Tag: Bouches-du-Rhône

  • Une opération contre la drogue sur les rails de la Côte Bleue

    Une opération contre la drogue sur les rails de la Côte Bleue

    L’opération débute en gare de Carry-le-Rouet, à une heure de forte fréquentation, 19h, ce mercredi, en fin de journée. « La mission est triple, d’une part, on montre la présence des forces de l’ordre dans les gares, ça permet de rassurer, ça permet de ramener de la tranquillité », explique Corinne Simon, préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, « la deuxième, cela permet de faire des contrôles d’identité, de pouvoir regarder si on a des personnes recherchées. Et troisième chose, ça permet aussi de lutter contre l’usage des stupéfiants », détaille-t-elle.

    Sur le quai, le commandant Jean Yves Curci briefe les hommes qui sont aujourd’hui sous son commandement. Le déroulé est le suivant : Départ de la gare de Carry-le-Rouet direction Niolon en train à 18h35. Durant le voyage, les gendarmes en profitent pour sillonner les wagons avec Scooby, le chien renifleur, en quête de stupéfiants. Une fois à Niolon, « on fera le contrôle uniquement sur les trains à quai, ça va nécessiter une organisation assez particulière, avec des rôles bien définis, et une ambiance “vitesse” sur la recherche de stupéfiants à l’intérieur du train », poursuit le commandant. Action.

    Une dizaine d’hommes et femmes de la gendarmerie embarquent à bord du train, avant de l’arpenter jusqu’à l’autre extrémité. Le reste attend que les premiers suspects leur soient amenés pour les fouiller, et dresser, s’il le faut, les premières amendes. Déjà dans le premier wagon, le chien marque, il a senti quelque chose… « Bonjour Monsieur, c’est à vous ce sac à dos ? » demande un gendarme. L’homme d’une quarantaine d’années dans le couloir acquiesce. « Je vais vous demander de venir avec nous on va le fouiller pour voir si vous ne transportez rien d’illégal ou de dangereux » poursuit le gendarme. S’ensuit le contrôle, le suspect sera finalement relâché, faute d’avoir trouvé du produit sur lui.

    Dans le train suivant, un jeune homme qui revenait de la plage avec ses amis est arrêté : Il a en sa possession quelques grammes de résine, ce qui lui vaudra d’écoper d’une amende de 200 euros. Il pourra tout de même repartir à l’issue du contrôle. Les passagers regardent l’opération se dérouler, et Scooby travailler : « il ne fait que passer, on s’est surtout demandé si il y avait quelqu’un de dangereux ou recherché à bord du train », racontent Marc et Severine, de retour de la plage avec leur bébé.

    « Une personne sur 11

    en possession de stups »

    La volonté de la préfecture de police est d’accentuer la répression sur les consommateurs, sur la base d’un raisonnement simple, comme l’explique la préfète : « S’il n’y a plus de consommateurs il n’y a plus de trafic. C’est pour ça que nous renforçons les contrôles toute l’année mais surtout au cours de la période estivale pendant laquelle la région est davantage peuplée ».

    Afin de mieux comprendre l’ampleur que prend la consommation de stupéfiants, la préfète donne un chiffre : « Une personne sur 11 est en possession de stupéfiants ». Et de poursuivre : « on s’aperçoit que les personnes qui portent sur elles des produits stupéfiants, sont de toutes les classes d’âge et de toutes les classes sociales aussi », observe-t-elle. Au bilan de la soirée : quatre trains ont été contrôlés et neuf amendes forfaitaires délictuelles pour détention de stupéfiants ont été délivrées.

  • Haribo dit avoir engagé « les actions nécessaires » pour ses eaux usées

    Haribo dit avoir engagé « les actions nécessaires » pour ses eaux usées

    « Haribo ne pollue en aucun cas les eaux de la ville de Marseille », se défend le fabricant de bonbons. Après la révélation dans nos colonnes (notre édition du 11 août) de la mise en demeure par les services de l’État de son site de production aux Arnavaux (14e arr.), le confiseur allemand se défend en assurant qu’elle « s’inscrit dans le cadre normal du dialogue avec les autorités compétentes et ne préjuge, à elle seule, ni de la gravité des faits allégués ni de leur bien-fondé ». Pour la direction, l’inspection a relevé « des dépassements ponctuels », et elle rappelle – comme l’indiquait La Marseillaise – que les eaux sont traitées en aval. « Il ne s’agit pas d’une situation critique », affirme le producteur de bonbons, qui a aussi diffusé sa réponse dans une note interne se plaignant d’un « article à charge ». Le rapport d’inspection des services de l’État mentionnait pourtant bien des rejets « régulièrement non conformes » et affirmait que « le prétraitement mis en place et le tri avant rejet en station d’épuration ne sont pas efficaces ou insuffisants ».

