Tag: Bouches-du-Rhône

  • En grève, les cheminots relèvent la tête à Marseille

    En grève, les cheminots relèvent la tête à Marseille

    « L’ouverture à la concurrence, c’est le contribuable qui la paie ! Quand certains demandent la venue du privé, il faut leur dire que ce sont les citoyens qui paient son arrivée. » En gare Saint-Charles, ce mercredi, Rémy Hours, secrétaire général de la CGT Cheminots Marseille alerte usagers et citoyens sur une situation ubuesque au sein de la SNCF. Devant plusieurs dizaines de travailleurs du rail, il tempête : « La SNCF dégage des bénéfices, l’État les récupère et l’utilise pour financer des opérateurs privés qui arrivent les mains dans les poches sur le réseau opéré par la SNCF ! » En grève à l’appel d’une large intersyndicale (CGT, FO, CFDT et SUD), les cheminots affichent leur colère contre un ensemble de réorganisations au sein de l’entreprise historique du ferroviaire français. Et surtout une politique qui va à l’encontre de tout bon sens : « On est dans une logique de faire du fric en dehors de toute logique. Et sûrement pas pour répondre aux besoins des usagers. » Le syndicaliste développe : « Il y a un éclatement de l’entreprise, dont on voit malheureusement les conséquences aujourd’hui. Il y a des cheminots qui ne voient plus d’avenir avec les restructurations, des métiers qui disparaissent… »

    Le symbole de cette SNCF à contre-sens est évidemment l’ouverture à la concurrence à tous les niveaux. Et notamment avec la création de filiales pour répondre aux appels d’offres dans ce cadre. Les cheminots marseillais en connaissent d’ailleurs un rayon puisque la Région Sud a été la première à expérimenter cette ouverture. Avec encore récemment un lot de lignes de Trains express régionaux (TER) concerné : « Sur le troisième lot, celui Est Provence Alpes, ouvert à la concurrence, dont l’appel d’offres a été gagné par la SNCF le mois dernier : ils annoncent 30% d’augmentation de trafic mais à quel prix ? Et au lieu d’y aller en tant que service public, l’entreprise y va avec une société dédiée de droit privé via une filiale. Je ne sais pas qui gagne de l’argent là-dedans, mais ce n’est ni l’usager ni le cheminot. » Autre exemple au niveau national pour le TGV : « On ouvre les sillons à des entreprises étrangères, comme la Renfe, qui choisissent les sillons où ils viennent s’installer, avec des remises sur les péages. Et c’est même le fonds de concours de la SNCF qui soutient leur déficit ! » Si la CGT insiste sur le coût pour le contribuable, l’organisation pointe aussi le non-sens pour la réponse aux besoins des usagers. « Quand on fait grève, certains pensent que c’est pour garder des avantages. Non, si on est en grève c’est pour le service public, qu’il soit de qualité », martèle Rémy Hours.

    Un coût social dramatique

    Les cheminots alertent aussi sur le coût social de la situation. « L’éclatement du corps social de l’entreprise est un drame social. Le marqueur de la détresse cheminote est le nombre de suicides : 13 depuis le début de l’année, c’est du jamais vu, jusqu’où va-t-on aller ? », s’alarme le secrétaire général. Il énumère : « Perte de repères, perte de sens au travail, isolement, inquiétude. » Et avec un exemple parlant : « Quand on demande ce qu’il se passe pour ceux qui sont concernés par les lignes qui ont des appels d’offres, il n’y a que des points d’interrogation ! » En tout cas, les cheminots espèrent un changement de direction.

  • Des commerçants touchés par la tourmente métropolitaine

    Des commerçants touchés par la tourmente métropolitaine

    En appuyant sur le bouton rouge de la mise sous tutelle le 28 avril dernier, c’est une réaction en chaîne qu’ont déclenchée les élus de la Métropole Aix-Marseille. Parmi les victimes collatérales, des commerçants impactés par les chantiers métropolitains ne reçoivent plus le moindre centime des indemnités promises.

