser les jeunes femmes aux carrières scientifiques et techniques.

    Le concours

    Lors de la 48e édition Worldskills, Anaïs Benoit-Ramos a concouru aux côtés de deux coéquipiers (Romain Cheynet et Léo Semenadisse), dans la catégorie Développement de produit industriel. Tous ont décroché la médaille de bronze pour avoir présenté le prototype d’un robot qui avait pour tâche de « suivre des travailleurs dans les champs et leur alléger la charge portée. Ce robot-là devait pouvoir porter des fruits et des légumes », explique Anaïs. Un travail de six longs mois, rapporte la participante, avec la fierté pour elle et son équipe est d’avoir été « les seuls à rendre notre projet avant la compétition » et de s’être « dépassés pour ce challenge ».

  • [Recette] Truffes à la datte, cacao et fleur d’oranger

    [Recette] Truffes à la datte, cacao et fleur d’oranger

    Assez simples à réaliser à la maison, elles se conservent longtemps !

    Une base de pâtisserie

    Pour réaliser la recette, vous aurez besoin de dattes, peu importe leur variété, celles-ci n’ont pas nécessairement besoin d’être fraîches non plus. Cette recette peut d’ailleurs vous permettre d’écouler quelques dattes restantes dans votre cuisine qui auraient perdu de leur souplesse. Dénoyautez et hachez-les grossièrement au couteau ou au mixeur. Le chef vous conseille un couteau pour garder un peu de mâche et obtenir la texture de pâte souhaitée. D’ailleurs, cette pâte sert de base pour de nombreuses pâtisseries orientales.

    Une fois votre base réalisée, faites fondre votre beurre quelques secondes au micro-ondes, mélangez-le avec les dattes, une cuillère à soupe de cacao puis l’eau de fleur d’oranger. Zestez l’orange dans la préparation, si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser un citron ou un autre agrume, mais l’orange permet d’exauster les saveurs de l’eau de fleur d’oranger. Mettre du beurre dans cette préparation vous permettra d’avoir une texture crémeuse au moment de la dégustation, mais aussi d’atténuer le goût du sucre, la datte étant naturellement très sucrée.

    Agglomérez le tout à la main et placez au frigo pendant 15 à 20 minutes ou directement au congélateur une dizaine de minutes pour aller plus vite.

    De jolies boules

    Une fois la préparation refroidie, prenez-en une petite quantité dans votre main et formez une boule. L’astuce du chef, une fois la boule formée et afin de la rendre lisse, trempez légèrement vos doigts dans l’eau et tournez de nouveau entre vos mains. Trempez dans le cacao pour lui donner l’aspect de la truffe au chocolat que l’on connaît et réservez dans une assiette. Recommencez autant de fois que nécessaire. Au moment du dressage, n’hésitez pas à tapoter légèrement la truffe pour ôter l’excédent de cacao et exercez une petite pression sur le sommet pour ne pas qu’elle roule sur l’assiette. Au centre, faites un trou avec le cure-dent et introduisez la menthe. Bonne dégustation !

    Les ingrédients

    Il vous faudra :

    – Une poignée de dattes

    – Quelques morceaux de beurre

    – De l’eau de fleur d’oranger

    – Une orange pour le zeste

    – Du cacao en poudre

    – Des sommités de feuilles de menthe

    – Un cure dents

  • À Allauch, dompter le numérique pour mieux travailler

    À Allauch, dompter le numérique pour mieux travailler

    « L’objectif de ces ateliers, c’est la maîtrise », pose Léa Maïa Abrissa. Dans la salle de réunion, la jeune femme, dont l’activité consiste à « accompagner les projets collectifs », vient de détailler le programme des nouveaux rendez-vous lancés ce premier trimestre à La Bobine. Intitulée « être maître de son temps et de son attention », la conférence est fixée mardi 27 janvier prochain*.

    Président de l’association marseillaise Un Prétexte, spécialisée dans la culture des sciences et des savoirs, Hugo Gattuso animera ce rendez-vous : « Nous parlerons de la surexposition aux écrans numériques et de l’impact sur soi et sa relation aux autres. » Suivra le premier atelier, jeudi 12 février, même lieu, de 8h30 à 10h30, qui invite à « reprendre la main sur ses usages numériques ». Et enfin le second, jeudi 5 mars, même lieu, de 18h à 20h : « respecter son rythme, se libérer des charges obsolètes. » Habitués du lieu, auto-entrepreneurs, télétravailleurs, professions libérales, entrepreneurs… une vingtaine de personnes sont venues, vendredi, s’informer sur ces nouveaux rendez-vous. Et le thème choisi fait mouche.

