Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Recette] Le carrot cake aux carottes purple haze et son glaçage

    [Recette] Le carrot cake aux carottes purple haze et son glaçage

    Il vous faudra :

    – 100 g de farine

    – 1 sachet de levure chimique

    – 60 g de noix de coco râpée

    – 100 g de beurre

    – 1 c.à c. de cannelle, gingembre et cardamome ou 2 c. à s. de mélange pour pain d’épices

    – 2 œufs

    – 170 g de carottes violettes

    – 100 g de sucre en poudre

    – Cream cheese, sucre glace et gousse de vanille ou arôme

    Une pâte compacte

    Pour commencer, épluchez vos carottes violettes ou purple haze. Râpez ensuite avec un robot spécial ou une mandoline. Si jamais vous achetez les carottes en grande quantité, Dzovig vous conseille de les conserver dans un tupperware avec de l’eau au frais pour ne pas qu’elles s’abîment. C’est valable pour tous les légumes qui poussent dans la terre.

    Mettez ensuite dans un saladier la farine, la noix de coco, le sachet de levure chimique, les épices que vous avez en fonction des deux possibilités, le sucre, les œufs et mélangez bien le tout. Vous obtenez une pâte un peu granuleuse ce qui est normal.

    Ajoutez ensuite le beurre que vous aurez fondu préalablement puis les carottes râpées. Mélangez de nouveau pour obtenir une pâte. Réservez. Beurrez le plat au pinceau si possible en utilisant les restes de beurre fondu que vous avez utilisé dans la recette.

    Versez la pâte dans le plat à la main, étalez bien pour mettre tout au même niveau. Faites préchauffer votre four et enfournez à 180° chaleur tournante, pendant 40 minutes.

    Un glaçage généreux

    Pendant que la cuisson est en train de se faire, vous pouvez réaliser un glaçage qui viendra ajouter de la gourmandise au gâteau. Pour cela pas de mesure exacte nécessaire. Vous pouvez l’adapter à la taille de votre gâteau. Pour cela, mélangez au batteur électrique du cream cheese type Philadelphia, du sucre glace et de la vanille soit en grattant une gousse soit avec de l’arôme en fonction de ce que vous avez sous la main. Réservez au frais.

    Une fois que le gâteau est cuit, attendez qu’il refroidisse un peu et étalez le glaçage par-dessus. Vous pouvez également y déposer des noix de pécan et saupoudrer de cannelle pour la déco et le croquant !

  • [Le grand entretien] Sanseverino : « Protégeons-nouset luttons »

    [Le grand entretien] Sanseverino : « Protégeons-nouset luttons »

    Sanseverino : Oui c’est un peu ça l’idée, même si on peut pas faire fermer leur gueule aux gens car ils ont la bouche un peu trop lourde. En tout cas, on essaie de leur dire que c’était pas mieux avant, mais c’est juste qu’ils ont perdu leur jeunesse, moi y compris. Après, c’est vrai que le monde actuel est critiquable. Regardez les horreurs qu’il se passe en ce moment aux États-Unis par exemple. Mais cet album, c’est aussi pour dire aux jeunes gens : « Courage, on va s’en sortir. »

    Dans votre album, vous dressez tout de même un tableau de la société peu reluisant à bien des égards. Quelles sont les lueurs d’espoir que vous décelez dans notre époque alors ?

    Sanseverino : C’est juste en y croyant qu’on va s’en sortir. Il faut chercher absolument à être heureux. Moi, je ne peux rien contre l’ICE. Que puis-je faire depuis chez moi en chaussettes, si ce n’est commenter des posts, contre cette milice ultra-violente, cocaïnée et défendue par un énorme pouvoir ? On ne peut pas se dire chacun dans son coin « tout est pourri » et se contenter de ça. Il faut faire des rencontres, des amis, des amours, consommer de l’art, être curieux de tout… C’est possible d’être heureux, sans oublier d’être solidaire avec les gens qui souffrent.

    Sur le titre éponyme de l’album, vous pointez « ceux qui disaient fuck off, rebelles de circonstance, se noient dans la Smirnoff et ont viré vieille France ». À qui pensez-vous en particulier ?

    Sanseverino : Pas à des gens connus, mais plutôt des copains qui ont quitté le perfecto pour, soit finir par devenir RN, soit baisser les bras. En vieillissant, on fatigue tous. Des gens votaient pour le Parti communiste il y a bien des années et votent RN aujourd’hui. Un truc par facilité qui les empêche de réfléchir. Après, la lutte est difficile. Les idées de gauche sont moins faciles à défendre parce qu’elles sont larges et contre le profit. Alors que celles de droite, sont plus simples et consistent à dire : « laisse-moi, je veux être tranquille et bourré de pognon ».

    Tentez-vous de ramener ces connaissances aux idées rances sur le chemin de la justice ?