    C’est le cas à Aubagne du Régence, bien situé sur le cours Voltaire où le Val’tram doit entrer en service en 2027. Il y a deux semaines, celui-ci a vu son électricité coupée en plein service en raison d’impayés. « Ils ont bloqué pendant plus de deux ans la ville, et nous étions en face des dépôts du chantier du tramway, témoigne un responsable du restaurant. À partir de là ça a été la catastrophe. Cela a impacté la clientèle, la moitié du chiffre d’affaires a été perdue. » Son dossier avait été validé par la commission métropolitaine d’indemnisation amiable (CMIA), qui compense chaque semestre à hauteur de 60% des pertes constatées les professionnels touchés par les grands chantiers réalisés par l’institution. « Mais le dernier versement a été bloqué », déplore le responsable. Et face aux impayés, le courant coupé en plein service.

    « Stricte réserve juridique »

    « Une bonne dizaine de commerçants sont concernés, place Castellane à Marseille ou à Aubagne, partout où il y a eu des travaux », alerte Bernard Marty, le président de l’union des métiers et des industries de l’hôtellerie dans les Bouches-du-Rhône (Umih 13). Il déplore que ces indemnisations, déjà prévues, ne soient pas versées. « Nous ne sommes pas responsables des résultats financiers de la Métropole, tempête-t-il. Il y a des engagements pris, on aimerait qu’ils soient respectés. Tous ces commerçants sont en danger ! »

    « Il y a des situations très compliquées, nous avons identifié ce problème comme étant prioritaire », acquiesce l’adjointe (DVG) marseillaise au commerce, Rebecca Bernardi. « Tant que la situation n’est pas débloquée avec la chambre régionale des comptes, rien ne peut être versé », déplore-t-elle, alors qu’une commission qui devait se réunir a été annulée.

    « La Métropole est pleinement solidaire des commerçants impactés par les grands chantiers de transport », indique-t-elle, avec 268 dossiers déjà traités. Pour ceux qui ont déjà été validés, « le versement a subi un léger décalage technique lié au renouvellement de l’exécutif métropolitain » et doit être débloqué par les Finances publiques la semaine prochaine. Mais pour les nouveaux dossiers, elle reste « temporairement soumise à une stricte réserve juridique concernant l’engagement de nouvelles dépenses », jusqu’à la notification officielle du budget par le préfet début juillet. Après la validation lundi, la chambre régionale des comptes doit de son côté présenter sa copie ce jeudi, tandis que les maires de la Métropole se réuniront le 15 juin pour l’étudier.

  • Dernière ligne droite pour sauver Fibre Excellence et la filière papier

    Dernière ligne droite pour sauver Fibre Excellence et la filière papier

    L’avenir des sites industriels de Fibre Excellence, dont celui de Tarascon et des « 10 700 emplois directs et indirects », « est suspendu à plusieurs décisions relevant directement ou indirectement de l’État », écrivent les trois secrétaires généraux de la CGT, FO et la CFDT, ainsi que les présidents des régions Occitanie et Sud et de la Métropole de Rouen, dans une lettre commune adressée au premier ministre Sébastien Lecornu.

    L’entreprise, placée en redressement judiciaire le 27 avril dernier par le tribunal de commerce de Toulouse fait face à plusieurs difficultés majeures qui hypothèquent sa reprise, par la seule et unique offre déposée à ce jour par les dirigeants de l’entreprise. Ils se sont d’ores et déjà engagés « à reprendre l’intégralité des actifs et des salariés » a annoncé la direction du groupe qui emploi 670 salarié sur les sites de Tarascon (Bouches-du-Rhône) et de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne.

    Reste que « la revalorisation de 20% du contrat énergie biomasse », « la sécurisation de l’approvisionnement en bois », « l’accompagnement financier des projets industriels de reprise » ou encore « la sécurisation des modalités de reprises des actifs » sont autant d’engagements attendus et exigés de l’État, écrivent les signataires.