    « À la suite du rapport de la Dreal, nous avons engagé les actions nécessaires afin de poursuivre l’amélioration de la maîtrise de nos eaux de rejet », indique cependant la direction de Haribo qui explique être en dialogue avec les services de l’État « afin de suivre la mise en œuvre de ces actions et de nous assurer de leur pleine efficacité ». Elle met aussi en avant les politiques menées qui ont réduit de moitié sa consommation en eau et la valorisation de ses déchets « afin de limiter la charge de pollution dans nos eaux de rejet et en privilégiant des filières moins énergivores afin d’améliorer notre impact carbone ».

  • L’insalubrité, une lutte qui ne connait plus de répit

    L’insalubrité, une lutte qui ne connait plus de répit

    « On commence à taper, à monter sur des astreintes financières », annonçait en avril le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, chef d’orchestre des dispositifs de lutte contre l’habitat indigne. La création à titre expérimental d’une « mission interservices de lutte contre l’habitat indigne » confiée à une commissaire divisionnaire, a en effet mis en synergie toute la chaîne de coproduction des arrêtés de traitement de l’insalubrité qui associait l’ARS, les inspecteurs de salubrité de la Ville, le DDTM et le CODERST, sous la houlette de la préfète à l’égalité des chances, Isabelle Epaillard sur le départ.

    Le nombre de signalements de situation de mal-logement dans les Bouches-du-Rhône enregistrés sur la plateforme Signal Logement et traités par les services de la DDTM continue de croître : 2 612 en 2023, 3 536 en 2024, 3 473 en 2025 et déjà 2 267 depuis le début de l’année, même si une grande partie relève plus de l’indécence, que de l’insalubrité. « La réalité dépasse de beaucoup les 60 000 logements potentiellement indignes dans les Bouches-du-Rhône [dont environ 40 000 à Marseille] » avait prévenu le préfet d’un département où la moitié de l’habitat exige d’être rénové.

    Une pièce noire, humide

    et sans ouvrant

    Depuis le début de l’année, 93 arrêtés préfectoraux d’insalubrité initiaux ont été publiés sur les Bouches-du-Rhône dont 51 à Marseille et déjà 9 arrêtés fixant une astreinte à des propriétaires récalcitrants dont des bailleurs sociaux (13 Habitat et Provence Métropole Logement). Pour l’année 2025, on comptait 70 arrêtés d’insalubrité engageant une procédure dont 39 à Marseille et 5 astreintes. Pour rappel, en 2016, aucun arrêté d’insalubrité n’avait été pris à Marseille, capitale de l’habitat indigne. C’est dire le coup d’accélérateur donné depuis. 11 arrêtés ont prononcé la main levée après constat de travaux dûment exécutés. Un arrêté du 30 juin 2026 a clôturé une procédure ouverte en février 2017. Il s’agissait d’un logement 15 rue des tours à Martigues et interdit temporairement du fait que sa pièce principale était une pièce noire, humide et sans ouvrant.

    En juillet, le préfet a signé un arrêté ordonnant au propriétaire du local situé 33 rue du refuge au Panier de cesser de le mettre à disposition et de procéder au relogement de l’occupant. Là encore, le taudis est sans eau chaude, sans fenêtre, sans éclairage naturel. Son accès se fait d’ailleurs « depuis la façade arrière entre le 4 et 6, rue du Bouleau » avec une porte d’entrée laissant passer l’air et de hauteur insuffisante…

    À la Capelette, le 20 juin, le préfet a interdit définitivement de mettre à disposition un local « impropre à l’habitation » en fond de cour du 24-26 rue des Forges, et qui constitue un « danger pour la santé et la sécurité physique des personnes ». Aucune pièce de vie n’a de surface ou de volume suffisant. La situation d’insalubrité est aggravée par la ventilation insuffisante et l’absence de stabilité de l’échelle de meunier. L’obligation de reloger le locataire est signifiée.