    Sanseverino : Si je le fais, j’essaie de rester ouvert. Quand on a des amis, c’est pour la vie, même s’il a fait des conneries comme celles-là. Tant que les gens restent dans la discussion, moi, je veux continuer à parler avec les gens qui ne sont pas du même avis que moi. Ça me rappelle un peu les repas de fête où on se retrouve attablé avec le tonton facho. Après, avec ceux-là, faut éviter de parler de certains sujets car on sait comment ça va se finir et il ne changera pas d’avis.

    Sur le morceau « On n’est pas bien là ? », vous décrivez cette drôle d’époque où « on voit des flics courir derrière des pauvres geeks qui manifestent contre leur licenciement économique ». Qu’est-ce que vous inspire la situation sociale en France ?

    Sanseverino : La même chose qu’il se passe aux États-Unis, les morts en moins. Qu’est-ce qui va nous sortir de là ? Entre la gauche et la droite, je ne vois personne qui m’inspire, hormis des gens pas présidentiables, qui ont l’air d’être assez intelligents mais qui n’ont pas de personnalité assez forte. Moi qui suis né en 1961, je suis allé voter un paquet de fois. Même si j’estime que c’est utile, je suis déçu à chaque fois. Il faudrait peut-être que plus personne ne vote ou mettre en place un vote blanc généralisé pour qu’on s’aperçoive qu’il y a quelque chose à remettre en cause. Mais il n’y aura que mes copains qui m’écouteront. Regardez Macron aux dernières élections, il avait contre lui le RN. J’ai dû voter Macron la mort dans l’âme. Je le regrette mais je ne pouvais pas ne pas voter. Les gens dans la rue ne sont pas écoutés. Regardez, quand les pauvres infirmiers descendent dans la rue, tout le monde compatit. Mais pourtant, ils ont des conditions de travail ignobles dans les hôpitaux et continuent quand même à nous soigner, même fatigués et les yeux en vrac. Il y a toujours quelqu’un qui vous soigne, gratuitement avec une carte vitale. Même si la situation n’est pas géniale, on reste quand même dans un pays splendide avec des trucs qui ont été gagnés par des luttes. Aux États-Unis, ils en sont à demander des crédits parce qu’ils se sont cassés la jambe.

    Sur « Pas la guerre », vous évoquez les conflits sur le globe et de certains qui pensent : « La guerre est là-bas. Et c’est pas chez moi. Alors je ne dis rien, alors je ne fais rien. » Finalement, votre album dresse le constat d’une époque parfois effrayante, mais face à laquelle il ne faut pas se résigner…

    Sanseverino : Totalement. À quoi servent les manifestations par exemple ? D’abord, à se réunir, à parler ensemble. Au moins, on sait qu’on n’est pas seuls à se révolter contre une boucherie, quelle qu’elle soit. Si tout le monde continuait, ne serait-ce qu’à exprimer son désaccord, les choses pourraient quand même changer, même si la route est longue et dure. Les Américains, par exemple, se réunissent par milliers dans les rues depuis des mois. Même si des représentants du pouvoir continuent d’assassiner impunément, les manifestants ont réussi à faire virer l’espèce de nazi dont j’ai oublié le nom. Il sera peut-être remplacé par quelqu’un d’encore pire. Mais il faut bouger. Ne fermons pas les yeux. Les événements, aujourd’hui, chacun les voit depuis son téléphone. On est assailli par la violence. Donc, protégeons-nous et luttons.

  • Les Blue Stars affichent leurs ambitions à l’aube de la saison

    Les Blue Stars affichent leurs ambitions à l’aube de la saison

    Même à 8 000 km de Santa Clara, lieu du Super Bowl la semaine prochaine, le football américain fait parler. Pour cause, le 7 février, les Blue Stars de Marseille débutent leur saison 2026. Avant de lancer leur année par ce match face aux Argonautes d’Aix-en-Provence, le club a réuni la presse pour évoquer les prochains mois, décisifs pour la suite de son projet. Le Cercle des nageurs de Marseille était l’hôte de ce rendez-vous, avec une prise de parole vue mer.

    Le président des Blue Stars, Didier Della Guardia, et le directeur sportif, Bavouang Souphanthavong, se sont exprimés sur les objectifs à court et long terme de leur équipe. « L’année écoulée a montré que nous étions un club soudé, familial. Celle à venir est aussi pleine de défis et d’ambition », explique le premier cité. Il n’oublie pas de mettre en avant la réussite des équipes de jeunes dans les trois disciplines que sont le football américain, le flag football et le cheerleading. Le « cheer » a même réussi à placer son équipe féminine au sommet européen qui aura lieu le 21 juin, à Lisbonne.

    Bavouang Souphanthavong a dressé les objectifs de l’année à venir avec notamment une participation aux play-offs, aller le plus loin possible dans cette phase finale et développer les jeunes du club. Pour cela, la ligne offensive a été renforcée et deux joueurs étrangers ont posé leurs valises dans les Bouches-du-Rhône. Les Américains Sterling Sheffield et Jemal Williams sont les joueurs recrutés pour voir plus haut. Les deux sont professionnels et ont joué dans différentes ligues nord-américaines. Sheffield est même brièvement passé par la NFL.

