Tag: Bouches-du-Rhône

  • Pour l’emploi, la CGT appelle à la mobilisation

    Pour l’emploi, la CGT appelle à la mobilisation

    « On part en croisade pour l’emploi. » Ce lundi, Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13, donne le ton des échéances à venir pour son organisation.

    Et autant dire qu’elle va prochainement avoir plusieurs fers au feu. « Il y a urgence à agir face à tous les plans sociaux qui se multiplient dans le département. On ne laissera pas les Bouches-du-Rhône devenir une zone qu’axée sur les emplois tertiaires du tourisme », campe le syndicaliste, le ton grave. Une inquiétude qui ne vient pas de nulle part mais bien d’incertitudes concrètes autour de l’avenir de sites de plusieurs industriels phares du département : « Il y a des menaces particulièrement visibles, qui concernent des dossiers industriels tels qu’ArcelorMittal, Kem One ou Fibre Excellence, avec des milliers de salariés menacés directement. » Trois usines d’importance pour le département et les filières qui dépendent de leur production respective (lire nos articles du 30/03, 02/04 et 27/04). « Arcelor, c’est 20 000 emplois directs et indirects. Fibre, c’est 5 000 emplois induits… », calcule François Canu, secrétaire de l’UD CGT 13, pour donner un ordre de grandeur.

    « Monter le rapport

    de force »

    D’autant qu’il faut aussi ajouter « des suppressions d’emplois moins visibles » « Dans le commerce avec la location-gérance qui aboutit à la perte des deux tiers des effectifs par magasin, dans la fonction publique avec des non-renouvellements de postes… », énumère Marc Pietrosino.

    L’UD CGT 13 met aussi le curseur sur deux collectivités territoriales en difficulté financière : « Il y a la situation très particulière de la Métropole Aix-Marseille qui n’a pas voté son budget mais qui emploie 1 200 contractuels… Sans être alarmiste, on est inquiets pour leur avenir. » « Et le Département qui réduit son budget de plus de 10% pour la protection sociale, c’est un autre mauvais signal », ajoute François Canu. L’organisation évoque aussi le cas de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM) qui s’inquiète de sa viabilité économique à terme au regard de « l’absence d’aides de l’État ».

    En résumé, la situation économique décrite par la CGT est particulièrement terne. « On a déjà 200 000 demandeurs d’emploi localement selon les chiffres de France Travail », s’alarme Marc Pietrosino. D’où la volonté de relancer un processus de mobilisation autour d’un triptyque revendicatif cher à la CGT : « Vivre, travailler
    et vieillir dignement dans les Bouches-du-Rhône.
     »

    Concrètement, l’organisation affiche sa volonté de mettre les bouchées doubles d’ici la saison estivale. « On commence avec une action dès le 21 mai, avec une mobilisation devant le Medef local. On va l’interpeller, il a sa responsabilité dans la situation actuelle », annonce le secrétaire général. Après des interpellations de la préfecture et de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), l’objectif est donc de viser le patronat. « La restructuration du monde du travail est impulsée par le patronat, l’emploi ne peut plus être la variable d’ajustement des comptes d’exploitations », juge Marc Pietrosino. Avant de développer le calendrier : « On déclinera avec d’autres actions sur le territoire par la suite. Ce mardi, on a une réunion à l’Union locale de Fos-sur-Mer avec plusieurs acteurs. »

    Quid de mouvements de grève à venir ? « Plusieurs acteurs sont déjà partants pour monter le niveau du rapport de force. Des actions de grève d’ici fin juin dans la zone ont été évoquées », répond François Canu, secrétaire de l’UD. Avant de résumer le plan : « On va solliciter tous azimuts les acteurs politiques et économiques. »

  • Plus de 80 artistes à un battle de breakdance à Septèmes

    Plus de 80 artistes à un battle de breakdance à Septèmes

    L’association a réuni plus de 80 artistes, dimanche après-midi, lors de la sixième édition de la Zemen Breaking, à l’Espace Culturel Jean Ferrat de Septèmes-les-Vallons, en collaboration avec le Centre Social de la Gavotte Peyret, l’association pennoise AC2N et le collectif Break2Mars.