    À Fuveau, le préfet a fait fermer un logement non seulement insalubre au 21 chemin d’Arles à Fuveau mais « sans existence légale faute d’autorisation d’urbanisme ». Il est relevé que le logement présente en particulier une « absence partielle ou totale de la toiture, avec un réseau fuyard des eaux usées à proximité du logement ». Une curiosité est notée : l’occupante serait titulaire d’un bail depuis six ans dans le parc social.

    Parfois, l’insalubrité et le péril structurel se conjuguent. Ainsi au 1er étage du 9 boulevard Féraud à Saint-Mauront sous arrêté de mise en sécurité depuis novembre 2024 : la pièce principale est inférieure à 7 m2 là où le seuil légal minimal est de 9 m2. Il est noté aussi qu’une pièce louée comme pièce principale ne dispose pas de fenêtres sur l’extérieur. L’arrêté ordonne de « remédier aux causes de moisissure qui prolifère sur les murs de façade de la chambre et du bureau », dans un délai de trois mois.

    Au 6 rue d’Anvers, le préfet a ordonné de traiter en procédure d’urgence un risque d’intoxication aux peintures au plomb. Un diagnostic a détecté sur des revêtements dégradés la présence de plomb à une concentration supérieure à 1 mg/cm².

  • Le plan Marseille en grand va changer de pilote

    Le plan Marseille en grand va changer de pilote

    Le mouvement se poursuit à la préfecture de région. Deux semaines après la nomination à la tête des services de l’État dans l’Aisne de l’actuelle préfète déléguée à l’égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône Isabelle Epaillard, remplacée dans ses fonctions par l’ex-directeur de cabinet au ministère de la Ville Guillaume Quenet, c’est au tour de la sous-préfète Virginie Averous de quitter le département. Par un décret signé ce lundi 10 août, celle-ci vient d’être nommée à la tête de la sous-préfecture de La Trinité, en Martinique, avec une prise de fonction annoncée pour le 1er septembre prochain. Diplômée de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), l’ancienne directrice de cabinet de la préfecture de l’Allier avait été nommée le 7 octobre 2022 sous-préfète chargée de mission auprès du préfet de région Provence-Alpes-Côte d’Azur, chargée de la politique de la ville. Surtout, depuis le 1er janvier 2024, elle portait le pilotage administratif du plan Marseille en grand.

    Quel successeur ?

    Un poste sous les feux croisés de la politique marseillaise. Si le président avait annoncé, le 16 décembre dernier, que 62% des crédits avaient bien été engagés tandis qu’était mise en service au mois de janvier la première extension du tramway et que se poursuivent les appels d’offres pour la réhabilitation des écoles – trois ont été lancés le 2 août pour le Castellas, Saint-Tronc et Cadenat – un signalement de l’ancien préfet de région Georges-François Leclerc révélé le 2 février dernier par le média Blast avait jeté une ombre de plus au tableau. En ligne de mire, l’attribution des marchés de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) qu’il présidait pourtant, l’énarque pointant des réunions de la sous-préfète avec l’ancien adjoint (DVG) aux écoles, Pierre-Marie Ganozzi. Tandis que le parquet annonçait l’ouverture d’une enquête, l’actuel préfet de région Jacques Witkowski indiquait au mois d’avril que les procédures de commande publique étaient « conformes ».

    Reste à savoir qui succédera à la sous-préfète. Son départ coïncide avec la nomination, par un décret également daté du 10 août, de l’adjoint à la sous-directrice des finances au ministère de l’Intérieur Nicolas Chamoulaud, comme sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de région pour une durée initiale de trois ans. Diplômé de l’Institut national du service public (INSP, ex-ENA) en 2022, cet administrateur de l’État a réalisé l’ensemble de sa carrière au ministère de l’Intérieur. Interrogée ce mercredi sur le périmètre de sa mission, la préfecture renvoie toute annonce à sa prise de fonction.

  • L’OM doit encore dégraisser pour recruter

    L’OM doit encore dégraisser pour recruter

    Lorsque la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a prononcé un encadrement de la masse salariale et des indemnités de transfert, l’avertissement était clair.

    Le gendarme financier du football français indiquait, noir sur blanc, que le gaspillage financier des années Eyraud-Longoria devait cesser illico presto. Sous peine de voir le club connaître d’énormes problèmes. Il suffit de voir ce que Bordeaux traverse pour comprendre que la situation financière se devait d’être apurée.