    10 700 emplois

    dans la balance

    Et de préciser que « des industriels contactés et intéressés pour participer à un pool de financeurs attentent de votre part la levée de ces clauses pour s’engager pleinement. (…) C’est pourquoi nous vous demandons de formaliser urgemment une lettre d’engagement indispensable pour que les administrateurs judiciaires puissent sécuriser la solution de reprise et éviter la liquidation », résument les représentants syndicaux et élus dans cette même missive.

    Si le premier ministre Sébastien Lecornu n’a pas lui même répondu à cette interpellation, la question a été abordée ce mercredi, à l’Assemblée nationale. « Le gouvernement est-il prêt à prendre ces engagements écrits ? », a lancé Edouard Bénard, le député communiste de Seine-Maritime après avoir rappelé les principales demandes rappelées par les signataires du courrier.

    « Tout ne peut pas reposer sur l’État »

    C’est « un sujet qui m’occupe plus que quotidiennement », a lancé Sébastien Martin, le ministre de l’Industrie, considérant que « l’État a tout mis en œuvre » pour sauver l’entreprise, et de lister : « Un arbitrage pour l’augmentation de 20% du rachat de l’électricité, 150 millions d’euros pour la modernisation de l’entreprise et 75 millions d’euros pour les dettes. » Pour autant, « j’ai eu droit à un investisseur qui a fermé la porte », rappelle le ministre. En effet, au lendemain de la mise en redressement judiciaire de l’entreprise, le propriétaire et actionnaire principal de Fibre Excellence avait refusé tout net de mettre la main à la poche. Aussi, « moi, maintenant, je veux un investisseur industriel, tout ne peut pas reposer sur l’État », tance le ministre. Et il reste une semaine, tout juste, pour résoudre cette quadrature du cercle.

  • Solid’AM lauréate d’un prix de la fondation Crédit coopératif

    Solid’AM lauréate d’un prix de la fondation Crédit coopératif

    L’association étudiante Solid’AM ne ménage pas sa peine et a vu ses efforts salués par la fondation Crédit coopératif. Elle s’est en effet vue attribuer le Prix local de l’inspiration en ESS 2026 pour « son action innovante et exemplaire en faveur des étudiants issus de milieux défavorisés au travers l’ouverture récente de son épicerie solidaire implantée au cœur du campus universitaire aixois, épicerie ouverte à tous les étudiants et pas seulement ceux d’Aix Marseille Université ». Ce prix de 3 500 euros a été remis le 4 juin par Stéphane Salord président du Conseil d’agence du Crédit coopératif Aix-en-Provence au président de l’association Lyes Belhadj en présence des bénévoles et des collaborateurs de l’agence.

  • La Ciotat : un nouveau poste de sécurité à Saint-Jean

    La Ciotat : un nouveau poste de sécurité à Saint-Jean

    Pensé pour s’intégrer au site classé voisin, le projet combine réhabilitation et extension neuve à haute performance énergétique. Aux côtés des 192 m² qui accueillent 19 agents de la police municipale, un local associatif sera occupé par des associations du quartier. L’ensemble est totalement accessible aux personnes à mobilité réduite.

  • La CGT fait bloc contre la discrimination syndicale

    La CGT fait bloc contre la discrimination syndicale

    « Pressions », « menaces » ou « procédures disciplinaires » à l’intention de délégués CGT ou de salariés syndiqués… L’Union locale (UL) de la CGT Timone-Capelette a dénoncé, mardi, les pratiques de plusieurs structures qu’elle soupçonne de recourir à une forme de « discrimination syndicale ».