    Solutions pratiques

    Conseillère municipale déléguée au développement économique et à l’animation de La Bobine, Emmanuelle Girard-Thivillier explicite le choix du thème  : «Dans ce monde tellement anxiogène, de pression professionnelle, nous voulions donner des outils pratiques aux gens pour gérer toutes les informations ».

    Directeur du Pôle culturel, Armand Teissedre souligne : « Il faut humaniser le travail. L’utilisation de l’outil numérique a ses limites. Le mail est parfois sujet à interprétation. Si on se positionne comme manager et c’est mon cas, il faut privilégier les rencontres régulières pour libérer les échanges. Elles peuvent aider à dénouer les conflits. »

    * De 18h à 20h30 à La Bobine, 164 av. de Gaulle. Tél : 04.91.10.49.70.

  • Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    À peine un an et demi sépare le début du premier mandat de Séverine Dellanegra des élections municipales de 2026. La maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau, candidate déclarée à sa succession, a inauguré sa permanence électorale, vendredi matin, en centre-ville.

    « Aujourd’hui, la stabilité est revenue, la sérénité aussi, et le dialogue est renoué. Les projets avancent et la ville a retrouvé sa voix », affirme la candidate, élue dans un contexte politique local déstabilisé.

    Séverine Dellanegra considère que « Saint-Martin-de-Crau est une ville avec une identité forte, un patrimoine à défendre, des traditions à préserver et un monde agricole auquel nous sommes profondément attachés ». « C’est une ville qui doit continuer à investir pour améliorer ses services publics, son environnement, sa qualité de vie », avance la candidate, pour qui « une ville doit écouter protéger rassemblés dans un esprit de solidarité et de respect ».

    « Un projet sérieux »

    Séverine Dellanegra annonce plusieurs réunions dans le cadre de la campagne « sur la santé, la solidarité, la sécurité, l’environnement, l’agriculture, les services publics, la culture, le sport et la vie associative ». « Ces rencontres ne sont pas des promesses, mais une méthode », affirme la candidate, pour « construire un projet municipal avec sérieux, sans clientélisme ni promesse irréaliste ».

    Élue avec 41% des voix au second tour des municipales partielles de novembre 2024, avec une abstention de 43%, l’actuelle maire pourrait faire face à Tania Teixier (SE), qui pourrait annoncer sa candidature prochainement.

  • Un soutien à la lutte en Iran ce samedi à Marseille

    Un soutien à la lutte en Iran ce samedi à Marseille

    Alors que les manifestations populaires contre le gouvernement iranien ont repris à Téhéran, que le gouvernement islamiste mène la répression, que les informations peinent à sortir du pays, les grandes puissances jouent la surenchère guerrière médiatisée. Ces guerrières-là appellent à la paix, à la liberté.

    « Depuis 2022, depuis la mort de Mahsa Amini tuée pour avoir refusé de se soumettre aux lois patriarcales imposant aux Iraniennes le port obligatoire du voile, rappellent les Guerrières de la Paix, un puissant mouvement politique, culturel, et social revendique la fin de dictature des mollahs autour de la devise #FemmeVieLiberté. » De la même façon que les femmes revendiquent leurs droits, les jeunes, les commerçants, les ouvriers et l’ensemble de la population se lèvent pour faire basculer le pouvoir. Toutes les associations et organisations sont invitées à leur témoigner un soutien solidaire.

  • [Rue de la République] Sébastien Delogu : « Benoît Payan a peur. Il a raison, il ne sera plus maire le 22 mars prochain »

    [Rue de la République] Sébastien Delogu : « Benoît Payan a peur. Il a raison, il ne sera plus maire le 22 mars prochain »

    Sa personnalité

    Didier Gesualdi : Votre personnalité ne laisse personne indifférent, avec un style percutant. C’est une marque de fabrique que vous assumez ?