    C’est en connaissant ces contraintes que le nouveau triumvirat à la tête du club a entamé la préparation de la nouvelle saison. Sachant que l’UEFA y est allé de son avertissement personnel, brandissant une exclusion des coupes d’Europe si les finances marseillaises n’étaient assainies en juin prochain.

    Ainsi, avant même de songer recruter de nouveaux éléments, Grégory Lorenzi et son président Stéphane Richard ont dû trouver des portes de sorties aux éléments ayant les salaires les plus élevés. Le plus facile a été de renvoyer les prêtés à leur club d’origine. Arthur Vermeeren, Ethan Nwaneri et Benjamin Pavard ont ainsi été les premiers à quitter le navire.

    Trois têtes de gondole

    Trop gourmand financièrement, Bilal Nadir, qui était en fin de contrat, a également changé d’air, du côté de Hambourg.

    Outre les économies sur les salaires, l’OM cherche également à faire rentrer de l’argent frais en transférant ses éléments les plus « bancables ». Nayef Aguerd est le dernier en date. Le Marocain a rejoint la Real Sociedad, quelques heures après que Facundo Medina puis Gerónimo Rulli ont officialisé leur engagement en faveur du Bayer Leverkusen et Manchester City.

    Avec les départs de ces dernières semaines, ce sont 68 millions d’euros qui sont entrés dans les caisses. Auxquels pourraient s’ajouter six millions de bonus (Facundo Medina, Mason Greenwood) et 8 millions en cas de levée d’option de prêt (Hamed Traoré). Ces rentrées vont se cumuler aux économies sur les salaires des joueurs partis.

    Malheureusement, cela ne suffit pas à débloquer la situation. Pour que l’OM soit autorisé à recruter, il lui faut encore vendre au moins une de ses têtes de gondoles. Trois sont ciblées, Timothy Weah, Pierre-Emile Højbjerg et Quinten Timber. On peut donc s’attendre à ce qu’au moins l’un de ces éléments ne soit plus Olympien dans les prochaines heures.

    L’OM qui réfléchit également à se séparer de Neal Maupay, ainsi que de Leo Balerdi, le plus ancien de l’effectif avec ses six saisons sous le maillot marseillais, et pourrait libérer Geoffrey Kondogbia de sa dernière année de contrat. Pour ce dernier, cela signifierait une économie de 5,4 millions d’euros en salaire.

    Lorsqu’il a accepté de s’installer sur le banc marseillais, Bruno Genesio savait ce qui l’attendait. Toutefois, il ne pensait pas que la situation serait aussi compliquée. Sachant qu’une fois réglée la question des dépenses, il faudra trouver des renforts acceptant les nouvelles conditions salariales, avec un plafonnement estimé à environ 100 000 euros mensuels.

    Ce qui risque de refroidir plus d’un candidat. Car, si aux dires des joueurs, l’amour du maillot ne se chiffre pas, il demeure toujours proportionnel au chiffre qui précède le nombre de zéros, qui doivent être au minimum de cinq.

  • En Provence, un débarquement décisif

    En Provence, un débarquement décisif

    Le 15 août 1944, à 8h, l’assaut des plages varoises est déclenché. Près de 350 000 soldats participent alors à cette offensive de grande ampleur et débarquent à découvert sous le feu ennemi. Parmi eux 230 000 combattent sous les couleurs françaises, la moitié, il est important de le rappeler, est d’origine africaine. Des Algériens, Marocains, Tunisiens qu’on appelait encore les indigènes, avec à leurs côtés aussi des tirailleurs sénégalais. Une chair à canon mobilisée pour défendre la liberté d’une nation alors pas très regardante sur la religion ou la couleur de peau de ses libérateurs.

    Les troupes d’assaut investissent les plages entre Cavalaire et Agay. Le 16 août, le premier échelon de l’armée B du général de Lattre de Tassigny débarque entre Cavalaire et Sainte-Maxime.

    La nuit précédant le jour J le terrain a été préparé pour tenter de créer des brèches dans la solide défense Allemande par de lourds bombardements aériens puis navals avec 5 000 avions et 631 navires engagés pour la mission, majoritairement américains et anglais. Ainsi on dénombrera près de 20 tonnes de bombes déversées par kilomètre de plage.