    « Depuis plusieurs mois, les organisations composant notre Union locale constatent une multiplication de situations préoccupantes visant des militants, élus et syndiqués CGT engagés dans la défense des salariés et l’amélioration de leurs conditions de travail, note François Batista, secrétaire général de l’UL. Nous nous réunissons aujourd’hui pour rendre visibles ces éléments, mais aussi pour envisager des initiatives qui puissent nous permettre d’inverser la situation. » Parmi les structures pointées du doigt : l’Amicial, association d’aide à domicile. L’une de ses salariés, déléguée syndicale et élue au CSE, serait, d’après l’UL, actuellement en arrêt de travail des suites d’une « agression verbale » de la part de sa direction. Elle serait également « l’une des seules employées toujours sous-classée au regard de son ancienneté et de ses diplômes ». L’UL insiste sur la multiplicité des cas identifiés qui « interrogent sur des pratiques patronales qui tendent à fragiliser l’exercice des libertés syndicales ». Ces revendications seront portées lors de la mobilisation prévue le 25 juin, à l’appel de la CGT Santé et action sociale, pour défendre les salaires et les conditions de travail.

  • [Entretien] Francis Fournier : « Nous sommes inquiets pour le service postal »

    [Entretien] Francis Fournier : « Nous sommes inquiets pour le service postal »

    La Marseillaise : Pour quelle raison vous réunissez-vous à nouveau ?

    Francis Fournier : Nous l’avons décidé car notre maire Gaby Charroux a été averti il y a un peu plus d’un mois par la direction de La Poste que le bureau de Ferrières serait totalement fermé les trois premières semaines d’août. Mais aussi, que le bureau de Jonquières serait fermé pendant toutes les vacances scolaires entre midi et 14h. En clair : La Poste ne remplacera pas les congés estivaux des travailleurs. Nous avons évidemment été reçus par le maire et nous lui avons suggéré de demander une audience auprès de la nouvelle direction des établissements de La Poste de Martigues. Et nous avons bien l’impression que pour l’instant, cette demande est restée lettre morte.

    Quels sont vos plans de mobilisation en réaction ?

    F.F. : Il est clair qu’on ne va pas mener une bagarre du même niveau que lors de l’annonce de la fermeture totale annoncée du bureau de Ferrières. Mais quand même ! On a pu observer quelques fermetures intempestives du bureau de La Couronne, et on sait qu’à Croix-Sainte le bureau sera fermé tous les mercredis à partir de septembre. On le sait bien malgré le fait que nous savons que la direction de La Poste ne donne plus aucune info aux organisations syndicales et à leurs délégués.

    Le contexte est-il si tendu que cela à Martigues ?

    F.F. : Les inquiétudes sont nombreuses pour le service public postal ! Je rappelle que la distribution des colis à Notre-Dame-des-Marins est interrompue depuis des années, et que les habitants doivent aller les retirer au Carré pro du bureau de Ferrières. Comment vont-ils faire en août ? La distribution du courrier avait aussi été interrompue pendant plusieurs mois à l’été 2025. Nous avons aussi des inquiétudes pour la Plateforme industrielle courrier de Vitrolles [PIC, Ndlr] qui pourraît être supprimée et le tri déplacé à Montpellier. Sur la Côte bleue, ça va être la roulette russe des fermetures cet été également. Tout ça contribue à habituer les gens à ne plus aller à La Poste et à justifier des fermetures au prétexte de la baisse de fréquentation. Alors si cette fermeture estivale à Ferrières a bien lieu, elle ne passera pas comme une lettre à la poste. Nous avons besoin d’être nombreux et de bien structurer notre lutte qui a déjà été victorieuse une fois. On sait faire et nous saurons être à nouveau un îlot de résistance.

  • Onze millions de dividendes pour les Eaux de Marseille

    Onze millions de dividendes pour les Eaux de Marseille

    L’argent ruisselle vers le haut, à la Société des eaux de Marseille (SEM). Assurant l’approvisionnement en eau potable de plus d’un million d’habitants dans le périmètre de l’ancien conseil de territoire Marseille-Provence, soit la majorité de la population de la Métropole, la filiale de Veolia doit présenter ses résultats annuels lors d’une assemblée générale prévue le 19 juin. Au total, celle-ci a réalisé quelque 10,99 millions d’euros de bénéfices sur l’exercice 2025. Qui remonteront presque intégralement à la société mère. Selon nos informations, la résolution présentée au conseil d’administration propose de fixer le dividende unitaire à 24,65 euros, avec un paiement prévu à compter du 26 juin. Soit au total 10,98 millions d’euros de dividendes, qui remonteront logiquement à la multinationale du CAC 40.