    Oui, pourquoi je ne l’assumerais pas ? Vous voulez que je sois comme l’ensemble des politiques de ce pays, transparent vis-à-vis d’une population en souffrance qui ne se reconnaît pas dans ces élus de la République ? Je suis fait du même bois qu’une population en souffrance et qui a besoin de s’exprimer pour être entendue. C’est malheureusement ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale. Beaucoup ont voulu faire croire que nous étions des personnes qui aboyaient, braillaient comme le dit le Parti socialiste. Mais vous voyez, les souffrances du peuple sont arrivées à l’Assemblée nationale. Quand on a, face à nous, des personnes qui nous méprisent et ne connaissent pas les réalités de leurs électeurs, on a envie de les secouer un petit peu.

    Didier Gesualdi : Vous ne regrettez rien ? Vous considérez ne jamais avoir eu d’excès de comportement ? C’est toujours réfléchi ?

    Malheureusement ce n’est pas réfléchi. Je ne vais pas dire le contraire, tout le monde sait que j’ai des défauts réels, certains on me les invente. Mais le plus important, ce n’est pas ma personne, c’est le message que je souhaite faire passer. Je vous invite à venir balader avec moi, vous aller voir des personnes qui ne m’aiment pas par rapport à mon programme et des personnes qui m’adorent parce que j’essaye de casser toutes les portes pour faire entendre la voix du peuple.

    Léo Purguette : Vous êtes maintenant en campagne municipale. Est-ce que vous vous êtes posé la question de la forme qui pourrait desservir le fond ?

    Est-ce que je suis rentré chez vous en cassant la porte ? Je suis très tranquille. Vous n’allez pas me changer. Personne ne va me changer. Par contre, je prends mes responsabilités, je me responsabilise face au fait qu’un collectif m’a nommé en tant que porte-drapeau pour mener la liste Marseille fière et populaire. Le 22 mars, je serai le prochain maire de Marseille, vous le verrez. Donc dans notre collectif, il y a des personnes qui m’expliquent « Sébastien, ça c’est plus ou moins pas possible, temporise sur ci ou ça ». Le collectif fait qu’on change et qu’on accepte les différences pour rassembler.

    La stratégie de clivage

    Didier Gesualdi : Il y a un tas d’électeurs qui vous renvoient dos à dos avec le RN en disant « on ne veut pas choisir entre ces deux partis »…

    … Vous l’entendez mais moi je ne l’entends pas.

    Didier Gesualdi : Peut-être qu’ils ne vous le disent pas en face ou qu’un cercle vous entoure. Vous ne pouvez pas ignorer cette question-là.

    Ah bon ? Moi je suis partout sur le territoire marseillais. Qu’est-ce qui rapproche mes idées de celles du RN ? Rien. Qu’est-ce qui rejoint mon comportement avec celui du RN ? Rien. Moi je vois plutôt que le RN a fait une alliance avec les droites et les macronistes à l’Assemblée nationale. Les socialistes les ont rejoints parce qu’ils laissent passer le budget, ne votent pas les motions de censure. Moi je n’ai rien à voir avec ces gens-là. Permettez-moi de dire aux gens qui regardent la télévision et n’entendent que des idioties : n’écoutez pas la télé, allez voir sur le site de l’Assemblée nationale le travail effectué par chacun. En quoi Allisio serait comme moi ? Il n’a jamais travaillé pour Marseille, moi regardez les propositions de loi que j’ai déposées. Je vais plus loin : est-ce qu’un seul candidat face à moi est allé faire des porte-à-porte ces dernières années pour se rendre compte de la misère sociale qui gangrène la ville ? C’est pour ça qu’on parle, comme l’a fait Benoît Payan, de trottinettes au lieu des personnes qui sont en train d’avoir froid chez elles ou dans leurs écoles.

    Léo Purguette : Votre slogan c’est la force de tout changer, vous en appelez à la rupture, faut-il comprendre en creux que tout est à jeter dans ce qu’a fait la majorité sortante ?

    Ça, c’était le slogan de Jean-Luc Mélenchon. Notre liste, Marseille fière et populaire, veut que notre ville renaisse avec un programme politique qui planifie sur 20, 30, 40 ans, un changement politique. C’est la révolution citoyenne pour ramener le peuple dans les institutions.

    Notre enquête d’opinion

    Léo Purguette : Vous avez vu les résultats de notre sondage. Que vous inspirent-ils ?

    Sur 300 personnes ?

    Léo Purguette : Sur un échantillon représentatif de 801 personnes inscrites sur les listes à Marseille.

    J’ai beaucoup de respect pour vous deux mais qui devait être le maire en 2020 ?

    Léo Purguette : Ça dépend des journaux.

    Didier Gesualdi : C’est vous qui êtes notre invité.

