Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    Samedi dernier, la victoire ramenée de Toulouse a stoppé la chute sportive. L’OM a profité du nul de Lyon face au Paris FC pour remonter sur le podium de la Ligue 1, grâce à une meilleure différence de buts. Néanmoins, si elle s’est améliorée, la situation reste précaire. « Cette victoire n’enlève en rien du début 2026 calamiteux », clame Thierry.

    Au Stadium, samedi dernier, la délégation des supporters marseillais a fait la grève des encouragements. Qu’en sera-t-il vendredi, pour le retour de l’OM au Vélodrome à l’occasion de la réception d’Auxerre ? « Les joueurs ne méritent pas d’être encouragés. Ils auront droit à l’accueil qu’ils méritent. Je sais que la plupart des abonnés seront au stade, car l’amour du maillot est plus fort. Mais je pense que le meilleur moyen de faire comprendre la déception, ce sera le silence. » Gilbert a d’ailleurs tranché. « Mes places, je vais les donner à mes petits-neveux. Moi, je serai devant la télé vendredi », continue celui qui ne compte plus les décennies à suivre les matches.

    Nouveau départ ?

    « Auxerre, cela doit être le coup d’envoi d’un nouveau départ ! » Thierry n’arrive pas à se défaire de sa carapace de supporter viscéral. « C’est vrai qu’il y a eu les déceptions, la rouste face au PSG, l’élimination en Coupe qui est peut-être la défaite de trop. Mais il reste encore la troisième place à aller chercher », insiste-t-il.

    Alain est plus radical : « C’est vrai que le nom OM reste vendeur. Mais les vrais supporters ont fini par se lasser. Moi le premier. » Quant à savoir comment le peuple du Vélodrome doit se manifester vendredi, lui reste sur sa position. « Je le répète depuis plusieurs semaines. Il faut un stade vide ! Les banderoles, les chants hostiles ne mènent à rien. »

    Contre Strasbourg, les deux virages s’étaient signalés de la sorte, boycottant le premier quart d’heure. « Ce qu’il faudrait, c’est passer tout le match dehors. à chanter comme si nous étions à l’intérieur, faire la fête. Montrer que l’on est là, sans y être. »

    Florence, quant à elle, a une autre vision. Celle d’une personne qui s’apprête à traverser toute la France pour assister à OM-Lille : « Chaque fois que je peux venir au Vélodrome, c’est une bouffée d’oxygène. » La Boulonnaise voit le verre à moitié plein. « Je me dis qu’il reste encore une fin de saison qui peut tout changer, remarque-t-elle. Même si je comprends la déception d’une nouvelle saison sans trophée. » Elle note que « chaque fois que je viens, il y a la victoire ! » La dernière fois, c’était pour la Ligue des Champions, contre Newcastle.

    Une saison perdue

    Toutefois, Florence reconnaît « comprendre la lassitude de ceux qui attendent en vain quelque chose ». De son côté, Gilbert rumine depuis qu’il a assisté aux deux humiliations de Liverpool et du PSG. « Pour moi, cette saison est perdue depuis début janvier. Elle va se terminer dans l’indifférence totale. »

    « Le mal est profond, car mes amis Dodger’s, grâce à qui je pourrai venir assister au match de Lille, envisagent de ne pas reprendre leur abonnement la saison prochaine, alors que certains n’ont rien raté depuis plus de trente ans », souligne Florence.

    Une chose est sûre. L’OM n’a plus le droit à l’erreur s’il veut regagner les cœurs. Mais battre Auxerre ne suffira pas. « Il faut faire le plein sur les deux réceptions consécutives », clame Thierry. Mais il avertit que « les victoires ne suffiront pas. Il y faudra la manière. Faire le travail avant la trêve et enchaîner à Monaco. Pour terminer le championnat à fond jusqu’au bout ! ».

    Ligue 1 : l’appel des sept

    Frank Mc Court fait partie des sept patrons de clubs de Ligue 1 demandant une réforme du football professionnel français.