    Cette affectation des bénéfices reste dans le droit fil des années précédentes. Selon les comptes déposés par la SEM consultés par La Marseillaise, 66,7 millions d’euros ont été distribués ces cinq dernières années. Soit plus de la moitié du déficit que la Métropole, compétente pour la gestion de l’eau, cherche à combler. Au total, Veolia a ainsi reçu 93,8 millions de dividendes depuis 2014, date d’entrée en vigueur de l’actuel contrat de délégation de service public de la distribution de l’eau à Marseille et dans les quinze communes environnantes, qui court jusqu’au 30 juin 2029. La « durée excessive » de ce giga-contrat à 2,8 milliards d’euros avait fait tiquer les magistrats de la chambre régionale des comptes en février 2014 qui dénonçait déjà « l’absence d’une clause destinée à maintenir le bénéfice du délégataire dans les limites du raisonnable ». Une enquête du parquet national financier avait finalement été déclarée sans suite.

    D’autant plus que se pose déjà l’avenir de cette délégation. En juin 2025, le conseil métropolitain avait approuvé le principe d’un regroupement des périmètres de gestion de l’eau en deux blocs métropolitains, sans préciser leur mode de gouvernance. De quoi alerter les élus de gauche qui y voyaient une façon d’imposer des délégations de service public taille XXL (notre édition du 02/09/2025). Lors des dernières municipales, le Printemps marseillais réclamait le retour en régie des activités déléguées à Veolia depuis les années 1960. Reste à savoir si l’entente avec le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, suffira à concrétiser la promesse.

    Sollicitée, la SEM n’a pas donné suite.

  • Défilé de stars au Meeting international de Marseille

    Défilé de stars au Meeting international de Marseille

    Vingt ans après sa création, le Meeting international de Marseille, organisé par l’incontournable SCO Sainte-Marguerite, continue d’attirer les plus grands noms de l’athlétisme mondial.

    Depuis le passage remarqué de la star américaine Allyson Felix (l’athlète féminine la plus titrée de l’histoire) dans la cité phocéenne en 2018, le rendez-vous marseillais s’est imposé comme une étape prisée du circuit international. Cette édition anniversaire, organisée mercredi 10 juin au stade Delort, à partir de 20h, ne dérogera pas à la règle.

    Douze épreuves figurent au programme de la soirée, réparties à parts égales entre les femmes et les hommes, une parité devenue au fil des années l’une des marques de fabrique de l’événement.

    À la recherche des minima pour Birmingham

    « C’est une édition compliquée à organiser parce qu’il y a énormément de meetings à travers le monde à cette période de l’année et, comme d’habitude, les athlètes sont à la recherche des minima », explique Laurent Manneveau, directeur du Meeting de Marseille.

    Habitué à l’exercice, le chef d’orchestre de l’événement parvient néanmoins à attirer sur la piste du stade Delort des athlètes de premier plan. « Les 400 m hommes et femmes vont être très intéressants », souligne-t-il, en faisant notamment référence à Louise Maraval, numéro un française de la distance, qui avait réalisé les minima pour les Jeux olympiques de Paris 2024 lors de cette même compétition il y a deux ans.

    Les épreuves de demi-fond promettent également un beau spectacle avec la présence de plusieurs têtes d’affiche, parmi lesquelles la Britannique Phoebe Gill, considérée comme l’un des grands espoirs européens de la discipline, l’ancien champion du monde en salle kényan Noah Kibet ou encore l’Italien Pietro Arese, finaliste olympique du 1 500 m en 2024.