    Tous les sondages donnaient Martine Vassal gagnante et c’est Madame Rubirola qui a été élue. En 2014, c’était Mennucci qui devait gagner. Pour les législatives, tous les sondages donnaient le RN vainqueur.

    Didier Gesualdi : Donc ces 14% vous passez dessus ?

    À New York, Monsieur Mamdani était sondé à 1% et puis il a été très bellement élu. Tous les sondages se trompent. Ces instituts me mettent un coup à 14%, un coup à 19, un coup à 16. La prochaine fois vous me mettrez à combien vous avez envie. Moi ce qui m’importe c’est la rue pas les sondages.

    Léo Purguette : Dans la rue vous ne rencontrez pas que des personnes d’accord avec vous quand même ? Qu’est-ce qui peut coincer ?

    Bizarrement, pas le programme. Parfois des gens m’invectivent sur les réseaux sociaux et quand je les ai en face 10 minutes, ils me disent « t’es sympa quand même, ce n’est pas ce qu’on voit à la télé ». Très souvent ce sont des personnes du RN ou alors des personnes qui parlent « d’unité de la gauche ».

    Léo Purguette : Franck Allisio accueille Marine Le Pen au parc Chanot…

    … Je serai devant, ne vous inquiétez pas. Et j’espère que les communistes, les socialistes et tous les candidats seront là pour ne pas accueillir ce clan fasciste dans notre ville.

    Les 15-16

    Léo Purguette : Vous serez candidat dans les 15-16 ?

    Vous le saurez très prochainement.

    Léo Purguette : Mais avez-vous avez déjà pris votre décision ?

    Bien sûr, dans le territoire où j’ai été élu, les gens qui y vivent ont vraiment envie de changement. Il y aura du changement. Samia Ghali vous a dit qu’elle terminerait sa vie politique dans les 15e et 16e arrondissements et bien sa vie politique s’arrêtera, en effet, dans ces arrondissements le 22 mars prochain, je vous le dis tout de suite.

    Didier Gesualdi : On va garder ces punchlines et on vous les resservira éventuellement au moment du résultat.

    Vous pouvez.

    La campagne

    Léo Purguette : Comment se déroule votre campagne ? L’actualité nationale et internationale cannibalise-t-elle le débat municipal ?

    Non, pas pour le moment. Je me suis rendu récemment dans le 4e et un barman a ouvert la porte pour me dire « toi je t’aime mais je ne te connais qu’à travers les réseaux. J’ai voté Printemps marseillais mais je vais voter pour toi parce qu’on a besoin de quelqu’un qui ne se laisse pas faire ». Ça me fait plaisir qu’on se dise « Delogu il a de la poigne, il va faire changer les rapports de force ».

    Quand vous voyez une ville sale comme elle est et que j’entends tout le monde dire « je vais récupérer la compétence, je vais faire ci, je vais faire là », mais attendez ça fait 10 ans, 20 ans, 30 ans que vous êtes au pouvoir et vous n’avez jamais rien fait. Et maintenant que c’est les élections vous dites « oulala je vais tout changer », vous n’allez rien changer du tout, vous allez mentir à la population marseillaise, venir avec des promesses que vous ne tiendrez pas et revenir à l’élection prochaine pour dire « on n’a pas eu le temps, on n’a pas eu les moyens »… Ce cinéma politique là est terminé parce que j’arriverai en tête le 15 et le 22 mars et je vous assure que les élus de la France insoumise, ceux de la liste Marseille fière et populaire, respecteront le programme pour lequel ils auront été élus et qu’ils ne trahiront pas la population.

    Didier Gesualdi : Il faut renverser la table mais pas par le vote RN, c’est ça la stratégie ?

    Sinon, à chaque fois on tombe sur des personnes qui mentent qui trahissent leur programme ou qui font semblant. Regardez Benoît Payan, il a annoncé être tête de liste pour la soi-disant union de la gauche. Mais la plupart des personnes qui se situent chez EELV sont divisées. On a récupéré 80 personnes de chez eux et il en reste une trentaine qui est déchirée et en plus méprisée par le maire de Marseille. Donc l’union de la gauche n’est pas possible autour de lui. Aujourd’hui, c’est le Parti socialiste et exclusivement le Parti socialiste qui est candidat à la mairie de Marseille. Mais je ne veux pas taper exclusivement sur le maire de Marseille.

    Léo Purguette : Il vous accuse de le faire.