    « J’avais envie de venir et spécialement à Marseille. J’ai eu cette opportunité et je l’ai acceptée. Ce que j’ai aimé, c’est la culture de la gagne, l’envie de gagner de cette association », raconte Sterling Sheffield. Jemal Williams a discuté longuement avec sa famille avant de prendre la décision de s’installer à Marseille, surtout qu’il est un jeune papa. Les deux hommes seront des maillons importants d’une équipe marseillaise ambitieuse.

    Une ligue Elite pour 2027

    Surtout que le championnat français va être bouleversé dès la saison prochaine. La Fédération française de football américain a acté la création de la Ligue Elite. Huit clubs, répartis dans deux poules nord et sud, s’affronteront dans cette ligue fermée de dix matches. « Le championnat sera télévisé. C’est un challenge supplémentaire pour nous, avec des investissements nécessaires », lance le président marseillais. Didier Della Guardia souligne également que les Blue Stars ont un budget « deux à trois fois inférieur » par rapport à Thonon et La Courneuve, les deux géants français aux palmarès longs comme un terrain de foot US. Une avancée, un défi pour les hommes de Bavouang Souphanthavong, qui utiliseront cette saison 2026 comme un tremplin vers cette nouvelle ère pour la discipline, sur le sol français.

  • Noailles veut que le logement reste au cœur des municipales

    Noailles veut que le logement reste au cœur des municipales

    À Marseille, le sujet n’est pas nouveau. Alors, à l’approche des municipales (15 et 22 mars), eux entendent bien rappeler qu’il reste une urgence quotidienne et souhaitent donner la parole habitantes et habitants de Noailles pour le dire. Ce dimanche, à la Halle Delacroix, l’Assemblée des délogés et le Collectif du 5 novembre organisent un temps public pour faire entendre les voix mal-logement. L’objectif : dresser un bilan des politiques menées depuis sept ans et le drame de la rue d’Aubagne, et formuler des revendications claires à destination des candidats. Dans ce quartier marqué par les effondrements et hanté par les évacuations, la rencontre veut redonner aux citoyens un rôle central dans le débat.

    « Le but principal est de donner la parole aux habitants et d’attirer l’attention des candidats à la mairie. On ne voit pas grand-chose sortir sur le logement et encore moins sur le relogement », regrette Anissa, membre de l’Assemblée des délogés. Elle annonce une ambiance vivante : « Il y aura des crieurs de rue et peut-être une batucada », confie-t-elle, pour favoriser la participation et recueillir un maximum de retours sur les situations de mal-logement.

    De l’application de la charte

    Trois animateurs seront chargés de noter les propositions, afin de bâtir un socle commun de revendications : droit au retour des personnes délogées, encadrement des loyers, respect des engagements municipaux, avenir du lieu ressource de la rue d’Aubagne qui prend forme sur la « dent creuse »… L’enjeu est autant social que politique : réinscrire la crise du logement au centre des priorités, au-delà des seuls discours sur la sécurité.

    Pour nourrir les discussions, plusieurs acteurs associatifs du quartier seront présents : Kevin Vacher, Laura Spica, Dominique Carpentier ou encore Assia Zouane, des Minots de Noailles. Tous souhaitent revenir sur ce qui a été entrepris et laissé de côté, depuis 2020. Anissa rappelle que le Printemps marseillais avait fait du logement un pilier de sa campagne, avec des engagements forts sur le relogement et la charte du relogement qui devait l’encadrer. « Aujourd’hui, elle n’est pas appliquée. On aimerait la voir réapparaître dans les futurs programmes », souffle la militante.

    Si les organisateurs entendent peser sur l’agenda politique, c’est qu’au-delà du bilan se profilent, dans les années à venir, les vastes chantiers de rénovation urbaine portés par l’Anru. Près de 2 700 logements sociaux sont en cours de démolition, plus de 6 000 logements sont en réhabilitation et 1 000 logements du parc privé font l’objet d’interventions lourdes, selon les derniers chiffres de la Ville. De nouvelles vagues de délogements s’annoncent avec cette même crainte que, sans cadre clair, sans garanties sur le droit au retour et sans stratégie de relogement transparente, les mêmes erreurs se répètent.

  • Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Le bras de fer entre la mairie de Marseille et les taxis n’est pas près de finir. Après une première opération escargot, mardi dernier, partie de l’hôtel de ville jusqu’à la préfecture, l’intersyndicale (Syndicat des taxis marseillais, Alliance-Fédération des taxis indépendants et Taxis en route 13) appelle à une nouvelle mobilisation, pour ce mardi 3 février.