    Le propriétaire de l’OM s’est joint à ceux de Lyon, Rennes, Lens, Metz, Le Havre et du Paris FC pour interpeller l’Assemblée nationale afin qu’elle inscrive à son calendrier la proposition de loi sur la réforme du football français, en sommeil depuis son vote au Sénat, en juin 2025. Elle prévoit le remplacement de la LFP par une société de clubs, sur le modèle de plusieurs grands championnats européens et évoque les droits TV à renégocier.

  • [Théâtre] « Le petit chaperon rouge » trace son chemin à Marseille

    [Théâtre] « Le petit chaperon rouge » trace son chemin à Marseille

    Avant de s’attaquer à des contes populaires tels que Pinocchio ou Cendrillon dans les années 2010, Joël Pommerat s’était emparé en 2004 du Petit Chaperon rouge.

    « Je voulais parler d’aujourd’hui à des enfants d’aujourd’hui. Raconter à nouveau, le plus simplement et le plus concrètement possible, l’histoire de cette petite fille qui part de chez sa mère pour se rendre chez sa grand-mère et qui rencontre un loup », rappelle-t-il à propos de ce récit auparavant popularisé par les frères Grimm ou encore Charles Perrault, qui prend ses quartiers du jeudi 12 au dimanche 15 mars, au Théâtre de La Criée.

    « Le désir et la peur de grandir »

    Les comédiens Rodolphe Martin, Murielle Martinelli et Isabelle Rivoal incarnent les rôles principaux de ce conte qui prend les enfants au sérieux à travers des évocations du quotidien et des ambiguïtés qui en découlent parfois. « Le passage d’une génération à l’autre, le désir et la peur de grandir, la solitude, la rencontre, sans que ces questions ne soient jamais abordées directement par les personnages, c’est cela qui, je crois, rend cette histoire si envoûtante pour les enfants et les adultes », estime Joël Pommerat. Un spectacle et une trame éclairés par un jeu de lumières et une création sonore immergeant petits et grands dans une quête initiatique qui ne dit pas son nom.

    Jeudi 12 mars à 19h, samedi 14 mars à 11h et 18h et dimanche 15 mars à 16h. Entre 6 et 14 euros. www.theatre-lacriee.com

  • À Salon, traversée du monde en films filiaux et féministes

    À Salon, traversée du monde en films filiaux et féministes

    Son affiche présente une femme cagoulée en violet. Pas une déclinaison féminine de l’homme araignée, mais plutôt une autre héroïne, une vraie, celle-là : l’une de celles qui a lancé « le mouvement Metoo au Chili », avant qu’il ne se répande à travers le globe, précise Patricia Flori, présidente des Rencontres cinématographiques de Salon-de-Provence, qui se déploient dans la ville du 13 au 22 mars. Un personnage de La ola, film musical de Sebastián Lelio dans le sillage de cette militante à Santiago qui « dénonce la société patriarcale et les violences faites aux femmes. Le cœur battant de notre festival, c’est d’être aux côtés de celles et ceux qui ont un désir d’émancipation et résistent. Nous aimons enjamber les frontières et les préjugés », résume l’organisatrice.

    Au menu de cette manifestation, 171 projections d’une soixantaine de films et une quarantaine de pays traversés pour « promouvoir le cinéma Art et essai », inaugurées par celle de Julian. Réalisé par Cato Kusters, « un film militant sur le mariage pour tous qui cartographie ce droit ». Une histoire d’amour inscrite dans le cadre d’un focus sur le cinéma belge initié par les Rencontres cinématographiques de Salon, qui exploreront aussi particulièrement la création à l’œuvre en Italie, en République tchèque ou encore en Iran, à travers les films 7 jours et La femme qui en savait trop, respectivement autour d’une militante pour les droits de l’homme emprisonnée dans son pays et d’une professeur de danse victime de pressions du régime.