    C’est normal, il a peur. Il a raison parce que c’est terminé, il ne sera plus maire le 22 mars prochain.

    Léo Purguette : Même si c’est le RN en face ?

    On va y venir, si vous voulez, j’assume toutes les responsabilités que je dois avoir devant vous mais je veux finir : Benoît Payan disait que son combat c’était contre Samia Ghali, qu’il fallait absolument en terminer avec ce système clientéliste et corrompu, la première tête de liste désignée ça a été Samia Ghali dans les 15e et 16e arrondissements. Mort de rire.

    Les moyens

    Didier Gesualdi : Vous avez présenté un programme avec 13 priorités, 380 mesures, l’avez-vous chiffré ? Vous voulez récupérer la propreté, faut-il sortir de la Métropole ?

    Il y a six questions dans votre question. Aujourd’hui il y a un problème quand on voit le maire de Marseille dire que c’est pas de sa faute, c’est Martine Vassal, qu’elle répond que c’est la faute de Benoît Payan. Un coup ils sont d’accord, un coup ils sont pas d’accord…

    Didier Gesualdi : Mais c’est quoi la solution Delogu ?

    La solution Delogu c’est qu’on récupère la compétence de la propreté à Marseille. On va faire en sorte de nettoyer cette ville.

    Didier Gesualdi : C’est pas un cadeau.

    Et alors ? Je connais les agents, je sais ce qu’ils vivent. Ce sont des gens que j’ai côtoyé toute ma vie.

    Didier Gesualdi : C’est financé ou pas ?

    Il y a des dotations. En baisse à cause du RN qui a voté une coupe de 5 milliards sur les collectivités, ça va avoir des répercussions terribles sur les Marseillais. Je me demande comment Allisio a le culot de se présenter après ça. J’aurais la force d’aller récupérer l’argent avec la population. Le tunnel Prado-Carénage rapporte 11 millions à des multinationales. Ça suffit.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Étienne :

    Bonjour, nous manquons d’accès au littoral et de sites de baignade à Marseille, surtout en centre-ville et dans les quartiers nord. Que proposez-vous face à cela ? Nous voulons pouvoir nous baigner dans la mer face à la canicule !

    Ça me touche beaucoup, vous savez pourquoi ? Parce que je suis un habitant des quartiers nord, j’y ai grandi. On avait une belle piscine, la piscine nord, et l’autre possibilité c’était de se rendre à Corbières. Il n’y avait que ça, il fallait prendre le bus. Souvent nos parents nous disaient de ne pas y aller, que c’était trop loin. C’est vrai que j’ai un peu souffert de ne pas avoir accès au littoral alors que j’habitais à Consolat et qu’en face de moi, il y avait la mer et ces grands barreaux du Port de Marseille. J’ai vu des collectifs qui émergent dans toute la ville pour l’accès au littoral des sites de baignade, se mêlent de leur quotidien, font des propositions. On va se poser avec eux, faire en sorte de prendre leurs revendications, leur analyse, pour les mettre à la disposition du peuple. Pour nous, il faut que l’anse du Pharo soit ouverte à la population. Sur l’Estaque et tout le littoral dans les quartiers nord, il faut une place centrale pour tout le peuple marseillais. Pour le moment, le Port tourne le dos à sa ville. Nous portons aussi des propositions pour les piscines avec un kit piscine, beaucoup de petites piscines au lieu d’annoncer des grands complexes qui ne verront jamais le jour.

    La République, c’est quoi ?

    Sébastien Delogu : « La République doit être fondatrice. Il est important que les personnes qui sont dans les institutions fondent un monde meilleur pour leur peuple. La République doit être respectée car je veux alerter : il y a des personnes qui crient “à bas la République” dans les villes de France, c’est ce Rassemblement national qui est grandissant. Le seul bulletin de vote pour faire barrage au RN c’est le bulletin Delogu et sa liste Marseille fière et populaire. »