  • Soirée de solidarité avec Cuba à Marseille

    Soirée de solidarité avec Cuba à Marseille

    Organisée par France Cuba Marseille 13 et la section PCF du 8e, l’initiative s’inscrivait dans les journées internationales de solidarité avec Cuba initiées il y a quelques semaines par le Parti communiste français, dans la continuité du convoi de solidarité, destiné à soutenir le peuple cubain face au blocus imposé par les États-Unis, renforcé sous Donald Trump et imposé à l’île depuis plus de 60 ans avec ses conséquences économiques et sociales désastreuses. Les participants ont permis de collecter 1 130 euros pour soutenir le peuple cubain et ses actions de résistance face aux sanctions.

  • La vice-présidente des Bouches-du-Rhône Marie-Pierre Callet tête de liste RN aux sénatoriales

    La vice-présidente des Bouches-du-Rhône Marie-Pierre Callet tête de liste RN aux sénatoriales

    Après le ralliement de l’ex-présidente des Républicains dans les Bouches-du-Rhône Laure-Agnès Caradec à l’UDR mardi dernier, c’est une autre vice-présidente du conseil départemental, Marie-Pierre Callet, qui rejoint le RN. Après avoir obtenu le feu vert des commissions d’investiture des deux partis, celle-ci sera la tête de liste de l’union d’extrême droite pour les prochaines sénatoriales, a annoncé ce lundi matin le responsable départemental du parti lepéniste Franck Allisio.

    Ancienne présidente de la filière bovine dans le département, celle qui est élue sur le premier canton de Salon-de-Provence et qui siège depuis 2015 dans la majorité de Martine Vassal au Département avait quitté les Républicains en 2024 avant de rallier le RN ces dernières semaines. Avec cette tête de liste hors-Marseille, l’extrême droite vise deux sièges au Sénat sur les huit en jeu dans les Bouches-du-Rhône lors des scrutins qui se tiendront le 27 septembre prochain.

    Le sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier, tête de liste en 2020, devrait de son côté mener une autre liste à l’extrême droite, indique Franck Allisio. «Notre intérêt aux sénatoriales c’est d’avoir une liste RN – UDR et lui d’avoir une liste indépendante, nous sommes d’accord pour avoir une liste séparée », explique le député de Marignane.

  • La ministre de la Mer à Marseille

    La ministre de la Mer à Marseille

    Elle interviendra dans l’après-midi en clôture d’une table ronde de présentation de « l’état des lieux de la féminisation du secteur maritime », à l’École nationale supérieure maritime. L’occasion de réaffirmer sa volonté d’accélérer cette féminisation d’ici 2030.

    Elle visitera ensuite le centre de formation et d’innovation « le Tangram » de la CMA CGM basé dans la cité phocéenne.

  • Beau succès populaire de la saison méditerranéenne

    Beau succès populaire de la saison méditerranéenne

    Marron châtaigne, orange saumon, bleu marine, et une petite touche de jaune. Le studio Fotokino (1er) tient du carrefour des couleurs méditerranéennes. Les adultes contemplent les cadres colorés, tandis que les minots dessinent. Jusqu’au 30 mai, l’atelier proposera vernissages, conférences et activités dessin, autour de couleurs françaises, mais aussi marocaines et tunisiennes. « C’est une occasion de rendre l’art accessible à tous. Il y a un vrai travail de transmission qui passe par la culture. L’identité méditerranéenne ici à Marseille est marquée, retrouver autant de diversité peut permettre à tous de s’y retrouver », apprécie Sarah, artiste marseillaise, venue « s’inspirer » au gré des œuvres.