    Passerelles pacifistes

    « Notre ADN consiste à jeter des passerelles vers les autres, déconstruire les préjugés et porter le féminisme, même si toutes les causes se rejoignent », rappelle la présidente de ce festival, pointant entre autres Résister pour la paix, documentaire de Hanna Assouline et Sonia Terrab qui « tient sa position pour la paix » en Palestine et en Israël, « sans renoncer aux valeurs, en dénonçant la colonisation, l’apartheid et la guerre à Gaza ».

    « Mais », prévient-elle, la sélection de ce festival qui accueille jusqu’à 14 000 spectateurs, comporte également « des grandes histoires d’amour, des polars, des films plus accessibles que d’autres pour toucher un public qui ne va pas forcément vers l’art et essai ». Illustration avec Muganga, celui qui soigne de Marie-Hélène Roux, d’après la vie d’un médecin congolais et futur Prix Nobel de la paix qui vient en aide aux victimes de violences sexuelles dans son pays. « Si la thématique de la filiation s’est imposée à nous, nous programmons aussi des films qui sont davantage porteurs de la promesse d’une vie meilleure », indique Patricia Flori, tout en soulignant la diffusion du documentaire de Thomas Ellis, Tout va bien, ou encore du « petit bijou réalisé par Antoine Fromental », Retour au collège, « qui porte un regard bienveillant sur la communauté éducative ».

  • Élèves et personnels des lycées se relaient pour être entendus à Marseille

    Élèves et personnels des lycées se relaient pour être entendus à Marseille

    « Ce sont les élèves qui sont en ligne de mire. Ce sont leurs conditions d’apprentissage qui sont remises en question. » Réunis devant le lycée Montgrand (1er), les enseignants ont reconduit leur grève, ce mercredi. Déjà mobilisés la veille, avec plus de 90% des personnels en grève, ils ont profité, mercredi matin, du « relais des lycéens », explique Didier Castino, professeur de lettres et de membre de la CGT Educ, en désignant l’amoncellement de poubelles qui bloquent l’entrée de l’établissement. Avant de continuer : « On a vraiment des revendications qui se complètent. Avec les élèves qui se mobilisent, on ne peut qu’embrayer. »

    Convergence

    Au lycée Montgrand comme au lycée Diderot (13e), enseignants et élèves se sont mobilisés, mercredi, contre la suppression des heures d’enseignement prévue par les dotations horaires globales (DHG). Les critiques concernent aussi « la suppression des 4 000 postes annoncée pour la rentrée 2026 » et « la baisse des moyens pour l’éducation, tandis que de l’argent, il y en a pour financer la guerre et l’armée », explique a CGT Educ 13 .

    Les personnels éducatifs et les élèves se rejoignent aussi sur la crainte de voir des établissements qui accueillent des publics scolaires déjà fragiles mis encore plus en difficulté. La perte de 100,5 heures, soit 9,2% de sa dotation, signifierait par exemple, pour le lycée Montgrand, « la suppression des groupes de soutien en première, qui sont mis en place pour que les élèves puissent réussir leur bac de français », indique une professeure. Des lycéens mentionnent « des classes surpeuplées qui monteraient à 35 élèves ». Au lycée Diderot, la même crainte s’exprime. « On va perdre le dédoublement des classes dans la formation professionnelle », redoute un professeur d’histoire-géographie.

    Une assemblée générale des établissements mobilisés, réunie à la Bourse du travail mardi, a voté un appel à la grève plus large pour le mardi 17 mars. « Pour faire aboutir nos revendications, nos luttes et nos grèves doivent converger », note la CGT Educ 13, qui appelle « les établissements durement touchés par des pertes d’heures à rejoindre le mouvement ».

    Un rassemblement est prévu à 11h le 17 mars au kiosque des Réformés à Marseille, pour réunir personnels, élèves et parents. Les enseignants des lycées Montgrand et Diderot ont annoncé une nouvelle grève, ce 12 mars. Un moyen de mettre la pression sur leurs chefs d’établissement, reçus ces jours-ci par le rectorat de l’académie d’Aix-Marseille. Contacté, le rectorat rappelle que que « la période (…) est consacrée aux échanges avec les établissements afin d’identifier (…) les besoins pour la rentrée (…). Les dotations sont fixées (…) par la baisse démographique, l’objectif demeure inchangé : être au plus près des besoins des élèves et leur garantir les meilleures conditions possibles. Le retrait des emplois dans les lycées (…) de l’académie représente moins de 1% des moyens dont dispose les lycées (-0,6%) ».

