Tag: Bouches-du-Rhône

  • « Ne laissons pas l’extrême droite décider de l’avenir de nos territoires ! »

    « Ne laissons pas l’extrême droite décider de l’avenir de nos territoires ! »

    Dans notre département comme dans tout le pays,

    Le monde du travail doit rester uni, organisé, et mobilisé.

    Pour combattre l’extrême droite et ses idées,

    Pour combattre les politiques municipales anti-sociales,

    Le taux d’abstention lors du 1er tour des élections municipales atteint un niveau important dans le pays, également dans notre département. Ce sont des milliers de salariés·es, de retraité·es, de privé·es d’emplois, de précaires qui n’ont pas exprimé leurs exigences de progrès social.

    Au vu des résultats du premier tour des élections municipales, l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône constate l’avancée des idées réactionnaires, avec la progression du vote pour les listes d’extrême droite dans le pays et dans le département.

    L’Union Départementale tient à rappeler que l’extrême droite et son projet violent, raciste, antisémite, sexiste et LGBT-phobe représente un danger pour notre démocratie et notre République.

    L’extrême droite est le pire ennemi du monde du travail comme le montrent les votes de leurs représentants à l’Assemblée Nationale et au Parlement Européen (SMIC, retraite, loi Zucman, etc….).

    L’UD CGT 13 affirme que le meilleur moyen d’empêcher l’extrême droite de gagner, c’est de se rassembler pour porter l’exigence du progrès social.

    Malgré tout, bien que divisé, le camp progressiste a bien résisté, et nous pouvons nous féliciter des victoires au 1er tour des listes progressistes à Port-de-Bouc, au Rove ou à Septèmes-les-Vallons notamment.

    Avant la date du scrutin, l’Union départementale CGT des Bouches du Rhône a diffusé un communiqué à l’attention des candidats, hors rassemblement national, pour leur exposer les revendications du monde du travail, qui d’après nous, permettraient de vivre, travailler et vieillir dignement dans notre département.

    Pour rappel, nous revendiquons des politiques municipales qui s’articulent autour du logement, de l’école, de la culture, des services publics territoriaux, de la mobilité.

    Nous rappelons que le résultat du scrutin municipal, au sein des communes qui constituent la Métropole, déterminera la 1ère responsabilité de cette EPCI.

    Au vu de ses attributions, un conseil métropolitain d’extrême droite serait une catastrophe pour les politiques économiques du département, au regard des enjeux industriels et énergétiques bucco-rhodaniens.

    Enfin, nous rappelons que la défense des libertés syndicales est l’un des moteurs de notre démocratie, d’où l’importance des Bourses du Travail et de leur sanctuarisation, outils indispensables pour la défense des salariés.

    Pour toutes ces raisons, à Arles, Aubagne, Fos sur Mer, Gardanne, Marseille, Martigues et dans toutes les communes où cela est possible, l’UD CGT 13 appelle les travailleuses et les travailleurs à voter pour les listes de gauche au 2nd tour et faire barrage à l’extrême droite.

    Sans que ce soit un blanc-seing, seules les listes progressistes pourront lutter efficacement contre les politiques d’exclusions et antisociales prônées par le rassemblement national qui veut entre-autres supprimer 15.000 emplois à Marseille, en transformant le Port de la cité Phocéenne en Marina…

    Parce que nous sommes attaché·es à une politique municipale dans l’intérêt de toutes et tous, parce que la CGT est indépendante mais pas neutre,

    Nous appelons :

    Les salarié·es, les retraité·es, les privé·es d’emploi et les précaires, à partir de leurs revendications et de leurs attentes, porteurs des valeurs de justice, de respect, de solidarité, de tolérance et de fraternité,

    – À se mobiliser massivement lors du 2nd tour des élections municipales du 22 mars,

    – Et à voter pour les listes de gauche dans toutes les communes du département

  • Petit chelem en vue dans les secteurs pour le Printemps marseillais

    Petit chelem en vue dans les secteurs pour le Printemps marseillais

    Interrogé au moment de sa candidature sur les secteurs que visait le Printemps marseillais, le maire (DVG) sortant Benoît Payan assurait : « Tous. » Mais l’effondrement de la droite et la percée du RN rebattent les cartes. « Dans les 9-10 et les 11-12, le RN est en capacité d’emporter quatre arrondissements », reconnaît-il désormais, en soulignant aussi l’enjeu « fort » des 13e et 14e. De quoi confirmer ce qu’annonçait à l’automne dernier le candidat de l’extrême droite Franck Allisio, déclarant que sa priorité était « les Marseillais du 9e au 13e arrondissement».