  • Cofidis jouera la carte des sprinteurs pour le Grand Prix La Marseillaise

    Cofidis jouera la carte des sprinteurs pour le Grand Prix La Marseillaise

    Après Samuel Dumoulin en 2012 et Valentin Ferron l’année passée, qui sera le prochain membre du Team Cofidis à s’imposer sur le Grand Prix de Marseille- La Marseillaise ? Cette épreuve, qui ouvre la saison cycliste en France, est particulièrement chère au cœur de son directeur sportif, Benjamin Giraud, natif de la cité phocéenne. « C’est une course importante avec un parcours intéressant qui a un peu changé cette année, où on aura un scénario différent des autres années », note l’ancien coureur de l’AVC Aix et du
    VC la Pomme, conscient
    qu’une bonne prestation à La Marseillaise donne le ton du début de saison. « Il y a toujours beaucoup d’engagement et d’envie autour de cette course, parce qu’on n’a qu’une seule chance de faire une première bonne impression et rentrer dans la saison de la meilleure manière », ajoute l’ex-sprinteur aux sept participations sur le tracé marseillais. Il a notamment terminé à la neuvième place lors de la 36e édition en 2015, sous les couleurs de Marseille 13 KTM.

    Échappée belle et rapide

    « Avec l’absence de la route des crêtes cette année, tout le monde connaît le schéma qui va se dessiner : il y a 90% de chances d’avoir un sprint massif, au moins 60 ou 70 coureurs à l’arrivée. On va avoir une échappée en début de course, au niveau des Termes ou au plus tard vers Gréasque », prédit Benjamin Giraud, qui se souvient de la victoire de Jérémie Roy (FDJ) en 2011, en étant échappé dès le départ. « C’est de plus en plus rare aujourd’hui, parce qu’il y a beaucoup d’équipes qui sont intéressées par un sprint, qui amènent un courant rapide, et qui contribuent un petit peu au travail dans le peloton pour essayer de revenir », souligne-t-il, en décidant donc d’aligner une équipe composée très majoritairement de sprinteurs. Le parcours remanié pourrait une nouvelle fois sourire à l’équipe Cofidis.

    Bryan Coquard en chef de file

    Le directeur sportif de l’équipe Cofidis, Benjamin Giraud, a déjà envoyé sa liste de coureurs pour le Grand Prix de Marseille- La Marseillaise. Le Français Bryan Coquard, médaillé d’argent en omnium aux JO de Londres en 2012, sera le leader de l’équipe. Autour de lui, deux anciens de l’AVC Aix seront présents : le Britannique Oliver Knight et le jeune aubagnais Clément Izquierdo, vainqueur de la Ronde d’Aix et de la dernière étape du Tour de Wallonie en 2025. Le Néerlandais Jan Maas, le Belge Jenthe Biermans et les Français Alexis Renard et Camille Charret complètent l’effectif.

  • Les jeunes basketteurs marseillais ont impressionné le monde de la NBA

    Les jeunes basketteurs marseillais ont impressionné le monde de la NBA

    Après avoir participé au camp NBA à Paris l’année passée, les jeunes basketteurs du Smuc et du MBM ont été convié à celui organisé à Berlin cette semaine, quelques jours avant le match délocalisé entre les Orlando Magic et les Memphis Grizzlies. « C’est une opportunité pour nous de pouvoir recevoir des conseils de joueurs qui ont connu le plus haut niveau et savent comment y arriver », souligne Stanley Adee, l’un des minots qui a pu être coaché par le pivot brésilien Paolo Prestes, drafté en 2010 par les Minnesota Timberwolves, et par Julius Nwosu, ancien champion de France avec Pau-Orthez, également passé par le CSKA Moscou, le Panathinaikos et les San Antonio Spurs. « Les jeunes de Marseille ont marqué les esprits durant ce camp », s’est réjouit l’ex-international nigérian, fier d’avoir pu prendre en charge les protégés de Mickaël Piétrus, co-président du Smuc et ancien coéquipier d’Nwosu lors de son année rookie à Pau.

    Expérience unique

    « Dans ma position, c’est ma responsabilité de rendre possible à ces jeunes Marseillais la possibilité de faire part d’un camp NBA », note l’ancienne vedette des Orlando Magic, présent à Berlin comme ambassadeur de la NBA. D’autres légendes de la grande Ligue ont rendu visite aux apprentis basketteurs, comme Detlef Schrempf et Malik Rose. « Ce sont des expériences comme celles-ci qui alimentent l’inspiration de ces jeunes. Après, la balle est dans leur camp pour atteindre leurs objectifs », conclut Raoul Ramdine, manager du Smuc basket.

  • Aubagne glane un point dans le temps additionnel

    Aubagne glane un point dans le temps additionnel

    Un point qui doit faire le bonheur du club d’Aubagne Air Bel. Menés au score une bonne partie de leur rencontre face au Paris 13 Atletico, les Aubagnais ont égalisé dans les derniers instants par Mokrane Bentoumi. Un match nul obtenu au forceps.