    Mais tout n’a pas commencé avec le débarquement. Avant l’arrivée de l’armada alliée de plus de 2 200 navires, des hommes et des femmes luttent déjà depuis longtemps avec courage et abnégation contre l’occupant nazi. Dans le Var, la lutte s’organise dans des maquis très actifs. Le premier se constitue dans le massif des Maures sur l’initiative de militants communistes.

    Autant dire que le jour J approchant, la Résistance intensifie ses opérations et va jouer un rôle militaire crucial dans la réussite de l’opération Dragoon en affaiblissant l’occupant. Que ce soit par le sabotage, le guidage des troupes débarquées et en prenant part directement à la libération des grandes villes du Sud comme Toulon et Marseille. C’est ainsi que dès le 17 août elle prend le contrôle de la préfecture de Draguignan.

    Informée depuis le 6 juin 1944 de l’imminence d’un autre débarquement, en Méditerranée celui-là, la Résistance s’est mobilisée très tôt, un peu trop peut-être puisqu’elle va payer un lourd tribut en essuyant de nombreux massacres sur les lieux où elle a concentré ses forces pour passer de la clandestinité aux actions ouvertes. Dès le débarquement de Normandie, les chefs toulonnais rassemblent en effet 400 hommes autour du plateau de Siou-Blanc et les répartissent en quatre groupes, chacun chargé d’assurer renseignement, sabotages ferroviaires, destructions de lignes téléphoniques et attaques contre les infrastructures afin de ralentir l’arrivée des renforts allemands.

    La Résistance

    multiplie les coups de force contre l’occupant nazi

    Juste avant 15 août, les maquisards multiplient donc les embuscades et les opérations de guérilla contre les unités allemandes. À Toulon où la ville est défendue par une importante garnison et par de puissantes positions fortifiées notamment sur les hauteurs, au Faron, les combats vont être particulièrement difficiles et nécessiter des actions coordonnées. Ainsi pendant que les unités de l’armée B attaquent les positions allemandes, les FFI combattent à l’intérieur de la ville, fournissent leur connaissance du terrain et guident les soldats français dans leurs offensives. Le 23 août, ils font jonction au centre du Port du Levant, place de la Liberté. Mais les combats vont se poursuivre encore pendant plusieurs jours, jusqu’à la défaite allemande définitive du 28 août.

    De la même façon à Marseille, le 19 août, la CGT appelle à une grève insurrectionnelle et la Résistance bloque les transports et attaque les troupes allemandes. Deux jours après la préfecture est libérée. Ici aussi les combats unissant résistants et soldats vont durer jusqu’au 28 août. Avec ces deux ports de la Méditerranée repris et la libération de la Provence en deux semaines seulement, l’opération Dragoon va être un succès dépassant même les attentes de l’état-major.

    « Ce qu’il est important de se rappeler en ces jours de commémoration, c’est qui nous a libérés. L’armée française c’était principalement des tirailleurs algériens et sénégalais. C’étaient eux, la chair à canon, qui étaient devant », insiste le réalisateur varois Philippe Maurel de La Draille de la liberté. Et de poursuivre : « C’est primordial de mettre l’accent sur ce point dans la période que nous vivons aujourd’hui. Je crois que je n’ai pas besoin de développer sur ce sujet ; vous avez compris ».

    Une piqûre de rappel de salubrité publique. D’autant que l’engagement massif des forces françaises en Provence – dont la moitié des combattants est donc d’origine africaine – alors que l’engagement n’était que symbolique en Normandie le 6 juin 1944, va permettre à la France, humiliée en 1940, de s’asseoir à la table des vainqueurs. C’est le général Jean de Lattre de Tassigny qui représentera la France et signera à Berlin l’acte de capitulation de l’Allemagne nazie. Aucun patriote digne de ce nom ne devrait l’oublier.

    À Toulon, un show aérien, pour les 82 ans de la Libération

    Samedi 15 août, un show aérien est organisé au-dessus des plages du Mourillon. Vous pourrez assister a l’évènement militaire dès 16h30. Au programme : démonstrations d’hélicoptères et d’avions de la Marine nationale. Le clou du spectacle se déroulera à 17h35 avec la venue de la Patrouille de France. À 22h, un spectacle pyrotechnique conclura la journée au fort Saint-Louis.