    1er secteur

    1er et 7e arrondissements

    Avec le maintien de Sébastien Barles pour le second tour, les équilibres politiques issus des urnes au soir du dimanche 15 mars ont de bonne chance d’être maintenus. Dans cette quadrangulaire, la maire sortante Sophie Camard (GRS) possède une très large avance avec 43,2% des voix, le double de Clémence Parodi candidate pour le RN (21,6%) qui la suit. Derrière, l’écologiste dissident Sébastien Barles sous les couleurs de LFI (18,6%) et le porte-parole (Ren.) de Martine Vassal, Romain Simmaran (13,9%) complètent l’affiche.

    2e secteur

    2e et 3e arrondissements

    Après avoir emporté ce secteur en 2014 en s’alliant à Lisette Narducci, la candidate de la droite Solange Biaggi (LR) n’a pas réussi à passer la barre des 10% pour se maintenir. C’est donc une triangulaire qui oppose le maire sortant Anthony Krehmeier (39,5%) au candidat LFI Alladine Abdallah Salim (27,6%) et à la responsable du RNJ Marie Bermejo (18,38%). Sans grosses réserves de voix, seul un changement dans la participation (59,8% d’abstention au premier tour) pourrait bousculer l’ordre d’arrivée.

    3e secteur

    4e et 5e arrondissements

    Après avoir arraché le secteur à la droite en 2020, le Printemps marseillais confirme son implantation dans le secteur : avec 38,9% des voix, le maire sortant Didier Jau (EELV) obtient presque deux fois de plus de suffrages que l’ancien responsable Reconquête dans la Drôme, Thomas Battesti (20,2%) pour cette quadrangulaire. L’ancien maire Bruno Gilles (Hor.) n’arrive que 3e (16,9%), à moins de 100 voix devant la candidate LFI Léa Bijaoui (16,6%) qui peut espérer le report des voix de Révolution permanente (7,3%). La scission du NPA, qui dit comprendre ceux qui feront le choix d’un vote RN, a apporté un soutien « critique et sans illusion » aux insoumis.

    4e secteur

    6e et 8e arrondissements

    Dans ce secteur où la participation est la plus élevée de toute la ville la maire sortante (MadMars) Olivia Fortin confirme son ancrage avec 36,6% des suffrages, faisant même progresser l’ensemble des voix de gauche. Elle peut compter sur les reports de voix de LFI qui reste juste en dessous la barre des 10%, de quoi lui offrir un boulevard de cette triangulaire qui l’oppose au co-responsable de l’UDR Jean-Baptiste Rivoallan (32,2%), parmi les premiers ralliés au RN, et à la présidente LR du groupe d’opposition Catherine Pila qui résiste mais reste derrière avec 17,6% des voix.

    5e secteur

    9e et 10e arrondissements

    La droite vacille sérieusement dans son secteur d’élection, déjà passé à l’extrême droite lors des dernières législatives. La présidente de LR 13 Laure-Agnès Caradec n’y obtient que 16,5% des voix, mais se maintient. Si Eléonore Bez est loin en tête (44,9%), le candidat du Printemps marseillais Pierre Huguet (28,77%) peut compter sur un report des voix de LFI (8,1%) et surtout sur le soutien de l’ancien maire (Ren.) Lionel Royer-Perreaut, bien implanté sur le secteur, pour jouer la surprise.

    6e secteur

    11e et 12e arrondissements

    Dans son fief, le maire sortant (LR) Sylvain Souvestre réalise le meilleur score de la droite (23,47%), insuffisant cependant pour devancer le candidat Yannick Ohanessian (PS) (26,67%), encore moins pour menacer le délégué du RN pour Marseille Olivier Rioult loin devant (43,81%). À gauche, les 6% de LFI n’apportent que peu de réserves de voix.

    7e secteur

    13e et 14e arrondissements

    C’est dans ce secteur que se joue la plus grande bataille. D’abord par le symbole : il est le seul à avoir été dirigé par le FN, et la gauche s’était désistée en 2020 pour permettre à la droite de battre l’extrême droite. Ensuite par les enjeux : le plus grand secteur de la ville par la population illustre aussi les difficultés de Marseille en matière de logements et de transports. L’ex-maire FN Sandrine d’Angio est loin devant (39,8%) mais la candidate du Printemps marseillais Tina Biard-Sansonetti (26,4%) peut compter sur les reports de voix de l’insoumis Mohammed Bensaada (13,1%) qui s’est retiré, ainsi que de Nora Preziosi (5,6%). La maire sortante (DVD) Marion Bareille (12,1%) s’est maintenue. Reste l’inconnue de la participation.

    8e secteur

    15e et 16e arrondissements

    Dans le secteur où le candidat LFI Sébastien Delogu avait été élu dès le premier tour aux législatives grâce à l’union de la gauche, sa candidate Rabyata Boinaheri n’arrive qu’en 3e position avec 23,8% des voix. Dans son fief, Samia Ghali est bien en tête (37%), suivie par le RN (29,2%), quand la droite fait son plus bas score (5,2%). Reste à savoir comment pèsera la participation, la plus faible au premier tour de la toute la ville (38,6%).