    Les locaux ont d’abord tenté de prendre le match à leur compte dans le premier quart d’heure de jeu. Leur qualité technique était supérieure à leurs adversaires, ce qui a amené plusieurs occasions, dont une majeure. À la réception d’un centre flottant, Adem Tafni a placé sa tête mais le ballon a été poussé en corner par un défenseur (10e). Quinze minutes plus tard, Djamal Berrahba a fait en sorte de se placer face au but et a décoché une frappe à bout portant, bien sortie par le gardien burkinabé des hommes de la Capitale. Ensuite, la dynamique s’est légèrement inversée. Paris 13 a envoyé des longs ballons dans les trente mètres et s’est montré dangereux sur coups de pied arrêtés. Ottman Dadoune a fini par ouvrir le score peu avant la pause, d’un tir à l’entrée de la surface. Le SCAAB est rentré aux vestiaires en étant mené.

    Bentoumi héros du soir

    Les tuniques vert pomme ont été revigorées par cette ouverture du score dans un bon timing. De la pression posée sur Aubagne – Air Bel et plus de relâchement dans leurs offensives. En témoigne cette reprise de volée de plus de 25 mètres, boxée des deux poings par Jordan Gil (50e). Le manque d’efficacité des Aubagnais aurait pu être le symbole de cette rencontre. Entrer dans la surface survenait souvent, mais se mettre en position de marquer, c’est ce qui a pêché pour les hommes de Gabriel Santos.

    Devant les quelques centaines de spectateurs du stade de Lattre-de-Tassigny, Paris 13 Atletico a longtemps cru tenir sa victoire sur la plus petite des marges. L’entrée en jeu du feu follet Mokrane Bentoumi a changé les choses. Dangereux sur chaque touche de balle, l’ailier de 20 ans a fini par trouver une minuscule faille à la 92e minute. Scènes de liesse sur le banc local, le SCAAB a arraché un point, finalement presque inespéré. Ce match nul leur permet de rester 5e, à 2 points du barrage pour la montée.

    Aubagne 1 (0)

    Paris 13 1 (1)

    17e journée de National

    Stade de Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Maxime Jamet

    Buts : Dadoune (39e) ; Bentoumi (90+2)

    Aubagne : Gil – Abdallah, M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani – Rocchia, Chaban, Hamek – Tafni, El Kaddouri, Berrabha

    Entraîneur : Gabriel Santos

    Paris 13 : Sanou – Temanfo, Diarra, Ecuele Manga, Poha, Traore – Castro, Cisse, Donat – Fage, Dadoune

    Entraîneur : Arlesio Coehlo

  • [Grand entretien] Médéric Gasquet-Cyrus : « Motchus a avant tout une vocation sociale »

    [Grand entretien] Médéric Gasquet-Cyrus : « Motchus a avant tout une vocation sociale »

    La Marseillaise : Le jeu Motchus fête sa quatrième année avec toujours autant de succès. Qu’est-ce que ça représente pour vous ?

    Médéric Gasquet-Cyrus : Au départ, on a créé Motchus pour rigoler et s’amuser. On pensait que ça allait durer quelques jours, puis ça s’est compté en semaines. Finalement, les gens se sont pris au jeu, c’est le cas de le dire, et nous voilà quatre ans plus tard. C’est devenu un rituel pour beaucoup puisqu’il est entré dans la vie des gens.

    Ce jeu est-il aussi un moyen de partager le parler marseillais et la culture de la ville ?

    M.G.-C. : C’est un des aspects qui est très intéressant avec ce jeu. Il permet d’apprendre des choses, des mots aussi bien aux jeunes qu’aux anciens en passant par ceux qui viennent d’arriver à Marseille. Motchus est devenu très inclusif, alors que ce n’était pas du tout prévu au départ. On se rend compte qu’il y a une certaine utilité à faire connaître à la fois la diversité de la ville et de son parler, mais aussi le patrimoine ou la culture puisque je cite souvent des exemples littéraires ou de chansons.

    Motchus fête ses quatre ans dans quelques jours, doit-on s’attendre à des nouveautés ?

    M.G.-C. : Ce mardi 20, on entre dans la cinquième année d’existence de Motchus, donc l’interface du jeu va être complètement changée, des mots plus longs et des fonctionnalités vont apparaître au fur et à mesure pour plus d’interaction tout en restant gratuit et accessible à tous.