    Les organisations dénoncent toujours « des blocages administratifs avec les nouvelles dispositions sur la location-gérance ». Pour rappel, la location-gérance permet au titulaire d’une autorisation de stationnement (ADS) de confier l’exploitation de sa licence et d’un véhicule associé à un tiers. « La Ville souhaite maintenir une exigence selon laquelle le titulaire de l’ADS devra obligatoirement être le propriétaire du véhicule », dénonce l’intersyndicale, en référence à un nouveau texte réglementaire instauré par la mairie. Lequel a été pris « suite au constat d’un grand nombre de pratiques non conformes », selon la Ville (lire notre article du 28/01). Mais, pour l’intersyndicale, et malgré un cycle de réunion tripartite débutée dans la foulée de la mobilisation, « la réglementation a été interprétée de manière excessive et contestable ».

    « Des mensonges »

    Dans un communiqué de presse de réponse à l’intersyndicale, la mairie juge que « l’affirmation est inexacte ». Pour elle, le propriétaire d’une ADS « doit disposer lui-même du véhicule » dans le cadre de la location-gérance. À l’inverse, l’intersyndicale reste sur ses positions : « Le locataire peut être propriétaire de son propre véhicule ». Le conseiller municipal délégué aux taxis, Sami Benfers, va plus loin en dénonçant « des mensonges » des organisations. « Il y a une instrumentalisation politique et électoraliste de la droite à l’égard des taxis, alors même qu’elle les a oubliés pendant des dizaines d’années », tonne-t-il. En référence notamment à une vidéo de Martine Vassal et Bruno Gilles faisant part de leur soutien à la mobilisation des taxis.

  • À Istres, Bernardini présente un programme de bâtisseur

    À Istres, Bernardini présente un programme de bâtisseur

    S’il fallait ne retenir qu’un mot des 31 pages du programme de François Bernardini (DVG), ce serait « développement ». Alors que le territoire de l’Ouest des Bouches-du-Rhône est à un tournant de son histoire industrielle, Istres prend sa place dans la transition. À eux seuls, les projets d’Hynaero (production d’hydravions bombardiers d’eau) et de Sabena Technics (maintenance des avions ravitailleurs MRTT) devraient créer 600 emplois directs. « La construction est le corollaire immédiat du développement », affirme le maire (DVG) candidat à sa succession, « autrement on se ferme des portes ».

    Parmi les dossiers structurants, citons la requalification du Prépaou, pensée avec les bailleurs sociaux afin d’aérer le quartier et de rassembler au sein d’un seul et même bâtiment le centre social, les locaux de la mairie annexe, ceux de France Services et une salle polyvalente, ou encore la reconstruction de l’Ehpad les Cardalines dans le secteur du Boisgelin, là où le candidat (LR) Robin Prétot envisage plutôt de créer un parc. « Le permis d’aménager a été accordé et purgé de tous recours, les travaux débuteront au premier semestre 2026 », évacue François Bernardini.

    Animer le centre-ville

    Le maire remet également sur la table le projet du golf de Rassuen et de son écoquartier, mis à l’arrêt pour des raisons environnementales, dont les balbutiements remontent à 2015. « Nous essayons de convaincre l’administration que nous avons un excellent dossier. On est en train de mettre la bride sur un projet qui ne coûterait rien et qui apporterait une sécurité extraordinaire à ce site », une friche industrielle. Le candidat affirme qu’une enquête publique devrait être lancée, sans en préciser la date.

    Côté centre-ville, François Bernardini admet que les résultats des commerces ne sont « pas satisfaisants ». « Ce n’est pas faute d’efforts », assure-t-il, citant la création d’un poste de manager, l’acquisition de fonds de commerce et les nombreuses subventions. L’édile pointe des changements d’habitude de consommation et la topographie de la commune qui n’offre que des espaces réduits en rez-de-chaussée. « Il ne faut pas considérer le commerce comme le seul élément d’animation du centre-ville », affirme-t-il. Pour le prochain mandat, François Bernardini ambitionne de créer une résidence d’artistes dans le centre ancien, ainsi qu’une résidence intergénérationnelle en colocation.

    Toutes les propositions sont à retrouver dans le programme du candidat ou sur son site.

  • [Rue de la République] Renaud Muselier : « Marseille n’est pas et ne sera jamais une ville RN »

    [Rue de la République] Renaud Muselier : « Marseille n’est pas et ne sera jamais une ville RN »

    La campagne

    Didier Gesualdi : Vous êtes président de Région et du comité de soutien de Martine Vassal à Marseille. Vous avez dit lors de vos vœux que la campagne n’avait pas vraiment commencé. Les sondages, c’est une indication quand même…
    Ça donne un parfum d’ambiance, mais ce n’est pas une indication. Je ne suis pas convaincu du tout que les Marseillais soient dès maintenant dans le match des municipales. Chacun prépare sa ligne, organise son dispositif avec ses atouts, ses défauts… On est dans un contexte compliqué au plan national. Les Français veulent savoir où vont aller leurs impôts, comment va évoluer leur pouvoir d’achat, ce que va devenir leur vie quotidienne avec le budget…

    Léo Purguette : Le contexte national motive, selon vous, les intentions de vote actuelles ?
    Ça va être réglé, il va y avoir le 49.3, normalement le gouvernement restera, donc le focus viendra sur les municipales de manière plus importante.