  • L’OM doit tracer son chemin

    L’OM doit tracer son chemin

    Au moment d’aborder la réception de Lille, dimanche, Pierre-Emile Höjbjerg résume les enjeux du duel à venir : « Nous sommes revenus sur le bon chemin. Le moment est venu de garder cette sérénité… Faire en sorte que dimanche, cela tourne en notre faveur. » Celui qui a été promu capitaine par Habib Beye souligne l’apport de l’ancien défenseur sur le collectif olympien : « Il a pris les choses en main. Il a apporté sa vision du jeu et nous montre le chemin à suivre ! »

    L’OM, grâce à trois succès consécutifs (Lyon, Toulouse, Auxerre), chemine donc avec une certaine confiance. Après avoir montré sa capacité à renverser une situation qui semblait compromise. « Il y a trois semaines, à quinze minutes de la fin du match contre Lyon, nous étions à 8 points du podium. Aujourd’hui, nous y sommes, avec 2 points d’avance », relève le Danois.

    Cette inversion des courbes, les Marseillais ont su la provoquer. Malgré une désillusion en Coupe de France. Et la fronde des supporters qui leur a fait prendre conscience qu’une remise en question était vitale. Les Olympiens ont fait en sorte de reprendre le contrôle de leur destin sportif en Ligue 1. Il leur reste à présent à prolonger la dynamique.

    Pour y parvenir, Habib Beye a eu du temps. « J’ai eu dix jours pour préparer Lille », une aubaine pour lui. Et recevoir les Dogues, juste avant la trêve internationale, est vu comme une opportunité de passer deux semaines avec une avance encore plus confortable sur leurs poursuivants.

    L’ancien défenseur a mis à profit ce laps de temps inédit « pour établir un socle de travail athlétique et bien aborder le match de Lille qui doit servir d’élan pour la suite de la saison ». Il a rythmé ses séances en montant le régime au fur et à mesure qu’approche l’échéance lilloise. Avec un constat. « L’équipe renvoie une énergie positive, aidée par les résultats. »

    Quant au duel contre les Nordistes, il est qualifié de « primordial » par Pierre-Emile Höjbjerg. « Après notre série de trois victoires, il ressemble à un tournant, sans être pour autant décisif », admet Habib Beye.

    L’entraîneur reconnaît que « le match contre Lyon nous a permis de nous accrocher au bon wagon. Celui de Lille peut nous offrir l’occasion de créer une distance supplémentaire par rapport à nous poursuivants. Ainsi qu’entretenir notre confiance. » Pour l’entraîneur phocéen, ce qui va se passer dimanche, en fin d’après-midi au Vélodrome, « peut changer beaucoup de choses ».

    « Ce match ressemble à un tournant, sans être pour autant décisif »

  • La Bourse du Travail, haut lieu de lutte et de paix

    La Bourse du Travail, haut lieu de lutte et de paix

    Nous ne laisserons jamais déposséder l’UL CGT d’Arles de la Bourse du travail qu’elle occupe depuis 126 ans », assène Nathalie Bazire, secrétaire confédérale de la CGT lors de la conférence de presse, vendredi midi, à la Bourse du travail d’Arles. Les six unions départementales de la région, le comité régional et plusieurs syndicats CGT en lien avec le sujet de la défense ont participé à une journée d’étude sur la paix et le désarmement à la Bourse.

    Un lieu hautement symbolique. « Il faut bien comprendre la détermination de l’ensemble de la CGT à défendre cet outil de lutte qu’on occupe depuis 126 ans », explique Nicolas Bourcy, secrétaire de l’Union locale CGT d’Arles, au regard des menaces répétées du maire Patrick de Carolis (Horizons) d’expulser le syndicat pour y implanter de l’Office de tourisme.

    En réponse, la CGT a adressé début février un courrier au préfet de région, Jacques Witowski, pour y dénoncer « la volonté de Patrick de Carolis de réduire notre activité syndicale et d’invisibiliser la CGT » lorsqu’il propose « deux bureaux de 11m² chacun » en remplacement de la Bourse du travail. « Nous envoyons un message à Patrick de Carolis : il prendrait une lourde responsabilité à s’en prendre à l’une des dernières organisations en capacité de réunir autant de monde pour préserver la paix et la démocratie », complète Nathalie Bazire, « ce serait un signe énorme politiquement à l’encontre de l’organisation qui a la paix entre les peuples pour étendard ».

    Meeting régional

    pour la paix

    C’est en ce sens qu’à l’avant-veille du second tour des élections municipales, Nicolas Bourcy indique que « l’union locale CGT d’Arles, en toute indépendance politique mais non neutre, appelle à voter pour l’Union pour Arles, seule liste à défendre l’UL CGT dans son programme » pour conserver cet outil.

    Un outil qui a permis l’échange. Patrice Kantarjian, secrétaire régional de la CGT Paca, parle d’une « cinquantaine de conflits dans le monde », citant le ministre allemand appelant sa population à se préparer à la guerre, Emmanuel Macron « disant que les dividendes de la paix, c’était terminé » en 2025, ou le général Mandon pour qui la France devait « accepter de perdre ses enfants ».