    Les locaux veulent tirer leur épingle du jeu

    Plusieurs athlètes européens prévus au programme tenteront également de décrocher leur qualification pour les Championnats d’Europe de Birmingham, prévus dans deux mois (du 10 au 16 août).

    Face à ce plateau relevé, les représentants locaux auront à cœur de briller devant leur public. Parmi eux, la sprinteuse Lucie Jean-Charles sera particulièrement attendue sur le 100 m. Revenue récemment au SCO Sainte-Marguerite, elle reste sur un titre de championne de France du 60 m.

    Le club organisateur du Meeting international de Marseille pourra également compter sur plusieurs recrues de poids, à l’image de la Toulonnaise Charlotte Pizzo, triple championne de France du 800 m, qui cherchera elle aussi à se mettre en évidence sur la piste phocéenne.

    Un avant-programme placé sous le signe de l’inclusion

    Le Meeting de Marseille prendra son envol dès 16 heures avec les épreuves du pré-meeting, réservées aux catégories jeunes et seniors des niveaux régional et national. Près de 150 enfants, âgés de 6 à 14 ans, se succéderont sur la piste du stade Delort tout au long de l’après-midi. Pour la troisième année consécutive, le para-athlétisme sera également mis à l’honneur. Un 100 m ouvrira le programme régional et offrira au public l’occasion d’encourager les concurrents. « L’athlétisme s’est beaucoup démocratisé ces dernières années », observe Laurent Manneveau. Il se réjouit de voir se côtoyer sur la même piste des athlètes de tous âges, des plus jeunes licenciés jusqu’aux compétiteurs quadragénaires.

    C.K.

  • Découvrir les métiers de l’aide à domicile à La Ciotat

    Découvrir les métiers de l’aide à domicile à La Ciotat

    La Communauté organise une journée portes ouvertes en partenariat avec la Mutuelle familiale, dans leur agence de La Ciotat, mercredi 10 juin, de 9h à 16h. Une stratégie de sensibilisation à un secteur trop souvent mal connu.

    Parmi les temps forts de cette journée, le public pourra tester un simulateur de vieillissement, une expérience sensorielle destinée à faire ressentir concrètement les contraintes du quotidien liées à l’âge. Une ergothérapeute animera des ateliers sur l’adaptation du domicile et la prévention des chutes : tapis, fils qui traînent, chaussures inadaptées ou aménagement de la douche.

    Le pôle Service à la personne Paca-Corse proposera en matinée un atelier de réalité virtuelle pour mieux appréhender les métiers du secteur. La journée comprend également des sessions de recrutements en continu. Le choix du mois de juin n’est pas anodin : « C’est une période où on a des remplacements à pourvoir, parce que nos salariés titulaires posent leurs congés », explique Nicolas Nguyen, chargé qualité et développement de l’association. Mais au-delà de ce besoin de remplacements pour l’été, « en région Paca, le vieillissement de la population s’accélère plus vite que la moyenne nationale », rendant le recrutement pour des postes de plus longue durée, dans ce secteur, plus urgent que jamais.

    2 500 bénéficiaires accompagnés

    Fondée en 1964 par des
    syndicalistes, dont Pierre Moscatelli, ancien Résistant et membre de la CGT, l’association est née d’une volonté de défendre les droits des travailleurs immigrés confrontés à des difficultés, pour faire valoir leur retraite. Soixante ans plus tard, la Communauté accompagne plus de 2 500 bénéficiaires sur le bassin de La Ciotat, d’Aubagne, de Marseille et du pourtour de l’étang de Berre. « Quand on a l’image de l’aide à domicile, on pense surtout au travail de ménage, mais ce n’est pas que ça », rappelle Nicolas Nguyen. Derrière ce cliché, une réalité bien plus large : aide à la préparation des repas, accompagnement des personnes en situation de handicap, aides administratives et lutte contre l’isolement social. « Certains de nos bénéficiaires n’ont plus de famille et l’aide à domicile, c’est parfois la seule visite qu’ils auront dans la journée », raconte Nicolas Nguyen.