    Gardanne : grève au collège Pesquier

    À Gardanne, les enseignants se sont mis en grève, les 10 et 11 mars. Ils dénoncent l’absence de réponse du rectorat devant « la recrudescence des faits de violence » dans l’établissement, qu’ils attribuent au « manque de moyens », comme l’explique Johanne Guedini Souche, professeur de français. Des postes de proviseur adjoint, de professeur de musique ou d’assistant social sont vacants depuis le début de l’année scolaire. Une délégation de l’établissement a été reçue par le directeur d’académie des Bouches-du-Rhône, mercredi. Celui-ci réaffirme « sa vigilance particulière quant à la dotation des collèges du département », note le rectorat.

  • Les collégiens invités à briser les stéréotypes de genre

    Les collégiens invités à briser les stéréotypes de genre

    En cercle, les filles s’assoient d’un côté et les garçons de l’autre. C’est ainsi que les élèves procèdent instinctivement dans cette classe de 6e du collège Jules-Massenet. « Le mot égalité, ça veut dire quoi pour vous ? », demande Eva, intervenante de l’association Aroéven. « Qu’est-ce que vous pouvez faire et ne pas faire en tant que garçon et en tant que fille ? », interroge-t-elle. « J’ai trop de choses dans le cœur à écrire », lance vivement une élève. Chacun vient poser son post-it coloré sur le tableau de la classe : « Les filles doivent faire à manger, mais elles ne peuvent pas traîner dehors toutes seules le soir » ; « C’est mal vu d’être efféminé en tant que garçon. »

    À l’occasion de la semaine de l’égalité du 9 au 13 mars au collège Jules -Massenet, dans le 14e arrondissement (classé réseau d’éducation prioritaire renforcé REP+), l’association Aroéven intervient dans les classes de la 6e à la 3e pour sensibiliser les élèves à l’égalité entre les hommes et les femmes. « Ils apprécient qu’on leur donne un espace de parole », affirme Eva. En se déplaçant dans la pièce, les élèves se positionnent d’un côté ou de l’autre pour dire s’ils sont d’accord ou pas avec telle ou telle affirmation. « Pourquoi c’est mal vu de pleurer pour les garçons ? », « c’est à cause de Neymar », déclame un élève amusé.

    « Les élèves sont acteurs »

    Avec l’appui de quiz et de jeux en groupe, ils échangent, argumentent et débattent entre eux pour déconstruire les préjugés et stéréotypes, mais aussi prendre conscience de leurs représentations. Tous se prêtent au jeu. « J’ai appris qu’il n’y a pas beaucoup de filles qui jouent au foot et qu’on pouvait dire sage-femme même pour les hommes », indique joyeusement Tidjara, 12 ans. « Tous les élèves sont acteurs et porteurs du message », explique la principale du collège, Lamia Abassi. « Les élèves de 4e interviennent auprès des 5e et les 5e auprès des 6e avec des exposés sur des femmes célèbres », poursuit-elle. Plusieurs partenaires extérieurs et académiques accompagnent cette semaine qui concerne tout l’établissement. Les professeurs et personnels suivent des formations internes sur l’égalité femmes-hommes. José, 12 ans, ressort légèrement insouciant de l’atelier : « Je ne savais pas ce que le mot préjugé voulait dire, mais après pour moi, filles ou garçons, on est tous pareils. »

  • Un rassemblement pour la paix à l’appel du PCF d’Istres

    Un rassemblement pour la paix à l’appel du PCF d’Istres

    Après une première initiative début février, la section PCF d’Istres organise un rassemblement le samedi 14 mars, porte d’Arles à 11h, pour dire « halte à la guerre » après que les États-Unis et Israël aient déclenché les hostilités en Iran, le 28 février.