    « La guerre est une perspective sérieuse, une opportunité économique pour le grand capital, dans une crise qu’il a du mal à dépasser autrement que par la guerre et le fascisme », analyse le syndicaliste, dans une « Région qui se positionne clairement pour ». Surtout au regard de Toulon défense event le 23 avril. « C’est la première fois qu’un général est recruté par France Travail pour aller chercher des jeunes pour les industries de l’armement et l’armée », remarque Nathalie Bazire, annonçant « une initiative régionale, sans doute sous la forme d’un meeting, pour que la voix des travailleurs s’exprime face à l’idéologie dominante de la guerre « inévitable et bénéfique» » qui se tiendrait à Toulon, le 23 avril.

    Dans les Bouches-du-Rhône, un premier rendez-vous pour la paix a lieu le 28 mars à 10h sous l’ombrière du Vieux-Port à Marseille à l’initiative de l’UD CGT 13 répondant à un appel confédéral.

  • Les lycéens sont aux manettes dans la lutte

    Les lycéens sont aux manettes dans la lutte

    Depuis maintenant deux semaines, des lycées du département sont en lutte contre la baisse des moyens annoncée par le rectorat. Alors qu’une journée de grève a réuni les personnels éducatifs et les élèves, mardi 17 mars à Marseille, des lycées étaient de nouveau bloqués, ce jeudi 19 mars. Les lycéens de Saint-Charles (1er), Victor-Hugo (3e), Montgrand (6e), Périer (8e), Rempart (7e), Nelson-Mandela (12e), mais aussi de Mendès-France à Vitrolles, ont tenu des blocus dès le matin. La preuve selon Adèle, du Mouvement national lycéen (MNL) et élève de première, que « les lycéens aussi savent s’organiser pour défendre leurs droits ».

    S’organiser pour mieux lutter

    Le MNL est un syndicat lycéen « écologiste, féministe, antifasciste, anticapitaliste et révolutionnaire », qui vise à « organiser la réflexion, l’information et l’action dans les établissements scolaires », explique Adèle. À Marseille, il regroupe une cinquantaine d’adhérents. Mobilisé depuis le début du mouvement le 5 mars, le MNL « organise ou soutient les blocus lycéens, sensibilise les élèves aux revendications, maintient le lien entre les lycéens et les professeurs en lutte », continue l’élève.

    Interrogée sur les méthodes d’action du syndicat, Adèle justifie : « Le blocus est le principal moyen pour nous de se faire entendre. » Elle reconnaît cependant « des divergences entre les élèves » sur la poursuite de cette stratégie, qui « impacte les conditions d’étude ».

    « On va rien lâcher »

    Le MNL se dit « content de la mobilisation qui se met en place, et optimiste quant à la suite », bien que de la « frustration » soit ressentie « face au manque de réponses obtenues de la part du rectorat et à la répression qui s’intensifie contre les élèves ». À ce jour, six lycéens mineurs ont été interpellés en marge des blocus et placés en garde à vue. Trois d’entre eux, présents sur le blocage du lycée Victor-Hugo lundi 16 mars, ont effectué 48h de garde à vue avant d’être déférés devant le juge des enfants qui leur a enjoint des mesures éducatives judiciaires provisoires. Ils étaient mis en cause pour « violences en réunion sans incapacité » et « dissimulation volontaire de visage en manifestation sur la voie publique », indique le parquet de Marseille. Le rectorat ne souhaite pas commenter du fait de « la période de réserve » des élections municipales.

    L’annonce de la réduction des dotations horaires globales (DHG) dans de nombreux lycées de l’académie a déclenché le mouvement de protestation début mars. Ces enveloppes budgétaires sont déterminantes par exemple pour le maintien des options, des spécialités, ou le dédoublement des classes. Dans un communiqué, les personnels des établissements mobilisés, réunis en AG le 10 mars, indiquent que la baisse des moyens va provoquer la perte de « 40 postes dans le secondaire et 36 dans le premier degré », dans l’académie. Une nouvelle journée de grève a été annoncée par les syndicats le 26 mars, à l’échelle nationale cette fois-ci. « D’ici là, on va rien lâcher », avertit Adèle.

  • Baumettes : un surveillant faisait passer des sacs

    Baumettes : un surveillant faisait passer des sacs

    Un surveillant pénitentiaire a été condamné vendredi à Marseille pour corruption passive et violation du secret professionnel à trois ans de prison dont deux avec sursis. Il effectuera la partie ferme sous bracelet électronique. Il est interdit définitivement d’exercer toute fonction publique et il est privé durant cinq ans de ces droits civils et civiques.