    Un peu plus loin, aux ateliers Jeanne-Barret (15e), où sont présentées les œuvres produites par une quarantaine d’artistes gazaouis, Karena et son mari acquiescent : « L’un des poèmes évoque ces enfants gazaouis qui ne se réveilleront plus, dans un cadre mélancolique, qui fait appel à ce que l’on connaît comme les oliviers, les citronniers, cette chaleur méditerranéenne. Ces œuvres nous transportent, en faisant appel à des sens qui nous sont familiers », commentent-ils. Tous deux algériens, ils s’avouent « touchés » par les poèmes, photos et dessins exposés. C’est en tout cas la promesse de la Saison Méditerranée, qui se veut solidaire. Le dispositif rassemblera, pendant 6 mois, plus de 60 villes en France en Algérie, ainsi qu’en Égypte, Tunisie, au Maroc et au Liban autour de l’art avec la volonté « d’unir et connecter les populations, valoriser les diasporas », selon les mots du président de la République. Une volonté que Pauline, autre visiteuse des ateliers Jeanne-Barret, espère ne pas voir « s’essouffler », au terme de cette fin de saison. « C’est important de valoriser les cultures et artistes d’autres pays, surtout dans ce climat actuel sous tension. J’espère simplement que ce programme aura autant de portée que l’on souhaite. »

    De retour au Vieux-Port, sur l’esplanade Gisèle-Halimi (2e), les curieux semblent plutôt convaincus. En seulement quelques minutes, une foule de Marseillais encercle la troupe de danseurs chorégraphiés par Taoufik Izeddiou. Sur des sonorités contemporaines méditerranéennes, les artistes professionnels bougent de manière désorganisée. Une volonté artistique assumée, qui séduit certains spectateurs. Benoit s’agite de droite à gauche, fait parfois bouger ses épaules. Le quarantenaire est émerveillé : « Je suis Tunisien et ces influences musicales me rappellent mon enfance. J’ai juste envie de les rejoindre et danser avec eux », lance-t-il. Marina et ses amies partagent son ressenti. Les trois trentenaires applaudissent cet événement gratuit et au grand jour, qui « permet à tous d’assister et de participer ».

    Événement privatisé ?

    Pour autant, certains rendez-vous n’ont pas fait que des heureux. Il en est de l’organisation du spectacle de Mohamed El Khatib au Mucem prévu pour 20h, vécue comme « mépris » par « plus de 200 Marseillais », dénonce Céline. « Le Mucem a fait attendre dans le vent, sur le J4, plus de 200 personnes alors que l’équipe d’organisation savait que la jauge de l’amphithéâtre (330 places) était déjà préremplie par les invités des 23 mères-danseuses, la presse, et des programmateurs éventuels ou partenaires. » Quelques dizaines de personnes seulement ont pu finalement assister au spectacle, atteste-t-elle, les autres ont attendu plus de deux heures, « pour rien ». Un « scandale » s’insurge la Marseillaise. Au-delà du « manque de communication », elle considère que le site tenant d’un service public a tout simplement organisé « une soirée privée ».

    Hormis cet incident, l’ensemble des visiteurs semblent unanimes pour saluer l’événement, sa portée culturelle et artistique, et les liens ainsi tissés ou retissés entre les différentes rives de la Méditerranée.

  • Ce « musée embarqué » solidaire avec Gaza

    Ce « musée embarqué » solidaire avec Gaza

    Le voilier Hétérotope, devenu centre culturel embarqué de la flottille pour Gaza, a permis samedi de livrer des témoignages sur le blocus naval illégal de la Palestine alors qu’Israël menace à nouveau d’arraisonner dans les eaux internationales les 50 navires de la flottille partie vendredi de Grèce.

    « C’est ici un petit coin d’humanité et de Palestine et vous savez combien pour la Ville de Martigues la question de la paix, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est importante surtout quand on voit ressurgir des fantômes » a dit Florian Salazar-Martin (PCF), adjoint au maire en charge de la culture.