    « Ce n’est pas la première fois que nous nous mobilisons, il y a aussi le Mouvement de la paix, la CGT, la FSU, la Ligues des droits de l’Homme, Istres solidarité Palestine » explique Denis Rousseau, membre de la section. Alors que le président de la République a autorisé les avions américains à se ravitailler sur la base militaire toute proche, « nous sommes bien placés pour évoquer cette actualité brûlante », poursuit-il, inquiet de l’attitude d’Emmanuel Macron « qui navigue à vue », loin « de la position courageuse des Espagnols qui ne veulent pas être les vassaux des États-Unis ». Pour aller plus loin, le PCF devrait aussi s’organiser en comité de lutte.

  • Les Canourgues, la rénovation urbaine par la démolition à Salon-de-Provence

    Les Canourgues, la rénovation urbaine par la démolition à Salon-de-Provence

    Après la démolition de la tour Sofia l’été dernier, le bailleur social Unicil programme de raser deux autres tours identiques au sein du grand ensemble immobilier des Canourgues à Salon-de-Provence (44 500 habitants) dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) validé en 2019.

    Marseille n’a pas le monopole des ensembles immobiliers complexes et dégradés. Le quartier des Canourgues à Salon-de-Provence regroupe 3 560 habitants. Il a trouvé son plein essor à sa construction dans les années 60-70. L’ensemble locatif au nord-est est composé de 1 455 logements à 92% de logements locatifs sociaux répartis sur trois bailleurs Unicil, Erilia (qui a absorbé Logirem) et 13 Habitat.

    L’habitat collectif est formé principalement de barres en R+4 et de hautes tours en R+12. On y trouve essentiellement de grands logements de type T3 et T4. C’est un bâti vieillissant relativement enclavé qui ne répond plus aux attentes. Après la tour Sofia démolie par grignotage en août dernier, Unicil qui gère 14 bâtiments se cherche une maîtrise d’œuvre pour raser la tour B4 en février 2027 et la tour B3 pour février 2028. Il faudra aussi raser les bâtiments Renaissance et D18.

    La pauvreté y frappe 53% des ménages

    « Le secteur est fragile en termes de fonctionnement social et urbain et présente des tendances de précarisation accrue et des problématiques de sécurité urbaine », écrit pudiquement la Métropole peut-on lire dans le cahier des charges de la consultation pour désigner la maîtrise d’œuvre. Plus crûment, ce quartier prioritaire et populaire cumule les difficultés. 53% des ménages se situent sous le seuil de pauvreté. La part des 16-25 ans non scolarisés et sans emplois est de 35%. Celle des familles monoparentales de 40%.

    Cette rénovation urbaine [validée en 2019 en comité d’engagement de l’Anru] est budgétée à hauteur de 150 millions d’euros portés pour l’essentiel à 46.3% par les trois bailleurs, à 19.5% par la Métropole, à 7.3% par Salon-de-Provence et à 17% par l’Anru. Elle doit être achevée à l’horizon 2030. Déclinée en trois axes – « oxygéner, mixer, ouvrir » – elle ambitionne de régénérer tous les bâtiments conservés pour atteindre la performance énergétique, d’améliorer le confort et la santé des habitants et de changer l’image du quartier.

    394 logements sociaux seront démolis en tout, 953 réhabilités. Jusqu’à 118 logements locatifs libres et en accession sociale seront créés. 394 logements sociaux seront reconstitués hors site pour plus de mixité. La restructuration de l’école Saint-Norbert est au programme avec la création d’une école d’infirmiers, d’aides-soignants, d’auxiliaires de puériculture et d’un pôle santé mentale. Une serre bioclimatique, des jardins de formation professionnelle et des jardins partagés seront développés, ce qui vaut au projet le label « Quartiers fertiles » de l’Anru.