    Romuald, 30 ans, affecté aux Baumettes en 2017 à sa sortie de l’École nationale de l’administration pénitentiaire, avait été pris en flagrant délit en août 2022 introduisant un sac d’objets et de denrées pour des détenus. L’information judiciaire a établi qu’il touchait 150 euros par sac et qu’il a également monnayé la fiche pénale de deux membres du narcobanditisme pour 200 euros chacune. Après 4 mois de détention provisoire, il a été libéré sous caution en décembre dernier.

    « Frérot, c’est bon »

    Des soupçons se portaient depuis quelque temps sur lui. Il avait fait l’objet de deux signalements de sa hiérarchie. Il ne mettait jamais de procédures disciplinaires et était souvent en retard à sa prise de poste, une tactique pour accélérer le contrôle d’entrée. Ce 2 août 2025, le surveillant entrait avec un sac contenant des lotions capillaires, des paquets de bonbons Haribo, du charbon à chicha, de la vodka, sept brosses à dents, du déodorant, sac qu’il abandonnait dans une poubelle du rez-de-chaussée du quartier pour hommes. Il a reconnu le faire à raison de « deux à trois fois par semaine » pour 150 euros par passage. Il dit n’avoir pas rentré de téléphones portables. « J’ai refusé car ça sonne au portique » ni de stupéfiants. Un ancien détenu entendu au cours de l’instruction l’accable au contraire disant qu’il était « plus connu qu’une pute du Jarret. Il faisait rentrer du shit à gogo. »

    De ses commanditaires, le prévenu n’a rien dit. « Je ne souhaite identifier personne par peur de représailles », a-t-il déclaré au juge d’instruction, expliquant que des individus se seraient présentés devant la crèche et l’école de la Cayolle de ses trois enfants, menaçant de s’en prendre à sa famille. « Je n’avais pas le choix. Ça a été l’erreur de ma vie de ne pas parler par peur des représailles », a-t-il dit. « C’est paradoxal car vous savez dire non pour les téléphones. Pourquoi n’avoir pas demandé à être extrait des Baumettes alors ? Ce n’est pas plutôt vos problèmes financiers ? », a insisté la présidente Joncoux qui ajoutait : « Ça parait antinomique d’avoir été payé sous la menace » et c’est guère compatible avec la familiarité d’une conversation sur WhatsApp avec un commanditaire : « Frérot, c’est bon, j’ai un petit contretemps. »

    La transmission de fiches pénales est l’aspect le plus dérangeant et sensible du dossier. Dans l’enquête sur un règlement de comptes commis le 22 août 2021 à la cité de la Marine Bleue (14e) qui a fait deux morts, les enquêteurs ont retrouvé dans la boîte à gants du véhicule d’un suspect deux fiches pénales, la photo d’un narcotrafiquant qui d’ailleurs vivait en concubinage avec une surveillante de Tarascon, mais aussi le planning de travail de l’agent corrompu.

    Ce dernier avait accès au fichier Génésis pour constituer le dossier des détenus arrivants. « J’ai juste transmis par peur. C’était pour 200 euros. Je n’ai pas réfléchi aux enjeux liés à ces fiches », a-t-il dit. « Mais enfin des fiches pénales ! Les conséquences peuvent être funestes. Vous ne vous rendez pas compte de la gravité de les transmettre à ces gens-là dans le contexte marseillais de guerre entre clans ?! Le premier intérêt d’une fiche pénale, c’est la date de libération », lui a lancé le procureur qui exclut la thèse de la menace et qui rappelle qu’une fois connue d’un rival, la date de sortie d’un détenu laisse le temps au clan adverse de préparer un règlement de comptes.

    David Coquille

    « Des fiches pénales ! Les conséquences peuvent être funestes. »

  • Marseille à la croisée des chemins

    Marseille à la croisée des chemins

    Devant la préfecture de région ce lundi midi, au moment de déposer sa liste pour le second tour (notre édition du 17/03), le maire sortant (DVG) Benoît Payan l’affirmait d’emblée : « Nous entrons cette semaine dans le plus grand combat que cette ville n’ait jamais connu face au Rassemblement national. » Malgré le maintien de la candidate de la droite Martine Vassal, qui n’a obtenu que 12,4% des suffrages exprimés, la triangulaire du second tour ressemble furieusement au duel entre la majorité sortante du Printemps marseillais et l’extrême droite, avec seulement 4 746 voix d’écart entre le candidat du Printemps marseillais (36,67% des voix exprimées) et le député RN Franck Allisio (35,02%).

    Annoncé dès le début de la campagne par Benoît Payan, dénoncé à la fois par la droite et les insoumis qui jugeaient que le maire ne désignait l’extrême droite comme principal ennemi que pour éclipser les autres concurrents, ce quasi-duel s’est renforcé après le désistement de Sébastien Delogu, jusqu’à être symbolisé par l’éviction de la candidate de la droite du débat télévisé d’entre-deux tours. Celle-ci a saisi l’Arcom (Autorité de régulation des télécommunications), dénonçant la pression du candidat RN.