    Didier Gesualdi : Le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano dénonce un manque de démocratie parce que le RN demande à Martine Vassal de se retirer et que Benoît Payan joue le duel avec le RN. Ils ont le droit non ? Vous êtes mauvais joueurs à droite ?
    Non, d’abord, je trouve Romain Simmarano très bon, Martine Vassal a bien fait de le prendre. Il est très compétent, très performant et surtout pas dupe des tactiques des uns et des autres. Il voit le jeu plus ou moins pervers ou malicieux de ses adversaires. Il a parfaitement raison de dire ça. Ils veulent enfermer le match dans un duel entre l’extrême droite et le maire non-élu alors que les sondages disent que c’est une quadrangulaire.

    Léo Purguette : C’est vrai, mais dans cette quadrangulaire, deux sont devant. Est-ce que ça vous a surpris au regard de l’opinion très critique que vous avez du bilan de Benoît Payan ?
    Vous savez les sondages… Il y a eu des pics, des montées, des descentes. Les derniers résultats ne me semblent pas correspondre à ce que je ressens avec mon flair de chien truffier et mon instinct. Je trouve Benoît Payan et Franck Allisio tous les deux très hauts, Delogu trop bas et Martine pas à son niveau réel. Je cite toujours comme exemple ma réélection. Au soir du premier tour, j’avais quatre points de retard, alors que le lundi qui précédait, on m’avait mis 14 points derrière.

    Le RN

    Didier Gesualdi : Ça vous étonne que le RN soit si haut à Marseille, dans une ville de fraternité et d’accueil ?
    Mais ça vous étonne vous ? Vous avez de la mémoire aussi. M. Jean-Marie Le Pen avait été en tête ici à la présidentielle.

    Léo Purguette : Mais c’était un scrutin national.
    Oui, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ensuite ? Il a dit « je suis en tête, tiens je veux bien être député, je viens à Marseille ». Il s’est pris une branlée ! Il s’est fait ramasser !

    Didier Gesualdi : C’est ce qui attend Franck Allisio ?
    Je le souhaite. Ma réponse est claire à votre question claire. Je ne tourne pas autour du pot. Aux municipales de 2014, la presse nationale et vous-même aviez annoncé que le RN prendrait une quinzaine de communes dans la région, ils en ont pris deux dont Fréjus, parce que nous, à droite, on s’était divisé. En 2020, les mêmes annonçaient une vingtaine de communes, c’était zéro. Le match national est clair. On a été rincé aux législatives. J’en prends acte. Il faut être vigilant, on ne les combat pas en disant que c’est le diable. Et pourtant, peut-être que c’est le diable. Quand vous allez à Auschwitz comme je l’ai fait cette semaine, avec des jeunes, des membres de la communauté juive, mais aussi le grand recteur de la mosquée de la Capelette et le représentant de l’archevêque, vous voyez qu’Hitler a gagné en démocratie, dans un peuple très intelligent et cultivé. Je ne dis pas que les gens du RN sont comme ça, mais ce sont quand même les héritiers de cette histoire.

    La perte de repères

    Léo Purguette : Vous parlez de mémoire historique, n’y a-t-il pas un brouillage des repères aujourd’hui ? Sur les tracts, Franck Allisio fait figurer le sigle « RPR » et la croix de Lorraine. Ça vous fait quoi à vous, le petit-fils de l’amiral Muselier ?
    Ça me retourne le sang. La croix de Lorraine, c’est mon grand-père qui l’a donnée à la France libre. Je n’avais jamais pensé une seule seconde que mon ancienne famille politique n’ait pas déposé ça. Il a profité du trou pour essayer de perturber le jeu. On a attaqué en justice. La justice est en train de décider. Normalement, il n’a pas le droit de s’en servir, comme de la marque RPR. La croix de Lorraine, c’est le symbole de la France libre, contre la croix nazie. Ça me retourne quand je vois ça et je me bats !

    Didier Gesualdi : À force de parler sécurité, les gens ne préfèrent-ils pas l’original à la copie ?
    Mais qu’est-ce qu’ils ont prouvé eux ? Pourquoi au Parlement européen, quand j’y étais, Marine Le Pen a toujours voté contre les mesures de régulations des visas ? Parce qu’elle mise sur la frayeur de l’étranger pour gagner des voix. Cette ville n’est pas RN, elle ne le sera jamais ! Regardez les propositions quand même, ils veulent réserver les plages aux vieux…

    Léo Purguette : Vous, vous voulez les rendre payantes…
    Mais non, qu’il y ait un partage des plages avec des plages privées, des plages publiques. C’est un partage accessible à tous, pas la fermeture au profit du privé. On ne le fait pas pour interdire à une catégorie d’êtres humains l’accès à la mer par rapport à leur âge ou leur tenue, c’est quand même très différent.