  • Jean-Pierre Squillari promet un nouveau souffle pour Aubagne

    Jean-Pierre Squillari promet un nouveau souffle pour Aubagne

    Devant les quelque 450 Aubagnais présents dans la salle du Bras d’or, Jean-Pierre Squillari, tête de la liste d’union de la gauche hors LFI, Aubagne en commun, a clamé son désir de redonner vie à une ville qu’il considère n’avoir « jamais été aussi sale, une voirie qui n’a jamais été aussi dégradée ». En introduction, une vidéo a résonné dans la salle, affichant le militant anti-narco et colistier du Printemps marseillais, Amine Kessaci, en soutien de cette « liste qui peut apporter de l’espoir, du changement ». Un début de meeting donnant le ton d’une candidature de rupture.

    De fait, entouré sur scène de ses colistiers, le candidat dénonce un mandat destructeur et promet « de défendre l’intérêt général (…) avec les 31 personnes impliquées dans la vie commune ». Et d’insister sur un changement pour et avec les habitants, une mairie main dans la main avec sa population, avec un désir assumé : recourir au « référendum d’initiative citoyenne ».

    Faire respirer la ville

    L’enjeu, s’il gagne la ville, sera de mettre fin aux travaux de bétonisation du maire sortant, qu’il accuse d’un « bilan catastrophique ». Pour marquer son opposition à Gérard Gazay (LR) et à Joëlle Mélin (RN), Jean-Pierre Squillari martèle une même critique : « Non à l’Aubagne en béton ! »

    La tête de liste promet un rassemblement « pour une vraie rupture et un vrai renouveau », qu’il veut progressiste, pour dépasser ce qu’il nomme la « léthargie » des dernières années. Avec son discours, il scande en trois rythmes son programme : « réparer Aubagne, la faire respirer, la protéger ».

    Il a enfin détaillé ses intentions : celles « d’un service public de qualité », « d’un centre-ville attractif », « d’espaces naturels préservés ». En bref, une ville au nouveau souffle, animée par des « événements culturels, populaires, pour retrouver cette convivialité, cette certaine idée d’Aubagne que nous partageons », a-t-il conclu sous les applaudissements.

  • À Gardanne, un cap sur « le soin et le lien »

    À Gardanne, un cap sur « le soin et le lien »

    Quelque 200 places assises occupées et des dizaines de Gardannais et Bivérois restés débout au fond de la salle. Sur la scène, des colistiers et des vidéos pour donner du corps au slogan de la liste Ensemble, changeons de cap pour Gardanne, qui synthétise le programme et la méthode La Piana.

    Un programme en rupture avec l’expérience de 5 ans et demi de gestion municipale par le maire LR Hervé Granier, marquée par « une gestion non concertée », ont souligné Jean-Louis Gil et Sylvia Caramanna, un projet de Smart City suspendu et un autre de centre aéré à 13 millions d’euros empêtré dans de coûteuses études. Mais aussi, des fermetures de services publics, centre de santé, bureau de poste, boutiques, « sans rien faire », alors que le foncier a grimpé en flèche. Dans son programme, la liste menée par le fondateur de La Maison, spécialisée dans les soins palliatifs, s’engage à redresser la barre avec « un nouveau centre aéré, des écoles rénovées, une crèche municipale, une mutuelle communale, une salle de spectacle, un cadre de vie sécurisé avec une police municipale d’îlotiers présents sur le terrain et un renforcement de la médiation sociale, des tarifs municipaux revus à la baisse… ».

    Un programme travaillé par l’équipe La Piana, partie à la rencontre des habitants. « On a joué le jeu avec six concertations de quartiers et dix mois de réunions thématiques sur les grands axes », a résumé Jean-Michel Cordier pour la méthode. « Et un questionnaire distribué à 10 000 exemplaires » pour l’outil. Des réunions « d’un excellent niveau où on a senti une écoute sincère » a apprécié une femme « exigeante », interrogée à la sortie de l’une d’elles, dans une des vidéos qui ont ponctué les prises de parole. Et pour sceller leur engagement, réunis sur le podium, les colistiers ont paraphé une Charte de probité et de prévention des conflits d’intérêts.