    Garder un ancrage

    Lui qui dénonçait un « système clientélaire corrompu », Sébastien Delogu a finalement reconnu mardi midi que le RN était « les premiers corrompus », se désistant pour faire barrage face au refus net d’une fusion du Printemps marseillais. « Marseille ne doit jamais tomber dans les mains de ces gens-là », insistait-il face à la menace d’une victoire de l’extrême droite au terme d’une quadrangulaire hasardeuse. Loin des succès engrangés dans d’autres villes, l’enjeu pour les insoumis sera de trouver un premier ancrage dans les conseils d’arrondissements où ils se maintiennent.

    « Triste et déçue du résultat », Martine Vassal avait elle dès le départ annoncé se maintenir même « satellisée sur la Lune ». « J’ai plus de 35 000 personnes qui se sont déplacées pour voter pour nous, il était logique de les représenter au deuxième tour », défendait-elle encore ce jeudi soir sur France 2. Après la dégringolade du premier tour, reste à savoir à quel point ce dernier socle électoral se maintiendra, et sur combien d’élus la droite pourra compter pour espérer se reconstruire. Si certains dans son camp appelaient à son retrait, ce maintien permet de ne pas laisser le monopole de l’opposition municipale au RN, cela d’autant plus que beaucoup craignaient que ses voix ne profitent davantage à Franck Allisio qu’au maire sortant dans l’hypothèse d’un vrai duel. De quoi comprendre les cris d’orfraie du candidat d’extrême droite qui parlait d’« accord de la honte » après le retrait de LFI. Malgré cela, le maire sortant conteste être favorisé par cette triangulaire, face à la crainte d’une démobilisation de son électorat. « Le danger du RN n’est absolument pas écarté », assurait-il dans nos colonnes ce vendredi.

    Poids de l’abstention

    « Chaque voix va compter, ça va se compter à quelques centaines de voix », assure lui aussi le député RN de Marignane. C’est que les inconnues persistent, malgré les rapports de force issus du premier tour. Échaudé par le refus d’une fusion à gauche, une partie de l’électorat insoumis risque de s’abstenir, tandis que l’extrême droite est portée par le plus haut score qu’elle réalise dans un scrutin municipal à Marseille. Franck Allisio, qui voulait attribuer les logements sociaux en fonction de la nationalité et veut chasser les jeunes de certaines plages pendant un an avec un « pass anti-racailles » promet désormais qu’il a « avec ces Marseillais de droite sincère les mêmes valeurs », afin d’aspirer l’électorat restant à droite.

    Particulièrement faible au premier tour, la participation reste aussi un paramètre clé, avec une réserve de voix surtout dans les quartiers populaires. D’autant plus que le vote à Marseille pourrait envoyer un message pour la prochaine présidentielle. « Si l’esprit de libération des Marseillais dimanche peut inspirer l’ensemble des Français dans un an, tant mieux », assumait jeudi soir le candidat RN, quand Benoît Payan dénonçait cette volonté « d’exhiber un trophée » si Marseille tombe.

    Avec des attaques directes sur les politiques de solidarité, de santé, de culture, de vie associative, sur le service public, si l’extrême droite met la main sur la municipalité, comme elle l’a fait dans les villes qu’elle dirige dans le Sud Est, les politiques qui seront menées par les communes auront des répercussions directes dans le quotidien de leurs habitants.

    « Marseille ne peut pas se compter comme un trophée mais doit rester une ville fraternelle. »

  • À Arles, un duel opposant de Carolis à Koukas au cœur d’une quadrangulaire

    À Arles, un duel opposant de Carolis à Koukas au cœur d’une quadrangulaire

    À Arles, le second tour a beau prendre la forme d’une quadrangulaire, il sera plutôt de l’ordre du duel. D’un côté, le maire sortant Patrick de Carolis (Horizons), arrivé en tête au premier tour avec 34,09 %. De l’autre, le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), qui a su fédérer neuf partis autour de lui après avoir été désigné par une démarche citoyenne. Il a obtenu 25,38 % des suffrages dimanche.

    L’ancien adjoint Jean-Michel Jalabert (DVD), qui a choisi de présenter une liste dissidente, et l’agriculteur investi tardivement par le Rassemblement national Rémy Benson complètent le podium, avec des scores respectifs de 13,69 % et
    16,37 %. Dimanche soir, à l’annonce des résultats, Patrick de Carolis s’inquiétait déjà d’un « éparpillement des voix » qui pourrait provoquer « le retour des communistes à la tête de la ville » et avait appelé son ancien élu à retirer sa candidature.