    Justement, comment fait-on pour se renouveler après quatre années d’existence ?

    M.G.-C. : Il faut toujours trouver un équilibre entre les fadas qui jouent tout le temps et ceux qui voudraient se faire plaisir. On oscille entre des mots très courants le lundi et des plus complexes ou rares le dimanche. Certains mots courants reviennent de temps en temps en variant sur les orthographes ou les prononciations et pour les quatre, on remet tout à zéro comme si on n’avait jamais joué.

    Ce samedi, un « Motchus laïve » est organisé à l’hôtel de ville. Ce n’est pas la première fois à Marseille. Est-ce un moyen de le faire connaître au plus grand nombre ?

    M.G.-C. : Les lives n’étaient pas prévus non plus quand on a créé le jeu, mais on en est déjà à dix événements de ce genre et on fait une tournée mondiale de proximité (rires). ça plaît énormément parce que les gens ont peu d’occasions de se retrouver en public pour jouer et c’est très sympa ! On est entre l’ambiance loto populaire qu’on adore et le e-sport. C’est un moyen de créer du lien social et c’est super parce que le parler sans les gens qui parlent, ça ne sert à rien !

    Le même jour, vous vous exportez dans le Vaucluse pour la première fois…

    M.G.-C. : On avait déjà fait une démo à Carpentras, mais le live en Vaucluse est une première et on est très attendu à Mérindol. On va aussi aller dans le Var. On essaie, à chaque fois, s’adapter au lieu dans lequel on va, de coller à la réalité des gens, la culture dans les villages. C’est une super aventure pour nous parce qu’on s’en fait deux le même jour dans deux départements, c’est un truc de fou !

    Le fait d’organiser le jeu en live, est-ce un moyen de mettre un peu de couleur dans la société telle qu’on la connaît actuellement ?

    M.G.-C. : Oui, parce qu’on en a besoin. On l’organise toujours avec des partenaires avec qui on a des valeurs communes. On ne va pas faire ça avec n’importe qui, on n’en vit pas, donc on ne va pas se vendre. Sans compter qu’on porte un message d’inclusion, de découverte du patrimoine et, quand on récolte un peu d’argent avec le jeu qui est gratuit, on le reverse à des associations. C’est un engagement social à notre petite échelle, mais c’est important pour nous.

    Quel regard portez-vous sur la situation géopolitique actuelle ?

    M.G.-C. : C’est terrible. On pensait que pour les générations qui n’ont pas connu la guerre, ça n’arriverait plus parce qu’on sait comment le nazisme est arrivé. Or, nous sommes face à une nazification de certains états, de l’Europe aussi et ça arrive en France. Je suis en colère parce que je me dis que la manipulation fait que les gens vont faire et voter des conneries. Les situations qui sont déjà fragiles vont devenir terribles. Je pense aux minorités, aux femmes, aux étrangers, mais aussi aux personnes trans, gay et j’en passe. On va vivre des choses qui sont dégueulasses et je suis horrifié de ça.

    Le sondage La Marseillaise / Experts et Territoires / Ipsos-BVA, publié en début de semaine en vue des municipales, montre que le maire actuel (DVG) est à égalité dans les intentions de vote avec le RN à Marseille. Qu’en pensez-vous ?

    M.G.-C. : Là aussi, ça me révolte. Les médias dominants, nationaux ou locaux ont fait, comme le fait Macron, le marchepied du RN et ses idées. Je me bats depuis l’adolescence contre le racisme et l’extrême droite, c’est le racisme. J’ai des valeurs humanistes, de gauche très clairement, mais je respecte la droite républicaine qui n’existe plus à Marseille et en France. Ce qui se dessine clairement, aujourd’hui, c’est une alliance droite et extrême droite… J’espère que les Marseillais seront assez intelligents pour comprendre que leur ville, qui est à part en matière de cosmopolitisme, où on vit et on existe parce qu’il y a des différences, mérite mieux. Il faut vraiment être anti-marseillais et ne pas comprendre Marseille pour voter ça, parce que ça ne résoudra aucun problème, mais en créera d’autres.

    Si vous deviez utiliser un mot marseillais pour résumer cette situation, ce serait lequel ?

    M.G.-C. : Le « oaï » est un mot trop gentil parce que ce serait un désordre, mais pas inquiétant. Alors je dirais « bordille », les ordures, parce qu’il y en a trop !