    « Gaza vit sous blocus hermétique depuis 20 ans », énonce Pierre Stambul de l’Union juive française pour la paix, qui présente son livre Du projet sioniste au génocide. « Les Gazaouis sont punis collectivement, ont subi des bombardements incessants. Plus personne ne peut douter du mot “génocide” et l’Europe et les États-Unis en sont coauteurs. Il ne reste plus que les sociétés civiles du monde entier et ces flottilles sont un exemple formidable. Elles se substituent à la lâcheté, à la complicité de nos politiques. »

    Le collectif d’habitants de l’Estaque est présent. « Plus de 150 habitants sont venus à soutenir la flottille Thousands Madeleens To Gaza qui s’était amarrée en mars à l’Estaque et qui a rejoint en avril la flottille Global Sumud partie de Barcelone le 31 août. Nous exposons les dessins réalisés par des enfants de l’Estaque pour les enfants de l’école El-Watan à Gaza », montre Fathi Bouaroua qui souhaite ardemment un jumelage avec Marseille. « Ces dessins ont été très appréciés des petits Gazaouis. Ils ont tout imprimé et affiché sur leur tente », explique Maeva, une des enseignantes qui a participé à cette correspondance de dessins, de poèmes et de lettres avec l’association Education For Gaza pour des enfants qui vivent et sont scolarisés dans des conditions matérielles et morales épouvantables.

    « Il y a tout un processus d’invisibilisation de la culture palestinienne » rappelle l’organisateur Émilien Urbach, journaliste à l’Humanité, arrêté et arbitrairement retenu par les Israéliens. « Ce n’est pas pour rien que les journalistes sont les premières cibles à Gaza, que les chercheurs, les enfants sont tués à Gaza et de plus en plus en Cisjordanie. C’est un processus qui participe de tuer cette culture, de tuer l’existence de ce peuple, sa vitalité, sa créativité. C’est pour ça qu’on a créé ce bateau – le centre culturel embarqué – et qui comme, une criée après la pêche donnent tout ce qu’ils ont récolté. »

    Doyenne de la flottille attaquée le 8 octobre, Isaline Choury, 82 ans, a témoigné de la violence inouïe de l’armée israélienne qui a kidnappé 176 militants. « Un type très massif me frappait en criant en français “bienvenue en enfer !” » a relaté la fille du résistant corse, Maurice Choury et nièce de Danielle Casanova, la résistante communiste assassinée à Auschwitz. « Il y a eu pire. Trois de ma flottille ont été dénudés, un chien leur a pissé dessus et ils ont été violés (…). Depuis, je milite. Ils n’ont pas gagné. Je suis debout et vivante. Ils n’ont pas fini de m’entendre. Ils ne gagneront pas ! »

  • [Entretien] Jérémy Bacchi : « Il faut prendre tous les sujets de front »

    [Entretien] Jérémy Bacchi : « Il faut prendre tous les sujets de front »

    La Marseillaise : Que vous inspirent ces procès et cette réponse judiciaire ?

    Jérémy Bacchi : En amont, je veux saluer le travail des forces de police qui permet d’arriver à ces procès contre les chefs mafieux, et plus largement contre ce système. Ce travail d’investigation est la priorité. Ce volet judiciaire envoie un signal fort à ces organisations et à la population : on peut de lutter contre ces phénomènes, les choses avancent, et on ne peut que s’en réjouir.

    L’Appel de Marseille que vous avez initié préconisait une réponse politique. Vous en êtes satisfaits ?

    J.B. : L’Appel de Marseille lancé en janvier 2024 visait à provoquer un électrochoc dans la société pour que les pouvoirs publics se saisissent du sujet et adaptent notre appareil législatif aux réalités actuelles du narcotrafic. Le mois suivant, avec Guy Benarroche et Marie-Arlette Carlotti, nous avons saisi le président du Sénat pour la créer une commission d’enquête sur les narcotrafics dont le rapport a été adopté à l’unanimité du Sénat qui a adopté en 2025 une loi pour « sortir la France du piège du narcotrafic ». Sur cet aspect l’Appel a rempli ses objectifs initiaux. Mais un deuxième volet préventif en matière sanitaire et éducative, mériterait quelque chose du même type.

    Sur quoi mettre encore l’accent ?