    Jean-Michel Jalabert sur la ligne de départ

    Le concerné avait directement annoncé qu’il serait sur la ligne de départ au second tour, renvoyant la responsabilité à son ancien patron et tout en le taclant son score : « 88% des maires sortants ont été réélus dès le premier tour, c’est un désaveu de la population parce qu’une majorité ne veut pas continuer dans cette voie-là. »

    Sur ses réseaux sociaux, Patrick de Carolis a réagi : « Jean-Michel Jalabert choisit la politique du pire, préférant risquer de sacrifier l’avenir d’Arles sur l’autel de ses rancœurs. Je déplore ce choix irresponsable. Il choisit de prendre le risque de servir de marchepied au retour du parti communiste et de l’extrême gauche à la tête de notre ville. »

    Report de voix et soutien des Écologistes

    De son côté, Nicolas Koukas devrait pouvoir compter sur le report de voix de l’électorat d’Anne Testut, qui menait une liste Lutte ouvrière (0,65%) et de Jecilla Regad. La tête de liste LFI rejointe par les Écologistes, qui a obtenu 9,81% des suffrages au premier tour, a néanmoins refusé de donner de consigne de vote, déclarant dimanche : « Nos électeurs sont intelligents (…). Ils savent qui sont nos ennemis et pour qui ne pas voter. »

    Dès mardi, le sénateur écologiste des Bouches-du-Rhône Guy Benarroche était quant à lui sorti du silence, appelant « à se mobiliser massivement en faveur de Nicolas Koukas lors du second tour », prenant acte du résultat de Jecilla Regad. « Si les trajectoires évoluent, notre objectif demeure inchangé : mettre fin à la gestion actuelle de la ville, écrit le parlementaire. Lorsque l’essentiel est en jeu – l’avenir écologique, social et démocratique d’un territoire – le rassemblement devient une nécessité. (…) Nous dénonçons une méthode de gouvernance marquée par un manque de concertation et des orientations qui accentuent la gentrification, au détriment de l’équilibre social des quartiers. »

    Pour mettre fin au « système de Carolis », Nicolas Koukas invoque la participation des citoyens. « Les résultats se joueront à quelques centaines de voix près », annonce-t-il, alors que l’abstention a atteint 43,65% au premier tour. « L’unité fait notre force, et demain, elle fera la victoire et la réussite collective d’Arles. Il est grand temps de rendre Arles aux Arlésiennes et aux Arlésiens. »

  • À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    Faire rempart contre l’extrême droite. C’est le but premier de la fusion annoncée ce lundi par le candidat de gauche, Jean-Pierre Squillari avec la liste de Giovanni Schipani (DVC). Une décision qui pourrait bien faire basculer le destin de la ville dimanche soir… Alors que Joëlle Melin (RN) est arrivée en tête du premier tour avec 24,94% des voix, talonnée par le maire LR sortant Gérard Gazay qui a rassemblé 24,83% des suffrages, il s’agit pour la tête de liste de l’union de gauche de « chasser Gérard Gazay de la maison et d’empêcher que Joëlle Melin y rentre », expliquait-il dans nos colonnes. Huit colistiers de la ligne « Aubagne mérite mieux » l’ont donc rejoint. « Un rassemblement naturel puisque nous avons le même langage », insistait Jean-Pierre Squillari.

    À ceux qui déplorent une « alliance contre nature », Giovanni Schipani estime dans un communiqué que « cette formule est commode, mais elle ne résiste pas aux faits ». « J’ai échangé et rencontré l’ensemble des équipes politiques locales depuis plus de trois ans. J’ai construit des relations de travail et de respect », estime-t-il, mettant l’accent sur « des proximités programmatiques » avec la liste de gauche, sur « des engagements prioritaires pour Aubagne ».

    Un programme partagé

    Reconnaissant avoir reçu des sollicitations de colistiers de Joëlle Melin, il a fait le choix d’ouvrir des discussions avec les équipes de Jean-Pierre Squillari et de Mohammed Salem (DVC), martèle-t-il et avoir travaillé au-delà d’une simple « fusion technique ». De son côté, Mohammed Salem qui a totalisé 6,6% des voix au premier tour a apporté son soutien au maire sortant. Mais certains de ses colistiers sont tout de même allés au soutien de la nouvelle liste fusionnée comme Yohann Otokpa présent au meeting de ce jeudi à la salle du Bras d’Or.

    Arrêt du bétonnage à tout crin, renouveau du centre-ville avec la construction d’une halle ou le soutien local au pouvoir d’achat font partie de propositions sur lesquelles se sont rassemblés les deux candidats de la gauche et du centre. Tous les deux sont également favorables à la tenue de tables rondes avec les commerçants pour contrer la fermeture des magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. À noter que Jean-Pierre Squillari défend également la réhabilitation totale de la piscine du Bras d’Or pour en faire un vrai pôle aquatique couplé avec l’aménagement d’un parc urbain.

    Une campagne
    tout azimut

    Au cours d’une dernière journée de campagne, les militants des deux équipes ont mis le paquet, et se sont retrouvés ce vendredi matin devant les commerces de Valriant et de Camp major, pour poursuivre devant plusieurs boulangeries du centre-ville, puis devant les écoles de la Pérussonne, Marie Mauron, Antide Boyer et Nelson Mandela avant de terminer avec un porte-à-porte géant dans le centre-ville.