    Le second tour

    Didier Gesualdi : Si le RN était en position de gagner, accepteriez-vous de vous désister ?
    Vous savez très bien que ça ne se passe jamais comme ça. Vous êtes toujours en train de dire « et si, et si »… Avec des « si » on met Paris en tonneau et Bordeaux en bouteille. Ça ne marche pas comme ça la vie politique. Vous avez un combat de premier tour. Aujourd’hui, vous avez des ambiances, on sait qu’on sera en quadrangulaire.

    Léo Purguette : La question se pose, quand même, au regard des seconds tours des deux dernières régionales.
    J’espère qu’au premier tour, on finira premier ou second. La question, posez-la aux autres ! Posez-la au RN ! S’il se retrouve derrière, avec M. Payan qui croit gagner, qu’est-ce qu’il fait par rapport à nous ? Et les autres, qu’est-ce qu’ils font par rapport à M. Delogu avec lequel ils ne sont visiblement pas du tout sur la même ligne ?

    Le syndrome de Stockholm

    Didier Gesualdi : Vous avez déclaré qu’Amine Kessaci était atteint du syndrome de Stockholm parce qu’il soutient Benoît Payan alors que ses deux frères ont été assassinés pendant son mandat. Vous regrettez cette parole ?
    Non, je ne regrette rien du tout. Je suis assez surpris de voir que Mme Rubirola, qui nous expliquait qu’elle était malade, qu’elle ne pouvait plus venir, qu’elle laissait la place à M. Payan, et aujourd’hui elle lui demande s’il veut bien la prendre sur sa liste. C’est pas le syndrome de Stockholm ça ?

    Didier Gesualdi : Mais sur Amine Kessaci ?
    On a eu 4 ou 5 DGS en cinq ans, c’est pas un syndrome de Stockholm pour les fonctionnaires de haut niveau ? Le syndrome de Stockholm, c’est quand vous aimez quelqu’un qui vous martyrise. J’ai l’impression que la ville est martyrisée et je vois M. Payan haut dans les sondages, c’est une forme syndrome de Stockholm. S’agissant de M. Kessaci. Avec dignité, on s’est manifesté auprès de lui et de sa famille après le drame. On n’a aucun état d’âme dans la lutte contre le narcotrafic et au désastre qui le touche. M. Kessaci, dans la démarche qui est la sienne, au profit de la lutte contre le narcotrafic – on doit tous y être – il nous dit « M. Payan est un excellent maire et ça se passe bien avec lui ». Je ne crois pas…

    Léo Purguette : Il a demandé qu’on n’instrumentalise pas cette situation.
    Mais il l’instrumentalise lui-même puisqu’il se sert de sa situation pour être candidat. On ne peut pas avoir un double langage en permanence. Il veut rentrer dans l’arène politique ? Tant mieux. Il veut se battre contre le narcotrafic ? Tant mieux. Mais qu’il ne me dise pas que tout s’est bien passé avec M. Payan. Ça n’est pas sous l’ère de M. Gaudin que s’est passé ce drame épouvantable.

    Léo Purguette : Nicolas Sarkozy a supprimé beaucoup de postes de policiers et beaucoup d’entre eux votent à droite. C’est le syndrome de Stockholm ?
    Ou à l’extrême droite. On pourrait débattre longtemps sur ce que représente le syndrome de Stockholm dans la réalité psychologique ou psychiatrique. On peut rentrer dans les détails : je suis médecin. À mon avis, vous n’allez pas gagner le match. Le syndrome de Stockholm, c’est quoi ? C’est quand on est sous le charme de son tortionnaire.

    Léo Purguette : Il y en a un qui n’est pas dans le syndrome de Stockholm, c’est Lionel Royer-Perreaut. Vous regrettez qu’il ne rejoigne pas la campagne ?
    Lionel, on l’a toujours soutenu. Il a fait une campagne, il a perdu. Après sa défaite, je l’ai vu plusieurs fois, il m’a expliqué qu’il arrêtait, qu’il quittait Marseille, qu’il ne voulait plus faire de politique. Et puis – il y en a d’autres qui l’ont fait d’ailleurs – il dit « finalement je vais peut-être revenir » et puis « je ne reviens pas mais je commente ». Je lui dis « Lionel, tu as été un grand maire de secteur, tu as bien travaillé à l’Assemblée nationale, mais tes électeurs t’ont dit au revoir ». Ça m’est arrivé aussi, mais je n’ai jamais pris la parole quand j’ai pris ma retraite de pénitent pour me refaire. Je demande de la cohérence dans le propos.