  • [C’est l’été] Avant première de la vie en relief à Arles

    [C’est l’été] Avant première de la vie en relief à Arles

    Une plongée inédite dans la vie et la jeunesse du photographe, témoin de la Belle Époque, la Première guerre mondiale, les Années folles, l’invention de l’aviation et de l’automobile…

    À partir de 21h45.

    8 euros.

  • Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Pendant deux journées exceptionnelles, venez vibrer au rythme des plus grandes confrontations entre Masters Jeunes, Masters Féminins, Handisport et Masters Senior.

    Au programme :

     Diffusion des matchs des plus grands joueurs internationaux en direct (en tribune ou via les écrans géants).

     Initiations à la pétanque.

     Découverte de la pratique handisport et sport santé.

     Interviews des sportifs.

     Zone fraîcheur et détente.

     Restauration sur place.

     Animations festives et musicales.

    À ne pas manquer : le mardi 18 août à partir de 20h30, les matchs se poursuivront sur une soirée festive et musicale en plein cœur du Mail Provençal.

  • Jeu provençal : après un an d’absence, le grand rendez-vous approche

    Jeu provençal : après un an d’absence, le grand rendez-vous approche

    Le mythique et plus que centenaire est de retour. Quel soulagement pour les aficionados du Jeu Provençal pour qui ce magnifique sport ne peut se concevoir sans l’épreuve reine.

    Le Provençal a écrit les plus belles histoires de la longue distance et a permis à des joueurs de rentrer dans la légende à l’image de feu André Massoni recordman de l’épreuve (7 victoires) et véritable icône de la discipline.

    Beaucoup de nouveautés pour cette 108e édition organisée par notre confrère La Provence avec comme co-organisateur Joël Cantona et sa société « Joël Cantona compagnie ».

    Un pied dans le monde Bouliste pour l’ex-football qu’il connaît sur le bout des doigts compte tenu de ses origines.

    La tradition voulait que l’épreuve débute quinze jours après le Mondial La Marseillaise et un dimanche. Changement de stratégie pour les organisateurs. Ils l’ont fixé fin août et le jeudi.

    Un risque calculé d’après Gérard Poncié, directeur de l’événement.

    « Le jeudi est un choix stratégique qui tient compte des autres épisodes organisés en parallèle de l’événement majeur. Certes on sacrifie les joueurs du dimanche (de moins en moins nombreux). Certains pestent sur la date qui les oblige à poser des jours de congé mais la problématique était identique lorsque les débats commençaient le dimanche. Les passionnés pourront se rattraper avec le petit Provençal aujourd’hui devenu incontournable. »

    Deuxième innovation, un trophée des légendes verra le jour avec comme chef de file Éric Cantona. Un coup de maître pour Gérard Poncié. Gageons que les fans auront des yeux de chimères pour l’idole de Manchester United.

    D’autres initiatives verront le jour pour une édition qui se veut moderne.

    À ce jour, pratiquement 300 équipes sont engagées. « Le contexte économique n’est pas favorable à l’opulence dans les inscriptions. Dépasser les 1 000 équipes est aujourd’hui une époque révolue (le record date de 1983 avec 1 849 triplettes). La donne a changé depuis quelques années, poursuit Gérard Poncié. Aujourd’hui nous pouvons baser nos objectifs entre 550 et 600 équipes. » C’est en bonne voie pour cette édition 2026 New Look.

    Infos pratiques

    Du 27 au 30 août.

    S’inscrire en ligne dans les clubs partenaires :

    Cercle Bouliste du Grand Pavois ; Cercle Bouliste des Calanques ; Cercle Saint-Michel ; Plan de Cuques

    Amicale Bouliste de Saint Tronc ; Cercle Boulistique de Saint Barnabé.

    Au Parc Borély les 24 et 25 août. Trophée des légendes les 28 et 29 août. 8 équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal les 28 et 29 août limité à 64 équipes.

  • [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    Jusqu’au 21 août, les mercredis, jeudis et vendredis de chaque semaine, les Nocturnes d’Aix proposent de nombreuses activités sportives pour plus d’un millier d’enfants. En plus de la Ville, des associations comme Fête le mur, créée par Yannick Noah, sont coorganisatrices de l’événement.

    BMX, football, rugby, tennis, boxe, escalade font partie des sports initiés durant ces soirées.

    L’accès aux Nocturnes est prévu de 18h à 21h30 au stade Maurice-David, au gymnase Yvan-Gros et
    à la salle 300.