    Dans le cadre de cette triangulaire, il s’agissait ces derniers jours d’aller également à la pêche aux abstentionnistes quand un Aubagnais sur quatre ne s’est finalement pas rendu aux urnes au premier tour.

    « Battre à la fois le RN et raccompagner Gérard Gazay à son domicile est à portée de vote » estimait vendredi Jean-Pierre Squillari, assurant que « celles et ceux qui nous rejoignent sont de plus en plus nombreux chaque jour ». Giovanni Schipani martèle : « Notre union n’est en aucun cas une adhésion mais le choix de la raison. » Puis prudent, le candidat divers centre appelle à la mobilisation. « Chaque voix comptera pour transformer l’essai car rien n’est gagné », considère-t-il.

  • À Martigues, la gauche en bonne posture

    À Martigues, la gauche en bonne posture

    C’est une triangulaire qui se présente aux électeurs martégaux dimanche 22 mars. Le maire sortant Gaby Charroux (PCF), meneur d’une liste d’union de la gauche et citoyenne (Pour Martigues !) est arrivé en tête du 1er tour à Martigues avec 35,71% des voix, talonné par le député RN Emmanuel Fouquart, à 28%, suivi de Jean-Luc Di Maria (LR) et sa liste (DVD) Un avenir pour Martigues.

    Dès l’annonce des résultats, l’élément perçu par les différents candidats comme décisif à l’approche du second tour est celui de l’abstention, avec 42,41% des inscrits qui ne se sont pas allés voter. « Depuis lundi matin, on est en contact avec tous ceux qui n’ont pas voté pour leur demander de cette fois ne pas oublier […] » évoquait Gaby Charroux dans son entretien avec La Marseillaise du 19/03. Le candidat de droite Jean-Luc Di Maria en a tiré la conclusion qu’« une grande partie des électeurs ne croient plus en la politique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui » dans sa vidéo de mardi justifiant son maintien au second tour.

    Outre l’abstention, la mobilisation des électeurs des listes éliminées est également au centre du jeu. Particulièrement pour ceux du Collectif citoyen martégal qui a réalisé un score de 7,90 %, et d’une partie de ceux d’Anne-Marie Sudry (GRS), qui était alliée à Thierry Boissin, candidat d’Emmanuel Macron aux législatives de 2022.

    La clé du report de voix favorable

    Le report de voix pourrait être favorable au candidat en tête du classement, même en considérant une marge d’erreur. Les 1 603 voix du Collectif citoyen martégal pourraient ainsi compléter les 7 249 voix de Gaby Charroux au premier tour, pour atteindre les 8 883 voix que le candidat de la gauche avait récolté au 1er tour en 2020, en pleine période covid. Les abstentionnistes compteront pour approcher le plus haut score de quelque 12 911 voix atteint au second tour des municipales de 2014, marqué par une abstention de 33%. Du reste, cette année-là, le RN et Jean-Luc Di Maria avaient réalisé des résultats similaires à ceux du premier tour en 2026. En 2014, au second tour, le RN comptait 5 073 voix, contre 4 076 pour J.-L. Di Maria, à comparer aux 5 684 (RN) et 5 144 (J-L D.M) respectivement récoltés au 1er tour de 2026.

    L’élément de bascule recherché est celui de l’électorat progressiste en recherche d’unité de son offre, traditionnellement plus mobilisateur au second tour. Pour rappel, lors des élections législatives de 2024, les plus récentes, le candidat du Nouveau Front populaire Pierre Dharréville (PCF) offrait une spectaculaire poussée au second tour à Martigues, passant de 8 600 voix à 11 065, soit à opposer aux 10 243 voix d’Emmanuel Fouquart (RN) qui ne récoltait que 1 037 de plus au second tour.

    Un large soutien à gauche

    Le maire sortant dispose d’autres atouts. Comme l’unanimité des soutiens à gauche avec le PCF, PS, EELV (au départ partie prenante du Collectif Citoyen), L’après, Debout !, Place Publique, Génération Écologie. Unanimité sauf la France insoumise, dont le communiqué du 19 mars indique que « l’époque n’est plus à donner des consignes de votes », mais que « pas une voix ne doit aller au RN, aucun bulletin ne doit se porter sur les listes qui propagent le rejet de l’autre et le recul social ». Du reste, le monde syndical s’est clairement positionné avec le soutien de l’Union locale CGT et des syndicats des agents territoriaux de la Ville et du complexe pétrochimique de Lavéra. «  Quand Kem One ou Total étaient menacés, c’est Gaby Charroux qui était là en dehors des élections » rappelait Daniel Bretonès de l’UL CGT mardi. Un élu allié des luttes, particulièrement pour l’hôpital de Martigues : « Sans lui pas de rendez-vous en préfecture, ni d’interpellation à l’ARS » souligne le syndicaliste. La triangulaire révèle, au fond, un duel entre deux mondes.