    Léo Purguette : Il vous faut convaincre l’électorat modéré qui est tenté de filer vers Benoît Payan. Il y avait une figure identifiée chez Renaissance, votre conseillère régionale Sabrina Agresti-Roubache. Vous avez de ses nouvelles ?
    Elle était au premier rang à mes vœux.

    Léo Purguette : Elle va s’engager dans la campagne ?
    Vous savez, je crois que je suis le représentant de la globalité des gens raisonnables et républicains. Je respecte tout le monde, je ne cherche pas l’agression. J’ai un long passé politique, j’étais le grand chef du RPR ici et je suis capable de rassembler 14 composantes politiques dans ma majorité régionale. Quand je viens à La Marseillaise, ça ne me gêne pas parce que gaullistes et communistes ont fait des grandes choses ensemble.

    Enjeu national

    Léo Purguette : Dans le deuxième volet du sondage La Marseillaise, portant sur « qui ferait un bon maire », Martine Vassal est nettement devant Franck Allisio. Pensez-vous que les ressorts du vote RN sont des considérations nationales et, si oui, comment déjouer ce mécanisme qui semble vous desservir ?
    Sur cette deuxième partie du sondage, M. Payan et Mme Vassal arrivent à touche-touche, très loin devant M. Allisio, ce qui veut bien dire qu’aujourd’hui, on parle plutôt du national alors que nous, on veut parler du local. Mais je constate dans la région, que tous ceux qui sont collés dans le national vont finir plombés par le national. Regardez à Toulon. Mme Lavalette qui était donnée à 48% dans le précédent sondage…

    Léo Purguette : … donc archi-favorite.
    Oui et elle est désormais à 39%, elle perd 10 points ! Et elle est donnée battue au second tour. Je crois que le chaos national va faire que tous ceux qui y participent, tous ceux qui contribuent au rejet de la vie politique nationale par intérêt partisan, auront des surprises désagréables.

    La question des lecteurs

    Lucas Antronico : Est-ce qu’au second tour des élections municipales, vous comptez faire barrage à l’extrême droite ou vous comptez faire comme avec madame Petel que vous avez soutenue et laisser passer l’extrême droite ?
    Je crois qu’avec les élections municipales, on est encore dans un autre schéma que dans les élections législatives. On compare deux modes de scrutins très différents. Le scrutin sur Aix était très spécifique avec des formations politiques là-bas. Là, on est dans un combat des municipales, l’enjeu est local et pas national. Et ce qui se dessine, c’est une quadrangulaire, pas une triangulaire. Il y a plusieurs éléments dans cette quadrangulaire qui entreront dans les paramètres au soir du premier tour. Il y a ceux qui concerneront l’élection à la mairie centrale de Marseille comme pour toutes les communes alentour, il y aura l’enjeu de la Métropole et l’enjeu dans les huit mairies de secteur. Ça complique la réponse à cette question. Je réponds quoi pour être clair ? Il n’y aura pas le RN. Marseille n’est pas et ne sera jamais RN.

  • Le festival de SF Les Mycéliades vous attend

    Le festival de SF Les Mycéliades vous attend

    Les lieux de culture de Martigues et Marseille donnent rendez-vous au public pour vivre plusieurs temps forts dans le cadre du festival national de science-fiction Les Mycéliades dont la thématique cette année est consacrée aux résiliences qu’elles soient humaines, environnementales ou liées aux effondrements.

    Un programme riche

    En ce sens, la science-fiction devient un terrain d’exploration du monde afin d’imaginer des futurs possibles, le tout à travers des ateliers, des projections, des jeux et conférences. Sont donc au programme pour ce premier week-end d’ouverture, la projection du film Gwen et le livre de sable au Gyptis à Marseille, samedi à 14h et le lendemain à la même heure. Du côté de l’Alcazar, c’est un atelier d’arpentage avec l’autrice Lou Pioupiou qui est prévu à partir de 15h samedi avec l’objectif de laisser une place à l’imaginaire et au rêve pour les participants. Le cinéma Les Variétés quant à lui projettera dimanche à 15h30 le film Nausicaa de la Vallée du Vent suivi d’un atelier ciné-philo avec l’autrice et illustratrice LK Imany.

    à Martigues, le cinéma La Cascade propose la projection de Soleil Vert, samedi à 14h. Il sera présenté par l’auteure et graphiste Anne Defréville. Cette dernière animera le même jour mais de 10h à 13h un atelier peinture de fresque en amont de la projection de Flow, le chat qui n’avait pas peur de l’eau, à 14h30 et le dimanche à 18h. La médiathèque Louis Aragon organise elle une conférence autour du cinéma et des jeux vidéos par la streameuse Quineapple à partir de 17h.