    Amine Kessaci et Sébastien Meï en soutien

    Deux touchantes surprises également lors de ce show fraternel à la gardannaise. Le jeune militant de la lutte contre le narcotrafic Amine Kessaci, qui figure en troisième position sur la liste de Benoît Payan, maire sortant de Marseille, est apparu sur une vidéo dans laquelle il a apporté son soutien à Jean-Marc La Piana, « un homme attaché à son territoire. Car nous avons besoin d’une dimension métropolitaine », a-t-il précisé. De quoi tisser un lien entre la ville et sa région. Mais aussi entre son histoire et son avenir. Avec un autre soutien incarné par Sébastien Meï, petit-fils de l’ancien maire communiste. En montant sur la scène l’enfant du pays a salué les colistiers par leur prénom. « J’ai grandi avec eux, on était content d’être les uns avec les autres quels que soient nos milieux sociaux. J’ai envie que les jeunes connaissent les couleurs de la solidarité. Jean-Marc les incarne. »

    Ému, porté par la confiance retrouvée, le candidat de cette union à gauche a assuré relever le défi d’une ville « du soin et du lien » afin de « rompre avec l’immobilisme et la mauvaise gestion » pour mettre le cap sur « une ville inclusive, protectrice, solidaire, engagée pour la jeunesse et attentive à tous ses habitants » dans une « démarche volontariste, territoriale et partenariale ».

  • À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    Déclarée candidate, le 6 février, Sophie Joissains aura mené une campagne express. La première en son nom, elle qui a succédé à sa mère en 2021. Un mois qui lui a permis d’assurer le service minimum et de figurer en tête des sondages devant le député (PS) Marc Pena, candidat de l’union de la gauche rassemblée hors France insoumise, et l’extrême droite en pleine poussée. Mercredi pour son grand meeting de campagne, le conservatoire Darius-Milhaud affichait complet.

    « Inepties »

    Vers 19h, la tête de liste Passionnément aixois y a été accueillie sous les applaudissements d’un public convaincu. Après une vidéo présentant son Comité de soutien, fait d’inconnus et de personnalités dont Arnaud Clément, Mohand Sidi Saïd, Kévin Polizzi, Jean-Hervé Lorenzi, Andrea Ferreol, Paule Constant, Michel Faure, Denis Coutagne ou Muriel Hurtis, ses colistiers sont apparus sur scène.

    Chauffée par un Bella ciao revisité par le duo Pop’Corse, Sophie Joissains les a ensuite rejoints pour présenter son programme, entre bilan et perspectives. Reconnaissant un mandat difficile, elle a d’abord salué sa mère Maryse, absente mercredi, « un maire bâtisseur » qui a réveillé la belle endormie et n’a pas oublié les fidèles Gilles Susini et Gérard Bramoullé, disparus, comme « moins personnel… le conseil de territoire du pays d’Aix ».

    Malgré une Dotation globale de fonctionnement en baisse de 15 millions et 8 millions d’aide de l’État en moins, le Muséum d’histoire naturelle sera construit d’ici trois ans. Ces projets de mandature ont égrené son discours ouvert sur le thème « central » de la sécurité. La maire a défendu son bilan et dérogé à sa règle, pointant « les inepties » de ses adversaires dont « M. Pena, le candidat de la gauche et a priori de l’extrême gauche qui va s’allier avec un parti qui veut désarmer la police ». La salle applaudit.

    Incivilité, éducation, rue des écoles, augmentation des heures du périscolaire, centre d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences, tout y passe jusqu’aux « amis à quatre pattes » qui auront leur cimetière. La salle applaudit encore et davantage lorsqu’elle ajoute « sans aucune augmentation des impôts communaux ».

    Transports, avec un nouveau BHNS en site propre, et logement constituent les deux autres gros volets du programme. Elle, propose « une construction maîtrisée de la ville » à l’image de l’écoquartier de la Constance décrié par ses opposants, refuse des immeubles collectifs dans les dents creuses et veut développer le logement intermédiaire plus que le logement social proposant d’en intégrer 15% dans tout nouveau projet immobilier.