    J.B. : Il y a quatre piliers. La protection de l’enfance est dans une situation dramatique, elle a besoin de plus de moyens. Près d’un jeune sur deux enrôlés dans les réseaux est issu de l’ASE, et les jeunes filles confrontées à la prostitution et exploitées par ces mêmes filières. Il y a ensuite le volet sanitaire pour l’accompagnement des personnes addictes car, effectivement, moins de consommateurs, c’est moins de trafic. Il y a aussi la question des relations diplomatique avec les pays producteurs de drogues. Puis il y a le levier financier avec le blanchiment de l’argent de la drogue et l’utilisation des avoirs confisqués liés au narcotrafic. Il faut prendre tous les sujets de front.

    Il y a aussi la protection des familles de victimes ?

    J.B. : Je suis intervenu la semaine passée au Sénat sur un texte que le Gouvernement, main dans la main avec la droite, a rejeté, et je le regrette, portant notamment sur la protection des personnes, militants associatifs et politiques qui dénoncent et se battent contre le narcotrafic. Mais la bataille continue.

  • La CGT en grève pour l’AG du groupe Orange

    La CGT en grève pour l’AG du groupe Orange

    Dans un contexte de tensions persistantes autour des conditions de travail et de l’organisation du secteur, la CGT Télécoms 13 appelle à la grève. Le syndicat entend profiter de l’AG d’Orange, le 19 mai, pour porter plusieurs revendications.

    Au cœur du mouvement, la question de la géolocalisation des techniciens cristallise les inquiétudes. La CGT y voit une atteinte aux libertés individuelles et un outil de surveillance renforcée. L’organisation dénonce également le développement de l’intelligence artificielle, perçue comme « destructrice d’emplois » dans un secteur déjà marqué par de nombreuses restructurations.

    À l’échelle locale, la situation du site de Saint-Mauront à Marseille (3e) constitue un autre point de crispation. Le syndicat s’oppose à sa fermeture, symbole selon lui d’un désengagement industriel et d’un affaiblissement du maillage territorial. Plus largement, la CGT réclame une hausse des salaires, une amélioration des conditions de travail et la réinternalisation d’activités sous-traitée, avec embauche des salariés concernés. L’organisation met aussi en avant l’exigence d’une égalité salariale entre les femmes et les hommes, rappelant que ce sujet demeure un enjeu structurant.

  • Digue du Large : 21 visites cet été sur réservation

    Digue du Large : 21 visites cet été sur réservation

    La Digue du Large, ouvrage portuaire exceptionnel dans l’emprise dirigeante du Grand Port maritime de Marseille, sera ouverte au public du 27 juin au 5 septembre pour 21 visites organisées par l’office de tourisme.

    Pas de précipitation car il faudra attendre le 12 juin pour pouvoir réserver. Les créneaux seront ouverts pour des visites tous les mercredis et samedis à 8h30. Une fois obtenu ce sésame gratuit mais obligatoire, il faudra se présenter impérativement 30 minutes avant le départ. Les places réservées sont gardées jusqu’à 15 minutes avant le départ. Au-delà, elles seront rendues disponibles et proposées aux personnes présentes sur place non munies de billets. Les places sont mises en ligne tous les 15 jours. Les réservations pour les 15 premiers jours d’août seront ouvertes fin juillet.

    La Digue du Large a été construite à compter du milieu du XIXe siècle sur un projet initié en 1844 sous le règne de Louis-Philippe et a continué à évoluer sous Napoléon III. Elle a été achevée en 1925. La Digue a été une réponse directe à la nécessité de moderniser le port et d’accroître sa capacité à accueillir des navires de plus en plus grands, en phase avec l’industrialisation croissante. Aujourd’hui la Digue s’étend sur près de 7 kilomètres de l’entrée du Vieux-Port jusqu’à l’Estaque. Elle est fermée au public depuis 25 ans.

    Le collectif des Libres-nageurs revendique « l’accès simple et gratuit à la Digue sur toute sa longueur, dans toute sa splendeur, tout le long de l’année dans le respect de l’activité du GPMM ». Pendant la campagne des municipales, le Printemps marseillais a annoncé la réouverture de la Digue aux Marseillais avec accès envisagé par le pont Pinède après réaménagement, et via une barge mobile reliant le J4 à la Digue.