  • L’appel à la solidarité de l’ambassadeur de Cuba

    L’appel à la solidarité de l’ambassadeur de Cuba

    Devant les militants communistes des Bouches-du-Rhône, ce vendredi soir, l’ambassadeur de Cuba en France, Otto Vaillant Frías, n’avait pas préparé de discours. « Je veux simplement parler avec le cœur », annonce-t-il, invité aux vœux de la fédération du PCF 13. Parler pour alerter sur les difficultés que traverse l’île, singulièrement depuis l’enlèvement du président vénézuélien, le 3 janvier dernier. « Il y a aujourd’hui des coupures d’électricité de 24 heures à Cuba, de 12 heures dans la capitale », alerte-t-il, alors qu’une part significative du carburant provenait du Venezuela. « Si nous n’avons pas d’électricité, c’est impossible pour l’industrie, pour l’agriculture, pour l’éducation, la santé de fonctionner. Et les États-Unis continuent cette politique pour faire tomber la révolution cubaine, nous mettre à genoux. » La pression est d’autant plus forte que les États-Unis menacent de taxer les importations provenant de pays qui livreraient du pétrole à l’île.

    Ainsi, ce vendredi même, le président états-unien Donald Trump a une fois de plus répété que Cuba « représente une menace contre sa sécurité nationale », relaie l’ambassadeur. « Mon peuple a adressé un message aux États-Unis, lance Otto Vaillant Frías. Nous sommes une nation qui veut vivre en paix, mais nous allons nous défendre. Nous sommes un peuple pacifique, mais qui sait se battre. » Et de rappeler que les 32 gardes cubains de Nicolás Maduro ont tenu pendant deux heures face aux plus de 200 soldats d’élites états-uniens envoyés le capturer. Une résistance qu’ils ont payée de leur vie. « Les Cubains ont besoin de la solidarité internationale », demande l’ambassadeur. Un appel d’autant plus important que c’est l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale qui est menacé par les États-Unis eux-mêmes. « Aujourd’hui, le monde est en grand danger, parce que les États-Unis ne respectent pas le droit international, ne respectent pas la loi. Ils ne respectent rien, aucuns pays n’échappent à leurs ambitions et leur manque de respect », attaque le représentant de l’île. « Les États-Unis ne pardonnent pas que Cuba soit un pays libre, qui décide par lui-même, poursuit-il. Et de promettre : « La liberté a un énorme prix, le peuple cubain l’a payé pendant des décennies. Mais nous ne baisserons jamais les bras. »

  • Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Pour ses vœux à la presse, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, s’est voulue résolument offensive, préférant insister avant tout sur son programme. Non sans oublier tout de même de viser sa cible première, l’extrême droite, jusqu’à appeler au « vote utile » en sa faveur évidemment dès le premier tour.

    « L’ADN de cette ville n’est pas et ne sera jamais le RN », a-t-elle martelé d’entrée. Parce qu’à Marseille, « on vit les uns à côté des autres », qu’« elle ne supporte pas les replis identitaires et ceux qui, en politique, viennent d’ailleurs », analyse Martine Vassal. Si elle dit comprendre « la colère », elle en appelle à la « responsabilité des électeurs », sans pour autant donner de consignes de vote. « On n’est pas propriétaire des voix », assène-t-elle, éludant la question d’un éventuel retrait au second tour, persuadée qu’il y aura alors quatre candidats.

    Ce qui compte aux yeux de Martine Vassal, c’est de pouvoir confronter sa vision de la ville. Une Marseille « balnéaire » où les « 57 km de littoral » seraient rendus aux habitants, de l’Estaque à la Pointe Rouge, une Marseille tournée vers son port, l’international, avec le développement des data centers, capable de convaincre des investisseurs.

    Plein pot sur le tram

    Elle repose sa proposition de créer un conseil de développement économique, social, culturel, sportif… Sur les transports, ce sera du tout tramway, « quatre fois moins cher qu’un métro », avec un développement « en étoile » : de Saint-Marcel à Saint-Loup, de Saint-Antoine à la Bricarde, de la Belle de Mai à Saint-Jérôme, des Caillols à la Valentine, de la Blancarde à la Pointe Rouge, mais en oubliant la Corniche, car « il faut aller vite ». Tout cela étant faisable le temps du mandat, a-t-elle calculé. Pour les financements, elle promet d’aller « les chercher avec les dents », du côté de l’État, de la Région et de l’Europe. Et si celle qui est aussi présidente (DVD) de la Métropole, autorité organisatrice des transports, a « perdu du temps » jusque-là, c’est parce que dans certains quartiers, on lui a mis « des bâtons dans les roues ».

    Parce qu’elle a bien compris la leçon de son échec en 2020, où « on avait fait travailler des experts » et produit un glossaire de plusieurs centaines de pages, Martine Vassal le martèle : elle a construit son programme « au fil des personnes qui [la] rejoignent » et préfère le distiller savamment. Un « teasing » pour « accrocher » l’électeur. « Mais vous verrez, d’ici la mi-février, tout sera calé » et révélé affirme-t-elle.